CHEVALIER-MONTRACHET AOP

Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Chevalier-Montrachet est réservée aux vins secs tranquilles blancs élaborés sur le territoire de la commune de Puligny-Montrachet dans le département de la Côte-d’Or  en Bourgogne.

HISTOIRE

La « Côte de Beaune » semble avoir porté un vignoble réputé dès les premiers siècles de notre ère. Au début du IVème siècle, Eumène, rhéteur d’Autun, expose dans son « Discours à Constantin » l’existence d’un vignoble ancien et réputé sur les reliefs du « Pagus arebrignus » près de Beaune.
Le nom « Montrachet » apparaît dans la famille des « crus » réputés de « la Côte » à partir du XIIIème siècle, ainsi qu’en témoignent les vignes citées au lieudit « Mont Rachaz », mais sans réelle notoriété affirmée.
COURTEPEE, en 1775, parle du « Mont-Rachet » et précise : « il n’était pas en réputation au commencement de l’autre siècle ».
Au XVIIIème siècle, les vins de « Montrachet » connaissent leur véritable essor. Cependant, si « Montrachet » semble déjà précisément délimité à cette époque, il est presque certain que les vins issus du « climat » (nom d’usage, le plus souvent un nom de lieudit) « Chevalier » y sont souvent assimilés. COURTEPEE indique qu’ « on le distingue en vrai Morachet, en Chevalier M., en bâtard. »
En 1787, lors d’un voyage en Bourgogne, Thomas Jefferson, futur auteur de la déclaration de l’indépendance des Etats-Unis, futur Président et grand amateur de vins, place le « Montrachet » au même niveau que le « Chambertin », déjà reconnu depuis plusieurs siècles.
Signe d’une image d’excellence bien établie, la commune de Puligny, en 1878, adjoint à son nom celui de son « cru » le plus prestigieux, devenant ainsi Puligny- Montrachet.
Un jugement de 1921 fixe définitivement la hiérarchie des vins bénéficiant de la mention « grand cru » de Puligny-Montrachet. Le nom « Montrachet » est réservé aux seuls vins issus du « Vrai Montrachet », dont la suprématie est affirmée, et les vins issus de « Chevalier », en reconnaissance d’un usage bien établi, peuvent être désignés sous le nom de « Chevalier-Montrachet ». Ce jugement officialise ce qui est unanimement admis quant au mérite des vins. Bien logiquement, l’appellation d’origine contrôlée « Chevalier-Montrachet » est reconnue, en 1937, mais l’aire parcellaire délimitée est ajustée par le classement de quelques parcelles du lieudit voisin « le Cailleret », en 1939, conformément aux usages de revendication.

Au sein du vignoble de Bourgogne, des « climats » d’exception, comme « Chevalier-Montrachet », ont émergé au fil des générations.
Identifiés et nommés depuis des siècles, ils s’étendent au cœur de situations privilégiées où les conditions de sol et de climat sont optimales. Les producteurs apportent les plus grands soins tant à la vigne qu’à la cuverie.

Ces « climats » sont à l’origine, année après année, de vins les plus parfaits qui sont placés depuis plusieurs siècles au sommet du classement des grands vins de Bourgogne.
La mention « grand cru » qui leur est associée, apparaît dès le début du XXème siècle et son indication sur l’étiquette est un usage bien établi.
Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans toute la « Côte de Beaune », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur le cépage chardonnay B. Conscients de la valeur du patrimoine que constituent les sols, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.
L’usage est d’élever les vins afin de leur assurer une grande aptitude à la conservation, selon les caractéristiques du millésime.
Le vignoble couvre, en 2008, une superficie d’environ 7,50 hectares (18,5 acres), pour une production annuelle moyenne annuelle de 310 hectolitres (8 190 US gallons).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Beaune », relief rectiligne d’origine tectonique s’allongeant selon une direction générale nord- est/sud-ouest. Ce relief sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « côte », est proche de 200 mètres (655 pi).
Le paysage de « la Côte » est assez complexe. Le relief est scindé, en deux parties, par une forte corniche calcaire, occupée par de maigres friches. La partie inférieure fait affleurer des formations du Jurassique moyen, alors qu’au-dessus de la corniche, se développe un grand versant implanté principalement sur des marnes du Jurassique supérieur.
La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire la seule commune de Puligny- Montrachet, au sud-ouest de la ville de Beaune, dans le département de la Côte- d’Or, en Bourgogne.
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur un versant d’exposition est/sud-est sur les formations du Jurassique moyen (Bathonien), à une altitude comprise entre 260 mètres et 300 mètres (855 et 985. Le substrat est principalement composé de calcaires très fragmentés, le « calcaire de
Chassagne », donnant des sols maigres et très pierreux. Ces sols sont très filtrants et peu fertiles. Au sommet, un petit niveau de marnes porte des sols un peu plus riches, bien que de réserve hydrique faible.
Au fil des générations, les sols ont été stabilisés et améliorés par le façonnement des parcelles avec épierrement et constitution de « murgers » (accumulation de pierres en bordure de parcelles), ou par la construction de murs de soutènement en pierre sèches. Il en résulte un paysage construit, reflet de ces pratiques anciennes et toujours en usage.
Le climat est dominé par une tendance océanique fraîche, atténuée par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF).
La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique se concrétisant par un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.
La situation topographique de « Chevalier-Montrachet » induit un mésoclimat particulièrement favorable. Il est démontré que la dynamique d’écoulement nocturne de l’air, le long du versant, préserve celui-ci des masses d’air froid, et le protège, ainsi, des gelées et de l’humidité.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Puligny-Montrachet dans le département de la Côte-d’Or.

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DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGES PRINCIPAUX

CÉPAGES PRINCIPAUX

chardonnay B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 48 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 54 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;
– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 14,5 %.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre. b) – b) – Règles de taille

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral) ; – soit en taille longue Guyot simple.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».
b) – L’indication du cépage est interdite sur l’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’AOC « Chevalier-Montrachet » peut être complétée de la mention traditionnelle « Grand cru ».

Dernière modification du cahier des charges : 13   décembre  2011

CHASSAGNE-MONTRACHET AOP

Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Chassagne-Montrachet est réservée aux vins secs tranquilles blancs ou rouges  élaborés sur le territoire des communes de Chassagne-Montrachet dans le département de la Côte-d’Or et de Remigny dans le département de Saône-et- Loire, en Bourgogne.

HISTOIRE

La « Côte de Beaune » semble avoir porté un vignoble réputé dès les premiers siècles de notre ère. Au début du IVème siècle, Eumène, rhéteur d’Autun, expose, dans son « Discours à Constantin », le triste état, dû à leur âge, des vignes du « Pagus arebrignus », près de Beaune.

En 570, « La Côte de Beaune est couverte de vignes », écrit Grégoire de Tours, « …et il n’y a pas de liqueur préférable aux vins de ces coteaux ».
La présence de vigne est attestée à Chassagne vers l’an mille. Le « Clos Saint- Jean » est propriété de l’abbaye bénédictine de Saint-Jean d’Autun, fondée en 589.

Au XVème siècle, la « grange de Morgeot » appartient à l’abbaye cistercienne de Maizières qui défriche et met en valeur les terres environnantes. Il semble que cette abbaye possède, en outre, des parcelles à « Montrachet ». Un « rentier » de la seigneurie de Chassagne, datant de 1483, détaille un vignoble important sur la commune. Parmi d’autres, un certain François de FERRIERE y possède environ 30 hectares de vigne, dont il n’exploite qu’un tiers, laissant le reste à des vignerons « qui le font bien mieux ».

Signe d’une image d’excellence bien établie, la commune de Chassagne adjoint, à son nom, celui de son « cru » le plus prestigieux, en 1878, devenant ainsi Chassagne-Montrachet.

Le village a une forte tradition de cohésion et d’entraide, concrétisée depuis des décennies par une « Société de Saint-Vincent et secours mutuel ». En 1933, existe déjà un « Syndicat des propriétaires et vignerons » avec pour but, au-delà de la défense des intérêts viticoles, l’organisation des moyens collectifs de production et la diffusion des connaissances techniques.

En 1943, une liste de « climats » pouvant bénéficier de la mention « premier cru » est reconnue, à « Chassagne-Montrachet ». Il s’agit des « crus » les plus réputés, identifiés, en particulier, en 1860. En effet, depuis le XVIIIème siècle, les vignobles et les fondements de leur qualité ont été largement étudiés et nombre d’auteurs ont fourni pour la Bourgogne des classifications de « crus ». Le classement effectué par le Comité de viticulture de l’arrondissement de Beaune, en 1860, constitue l’aboutissement de ces études. Pour chaque commune étudiée, chaque « climat » (nom local des lieudits) planté en « cépage fin » est classé sur une échelle de qualité.

Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans la « Côte de Beaune », avec des densités de plantation supérieures à 9 000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur les cépages chardonnay B et pinot noir N. Conscients de la sensibilité des sols à l’érosion, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.
L’usage est d’élever les vins, ce qui leur confère une certaine aptitude à la conservation, selon les caractéristiques du millésime et celles du « climat ».
Le vignoble couvre, en 2008, une superficie d’environ 300 hectares (740 acres), dont 170 hectares (420 acres) classés en « premier cru », pour une production moyenne annuelle de 5 300 hectolitres (140 000 US gallons) de vins rouges et près de 10 400 hectolitres (274 740 US gallons) de vins blancs.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Beaune », relief rectiligne s’allongeant sur environ 25 kilomètres (15,5 mi) selon une direction générale nord- est/sud-ouest. Ce relief d’origine tectonique sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », avoisine les 200 mètres (655 pi).
Elle s’étend ainsi sur le territoire des communes de Chassagne-Montrachet, dans le département de la Côte-d’Or, et Remigny, dans le département de Saône-et- Loire, au sud de la ville de Beaune, en Bourgogne.
Le vignoble occupe le front de la « Côte », d’environ 150 mètres de dénivelé, et est divisé en deux par une large vallée, quasiment sèche, drainant l’arrière-pays. Le substrat est composé d’une alternance de calcaires et marnes (calcaires argileux) du Jurassique moyen. Le niveau principal, le « calcaire de Chassagne », est exploité en pierre marbrière dans une carrière dominant le village. Il est surmonté d’un petit niveau marneux, puis d’un niveau de calcaire dur formant une légère corniche boisée ou en friche. Enfin, un niveau de calcaire en plaquettes (« Dalle nacrée ») forme le sommet du coteau.
Le substrat marno-calcaire des versants est souvent masqué par des épandages mêlant des éboulis à des argiles et limons, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents. La nature des épandages dépend de leur position sur le talus.

Très pierreux et peu épais, en haut de versant, sur les marnes, ils sont plus riches en particules fines, et plus épais, en piémont (quelques décimètres à 1 mètre / 3,3 pi). Ces épandages s’étalent largement en bordure de plaine où ils constituent un piémont aux sols filtrants, modérément fertiles.

Les sols sont peu évolués, généralement carbonatés et peu épais, bien drainants, en particulier sur le substrat calcaire. Ils s’organisent en topo-séquences, allant de sols maigres très calcaires, en haut de versant, s’enrichissant en argile, en allant vers le bas, jusqu’à des sols relativement profonds (0,50 mètre) et décarbonatés, en surface, sur les épandages de piémont.

Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur le coteau, sur tous les types de substrat, à l’exception des bancs de calcaire les plus durs, dépourvus de couverture pédologique. Elles s’étendent largement en piémont, sur des épandages argileux bien drainés.

Le climat est dominé par une tendance océanique fraîche, perturbée par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique régional se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF).

La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique se concrétisant par un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes de Chassagne-Montrachet dans le département de la Côte-d’Or et de Remigny dans le département de Saône-et- Loire.

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DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGES PRINCIPAUX

CÉPAGES PRINCIPAUX

Pinot Noir N, Chardonnay B.

AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

Pinot Gris G, Pinot Blanc B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vin blanc : 64 hectolitres par hectare
Vin rouge : 58 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– l’utilisation de copeaux de bois est interdite.

– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13,5 % ;
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9 000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation, et un écartement entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

vins blancs

Les vignes sont taillées :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat et cordon bilatéral), avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 10 ;
– soit en taille longue Guyot simple, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

– soit en taille dite «taille Chablis», pour le seul cépage chardonnay B, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

Vins rouges

Les vignes sont taillées, avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
– soit en taille longue Guyot simple.

La période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « premier cru » :

PREMIERS CRUS

– « Abbaye de Morgeot » ;

– « Blanchot dessus » ;
– « Bois de Chassagne » ;

 – « Cailleret » ;

– « Champs Jendreau » ;
– « Chassagne » ;
– « Chassagne du Clos Saint-Jean » ;

 – « Clos Chareau » ;
– « Clos Pitois » ;
– « Clos Saint-Jean » ;
– « Dent de Chien » ;
– « En Cailleret » ;
– « En Remilly » ;
– « En Virondot » ;
– « Ez Crets » ;
– « Ez Crottes » ;
– « Francemont » ;
– « Guerchère » ;
– « La Boudriotte » ;
– « La Cardeuse » ;
– « La Chapelle » ;
– « La Grande Borne » ;
– « La Grande Montagne » ;
– « La Maltroie » ;
– « La Romanée » ;
– « La Roquemaure » ;
– « Les Baudines » ;
– « Les Boirettes » ;

– « Les Bondues » ;
– « Les Brussonnes » ;
– « Les Champs gain » ;
– « Les Chaumées » ;
– « Les Chaumes » ;
– « Les Chenevottes » ;
– « Les Combards » ;
– « Les Commes » ;
– « Les Embazées » ;
– « Les Fairendes » ;
– « Les Grandes Ruchottes » ;

– « Les Grands Clos » ;
– « Les Macherelles » ;
– « Les Murées » ;
– « Les Pasquelles » ;
– « Les Petites Fairendes » ;
– « Les Petits Clos » ;
– « Les Places » ;
– « Les Rebichets » ;
– « Les Vergers » ;
– « Morgeot » ;
– « Petingeret » ;
– « Tête du Clos » ;
– « Tonton Marcel » ;
– « Vide Bourse » ;
– « Vigne Blanche » ;
– « Vigne Derrière ».

Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut

préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.
Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».
d) – Lorsque le nom de l’appellation d’origine contrôlée est suivi de la dénomination géographique complémentaire « Côte de Beaune », cette dénomination géographique complémentaire est inscrite immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée sans mention intercalaire. Elle est imprimée en caractères identiques, de même forme, même dimension et même couleur que ceux composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
e) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

Dernière modification du cahier des charges : 19   décembre  2011

CHARLEMAGNE AOP

Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Charlemagne est réservée aux vins secs tranquilles blancs élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de la Côte-d’Or : Aloxe-Corton et Pernand-Vergelesse en Bourgogne.

HISTOIRE

Les premiers témoignages de l’existence de vignes sur la « Montagne de Corton » remontent au IXème siècle. En 775, l’Empereur CHARLEMAGNE a donné des vignes à la collégiale de Saulieu. Ce passé a laissé des traces dans la toponymie, puisqu’il existe sur la « Montagne de Corton » un lieu-dit « En Charlemagne », correspondant vraisemblablement au don de l’Empereur.
Au XIIème siècle, l’abbaye de Cîteaux possède sur la commune d’Aloxe, un beau domaine avec grange et chapelle comprenant des vignes au « Clos de
Courthon ».
A partir du XVème siècle, les vins dits « de Beaune » sont distribués dans toute l’Europe. Ils sont l’image de marque du Duché de Bourgogne, à son apogée, et le Duc Philippe le Bon peut se proclamer « seigneur des meilleurs vins de la chrestienté ».
Par la suite, la bourgeoisie beaunoise manifeste sa présence sur les versants de la « Montagne de Corton ». Elle développe de grands domaines qui contribuent au prestige de ce secteur de la « Côte de Beaune ».
Ainsi, en 1622, le Beaunois Pernot-Viennot rachète les vignes du domaine cistercien.

Au XVIIIème siècle, un négoce-éleveur se développe alors dans la région bourguignonne, donne aux vins de Bourgogne une image nouvelle et organise leur large diffusion à l’échelle européenne. La « Côte de Beaune » alimente en « vins fins » les maisons de négoce beaunoises, qui détiennent une grande part du marché.
Les vins de « Corton » occupent le sommet de la hiérarchie bourguignonne, tant pour les vins blancs que pour les vins rouges.
Le nom de lieudit « En Charlemagne » est associé, au moins depuis le XVIIIème siècle, à la production de vins blancs, mais le « cru » affirme nettement sa notoriété au XIXème siècle.
Le Docteur LAVALLE, en 1855, dans son ouvrage « Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte d’Or », classe ses vins blancs dans la catégorie enviée des « vins hors ligne », pour la partie située sur la commune d’Aloxe-Corton, et en « première cuvée », pour celle tournée vers Pernand- Vergelesses.
L’appellation d’origine contrôlée « Charlemagne » est reconnue par un décret de 1937.
Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans la « Côte de
Beaune », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur le cépage chardonnay B. Conscients de la sensibilité des sols à l’érosion, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.
L’usage est d’élever les vins pendant plusieurs mois.


CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe à l’extrémité nord du vignoble de la « Côte de Beaune ». La « Côte de Beaune » est un relief rectiligne d’origine tectonique s’allongeant selon une direction générale nord-est/sud-ouest. Il sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », avoisine 250 mètres (820 pi).
Le climat est dominé par une tendance océanique fraîche, perturbée par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique régional se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF).
La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique se concrétisant par un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.
La zone géographique s’étend sur le territoire de 2 communes situées à quelques kilomètres au nord de la ville de Beaune, dans le département de la Côte-d’Or, en Bourgogne. Elle correspond morphologiquement aux versants de la « Montagne de Corton ». Celle-ci se présente comme un élément isolé de la « Côte », individualisé entre deux vallées drainant l’arrière-pays.

La série géologique, sur le versant, est relativement complexe, avec des affleurements de formations sédimentaires du Jurassique.
En bas de versant, les calcaires de la « Dalle nacrée » du Jurassique moyen, se délitant en plaquettes, les « laves », n’affleurent que peu, au hasard de quelques carrières anciennes. Les calcaires sont masqués par une couche de colluvions issues du ruissellement le long du versant. Les sols sont peu profonds, drainants bien que riches en argile, parfois très caillouteux.
Ces calcaires sont surmontés par une série essentiellement marneuse (calcaire argileux) du Jurassique supérieur, formant la moitié supérieure du versant, en pente souvent forte. Ces marnes ont la particularité d’être riches en silice, se présentant sous forme de « chailles » (rognons ressemblant à des silex) dans les premiers mètres, ou de sables fins et de limons, plus haut dans la série. Les sols sont limoneux, sensibles à l’érosion et peu fertiles.
La série est couronnée par un niveau de calcaire dur, formant une corniche boisée à une altitude de 385 mètres (1 263 pi). Ceci identifie et caractérise le paysage original de « Corton ».
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur les versants de la « Montagne de Corton », à une altitude comprise entre 240 mètres et 350 mètres (787 et 1 148 pi. Elles reposent indifféremment sur les calcaires et les marnes, à l’exception de la corniche sommitale, dépourvue de couverture pédologique. Les expositions sont variées, allant du levant, face à la plaine, au midi et enfin à l’ouest.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION 148 pi)

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Côte-d’Or : Aloxe-Corton et Pernand-Vergelesses.

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DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGES PRINCIPAUX

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chardonnay B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 48 hectolitres par hectare. Le rendement butoir fixé à 54 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– L’utilisation de copeaux est interdite ;
– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 14,5 %.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre. b) – Règles de taille

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral) ; – soit en taille longue Guyot simple.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».
b) – L’indication du cépage est interdite sur l’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’AOC « Charlemagne » peut être complétée de la mention traditionnelle « Grand cru ».

NB : L’aire de production des vins de l’appellation CORTON-CHARLEMAGNE englobe celle de l’appellation CHARLEMAGNE qui, actuellement, n’est plus revendiquée.

Dernière modification du cahier des charges : 14   décembre  2011

POMMARD AOP

Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Pommard est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire de la commune de Pommard dans le département de la Côte-d’Or en Bourgogne.

HISTOIRE

L’apparition de la vigne en « Côte de Beaune » remonterait, d’après une étude réalisée par Pierre FORGEOT, au IIème siècle avant Jésus-Christ.
Il semble que le vignoble ait déjà acquis une réputation dès les premiers siècles de notre ère.

Au début du IVème siècle, Eumène, rhéteur d’Autun, révèle dans son « Discours à Constantin » l’existence d’un vignoble ancien et réputé sur les reliefs du « Pagus arebrignus », près de Beaune.
En 570, « la Côte de Beaune est couverte de vigne » écrit Grégoire de Tours, « …et il n’y a pas de liqueur préférable aux vins de ces coteaux ».

A partir du XIème siècle, les témoignages abondent quant à la valeur des vignes de la « Côte de Beaune ». Les grandes abbayes bourguignonnes, Cluny, Cîteaux et leurs granges et dépendances possèdent d’importants domaines. Il en est de même de l’évêché d’Autun, des Comtes et Ducs de Bourgogne, ainsi que des seigneurs locaux.

A partir du XVème siècle, les vins dits « de Beaune » gagnent toute l’Europe. Ils sont l’image de marque du Duché de Bourgogne, à son apogée. Ce sont des vins rouges, les « pinots vermeils », peu tanniques et capiteux, les seuls capables de voyager.

Au XVIIIème siècle, le négoce-éleveur se développe dans la région bourguignonne, donne aux vins de Bourgogne une image nouvelle et organise leur large diffusion à l’échelle européenne. La « Côte de Beaune » alimente en « vins fins » les maisons de négoce beaunoises, qui tiennent une grande part du marché.

Au XIXème siècle et jusque dans les années 1930, les « vins fins » de la « Côte de Beaune » se vendent généralement sous le nom des « crus » les plus réputés comme « Beaune », « Corton », « Pommard » ou « Volnay ». Ces noms étant réservés, dès 1936, à des appellations d’origine contrôlées, les vins rouges des autres communes de la « Côte de Beaune », dont la réputation est établie, sont reconnus en appellation d’origine contrôlée « Côte de Beaune-Villages », en 1937.

Le vignoble est principalement planté en cépage pinot noir N, cépage autochtone bourguignon. Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans la « Côte de Beaune », avec, notamment, des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare. L’usage est d’élever les vins pendant plusieurs mois, ce qui leur assure une bonne aptitude à la conservation, selon les caractéristiques du millésime et celles de la commune de provenance des raisins.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Beaune », relief rectiligne s’allongeant sur environ 25 kilomètres (15,5 mi)selon une direction générale nord- est/sud-ouest. Ce relief d’origine tectonique sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », est proche de 250 mètres.

Le climat est océanique frais, perturbé par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique régional se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF). La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique lui assurant un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.

La zone géographique s’étend sur le territoire de 12 communes, de part et d’autre de la ville de Beaune, dans le département de la Côte-d’Or, et de 4 communes contiguës du département de Saône-et-Loire, en Bourgogne.

Plusieurs vallées interrompent la continuité de la « Côte » et découpent profondément les plateaux de l’arrière-pays, créant des sites favorables à une viticulture de qualité. Le vignoble occupe les reliefs constituant le front de « Côte » et s’insinue le long des versants des vallées drainant l’arrière-pays.

Les substrats des versants sont composés de formations calcaires datées du Jurassique moyen et supérieur. Alternent des niveaux de calcaires durs et des niveaux de marnes (calcaires argileux) plus tendres. Localement, des horizons dolomitiques s’intercalent dans la série.

Le substrat est souvent masqué par des épandages mêlant des éboulis à des argiles et limons, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents. Leur nature dépend de leur position topographique. Très pierreux et peu épais, en haut de versant, sur les marnes, ils sont plus riches en particules fines et plus épais, en piémont (quelques décimètres à 1 mètre).

Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur les versants bien exposés à des altitudes comprises entre 230 mètres et 400 mètres (755 et 1 310 pi). Les coteaux au substrat marneux présentent souvent une pente moyenne de 20%, pouvant aller jusqu’à 40 %. La nature argilo-limoneuse des sols les rend parfois sensibles à l’érosion.

Les sols sont peu évolués, généralement carbonatés, peu épais et bien drainants. Leurs caractéristiques varient selon leur position topographique. Plutôt pierreux et maigres, en haut de versant, ils sont plus profonds et argileux, sur les replats et le piémont.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Pommard dans le département de la Côte-d’Or.

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DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGE PRINCIPAL

CÉPAGE PRINCIPAL

pinot Noir N

AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

chardonnay B, pinot gris G, pinot blanc B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 50 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 58 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– L’utilisation de copeaux de bois est interdite

– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13,5 % ;
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation, et un écartement entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
– soit en taille longue Guyot simple.

La période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « premier cru » :

– « Clos Blanc » ;
– « Clos de la Commaraine » ; – « Clos de Verger » ;
– « Clos des Epeneaux » ;
– « Derrière Saint-Jean » ;
– « En Largillière » ;
– « La Chanière » ;
– « La Platière » ;
– « La Refène » ;
– « Le Clos Micot » ;
– « Le Village » ;
– « Les Arvelets » ;
– « Les Bertins » ;
– « Les Boucherottes » ;

– « Les Chanlins-Bas » ;
– « Les Chaponnières » ;
– « Les Charmots » ;
– « Les Combes Dessus » ;

– « Les Croix Noires » ;

– « Les Fremiers » ;
– « Les Grands Epenots » ;

– « Les Jarolières » ;
– « Les Petits Epenots » ;
– « Les Pézerolles » ;
– « Les Poutures » ;
– « Les Rugiens Bas » ;
– « Les Rugiens Hauts » ;
– « Les Saussilles ».

Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

d) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

Dernière modification du cahier des charges : 09   décembre  2011

BEAUNE AOP

Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Beaune est réservée aux vins secs tranquilles blancs ou rouges  élaborés sur le territoire de la commune de Beaune, dans le département de la Côte-d’Or   en Bourgogne.

HISTOIRE

La « Côte de Beaune » semble avoir porté un vignoble réputé dès les premiers siècles de notre ère. Au début du IVème siècle, Eumène, rhéteur d’Autun, révèle dans son « Discours à Constantin » l’existence d’un vignoble ancien et réputé sur les reliefs du « Pagus arebrignus » près de Beaune. En 570, « la Côte de Beaune est couverte de vigne » écrit Grégoire de Tours, « …et il n’y a pas de liqueur préférable aux vins de ces coteaux ».
Au Vème siècle, les Burgondes, arrivant de l’Europe du Nord, s’installent dans la région et apprécient son vin. Les « lois gombettes » qu’ils édictent alors, en favorisent la production.
Par la suite, nombre de chartes mentionnent des achats ou ventes de vignes. Beaune apparaît, dès le Moyen-Âge, comme un important vignoble, partagé entre les seigneuries locales, divers établissements ecclésiastiques et de grandes familles bourgeoises. Le vignoble a une importance économique telle que par deux fois, au XVIIème siècle, les Beaunois font demande à l’évêque d’Autun « d’excommunier les urebères, escrivains et autres vermines », tous ravageurs de leurs vignes. De nombreux textes, arrêtés et édits organisent et règlementent alors l’activité viticole de la ville de Beaune.
La renommée internationale des « vins de Beaune » s’accroît notablement au XVIIème siècle. COURTEPEE l’explique par la fuite à l’étranger des protestants beaunois, suite à la révocation de l’Edit de Nantes, en 1685. Ceux-ci ont gardé des liens avec Beaune et, surtout, deviennent des prescripteurs efficaces.
Au XVIIIème siècle, le négoce-éleveur se développe plus particulièrement à Beaune, et organise la commercialisation et développe le marché des « vins de Beaune », en France et à l’étranger. Les grandes maisons de négoce beaunoises sont aussi propriétaires de très beaux vignobles, à Beaune et dans les villages environnants, et impriment leur marque dans le paysage viticole beaunois. Elles ont grandement contribué à la réputation des vins et à la structuration du vignoble. En 1816, Jullien indique que la commune de Beaune est celle « qui produit le plus de vin, tant en première qu’en seconde qualité ». Il précise que « les vins de Beaune ont la réputation bien acquise d’être les plus francs de goût de toute la Bourgogne », démontrant par là leur originalité reconnue dès cette époque. L’appellation d’origine contrôlée « Beaune » est reconnue en 1936.
En 1943, une liste de « climats » pouvant bénéficier de la mention « premier cru » est reconnue. Il s’agit des « crus » les plus réputés, identifiés en particulier en 1860. En effet, depuis le XVIIIème siècle, les vignobles et les fondements de leur qualité sont largement étudiés et nombre d’auteurs fournissent pour la Bourgogne des classifications de « crus ». Le classement effectué par le Comité de viticulture de l’arrondissement de Beaune, en 1860, constitue l’aboutissement de ces études. Pour chaque commune étudiée, chaque « climat » (nom local des lieudits) planté en « cépage fin » est classé sur une échelle de qualité.
Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans toute la « Côte de Beaune », avec des densités de plantation supérieures à 9 000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur les cépages pinot noir N et chardonnay B. Conscients de la sensibilité des sols à l’érosion, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.
L’usage est d’élever les vins plusieurs mois, ce qui leur assure une bonne aptitude à la conservation, selon les caractéristiques du millésime et celles du « climat ». Le vignoble couvre, en 2008, une superficie d’environ 410 hectares (1 015 acres), pour une production moyenne annuelle de 15 000 hectolitres (396 260 US gallons) dont 85 % de vins rouges.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Beaune », relief rectiligne s’allongeant sur environ 25 kilomètres (15,5 mi) selon une direction générale nord- est/sud-ouest. Ce relief d’origine tectonique sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », avoisine 200 mètres (655 pi).

Le climat est océanique frais, perturbé par des influences continentales ou méridionales, conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique se manifeste au niveau régional par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF). La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique lui assurant un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.

La zone géographique est limitée au territoire de la seule commune de Beaune dans le département de la Côte-d’Or, en Bourgogne.
Le versant sur lequel est implanté le vignoble présente une topographie assez complexe. D’exposition générale est/sud-est, il est divisé en deux par une profonde vallée sèche s’enfonçant dans l’arrière-pays, et entrecoupé d’autres petites combes l’entamant plus ou moins profondément. Les expositions sont alors variées, parfois orientées au midi, ou au sud-ouest, ou à l’est/nord-est.
Le substrat géologique est composé de calcaires du Jurassique, pour le front de « Côte », et d’épandages plus ou moins graveleux et argileux, toujours calcaires, pour le piémont.
La série lithologique du versant débute par un niveau de calcaire en plaquettes du Callovien (Jurassique moyen) parsemé de carrières anciennes. Ce niveau est surmonté par une série de calcaires de l’Oxfordien (Jurassique supérieur), dans la partie moyenne et haute du versant. La série se termine par une corniche de calcaire dur, souvent boisée, marquant bien le paysage.
Le substrat calcaire du versant est masqué par des épandages mêlant des éboulis à des argiles et limons, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents. Les sols sont peu évolués, généralement carbonatés et peu épais, bien drainants. Ils s’organisent en topo-séquences, allant de sols maigres très calcaires, en haut de versant, s’enrichissant en argile, en allant vers le bas, jusqu’à des sols relativement profonds (0,50 mètre / 1,6 pi) et décarbonatés en surface, sur les épandages de piémont. Latéralement, ils sont aussi très diversifiés, en fonction des expositions mais aussi de l’épaisseur et de la nature des formations superficielles. Les parcelles délimitées pour la production des raisins sont essentiellement situées sur le coteau et son piémont, jusqu’aux limites de la commune de Beaune. L’aire parcellaire délimitée s’arrête, vers le haut du versant, à la corniche boisée. Les altitudes sont comprises entre 225 mètres et 340 mètres (738 et 1 115 pi).

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Beaune, dans le département de la Côte-d’Or.

La « Paulée » en Bourgogne ou Fin de Vendange – Beaune, Postcard 1908
La Paulée is a Burgundian wine celebration typically held at the end of the grape harvest season. Source: AAWE

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGES PRINCIPAUX

CÉPAGES PRINCIPAUX

pinot noir N, chardonnay B.

AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

pinot gris G, pinot blanc B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins blancs : 64 hectolitres par hectare

Vins rouges : 58 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % .
– L’utilisation de copeaux de bois est interdite

– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

Le marché aux barriques dans les rues de Beaune (vers 1930) ; source : wineterroirs.com

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation, et un écartement entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

Vins blancs

Les vignes sont taillées :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat et cordon bilatéral), avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 10 ;
– soit en taille longue Guyot simple, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

Vins rouges

Les vignes sont taillées, avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
– soit en taille longue Guyot simple.

La période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

– Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « premier cru » :

PREMIERS CRUS

– « A l’Ecu » ;
– « Aux Coucherias » ;
– « Aux Cras » ;
– « Belissand » ;
– « Blanches Fleurs » ;
– « Champs Pimont » ;
– « Clos de l’Ecu » ;
– « Clos de la Feguine » ;
– « Clos de la Mousse » ;
– « Clos de roi » ;
– « Clos des Avaux » ;
– « Clos des Ursules » ;
– « Clos Saint-Landry » ;
– « En Genêt » ;
– « En l’Orme » ;
– « La Mignotte » ;
– « Le Bas des Teurons » ;
– « Le Clos des Mouches » ;

 – « Les Aigrots » ;
– « Les Avaux » ;
– « Les Boucherottes » ;

– « Les Bressandes » ;
– « Les Cents Vignes » ;
– « Les Chouacheux » ;
– « Les Epenotes » ;
– « Les Fèves » ;
– « Les Grèves » ;
– « Les Marconnets » ;
– « Les Montrevenots » ;
– « Les Perrières » ;
– « Les Reversés » ;
– « Les Sceaux » ;
– « Les Seurey » ;
– « Les Sizies » ;
– « Les Teurons » ;
– « Les Toussaints » ;
– « Les Tuvilains » ;
– « Les Vignes Franches » ;
– « Montée Rouge » ;
– « Pertuisots » ;
– « Sur les Grèves » ;
– « Sur les Grèves-Clos Sainte-Anne ».

Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

d) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

Dernière modification du cahier des charges : 19   décembre  2011

BIENVENUES-BÂTARD-MONTRACHET AOP

Vins de Bourgogne

Bourgogne Maps – outil cartographique interactif – www.bourgogne-maps.fr

L’APPELLATION

L’appellation Bienvenues-Bâtard-Montrachet  est réservée aux vins secs tranquilles blancs élaborés sur le territoire de la commune de Puligny-Montrachet dans le département de la Côte-d’Or  en Bourgogne.

HISTOIRE

La « Côte de Beaune » semble avoir porté un vignoble réputé dès les premiers siècles de notre ère.
Au début du IVème siècle, Eumène, rhéteur d’Autun, révèle dans son « Discours à Constantin » l’existence d’un vignoble ancien et réputé sur les reliefs du « Pagus arebrignus » près de Beaune.
Le nom « Montrachet » apparaît dans la famille des « crus » réputés de « la Côte » à partir du XIIIème siècle, ainsi qu’en témoignent les vignes citées au lieudit « Mont Rachaz », mais sans réelle notoriété affirmée.
COURTEPEE, en 1775, parle du « Mont-Rachet » et précise : « il n’était pas en réputation au commencement de l’autre siècle ».
Au XVIIIème siècle, les vins de « Montrachet » connaissent leur véritable essor. Cependant, si « Montrachet » semble déjà précisément délimité à cette époque, il est presque certain que les vins issus du « climat » (nom d’usage, le plus souvent un nom de lieudit) « Bienvenues » y sont souvent assimilés. COURTEPEE indique qu’ « on le distingue en vrai Morachet, en Chevalier M., en bâtard. »
Assimilées aux vins de « Bâtard », les vins de « Bienvenues » ne sont pas explicitement cités.
En 1787, lors d’un voyage en Bourgogne, Thomas Jefferson, futur auteur de la déclaration de l’indépendance des Etats-Unis, futur Président et grand amateur de vins, place le « Montrachet » au même niveau que le « Chambertin », déjà reconnu depuis plusieurs siècles.
Signe d’une image d’excellence bien établie, la commune de Puligny, en 1878, adjoint à son nom celui de son « cru » le plus prestigieux, devenant ainsi Puligny- Montrachet.
Au sein du vignoble de Bourgogne, des « climats » d’exception, comme « Bienvenues-Bâtard-Montrachet », ont émergé au fil des générations.
Identifiés et nommés depuis des siècles, ils s’étendent au cœur de situations privilégiées où les conditions de sol et de climat sont optimales. Les producteurs apportent les plus grands soins tant à la vigne qu’à la cuverie.
Ces « climats » sont à l’origine, année après année, de vins les plus parfaits qui sont placés depuis plusieurs siècles au sommet du classement des grands vins de Bourgogne.
La mention « grand cru » qui leur est associée, apparaît dès le début du XXème siècle et son indication sur l’étiquette est un usage bien établi.
Un jugement de 1921 fixe définitivement la hiérarchie des vins bénéficiant de la mention « grand cru » de Puligny-Montrachet. Le nom « Montrachet » est réservé aux seuls vins issus du lieudit, dont la suprématie est affirmée, et les vins issus de « Bâtard », en reconnaissance d’un usage bien établi, peuvent être désignés sous le nom de « Bâtard-Montrachet ». Ce jugement officialise ce qui est unanimement admis quant au mérite des vins. Bien logiquement, l’appellation d’origine contrôlée « Bâtard-Montrachet » est reconnue, en 1937, mais l’aire parcellaire délimitée n’est effective qu’en 1939, avec la reconnaissance, sous la mention « grand cru », de « Bienvenues-Bâtard-Montrachet ». Cette reconnaissance est l’achèvement d’un long processus de différenciation des divers « climats » du « Mont Rachet » historique, introduisant une certaine hiérarchie, tout en les rangeant dans la même famille des « climats » classés sous la mention « grand cru ».

Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans toute la « Côte de Beaune », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur le cépage chardonnay B. Conscients de la valeur du patrimoine que constituent les sols, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.
L’usage est d’élever les vins au moins pendant une période de 9 mois, afin de leur assurer une grande aptitude à la conservation, selon les caractéristiques du millésime.
Le vignoble couvre, en 2008, une superficie d’environ 3,50 hectares (8,6 acres), pour une production annuelle moyenne annuelle de 150 hectolitres (3 970 US gallons).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Beaune », relief rectiligne d’origine tectonique s’allongeant selon une direction générale nord- est/sud-ouest. Ce relief sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres, et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « côte », est proche de 200 mètres (655 pi).
Le paysage de « la Côte » est assez complexe. Le relief est scindé, en deux parties, par une forte corniche calcaire, occupée par de maigres friches. La partie inférieure fait affleurer des formations du Jurassique moyen, alors qu’au-dessus de la corniche, se développe un grand versant implanté principalement sur des marnes du Jurassique supérieur.
La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire la seule commune de Puligny- Montrachet, au sud-ouest de la ville de Beaune, dans le département de la Côte- d’Or, en Bourgogne.
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur la partie basse du versant exposé est/sud-est, à une altitude d’environ 250 mètres (855 pi). Le substrat n’est pas visible, composé de calcaires en plaquettes du Jurassique moyen (Callovien). Il est masqué par une accumulation irrégulière de colluvions de nature argileuse et assez pauvre en cailloux calcaires.
Le climat est dominé par une tendance océanique fraîche, atténuée par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF).
La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique se concrétisant par un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Puligny-Montrachet dans le département de la Côte-d’Or.

Bourgogne Maps – outil cartographique interactif – www.bourgogne-maps.fr

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGE PRINCIPAL

CÉPAGE PRINCIPAL

chardonnay B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 48 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 54 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;
– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 14,5 %.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre. b) – Règles de taille

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral) ; – soit en taille longue Guyot simple.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».
b) – L’indication du cépage est interdite sur l’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’AOC « Bienvenues-Bâtard-Montrachet » peut être complétée de la mention traditionnelle « Grand cru ».

Dernière modification du cahier des charges : 14   décembre  2011

BÂTARD-MONTRACHET AOP

Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Bâtard-Montrachet  est réservée aux vins secs tranquilles blancs élaborés sur le territoire de la commune de Puligny-Montrachet dans le département de la Côte-d’Or  en Bourgogne.

HISTOIRE

La « Côte de Beaune » semble avoir porté un vignoble réputé dès les premiers siècles de notre ère.
Au début du IVème siècle, Eumène, rhéteur d’Autun, révèle dans son « Discours à Constantin » l’existence d’un vignoble ancien et réputé sur les reliefs du « Pagus arebrignus » près de Beaune.
Le nom « Montrachet » apparaît dans la famille des « crus » réputés de « la Côte » à partir du XIIIème siècle, ainsi qu’en témoignent les vignes citées au lieudit « Mont Rachaz », mais sans réelle notoriété affirmée.
COURTEPEE, en 1775, parle du « Mont-Rachet » et précise : « il n’était pas en réputation au commencement de l’autre siècle ».
Au XVIIIème siècle, les vins de « Montrachet » connaissent leur véritable essor. Cependant, si « Montrachet » semble déjà précisément délimité à cette époque, il est presque certain que les vins issus du « climat » (nom d’usage, le plus souvent un nom de lieudit) « Bienvenues » y sont souvent assimilés. COURTEPEE indique qu’ « on le distingue en vrai Morachet, en Chevalier M., en bâtard. »
Assimilées aux vins de « Bâtard », les vins de « Bienvenues » ne sont pas explicitement cités.
En 1787, lors d’un voyage en Bourgogne, Thomas Jefferson, futur auteur de la déclaration de l’indépendance des Etats-Unis, futur Président et grand amateur de vins, place le « Montrachet » au même niveau que le « Chambertin », déjà reconnu depuis plusieurs siècles.
Signe d’une image d’excellence bien établie, la commune de Puligny, en 1878, adjoint à son nom celui de son « cru » le plus prestigieux, devenant ainsi Puligny- Montrachet.
Au sein du vignoble de Bourgogne, des « climats » d’exception, comme « Bienvenues-Bâtard-Montrachet », ont émergé au fil des générations.
Identifiés et nommés depuis des siècles, ils s’étendent au cœur de situations privilégiées où les conditions de sol et de climat sont optimales. Les producteurs apportent les plus grands soins tant à la vigne qu’à la cuverie.
Ces « climats » sont à l’origine, année après année, de vins les plus parfaits qui sont placés depuis plusieurs siècles au sommet du classement des grands vins de Bourgogne.
La mention « grand cru » qui leur est associée, apparaît dès le début du XXème siècle et son indication sur l’étiquette est un usage bien établi.
Un jugement de 1921 fixe définitivement la hiérarchie des vins bénéficiant de la mention « grand cru » de Puligny-Montrachet. Le nom « Montrachet » est réservé aux seuls vins issus du lieudit, dont la suprématie est affirmée, et les vins issus de « Bâtard », en reconnaissance d’un usage bien établi, peuvent être désignés sous le nom de « Bâtard-Montrachet ». Ce jugement officialise ce qui est unanimement admis quant au mérite des vins. Bien logiquement, l’appellation d’origine contrôlée « Bâtard-Montrachet » est reconnue, en 1937, mais l’aire parcellaire délimitée n’est effective qu’en 1939, avec la reconnaissance, sous la mention « grand cru », de « Bienvenues-Bâtard-Montrachet ». Cette reconnaissance est l’achèvement d’un long processus de différenciation des divers « climats » du « Mont Rachet » historique, introduisant une certaine hiérarchie, tout en les rangeant dans la même famille des « climats » classés sous la mention « grand cru ».

Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans toute la « Côte de Beaune », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur le cépage chardonnay B. Conscients de la valeur du patrimoine que constituent les sols, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.
L’usage est d’élever les vins au moins pendant une période de 9 mois, afin de leur assurer une grande aptitude à la conservation, selon les caractéristiques du millésime.
Le vignoble couvre, en 2008, une superficie d’environ 3,50 hectares (8,6 acres), pour une production annuelle moyenne annuelle de 150 hectolitres (3 700 US gallons).


CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Beaune », relief rectiligne d’origine tectonique s’allongeant selon une direction générale nord- est/sud-ouest. Ce relief sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « côte », est proche de 200 mètres (655 pi).
Le paysage de « la Côte » est assez complexe. Le relief est scindé, en deux parties, par une forte corniche calcaire, occupée par de maigres friches. La partie inférieure fait affleurer des formations du Jurassique moyen, alors qu’au-dessus de la corniche, se développe un grand versant implanté principalement sur des marnes du Jurassique supérieur.
La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire la seule commune de Puligny- Montrachet, au sud-ouest de la ville de Beaune, dans le département de la Côte- d’Or, en Bourgogne.
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur la partie basse du versant exposé est/sud-est, à une altitude d’environ 250 mètres (820 pi). Le substrat n’est pas visible, composé de calcaires en plaquettes du Jurassique moyen (Callovien). Il est masqué par une accumulation irrégulière de colluvions de nature argileuse et assez pauvre en cailloux calcaires.
Le climat est dominé par une tendance océanique fraîche, atténuée par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF).
La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique se concrétisant par un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Puligny-Montrachet dans le département de la Côte-d’Or.

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DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGE PRINCIPAL

CÉPAGE PRINCIPAL

chardonnay B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 48 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 54 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;
– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 14,5 %.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre. b) – Règles de taille

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral) ; – soit en taille longue Guyot simple.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».
b) – L’indication du cépage est interdite sur l’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’AOC « Bâtard-Montrachet » peut être complétée de la mention traditionnelle « Grand cru ».

Dernière modification du cahier des charges : 13   décembre  2011

AUXEY-DURESSES AOP

Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Auxey-Duresses  est réservée aux vins secs tranquilles blancs ou rouges  élaborés sur le territoire de la commune d’Auxey-Duresses dans le département de la Côte-d’Or en Bourgogne.

HISTOIRE

L’apparition de la vigne dans la commune d’Auxey-Duresses remonterait, d’après une étude réalisée par Pierre Forgeot, au IIème siècle avant Jésus-Christ.
Au XIème siècle, les moines de Cluny possèdent en ce lieu un important vignoble. A partir du XVème siècle, les vins dits « de Beaune » sont commercialisés dans toute l’Europe. Ils sont l’image de marque du Duché de Bourgogne, à son apogée. Ce sont des vins rouges, les « pinots vermeils », peu tanniques et capiteux, les seuls capables de voyager.
Au XVIIIème siècle, le négoce-éleveur se développe dans la région bourguignonne, donne aux vins de Bourgogne une image nouvelle et organise leur large diffusion à l’échelle européenne. La « Côte de Beaune » alimente en « vins fins » les maisons de négoce beaunoises, qui tiennent une grande part du
marché.

Au XIXème siècle et jusque dans les années 1930, les « vins fins » d’« Auxey- Duresses » se vendent généralement sous les noms « porte-drapeau » de « Volnay », « Pommard » ou même « Beaune ». Ces noms étant, à partir de 1936, réservés à des appellations d’origine contrôlées, « Auxey Duresses », dont la réputation des vins est établie, est reconnue en appellation d’origine contrôlée en 1937.
Depuis le XVIIIème siècle, les vignobles et leurs facteurs de qualité sont largement étudiés et nombre d’auteurs fournissent pour la Bourgogne des classifications des « crus ». Le classement effectué par le Comité de viticulture de l’arrondissement de Beaune, en 1860, constitue l’aboutissement de ces études. Dans les communes de la « Côte », chaque « climat » (nom d’usage, le plus souvent un nom de lieudit) planté en « cépage fin » est classé sur une échelle de qualité.
En 1943, une première liste de « climats » pouvant bénéficier de la mention« premier cru » est reconnue. Il s’agit des « crus » les plus réputés, identifiés en particulier en 1860.
Le cépage pinot noir N représente 75 % de l’encépagement, et est planté sur l’ensemble du vignoble. Le cépage chardonnay B est implanté préférentiellement sur la rive droite de la vallée, mais est présent sur l’ensemble du territoire de la commune, où il est parfaitement adapté au le substrat marneux.
Les secteurs classés pour le bénéfice de la mention « premier cru » sont regroupés dans l’îlot exposé au sud, proche du village d’Auxey. Cet îlot est presque exclusivement planté en cépage pinot noir N (95%).
Les vignes sont conduites, en général, selon les usages en vigueur dans la « Côte de Beaune », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare. Cependant dans certains secteurs à forte pente, sensibles à l’érosion des sols, les vignerons ont adapté la conduite de leur vignoble, avec des densités de plantation plus basses (3300 pieds par hectare), et une conduite « en lyre ». L’usage est d’élever les vins pendant au moins 8 mois, ce qui leur assure une aptitude certaine à la conservation, selon les caractéristiques du millésime et celles du « climat ».
En 2009, le vignoble de « Auxey-Duresses » couvre une superficie d’environ 134 hectares (330 acres) dont 32 hectares (79 acres) classés pour le bénéfice de la mention « premier cru », pour une production annuelle de 3900 hectolitres (103 030 US gallons) de vins rouges et près de 1900 hectolitres (50 200 gallons) de vins blancs.


CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Beaune », relief

rectiligne s’allongeant sur environ 25 kilomètres (15,5 mi) selon une direction générale nord- est/sud-ouest. Ce relief d’origine tectonique sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », est proche de 250 mètres (820 pi).

Plusieurs vallées interrompent la continuité de la « Côte » et découpent profondément les plateaux de l’arrière-pays, construisant des sites favorables à une viticulture de qualité, comme à « Auxey-Duresses ». Le vignoble est implanté en retrait du front de « Côte », sur les flancs d’une vallée drainant l’arrière-pays. La zone géographique est ainsi limitée au territoire de la seule commune d’Auxey- Duresses, à quelques kilomètres au sud de la ville de Beaune, dans le département la Côte-d’Or, en Bourgogne.
Le substrat marno-calcaire des versants, daté du Jurassique moyen et supérieur (principalement l’étage Oxfordien) est souvent masqué par des épandages mêlant des éboulis à des argiles et limons, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents. La nature des épandages dépend de leur position topographique. Très pierreux et peu épais, en haut du versant, sur les marnes, ils sont plus riches en particules fines et plus épais, en piémont (quelques décimètres à 1 mètre).
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur les versants

bien exposés de la vallée, à des altitudes comprises entre 260 mètres et 360 mètres (855 et 1 180 pi). Trois îlots principaux peuvent être distingués :
– au débouché de la vallée, à l’est de la commune, un ensemble en pente modérée, exposée au nord ;

– deux îlots sont implantés en rive gauche de la vallée, l’un exposé au sud, en aval de la vallée, près du village d’Auxey, l’autre, exposé au sud-est, autour du hameau de Melin, plus en amont dans la vallée.
Le substrat marneux de l’Oxfordien, est présent sur la majeure partie du territoire. Cependant, au débouché de la vallée, les parcelles de vigne reposent sur des calcaires en plaquettes du Callovien, donnant des sols très caillouteux.

Les sols sont peu évolués, généralement carbonatés, peu épais et bien drainants. Leurs caractéristiques varient selon leur position topographique. Plutôt pierreux et maigres, en haut du versant, ils sont plus profonds et argileux, sur les replats et sur le piémont.

Les coteaux, dessinés sur le substrat marneux de l’Oxfordien, présentent une pente moyenne de 20%, pouvant aller jusqu’à 40 %. La nature argilo-limoneuse des sols les rend particulièrement sensibles à l’érosion.
Le climat est océanique frais, atténué par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique régional s’affirme par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 730 millimètres / 28 ,7 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,9 oF). La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique lui assurant un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région, propice à la viticulture de qualité.

Les conditions mésoclimatiques (pluviométrie et températures) se dégradent progressivement d’aval en amont de la vallée. Cette tendance est bien compensée par les expositions favorisant une insolation forte et la topographie qui assure un ressuyage optimal des sols.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune d’Auxey-Duresses dans le département de la Côte-d’Or.

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DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGE PRINCIPAUX

CÉPAGES PRINCIPAUX

pinot noir N, chardonnay B.

AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

pinot gris G, pinot blanc B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins blancs : 64 hectolitres par hectare

Vins rouges : 58 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– L’utilisation de copeaux de bois est interdite

– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13,5 % ;
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation, et un écartement entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

Vins blancs

Les vignes sont taillées :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat et cordon bilatéral), avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 10 ;
– soit en taille longue Guyot simple, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

Vins rouges

Les vignes sont taillées, avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
– soit en taille longue Guyot simple.

a période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
    Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « premier cru » :

LES PREMIERS CRUS

– « Bas des Duresses » ;

– « Climat du Val » ;
– « Clos du Val » ;
– « La Chapelle » ;

– « Les Bréterins » ;

– « Les Duresses » ;
– « Les Ecussaux » ;
– « Les Grands Champs » ;

– « Reugne ».

Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

d) – Lorsque le nom de l’appellation d’origine contrôlée est suivi de la dénomination géographique complémentaire « Côte de Beaune », cette dénomination géographique complémentaire est inscrite immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée sans mention intercalaire. Elle est imprimée en caractères identiques, de même forme, même dimension et même couleur que ceux composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

e) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

Dernière modification du cahier des charges : 14   décembre  2011

ALOXE-CORTON AOP

Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Aloxe-Corton est réservée aux vins secs tranquilles blancs ou rouges  élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de la Côte-d’Or : Aloxe-Corton, Ladoix-Serrigny et Pernand-Vergelesses en Bourgogne.

HISTOIRE

Les premiers témoignages de l’existence de vignes à « Aloxe » remontent au IXème siècle. En 775, l’Empereur CHARLEMAGNE aurait donné des vignes à la collégiale de Saulieu. Ce passé a laissé des traces dans la toponymie, puisque existe sur la « Montagne de Corton » un lieudit « En Charlemagne », correspondant peut-être au don de l’Empereur.

Au XIIème siècle, l’abbaye de Cîteaux y possède un beau domaine avec grange et chapelle, au lieudit « En Verconsault », aujourd’hui « les Vercots », et comprenant des vignes au « Clos de Courthon ».
Au XVIème siècle, le Chapitre d’Autun y possède un domaine ayant lui aussi laissé sa trace dans la toponymie avec le « Clos du Chapitre ».

« Aloxe » est inséré au sein du vaste ensemble viticole, proche de Beaune, dont « Corton » est le centre. Aux côtés des seigneuries régionales et des divers établissements ecclésiastiques, la bourgeoisie beaunoise est fortement impliquée, développant de grands domaines qui contribuent au prestige de ce secteur de la « Côte de Beaune ».

A partir du XVème siècle, les vins dits « de Beaune » sont commercialisés dans toute l’Europe. Ils sont l’image de marque du Duché de Bourgogne, à son apogée. Ce sont des vins rouges, les « pinots vermeils », peu tanniques et capiteux, les seuls capables de voyager.

Au XVIIIème siècle, le négoce-éleveur se développe dans la région bourguignonne, donne aux vins de Bourgogne une image nouvelle et organise leur large diffusion à l’échelle européenne. La « Côte de Beaune » alimente en « vins fins » les maisons de négoce beaunoises, qui tiennent une grande part du marché.

Petit à petit, la production de qualité se hiérarchise et le rayonnement des vins de « Corton » s’accroît. En 1862, la commune d’Aloxe a d’ailleurs adjoint à son nom celui de son « cru » le plus prestigieux, devenant ainsi Aloxe-Corton, selon pratique alors répandue dans toute la région.

Afin de préserver leurs intérêts, les producteurs de la commune d’Aloxe s’organisent en syndicat, en 1902, et l’appellation d’origine contrôlée, dite
« communale », « Aloxe-Corton » est reconnue, en 1938.
Au XXème siècle, une partie importante du territoire viticole de la commune accède au statut de « grand cru ».

En 1943, une première liste de « climats » (nom local des lieudits) pouvant bénéficier de la mention « premier cru » est reconnue. Il s’agit des « crus » les plus réputés, identifiés en particulier, en 1860, par le Comité de viticulture de l’arrondissement de Beaune.

Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans la « Côte de Beaune », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur les cépages chardonnay B et pinot noir N. Conscients de la sensibilité des sols à l’érosion, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.
L’usage est d’élever les vins plusieurs mois.

Le vignoble couvre, en 2008, une superficie d’environ 120 hectares (295 acres), pour une production moyenne annuelle de près de 4500 hectolitres (126 800 US gallons) dont 98 % de vins rouges.


CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe à l’extrémité nord du vignoble de la « Côte de

Beaune », relief rectiligne d’origine tectonique s’allongeant selon une direction générale nord-est/sud-ouest. Ce relief sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », avoisine 250 mètres (820 pi).

Le climat est océanique frais, perturbé par des influences continentales ou méridionales, conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique se manifeste au niveau régional par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,9 oF). La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique lui assurant un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région, propice à la viticulture de qualité.

La zone géographique s’étend su le territoire de 3 communes, à quelques kilomètres, au nord de la ville de Beaune, dans le département de la Côte-d’Or, en Bourgogne. Elle occupe les versants et le piémont de la « Montagne de Corton ». Celle-ci se présente comme un élément isolé de la « Côte », individualisé entre deux vallées drainant l’arrière-pays.
La série géologique, sur le versant, est relativement complexe, avec des affleurements de formations sédimentaires du Jurassique.
Le bas du versant, en pente modérée, repose sur des calcaires durs du Jurassique moyen. Le calcaire de la « Dalle nacrée », se délitant en plaquettes, les « laves », n’affleurent que peu, au hasard de quelques carrières anciennes, présentes dans le paysage, à mi-coteau. Le substrat est masqué par une couche de colluvions issues du ruissellement le long du versant. Les sols sont peu profonds, drainants et riches en argile, parfois très caillouteux.
Dans la partie supérieure du versant, en pente souvent forte, le substrat est essentiellement marneux, et daté du Jurassique supérieur. Les marnes ont la particularité d’être riches en silice, se présentant sous forme de « chailles », rognons ressemblant à des silex, ou de sables fins et de limons. Les sols sont limoneux, sensibles à l’érosion et peu fertiles.
La série est couronnée par un niveau de calcaire dur, formant une corniche sommitale boisée, à une altitude de 385 mètres (1 265 pi). Ceci identifie et caractérise le paysage original de « Corton ».
Au sud de la zone, au débouché d’une vallée sèche, s’étale un vaste cône de déjection, composé d’alluvions mêlant des matériaux issus de l’arrière-pays. Dans ce mélange d’argiles et de « chailles », le drainage s’effectue surtout latéralement. Les sols, peu calcaires, y sont d’une fertilité modérée.

Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées indifféremment sur tous les types de substrat, à une altitude comprise entre 230 mètres et 350 mètres (755 et 1 150 pi). Elles reposent en piémont, sur les épandages argileux bien drainés.
De très nombreuses parcelles délimitées, situées sur les versants de la butte, sont classées en « grand cru ».

Aussi, les vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée « Aloxe-Corton » sont produits principalement à partir des parcelles situées sur le piémont, et présentant des sols de colluvions, souvent argileux. Les parcelles offrant une bonne situation topo-climatique, présentant les sols les mieux drainés et limitrophes des parcelles classées en « grand cru », sont classées pour le bénéfice de la mention « premier cru ».

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Côte-d’Or : Aloxe-Corton, Ladoix-Serrigny et Pernand-Vergelesses.

Bourgogne Maps – outil cartographique interactif – www.bourgogne-maps.fr

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaines  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

CÉPAGES PRINCIPAUX

CÉPAGES PRINCIPAUX

Pinot Noir N, Chardonnay B.

AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

, Pinot Gris G, Pinot Blanc B.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins blancs : 64 hectolitres par hectare

Vins rouges : 58 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– L’utilisation de copeaux de bois est interdite.

– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13,5 % ;
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation, et un écartement entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

Vins blancs

Les vignes sont taillées :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat et cordon bilatéral), avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 10 ;
– soit en taille longue Guyot simple, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

Vins rouges

Les vignes sont taillées, avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
– soit en taille longue Guyot simple.

a période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « premier cru » :

– « Clos des Maréchaudes » ;

– « Clos du Chapitre » ;
– « La Coutière » ;
– « La Maréchaude » ;

– « La Toppe au Vert » ;

– « Les Chaillots » ;
– « Les Fournières » ;

– « Les Guérets » ;
– « Les Maréchaudes » ;
– « Les Moutottes ;
– « Les Paulands » ;
– « Les Petites Folières » ;

– « Les Valozières » ;
– « Les Vercots ».

Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

d) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

Dernière modification du cahier des charges : 13   décembre  2011

VIGNOBLES DE LA CÔTE DE BEAUNE ET DES HAUTES CÔTES DE BEAUNE

PRÉSENTATION DE LA RÉGION VITICOLE

Entre Ladoix-Serrigny et les coteaux des Maranges, la région viticole de la Côte de Beaune s’étire sur 20 km, du nord au sud. Orientés vers le soleil du matin, ces terres à vignes n’excèdent pas quelques centaines de mètres de large. On y produit pourtant des vins rouges et blancs de renommée internationale. Leur réputation rejaillit aussi sur la ville de Beaune, centre historique qui livre tous les secrets de la Bourgogne viticole…

Un peu plus à l’ouest, derrière la Côte de Beaune, les vignes s’épanouissent sur un plateau au relief doucement incurvé, à 400 mètres (1 310 pi) d’altitude. Ce sont les Hautes Côtes de Beaune. Sur les versants les plus ensoleillés, une vingtaine de communes produisent des vins de belle facture, d’appellation Bourgogne Hautes Côtes de Beaune.

Aux alentours de Beaune, les terres viticoles sont essentiellement plantées de pinot noir (Volnay, Pommard, Ladoix), même si le chardonnay donne quelques merveilles sur la colline de Corton (Corton, Corton-Charlemagne). A partir de Meursault, le chardonnay prédomine et donne des vins d’une grande diversité aromatiques, entre appellations mythiques (Bâtard-Montrachet) et petits « trésors » moins connus (Saint-Aubin, Santenay…).

À partir de ces deux cépages typiquement bourguignons, les vignerons de la région produisent des appellations célèbres.

La légende dit que le Seigneur Montrachet, partant aux Croisades, confia sa fille pucelle à son Chevalier favori. En son absence, ce qui devait arriver arriva et un enfant naquit de cette union illégitime. De retour des Croisades, le Seigneur découvrit ce Bâtard, qui se mit à pleurer en le voyant. Le Seigneur s’écria alors : «Criots-Bâtard » !!!
Mais comme c’était un homme bien, il accueillit l’enfant dans sa famille par ces mots : « Bienvenues-Bâtard-Montrachet ».

Les appellations de la région s’établissent comme suit :

Appellations Grands Crus: Corton, Corton-Charlemagne, Montrachet, Bâtard-Montrachet, Chevalier-Montrachet, Criots-Bâtard-Montrachet, Bienvenue-Bâtard-Montrachet.

Appellations Villages (certaines possèdent des Climats classés en Premier Cru) : Aloxe-Corton, Auxey-Duresses, Beaune, Blagny, Chassagne-Montrachet, Chorey-les-Beaune, Côte de Beaune, Côte de Beaune-Villages, Ladoix, Maranges, Meursault, Monthélie, Pernand-Vergelesses, Pommard, Puligny-Montrachet, Saint-Aubin, Saint-Romain, Savigny-lès-Beaune, Santenay, Volnay.

Appellations Régionales: Bourgogne, Bourgogne Aligoté, Bourgogne Passe-tout-grains, Coteaux Bourguignons et Crémant de Bourgogne et Bourgogne Côte d’Or.

Source: Vins de Bourgogne

LES APPELLATIONS DE LA CÔTE DE BEAUNE ET DES HAUTES CÔTES DE BEAUNE

On recense 28 AOPs dans la région comme suit:

FORMAT DES DONNÉES

FORMAT PDF

EN FORMAT PDF IMPRIMABLE