VALLE DE CASABLANCA SOUS-RÉGION DO / GI

Cette région de production se situe  à une latitude de 33o 3’ à environ 75 km au nord-ouest de la capitale Santiago. Elle fait 30 kilomètres de long de long, est orientée est-ouest donc avec une ouverture directe sur l’océan et s’étend sur 5 800 hectares de vignes répartis en  140 vignobles et environ 25 exploitations. Les vignobles se situent entre 200 mètres et 300 mètres d’altitude dans la Chaîne côtière. C’est une région de vin Premium et les domaines sont relativement importants pour pouvoir rentabiliser les coûts importants d’implantation. La chaîne de montagnes côtière, qui longe du nord au sud  une  très grande partie de la côte du Pacifique, ne bloque pas dans cette vallée les vents froids venus de l’océan. La température moyenne dans la journée est de 25 oC et de 14 oC la nuit.
Les premiers vignobles furent plantés dès 1980, date du renouveau de la viticulture chilienne. L’extension du vignoble qui s’est faite autour de la ville de Casablanca est aujourd’hui au point mort car la région manque cruellement d’eau pour l’irrigation.

Le climat est de type méditerranéen, frais avec des influences maritimes. L’océan, en plus de brises fraîches, apporte aussi une couverture nuageuse principalement le matin, ce qui réduit l’intensité lumineuse des rayons solaires. La quantité des précipitations  est d’environ 500 millimètres par an et tombe principalement en hiver. Les vignobles sont majoritairement irrigués. La température varie de 5 oC entre l’ouest, proche de l’océan et l’est à l’intérieur des terres.
​Les sols sont pauvres composés de  de granit décomposé, de sable, d’argile et de limon. C’est une des régions principales de production des cépages de climat frais : sauvignon blanc, pinot noir et chardonnay. La syrah a aussi fait son apparition depuis quelques années et donne des résultats intéressants avec des caractéristiques septentrionales.

 La vallée de Casablanca ne possède pas de sous-région.

Photo
VALLE DE CASABLANCA. SOURCE: @Alvaro M. Tello. Wikimedia Commons

Les vignobles chiliens se retirent de la vallée de Casablanca

Le manque d’eau et le fléau des lapins entraînent un exode vers le sud

La vallée de Casablanca, l’une des régions viticoles les plus connues du Chili, est touchée par l’exode de nombreux vignobles. Les raisons en sont le manque d’eau, les vignobles trop nombreux et les lapins qui grignotent les raisins et les vignes. Les producteurs partent pour Leyda, Limarí et Colchagua, à moins qu’ils ne déménagent dans la Patagonie reculée.

Eugenio Ponce, directeur des exportations d’Undurraga, explique: « La sécheresse touche toutes les régions au nord de Santiago. Au cours des 30 prochaines années, les vignobles chiliens seront principalement situés dans le sud, et nous verrons beaucoup plus de vins provenant des régions méridionales ». Eduardo Jordán de Miguel Torres est d’accord avec cela: « Notre avenir est au sud. Le nord est trop risqué ». Philippe Rolet de Los Vascos, le domaine chilien des Domaines Barons de Lafite Rothschild, parle de « gros problèmes d’eau. C’est très sec. Ces deux dernières années, nous avons tout transféré de Casablanca à Colchagua ». Le CEO de Lapostolle, Charles de Bournet, regrette cette évolution car, comme ses collègues, il apprécie beaucoup la qualité des vins de Casablanca. Mais il estime que les coûts de production du vin dans la région sont désormais « choquants ». De plus, l’invasion de lapins serait devenue incontrôlable. « D’abord, ils mangent les raisins, puis ils passent sur les troncs des vignes parce qu’il y fait si chaud et si sec et qu’ils ne trouvent rien d’autre ».

Marcelo Garcia de Terra Noble, qui souhaite rester à Casablanca, estime en revanche qu’ »il est facile de vendre et de déménager; il est beaucoup plus difficile de rester dans la région et d’y investir pour la préserver pour les générations futures ». Il a déjà assisté à une évolution comparable: « Il y a quelques années, tout le monde était à Limarí, puis ils sont partis au bout de six ou sept ans sans approvisionnement optimal en eau. Maintenant, il se passe la même chose à Casablanca. Si le gouvernement ne limite pas le nombre d’hectares qui peuvent être plantés dans une région donnée, les viticulteurs auront les mêmes problèmes partout », dit-il. « Il s’agit de réguler la surface cultivée ».

(source: drinksbusiness)