1. Identification générale

Nom principal : zeini
Synonymes : parfois transcrit Zaini, Zayni, Zeitouni blanc selon les translittérations locales.
Famille botanique : Vitis vinifera L.
Type : cépage blanc autochtone du Levant
Origine probable : régions du nord du Levant (actuel Israël septentrional et Liban méridional), avec diffusion vers la Judée et la Galilée.
Aire de culture traditionnelle : Galilée, collines du Carmel, plaine de Marjayoun, Bethléem, et certaines zones de la Samarie.

Le zeini est l’un des cépages blancs patrimoniaux du Levant ancien, probablement cultivé depuis plusieurs siècles dans les zones montagneuses tempérées du Proche-Orient. Il est mentionné dans plusieurs sources ottomanes et orales comme raisin à double usage (table et cuve). Redécouvert dans le cadre des recherches menées par le Dr Shivi Drori et son équipe à l’Université d’Ariel, il est désormais reconnu comme un cépage de cuve distinct et prometteur.


2. Caractéristiques ampélographiques

Feuillage : feuilles moyennes, orbiculaires, entières ou légèrement trilobées, de couleur vert clair, à surface lisse et à sinus pétiolaire ouvert.
Grappe et baie : grappes moyennes à grandes, cylindriques ou coniques, semi-compactes. Les baies sont rondes à légèrement ellipsoïdes, de couleur blanc verdâtre à jaune doré en pleine maturité. La peau est fine à moyenne, la pulpe tendre, juteuse, sucrée et aromatique.
Sarments : de vigueur moyenne à forte, à port dressé, à bois brun clair.


3. Caractéristiques agronomiques

Vigueur : moyenne à élevée
Rendement : moyen, stable selon les conditions d’irrigation
Cycle végétatif : moyen à tardif ; maturité atteinte fin septembre dans les zones chaudes et début octobre dans les régions d’altitude
Tolérance à la chaleur : bonne à très bonne
Tolérance à la sécheresse : élevée, mais sensible au stress hydrique prolongé
Sensibilité : modérée à l’oïdium et au mildiou ; faible au botrytis
Zone optimale de culture : sols calcaires, bien drainés, en altitude moyenne (300 à 800 mètres)

Le zeini montre une excellente adaptation aux climats méditerranéens semi-arides, où il conserve un équilibre satisfaisant entre sucre et acidité malgré les températures élevées.


4. Composition du raisin

Teneur moyenne en sucre à maturité : 180 à 210 g/L
Acidité totale : 5,5 à 6,5 g/L (acide sulfurique)
pH moyen du moût : 3,1 à 3,3
Rendement en jus : élevé

La composition du raisin permet d’obtenir des moûts équilibrés, propices à la production de vins secs aromatiques, frais et bien structurés.


5. Potentiel œnologique

Le zeini est reconnu pour sa polyvalence œnologique et la qualité aromatique de ses moûts.

Vins blancs secs : frais, floraux et délicatement fruités, aux arômes de citron, de pomme verte, de fleur d’oranger et parfois d’herbes sèches.
Vins demi-secs : ronds, équilibrés, avec des notes de miel léger et de fruits jaunes.
Assemblages : souvent utilisé en complément de cépages plus neutres (comme le dabouki ou le hamdani) pour renforcer le bouquet aromatique et la vivacité.

Profil sensoriel typique :
Couleur jaune clair à reflets verdâtres.
Nez expressif, floral, dominé par la fleur blanche, la citronnelle et la pêche.
Bouche vive, ample, d’une acidité maîtrisée, finale nette et légèrement saline.

Vinification : la fermentation s’effectue généralement en cuve inox à température contrôlée (15–18 °C). Certains producteurs testent des vinifications sur lies fines pour accentuer la rondeur, ou en amphore pour préserver le caractère minéral et authentique du cépage.


6. Importance patrimoniale et statut actuel

Le zeini, longtemps considéré comme un raisin de table, a été redéfini comme cépage de cuve à part entière grâce aux travaux de recherche ampélographique récents.

Les analyses génétiques menées par le Dr Shivi Drori et son équipe ont montré qu’il s’agit d’une variété distincte, non apparentée aux grands cépages européens, mais proche du groupe des blancs autochtones du Levant comprenant hamdani (marawi), jandali et dabouki.

Aujourd’hui, il est vinifié de manière expérimentale ou artisanale par plusieurs producteurs de Judée et de Galilée. Ses vins, souvent en assemblage, commencent à être commercialisés sous des appellations locales valorisant le patrimoine viticole ancien.


7. Potentiel de développement

Le zeini présente plusieurs avantages notables pour la viticulture moderne :

  • excellente adaptation aux climats chauds et secs ;
  • maintien d’une acidité naturelle élevée, favorable à la production de vins frais ;
  • profil aromatique expressif et original ;
  • forte valeur patrimoniale dans la redécouverte des cépages du Levant.

Ses limites résident dans une sensibilité relative à la sécheresse prolongée et un rendement parfois irrégulier selon les années. Cependant, son équilibre naturel et sa fraîcheur en font un cépage prometteur pour la production durable dans les régions méditerranéennes arides.


8. Conclusion

Le zeini est un cépage blanc autochtone du Levant, alliant typicité, fraîcheur et potentiel aromatique. Son profil équilibré et expressif, associé à une bonne adaptation climatique, le place parmi les cépages blancs patrimoniaux les plus intéressants du Proche-Orient.

Issu d’une tradition viticole plurimillénaire, redécouvert par la recherche moderne, le zeini participe aujourd’hui à la renaissance d’une identité viticole levantine fondée sur la diversité génétique et la mise en valeur des terroirs originels.

1. Identification générale

Nom principal : jandali
Synonymes : parfois orthographié Jandaly, Jandali blanc, ou encore Jandalih selon les transcriptions locales.
Famille botanique : Vitis vinifera L.
Type : cépage blanc autochtone du Levant
Origine probable : régions montagneuses de Judée et de Samarie (actuelle Cisjordanie, zones de Bethléem, Hébron et Ramallah)
Aire de culture traditionnelle : sud et centre de la Cisjordanie, collines de Judée, zones de Jérusalem et Bethléem, parfois dans le nord de la Jordanie et le sud d’Israël.

Le jandali est un cépage blanc patrimonial du Levant, historiquement cultivé aux côtés du hamdani et du dabouki. Il aurait été utilisé à la fois pour la production de vins locaux et pour la consommation domestique sous forme de raisin frais. Son nom apparaît dans des traditions rurales palestiniennes et des archives ottomanes du XIXᵉ siècle.


2. Caractéristiques ampélographiques

Feuillage : feuilles moyennes à grandes, orbiculaires, légèrement trilobées, de couleur vert clair à vert moyen. Le limbe est lisse à légèrement gaufré, avec un sinus pétiolaire en V ouvert et des dents régulières.

Grappe et baie : grappes de taille moyenne, coniques, compactes à semi-compactes. Baies sphériques à ovales, de taille moyenne, de couleur blanc doré à reflets légèrement ambrés à maturité. La peau est fine mais résistante. La pulpe est juteuse, sucrée, à saveur délicate, parfois légèrement muscatée.

Sarments : de vigueur moyenne à forte, à port dressé, de couleur brun clair.


3. Caractéristiques agronomiques

Vigueur : moyenne à bonne
Rendement : moyen, régulier, avec de bons équilibres sucre/acidité
Cycle végétatif : précoce à moyen ; maturité fin août à début septembre
Tolérance à la chaleur : excellente
Tolérance à la sécheresse : élevée
Sensibilité : modérée à l’oïdium ; faible au botrytis en climat sec
Besoin en irrigation : modéré
Zone optimale de culture : terrains calcaires ou marno-argileux bien drainés, pentes modérées exposées sud-ouest

Le jandali est bien adapté aux conditions climatiques du Proche-Orient : il résiste à la chaleur estivale et conserve une acidité suffisante même dans les zones les plus arides.


4. Composition du raisin

Teneur moyenne en sucre à maturité : 180 à 210 g/L
Acidité totale : environ 5,5 à 6 g/L (acide sulfurique)
pH moyen du moût : 3,1 à 3,3
Rendement en jus : élevé, moût limpide et peu coloré

Ces paramètres donnent un équilibre naturel favorable à la production de vins blancs secs, à degré alcoolique modéré (environ 11 à 12 % vol.) et à acidité vive.


5. Potentiel œnologique

Le jandali est l’un des cépages blancs patrimoniaux les plus prometteurs du Levant pour la production de vins modernes. Il est souvent vinifié seul ou assemblé avec le hamdani pour créer un équilibre entre tension et rondeur.

Vins blancs secs : élégants, vifs et équilibrés, aux arômes d’agrumes (citron, pamplemousse), de pomme verte et de fleurs blanches.
Vins demi-secs : plus ronds, avec des notes de miel et de fruits mûrs.
Assemblages : en association avec le hamdani, le dabouki ou le zeini, il apporte fraîcheur et structure.

Profil sensoriel typique :
Couleur jaune pâle à reflets argentés.
Nez floral et fruité, évoquant la poire, la pomme et le zeste de citron.
Bouche vive, droite, à l’acidité nette, finale légèrement minérale et saline.

Vinification : fermentation en cuves inox à température contrôlée (14–18 °C) pour préserver les arômes primaires. Certains producteurs expérimentent des élevages sur lies fines pour renforcer la texture et la complexité.


6. Importance patrimoniale et statut actuel

Le jandali, longtemps marginalisé au profit de cépages internationaux, a été redécouvert et étudié dans le cadre des recherches du Dr Shivi Drori à l’Université d’Ariel. Les analyses génétiques ont confirmé son caractère distinct et sa parenté proche avec le hamdani et le dabouki.

Aujourd’hui, plusieurs domaines du Levant produisent des vins monocépages de jandali ou des assemblages jandali-hamdani. Ces vins, commercialisés notamment sous le nom de marawi ou sous des étiquettes locales, représentent une viticulture nouvelle qui s’appuie sur la redécouverte du patrimoine génétique régional.

Le jandali incarne ainsi la reconnection entre la viticulture contemporaine et la tradition ancienne du Levant, dans une démarche de valorisation des cépages indigènes et de diversification œnologique.


7. Potentiel de développement

Le jandali présente de nombreux atouts pour la viticulture du Proche-Orient :

  • bonne adaptation à la chaleur et à la sécheresse ;
  • équilibre sucre/acidité naturellement stable ;
  • profil aromatique fin, apte à exprimer les terroirs calcaires et pierreux ;
  • forte valeur patrimoniale et culturelle dans le contexte de la renaissance viticole du Levant.

Ses limites résident dans une sensibilité relative à l’oïdium en conditions humides et une aromatique parfois discrète lorsqu’il est vinifié seul. Des vinifications sur lies ou de légers élevages en bois permettent d’améliorer la complexité du vin.


8. Conclusion

Le jandali est un cépage blanc autochtone du Levant, distinct mais complémentaire du hamdani et du dabouki. Il se caractérise par sa fraîcheur, sa structure et sa capacité à produire des vins précis et équilibrés, même sous climat chaud.

Revalorisé grâce aux travaux scientifiques récents, il occupe désormais une place importante dans la reconstruction d’une identité viticole régionale. Ses vins, sobres et expressifs, traduisent la pureté du terroir levantin et offrent une alternative authentique aux cépages européens importés.

1. Identification générale

Nom principal : hamdani
Synonymes : marawi (nom souvent utilisé commercialement), hamdani marawi, marawi hamdani
Famille botanique : Vitis vinifera L.
Type : cépage blanc autochtone du Levant
Origine probable : régions montagneuses de Judée et de Samarie, notamment autour d’Hébron et de Bethléem
Aire de culture traditionnelle : sud de la Cisjordanie (Hébron, Bethléem, Halhul), collines de Judée, et zones côtières du centre d’Israël

Le hamdani est l’un des cépages les plus emblématiques du patrimoine viticole du Levant. Mentionné dans des documents ottomans et transmis par tradition orale dans les villages viticoles de Palestine, il est considéré comme un descendant direct de variétés cultivées dans la région depuis l’Antiquité.


2. Caractéristiques ampélographiques

Feuillage : feuilles moyennes, entières ou légèrement trilobées, de forme orbiculaire, à limbe vert clair, finement gaufré. Le sinus pétiolaire est ouvert, en forme de V.

Grappe et baie : grappe de taille moyenne (200 à 350 g), conique, compacte à semi-compacte. Les baies sont sphériques à légèrement ovales, de couleur blanc doré à reflets ambrés à maturité. La peau est moyenne à épaisse, recouverte d’une pruine légère. La pulpe est juteuse, à saveur neutre et légèrement acidulée.

Sarment : de vigueur moyenne, à port dressé, à bois brun clair avec des entre-nœuds espacés.


3. Caractéristiques agronomiques

Vigueur : moyenne à bonne
Rendement : moyen, variable selon la disponibilité en eau et les conditions du sol
Cycle végétatif : précoce à moyen ; maturité atteinte en fin d’été (fin août à mi-septembre)
Tolérance à la chaleur : excellente
Tolérance à la sécheresse : élevée
Sensibilité : faible aux maladies fongiques dans les climats secs, mais sensible à l’oïdium dans les zones plus humides
Besoin en irrigation : faible à modéré
Zone optimale de culture : coteaux calcaires, sols argilo-calcaires ou pierreux, bien drainés et exposés au sud

Le hamdani est adapté aux conditions semi-arides du Proche-Orient. Il se distingue par sa capacité à atteindre une maturité complète sans perte excessive d’acidité, même sous des températures élevées.


4. Composition du raisin

Teneur moyenne en sucre à maturité : 180 à 210 g/L
Acidité totale : 5 à 6 g/L (exprimée en acide sulfurique)
pH moyen du moût : 3,1 à 3,3
Rendement en jus : élevé, moût limpide, légèrement doré

Ces paramètres confèrent au cépage un bon potentiel pour des vins équilibrés, avec une acidité fraîche et une teneur en alcool modérée après fermentation (11 à 12 % vol. en moyenne).


5. Potentiel œnologique

Le hamdani est principalement vinifié en vin blanc sec, parfois assemblé avec d’autres cépages indigènes tels que jandali ou dabouki.

Vins blancs secs : frais, élégants, au profil minéral, avec des arômes d’agrumes, de pomme verte, de pierre mouillée et de fines herbes.
Vins demi-secs : expressifs, avec des notes de miel et de fruits à chair blanche.
Assemblages : souvent associé au jandali, qui apporte structure et texture, tandis que le hamdani fournit la fraîcheur et la tension.

Profil sensoriel typique :
Couleur jaune clair, brillante, avec reflets argentés.
Nez frais et délicat, dominé par les arômes de citron, de tilleul et de fruits à noyau.
Bouche tendue, nerveuse, à l’acidité fine, avec une finale longue et légèrement saline.

Vinification : la fermentation s’effectue généralement en cuve inox à basse température (15 à 18 °C) afin de préserver les arômes primaires. Certains producteurs expérimentent des vinifications sur lies ou des élevages en fût pour accentuer la complexité aromatique.


6. Importance patrimoniale et statut actuel

Le hamdani, souvent identifié sous le nom de marawi, fait partie des cépages les plus étudiés et revalorisés par la recherche ampélographique contemporaine, notamment par le Dr Shivi Drori à l’Université d’Ariel.

Les analyses génétiques ont confirmé qu’il s’agit d’une variété endémique distincte, probablement issue de populations de vigne domestiquées localement depuis plusieurs millénaires. Cette découverte a permis de réhabiliter le hamdani comme cépage de cuve à part entière, représentatif de la viticulture historique du Levant.

Depuis les années 2010, plusieurs domaines israéliens et palestiniens produisent des vins monocépages de hamdani ou de marawi, parfois exportés, qui symbolisent la renaissance des cépages indigènes du Proche-Orient.


7. Potentiel de développement

Le hamdani présente un potentiel agronomique et œnologique élevé dans les régions méditerranéennes et semi-arides :

  • excellente résistance à la chaleur et à la sécheresse ;
  • bon maintien de l’acidité en climat chaud ;
  • profil aromatique subtil, marqué par la fraîcheur et la minéralité ;
  • forte valeur patrimoniale et culturelle pour la viticulture levantine.

Ses limites principales résident dans une expression aromatique modérée, ce qui conduit souvent à des assemblages ou à des vinifications sur lies destinées à renforcer la complexité.


8. Conclusion

Le hamdani est un cépage blanc autochtone du Levant, profondément enraciné dans l’histoire viticole de la région. Il se distingue par sa fraîcheur, sa minéralité et sa remarquable adaptation aux climats secs et chauds.

Redécouvert et étudié scientifiquement au XXIᵉ siècle, il constitue aujourd’hui un symbole de la renaissance des cépages patrimoniaux du Proche-Orient. Ses vins sobres, équilibrés et authentiques offrent une expression claire du terroir levantin et illustrent le lien entre la viticulture contemporaine et la tradition antique.

Fiche technique du cépage dabouki

1. Identification générale

Nom principal : dabouki
Synonymes : debouki, dabuki, dabouqi, parfois appelé localement « blanc de Bethléem » ou « raisin de Hébron »
Famille botanique : Vitis vinifera L.
Type : cépage blanc autochtone du Levant
Origine probable : régions montagneuses de Judée et de Samarie (actuelles Cisjordanie et Israël central)
Aire de culture traditionnelle : Bethléem, Hébron, Ramallah, Jérusalem, plaines côtières du centre d’Israël, nord de la Jordanie

Le dabouki est considéré comme l’un des plus anciens cépages encore cultivés dans le Levant. Il est mentionné dans des sources ottomanes et locales du XIXᵉ siècle, principalement comme raisin de table, mais il a probablement aussi servi à la vinification domestique dans les communautés rurales et monastiques.


2. Caractéristiques ampélographiques

Feuillage : feuilles moyennes à grandes, orbiculaires, parfois trilobées. Le limbe est vert clair, bullé, légèrement gaufré, avec des dents triangulaires et un sinus pétiolaire en forme de V ouvert.

Grappe et baie : grappe de taille moyenne à grande (250 à 400 g), cylindrique-conique, compacte à semi-compacte. Les baies sont ovales à ellipsoïdes, de couleur blanc jaunâtre à doré ambré à maturité. La peau est épaisse, résistante, bien adaptée aux fortes chaleurs. La pulpe est juteuse, sucrée, à saveur neutre à légèrement muscatée selon la maturité.

Sarment : sarments vigoureux, à port dressé, de couleur brun clair à maturité.


3. Caractéristiques agronomiques

Vigueur : élevée
Rendement : bon à très bon, stable selon le régime d’irrigation
Cycle végétatif : long, avec un débourrement précoce et une maturité moyenne à tardive (de la mi-septembre au début d’octobre)
Tolérance à la chaleur : excellente
Tolérance à la sécheresse : très bonne, grâce à la peau épaisse des baies et au système racinaire profond
Sensibilité : modérée à l’oïdium, faible au botrytis dans les climats secs
Besoin en irrigation : modéré à élevé selon les régions
Zone optimale de culture : sols calcaires ou marno-argileux bien drainés, en exposition sud-ouest

Le dabouki est remarquablement adapté au climat continental chaud du Proche-Orient. Sa résistance à la sécheresse et à la chaleur en fait un cépage d’avenir dans le contexte du réchauffement climatique.


4. Composition du raisin

Teneur moyenne en sucre à maturité : 190 à 220 g/L
Acidité totale : environ 5,5 à 6,5 g/L (exprimée en acide sulfurique)
pH moyen du moût : 3,2 à 3,4
Rendement en jus : élevé, avec un moût limpide et peu oxydatif

Les raisins issus des zones d’altitude conservent une acidité plus marquée, tandis que ceux cultivés dans les plaines atteignent des teneurs en sucre plus élevées, propices aux vins demi-secs ou moelleux.


5. Potentiel œnologique

Le dabouki est un cépage polyvalent, apte à différents styles de vinification.

Vins blancs secs : frais, équilibrés, légèrement floraux, avec des notes de pomme mûre, de poire et de fleurs blanches.
Vins demi-secs ou moelleux : expressifs, aux arômes de miel, d’amande et de fruits blancs confits.
Vins effervescents : la bonne acidité et la neutralité aromatique du cépage le rendent adapté à la production de vins pétillants.
Assemblages : souvent associé à marawi, jandali ou zeini pour renforcer la structure, l’acidité et la complexité aromatique.

Profil sensoriel typique :
Couleur jaune clair à reflets dorés.
Nez floral discret, évoquant l’acacia, la poire et parfois une touche d’herbe sèche.
Bouche souple, ronde, à l’acidité équilibrée et à la texture légèrement grasse.
Finale fraîche, subtilement saline selon le terroir.

Vinification et élevage : la fermentation s’effectue généralement en cuve inox à température contrôlée (15 à 18 °C), suivie d’un élevage de trois à six mois sur lies fines pour renforcer la texture. Certains producteurs expérimentent un court passage en fût pour ajouter des notes vanillées et beurrées.


6. Importance patrimoniale et statut actuel

Le dabouki fait partie des rares cépages indigènes du Levant encore présents à la fois dans la viticulture commerciale et dans la culture domestique. Longtemps utilisé comme raisin de table en raison de la taille et de la résistance de ses baies, il a été redécouvert comme cépage de cuve grâce aux recherches génétiques menées au XXIᵉ siècle.

Les analyses menées par le Dr Shivi Drori à l’Université d’Ariel ont démontré que le dabouki appartient à une lignée génétique propre au Levant, distincte des variétés européennes, et apparentée à marawi (ou hamdani) et jandali. Il est aujourd’hui revalorisé comme cépage patrimonial et vinifié par plusieurs producteurs israéliens et palestiniens, notamment autour de Bethléem et Hébron.


7. Potentiel de développement

Le dabouki présente plusieurs atouts majeurs :

  • excellente adaptation au climat chaud et sec du Proche-Orient ;
  • bon équilibre naturel entre sucre et acidité ;
  • profil neutre permettant de valoriser le terroir ;
  • forte valeur patrimoniale et symbolique dans la reconstruction d’une identité viticole locale.

Ses limites résident dans une expression aromatique parfois discrète, ce qui incite les vinificateurs à privilégier les assemblages ou les vinifications sur lies pour renforcer la complexité sensorielle.


8. Conclusion

Le dabouki est un cépage blanc autochtone du Levant, vigoureux, productif et bien adapté aux conditions climatiques arides. Il produit des vins équilibrés, frais et souples, dont la typicité réside dans leur pureté et leur finesse plutôt que dans l’intensité aromatique.

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