L’appellation Patrimonio est réservée aux vins tranquilles qui se déclinent en vins rouges, rosés et blancs. La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Haute-Corse : Barbaggio, Farinole, Oletta, Patrimonio, Poggio-d’Oletta, Saint-Florent et Santo-Pietro-di-Tenda.
HISTOIRE
La viticulture corse remonte à l’Antiquité. Les Grecs introduisent la vigne six siècles avant Jésus-Christ puis les Romains développent le commerce hors de l’île. Avec la chute de l’Empire romain, l’exportation de vin se raréfie et la viticulture n’est relancée qu’au XIème siècle, avec les Pisans, pour, notamment, la production du vin de messe. Avec Gênes, au XVème siècle, la viticulture, et plus particulièrement « Patrimonio », occupe une place de choix. A la fin du XVIIIème siècle, les vins de la région du Nebbiu, embarqués sur des voiliers à Saint-Florent font le tour du Cap Corse et sont débarqués à Bastia. Ils y sont dégustés et recoivent, s’ils ont supporté avec bonheur l’épreuve, le droit à l’exportation sous la dénomination « vini navigati » (vins ayant navigué). Engagés les premiers dans une démarche volontariste vers la qualité, les producteurs de « Patrimonio » déposent une première demande de reconnaissance en appellation d’origine contrôlée dès 1942. Les contraintes réglementaires et la situation particulière de l’île ne permettent la signature du décret de reconnaissance qu’au printemps 1968. Le vignoble de « Patrimonio » couvre, en 2008, une superficie de 410 hectares (1 015 acres) pour une production de 14 200 hectolitres (375 125 US gallons) élaborés au sein de 32 caves particulières.
CLIMAT ET SOLS
Située au pied du Cap Corse et ouverte sur le golfe de Saint-Florent, la zone géographique s’inscrit dans un vaste amphithéâtre qui s’évase avec sa plaine, ses collines et ses vallées. Elle est fermée à l’est, vers Bastia, et au sud, vers le désert des Agriates, par un réseau hydrographique dense de petits fleuves côtiers et par une ligne de crêtes. Elle s’étend ainsi sur le territoire de 7 communes du département de la Haute- Corse et couvre la région du Nebbiu (signifiant « brouillard », en langue corse). Le relief est puissant, à l’image des dislocations qui ébranlèrent la région à l’ère Secondaire. Le substratum géologique est composé de schistes lustrés du plancher océanique recouverts par des apports sédimentaires, à l’ouest, et des apports cristallins, à l’est. Ce contexte géologique est à l’origine d’un paysage de collines calcaires aux sommets arrondis et d’une dépression monoclinale qui court de Poggio-d’Oletta à Farinole. L’essentiel du vignoble est implanté au cœur de cette dépression dite de la « Conca d’Oro » (signifiant « conque riche »), perchée à quelques dizaines de mètres au-dessus de la mer et marquée par une topographie de détail, sur les pentes des coteaux, ou localement dans la plaine maritime bien drainée, comme au nord-ouest de la commune de Patrimonio. La vigne occupe la grande majorité des surfaces cultivées, tandis que le manteau végétal des zones non cultivées est un maquis dense, souvent impénétrable, parsemé d’oliviers sauvages ou de bosquets de chênes verts dans les vallons. L’originalité du territoire de « Patrimonio » tient à la complexité des sols de cette la dépression, très différents selon les communes, l’altitude et la proximité de la mer, et qui sont argilo-calcaires pour la plupart, à l’ouest, très caillouteux et schisteux vers Poggio-d’Oletta, à l’est.
Le climat méditerranéen bénéficie de l’effet modérateur lié à la proximité de la mer sur ce cirque ouvert vers le soleil couchant. Les vents saisonniers que sont le maestrale, vent du nord-ouest et le libecciu, vent du sud-ouest, influent fortement sur la végétation. Les écarts thermiques sont modérés.
DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Haute-Corse : Barbaggio, Farinole, Oletta, Patrimonio, Poggio-d’Oletta, Saint-Florent et Santo-Pietro-di-Tenda.
Source: Par cremona daniel — https://www.flickr.com/photos/erbajolo/6302112247/, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/
DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de la commune d’Olmeta-di-Tuda du département de la Haute-Corse.
PRINCIPAUX CÉPAGES
grenache N , nielluccio N – nielluciu, sciaccarello N, vermentino B – rolle
a) – Vins rouges : La proportion du cépage nielluccio N est supérieure ou égale à 90 % de l’encépagement.
b) – Vins rosés : La proportion du cépage nielluccio N est supérieure ou égale à 75 % de l’encépagement.
RENDEMENTS MAXIMAUX
55 hectolitres par hectare
CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES
ÉLABORATION DES VINS
— Toute opération d’enrichissement est interdite;
— L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;
— L’utilisation des charbons à usage œnologique est interdite.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.
CARACTÉRISTIQUES VITICOLES
— Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 000 pieds à l’hectare.
— Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2,80 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre.
— Les vignes sont taillées en taille courte à courson (conduite en gobelet ou cordon de Royat) avec un maximum de 10 yeux francs par pied.
— L’utilisation de désherbants chimiques est interdite
— L’irrigation est interdite.
AUTRES CARACTÉRISTIQUES
Aucune
Dernière modification du cahier des charges : 18 octobre 2022
L’appellation Muscat du Cap Corse est réservée aux vins doux naturels blancs élaborés sur le territoire de certaines communes du département de Haute-Corse.
HISTOIRE
La viticulture corse remonte à l’antiquité. Les Grecs introduisent la vigne 6 siècles avant Jésus-Christ, suivis par les Romains.
Dès le XIème siècle, avec l’implantation de nombreux monastères, la vigne va rapidement jouer un rôle capital. Le vin du Cap Corse va circuler dans une bonne partie de la Corse orientale, mais il va aussi franchir la mer. Souvent les producteurs embarquent avec leur vin et touchent en plus un salaire de marin. Exporté en Italie pendant des siècles, le « Muscat du Cap Corse » y jouit d’une excellente renommée et ce, dès la Renaissance. A cette époque, Rome, carrefour diplomatique important et siège d’innombrables cours cardinalices, est probablement l’un des principaux débouchés commerciaux des meilleurs vins du monde méditerranéen, parmi lesquels figure en bonne place le « Muscat du Cap Corse ».
SANTE LANCERIO, échanson au palais pontifical sous le règne de Paul III, qui juge les vins corses « grands et puissants », apprécie particulièrement un vin blanc doux dont l’or intense de la robe et le parfum de coing prononcé ne sont pas sans rappeler l’actuel « Muscat du Cap Corse ».
Le Cap Corse est incontournable dans l’histoire de la viticulture corse. Longtemps seules portes d’entrée et de sortie, les ports du Cap ont façonné l’économie agricole et viticole de l’île. Tout naturellement et en dépit des difficultés, les coteaux escarpés furent progressivement domestiqués par la mise en culture de minces terrasses souvent difficiles d’accès, parfois plongeant jusqu’en bord de mer.
Forts de leurs savoir-faire et de leur communauté, les producteurs se sont inscrits dans une demande de reconnaissance en appellation d’origine contrôlée dès le début des années 1960. Riche en péripéties et rebondissements, témoin de la volonté et de l’opiniâtreté des producteurs, cette reconnaissance n’intervient définitivement qu’à la fin de l’année 1997.
En 2008, le vignoble revendiqué en appellation d’origine contrôlée « Muscat du Cap Corse » couvre une superficie de 90 hectares pour une production de 1910 hectolitres élaborée par 24 domaines particuliers.
CLIMAT ET SOLS
« Squelette de montagne » constituant la partie septentrionale de la Corse schisteuse, le Cap Corse est une longue et étroite presqu’île d’une quarantaine de kilomètres de long sur 8 kilomètres à 10 kilomètres (5 à 6,2 mi) de large. Le versant occidental est étroit et accidenté, dominé par une longue crête médiane (Monte Stello, 1305 mètres / 4 280 pi). Le versant oriental est nettement plus large avec des versants adoucis et des fonds alluviaux bien marqués. La zone géographique s’appuie sur les zones viticoles du Cap mais également sur l’ancrage occidental du Cap jusqu’au golfe de Saint-Florent, presqu’à la limite du chevauchement de la Corse alpine sur la Corse ancienne. Elle couvre ainsi les zones géographiques des appellations d’origine contrôlées « Patrimonio » et « Corse » suivie de la dénomination « Coteaux du Cap Corse », entre le nord du Cap Corse et la région du Nebbiu (signifiant « brouillard », en langue corse), sur 17 communes du département de la Haute-Corse.
Le Cap Corse est marqué par la violence et la fréquence des vents, dont le libeccio qui y souffle prés de 200 jours par an, et par l’irrégulière répartition tant des vents que des précipitations entre les côtes orientales et occidentales, entre les bords de mer et la montagne (plus de 1 100 millimètres (43,3 po) à Luri qui n’est pourtant située qu’à 250 mètres (820 pi) d’altitude). L’insolation est très forte avec un total annuel de 2475 heures de soleil à Ersa. Le gel est négligeable pendant toute la période végétative. Les températures sont élevées avec une moyenne annuelle de 16,4°C (61,5 oF).
Le substratum géologique est essentiellement schisteux, mais, autour de Patrimonio, les formations calcaires sont également présentes. En zone schisteuse les pentes sont souvent assez fortes sur les nombreuses terrasses du Cap Corse et, dans la région de Patrimonio, les pentes sont faibles à fortes.
Les sols peuvent être calcaires (calcaires de Saint-Florent, schistes calcaires), acides (schistes lustrés) ou très magnésiens (serpentine, basaltes), parfois riches en éléments lourds toxiques pour la végétation comme les sols développés sur la serpentine.
Même si les sols peuvent être peu profonds et ont une profondeur d’altération de la roche faible, ils retiennent bien l’eau par leur plus grande richesse en limons et sont assez faciles à cultiver.
DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de Haute-Corse : Barbaggio, Barrettali, Cagnano, Centuri, Ersa, Farinole, Luri, Méria, Morsiglia, Oletta, Patrimonio, Pietracorbara, Poggio-d’Oletta, Rogliano, Saint-Florent (partie rive droite de l’Aliso seulement), Sisco et Tomino.
Source: https://laviolettemauve.fr/
DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins, est constituée par le territoire des communes du département de Haute-Corse : Brando, Canari, Nonza, Ogliastro, Olcani, Olmeta- di-Capocorsu, Olmeta-di-Tuda, Pino, San-Martino-di-Lota, Santa-Maria-di-Lota et Ville-di-Pietrabugno.
PRINCIPAUX CÉPAGES
muscat à petits grains blancs
RENDEMENTS MAXIMAUX
– Le rendement butoir est fixé à 33 hectolitres de moût par hectare.
CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES
ÉLABORATION DES VINS
– Les vins sont obtenus par mutage du moût en cours de fermentation. Le mutage est réalisé par apport d’alcool neutre vinique titrant au minimum 96 % vol., dans la limite, évaluée en alcool pur, de 5 % minimum et 10 % maximum du volume du moût mis en œuvre. L’opération de mutage est effectuée avant le 31 décembre de l’année de récolte du moût. Toutefois, des compléments de mutage peuvent être autorisés ou ordonnés par les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, dans la limite d’un apport total de 10 % en alcool pur, avant la déclaration de revendication.
– Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.
CARACTÉRISTIQUES VITICOLES
– Densité de plantation : les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 000 pieds par hectare. Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2,50 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang supérieur à 1 mètre.
– Règles de taille : les vignes sont conduites soit en gobelet, soit en cordon de Royat. Elles sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied.
– L’irrigation est interdite.
AUTRES CARACTÉRISTIQUES
Aucune
Dernière modification du cahier des charges : 14 décembre 2011
VIGNOBLES DE CORSE
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE
La Corse est une île montagneuse située dans la mer Méditerranée au large de Marseille, à 170 kilomètres de Nice. Le vignoble de la Corse s’étend sur tout le pourtour de l’île : de la côte aux zones montagneuses.
Avec moins de 1% de la production nationale, le vignoble corse est le plus petit bassin de production français. On recense 5 782 hectares (14 288 acres) de vignes qui produisent 375 521 hectolitres (9,92 M d’US gallons) de vins dont 121 108 hectolitres (3,2 M d’US gallons) en AOP que se partagent 295 producteurs, 135 caves particulières et 4 coopératives. 70% du vin produit est du rosé, les rouges représentent 17% et les blancs secs et les liquoreux, 13%. 35% des vins sont consommés sur l’île, 45% sur le continent et 20% sont exportés.
HISTOIRE
C’est en 565 (avant Jésus-Christ) que les Phocéens installent un comptoir commercial nommé Alalia (Aléria) sur la côte orientale. Des poteries et des vestiges vinaires en témoignent, la culture de la vigne et les Vins de Corse sont, depuis des millénaires, partie intégrante de l’histoire de l’île.
Durant l’ère romaine, la vigne sera attestée dans plus de 30 cités littorales où elle est associée à la culture de l’olivier. En 35 avant JC, Virgile évoquait déjà le vin de Balagne, couleur de rubis et agréable au palais. Mais les Romains privilégiaient la culture de l’olivier dans cette partie de la Méditerranée. A la chute de l’Empire Romain et durant les 5 siècles d’invasions et de troubles qui suivront, la vigne retourne à son état primitif de lambrusque. En 1077 le Pape Grégoire VII confie l’administration de la Corse à Landolphe, évêque de Pise (à la demande des fidèles). La Corse connaît un moment de prospérité dont témoigne notamment la construction de nombreux édifices religieux (de style romain et pisan). Le vin corse devient le vin de messe de l’île. Cette période de renaissance verra la vigne se développer à partir des monastères qui joueront ici un rôle d’initiateurs.
La République de Gênes victorieuse de Pise à la bataille de Meloria va pratiquer de 1284 à 1640 une politique agricole nettement favorable à la viticulture. Pour la mener à bien, elle use d’un arsenal de textes allant de l’incitation à la contrainte. Si elle permit d’obtenir des résultats importants dans la Corse schisteuse du Cap Corse ou de la Castagniccia, ils seront bien moindres au sud dans la Corse granitique qui restera, dans l’ensemble, plus céréalière et moins cultivée. La vigne prospèrera néanmoins autour d’Ajaccio et à Sartène, où elle perdure encore de nos jours avec le châtaignier et l’olivier. Durant cette occupation, la république de Gênes tire de l’île d’importantes ressources alimentaires et s’arroge le monopole du commerce pour le blé comme pour le vin. Les baux emphytéotiques connus sur l’île sous le nom de contrats de « Pastinera » prévoyant que le cultivateur devenait, au terme de 10 ans, propriétaire de la moitié du foncier mis en culture, ont permis la constitution d’une véritable bourgeoisie rurale tournée vers l’économie de marché et acquise à l’idée de la propriété privée des terres.
bataille de Meloria. Source: https://commons.wikimedia.org/
En 1768, Gênes cède l’île de Corse au Royaume de France (traité de Versailles). Le vignoble corse continue à se développer jusqu’en 1873 environ, où il occupe une superficie de l’ordre de 30 000 ha (74 130 acres) et ce malgré les épidémies d’oïdium et de phylloxera qui ravageront une partie du vignoble en 1850. À la fin du siècle, on assiste à une reprise des ventes à l’exportation et à l’essor de quelques grands domaines. Mais, dès les premières années du XXème siècle, un effondrement général des prix du vin stoppe net cette expansion. La Grande Guerre parachève ce déclin et les surfaces cultivées dégringolent à 6 000 ha (14 825 acres) . Ainsi, après la crise phylloxérique et jusqu’en 1950, la superficie cultivée ne couvre plus que 8 500 hectares (21 000 acres).
Avec l’arrivée des rapatriés d’Algérie à partir de 1961, le vignoble va s’étendre pour atteindre 27 000 ha (66 720 acres) en 1976. Le long de la bande littorale orientale, 25 000 ha (61 775 acres) de vignes vont ainsi remplacer friche et maquis. Le type de viticulture qui se met en place (vignobles à gros rendement, chaptalisation à outrance et des vins médicinaux (le vin Mariani). C’est la période de la surproduction, de la mauvaise qualité et de la contrefaçon. Dans les années 50 et 60, une première génération d’ampélographes et de vignerons prend conscience de l’importance des cépages autochtones. La collection du Domaine de Vassal sur le Continent (1959) et le Domaine Comte Abbatucci (1966) accueillent les premiers cépages autochtones qui avaient pu être collectés sur l’Ile.
Dès 1968, Patrimonio obtient l’AOC, puis en 1976, l’appellation Vin de Corse voit le jour.
Niellucciu, vermentinu, malvoisie, sciaccarellu, barbarossa, codivarta sont les premiers cépages insulaires à intégrer à des degrés divers les appellations ainsi créées. La route est longue, à la fois pour retrouver, définir et valider de nouveaux cépages patrimoniaux ; mais également pour faire connaître et déguster ces cépages, devenus de véritables ambassadeurs du savoir-faire des vignerons de l’île.
Dans les années 1980, une génération de jeunes vignerons prend conscience de la nécessité de développer un patrimoine ampélographique incomparable , la renaissance du vignoble corse est en marche.
La politique d’assainissement viticole mise en place par la C.E.E. prévoyant des primes d’arrachage pour le vignoble de vin de table trop productif et des primes de restructuration pour améliorer l’encépagement des zones de vin de table en Appellation d’Origine Corse a été bien accueillie. Ainsi, quelques 20 000 ha (49 420 acres) ont été arrachés et près de 3 000 ha (7 415 acres) replantés en cépages respectant la typicité. La surface a été ainsi ramenée à 8 000 ha (19 770 acres) de vignes produisant quelque 91 000 hectolitres (2,4 M d’US gallons) en AOC et 190 000 (5,0 M d’US gallons) en Vin de Pays. Le vin corse a gagné aujourd’hui ses lettres de noblesse ainsi que la confiance des insulaires, des visiteurs et des marchés extérieurs.
CLIMATS, TOPOGRAPHIE ET SOL
La Corse formait jusqu’à l’ère secondaire un microcontinent avec la Sardaigne soudé à la Provence. Un ébranlement du système alpin et une cassure provoquèrent sa lente dérive. La Corse possède deux entités très différentes traduisant son histoire géologique : la Corse ancienne et la Corse alpine. La Corse est une véritable montagne dans la mer avec des sommets qui culminent jusqu’à 2 710 mètres (8 890 pi) d’altitude ; au cœur de ces reliefs, s’établissent une infinité de petites vallées et de coteaux avec une grande diversité des sols, se prêtant à des expressions typées et originales. L’île se divise alors en quatre grandes régions géologiques :
La Corse granitique de l’ouest : elle occupe les deux tiers de l’île et s’étend sur toute la haute montagne aux sols granitiques. Sa richesse en silice, alumine, potasse et parfois en calcium apporte aux vins une grande finesse mêlée à des arômes intenses et floraux.
La Corse alpine de l’est : avec de nombreuses variétés de schistes du Nord et de l’Est, elle ne dépasse pas les 1 700 mètres (5 577 pi). Souvent riches en carbonate de calcium, les placages calcaires au Nord-Ouest et au Sud dessinent de fantastiques falaises blanches et donnent naissance à des vins ronds et charnus aux notes minérales, florales et fruitées.
La Corse ancienne de l’ouest : royaume presque exclusif des granitoïdes. Elle occupe les 2/3 de l’île et possède toute la haute montagne composée de sols granitiques, d’origine plutonienne, désagrégés en arène plus ou moins grossière mêlée d’argile. Ses sols riches en silice, alumine, potasse et parfois calcium, sont très favorables à la vigne. Ils donnent des vins de grande distinction, des couleurs légères, du brillant, des arômes intenses et souvent au vieillissement un bouquet de « pierre à fusil ».
La côte orientale est constituée de piémonts, de collines et de petits plateaux composés de dépôts tertiaires et d’alluvions. Les sols argileux garantissent au vin de la douceur et de l’harmonie.
Le climat méditerranéen règne en maître sur ces terres escarpées et ensoleillées. Le vignoble est situé entre mer et montagne. Grâce à l’influence combinée de ces deux éléments, la zone côtière où se situe la majorité des vignes se distingue par la clémence des températures, et ce, en toute saison. Les étés sont chauds et secs tandis que les hivers sont très doux, ce qui favorise la qualité des raisins. Une des principales constantes du climat corse réside également dans son ensoleillement exceptionnel avec 2 885 heures de soleil par an en moyenne. Cependant, la présence de nombreux reliefs, autorise une forte pluviosité, ainsi que l’influence croisée du mistral de Provence, du libeccio de Gibraltar ou encore de la tramontane du Nord-Ouest. La juxtaposition de microclimats dessine les silhouettes de vins aux multiples caractères.
PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES
La corse compte 4 appellations AOPs :
Ajaccio
Corse / Vin de Corse qui possède 5 Dénominations Complémentaires ( « Calvi », « Coteaux du Cap Corse » , « Figari » , « Porto-Vecchio », « Sartène »)
Muscat du Cap Corse
Patrimonio
Source: http://www.vinsvignesvignerons.com/
CÉPAGES PRINCIPAUX
On ne recense pas moins de 33 cépages dont six d’entre eux se distinguent et sont reconnus comme étant les plus répandus en Corse : le niellucciu, le sciaccarellu, le vermentinu, l’aleaticu, le biancu gentile et le muscat petits grains.
L’appellation Roussette du Bugey est réservée aux vins blancs tranquilles du cépage altesse élaborés sur le territoire de certaines communes du département de l’Ain.
HISTOIRE
Déjà cultivée lors de l’occupation romaine, la vigne a tenu de tous temps une place prépondérante dans l’économie de la région. Sous l’impulsion des moines, puis de riches propriétaires fonciers, le vignoble bugiste connaît son plus grand développement entre les années 1830 et 1870. Il est alors aux mains de propriétaires fortunés et couvre une superficie, dans le département de l’Ain, d’environ 20 000 hectares (49 420 acres). Le docteur Jules GUYOT, en 1868, enquêtant pour le gouvernement, relève que la production viticole représente alors 25% du produit agricole du département. Les communes de Virieu-le-Grand et de Montagnieu sont des sites emblématiques de la zone géographique. Les producteurs ont développé leur produit à partir du cépage altesse B, dénommé localement « roussette ». La « Roussette du Bugey » doit d’ailleurs son nom à la couleur rousse que prennent les grains de raisins à maturité complète. Le cépage altesse B, auquel l’ampélographe P. Galet accorde une grande ressemblance avec le cépage furmint B de Hongrie, aurait été introduit dans les régions de l’Ain et de Savoie, au cours du XIVème siècle, à partir de Chypre par les ducs de Savoie alliés à la famille de Lusignan, qui régnait alors sur l’île. La création, en 1888, d’une école de greffage à Virieu-le-Grand, favorise la mise en pratique, par les vignerons de la région, des pratiques de replantation après la crise phylloxérique. En 2010, 80% des vins sont commercialisés par vente directe essentiellement dans des exploitations familiales. Les volumes produits restant faibles, la vente directe à la propriété s’est fortement développée ainsi que la distribution en direction des grands bassins de consommation proches tels que la région de Bourg-en-Bresse, le Lyonnais et le Genevois.
CLIMAT ET SOLS
La zone géographique s’étend sur un ensemble de petites montagnes accidentées, entaillées par des vallées étroites que dominent le Grand Colombier et ses 1534 mètres (5 033 pi) d’altitude. Dans un paysage marqué par la présence prégnante de la forêt et de larges bosquets, recouvrant crêts et pentes, le vignoble s’insère dans un ensemble de clairières, à l’orientation majoritairement sud/sud-est à sud/sud-ouest, et de dômes morainiques façonnés lors des glaciations du Quaternaire. La zone géographique est située en région Rhône-Alpes. Elle s’étend au sud-est du département de l’Ain, au cœur du triangle constitué par les villes de Lyon, Grenoble et Genève. Le pays du « Bugey », à la pointe méridionale du massif jurassien, est lové dans une boucle du fleuve Rhône. Les villes principales en sont Ambérieu-en-Bugey, Belley et Culoz. La zone géographique couvre le territoire de 67 communes qui abritent, comme ont coutume de dire les bugistes : « un tout petit vignoble au cœur d’une grande région naturelle ». Le vignoble occupe des situations géologiques bien différentes. Celles-ci résultent du plissement, à l’ère Tertiaire, pendant le soulèvement alpin, de la chaîne du Jura qui s’organise en un système complexe de plis et de failles. Le relief est façonné au Quaternaire sous l’action des glaciers alpins qui recouvrent l’ensemble de la région. L’aire parcellaire précisément délimitée pour la récolte des raisins classe les parcelles situées sur des fortes pentes reposant tant sur les formations calcaires et marneuses (calcaires argileux) du Jurassique ou du Crétacé inférieur, que sur des molasses (dépôts marins issus de l’érosion des Alpes) du Miocène et recouvertes d’éboulis argilo-calcaires ou sur les pentes douces des moraines glaciaires. Le site de « Virieu-le-Grand », amphithéâtre exposé vers l’orient, est niché au pied de massifs calcaires élevés, et son vignoble, bien abrité est implanté sur des marnes argilo-calcaires.
Au sud-ouest, en bordure du Rhône, le vignoble de « Montagnieu » est installé au pied des reliefs de calcaires jurassiques, sur de magnifiques coteaux dont les fortes pentes sont exposées au sud et présentent des sols argilo-calcaires peu profonds, avec quelquefois affleurement de la roche-mère.
Le climat est océanique, avec des précipitations annuelles abondantes et régulières, de 1 100 millimètres à 1 300 millimètres (43,3 et 51,2 po). La zone géographique reste cependant sous les influences méridionale et continentale. Si les hivers sont longs et parfois rigoureux, la zone géographique connaît également des étés chauds. Dans ce contexte, l’orientation et l’altitude prennent une grande importance pour offrir à la vigne des sites favorables à la maturité des raisins.
DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
a) – La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département de l’Ain, sur la base du code officiel géographique de l’année 2024 :
L’Abergement-de-Varey, Ambérieu-en-Bugey, Ambléon, Andert-et-Condon, Anglefort, Arboys-en-Bugey(uniquement pour la partie correspondant au territoire de l’ancienne commune d’Arbignieu), Argis,Artemare, Arvière-en-Valromey (uniquement pour la partie correspondant au territoire de l’anciennecommune de Chavornay), Belley, Bénonces, Bohas-Meyriat-Rignat, Bolozon, Boyeux-Saint-Jérôme,Brens, Briord, Cerdon, Ceyzeriat, Ceyzérieu, Chanay, Chazey-Bons, Cheignieu-la-Balme, Contrevoz,Conzieu, Cressin-Rochefort, Culoz-Béon, Cuzieu, Flaxieu, Groslée-Saint-Benoit, Izieu, Journans,Jujurieux, Lagnieu, Lavours, Lhuis, Magnieu, Marignieu, Massignieu-de-Rives, Mérignat, Montagnieu,Parves et Nattages, Peyrieu, Pollieu, Poncin, Rossillon, Saint-Alban, Saint-Germain-les-Paroisses, Saint-Jean-le-Vieux, Saint-Martin-de-Bavel, Saint-Martin-du-Mont, Saint-Sorlin-en-Bugey, Seillonnaz,
Talissieu, Torcieu, Tossiat, Valromey-sur-Séran (uniquement pour la partie correspondant aux territoiresdes anciennes communes de Belmont-Luthézieu et Vieu), Vaux-en-Bugey, Villebois, Virieu-le-Grand,Virignin et Vongnes.
b) – Pour la dénomination géographique complémentaire « Montagnieu », la récolte des raisins, lavinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du départementde l’Ain, sur la base du code officiel géographique de l’année 2024 : Briord, Montagnieu et Seillonnaz.
c) – Pour la dénomination géographique complémentaire « Virieu-le-Grand », la récolte des raisins, lavinification et l’élaboration des vins, sont assurées sur le territoire de la commune de Virieu-le-Grand dans le département de l’Ain, sur la base du code officiel géographique de l’année 2024.
Modifications du 01/09/2027
Source: wikipedia.org
PRINCIPAUX CÉPAGES
Altesse B
RENDEMENTS MAXIMAUX
– Le rendement butoir est fixé à 65 hectolitres par hectare.
CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES
.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12,5 %. Les vins respectent, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.
CARACTÉRISTIQUES VITICOLES
-Densité de plantation. – Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5000 pieds par hectare. – Toutefois, les vignes plantées selon des courbes de niveau présentent une densité minimale à la plantation de 4500 pieds par hectare.
L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,50 mètres et l’écartement entre les pieds sur unmême rang est compris entre 0,80 mètre et 1,30 mètre.
Pour les vignes dont la densité à la plantation est égale ou supérieure à 6 000 pieds par hectare,l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,70 mètre et 1,30 mètre.
Modifications du 01/09/2025
– Règles de taille. Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes : – taille courte à coursons pour les vignes conduites en gobelet (à 4 ou 5 bras avec des coursons à 2 rameaux fructifères), cordon de Royat double, cordon de Royat unilatéral : le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à 10 ;
– tailles mixtes ou longues en Guyot simple ou Guyot double : le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à 16.
Le traitement à l’eau chaude des plants standards et des plants issus de pépinières privées estobligatoire.Ajout du 01/09/2025
AUTRES CARACTÉRISTIQUES
DÉNOMINATIONS GÉOGRAPHIQUES COMPLÉMENTAIRES
Les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires peut être réglementée par les états membres sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par les dénominations géographiques complémentaires « Montagnieu » et « Virieu-le- Grand » selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.
Dernière modification du cahier des charges : 01/09/2025
BUGEY AOP
Source: Vin du Bugey
L’APPELLATION
L’appellation Bugey est réservée aux vins tranquilles, aux vins mousseux de qualité, aux vins mousseux de qualité́ de type aromatique et aux vins pétillants élaborés sur le territoire de certaines communes du département de l’Ain.
HISTOIRE
Déjà cultivée lors de l’occupation romaine, la vigne a tenu, de tous temps, une place prépondérante dans l’économie de la région. Sous l’impulsion des moines, puis de riches propriétaires fonciers, le vignoble bugiste connaît son plus grand développement entre les années 1830 et 1870. Il est alors aux mains de propriétaires fortunés et couvre une superficie, dans le département de l’Ain, d’environ 20 000 hectares (49 420 acres) . Le docteur Jules GUYOT, en 1868, enquêtant pour le gouvernement, relève que la production viticole représente, alors, 25% du produit agricole du département.
La crise phylloxérique, accompagnée de la disparition des vignes, et les conséquences des guerres, par l’absence de main d’œuvre, conduisent à une mise en friche des sites viticoles et à la fermeture du paysage.
Devant cette perte du patrimoine, les producteurs se mobilisent pour sauvegarder des plants de vignes et les réimplantent dans les sites les plus adaptés. Cette mobilisation se concrétise par la naissance du syndicat des vignerons du Bugey en 1955.
Le vignoble du « Bugey » est réhabilité au cœur des îlots où subsistent, à la fois des usages et des hommes. Les producteurs recherchent la meilleure adéquation entre le cépage et ses sites de plantation, tout en s’appuyant sur un encépagement régional. Ils développent une production de vins tranquilles et de vins mousseux dont ils assurent le conditionnement et la commercialisation par vente directe. En 1958 l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure « Vin du Bugey » est reconnue.
Parmi les vins mousseux, ceux produits dans la région de Cerdon, de 1945 à 1958 sont connus sous la dénomination « Vins provenant du canton de Poncin ». Dans la dernière partie du XX ème siècle, les producteurs vont tout à la fois parfaire la maîtrise de cette méthode d’élaboration reconnue sous la mention « méthode ancestrale », et développer la méthode de seconde fermentation en bouteille avec adjonction d’une liqueur de tirage.
En 2010, le vignoble couvre environ 500 hectares (1 235 acres), pour une production moyenne annuelle de 27 000 hectolitres (713 265 US gallons). Cette production se répartit en 60% de vins mousseux et pétillants commercialisés en appellation d’origine contrôlée « Bugey », « Bugey » complété de la dénomination géographique complémentaire « Montagnieu », « Bugey » complété de la dénomination géographique complémentaire « Cerdon» complété obligatoirement par la mention « méthode ancestrale » et 40% de vins tranquilles rouges, blancs, et rosés, avec une majorité de vins blancs.
La commercialisation est assurée à 80 %, par vente directe, par des exploitations familiales.
CLIMAT ET SOLS
La zone géographique s’étend sur un ensemble de petites montagnes accidentées, entaillées par des vallées étroites que dominent le Grand Colombier et ses 1534 mètres (5 033 pi) d’altitude.
Dans un paysage marqué par la présence prégnante de la forêt et de larges bosquets, recouvrant crêts et pentes, le vignoble, réparti au cœur de trois ilots de production, s’insère dans un ensemble de clairières à l’orientation majoritairement sud/sud-est à sud/sud-ouest et de dômes façonnés par les glaciers.
La zone géographique apparaît ainsi comme une mosaïque de sites viticoles implantés au gré des pentes et des expositions. La vigne ne s’impose pas au premier regard mais surgit au détour d’une vallée.
Le vignoble du « Bugey » occupe des situations géologiques bien différentes. Celles-ci résultent du plissement, à l’ère Tertiaire pendant le soulèvement alpin, de la chaîne du Jura qui s’organise en un système complexe de plis et de failles. Le relief est façonné au Quaternaire sous l’action des glaciers alpins qui recouvrent l’ensemble de la région.
Au sud de la zone géographique, la région de Belley s’étend des contreforts du massif du Colombier jusqu’au rivage du Rhône. L’aire parcellaire précisément délimitée pour la récolte des raisins classe les parcelles situées sur les versants bien exposés, et présentant des sols bien drainés développés tant sur les formations calcaires et marneuses (calcaires argileux) du Jurassique ou du Crétacé inférieur que sur des molasses (dépôts marins issus de l’érosion des Alpes) du Miocène, des moraines glaciaires ou des alluvions anciennes.
A l’ouest de cet ensemble émerge l’îlot de « Manicle », petit vignoble perché sur un replat, à flanc de montagne, sur des sols d’éboulis calcaires.
Au sud ouest, en bordure du Rhône, le vignoble de « Montagnieu » est installé au pied des reliefs de calcaires jurassiques, sur de magnifiques coteaux dont les fortes pentes sont exposées au sud et présentent des sols argilo-calcaires peu profonds
La façade nord-ouest de la zone géographique se caractérise par des substrats calcaires et marneux, dans un environnement très accidenté. Le vignoble est implanté sur des parcelles dont les très fortes pentes exposées vers le sud et vers l’ouest dépassant 500 mètres (1 640 pi) en altitude.
Le climat est océanique, avec des précipitations annuelles abondantes et régulières, de l’ordre de 1 100 millimètres à 1 300 millimètres (43,3 et 51,2 po). La zone géographique reste cependant sous les influences méridionales et continentales : si les hivers sont longs et parfois rigoureux, la zone géographique connaît également des étés chauds.
Dans ce contexte, l’orientation et l’altitude prennent une grande importance pour offrir à la vigne des sites favorables à la maturité des raisins.
La zone géographique s’étend au sud-est du département de l’Ain, au cœur du triangle constitué par les villes Lyon-Grenoble-Genève, au sein de la région Rhône-Alpes. Le pays du « Bugey », qui forme la pointe méridionale du massif jurassien, est lové dans une boucle du fleuve Rhône. Les villes principales en sont Belley, Culoz et Ambérieu- en-Bugey. La zone géographique couvre le territoire de 68 communes qui abritent, comme ont coutume de dire les bugistes : « un tout petit vignoble niché au cœur d’une grande région naturelle ».
DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins tranquilles; la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants, sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de l’Ain : L’Abergement-de-Varey, Ambérieu-en-Bugey, Ambléon, Andert-et- Condon, Anglefort, Arbignieu, Argis, Artemare, Belley, Belmont, Bénonces, Béon, Bohas-Meyriat-Rignat, Bolozon, Boyeux-Saint- Jérôme, Brens, Briord, Cerdon, Ceyzériat, Ceyzérieu, Chanay, Chavornay, Chazey-Bons, Cheignieu-la-Balme, Contrevoz, Conzieu, Cressin-Rochefort, Culoz, Cuzieu, Flaxieu, Groslée, Izieu, Journans, Jujurieux, Lagnieu, Lavours, Lhuis, Magnieu, Marignieu, Massignieu- de-Rives, Mérignat, Montagnieu, Nattages, Parves, Peyrieu, Pollieu, Poncin, Pugieu, Rossillon, Saint-Alban, Saint-Benoît, Saint-Germain- les-Paroisses, Saint-Champ, Saint-Jean-le-Vieux, Saint-Martin-de- Bavel, Saint-Martin-du-Mont, Saint-Sorlin-en-Bugey, Seillonnaz, Talissieu, Torcieu, Tossiat, Vaux-en-Bugey, Vieu, Villebois, Virieu-le- Grand, Virignin et Vongnes.
Source: wikipedia.org
DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation : – pour la vinification et l’élaboration des vins tranquilles,
– pour la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants, est constituée par le territoire des communes suivantes :
– Département de l’Ain : Ambronay, Ambutrix, Aranc, Arandas, Armix, Bettant, Brégnier-Cordon, Brénaz, Ceignes, Certines, Challes-la- Montagne, Champagne-en-Valromey, Château-Gaillard, Cize, Cleyzieu, Colomieu, Conand, Corbonod, Corlier, Corvessiat, Douvres, Druillat, Evosge, Grand-Corent, Hautecourt-Romaneche, Hotonnes, Innimont, Izenave, Jasseron, La Burbanche, La Tranclière, Labalme, Lantenay, Leyment, Leyssard, Lhôpital, Lochieu, Lompnaz, Marchamp, Montagnat, Murset-Gélinieux, Neuville-sur-Ain, Nivollet- Montgriffon, Nurieux-Volognat, Oncieu, Ordonnaz, Pontd’Ain, Premeyzel, Ramasse, Révonnas, Saint-Bois, Sainte-Julie, Sault- Brénaz, Serrières-de-Briord, Serrières-sur-Ain, Seyssel, Songieu, Sonthonnax-la-montagne, Souclin, Saint-Denis-en-Bugey, Saint-Just, Saint-Rambert-en-Bugey, Saint-Vulbas, Surjoux, Sutrieu, Tenay, Thézillieu, Vieu-d’Izenave, Villereversure, Virieu-le-Petit ; – Département de la Savoie : Champagneux, Chanaz, Chindrieux, Jongieux, La Balme, Lucey, Motz, Ruffieux, Saint-Genix-sur-Guiers, Serrières-en-Chautagne, Vions, Yenne ; – Département de la Haute- Savoie : Bassy, Seyssel.
PRINCIPAUX CÉPAGES
altesse B, aligoté B, gamay N, jacquere B, chardonnay B, mondeuse N, mondeuse blanche B, poulsard N, molette B, pinot noir N, pinot gris G.
Vins blancs : – cépage principal : chardonnay B ; – cépages accessoires : aligoté B, altesse B, jacquère B, Mondeuse B, pinot gris G.
Vins rouges : gamay N, mondeuse N, pinot noir N
Vins rosés : – cépages principaux : gamay N, pinot noir N ; – cépages accessoires : mondeuse N, pinot gris G, poulsard N.
Vins mousseux ou pétillants blancs : – cépages principaux : chardonnay B, jacquère B, molette B ; – cépages accessoires : aligoté B, altesse B, gamay N, mondeuse B, pinot gris G, pinot noir N, mondeuse N, poulsard N.
Vins mousseux ou pétillants rosés : cépages principaux : gamay N, pinot noir N , – cépages accessoires : mondeuse N, pinot gris G, poulsard N.
– Les vins rouges sont issus obligatoirement d’un seul cépage. – Les vins tranquilles et les vins mousseux ou pétillants proviennent de l’assemblage de raisins selon les proportions définies ci-dessus. – Les vins susceptibles de bénéficier de la dénomination géographique « Cerdon » complétée par la mention « méthode ancestrale » ne peuvent être issus du seul cépage poulsard N.
RENDEMENTS MAXIMAUX
Rendement butoir (hectolitres par hectare) :
Vins blancs : 74,
Vins rouges issus du cépage gamay N : 68,
Vins rouges issus du cépage mondeuse N ou du cépage pinot noir N : 66,
Vins rosés : 72,
Vins mousseux ou pétillants blancs ou rosés : 78.
CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES
.
Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbon à usage oenologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.
Les vins mousseux et pétillants sont élaborés exclusivement par seconde fermentation en bouteille.
Les vins mousseux de type aromatique sont élaborés à partir d’un moût partiellement fermenté présentant lors du tirage en bouteille une teneur en sucres fermentescibles (glucose et fructose) supérieure ou égale à 40 grammes par litre. La fermentation est maîtrisée grâce à l’utilisation du froid et à l’élimination d’une partie de la population levurienne. L’ajout d’une liqueur de tirage est interdit. Le délai de conservation en bouteilles sur lies ne peut être inférieur à 2 mois.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.
CARACTÉRISTIQUES VITICOLES
– Densité de plantation Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare. Toutefois, les vignes plantées selon des courbes de niveau présentent une densité minimale à la plantation de 4 500 pieds par hectare. L’écartement entre les rangs est au maximum de 2,40 mètres et la distance entre les pieds sur un même rang est comprise entre 0,80 mètre et 1,30 mètre.
– Règles de taille Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes : – taille courte à coursons pour les vignes conduites en gobelet, cordon de Royat double, cordon de Royat unilatéral ; le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à 10 ; – tailles mixtes ou longues en Guyot simple ou Guyot double ; le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à 10 pour les cépages noirs et inférieur ou égal à 16 pour les cépages blancs et gris.
AUTRES CARACTÉRISTIQUES
DÉNOMINATION GEOGRAPHIQUES COMPLÉMENTAIRES
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par les dénominations géographiques complémentaires suivantes : » Cerdon », « Manicle », « Montagnieu », selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée, complété par la dénomination géographique complémentaire « Cerdon », est complété par la mention « méthode ancestrale » selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée est complété, pour les vins rouges, par l’une des indications suivantes, selon les dispositions fixées dans le cahier des charges : – « Pinot noir » ; – « Gamay » ; – « Mondeuse ».
Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
Dernière modification du cahier des charges : 12 février 2014
VIGNOBLES DU BUGEY
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE
Le vignoble du Bugey est situé au sud du département de l’Ain, entre le Jura au nord, la Savoie et la Haute-Savoie à l’est. Dans un paysage de petites montagnes accidentées recouvert de forêts et de prairies, le vignoble dispersé en îlots occupe la base des versants pentus les mieux exposés des chaînons méridionaux du massif du Jura. Il est implanté à une altitude qui varie entre 200 et 550 mètres. Dans la région de Belley, il s’éparpille des contreforts de la montagne du Grand Colombier jusqu’aux collines qui bordent la rive droite du Rhône. On peut produire des vins AOC Bugey dans 68 communes du département de l’Ain.
Le vignoble s’étend sur 470 hectares (1 160 acres) et produit 24 000 hectolitres (634 000 US gallons) de vin blanc, rosé et rouge et 60% de la production sont des vins effervescents.
On recense 70 explorations viticoles et il n’y a pas de coopératives. 30% des surfaces viticoles sont en agriculture biologique et 34% certifiées HVE (Haute Valeur Environnementale).
HISTOIRE
Certains historiens pensent que le vignoble existait en Gaule avant la conquête romaine. Peu d’écrits mentionnent la culture de la vigne jusqu’au Moyen Âge, hormis les vignobles des abbayes : Thézillieu, Ambronay et Manicle. Les surfaces viticoles atteignirent leur apogée aux environs de 1870. À cette date, certaines sources recensent 20 000 hectares dans l’Ain, dont 7 000 dans le Bugey. Puis le phylloxéra ravage les rangs. Le vignoble est gravement touché et décline pendant plusieurs décennies. La vigne se replie petit à petit, certes dans les meilleurs terroirs dans le Bugey et risque de disparaître totalement. Vers 1950, le colonel François Brillat-Savarin s’étonne qu’il n’y ait pas d’appellation pour les vins de la région. C’est le début d’une prise de conscience. Quelques personnalités bugistes lancent le projet de création d’un syndicat des vins. Il voit le jour le 4 avril 1955. Sa vocation : obtenir l’appellation d’origine.
En juillet 1955, la Fédération des V.D.Q.S. (vins délimités de qualité supérieure) accepte le classement du Bugey. L’espoir renaît. Mais Il reste encore beaucoup de travail à accomplir en raison du grand nombre de communes, de la diversité des terroirs, des altitudes et des expositions. Le premier arrêté de classement en VDQS ne paraît au journal officiel qu’en juillet 1958. Cela encourage une partie des paysans, auparavant majoritairement en polyculture, à continuer à se spécialiser en viticulture. Sans la création du syndicat puis de l’appellation, la vigne aurait probablement disparu dans le Bugey. Elle ouvre la voie à la reconstitution du vignoble. Celle-ci est lente. L’aire de l’appellation, très vaste, englobe 58 communes dans l’arrêté de 1963, puis 65. C’est un vignoble d’îlots comme le montre la carte. Parallèlement l’encépagement se simplifie. En 1920, le gastronome Curnonsky célébrait la perfection de la cuisine de Bresse et du Bugey. Il y avait une foule de cépages avec beaucoup d’hybrides. Les difficultés de ventes incitèrent quelques personnalités du monde viticole à réfléchir sur les possibilités de donner une orientation nouvelle au vignoble. Des concours de vin avaient démontré qu’on trouvait d’excellentes cuvées chez ceux qui avaient su conserver de bons cépages. En 1972, les viticulteurs du Bugey déposent une première demande visant à obtenir l’AOC. C’est un échec car elle est prématurée. Pendant toute cette période, la spécialisation des exploitations progresse : on replante en élimant certains cépages, notamment les hybrides. Quand les vignes entrent en production, l’agriculteur arrête d’autres productions, en particulier celle du lait, devenue incompatible avec le travail dans les vignes, à la cave et la vente des bouteilles. Il faut également investir dans les cuveries, les locaux pour stocker, et moderniser les outils de vinification. Une deuxième demande est déposée en 1987, étayée par un dossier étoffé. La commission d’experts se déplace en 1994 sur le terrain, afin d’évaluer les atouts et insuffisances du Bugey. La grande diversité de variétés de vignes et de vin freine l’avancée vers l’AOC. L’INAO exige par ailleurs un assemblage de cépages rouges pour les vins rouges. Or le syndicat s’oppose à cette excessive simplification. La surface et les volumes continuent de se développer : 5 845 Hl (154 408 US gallons) en 1973, 29 008 (766 310 US gallons) en 2000. Début 2002, la situation paraît bloquée. La réflexion avance pas à pas et le sur le cahier des charges s’étoffe.
Commemorative plaque at 14, place Henri-Bergson, Paris. Source: By Wikimedia Commons / Mu – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9954596
La commission « d’enquête accession » revient en juillet 2008 et formule plusieurs recommandations qui sont prises en compte. L’INAO donne finalement à l’AOC Bugey son feu vert le 28 mai 2009 pour l’AOC. Parallèlement, le Syndicat des vins du Bugey est reconnu Organisme de Défense et de Gestion.
CLIMATS, TOPOGRAPHIE ET SOL
Le climat est océanique, avec des précipitations annuelles abondantes et régulières, de l’ordre de 1 100 millimètres (43,3 po) à 1 300 millimètres (51,2 po). La zone géographique reste cependant sous les influences méridionales et continentales : si les hivers sont longs et parfois rigoureux, la zone géographique connaît également des étés chauds.
Les sols sont toujours à dominante calcaire et très variés. Ils sont soit constitués d’éboulis au pied des collines et des falaises, soit d’origine glaciaire, argileux parfois graveleux.
Dans cette belle région accidentée appelée « Jura méridional » par les géographes, les vignes sont installées entre 220 et 550 m (720 et 1 805 pi) d’altitude. Le point culminant, le Grand Colombier
(1 509 m / 4 951 pi), livre un vaste panorama sur les Alpes, depuis la Suisse jusqu’au Dauphiné.
PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES
La région viticole est sous-divisée en 3 sous-régions distinctes :
1) Les coteaux autour de Cerdon et jusqu’aux portes de Bourg-en-Bresse (portes du Bugey et Revermont)
2) Les coteaux longeant la rive droite du Rhône de Izieu à Vaux-en-Bugey en passant par Montagnieu.
3) Les coteaux aux alentours de Belley (des portes du Valromey à Belley)
Source: Par Stephane8888 (Stephane8888 on the french wiktionary) — Travail personnel (Personal work), CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/
CÉPAGES PRINCIPAUX ET STYLES DE VIN
Depuis 2009, l’AOC « Bugey » est accordée, après agrément par un comité de dégustation, aux vins tranquilles blancs, rouges et rosés et aux vins mousseux ou pétillants blancs et rosés. Les principaux cépages sont pour les blancs : chardonnay, l’altesse et pour les rouges, le gamay, le pinot noir et la mondeuse. Les cépages secondaires sont pour les rouges, le poulsard et pour les blancs : aligoté, mondeuse blanche, pinot gris, jacquère et molette.
LES AOPs DU BUGEY
On recense deux AOPs dans le Bugey. Le nom de l’appellation peut être complété par trois dénominations géographiques : « Manicle » pour les vins tranquilles blancs et rouges « Montagnieu » pour les vins tranquilles rouges, les vins mousseux ou pétillants blancs « Cerdon » pour les vins mousseux rosés de type aromatique
Quant à l’AOC « Roussette du Bugey », elle est réservée aux vins blancs tranquilles issus du seul cépage altesse. Elle peut être complétée par les dénominations géographiques de « Montagnieu » ou « Virieu-le-Grand ».
L’appellation d’origine contrôlée « Roussette de Savoie » complétée ou non par une dénomination géographique complémentaire est réservée aux vins tranquilles blancs élaborés sur le territoire de certaines communes des départements de la Savoie et de l’Isère.
HISTOIRE
La présence du cépage altesse B est attestée en Savoie au XIVème siècle. Etabli tout d’abord sur les coteaux en terrasse, sur les communes de Jongieux et Lucey, le vin qui en est issu est alors réservé à la table des princes. Le vignoble porte le nom de « Marestel » conséquence de l’anoblissement de Claude MARESTE, conseiller du duc EMMANUEL PHILIBERT DE SAVOIE en 1563.
Le vin est alors identifié sous le nom de « Roussette », en référence à la couleur rousse que prennent les baies à maturité. Plusieurs auteurs décrivent alors le développement de vins de qualité produits sur des vignes seigneuriales et bourgeoises à côté des vignes paysannes jusqu’au XIXème siècle. Ainsi, A. COSTA de BEAUREGARD publie, en 1774, un essai sur l’agriculture dans lequel il évoque le cépage altesse B.
Le cépage altesse s’il présente une certaine fragilité notamment face aux champignons parasites, est néanmoins capable d’atteindre un niveau de maturité élevé lorsque les conditions du milieu permettent à cette période de se prolonger. Si la zone géographique s’étend sur les deux départements savoyards, quatre sites présentant ces conditions particulièrement favorables à la culture du cépage altesse B sont identifiés par les consommateurs et reconnus par les dénominations géographiques complémentaires suivantes : « Frangy », « Marestel », « Monterminod », « Monthoux ».
Avec l’arrivée du chemin de fer et la fin de l’indépendance, la seconde moitié du XIXème siècle est marquée par la concurrence de vins français, notamment ceux provenant du Sud. Cette concurrence se traduit par une période de mévente, notamment au début du XXème siècle. Au cours de l’Entre-deux-guerres, seules les petites exploitations survivent mais n’exploitent plus que la moitié du vignoble.
Au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, les paysans-vignerons s’organisent afin de moderniser les méthodes de culture et de production. Ainsi les producteurs s’unissent en syndicats locaux et créent 4 caves- coopératives.
Depuis la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée, en 1973, le vignoble a évolué tout en maintenant ses méthodes traditionnelles de culture.
Cette dynamique, au sein des dénominations géographiques complémentaires, a contribué à développer la notoriété de l’appellation d’origine contrôlée « Roussette de Savoie », élaboré à partir du seul cépage altesse B, tout en favorisant la reconquête de sites à haute valeur agricole et paysagère. La structure même des exploitations plutôt familiales transmises sur plusieurs générations permet le maintien d’un tissu agricole rural.
Dans ce contexte, les vignerons ont eu tendance à développer la vente directe de leur produit.
CLIMAT ET SOLS
Le vignoble s’égrène en arc de cercle sur les contreforts du massif alpin, de Thonon-les-Bains, au nord, jusqu’à l’ouest d’Albertville au sud, en passant par Frangy, le Lac du Bourget, le sud de Chambéry pour remonter dans la Combe de Savoie. Il est situé dans les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et sur une frange au nord de l’Isère.
La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire de 52 communes.
Le vignoble occupe plusieurs situations géologiques bien différentes : – L’avant-pays savoyard, correspondant à la grande dépression péri-alpine, comblée par des molasses (dépôts marins issus de l’érosion des Alpes à l’ère tertiaire), souvent masquées par des alluvions récentes ou sur-creusées par les glaciers quaternaires, ce dont témoignent les lacs Léman ou du Bourget ; – Des plis jurassiens ennoyés dans les molasses ; ils forment les reliefs les plus à l’ouest du massif (Dent du Chat, Chautagne), d’orientation générale nord-sud ; – Les vallées et dépressions alpines dans leur traversée des Alpes externes calcaires (vallée de l’Arve, cluse de Chambéry et combe de Savoie).
Les différents sites viticoles occupent des formations géologiques généralement récentes, issues de l’érosion intense du massif alpin, toujours active de nos jours : – les alluvions quaternaires sablo-graveleuses des rivières alpines torrentueuses, notamment en bordure du lac Léman ;
– les moraines glaciaires datant du quaternaire ancien, formant des placages en piémont ou à flanc de vallée ; – les éboulis post-glaciaires empâtant le pied des reliefs (Monterminod, Combe de Savoie) ; – les molasses tertiaires (Frangy) ; – Enfin, les substrats issus de l’écroulement du Mont-Granier, résultant d’un accident géologique récent (1248) et remaniant des marnes (calcaires argileux) et calcaires crétacés.
Affleurent aussi, localement, des roches plus anciennes, non recouvertes par les épandages récents, principalement des marnes et calcaires du Jurassique supérieur (Marestel, Monthoux).
Le climat présente des tendances océaniques, sous l’influence des vents d’ouest qui apportent humidité et variation de températures modérée. Il est cependant soumis à des influences continentales et méridionales. Les flux du nord apportent périodiquement des froids secs. Les flux du sud apportent la douceur. La topographie module ces influences.
L’humidité liée au climat est renforcée par la présence de réserves hydriques (lacs, neige et glace), à l’origine d’un important réseau hydrographique permanent. L’ensoleillement est de l’ordre de 1 600 heures par an avec une arrière-saison chaude.
Les orientations des vignobles sont sud et sud-est, ou ouest. Ces éléments, relief, altitude, exposition au soleil, variation verticale des températures, déterminent de nombreuses variantes climatiques au sein desquelles le vignoble s’établit en îlots plus ou moins importants.
DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
a) – La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique de l’année 2020 :
– dans le département de l’Isère : Chapareillan ; – dans le département de la Savoie : Apremont, Arbin, Barby, Billième, Le Bourget-du-Lac, Brison-Saint- Innocent, Challes-les-Eaux, Chanaz, Chignin, Chindrieux, Cruet, Entrelacs (uniquement pour la partie correspondante au territoire de l’ancienne commune de Saint-Germain-la-Chambotte), Fréterive, Jongieux, Lucey, Montmélian, Motz, Myans, Porte-de-Savoie, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint- Jean-de-Chevelu, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Jeoire-Prieuré, Saint-Pierre-d’Albigny, Serrières-en- Chautagne et Yenne ; – dans le département de Haute-Savoie : Ayse, Ballaison, Bassy, Bonneville, Challonges, Chaumont, Chessenaz, Clarafond-Arcine, Desingy, Douvaine, Franclens, Frangy, Loisin, Marignier, Marin, Massongy, Musièges, Publier, Sciez, Thonon-les-Bains, Usinens, Vanzy et Ville-la-Grand.
b) – Pour chacune des dénominations géographiques complémentaires, la récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes :
L’utilisation de pressoirs continus est interdite.
Le chai de vinification est doté d’un dispositif de suivi des températures de vinification.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.
CARACTÉRISTIQUES VITICOLES
Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds à l’hectare avec un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,50 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang égal ou supérieur à 0,80 mètre. Pour les vignes dont la densité à la plantation est égale ou supérieure à 6 000 pieds à l’hectare, l’écartement entre les pieds sur un même rang est au moins égal à 0,70 mètre.
Les vins proviennent des vignes taillées annuellement : – soit en taille courte (conduite en gobelet, éventail, cordon de Royat) avec un maximum de 4 coursons par pied. Chaque courson porte un maximum de 2 yeux francs. Lors du rajeunissement d’une parcelle de vigne conduite en cordon de Royat, le nombre d’yeux francs par pied est inférieur ou égal à 8. – soit en taille longue (Guyot simple ou Guyot double), avec un maximum de 12 yeux francs par pied.
AUTRES CARACTÉRISTIQUES
DÉNOMINATIONS GÉOGRAPHIQUES COMPLÉMENTAIRES
Le nom de l’AOC peut être complété par les dénominations géographiques complémentaires suivantes, selon les dispositions fixées dans le cahier des charges :«Frangy », « Marestel », « Monterminod », Monthoux »
a) – Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
b) – L’indication du cépage est inscrite sur les étiquettes en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, sont inférieures au deux tiers de celles des caractères du nom de l’appellation d’origine contrôlée.
Dernière modification du cahier des charges : 31 août 2021
SEYSSEL AOP
Source: Vin de Savoie
L’APPELLATION
L’appellation Seyssel est réservée aux vins tranquilles blancs secs et aux vins mousseux de qualité élaborés sur le territoire des communes suivantes :
département de l’Ain : Corbonod et Seyssel ;
département de la Haute-Savoie : Seyssel.
HISTOIRE
Antoine DUFOURNET rapporte dans son ouvrage sur « Seyssel », qu’il est fait mention officielle de la vigne et des vins de « Seyssel », pour la première fois, en 1145. Le vignoble se développe au début du XIVème siècle, avec les moines d’Arvières, pour atteindre son développement maximum au XVIIIème siècle. Au XVIème siècle, des notifications de vignes dans les contrats de vente ou de mariage témoignent de l’importance de cette spéculation. Dans une statistique de 1782, la vigne est mentionnée comme une culture importante sur les bords du Rhône et sur le versant droit de la vallée des Usses (affluent du fleuve). « Seyssel Savoie » et « Seyssel France », ainsi qu’on nommait les deux cités jumelles avant le rattachement de la Savoie à la France en 1860, sont donc avec Corbonod une terre d’élection de la culture de la vigne depuis une époque ancienne.
Les documents du début du XIXème siècle montrent que les vins de « Seyssel » se déclinent déjà en vins blancs tranquilles et mousseux et font l’objet de notes de dégustation particulièrement enthousiastes de la part des chroniqueurs éclairés de l’époque.
En 1927, les producteurs des communes de Seyssel et Corbonod décident de s’unir pour obtenir une délimitation judiciaire et légale de leur vignoble et les appellations d’origine contrôlées « Seyssel » et « Seyssel mousseux » sont ainsi reconnues en 1942.
Les producteurs seyssellans ont adapté les deux cépages principaux à la nature des substrats de leur territoire. Le cépage altesse B est implanté préférentiellement sur les moraines. Le cépage molette B préfère les sols sur molasse sableuse.
Sous le nom de l’appellation « Seyssel » sont produits des vins tranquille blancs, élaborés avec le cépage molette B ou le cépage altesse B, et des vins mousseux élaborés par seconde fermentation en bouteille à partir d’un assemblage où domine généralement le cépage molette B.
Les producteurs sont à la tête d’exploitations viticoles de petite taille. Ils s’attachent à maîtriser la charge en raisins en conduisant les vignes en taille courte. Les parcelles délimitées sont cultivées en accordant un intérêt particulier à l’entretien des surfaces, maintenant ainsi un paysage soigné. Ils évitent notamment le développement de zones de friches et remplacent les pieds manquants. De même, les pratiques d’enherbement se développent.
Si la majorité des producteurs commercialisent eux-mêmes leur vin, une part d’entre eux fait appel au négoce local. La vente directe représente 60 % des volumes. Chaque exploitation possède un chai de vinification et dispose d’un caveau pour l’accueil de la clientèle. Deux entreprises de négoce assurent de leur coté, la distribution des vins de « Seyssel » dans une zone de chalandise qui reste surtout régionale.
En 2009, la production reste confidentielle. Le vignoble couvre une superficie de 90 hectares (222 acres) pour une production de 3 500 hectolitres (92 460 US gallons). Les vins mousseux représentent 40 % de ce volume.
CLIMAT ET SOLS
La zone géographique s’étend sur les deux rives du Rhône, là où celui-ci traverse les reliefs orientaux du Jura, à 40 kilomètres (25 mi) en aval de Genève et du lac Léman. Elle est dominée, à l’ouest, par la chaîne du Grand Colombier, crêt jurassien de direction nord-sud culminant à 1534 mètres d’altitude et, à l’est, par le Gros Foug, d’altitude dépassant 1000 mètres (3 280 pi). La zone géographique s’étend sur le territoire de 3 communes : Corbonod et Seyssel dans le département de l’Ain, et Seyssel dans le département de la Haute Savoie. En effet, la commune de Seyssel, occupant les deux rives du Rhône, est à cheval sur 2 départements. Dans le contexte de plissements affectant des formations sédimentaires du Jurassique, responsables des principaux reliefs du Jura, les dépressions sont comblées par des « molasses », formations issues de l’érosion du massif alpin à l’ère Tertiaire et constituées de grès à ciment calcaire ou de marnes (calcaire argileux). Les « molasses » n’affleurent que dans les versants à forte pente et sont le plus souvent recouvertes par des moraines, formations glaciaires mises en place au Quaternaire par les glaciers alpins. Celles-ci sont composées principalement de sables argileux, mêlés soit de graviers, soit de blocs.
Au pied du Grand Colombier, des éboulis peuvent enrichir les sols en fragments de calcaire. Les sols développés sur ces formations sont peu évolués, extrêmement divers, tant dans leur nature que dans leur profondeur, compte tenu de la variété des substrats, et souvent instables, sensibles à l’érosion. Ces sols sont représentés par des sols bruns argileux, parfois lourds, sur les formations glaciaires et des sols squelettiques plus légers et filtrants sur molasse sableuse. L’importance des remaniements (colluvionnement, glissements) génère quantité de sols intermédiaires entre ces deux types.
Le climat est à tendance océanique, subissant cependant des influences méridionales et continentales. Les précipitations, relativement abondantes, sont réparties de façon régulière sur les différents mois de l’année (1 100 millimètres à 1 300 millimètres (43,3 et 51,2 po) sur environ 150 jours). Si les hivers sont longs et parfois rigoureux, la zone géographique connaît également des étés chauds. Avec une moyenne de 1 800 heures d’ensoleillement et une valeur moyenne des températures se situant autour de 10°C (50 oF), le climat correspond à celui de la limite septentrionale de la vigne.
Le Grand Colombier joue un rôle climatique notable en stoppant les perturbations océaniques et en conduisant les flux d’air tantôt froids descendant de la plaine suisse, tantôt tempérés remontant du Bas-Dauphiné. Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins se situent à des altitudes comprises entre 200 mètres et 400 mètres (655 et 1 310 pi), sur les reliefs vigoureux taillés dans les « molasses » et leur couverture morainique. Surplombant le Rhône, elles évitent les versants les plus hauts, très abrupt, qui sont voués au développement des surfaces boisées. L’implantation des vignes dans des pentes parfois fortes assure un assure un drainage les préservant d’éventuels excès hydriques.
DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins, la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux sont assurés sur le territoire des communes suivantes : département de l’Ain : Corbonod et Seyssel et du département de la Haute-Savoie : Seyssel.
Source: https://www.ain-tourisme.com
DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins tranquilles, pour la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux est constituée par le territoire des communes suivantes :
département de la Savoie : Chanaz, Chindrieux, Conjux, Motz, Ruffieux, Saint-Pierre-de- Curtille, Serrières-en-Chautagne et Vions
département de la Haute-Savoie : Bassy, Challonges, Chaumont, Chêne-en-Semine, Chessenaz, Chilly, Clarafond-Arcine, Clermont, Contamine-Sarzin, Desingy, Droisy, Eloise, Franclens, Frangy, Marigny-Saint-Marcel, Menthonnex-sous-Clermont, Musièges, Rumilly, Saint-Germain- sur-Rhône, Sales, Usinens, Val-de-Fier, Vallières et Vanzy.
PRINCIPAUX CÉPAGES
altesse B, chasselas B, molette B
a) – Les vins tranquilles sont issus du cépage altesse B.
b) – Les vins tranquilles susceptibles de bénéficier de l’indication « molette » sont issus du cépage molette B.
c) – Les vins mousseux sont issus des cépages suivants : altesse B, chasselas B, molette B.
La cuvée destinée à l’élaboration des vins mousseux est constituée avec : – un minimum de 10 % de vins de base issus du cépage altesse B ; – et un minimum de 75 % de vins de base issus du cépage molette B.
RENDEMENTS MAXIMAUX
Vins tranquilles : 62 hectolitres par hectare
Vins mousseux : 78 hectolitres par hectare
Vins tranquilles suivis de l’indication « molette » : 71 hectolitres par hectare
CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES
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Pratique œnologique spécifique L’utilisation de pressoirs continus est interdite. Les vins mousseux sont élaborés par seconde fermentation en bouteille.
CARACTÉRISTIQUES VITICOLES
Densité de plantation Les vignes présentent une densité minimale de 6 000 pieds à l’hectare. Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre. Taille – Les vignes sont taillées annuellement en taille courte (conduite en gobelet, éventail, cordon de Royat simple ou double) avec un maximum de 6 coursons par pied. Chaque courson porte un maximum de 2 yeux francs. – Lors du rajeunissement d’une parcelle de vigne conduite en cordon de Royat, le nombre d’yeux francs par pied est inférieur ou égal à 12.
AUTRES CARACTÉRISTIQUES
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété de l’indication « molette » selon les dispositions fixées dans le cahier des charges. L’indication « molette » figure sur les étiquettes obligatoirement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
Le terme « demi-sec » figure obligatoirement sur l’étiquetage des vins tranquilles issus du cépage altesse B, conformément aux normes analytiques fixées dans le cahier des charges.
L’indication du cépage est inscrite sur les étiquettes en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, sont inférieures aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
Les vins mousseux sont élaborés par seconde fermentation en bouteille. La durée de conservation en bouteilles sur lies ne peut être inférieure à 9 mois.
Dernière modification du cahier des charges : 18 juillet 2016
VIGNOBLES DE SAVOIE
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE
Le vignoble de Savoie est une région viticole française qui s’étend essentiellement sur les départements de la Savoie (28 communes) et de la Haute-Savoie (24 communes), plus deux communes de l’Ain (Corbonod et Seyssel) et une de l’Isère (Chapareillan).
Il s’étend sur les contreforts du massif des Alpes, du lac Léman au nord à la vallée de l’Isère au sud, le long d’une ligne en forme d’un arc de cercle qui part de Thonon-les-Bains, suit la rive sud du lac Léman, la rive gauche du Rhône, les rives du lac du Bourget, passe par la Cluse de Chambéry et se termine dans la remontée de la Combe de Savoie vers Albertville. Excentrée, la Côte d’Arve, sur la rive droite de l’Arve entre la ville de Bonneville et celle de Marignier fait également partie de la zone géographique.
La région viticole s’étend sur 2 050 hectares (5 065 acres) qui produisent 115 000 hectolitres (3,0 M d’US gallons) de vin soit environ 15 millions de bouteilles. Les vins blancs sont majoritaires et représentent 70% de la production, les vins rouges 20%, les rosés 6% et les mousseux 4%. La grande distribution et le CHR représentent la majorité de la vente et les exportations 10%. Les maisons de négoce représentent 46% de la ventes les producteurs indépendants 39% et les coopératives 14%.
HISTOIRE
La culture de la vigne en Savoie se développe dès l’Antiquité. Des auteurs tels que Pline et Columelle en font déjà état au 1er siècle avant J.C. Les Phocéens puis les Romains sont les inspirateurs du vignoble de Savoie. Au Moyen Âge (476 – 1492), l’Eglise possède un des plus importants patrimoines fonciers. Les moines procèdent alors à un travail de dénomination des surfaces du vignoble savoyard. Mais la quête de connaissance des moines ne s’arrête pas là. On assiste aux premières expériences en matière de viticulture et de vinifications. En résulte une progression notable dans la qualité des vins.
La transition entre Moyen Âge et la Révolution française (XVIe -XVIIIe siècles) entraîne des modifications dans la répartition du vignoble. L’abolition progressive du servage engendre une fragmentation des terres et une extension des surfaces viticoles. Entre le XVIème et le XVIIIème siècles, les vignobles se déclinent des plaines jusqu’à des versants de plus de
1 000 mètres d’altitude. Afin de limiter cette progression et dans un souci de qualité, le duc Emmanuel Philibert instaure par un édit de 1559 le ban des vendanges. Cette mesure visant à favoriser la récolte des raisins à bonne maturité.
Cependant la vigne étant une culture plus rémunératrice que les autres, il fut difficile de juguler l’enthousiasme des paysans. En découla une période de surproduction en Savoie jusqu’à la moitié du XVIIIème siècle. C’est le marquis Costa de Beauregard qui, devant ce constat, évoqua toute l’importance d’une taille critique pour le vignoble et d’une vraie différenciation entre le métier de paysan et celui de vigneron. De manière générale, la révolution de 1789 eut des répercutions favorables sur le développement de la vigne en Savoie. L’accession des fermiers à la propriété par le rachat de vignobles devenus biens nationaux réduisit le métayage agricole et généralisa la culture de la vigne par les propriétaires. Cette évolution se traduisit par un soin accru apporté au vignoble. 1860, le rattachement de la Savoie à la France eut des conséquences moindres. Les vins entrèrent directement en concurrence avec les vins du Midi. L’arrivée du phylloxéra en Savoie, en 1877, occasionna des ravages considérables comme dans l’ensemble de l’Hexagone. Malgré l’arrivée de ce fléau, la surface du vignoble resta constante. Et pour cause, la technique du greffage sur porte-greffe américains, ayant été découvert fin des années 1880, s’accompagna d’un vaste mouvement de replantation. Ce dernier fut motivé par les prix élevés consécutifs à la réduction du vignoble méditerranéen et donc compensa les destructions dues au phylloxéra. La reconstruction du vignoble s’accompagna de profondes transformations. Notamment dans la structure foncière puisque la crise contribua à l’élimination presque totale de l’aristocratie viticole. La privation du revenu de leurs vignes pendant 10 ans entraîna une revente massive pour chercher ailleurs des placements moins risqués. Au niveau de la culture de la vigne, Mr Fleury-Lacoste, alors président de la société centrale d’agriculture, fit paraître un guide pratique des nouveaux procédés de la taille de la vigne et le XIXème siècle s’achève donc sur une véritable renaissance du vignoble savoyard dûe en grande partie aux recherches sur la mise en valeur des procédés de culture. Dans les années 60, c’est l’avènement des sports d’hiver. Le vignoble bénéficie naturellement de cette manne touristique qui lui apporte une visibilité et un débouché commercial sans précédent. Cette période est aussi celle des reconnaissances en AOC Savoie et Roussette de Savoie (1973) alors même que l’AOC Seyssel a déjà obtenu le sésame depuis plus de 30 ans (1942). Au XXème Siècle, la Première Guerre Mondiale aura d’importantes répercussions sur la viticulture, notamment à cause du manque de main- d’œuvre. Dans les années 30, la crise frappe à nouveau le secteur, dénatalité et urbanisation engendrent un nouveau recul. La Seconde Guerre Mondiale impliqua de nombreuses réductions de surfaces mais l’impact sera toutefois plus modéré que les prévisions. Jusqu’au début des années 90, c’est « l’âge d’or » des Vins de Savoie. En 1992, les Jeux Olympiques d’Albertville apportent un éclairage supplémentaire sur le vignoble. Les concours agricoles et viticoles battent leur plein et les récompenses pleuvent sur l’un des plus petits terroirs de France. Couronnés de 3 AOC, les vins de Savoie semblent à leur apogée, mais c’est sans compter sur une consommation nationale du vin en baisse. Et également des vignobles concurrents qui ont su anticiper ce phénomène en augmentant leur qualité. En une petite décennie le vignoble connaît une baisse de sa réputation, qui l’enferme dans des vins de consommation rapides, peu concentrées et non taillés pour la garde. Les années 2000, marquent un tournant décisif vers la quête de la qualité et de la reconnaissance des vins de Savoie. La stratégie de reconquête se met en place, grâce aux itinéraires techniques, au contrôle et au suivi de la production mais aussi à la communication et à la recherche de nouveaux marchés.
Le marquis Costa de Beauregard Source: By Creator:Benoît Molin – Joconde database: entry 10480001588, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/
CLIMATS, TOPOGRAPHIE ET SOL
Le climat est continental à influences méridionales et océaniques. Les précipitations sont soumises aux vents d’ouest et de sud-ouest. Le vignoble, implanté sur la face ouest du massif alpin, est soumis à des précipitations fortes supérieures à 1 000 millimètres (39,4 po) par an. Le relief, l’altitude et l’exposition au soleil déterminent de nombreuses variantes climatiques.
Les sols sont le résultat des évolutions géologiques de la naissance des Alpes voire pour certains secteurs de la chaine du Jura sur les territoires de Chautagne.
La grande majorité des sols est composée de calcaires (on en dénombre de nombreuses variétés) mais on peut les décrire comme des « éboulis calcaires » qui en tombant des montagnes forment ce terroir très propice aux vins blancs. Nous retrouvons aussi des sols composés de moraines glaciaires, vestiges d’anciens glaciers qui en se retirant ont raboté le fond des vallées. Également des veines d’argile comme sur le secteur d’Arbin reconnu pour ses rouges de grande garde. On trouve aussi marnes, des quartz, des schistes
En Savoie, on élabore sous l’A.O.C Savoie ou Vin de Savoie : des vins tranquilles blancs, rouges, rosés, des vins mousseux et pétillants blancs et rosés sur 56 communes et sous l’A.O.C Roussette de Savoie : des vins blancs de cépage altesse sur 52 communes.
Les cépages jacquère, roussanne et altesse sont les cépages blancs dominants. La mondeuse noire est le cépage rouge typique de la Savoie.
L’appellation Vin de Savoie / Savoie est réservée aux vins tranquilles secs blancs, rosés et rouges, aux vins mousseux de qualité et aux vins pétillants
HISTOIRE
Dès le 1er siècle, Columelle cite l’allobrogicum comme un vin renommé, et Pline parle de la vigne «vitis allobrogica», probablement proche du cépage mondeuse N et mondeuse B. De nombreux textes témoignent du développement des vignes «chrétiennes» jusqu’au XVème siècle, surtout sur les cônes de déjections adossés aux massifs. Au XVIIème siècle, les récits de voyageurs tels l’anglais Th. CORYAT, attestent de l’existence d’un vignoble ancré à l’entrée des vallées. L’établissement du cadastre sarde, dès 1728 en Savoie par le roi VICTOR AMEDEE II, recense la répartition sociale et la valeur des vignobles. Plusieurs auteurs décrivent alors le développement de vins de qualité produits sur des vignes seigneuriales et bourgeoises à coté des vignes paysannes jusqu’au XIXème siècle. Ainsi, A. COSTA de BEAUREGARD publie, en 1774, un essai sur l’agriculture dans lequel il parle du cépage altesse B. En 1884, le vignoble atteint son apogée avec 21 143 hectares pour 504 943 hectolitres. La seconde moitié du XIXème siècle est caractérisée par la crise phylloxérique anéantissant quasiment tout le vignoble. Au cours de l’Entre-deux-guerres, seules les petites exploitations survivent mais n’exploitent plus que la moitié du vignoble. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les paysans-vignerons s’organisent au profit d’une mutation qualitative et modernisent les méthodes de culture et de production. Ainsi les producteurs s’unissent en syndicats locaux et régionaux, puis, en 1945, en une Fédération des appellations d’origine vins délimités de qualité supérieure « Savoie-Lyonnais », enfin au sein du Syndicat Régional des Vins de Savoie. Trois caves coopératives (Montmélian, Cruet, Chautagne) sont créées en Savoie. Depuis la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée, en 1973, le vignoble a évolué tout en maintenant ses méthodes traditionnelles de culture. L’appellation d’origine contrôlée « Savoie » est caractérisée par la présence d’une grande palette de cépages, reflétant la diversité des conditions locales, auxquelles ils s’adaptent : chasselas B presque exclusif sur les rives du Lac Léman, gringet B le long de la vallée de l’Arve, jacquère B dans la cluse de Chambéry, roussanne B à Chignin, dans des coteaux d’exposition plein sud, mondeuse N dans la combe de Savoie, gamay N en Chautagne, mais aussi pinot noir N, molette B, altesse B. Parallèlement au travail des viticulteurs, toute une dynamique s’est développée autour du travail de pépiniéristes installés en Combe de Savoie. Ils participent depuis longtemps à valoriser et à préserver l’ensemble du patrimoine végétal local. L’appellation d’origine contrôlée « Savoie » se décline ainsi en vins tranquilles blancs, rouges et rosés et en vins mousseux ou pétillants blancs et rosés, En 2009, la production du vignoble de « Savoie » atteint 110 000 hectolitres (2,9 M d’US gallons).
CLIMAT ET SOLS
Le vignoble de Savoie s’égrène en arc de cercle sur les contreforts du massif alpin, de Thonon-les-Bains, au nord, jusqu’à l’ouest d’Albertville au sud, en passant par Frangy, le Lac du Bourget, le sud de Chambéry pour remonter dans la Combe de Savoie. La zone géographique s’étend ainsi sur 56 communes situées dans les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie, de l’Ain, et sur une frange au nord de l’Isère. Le vignoble de Savoie occupe plusieurs situations géologiques bien différentes : – L’avant-pays savoyard, correspondant à la grande dépression péri-alpine, comblée par des molasses (dépôts marins issus de l’érosion des Alpes à l’ère tertiaire), souvent masquées par des alluvions récentes ou sur-creusées par les glaciers quaternaires, ce dont témoignent les lacs Léman ou du Bourget ; – Des plis jurassiens ennoyés dans les molasses ; ils forment les reliefs les plus à l’ouest du massif (Dent du Chat, Chautagne), d’orientation générale nord-sud ; – Les vallées et dépressions alpines dans leur traversée des Alpes externes calcaires (vallée de l’Arve, cluse de Chambéry et combe de Savoie). Les différents sites viticoles occupent des formations géologiques généralement récentes, issues de l’érosion intense du massif alpin, toujours active de nos jours : – les alluvions quaternaires sablo-graveleuses des rivières alpines torrentueuses (Ripaille, Marin) ; – les moraines glaciaires datant du Quaternaire ancien, formant des placages en piémont ou à flanc de vallée (Marignan, Crépy, Chautagne, Seyssel…) ; – les éboulis post-glaciaires empâtant le pied des reliefs (Chignin, Combe de Savoie, Ayze…) ; – les molasses tertiaires (Frangy, Chautagne) ; – Enfin, les substrats issus de l’écroulement du Mont-Granier, résultant d’un accident géologique récent (1248) et remaniant des marnes (calcaires argileux) et calcaires crétacés (Abymes).
Affleurent aussi, localement, des roches plus anciennes, non recouvertes par les épandages récents, principalement des marnes et calcaires du Jurassique supérieur (Arbin, Jongieux). Le climat présente des tendances océaniques, sous l’influence des vents d’ouest qui apportent humidité et variation de températures modérée. Il est cependant soumis à des influences continentales et méridionales. Les flux du nord apportent périodiquement des froids secs. Les flux du sud apportent la douceur. La topographie module ces influences.
Le vignoble, implanté sur la face ouest du massif alpin, est soumis à de fortes précipitations, toujours supérieures à 1 000 millimètres (39,4 po) par an. Cette humidité liée au climat est renforcée par la présence de réserves hydriques (lacs, neige et glace) à l’origine d’un important réseau hydrographique permanent. L’ensoleillement est de l’ordre de 1 600 heures par an avec une arrière saison chaude.
Les vignobles sont orientés sud et sud-est, ou ouest, et compris dans une gamme d’altitudes allant de 250 mètres à 500 mètres (820 et 1 640 pi). Ces éléments, relief, altitude, exposition au soleil, variation verticale des températures, déterminent de nombreuses variantes climatiques au sein desquelles le vignoble s’établit en îlots plus ou moins importants.
DÉLIMITATION DE L’APPELLATION
a) – La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins rouges et rosés, la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants rosés sont assurés sur le territoire des communes suivantes :
– département de l’Ain : Corbonod et Seyssel ; – département de l’Isère : Chapareillan ; – département de Savoie : Apremont, Arbin, Barby, Billième, Le Bourget-du-Lac, Brison-Saint-Innocent, Challes-les-Eaux, Chanaz, Chignin, Chindrieux, Cruet, Francin, Fréterive, Jongieux, Lucey, Les Marches, Montmélian, Motz, Myans, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint-Germain-la-Chambotte, Saint- Jean-de-Chevelu, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Jeoire-Prieuré, Saint-Pierre- d’Albigny, Serrières-en-Chautagne et Yenne ; – département de Haute-Savoie : Ayse, Ballaison, Bassy, Bonneville, Challonges, Chaumont, Chessenaz, Clarafond, Desingy, Douvaine, Franclens, Frangy, Loisin, Marignier, Marin, Massongy, Musièges, Publier, Sciez, Seyssel, Thonon-les-Bains, Usinens, Vanzy et Ville-la-Grand. b) – La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins blancs, la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants blancs, sont assurés sur le territoire des communes suivantes : – département de l’Isère : Chapareillan ; – département de Savoie : Apremont, Arbin, Barby, Billième, Le Bourget-du-Lac, Brison-Saint-Innocent, Challes-les-Eaux, Chanaz, Chignin, Chindrieux, Cruet, Francin, Fréterive, Jongieux, Lucey, Les Marches, Montmélian, Motz, Myans, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint-Germain-la-Chambotte, Saint- Jean-de-Chevelu, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Jeoire-Prieuré, Saint-Pierre- d’Albigny, Serrières-en-Chautagne et Yenne. – département de Haute-Savoie : Ayse, Ballaison, Bassy, Bonneville, Challonges, Chaumont, Chessenaz, Clarafond, Desingy, Douvaine, Franclens, Frangy, Loisin, Marignier, Marin, Massongy, Musièges, Publier, Sciez, Thonon-les-Bains, Usinens, Vanzy et Ville-la-Grand.
persan N, jacquere B, chardonnay B, altesse B, aligoté B, gringet B, chasselas B, joubertin N, gamay N, roussanne B, roussette d’Ayze B, cabernet-sauvignon N, pinot Noir N, cabernet franc N, marsanne B, servanin N, mondeuse N, mondeuse blanche B, molette B, étraire de la Dui N, verdesse B, velteliner rouge précoce Rs
RENDEMENTS MAXIMUM
Rendement butoir (hectolitres par hectare)
Vins rouges : 72
Vins rosés : 78
Vins blancs : 78
Vins mousseux et pétillants blancs et rosés : 78
CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES
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Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation des charbons à usage œnologique seuls ou en mélange dans des préparations est interdite. Pour les vins rouges, les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.
Les vins mousseux et pétillants sont élaborés par seconde fermentation en bouteille.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.
CARACTÉRISTIQUES VITICOLES
Densité .
Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds à l’hectare. Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2,50 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre. – Règles de taille.
Les vins proviennent des vignes taillées annuellement : – soit en taille courte (conduite en gobelet, éventail, cordon de Royat) avec un maximum de 4 coursons par pied. Chaque courson porte un maximum de 2 yeux francs. Lors du rajeunissement d’une parcelle de vigne conduite en cordon de Royat, le nombre d’yeux francs par pied est inférieur ou égal à 8. – soit en taille longue (guyot simple ou guyot double), avec un maximum de 12 yeux francs par pied, à l’exception du cépage gamay N pour lequel le nombre maximum par pied est inférieur ou égal à 10, le cépage chardonnay B pour lequel le nombre maximum par pied est inférieur ou égal à 16 lorsque une arcure du (ou des) long (s) bois est pratiquée, et le cépage mondeuse N pour lequel le nombre maximum par pied est inférieur ou égal à 6.
AUTRES CARACTÉRISTIQUES
DÉNOMINATIONS GÉOGRAPHIQUES COMPLÉMENTAIRES
Le nom de l’AOC peut être complété par les dénominations géographiques complémentaires suivantes, selon les dispositions fixées dans le cahier des charges : – « Abymes » ou « Les Abymes » ; – « Apremont » ; – « Arbin » ;- « Ayze » ;- « Chautagne » ; – « Chignin » ; « Chignin-Bergeron » ; – « Crépy » ;- « Cruet » ;- « Jongieux » ; – « Marignan » ; – « Marin » ;- « Montmélian » ;- « Ripaille » ;- « Saint-Jean-de-la-Porte » ;- « Saint-Jeoire-Prieuré ».
Au sein de ce vignoble, qui forme une mosaïque complexe au gré des différentes vallées, ont été reconnues plusieurs dénominations géographiques complémentaires. 14 dénominations géographiques complémentaires pour les vins blancs qui sont : – « Apremont », « Les Abymes », « Chignin », « Cruet », « Chautagne », « Saint- Jeoire-Prieuré », « Montmélian » et « Jongieux », dont les vins sont issus majoritairement du cépage emblématique jacquère B : la fraîcheur, la minéralité et les arômes floraux caractérisent ces produits. – La dénomination géographique complémentaire « Chignin-Bergeron », dont les vins sont issus majoritairement du cépage roussane B : des senteurs florales au nez et des arômes fruités très amples en bouche évoquant le fruit arrivé à maturité identifient le produit ; les vins offrent une bonne capacité au vieillissement. – « Marin », « Marignan », « Ripaille » et « Crépy », dont les vins sont issus majoritairement du cépage chasselas B : ces vins expriment des saveurs fruitées qui rappellent les agrumes et les fleurs blanches.
– « Ayse » marqué par les caractères du cépage gringet B à partir duquel il est principalement élaboré ; les vins expriment un ensemble aromatique dominé par des nuances florales. 5 dénominations géographiques complémentaires pour les vins rouges qui sont :
– d’une part, « Arbin » et « Saint-Jean-de-la-Porte », dont les vins sont issus du seul cépage mondeuse N : les vins sont caractérisés par une structure tannique soutenue complétée par des saveurs d’épices et de fruits noirs ; – d’autre part, « Chignin », « Chautagne » et « Jongieux », dont les vins sont issus du cépage gamay N avec des produits qui exhalent des arômes fruités et persistants qui rappellent le raisin, ou des cépages mondeuse N et pinot N avec des produits qui se révèlent plus charpentés.
Vins mousseux et pétillants Les vins mousseux ou pétillants s’appuient sur le support vif et peu alcoolique des cépages blancs qui entrent principalement dans leur élaboration et leur confèrent fraîcheur et légèreté. Lorsqu’ils sont élaborés en rosé, les notes fruitées complètent la palette des saveurs. Pour la dénomination géographique complémentaire « Ayze », les nuances florales peuvent être complétées par des notes de fruits secs. Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée. L’indication du cépage est inscrite sur les étiquettes en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, sont inférieures au deux tiers de celles des caractères du nom de l’appellation d’origine contrôlée.