Les chroniques « déjantées » de Ricardo Uztarroz* pour terroirsdumondeeducation.com

  • *Co-auteur avec Claude Gilois de Tour du monde épicurien des vins insolites (Arthaud), auteur de La véritable histoire de Robinson Crusoé et Amazonie mangeuse d’hommes (Arthaud), de la nouvelle Le dernier chercheur de la vallée de la Mort dans Ce qu’ils font est juste (Don Quichotte) concepteur et auteur de Amazonie, la foire d’empoigne (Autrement) traducteur de L’homme qui acheta Rio (Série noire).   

Le vin Mariani

        Avant renouer avec le vif de notre sujet en y plantant une plume désinvolte mais lucide et parfois acerbe (question compliment, on n’est jamais mieux servi que par soi-même), une réflexion de haute philosophie s’impose. Des plus de 40 ans de journalisme, consacrés à relater les facéties d’un monde tourmenté, le pisseur de ces lignes a découvert que ce sont les petites anecdotes cumulées qui engendrent les légendes qui, parfois, se muent en mythes.

           Ainsi en est-il de l’Alpe d’Huez, venue enrichir, selon l’heureuse formule d’Antoine Blondin, « la légende des cycles ». Les images qu’en donne le petit écran, celles d’une foule pas uniquement masculine mais principalement, vociférant, vêtue d’incroyables déguisements, ou quasiment à poil, gesticulant comme atteinte de la danse Saint-Guy, « ne souffrant pas de la soif », selon l’amusée remarque, confiée au journal Le Monde, de Pierre Rolland, qui s’imposa à son sommet lors de l’édition de 2011, coureur vaillant et humble, ces images donc évoquent immanquablement deux tableaux du grand maître de l’âge d’or de la peinture flamande, Hieronymus (Jérôme) Bosch, Le Tour de l’Enfer ou Le Jardin des Délices…

            Pas étonnant, ce sont les Bataves, à la fois coureurs et public, venus d’un pays aussi plat qu’une crêpe dentelle bretonne qui ont fait de ce col le point culminant de la dantesque épopée cycliste, l’élevant au rang de mythe ainsi que l’atteste l’audience record de l’édition de l’an 2022.

             La victoire inaugurale de Fausto Coppi en 1952, que le patron autocrate du Tour, Jacques Godet, qualifia « d’aigle italien » ne défraya pas pour autant la chronique, bien que ce fut la première arrivée en altitude de l’histoire et aussi le premier Tour que la télé balbutiante en noir et blanc diffusait en différé. Un résumé de l’étape était proposé aux rares téléspectateurs après le JT qui n’était pas encore « la grande-messe de 20 heures ».

            L’étape quasiment plate sur tout son parcours avant de s’attaquer aux 1800 m de dénivelé, aux 21 virages s’étalant (façon de causer) sur 12,3 km à 8,4% en moyenne de pente, fut monotone et se termina par un mano à mano entre Jean Robic, le teigneux Breton, et l’élégant transalpin, qui tourna rapidement à l’avantage de ce dernier, en l’absence pratiquement de tout public, dans un décor de désolation et une chaleur torride. Bref pas de quoi sortir les superlatifs, les morceaux de bravoure seront pour le Galibier, la Croix de Fer, le Tourmalet, l’Aubisque, inscrits au menu des jours suivants.

              Conséquence, le Tour boudera l’Alpe d’Huez pendant un quart de siècle. Il n’y reviendra qu’en 1976 donnant lieu très rapidement aux plus grandes bacchanales (fête à Bacchus) sportives du monde. « C’est comme courir en plein milieu d’une foule de fête foraine, raconte un ancien coureur qui l’a gravi en ce temps-là. Le soir ce n’est pas aux jambes, nous les besogneux de la pédale, qu’on avait mal mais au dos à cause de toutes les tapes d’encouragement qu’on nous prodigue ».

              Aucune statistique nous dit combien de boutanches de blanc, rosé, rouge, de mousse, de pastaga sont éclusées entre les jours qui précèdent l’ascension et pendant les heures avant et après celle-ci. On ne peut qu’être ébahi que cette débauche ne provoque aucun drame majeur, même pas des incidents mineurs… Les fans de vélo n’ont d’évidence rien de communs avec les ultras du foot.

               Par quel maléfice ou miracle (au lecteur d’en juger) ce flanc de montagne s’est converti en le plus gigantesque défouloir pour les sujets de la Maison d’Orange-Nassau, dynastie fondée en 1544 par un Guillaume Ier, dit le Taciturne, et qui règne maintenant sur les Pays Bas, les biens nommés, sans interruption depuis 1813 ? La faute ou le mérite (selon le point de vue de chacun) incombe à trois Flahutes. C’est ainsi qu’on dénommait, il y a pas encore si longtemps, ces coureurs flamands bouffeurs de vent de face, ruisselants de pluie insidieuse, écraseurs de pavés revêches, tortionnaires de pédales rétives.

             De 1976 à 1983, le Tour avait inscrit l’Alpe d’Huez chaque année à son menu, sauf en 80 sans doute pour compenser qu’il avait été grimpé lors deux étapes consécutives l’année précédente, un jour d’un versant, et le lendemain de l’autre. Sur un total de neuf arrivées, ces trois Flahutes, Joop Zoetemelk, Hernie Kuiper et Peter Winnen, par ordre chronologique de bras levé en signe de victoire, en trustèrent sept. Venant d’un territoire où le point culminant plafonne à 327 m et une grande partie des terres se trouvant à 7 m en moyenne sous le niveau de la Mer du Nord, si bien chantée par Jacques Brel, s’étaient révélés être de redoutables avaleurs de pentes et, qui plus est sous, un cagnard impitoyable. Un choc pour un peuple qui, dans sa majorité, n’avait jamais vu la montagne, comme certains peuples n’ont jamais vu la mer. Une frénésie s’empara de celui-ci et se précipita squatter certains virages qui sont depuis devenus terre hollandaise pour voir en quoi consistaient ces exploits. Et il découvrit l’ivresse de l’altitude, pas due au dénivelé mais à ces petits vins de France qui flattent le gosier et étanchent la soif.

            Ainsi que l’a dit Roland Barthes dans son incontournable Mythologies (Le Seuil 1957), première semence de la pensée « woke » (éveillée en français), en vogue chez les intellectuels de salon, pas de bistrot, « Le vin (…), c’est une boisson-totem » pour « pour la nation française (…). Cette substance galvanique ( ???) est toujours considérée, par exemple, comme le plus efficace des désaltérants, ou du moins la soif sert de premier alibi à sa consommation. (…) Il est (…) capable de faire, par exemple, d’un faible un fort, du silencieux un bavard (…). Il peut servir d’alibi aussi bien au rêve qu’à la réalité. »

            Le cyclisme n’avait pas attendu Mythologies pour user et abuser des vertus de ce dérivé du jus de raisin. Le vin, sous le vocable de « brutal » fut le premier désaltérant du pédaleur laborieux mais surtout son premier dopage. La première course vélocipédique (vélocipède mot dérivé de véloce et de pied) se disputa le 31 mai 1868, sur une distance de 1 200 m, au parc de Saint-Cloud. Un British, James Moore, s’imposa. Ce n’était qu’un amuse-gueule. Pas besoin d’un apport extérieur à la force musculaire. Mais très vite, le vélo donne dans la démesure. Les Belges créent La Doyenne Liège-Bastogne-Liège à parcourir d’un trait. Puis en France, c’est Bordeaux-Paris en 1891, 580 km, départ en pleine nuit, 26h34 de pédalage pour le vainqueur avant de gagner Paris. S’ajoute Paris-Brest-Paris, 1200 km, trois jours de chevauchée sur des bicycles de 25kg, pignon fixe, route en terre battue, et sans assistance. Le premier Tour, qui lui fit réellement le tour de la France, se disputera en 1903 en six étapes de 400 km en moyenne. Toujours sans la moindre assistance…

            Alors, dans le peloton, il se susurre qu’il y a un de ces petits pinards miraculeux, qui gomme la fatigue, la douleur, et rend aussi un tantinet euphorique, inventé par un apothicaire corse installé à Paris, un certain Angelo Mariani. Les têtes couronnées européennes d’alors, les Papes Léon XIII et Benoît XV, en faisaient l’éloge, s’étaient joints à eux Alexandre Dumas, Jules Verne, les frères Lumière, même l’écrivain conscience morale d’alors depuis son historique « J’accuse », Emile Zola, chantera ses mérites. « Ce vin qui fait la vie, conserve force à ceux qui la dépensent et la rend à ceux qui ne l’ont plus, » écrivit ce dernier qui fut sans doute récompensé de quelques flacons de ce breuvage stimulant, la moindre des choses. Avoir Zola comme garant, ce n’était pas rien.

           Sur l’étiquette qui précisait « vin tonique », il était prescrit : « Un verre à Bordeaux avant les principaux repas. Pour les enfants, un verre à madère est suffisant ». En somme, « deux verres par jour » et tous les jours.

            Quel était donc l’atout secret du vin Mariani par rapport à ses concurrents tels que La Jouvence de l’abbé Soury ou l’Elixir d’amour du père Gaucher ? Simple, Mariani qui avait entendu parler du pouvoir stimulant des feuilles de coca que mâchaient les Indiens des Andes, Aymara et Quechua, pour tromper la faim et la fatigue, eut l’idée d’en faire macérer dans un solide bordeaux rouge. Résultat, la boutanche d’un demi-litre titre 7mg de cocaïne, une dose capable de ramener à la vie un cadavre récent. On comprend pourquoi les ventes explosèrent. Parce qu’il était difficile de s’en passer quand on y avait goûté. Les Etats unis s’enticheront. Il s’en vendra des millions de bouteilles ce qui donnera à un pharmacien de là-bas, un John Pemberton, l’idée d’en faire une contrefaçon. Il lance le « Pemberton’s French Wine Coca ». Flairant l’avènement de la prohibition, il substitue bien vite au vin californien un soda à base de caramel concocté par lui. Le Coca cola venait de naître…

              Le vin Mariani sera interdit en 1910. Mais le « brutal » restera le stimulant de base du coureur jusqu’au amphétamines qui ne le supplanteront pas totalement. La tendance sera même d’ingurgiter une bonne dose des deux en même temps, en les mélangeant, une pratique qui a survécu jusqu’aux années 70 du siècle passé, en particulier chez les amateurs.

                                                                     A suivre

                                   Pour tout savoir sur la fameuse « chasse à canette », sur la roublardise d’un drôle d’oiseau dénommé Moineau, sur les déboires Zaaf, le musulman bourré à la clé, et autres cocasseries impensables aujourd’hui, le vélo s’étant « civilisé », se reporter au IIIème qui va venir prochainement. C’est là que le scribouillard de ces lignes se serait bien jeté dans le gosier un bon Mariani pour rivaliser avec le prolixe Zola ou Dumas….     

Par Ricardo Uztarroz* pour Claude Gilois http://terroirsdumondeeducation.com/

*Co-auteur avec Claude Gilois de Tour du monde épicurien des vins insolites (Arthaud), auteur de La véritable histoire de Robinson Crusoé et Amazonie mangeuse d’hommes (Arthaud), de la nouvelle Le dernier chercheur de la vallée de la Mort dans Ce qu’ils font est juste (Don Quichotte) concepteur et auteur de Amazonie, la foire d’empoigne (Autrement) traducteur de L’homme qui acheta Rio (Série noire).   

        Peut-on un seul instant imaginer un 14 juillet sans défilé militaire sur les Champs-Elysées, suivi de « l’interviouve » (obligatoirement complaisante) du Président de la République dans le cadre bucolique des jardins de l’Elysée (quand il fait beau, bien entendu) au cours de laquelle il se consacre à son propre éloge, mais, surtout, sans étape du Tour qui n’est plus tout à fait un tour de France puisque son parcours se concentre sur les deux majeurs massifs montagneux de l’Hexagone, les Alpes et les Pyrénées, et ne visitent le reste du territoire qu’épisodiquement tous les deux ou trois ans ?

         Juste un exemple, la Bretagne bien que terre de champions du guidon et du pédalier à l’instar du très élégant Louison Bobet, est souvent tenue à l’écart (tiens y a presque un alexandrin entre instar et écart).

         Sans ces trois évènements, la France (bien sûr républicaine) ne serait pas la France, Paris toujours Paris, et le vélo, la plus noble conquête de l’homme, après le canasson fusse-t-il de trait, de somme ou de course,  conquête qui déchaîne, comme en ce jour de Fête nationale 2022, les passions surtout quand son troupeau bigarré de pédaleurs « Sans-culottes » chevauchant leur étrange monture est envoyé à la prise d’une Bastille nommée Alpes d’Huez au milieu d’une foule à l’enthousiasme singulièrement aviné…

          Avant d’aller plus loin dans notre propos, une précision historique (au double sens de cet épithète : à savoir qui se rapporte à l’histoire et qui fait date donc marque celle-ci) s’impose. La rigueur intellectuelle qui est la marque indélébile de ce site, et de l’auteur de ces lignes, nous somme de rappeler que, contrairement à une idée reçue solidement enracinée dans nos courtes mémoires, ces trois traditions qui estampillent le 14 juillet dans sa qualité de Fête nationale fondatrice de l’identité française, sont récentes même si elles ont eu des antécédents.

          C’est en effet Mitterrand qui a scellé en 1980 le retour du défilé de nos troupes sur la dite plus belle avenue du monde, boudée aujourd’hui par les Parisiens car trop courue par les touristes du monde entier, faisant d’elle une enclave cosmopolite. Il donnera au défilé tout son faste en 1989 à l’occasion du bicentenaire de la République dans une volonté d’amalgamer régime politique et nation : la République, c’est la France, et la France, c’est la (pas une) République. La France serait devenue nation avec l’instauration de la République. Dans la vision jacobine, une monarchie ne peut être une nation, vu que ses habitants sont des sujets (donc assujettis à la volonté du Prince) et non des citoyens (libres et égaux… en principe pas en réalité).

             Voulant faire peuple, c’est son prédécesseur, l’aristocratique Giscard d’Estaing qui avait interrompu cette coutume datant seulement de 1946, en envoyant en 1974, à peine élu, troufions, légionnaires coiffés de leurs képis blancs, chars, transports de troupes, musique des armées, etc… parader entre Bastille et Nation, sur le cours de Vincennes, puis République et re-Bastille. Sous la pression de l’opinion, le défilé réinvestira néanmoins les Champs à trois reprises, en 1976-78 et 80, sans doute cette année-là, en raison d’une arrière-pensée électorale qui ne portera pas le fruit espéré.

              Le 14 juillet a été élevé au rang de Fête nationale en 1880 par une loi promulguée seulement huit jours avant. Pour marquer l’évènement, le premier défilé militaire des 14 juillet fut organisé sur l’hippodrome de Longchamp. Près de 300 000 personnes y assistèrent ce qui inspira la célèbre chanson « En revenant de la revue… ».

Celui-ci ne fut pas que festif. Il contenait un double message politique, un destiné aux Français qui visait à effacer l’humiliante défaite de 1870, deux, à l’adresse des Prussiens, à qui il leur disait « Venez, cette fois-ci on est prêts à vous recevoir comme il se doit. » Semble-t-il que l’avertissement ne parvint pas aux destinataires puisqu’ils revinrent en 14… On connaît la suite qui est un tout autre sujet….

          A partir de cette date, le défilé s’érigea en rite incontournable, sauf pendant les deux guerres et pour cause, l’armée ayant autre chose à faire que battre le pavé. Avant d’investir en 1946 la distance qui sépare l’Arc de Triomphe de la place de la Concorde (jamais dans l’autre sens), on le balada de la Bastille à la Nation, à République, à Vincennes, à l’hippodrome de Longchamp, au Bois de Boulogne, et fit quelques intermittentes incursions sur les Champs Elysées.

           En 1958, fraîchement de retour aux affaires, de Gaulle l’utilisa à une fin politique explicite. Pour rassurer les Pieds-noirs. Il mit en tête de cette martiale procession, les régiments coloniaux, signifiant de la sorte que l’Empire et surtout l’Algérie étaient français et le resteraient. Quatre ans plus tard, cette dernière gagnait son indépendance bien que le FLN fut défait militairement et l’Empire se délita.

           En revanche, « l’interviouve » présidentielle est beaucoup plus récente. Le 14 juillet 1978, voulant cette fois-ci faire moderne puisque sa tentative de faire peuple fit plouf, Giscard d’Estaing dédaigna le pompeux et ampoulé discours qui accompagnait cette célébration et opta pour le « relax max » jeu des questions-réponses, inventant en même temps l’art de l’autocongratulation, de la satisfaction de soi affichée avec une suffisance zézéyante, tout à l’inverse, en somme,  de la Chine où quelques années auparavant on s’y adonna sans restriction et sadisme  à l’autoflagellation baptisée pudiquement autocritique.

            Le très monarque Mitterrand s’y complut dans ce jeu anodin, Chirac s’en amusera en s’autorisant quelques grivoiseries (le fameux, on m’en touche une…), Sarkozy, revêche, n’y sacrifia pas. Après cette interruption de cinq ans, c’est Hollande qui rétablira cet échange faussement spontané (les questions sont soumises par écrit à l’approbation du cabinet du président lui octroyant ainsi le temps de préparer ses réponses), et Macron s’est finalement résolu à renouer avec cette pratique qui n’a jamais donné lieu à une annonce fracassante, sauf une fois en 1992 quand Mitterrand reconnut la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs.

           Sûrement que le lecteur piaffant de connaître la suite se demande pourquoi cette longue digression. Tout simplement pour lui rappeler que ce qui paraît ancré de longue date n’est pas aussi ancien qu’on l’imagine, que la coutume est souvent contingente pas immanente comme on a l’impression, que sa survie ou sa disparition est souvent conséquence des facéties de l’histoire. Parenthèse, sans pour autant, et malgré la pertinence de ces annotations, que l’auteur de celles-ci ne se prenne ni pour Platon ou ni Socrate.

              Ainsi l’Alpes d’Huez, pour revenir à notre propos, le monument emblématique du Tour, le théâtre de la plus gigantesque cuite collective de l’histoire, envahi par une foule estimée entre 200 et 300 000 individus, où les drapeaux d’innombrables nations se donnent rendez-vous dans une « entente cordiale », où on trinque et retrinque sans comprendre un mot de la langue de l’étranger qui remplit votre godet de plastique, et ses 21 courbes en épingle à cheveux, sa pente moyenne de 8,3%, n’a été pris d’assaut pour la première fois de l’histoire de la plus grande et populaire épreuve sportive du monde par les coureurs du Tour qu’en 1952. Cette ascension inaugurale fut remportée par Fausto Coppi, aussi grand tombeur de ces dames, preneur de leurs corps et âmes, que collectionneur de victoires, à la fin tragique, d’un romantisme digne du grand cinéma italien d’alors qui nous donna d’émouvants chefs d’œuvre comme « Le voleur de bicyclette ».

             A l’époque, on n’avait connaissance des exploits de ces héros de la Petite reine que par la radio où sévissaient un loquace Georges Briquet dont l’imagination n’était jamais prise en défaut, auquel succéda un certain Robert Chapatte qui ne chômait pas dans le levage de coude, et par la lecture du journal du lendemain où certaines plumes n’hésitaient pas à s’abandonner à l’emphase, sous l’effet, à l’instar d’Antoine Blondin, le scribouillard génial qui avait « tout lu et tout bu », d’une consommation peu modérée dans la gente journalistique de gorgeons de « petit rouge, blanc ou rosé » des terres traversées. A l’époque, on ne nous bassinait pas avec « deux verres par jour et pas tous les jours ». Ce « pas tous les jours » suggère chez des esprits mal tournés, comme le géniteur de ces lignes, qu’on peut s’en jeter derrière la cravate autant qu’on en veut les jours où on ne se limite pas à deux. En cet an 1952, rien ne laissait présager que le 14 juillet 2022, soit 70 ans plus tard, la retransmission télé de l’escalade de ce col (pas de bouteille) à la force du jarret allait exploser l’audimat. Elle a rassemblé plus de huit millions de téléspectateurs, plus de 50% des dites parts de marché, du jamais… vu. A côté, le défilé militaire et ses quatre millions et les six millions qui ont assisté au début de « l’interviouve » puis ont progressivement décroché pour rallier la Trois et la Deux avides de connaître le dénouement de l’étape, font pâle figure. S’ajoute que défilé et propos présidentiels avaient squatté cinq chaînes, laissant peu de choix, alors que l’étape n’était retransmise successivement par une seule chaîne. Donc l’événement de ce 14 juillet a bien été le Tour et sa grande noce avec le pinard…

                                                                        A suivre

              Pour tout savoir sur le vin Mariani, l’élixir des champions qui enchantait les pédales, Zaaf, le coureur musulman bourré à la clé qui repartit en sens inverse, Moineau, un drôle d’oiseau qui saoula ses rivaux et gagna l’étape à Bordeaux, sur les chasseurs à la canette, sur le brutal fondement de la diététique cycliste entre les deux guerres, prière d’attendre le deuxième volet de cette histoire homérique entre Pinard et pédale.

La DOC Etna et en vogue depuis quelques années et des gros bras, comme Angelo Gaja, élaborent des vins dans cette région dont la topographie, la climatologie et le sol volcanique se prêtent admirablement à la production de vin minéraux, tendus et raffinés de cépages autochtones. Nous faisions état sur le site terroirsdumondeeducation.com  le 14 février 2022, de changements en vue sur la composition des mousseux et la proportion accrue de nero mascalese dans l’assemblage. En fait, comme c’est quasiment toujours le cas, une refonte de la DOC qui a été faite. C’est pourquoi, nous attendons toujours la publication finale du cahier des charges de l’Europe pour intégrer les modifications à la DOC sur notre site.

La demande de modifications du cahier des charges de l’appellation approuvée le 25.3.2022 a été publiée au Journal Officiel de l’Europe le 26 juin 2022.

Les modifications portent sur :

Indication types mousseux et catégories relatives

Les types de vins mousseux, déjà en vigueur, sont précisés avec la distinction entre Spumante Bianco et Spumante Rosato, tous deux dans les deux catégories Vin mousseux et Vin mousseux de qualité.

Le vin mousseux produit sur le territoire de l’Etna s’obtient par la transformation en vin mousseux blanc et vin mousseux rosé des raisins noirs Nerello Mascalese et n’est produit que selon la méthode classique. En raison de la haute valeur qualitative et de la demande croissante des marchés, il a été décidé d’identifier plus clairement les deux versions de produits mousseux, en indiquant dans l’AOP «Etna» les différents vins mousseux obtenus.

Modification de la base ampélographique des cépages secondaires

Pour les types «Etna» Bianco et «Etna» Bianco Superiore, les variétés Minnella Bianca et Trebbiano sont supprimées de la liste des variétés secondaires, tandis que la référence à l’utilisation des variétés appropriées pour la région Sicile est conservée.

Variation de la base ampélographique  pour «Etna» Spumante (mousseux)

Description: pour l’«Etna» Spumante (rosé ou vinifié en blanc), la quantité minimale de raisins Nerello Mascalese passe  de 60 à 80 %.

Modification administrative dans la zone de production des raisins

À la suite de changements intervenus entre les administrations publiques, la commune de Ragalna a été créée en tant que commune autonome et indiquée à la place de la commune de Paternò. En effet, l’aire correspondant à l’AOC «Etna» se trouvait auparavant sur le territoire de la commune de Paternò mais appartient désormais au territoire de la commune de Ragalna nouvellement créée.

Introduction du nombre minimal de pieds par hectare

Pour les nouvelles plantations et les replantations, l’intervalle de plantation doit être tel que la densité de plantation soit égale ou supérieure à 4 600 pieds par hectare.

Modification du type alcoométrique rosé et les mousseux

Pour les types Rosato et Spumante, le titre alcoométrique minimal des raisins à la récolte est abaissé d’un demi-point de pourcentage: il passe pour le Rosato de 12 à 11,5 % et pour les Spumante de 10 à 9,5 %.

«Etna» Rosato, modification des paramètres de la couleur, du titre alcoométrique volumique total minimal et de l’extrait non réducteur minimal

Le ton de la couleur rosée est modifié, celle-ci pouvant prendre des nuances orangées, et la référence à la couleur rubis est supprimée; le titre alcoométrique volumique total minimal est abaissé de 12,50 à 12 % vol; la valeur de l’extrait sec passe de 20 à 18 g/l.

«Etna» Bianco Superiore — indication de l’acidité totale minimale

Pour le type «Etna» Bianco Superiore, seule la valeur minimale de 5,5 g/l est indiquée pour le paramètre physique et chimique de l’acidité totale.

Intégration des caractéristiques à la consommation des types Spumante Bianco et Spumante Rosato

les caractéristiques du produit mis à la consommation pour les types Spumante Bianco et Spumante Rosato, qui avaient été précédemment regroupées dans une seule catégorie «Spumante», ont été précisées séparément.

Le type Spumante possède une forte identité au sein de l’appellation «Etna» dans les deux types de couleur, blanc et rosé; par conséquent, les caractéristiques physiques, chimiques et organoleptiques des deux versions de vin mousseux (Spumante Bianco et Spumante Rosato) ont été définies de manière précise.

Étiquetage et présentation — indication de l’unité géographique plus grande «Sicilia»

L’unité géographique plus grande «Sicilia» peut figurer sur l’étiquetage et la présentation des vins bénéficiant de l’AOP «Etna».

Conditionnement et systèmes de fermeture — re-formulation et précisions

Le volume nominal maximal des récipients en verre est réduit de 5 à 3 litres, à l’exception des bouteilles de forme «bordelaise» et «bourguignonne» et des flûtes à vin d’Alsace, dont la capacité maximale peut atteindre 18 litres.

La suppression de la limite de 5 litres exclut la possibilité d’utiliser la dame-jeanne, et l’indication de la limite maximale de 18 litres favorise le recours aux grands formats.

Pour les vins mousseux, tous les systèmes de fermeture prévus par la législation en vigueur sont autorisés, à l’exclusion des bouchons en plastique.

Cette modification prévoit explicitement la volonté des producteurs d’exclure l’utilisation de ce matériau pour les vins mousseux.

Le bouchon ras de bague n’est plus obligatoire pour tous les types, à l’exception de l’«Etna» Rosso Riserva et de l’«Etna» Bianco Superiore;

Cette modification prévoit que, pour les vins de l’AOC «Etna», à l’exception de l’«Etna» Rosso Riserva et de l’«Etna» Bianco Superiore, toutes les fermetures prévues par la législation en vigueur sont autorisées; la dénomination s’ouvre ainsi à l’utilisation de bouchons modernes et largement répandus au niveau international

Pour consulter la description complète de la DOC, cliquez sur le lien suivant: https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-sur-le-pays/parent-it/sicile-description/sicile-docs/etna-doc/

L’ABRA (Association des Caves de la Rioja Alavesa) va demander au gouvernement Basque une protection nationale temporaire pour pouvoir commercialiser ses vins avec l’appellation d’origine Arabako Mahastiak-Viñedos de Álava. L’association attend la notification officielle que son dossier est parvenu à la Commission européenne pour demander l’autorisation de vendre ses vins « en l’état » comme l’a indiqué Inés Baigorri, gérante du groupe, à radio Vitoria. Baigorri a ajouté qu’il s’agit « d’une nouvelle opportunité » pour la centaine de caves associées.

La ministre du Développement économique du gouvernement basque, Arantxa Tapia, a assuré hier que, s’il y a des établissements vinicoles qui souhaitent bénéficier de cette dénomination, l’exécutif régional « leur donnera la possibilité de le faire ».

 Fernando Ezquerro, président de la DOC Rioja, a déclaré qu’ils continueraient à se défendre contre ce qu’il a décrit comme une « attaque injuste ».

Nous avons consulté le fichier des appellations de l’EU et le dossier est bien parvenu  et est enregistrée sous la référence : PDO-ES-02842 . Pas sûr, par contre, que l’Union Européenne soit enthousiaste. 

NB: Il est possible d’enregistrer une marque collective dans l’Union Européenne (Corpinnat l’a fait pour le CAVA) mais pas comme AOP.

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Le concept central de cette indication géographique (IG) est d’englober les terres arables qui existent dans le district de Summerland dans les régions connues sous le nom de Prairie Valley et Garnet Valley. Ces vallées sont à une altitude plus élevée et ont des conditions climatiques plus fraîches que les terres agricoles trouvées ailleurs dans le district. L’IG des de Summerland valleys contient certains des vignobles les plus élevés de la vallée de l’Okanagan. L’IG s’étend juste au sud du barrage de Garnet Lake jusqu’aux pentes inférieures du mont Conkle au sud. L’IG relie les deux vallées séparées en incorporant des terres le long des flancs inférieurs du mont Cartwright. La superficie totale de l’IG est d’environ 1350 ha (3330 acres). Il y avait environ 35 ha (85 acres) de production de raisins déclarée en 2019. Il y a actuellement une expansion de la superficie viticole dans l’IG.

Le fond des vallées varie entre 500 et 550 mètres (1640-1805 pieds) d’altitude. L’emplacement de la limite supérieure de l’IG est régi par l’angle de la pente, la présence de terres arables à haute altitude et d’affleurements rocheux. Les terres arables s’étendent jusqu’à un maximum de 700 mètres (2 295 pieds) d’altitude dans la partie supérieure de la vallée de Garnet. Ailleurs, l’altitude supérieure de l’IG est d’environ 650 mètres (2 135 pieds) d’altitude, ce qui correspond à peu près à la limite climatique pour la production constante de cépages de raisin vinifera.

Les reliefs et la géologie superficielle de l’IG résultent d’un processus de dépôt actif pendant et après la glaciation il y a environ 15 000 à 10 000 ans. Dix types de sols prédominants (appelés séries) sont identifiés dans l’IG. Celles-ci se sont formées à partir de divers matériaux parentaux : sables fins soufflés par le vent recouvrant du till glaciaire, dépôts fluvioglaciaires graveleux et/ou sablonneux, dépôts glacio-lacustres limoneux, dépôts fluviaux récents et matières organiques décomposées qui se sont accumulées sous Dale Meadows.

Les vignobles de cette IG connaissent une gamme de conditions mésoclimatiques fraîches déterminées à la fois par l’altitude, la position de la pente et la direction de la pente. Ceux-ci génèrent un éventail de conditions de sites les mieux adaptées à la culture de cépages blancs de Vitis vinifera. Les vignobles au-dessus du fond de la vallée sur des sites en pente avec un bon drainage de l’air ont une période sans gel suffisante pour produire de nombreux cépages blancs, principalement du chardonnay. Les raisins de vin rouge adaptés aux climats frais comprennent le pinot noir qui est la variété la plus couramment plantée. L’IG est également bien adapté à la production de vin mousseux. Les sites viticoles sur les pentes inférieures sujettes au gel et le fond de la vallée sont souvent utilisés pour la production de vin de glace.

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La description complète de l’IG et la cartographie disponible : https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-sur-le-pays/parent-ca/british-colombia-gi-description/okanagan-valley-gi-description/summerland-valleys-ig%ef%bf%bc/

Vue aérienne de l’IG des vallées de Summerland. L’étendue de l’IG est encadrée en rouge. Source: BC Wine Authority

Le concept central de cette indication géographique (IG) est d’englober le paysage contigu composé de sédiments glacio-lacustres (fond du lac) et deltaïques le long de la rive ouest du lac Okanagan dans le district de Summerland. Les sédiments glacio-lacustres fournissent des sols principalement limoneux, riches en carbonate (chaux) et sans pierres sur des bancs surélevés au-dessus du lac Okanagan. Les sédiments deltaïques à l’embouchure du ruisseau Trout sont variables, souvent pierreux et se situent juste au-dessus de l’élévation du lac Okanagan. Les vignobles situés sur ces bords de lac connaissent des conditions climatiques fortement tempérées par le lac. Les vignobles situés à la surface des terrasses glacio-lacustre ont des expositions à prédominance est et sud-est avec un bon ensoleillement. Cet ensemble de conditions offre d’excellentes conditions de croissance pour la vigne.

La superficie totale de l’IG  est d’un peu plus de 760 hectares (1 880 acres) dont 550 hectares (1359 acres) sont situés sur la terrasse  glacio-lacustre au-dessus du rivage du lac et 255 hectares (630 acres) se trouvent sur le delta de Trout Creek. L’IG s’étend sur environ 12 km (7,5 miles) de bord de lac. Il y a environ 65 hectares (160 acres) de vignobles dans l’IG produisant principalement des raisins de cuve blancs.

La zone du GI est dominée par les dépôts glacio-lacustres le long du bord du lac Summerland. Ce sont les mêmes matériaux qui composent les paysages riverains des terrasses de Naramata et Skaha et, par intermittence, ailleurs le long des rives de l’extrémité sud du lac Okanagan.

L’altération de ces sédiments au cours des 10 000 dernières années a produit les types de sols utilisés pour la viticulture dans l’IG. Les séries de sols dominantes (Penticton, Olhausen, Naramata et Osoyoos) présentes dans l’IG sont toutes bien adaptées à la viticulture irriguée.

Dans le Summerland Lakefront IG, la période sans gel commence généralement à la mi-avril et se termine à la fin octobre et produit une durée de saison de croissance de plus de 190 jours, suffisamment longue pour la production de nombreux cépages Vitis vinifera. Bien qu’il y ait une variation interannuelle considérable dans la période sans gel, il y a une tendance significative vers des saisons de croissance légèrement plus longues ces dernières années. Dans le contexte de la vallée de l’Okanagan, la moyenne croissante des degrés-jours-de-croissance sur 20 ans de 1 330 pour l’IG ce qui représente des conditions de chaleur intermédiaires.

Ces conditions sont particulièrement bien adaptées à la culture de cépages blancs nobles pour l’élaboration de vins équilibrés et fruités. Les raisins blancs occupent 68% de la superficie du vignoble de production, le gewurztraminer et le pinot gris occupant ensemble plus de la moitié de cette superficie. Le climat modérément frais permet la production de pinot noir et de merlot de qualité, qui sont les cépages de vin rouge dominants cultivés dans l’IG.

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La description complète de l’IG et la cartographie disponible : https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-sur-le-pays/parent-ca/british-colombia-gi-description/okanagan-valley-gi-description/summerland-lake-front-gi%ef%bf%bc/

La limite municipale du district de Summerland (ligne noire) et les deux éléments paysagers de la IG Summerland Lakefront. L’ombrage rose montre l’étendue des sédiments glacio-lacustres. L’ombrage vert montre l’étendue des sédiments deltaïques à l’embouchure du delta de Trout Creek. Source: BC Wine Authority

Cette IG englobe le paysage composé de terrasses et d’ondulations de sédiments principalement fluvioglaciaires qui entourent le mont Giant’s Head. Les vignobles sont situés à moyenne altitude et connaissent une gamme de conditions climatiques déterminées par l’altitude, l’exposition et la topographie. Ces conditions génèrent un ensemble de sites adaptés à une large gamme de cépages de Vitis vinifera rouges mais particulièrement blancs. Les arbres fruitiers, principalement les pommes et les cerises, dominent le paysage. Les vignobles couvrent une superficie relativement petite, environ 60 hectares (145 acres), la plupart des vignobles étant situés à l’est et au sud du mont Giant’s Head.

La plupart des sols utilisés pour la production de raisins de cuve dans l’IG sont à texture grossière, soit formés dans des sédiments sableux, soit stratifiés avec une texture de surface limoneuse reposant sur du gravier à une certaine profondeur. Ces sols à texture grossière et bien drainés permettent un contrôle de la vigueur grâce à une irrigation déficitaire, qui équilibre les rendements en fruits par rapport à la vigueur et optimise l’exposition des grappes en développement à la lumière du soleil.

À Summerland, la période sans gel commence généralement à la mi-avril et dure jusqu’à la fin octobre et produit une durée de saison de croissance de plus de 190 jours, assez longue pour la plupart des cépages vinifera. L’occurrence du gel est très spécifique au site. La variation interannuelle est importante mais avec une tendance vers des saisons de croissance légèrement plus longues ces dernières années.

Dans le contexte de la vallée de l’Okanagan, la moyenne totale moyenne des degrés-jours de croissance sur 21 ans de 1 334 représente la chaleur de la saison de croissance intermédiaire, plus froide que le sud de l’Okanagan (où les totaux de degrés-jours dépassent généralement 1 500), mais plus chaude que les régions de Kelowna et du Nord.

Les cépages blancs nobles (principalement pinot gris et gewürztraminer) adaptés au climat modérément frais dominent l’IG, couvrant plus des deux tiers de la surface en production.

Ces cépages produisent des vins aromatiques avec beaucoup de corps et d’acidité. Le climat est également adapté à la production de plusieurs cultivars de vin rouge, en particulier le pinot noir qui représente environ les deux tiers de la superficie de l’encépagement des cépages rouges et qui produit des vins de table. Le merlot et la syrah sont également adaptés au climat de l’IG et produisent des vins aux fruits fins, en particulier dans les millésimes plus chauds.

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La description complète de l’IG et la cartographie disponible : https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-sur-le-pays/parent-ca/british-colombia-gi-description/okanagan-valley-gi-description/summerland-bench-gi%ef%bf%bc/

La limite municipale du district de Summerland (ligne noire) et l’étendue du Summerland Benches GI (ombrage jaune foncé). L’ombrage jaune clair délimite les zones d’affleurements rocheux et de terres non arables à l’intérieur de l’IG. Source: BC Wine Authority

L’IG South Kelowna Slopes englobe les sédiments glaciaires mixtes le long des pentes surplombant le lac Okanagan dans la région de South Mission à Kelowna. L’IG couvre une superficie d’environ 800 hectares (1 975 acres). Cette étendue exclut les grands quartiers résidentiels de South Mission et Upper Mission, bien que certaines poches résidentielles existent à l’intérieur des limites du GI.

Les matériaux géologiques superficiels du paysage d’aujourd’hui sont le résultat de la glaciation la plus récente qui s’est terminée il y a environ 12 000 ans lorsque plus de 2 km (1,4 mil) de glace recouvraient le paysage. Le vent, l’eau et la gravité continuent de façonner les matériaux de surface aujourd’hui. En conséquence, les pentes de l’IG sont dominées par un mélange de sédiments glaciaires, en particulier ceux déposés par l’eau de fonte glaciaire (fluvioglaciaire).

Ces dépôts géologiques superficiels agissent comme ce que l’on appelle des « matériaux d’origine du sol ». Les matériaux parents s’altèrent avec le temps pour former des horizons de sol, des couches de sol avec des couleurs et des propriétés différentes telles que la quantité de matière organique et la capacité de rétention d’eau. Les plus courants sont les sols formés sur des matériaux parents fluvioglaciaires, ceux-ci ont des sous-sols graveleux avec une couverture de surface sableuse ou limoneuse d’épaisseur variable. Leur texture grossière et leur faible capacité de rétention d’eau permettent de contrôler la vigueur de la vigne grâce à une irrigation soigneuse pour obtenir une exposition optimale des grappes et un équilibre entre la vigueur et le rendement en fruits. Cette capacité à manipuler la vigueur de la vigne et le microclimat permettent d’ajuster la température des fruits et le moment de la maturation pour obtenir des fruits de haute qualité pour la production de vin du haut de gamme.

Le climat de la zone géographique de l’AVA est influencé par l’influence modératrice du lac Okanagan. L’altitude, la position du paysage, la topographie locale et les conditions météorologiques régionales affectent toutes les températures. Le climat régional, tempéré par le lac, crée une saison de croissance longue mais fraîche propice à la production de pinot noir de qualité supérieure, qui représente la majeure partie de la superficie des cépages de vin rouge.

Le gamay noir est également cultivé mais planté dans une moindre mesure. Les vins blancs produits dans l’IG sont connus pour leur saveur, leur arôme, leur corps et leur acidité qui sont renforcés au cours du développement du fruit par le climat de l’IG. Le riesling, le chardonnay, le pinot gris et le gewürztraminer constituent la majeure partie de la superficie de raisins blancs de l’IG.

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La description complète de l’IG et la cartographie disponible : https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-sur-le-pays/parent-ca/british-colombia-gi-description/okanagan-valley-gi-description/south-kelowna-slopes-ava%ef%bf%bc/

Vue d’ensemble de la configuration des limites de l’IG. Le bord de la GI East Kelowna Slopes adjacente est visible dans le coin supérieur droit de l’image. BC Wine Authority

L’Indication géographique (IG) Lake Country englobe les pentes et les bancs orientés vers l’ouest surplombant le lac Okanagan dans la vallée centrale de l’Okanagan. L’IG couvre une superficie d’un peu moins de 2 500 hectares (6 180 acres) le long d’environ 20 km de la rive est du lac. L’IG inclut les pentes adjacentes jusqu’à une altitude maximale de 650 mètres (2135 pieds) pour saisir toute l’étendue des terres arables sur ces pentes de montagne et les conditions climatiques plutôt favorables qui existent sur ces reliefs. L’emplacement des limites de l’IG est basé principalement sur les caractéristiques naturelles du paysage.

Les matériaux superficiels, également appelés géologie superficielle, sont les matériaux meubles qui recouvrent le substratum rocheux.

Les dépôts glaciaires forment l’essentiel des matériaux géologiques superficiels. Les altitudes inférieures le long de la rive du lac sont recouvertes de matériaux glacio-lacustres à texture fine (ancien fond de lac). Ceux-ci forment les matériaux d’origine de plusieurs types de sols caractérisés par une texture limoneuse et argileuse, une capacité de rétention d’humidité élevée et un pH alcalin. Les plus communs de ces sols appartiennent à la série de sols Glenmore. À des altitudes plus élevées, des matériaux de till graveleux se sont déposés directement sous les glaciers au cours de la dernière période glaciaire, il y a environ 20 000 à 12 000 ans. Ces dépôts sont répandus dans l’IG et forment les matériaux d’origine de plusieurs types de sols qui ont généralement des horizons de surface sablonneux avec des sous-sols pierreux avec une capacité de rétention d’humidité faible à modérée et un pH neutre. Les plus courants de ces sols appartiennent à la série des sols Harland.

Il n’y a pas de stations météorologiques à long terme dans la zone de l’IG, mais plusieurs stations à court terme situées dans les vignobles de la partie nord de l’IG fournissent une estimation des conditions climatiques. L’aspect principalement occidental, la topographie en pente douce et la proximité du lac Okanagan créent des conditions climatiques idéales pour la production de vins de qualité supérieure. L’IG a une saison de croissance relativement longue et fraîche, bien adaptée à la culture de cépages nobles. L’excellent drainage de l’air froid et l’influence modératrice de la température du lac créent un risque relativement faible de dommages causés par le gel et le froid hivernal.

L’IG est surtout connu pour produire du pinot noir fin et des vins blancs riches et aromatiques. Il y a actuellement environ 100 hectares (250 acres) de vignes dans la zone de l’IG. Bien que les deux tiers de la superficie du vignoble soient plantés en cépages blancs, le pinot noir est le cultivar le plus largement planté et représente environ 27 % de la superficie totale du vignoble. Il y a aussi de petites quantités de gamay noir, merlot et Zweigelt. Les principaux cépages blancs cultivés sont le pinot gris, le riesling, le chardonnay, le gewürztraminer et l’Auxerrois, qui représentent ensemble plus de la moitié du vignoble.

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La description complète de l’IG et la cartographie disponible : à partir du 15 juillet

Vue d’ensemble de la configuration des limites de l’IG indiquée en rouge. Municipalité de Lake Country, la limite est indiquée en jaune. Source:BC Wine Authority

L’IG East Kelowna Slopes englobe les pentes et bancs mixtes fluvio-glaciaires et fluviaux surplombant Mission Creek dans la région du sud-est de Kelowna, au centre de la vallée de l’Okanagan. L’IG couvre une superficie d’environ 2 500 ha (6 045 acres). Une grande partie de l’IG est définie par l’escarpement surplombant Mission Creek et sa plaine inondable entre l’embouchure de Mission Creek et Bellevue Creek. Les pentes et les terrasses au-dessus de l’escarpement abritent un vaste paysage de terres agricoles où poussent un mélange d’arbres fruitiers et de vignes.

Les matériaux superficiels du paysage d’aujourd’hui sont le résultat de la glaciation la plus récente lorsque plus de 2 km (1,25 mile) de glace ont recouvert le paysage. La plupart des altitudes les plus élevées de la GI sont couvertes de sables et de graviers grossiers bosselés – des sédiments déposés en association avec la glace et les eaux de fonte glaciaire au cours des premiers stades de la déglaciation dans le fond de la vallée. Au cours des derniers stades de la déglaciation, les basses altitudes de la vallée ont été inondées lorsque l’eau de fonte s’est accumulée derrière et autour de la glace de la vallée, entraînant la formation du lac glaciaire Penticton. Ce grand plan d’eau retenu avait une surface d’environ 150 mètres (495 pieds) au-dessus du niveau actuel du lac Okanagan. Dans les eaux plus profondes des lacs, des couches de sable, de limon et d’argile se sont accumulées à mesure que des sédiments plus fins tombaient en suspension. Ces sédiments glacio-lacustres supportent des vignobles entre des altitudes inférieures à 450 mètres (1475 pieds) dans l’IG.

Les sols formés sur des matériaux parents fluvioglaciaires bosselés ont des sous-sols graveleux avec une couverture superficielle de sable ou loameux d’épaisseur variable. La grande variation de la texture du sol et de la teneur en pierre entre les sites nécessite une gestion prudente de l’irrigation et des nutriments, adaptée aux conditions du sol.

De nombreux sites viticoles de l’IG sont en pente douce, principalement vers le nord-ouest, ce qui favorise le drainage de l’air froid et améliore la DJC (degré jour de croissance) et le PSG (période sans gel) sur ces sites. Les reliefs plats et en dépression manquent souvent d’un bon drainage de l’air. Les sites avec un bon drainage de l’air ont une incidence plus faible de dommages à la vigne par les gelées et les gelées hivernales. Les combinaisons de pente, d’élévation et de position du paysage créent une gamme de mésoclimats au sein du sous-IG. Le climat dans l’IG peut être décrit comme frais (1 200 à 1 400 DJC) et ayant un PSG moyen compris entre 170 et 200 jours.

Le climat et la durée de la saison de croissance de l’IG la rendent bien adaptée à la culture de cépages de climat frais pour la production de vins haut de gamme. Bien que 70% de la superficie soit plantée de cépages blancs, le pinot noir est le cépage le plus largement planté et représente 80% de la superficie du vignoble planté en cépages rouges. Les principaux cépages blancs cultivés sont le gewürztraminer, le riesling, le chardonnay et le pinot gris. Ceux-ci produisent des vins blancs vifs et corsés avec des saveurs et des arômes typés. L’IG est également connu pour produire du vin mousseux de qualité supérieure.

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La description complète de l’IG et la cartographie disponible : https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-sur-le-pays/parent-ca/british-colombia-gi-description/okanagan-valley-gi-description/east-kelowna-slopes-ava-%ef%bf%bc/

Vue d’ensemble de la configuration des limites de l’IG. Source: BC Wine Authority