MONTAGNY AOP

Vins de Bourgogne

L’APPELLATION

L’appellation Montagny est réservée aux vins secs tranquilles blancs La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de Saône-et- Loire : Buxy, Jully-lès-Buxy, Montagny-lès-Buxy et Saint-Vallerin  en Bourgogne.

HISTOIRE

La culture de la vigne sur la « Côte Chalonnaise » remonte au moins au IIIème siècle après Jésus-Christ.
Dès le début du VIème siècle, l’implantation du christianisme favorise l’extension de la vigne avec la création d’importants domaines rattachés aux abbayes. Les moines des abbayes de Cluny, Tournus, La Ferté et les chanoines de Chalon cultivent les vignes de cette région. Ils produisent aussi bien du vin rouge que du vin blanc.
La vigne se développe au début du XIVème siècle, et l’essor du vignoble se poursuit jusqu’à la crise phylloxérique. Dès la phase de replantation du vignoble, le cépage chardonnay B est privilégié. Ce mouvement s’accentue encore après la première guerre mondiale.

L’Union des producteurs des « Grands Vins Blancs de Montagny » nait en 1934, consécutivement à la crise viticole des années 1930.
Les vins de « Montagny » sont reconnus en appellation d’origine contrôlée dès 1936. En 1943, une partie du vignoble, reposant sur des « climats » (nom régional des lieudits, désignant une cuvée) dont la production est distinguée pour sa qualité, est inscrite dans la liste des futurs « climats » susceptibles de bénéficier de la mention « premier cru ».

En 1960, 70 hectares sont en production. La « Cave coopérative des Vignerons de Buxy » et quelques domaines indépendants sont alors le moteur du développement de l’appellation d’origine contrôlée « Montagny », qui va acquérir rapidement une notoriété pour ses vins blancs. Les efforts communs des producteurs, visant à l’expansion de l’appellation d’origine contrôlée « Montagny », commencent à réellement porter leurs fruits dans les années 1970. Dès lors, à l’instar des grands vins blancs bourguignons, les vins de « Montagny » profitent de l’engouement des pays anglo-saxons pour ces vins, à la grande finesse aromatique et à la minéralité marquée.

La superficie en production, en 2010, est de plus de 300 hectares, dont 200 hectares pouvant bénéficier de la mention « premier cru », pour une production totale de 17000 hectolitres.
Les vignes sont exploitées par une quinzaine de producteurs indépendants et trois caves coopératives, dont la plus importante, celle de Buxy, compte environ cent adhérents.

CLIMAT ET SOLS

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La zone géographique se situe dans la partie méridionale de la « Côte chalonnaise », en Bourgogne. La « Côte chalonnaise » est un relief calcaire allongé selon une direction, d’orientation générale vers l’est.
La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire de 4 communes du département de Saône-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Chalon-sur-Saône.

La « Côte chalonnaise » dessine à « Montagny » un paysage bien caractéristique. Le front de « côte », légèrement sinueux, est constitué d’une corniche sommitale de calcaire dur daté du Bajocien et du Jurassique moyen, souvent boisée, dominant un grand versant ondulé au substrat de marnes (calcaires argileux) et d’argiles du Lias (Jurassique inférieur). Des argiles du Trias affleurent en bas de versant.

Cette lithologie se caractérise par la forte présence d’argiles, générant des sols froids, parfois humides, en général peu carbonatés. Localement, des éboulis provenant de la corniche calcaire augmentent, en surface, la pierrosité et la présence de calcaire.

Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont implantées sur les pentes exposées au levant et au sud-est, sur les formations argileuses, à une altitude comprise entre 250 mètres et 400 mètres.

Le climat est océanique dégradé, soumis à des influences méridionales et continentales. La douceur méridionale pénètre par la vallée de la Saône, atténuant les influences océaniques et donnant des mois estivaux très ensoleillés et des précipitations annuelles moyennes inférieures à 800 millimètres. Les précipitations se répartissent régulièrement sur l’année, sans sécheresse estivale. L’exposition générale des parcelles de vigne permet un réchauffement rapide de l’atmosphère, tôt dans la matinée.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaine  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGES

Chardonnay B,

RENDEMENTX MAXIMAUX

64 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– L’utilisation de morceaux de bois est interdite ;
– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 8000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,40 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

Les vignes sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied : – soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat) ;
– soit en taille longue Guyot simple ou double.

Lors du rajeunissement des cordons, les vignes sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied.

La taille longue peut être adaptée avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « premier cru » :

« Champ Toizeau » ;
– « Chazelle » ;
– « Cornevent » ;
– « Creux de Beaux champs » ;

– « L’Epaule » ;

« La Condemine du Vieux Château » ;

– « La Grande Pièce » ;
– « La Moullière » ;
– « Le Clos Chaudron » ;

– « Le Cloux » ;
– « Le Clouzot » ;
– « Le Vieux Château » ;

– « Les Bassets » ;
– « Les Beaux champs » ;

– « Les Bonneveaux » ;
– « Les Bordes » ;
– « Les Bouchots » ;
– « Les Burnins » ;
– « Les Chaniots » ;
– « Les Chaumelottes » ;

– « Les Coères » ;
– « Les Combes » ;
– « Les Coudrettes » ;
– « Les Craboulettes » ;
– « Les Garchères » ;

– « Les Gouresses » ;

« Les Jardins » ;
– « Les Las » ;
– « Les Macles » ;

« Les Maroques » ;

 – « Les Paquiers » ;

– « Les Perrières » ;

– « Les Pidances » ;

« Les Platières » ;

– « Les Resses » ;

– « Les Treuffères » ;
– « Les Vignes Derrière » ;

– « Les Vignes des Prés » ;

« Les Vignes longues » ;

« Mont Laurent » ;
– « Montcuchot » ;
– « Montorge » ;
– « Sainte Morille » ;
– « Saint-Ytages » ;
– « Sous les Feilles » ;
– « Vigne du soleil » ;
– « Vignes Couland » ;
– « Vignes Saint-Pierre » ;

« Vignes sur le Cloux ».

Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
– et que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

d) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

Dernière modification du cahier des charges : 09   décembre  2011