Vins de Bourgogne

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L’APPELLATION

L’appellation Chambolle-Musigny est réservée aux vins rouges tranquilles secs élaborés sur le territoire de la commune de Chambolle-Musigny dans le département de la Côte-d’Or en Bourgogne.

HISTOIRE

« Chambolle-Musigny » fait partie d’un vignoble, dont l’existence et la qualité remarquable sont attestées, au moins depuis le IIIème siècle, comme en témoigne Eumène, dans son « Discours à Constantin », décrivant les vignobles anciens et réputés du « Pagus arebrignus », près de Beaune.

Le vignoble de « Chambolle-Musigny » se développe et s’organise au Moyen-Âge sous l’influence des abbayes bénédictines et des pouvoirs seigneuriaux, déterminant les premières structures parcellaires.
Ainsi, dès le XIVème siècle, le nom et l’usage viticole de nombreux lieux-dits de « Chambolle-Musigny » sont attestés, et des valeurs pécuniaires leurs sont parfois attribuées, témoignant ainsi d’une qualité reconnue (Manuscrits de Citeaux).

Les générations suivantes s’attachent, avec continuité, à entretenir et améliorer leurs parcelles de vigne, notamment par l’épierrement, la protection des sols, la lutte contre l’érosion, l’amélioration de l’encépagement. Ces aménagements pérennisent les délimitations et conduisent à l’émergence progressive d’une identité propre à chaque « climat » (nom d’usage, le plus souvent un nom de lieudit). A partir de la fin du XVIIIème siècle, de nombreux traités s’emploient à recenser les qualités viticoles des « climats » et les nuances de caractère des vins élaborés à partir des raisins qui en sont issus (Dom Denise, 1779, Jullien, 1816, Dr Morelot, 1831, Dr Lavalle, 1855). Ils témoignent unanimement de la haute réputation des vins de « Chambolle-Musigny » et les distinguent pour leur élégance et leur extrême raffinement.

Un jugement de 1929, confirmé en appel en 1930, définit l’appellation d’origine « Chambolle-Musigny » et en réserve l’usage aux seuls « vins fins » de la commune, « récoltés sur la partie du terrain de Chambolle délimitée au levant par la route nationale 74, à l’ouest par la friche commune… », proposant, de ce fait, une délimitation parcellaire.

L’appellation d’origine contrôlée « Chambolle-Musigny » est reconnue par un décret de 1936. Elle est réservée aux seuls vins rouges.

En 1943, une liste de « climats » pouvant bénéficier de la mention « premier cru » est établie. Elle réserve ce bénéfice aux noms les plus réputés, attestés en particulier au XIXème siècle. Les parcelles sur lesquelles sont récoltés les raisins destinés à l’élaboration de vins bénéficiant de cette mention, sont localisées sur les versants, en contrebas ou en prolongement des parcelles ouvrant droit à la mention « grand cru » de « Musigny » et « Bonnes Mares », mais surtout sur les parties les plus graveleuses du cône de déjection de la combe.

Le cépage pinot noir N est le cépage principal. Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans la « Côte de Nuits », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare.
L’usage est d’élever les vins, ce qui leur confère une bonne aptitude à la conservation.

Le vignoble couvre, en 2008, une superficie d’environ 150 hectares (370 acres), dont 60 hectares (150 acres) classés en « premier cru », pour une production annuelle moyenne de 6000 hectolitres (158 500 US gallons).


CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans la « Côte de Nuits », relief rectiligne s’allongeant sur environ 25 kilomètres (15,5 mi) selon une direction générale nord/sud. Ce relief d’origine tectonique sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », avoisine 250 mètres (820 pi).

Elle s’étend ainsi sur le territoire de la seule commune de Chambolle-Musigny, située entre les villes de Dijon, au nord, et Nuits-Saint-Georges, au sud, dans le département de la Côte-d’Or, en Bourgogne.

A Chambolle-Musigny, le front de « la Côte », d’environ 150 mètres (490 pi) de dénivelé, est constitué d’une série de calcaires du Bajocien et Bathonien (Jurassique moyen). Le « calcaire de Comblanchien », particulièrement compact, forme l’ossature du relief. Un niveau de marnes (calcaires argileux) du Bajocien s’intercale dans la série calcaire, dans la partie basse du versant, se marquant, dans la topographie, par un léger replat. Mais la rectitude du front de « la Côte » est ici perturbée par diverses cassures.

Le village, lui-même, est regroupé au débouché d’une « combe », vallée sèche encaissée qui découpe le versant. Au débouché de la « combe » s’étale un cône de déjections, formant un ensemble au sol caillouteux et bien drainé. A l’extrémité méridionale de son territoire, le vignoble de « Chambolle-Musigny » atteint une autre combe dominant le « Clos de Vougeot ».

Le substrat calcaire des versants est souvent masqué par des colluvions mêlant des éboulis à des argiles et limons, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents. La nature des épandages dépend de leur position sur le talus. Très pierreux et peu épais en haut de versant, ils sont plus riches en particules fines et plus épais, en piémont (quelques décimètres à 1 mètre). Une formation particulière, constituée de graviers cryoclastiques très filtrants et peu fertiles, apparaît par places, en placage sur le calcaire.

Cette complexité géologique induit une relative diversité de sols. Ceux-ci sont peu évolués, généralement carbonatés et peu épais, bien drainants, en particulier sur le substrat calcaire. Ils s’organisent en topo-séquences, allant de sols maigres très calcaires en haut de versant, s’enrichissant en argile en allant vers le bas, jusqu’à des sols relativement profonds et décarbonatés en surface, sur les épandages de piémont.

Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées à des altitudes comprises entre 250 mètres et 350 mètres, en partie sur le versant principal et, pour le bas, sur le cône de déjection prolongeant, dans la plaine, les bonnes conditions de sol et de drainage.

Le climat est océanique frais, atténué par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique régional se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF). La « Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique lui assurant un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.

La situation topographique des parcelles de vigne assure une exposition au soleil levant très favorable à un rapide réchauffement du sol.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Chambolle-Musigny dans le département de la Côte-d’Or.

Source: Vins de Bourgogne

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Certaines communes du Certaines communes du – département de la Côte-d’Or,  du département du Rhône, département de Saône-et-Loire et  département de l’Yonne.

CÉPAGE PRINCIPAL

pinot noir N,

AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

chardonnay B, pinot gris G, pinot blanc B

AIRE DE DÉROGATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaine  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

RENDEMENTS MAXIMAUX

a) – Le rendement est fixé à 50 hectolitres par hectare.
b) – Le rendement butoir est fixé à 58 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES


a) – Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5%.

– L’utilisation de copeaux est interdite.

b) – Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, qui ne peut être supérieur à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, qui ne peut être inférieur à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation, et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes

Les vignes sont taillées, avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ; – soit en taille longue Guyot simple.

La période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double  avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ; – avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

L’irrigation est interdite.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « premier cru » :

– « Aux Beaux Bruns » ;
– « Aux Combottes » ;
– « Aux Echanges » ;
– « Derrière la Grange » ;
– « La Combe d’Orveau » ;

 – « Les Amoureuses » ;

« Les Baudes » ;
– « Les Borniques » ;

« Les Carrières » ;

 – « Les Chabiots » ;

– « Les Charmes » ;

– « Les Chatelots » ;

– « Les Combottes » ;
– « Les Cras » ;
– « Les Feusselottes » (ou « Les Feusselotes ») ;

 – « Les Fuées » ;
– « Les Groseilles » ;
– « Les Gruenchers » ;
– « Les Hauts Doix » ;
– « Les Lavrottes » ;
– « Les Noirots » ;
– « Les Plantes » ;
– « Les Sentiers » ;
– « Les Véroilles ».

Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

d) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

Dernière modification du cahier des charges : 19 décembre  2011

Vins de Bourgogne

Soource: Vins de Bourgogne

L’APPELLATION

L’appellation Chambertin-Clos de Bèze est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire de la commune de Gevrey-Chambertin dans le département de la Côte-d’Or en Bourgogne.

HISTOIRE

Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées dans le seul lieudit « Clos de Bèze ».
Le « Clos de Bèze » est connu dès le VIIème siècle. Il appartient alors à l’abbaye de Bèze, qui, au XIIème siècle, le cède au Chapitre de Langres. Celui-ci est probablement déjà propriétaire du « Chambertin » voisin, et constitue ainsi une entité foncière. L’exploitation en est confiée à différents producteurs.
A partir de 1730, un certain JOBERT, négociant avisé fraîchement installé à Gevrey, acquiert progressivement l’exploitation des vignes, puis en devient le seul propriétaire. Il finit par adjoindre, à son nom, celui de son « cru » préféré, se nommant désormais JOBERT DE CHAMBERTIN. La dynastie s’éteint rapidement et le domaine est confisqué, à la révolution française de 1789, puis vendu aux enchères et progressivement morcelé. L’action de JOBERT fut décisive pour la renommée du « cru ».
Conscients de la nécessité de maîtriser leur production et de la défendre, les producteurs se fédèrent en syndicat, en 1929, autour du nom de « Chambertin », auquel le « Clos de Bèze » est rattaché.
En 1931, un jugement autorise le nom « Clos de Bèze-Chambertin » pour les vins issus de raisins récoltés sur les parcelles du lieudit « Clos de Bèze ». En 1932, un nouveau jugement autorise les producteurs exploitant les parcelles du « Clos de Bèze » à commercialiser leurs vins sous le nom « Chambertin-Clos de Bèze » ou sous le nom « Chambertin », fixant ainsi la délimitation définitive du « cru ». L’appellation d’origine contrôlée « Chambertin-Clos de Bèze » est reconnue par décret en 1937.

Au sein du vignoble de Bourgogne, des « climats » (nom d’usage, le plus souvent un nom de lieudit) d’exception, comme «Chambertin-Clos de Bèze », ont émergé au cours du temps. Ils s’étendent au cœur de situations privilégiées où les conditions de sol et de climat sont optimales.

Identifiés et nommés depuis des siècles, ils font l’objet des plus grands soins des producteurs, tant à la vigne qu’à la cuverie. Ils produisent année après année les vins les plus parfaits et sont placés, depuis plusieurs siècles, au sommet du classement des grands vins de Bourgogne.

La mention « grand cru » qui leur est associée, apparaît dès le début du XXème siècle et son indication sur l’étiquette est un usage bien établi.
Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans toute la « Côte de Nuits », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur le cépage pinot noir N.

Conscients de la valeur du patrimoine que constituent les sols, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.
L’usage est d’élever les vins plusieurs mois, ce qui leur confère une grande aptitude à la conservation.

Le vignoble couvre, en 2009, une superficie de près de 15 hectares, pour une production annuelle moyenne de 500 hectolitres (13 210 US gallons).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Nuits », relief rectiligne s’allongeant sur environ 25 kilomètres (115,5 mi) selon une direction générale nord/sud. Ce relief d’origine tectonique sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », avoisine 250 mètres (820 pi).
La zone géographique est ainsi limitée au territoire de la seule commune de Gevrey-Chambertin, située au sud de la ville de Dijon, dans le département de la Côte-d’Or, en région Bourgogne.
A cet endroit « la Côte » forme un relief assez simple, constitué d’un coteau bien marqué exposé au levant. Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées en piémont du relief de « la Côte », où elles occupent un léger replat.

situées en piémont du relief de « la Côte », où elles occupent un léger replat.
La partie basse, peu pentue, repose sur un substrat de calcaires durs, jadis exploité en pierre de taille. Ces calcaires sont surmontés par un niveau de marne (calcaire argileux), repérable dans le paysage, car il forme une légère concavité, sous le versant principal de « la Côte ». L’ensemble est daté du Bajocien (Jurassique moyen).

Les parcelles de vigne ne dépassent pas le sommet de ces marnes.
L’ensemble du substrat marno-calcaire est masqué par une couche peu épaisse (quelques décimètres à 1 mètre) d’épandages mêlant des éboulis à des argiles et limons rouges, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents.
Les sols sont peu évolués, généralement carbonatés et peu épais, bien drainants, malgré une forte teneur en argile, en particulier sur le substrat calcaire. Le niveau marneux est probablement à l’origine d’arrivées d’eau temporaires, compensant les faibles réserves hydriques du sol. La pente permet un drainage des excès d’eau.
Le climat est océanique frais, atténué par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique régional se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF). La
« Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique lui assurant un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région, propice à la viticulture de qualité (effet de foehn).
La situation topographique des parcelles de vigne les protège des risques de gel ainsi que des brouillards matinaux, tout en assurant une exposition au soleil levant très favorable à un rapide réchauffement du sol.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Gevrey-Chambertin dans le département de la Côte-d’Or.

Source: Vins de Bourgogne

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Certaines communes du Certaines communes du – département de la Côte-d’Or,  du département du Rhône, département de Saône-et-Loire et  département de l’Yonne.

CÉPAGE PRINCIPAL

pinot noir N,

AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

chardonnay B, pinot gris G, pinot blanc B

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 42 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 49 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES


– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;
– Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 14,5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre. b) – Règles de taille

Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
– soit en taille longue Guyot simple.

La période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».
b) – L’indication du cépage est interdite sur l’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’AOC « Chambertin-Clos de Bèze » peut être complétée de la mention traditionnelle « Grand cru ».

Dernière modification du cahier des charges : 13 novembre 2019

Vins de Bourgogne

Soource: Vins de Bourgogne

L’APPELLATION

L’appellation Chambertin  est réservée  aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire de la commune de Gevrey-Chambertin dans le département de la Côte-d’Or en Bourgogne. 

HISTOIRE

Depuis le Moyen-Âge et jusqu’au XVIIIème siècle, le vignoble de « Chambertin », ainsi que son voisin, le vignoble du « Clos de bèze », constituent une entité foncière, propriété du Chapitre de Langres. Ceux-ci en confient l’exploitation à différents producteurs.
A partir de 1730, un certain JOBERT, négociant avisé fraîchement installé à Gevrey, acquiert progressivement l’exploitation des vignes de « Chambertin », puis en devient le seul propriétaire. Il finit par adjoindre, à son nom, celui de son
« cru » préféré, se nommant désormais Jobert de Chambertin. La dynastie s’éteint rapidement et le domaine est confisqué, à la révolution française de 1789, puis vendu aux enchères et progressivement morcelé.
L’action de Jobert fut décisive pour la renommée du « cru ». Les témoignages abondent pour décrire l’excellente réputation du « Chambertin », dont celui, en 1787, de Thomas Jefferson, futur président des Etats-Unis.
Conscients de la nécessité de maîtriser leur production et de la défendre, les producteurs se fédèrent en syndicat, en 1929. En 1931, un premier jugement limite l’usage du nom « Chambertin » au seul lieudit.
L’appellation d’origine contrôlée « Chambertin » est reconnue par décret, en 1937. Les parcelles délimitées pour la récolte du raisin, reprenant en cela un usage traditionnel, correspondent aux deux lieudits « Chambertin » et « Clos de Bèze ». Au sein du vignoble de Bourgogne, des « climats » (nom d’usage, le plus souvent un nom de lieudit) d’exception, tel « Chambertin », ont émergé au cours du temps. Ils s’étendent au cœur de situations privilégiées où les conditions de sol et de climat sont optimales.
Identifiés et nommés depuis des siècles, ils font l’objet des plus grands soins des producteurs, tant à la vigne qu’à la cuverie. Ils produisent, année après année, les vins les plus parfaits et sont placés, depuis plusieurs siècles, au sommet du classement des grands vins de Bourgogne.
La mention « grand cru » qui leur est associée, apparaît dès le début du XXème siècle et son indication sur l’étiquette est un usage bien établi.
Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans toute la « Côte de Nuits », avec des densités de plantation supérieures à 9000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur le cépage pinot noir N. Conscients de la valeur du patrimoine que constituent les sols, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Nuits », relief rectiligne s’allongeant sur environ 25 kilomètres (15,5 mi) selon une direction générale nord/sud. Ce relief d’origine tectonique sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 310 et 1 640 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude au droit de la « Côte » avoisine 250 mètres (880 pi).
La zone géographique est ainsi limitée au territoire de la seule commune de Gevrey-Chambertin, située au sud de la ville de Dijon, dans le département de la Côte-d’Or, en région Bourgogne.
A cet endroit « la Côte » forme un relief assez simple, constitué d’un coteau bien

marqué exposé au levant. Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées en piémont du relief, où elles occupent un léger replat.
La partie basse, peu pentue, repose sur un substrat de calcaires durs, jadis exploité en pierre de taille. Ces calcaires sont surmontés par un niveau de marne (calcaire argileux), repérable dans le paysage, car il forme une légère concavité, sous le versant principal de « la Côte ». Les parcelles de vigne ne dépassent pas le sommet de ces marnes. L’ensemble est daté du Bajocien (Jurassique moyen). L’ensemble du substrat marno-calcaire est masqué par une couche peu épaisse (quelques décimètres à 1 mètre / quelques pieds) d’épandages mêlant des éboulis à des argiles et limons rouges, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents.

Les sols sont peu évolués, généralement carbonatés et peu épais, bien drainants, malgré une forte teneur en argile, en particulier sur le substrat calcaire. Le niveau marneux est probablement à l’origine d’arrivées d’eau temporaires, compensant les faibles réserves hydriques du sol. La pente permet un drainage des excès d’eau.

Le climat est océanique frais, atténué par des influences continentales ou méridionales conduites par l’axe Rhône-Saône. Le caractère océanique régional se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF). La« Côte », à l’est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d’un abri climatique lui assurant un avantage thermique ainsi qu’un déficit pluviométrique notable pour la région.
La situation topographique des parcelles de vigne de « Chambertin » les met à l’abri des risques de gel ainsi que des brouillards matinaux, tout en assurant une exposition au soleil levant très favorable à un rapide réchauffement du sol.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Gevrey-Chambertin dans le département de la Côte-d’Or.

Source: Vins de Bourgogne

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Certaines communes du Certaines communes du – département de la Côte-d’Or,  du département du Rhône, département de Saône-et-Loire et  département de l’Yonne.

CÉPAGE PRINCIPAL

pinot noir N,

AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

chardonnay B, pinot gris G, pinot blanc B

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 42 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 49 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES


– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– L’utilisation de copeaux est interdite ;

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds à l’hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre. b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
– soiLa période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».
b) – L’indication du cépage est interdite sur l’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’AOC « Chambertin » peut être complétée de la mention traditionnelle « Grand cru ».

Dernière modification du cahier des charges : 12 décembre 2011

Vins de Bourgogne

Soource: Vins de Bourgogne

L’APPELLATION

L’appellation Bonnes-Mares est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de la Côte-d’Or : Chambolle-Musigny et Morey-Saint-Denis en Côte de Nuit en  Bourgogne.

HISTOIRE

L’existence et la qualité remarquable des vignobles de la « Côte » sont attestées au moins depuis le IIIème siècle (« Discours à Constantin » d’EUMENE, décrivant les vignobles du « Pagus arebrignus », près de Beaune).
Ce vignoble s’est développé et organisé au Moyen-Âge sous l’influence des abbayes bénédictines et des pouvoirs seigneuriaux, déterminant les premières structures parcellaires.
Il existe peu de témoignages sur l’histoire du « climat » (nom d’usage, le plus souvent un nom de lieudit) « Bonnes Mares » à l’étymologie douteuse. Il est voisin des propriétés de l’abbaye féminine cistercienne de Tart-le-Haut, et certaines parcelles, sur la commune de Morey-Saint-Denis, lui ont probablement appartenu.
Il faut attendre le XIXème siècle pour voir apparaître la citation du « cru », toujours en tête des classements qualitatifs des vins. JULLIEN, en 1816, dans sa
« Topographie de tous les vignobles connus », le place ainsi en « première classe », le docteur LAVALLE, en 1855, en « première cuvée » (« Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte d’Or »).
L’appellation d’origine contrôlée « Bonnes Mares » est reconnue par décret en 1937.
Les vignes sont conduites selon les usages en vigueur dans la « Côte de Nuits », avec des densités de plantation supérieures à 9 000 pieds par hectare, et un encépagement reposant sur le cépage pinot noir N. Conscients de la valeur du patrimoine que constituent les sols, les producteurs prennent un soin particulier à la préservation de leur intégrité.

L’usage est d’élever les vins, ce qui leur assure une remarquable aptitude à la conservation.
Le vignoble couvre, en 2008, une superficie d’environ 16 hectares (39,5 acres), pour une production moyenne annuelle de 520 hectolitres (13 737 US gallons).

La mention « grand cru » qui leur est associée, apparaît dès le début du XXème siècle et son indication sur l’étiquette est un usage bien établi.
Dès le XIXème siècle, les mérites exceptionnels du « climat » sont reconnus. Le classement du Comité de viticulture de l’arrondissement de Beaune, en 1860, classe les « Bonnes Mares » de Morey et Chambolle en « 1 ère classe ». Reconnus en appellation d’origine contrôlée et qualifiés officiellement de « grand cru », les vins de « Bonnes Mares » occupent le sommet de la hiérarchie des vins de Bourgogne.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans le vignoble de la « Côte de Nuits », relief rectiligne s’allongeant sur environ 25 kilomètres (15,5 mi) selon une direction générale nord/sud. Ce relief d’origine tectonique sépare les plateaux calcaires des « Hautes Côtes », à l’ouest, d’une altitude comprise entre 400 mètres et 500 mètres (1 340 et 1 610 pi), et la plaine de Bresse, à l’est, fossé d’effondrement tertiaire dont l’altitude, au droit de la « Côte », avoisine 250 mètres (820 pi).
Le climat est un climat océanique tempéré, nuancé par des influences continentales ou méridionales, ces dernières remontant par le couloir rhodanien. Le caractère océanique régional se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres / 29,5 po par an), sans sécheresse estivale affirmée. Les températures témoignent d’une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C (50,8 oF). La « Côte », située à l’est des hauteurs du Morvan et des plateaux bourguignons, bénéficie d’un abri climatique par rapport aux vents dominants, qui conduit à des températures plus élevées et à une réduction des précipitations, conditions très favorables à une viticulture de qualité.

La zone géographique est limitée au territoire des communes de Morey-Saint- Denis et Chambolle-Musigny, entre les villes de Dijon et Nuits-Saint-Georges, dans le département de la Côte-d’Or, en Bourgogne.
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur le piémont du relief de la « Côte », où elles occupent un léger replat.

La partie basse du relief, en pente faible, repose sur un substrat de calcaires durs, jadis exploité en pierre de taille. Ces calcaires sont surmontés par un niveau de marne (calcaire argileux), repérable dans le paysage sous la forme d’une légère concavité, sous le versant principal. Les parcelles ne dépassent pas, vers le haut, le sommet de ces marnes. L’ensemble est daté du Bajocien (Jurassique moyen). L’ensemble du substrat marno-calcaire est masqué par une couche peu épaisse (quelques décimètres à 1 mètre / quelques pieds) d’épandages mêlant des éboulis à des argiles et limons rouges, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents.

Les sols sont peu évolués, généralement carbonatés et peu épais, bien drainants malgré une forte teneur en argile, en particulier sur le substrat calcaire. Le niveau marneux est probablement à l’origine d’arrivées d’eau temporaires, compensant les faibles réserves hydriques du sol. La pente assure un drainage des excès d’eau.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Côte-d’Or : Chambolle-Musigny et Morey-Saint-Denis.

Source: Vins de Bourgogne

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Certaines communes du département de la Côte-d’Or,  du département du Rhône, du département de Saône-et-Loire et  du département de l’Yonne

CÉPAGE PRINCIPAL

pinot Noir N,

CÉPAGES AUTORISÉS

Chardonnay B, pinot gris G, pinot banc B

RENDEMENTX MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 42 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 49 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES


– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9 000 pieds à l’hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
– Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre. b) – Règles de taille
Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
– soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
– soiLa période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

La taille Guyot simple peut être adaptée :
– avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
– avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».
b) – L’indication du cépage est interdite sur l’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée.
c) – L’AOC « Bonnes-Mares » peut être complétée de la mention traditionnelle « grand cru ».

Dernière modification du cahier des charges : 12 décembre 2011

PRÉSENTATION DE LA RÉGION VITICOLE

Les vignes de la Côte de Nuits et des Hautes Côtes de Nuits s’étendent sur une vingtaine de kilomètres, du nord au sud. Cette région viticole est le haut lieu des Grands Crus de la région. Surtout réputée pour ses vins rouges, elle donne également naissance à quelques vins blancs recherchés. La Côte de Nuits et les Hautes Côtes produisent une grande majorité de vins rouges. Cette région viticole est ainsi le paradis du pinot noir, qui engendre la plupart des Grands Crus de Bourgogne. Les vins blancs y sont plus rares, nés du chardonnay et, quelques fois, de l’aligoté. Entre Dijon et Corgoloin, les vignes poussent sur une étroite bande de coteaux. Celle-ci s’étire sur vingt kilomètres de long et est parfois large de deux à trois cents mètres seulement ! C’est incontestablement la région viticole la plus prestigieuse de Bourgogne voire du monde. Les Grands crus et Premiers crus abondent dans cette région mais les quantités sont parfois très limitées.

Les vignobles des Hautes Côtes de Nuits, sont cultivées sur des plateaux entre 300 et 400 mètres d’85 et 1 310 pi) altitude. Promis à la disparition, ce « vignoble » a su mener à bien une reconquête patiente et courageuse. Les Hautes Côtes de Nuits connaissent en effet une véritable renaissance depuis les années 1950. Les vignerons de la région sélectionnèrent alors les coteaux pouvant produire les meilleurs raisins. Comme en Côte de Nuits, ils y plantent les cépages de Bourgogne pinot noir (vins rouges) et chardonnay (vins blancs), qui recouvrent une vingtaine de communes dans l’arrière côte.

Depuis plusieurs décennies, les viticulteurs ont consacré tous leurs efforts au développement d’une production de qualité. Les Bourgogne Hautes Côtes de Nuits sont aujourd’hui reconnus comme des vins de caractère.

On récence 33 AOP en Côte de Nuits qui sont toutes décrites en détails.

Source: Vins de Bourgogne

LES APPELLATIONS DE LA CÔTE DE NUITS ET DES HAUTES CÔTES DE NUITS

FORMAT DES DONNÉES

EN FICHIER EXCEL

EN FORMAT PDF IMPRIMABLE

Canicule en Bourgogne depuis le début des relevés en 1921 : le nombre de jours avec des températures maximales supérieures à 35 °C a explosé. Les cinq années les plus caniculaires se sont toutes produites depuis 2002 : 2003 (14 jours), 2015 (10), 2020 (9), 2022 (9) et 2025 (8). #ChangementClimatique #RéchauffementClimatique.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

Avec 30 052 hectares, la Bourgogne ne représente que 2% du vignoble français et 0,5% de la production mondiale. Elle produit 1,45 million d’hectolitres de vin dont 60% sont blancs, 20% rouges et rosés et 11% effervescents (crémant de Bourgogne). 52% sont des appellations régionales, 47% des villages et des premiers crus et 1% des grands crus. On recense 854 appellations AOPs dont 33 sont des grands crus, 41 sont des villages ou des Premier cru et 7 sont des appellations régionales. La Bourgogne est divisée en 6 grandes sous-régions, les appellations régionales qui représentent 48% des appellations, le Mâconnais (7%), la Côte chalonnaise (6%), la Côte de Beaune (13%), Chablis et le Grand Auxerrois (20%) et la Côte de nuit (6%). Les appellations régionales produisent 53% de la production de la région, le Mâconnais 7%, la Côte chalonnaise (5%), la Côte de Beaune (11%), Chablis et le Grand Auxerrois (19%) et la Côte de nuit (11%).

La taille moyenne d’une exploitation viticole est de 6,51 hectares (16,01 acres). On recense 16 caves coopératives, 266 maisons de négoce et 3 577 domaines viticoles. 50% des vins de Bourgogne sont exportés, 22% dans l’Union Européenne et 25% hors EU. Les marchés des exportations les plus importants sont les États-Unis (25%), le Royaume-Uni (17%), la Belgique (9%), le Canada (9%) et le Japon (8%). 205, 8 millions de bouteilles sont commercialisées pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’Euros. 55% du chiffre d’affaire sont réalisés par les exportations, 35% en CHR et 10% en GMS. 21% du chiffre d’affaires des appellations françaises sont réalisés par la Bourgogne qui ne représente de 4,5% des appellations. La Bourgogne ne représente de 2,5% des terres agricoles françaises mais représente 2,8% du PIB français et la filière emploie  45 200 travailleurs soit 7% de l’emploi en Bourgogne Franche-Comté.

HISTOIRE

Dès le IV ème siècle, certains Celtes se rendent en Italie et découvrent cette boisson. Certains, revenant dans l’actuelle Bourgogne, y implantent la culture de la vigne et l’art de faire du vin. Bibracte, sur le Mont Beuvray, est alors la capitale de la tribu celte des Eduens. Les fouilles archéologiques ont révélé les restes de centaines de milliers d’amphores venues d’Italie et datées du II° ou du 1er siècle avant JC. Elles apportent la preuve de forts échanges de vins entre Rome et la Gaule.

En 52 av. J.-C., les Romains envahissent la Gaule, puis ils fondent en Bourgogne la ville d’Autun (réduisant Bibracte à l’abandon). Dans la région, les élites gallo-romaines plantent de nombreuses vignes aux 1ers et IIème siècles de notre ère. Peu à peu, ces nouvelles cultures modèlent le paysage. Le vignoble bourrguignon, promis à un avenir prestigieux, semble florissant dès la seconde moitié du 1er siècle.

Au fil du temps, les Gallo-Romains acquièrent aussi un savoir-faire pour cultiver la vigne et élaborer le vin. Sur les tables de Bourgogne, celui-ci détrône même bientôt la bière celte ! Le tonneau, invention gauloise, éclipse les amphores. Le culte de Bacchus se répand. Dès le II ème siècle, dans toute la région, le vin et la vigne jouissent d’une grande influence économique et culturelle.

Le vignoble bourguignon, fruit de plusieurs siècles de viticulture, est déjà réputé au IV ème siècle pour la qualité de ses vins. Il est décrit en 312 par Eumène, orateur illustre et président de l’université d’Autun, dans un discours dédié à la gloire de l’empereur Constantin Auguste. Ce texte constitue pour le moment la première preuve écrite de l’existence du terroir de Bourgogne dès l’époque gallo-romaine.

Au cours du Moyen Âge, les connaissances sur le vin continuent de s’affiner. En Bourgogne, on découvre progressivement les meilleurs terroirs pour élever la vigne. C’est ainsi que les nobles plantent des ceps sur la Côte, autour de Beaune.

Cependant, au Ve siècle, les invasions barbares précipitent la chute de l’Empire.

Puis, avec l’essor de la chrétienté, la Bourgogne voit fleurir abbayes et monastères.

Cluny est fondée en 909 et Cîteaux en 1098. Les moines alliant prière et travail développent une intense activité agricole, incluant rapidement la viticulture. Les vignes deviennent alors la propriété des moines cisterciens et clunisiens, qui vont largement contribuer au rayonnement du vignoble bourguignon.

Au Moyen Âge, le christianisme est en plein essor dans toute la France. Le vin devient alors une boisson sacrée : symbolisant le sang du Christ, c’est un élément incontournable dans la célébration de la messe, clef des cérémonies chrétiennes.

En ces temps où la religion occupait une place essentielle, évêques et moines jouent un rôle social grandissant. Les communautés religieuses de Bourgogne reçoivent des dons de la noblesse locale, souvent sous forme de terres. Elles établissent de vastes domaines, agrandis par l’achat de nouvelles parcelles. Les possessions les plus étendues appartiennent à deux communautés :

L’ordre cistercien

Fondé avec l’abbaye de Cîteaux (1098), il détient des terrains en Côte de Beaune et Côte de Nuits, mais aussi vers Chablis et Chalon-sur-Saône.

l’abbaye de Cîteaux . Source: https://commons.wikimedia.org/

L’ordre clunisien

Créé avec l’abbaye de Cluny en 909, c’est un autre propriétaire important dans la Côte Chalonnaise et la région de Mâcon. Il possède également quelques vignes plus au nord, dont l’actuelle Romanée-Saint-Vivant.

Sur leurs terres, les moines produisent d’abord le vin nécessaire à la célébration de la messe. Peu à peu, par un travail assidu, ils font progresser la viticulture, la qualité et les rendements. Les communautés peuvent alors vendre une partie de leur vin. Au XVème siècle, la qualité de leurs vins est reconnue dans toute l’Europe. Chaque abbaye, chaque monastère veille à perpétuer l’excellence de sa production, pour entretenir sa renommée.

l’abbaye de Cluny . Source: https://commons.wikimedia.org/

Durant cet âge médiéval, souvent troublé par des conflits, les moines jouissent d’une certaine tranquillité. Ils développent ainsi un savoir-faire viticole unique, transmis et amélioré de génération en génération. Leurs méthodes rigoureuses s’intéressent à tous les aspects de la viticulture (taille de la vigne, comparaison et sélection des cépages, conservation du vin, etc.). Surtout, les religieux posent les bases de deux notions fondamentales pour l’identité du terroir bourguignon :

Les Climats

Ce sont des lopins de terre délimités précisément, selon la nature du sol et les conditions climatiques locales. Ces parcelles donnent des vins de caractères différents, soigneusement hiérarchisés par les moines, en fonction de leur qualité. Aujourd’hui, en Bourgogne, vous pouvez découvrir des milliers de Climats, dont certains sont mondialement connus.

Les Clos

Il s’agit de Climats entourés de murs, construits par les religieux pour protéger la vigne des animaux. Les Clos ont façonné les paysages de la Bourgogne. Ils incarnent aussi la continuité de la tradition bourguignonne : entre le Moyen Âge et la Révolution, certains ont connu seulement un ou deux propriétaires !

À partir du XIVème siècle, les Ducs de Bourgogne, propriétaires de nombreux vignobles, connaissent une grande prospérité économique et politique. Le vin devient alors un attribut de puissance et de richesse, symbole de goût et de raffinement.

Pour préserver cette réputation prestigieuse, les Ducs élaborent la première politique vitivinicole de l’Histoire. En 1395, Philippe le Hardi rédige une ordonnance qui fonde les principes d’un vignoble de qualité, soucieux de la santé du consommateur. Son édit fait connaître deux décisions importantes, concernant les variétés de vigne cultivées en Bourgogne :

L’interdiction du gamay

Ce cépage généreux et résistant, à fort rendement donne, au Moyen Âge, un vin de consommation courante, abondamment produit par les petits vignerons. Appréciée du peuple, cette boisson est critiquée par les puissants. Ils craignent qu’elle ne compromette l’image qualitative des vins de Bourgogne, dont ils font la promotion. Cet « interdit » concerne les limites de la Bourgogne d’alors et ne concerne donc pas l’actuel Mâconnais.

La préconisation du pinot noir

Ce cépage présente un rendement plus faible et donne des vins plus complexes, exportés hors de Bourgogne. Philippe le Hardi en est particulièrement friand.

Fort de cette évolution, le vignoble gagne encore en qualité. Son rayonnement s’intensifie. Bientôt, le vin de Bourgogne est servi à la table du Roi de France et à celle du Pape, en Avignon.

Cette prestigieuse boisson représente un atout politique de choix, dont les Ducs savent tirer parti, à l’exemple de Philippe le Bon. En 1429, celui-ci crée à Bruges l’ordre nobiliaire de la Toison d’Or, pour contribuer à la diffusion du catholicisme. Le vin bourguignon devient alors la boisson privilégiée des chevaliers de l’Ordre. De même, ce vin d’élite coule à flots durant le Banquet du Faisan (1454), grand événement diplomatique, où s’illustre aussi Philippe le Bon.

Banquet du Faisan (1454). Source: https://commons.wikimedia.org/

Au XVIIème siècle, en Bourgogne, les communautés religieuses perdent de leur influence. Peu à peu, elles revendent des parcelles viticoles à la haute bourgeoisie et à la noblesse locales, dont l’intérêt pour le vin de Bourgogne va grandissant.

A la cour de France, au début du XVIIème siècle, c’est le vin de Champagne (alors vinifié comme en Bourgogne) qui rencontre le plus de succès.

Néanmoins, Fagon, médecin de Louis XIV, conseille au Roi le « vin vieux de Bourgogne » comme boisson de régime. Cette prescription, ou « Ordonnance de Fagon » (1693), a des effets bénéfiques sur la santé du souverain. Dès lors, la cour adopte elle aussi le vin de Bourgogne. Ce goût se perpétue sous Louis XV et Louis XVI : toute l’aristocratie française se passionne pour les vins bourguignons.

A la même période, un certain Claude Brosse, vigneron dans le Mâconnais, se rend à Versailles avec des tonneaux de vin. Sorte de pionnier de la vente directe, il veut faire déguster sa production au Roi !

Parallèlement, c’est tout le commerce du vin de Bourgogne qui se redessine. Jusque-là, ce négoce reposait sur deux groupes d’acteurs :

les courtiers-gourmets, qui accueillaient et guidaient le client dans ses achats de vin,

les commissionnaires, qui achetaient le vin pour le compte du client et le faisaient livrer chez lui.

Au XVIIIème siècle, l’apparition des négociants-éleveurs modifie ces usages. Ces commerçants d’un genre nouveau achètent des vins aux vignerons, puis les font vieillir eux-mêmes dans leurs caves, avant de les revendre. Edme Champy, qui fonde sa maison en 1720, est le premier de ces négociants-éleveurs bourguignons.

Dynamiques et entreprenants, ces professionnels contribuent au rayonnement de la Bourgogne : leurs activités suscitent un grand intérêt pour les vins bourguignons, au-delà des frontières françaises.

En Angleterre, on apprécie les vins de Bourgogne. C’est d’ailleurs à Londres que paraît le premier livre dédié à ce sujet ! Ecrit par l’abbé Claude Arnoux en 1728, cet ouvrage d’un genre inédit décrit le vignoble en détail. Il explique aussi quels sont les meilleures cuvées de chaque village, déjà classés selon leur appellation et leur terroir de production.

Plus largement, durant le Siècle des Lumières, on cherche à comprendre l’excellence du vin de Bourgogne. Les scientifiques veulent déterminer si sa qualité provient des cépages de Bourgogne qui le constituent, du sol et du sous-sol, du climat local, ou encore du savoir-faire des vignerons.

Le vocabulaire de la dégustation se développe et s’enrichit. Les amateurs de vins de Bourgogne parlent de robe, d’arômes et de goût, employant des termes de plus en plus précis.

De là, le vin de Bourgogne conquiert peu à peu toute la haute société européenne, de la noblesse à la bourgeoisie, ouvrant de formidables débouchés commerciaux.

Parallèlement, la viticulture ordinaire continue de se développer en Bourgogne, pour la consommation du peuple et de la petite bourgeoisie des villes.

Malgré l’édit de 1395, la culture du gamay reprend peu à peu. Elle gardera une place de choix en Bourgogne jusqu’à l’instauration des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC), en 1935. A cette date, la réorganisation du vignoble met en avant le chardonnay et le pinot noir, qui représentent aujourd’hui plus de 80 % des vignes plantées en Bourgogne.

Au milieu du XVIIIème siècle, l’usage de la bouteille en verre se répand, offrant de meilleures conditions pour le transport du vin, auparavant vendu en fûts.

Cela permet aussi de prolonger l’élevage des vins bourguignons, qui développent ainsi des arômes plus corsés. Cette évolution transforme le goût des amateurs de vin de Bourgogne : les vins vieux prennent de la valeur et deviennent plus recherchés. En parallèle, le vin de consommation courante est très apprécié des gens du peuple, qui imitent souvent les habitudes de la bourgeoisie.

En 1787, la renommée des grands vins traverse l’océan Atlantique. Cette année-là, Thomas Jefferson, futur Président des Etats-Unis alors ambassadeur des États-Unis en France, visite le vignoble bourguignon. Il en donne la première description née d’une plume étrangère et dresse une hiérarchie des cuvées. Celle-ci demeure valable de nos jours. Sous son influence, la cave de la Maison Blanche s’ouvre à son tour aux vins de Bourgogne !

Thomas Jefferson. Source: Flickr.com

Deux ans plus tard, la Révolution française accélère l’évolution du vignoble bourguignon.

Avec la chute de l’Ancien Régime, les privilèges de l’Église et de la noblesse sont abolis. Les propriétés des institutions religieuses et des aristocrates sont en partie confisquées, puis démantelées et mises aux enchères comme « biens nationaux ». Les grands domaines sont découpés en lopins, rachetés surtout par la bourgeoisie bourguignonne et parisienne.

Cette redistribution des terres ouvre une nouvelle page de l’histoire du vignoble, perpétuant l’excellence et la notoriété des vins bourguignons.

Saviez-vous que Napoléon Ier faisait servir à sa table un seul vin, le Chambertin ? Comme lui, les gourmets du XIXème siècle plébiscitent les vins de Bourgogne, jusqu’en Russie et en Amérique. Délicats, ces vins sont exportés par de riches familles de négociants-éleveurs bourguignons. Elles les achètent aux vignerons, les font vieillir dans leurs caves, puis les mettent en bouteilles ou en fûts avant de les vendre.

En ces temps d’innovations techniques et scientifiques, le vignoble bourguignon bénéficie aussi d’évolutions marquant les débuts de la viticulture moderne :

La chaptalisation

Ce procédé est décrit en 1801 par le chimiste Jean-Antoine Chaptal. Il consiste à ajouter du sucre au jus de raisin (« moût »), avant ou pendant sa fermentation. Cette pratique facilite la conservation du vin et augmente son degré d’alcool quand celui-ci est un peu trop faible. Strictement réglementée, elle concerne les vins ayant une trop faible teneur en sucre, liée à de mauvaises conditions météorologiques.

Les découvertes de Louis Pasteur

En 1866, ce grand savant explique comment le vin se transforme en vinaigre, sous l’action de micro-organismes (levures, bactéries, etc.). Ces nouvelles connaissances aident les vignerons à améliorer la qualité et la conservation des vins.

Les innovations de Jules Guyot

En 1868, ce docteur édite un traité préconisant de nouvelles pratiques viticoles, pour mieux organiser le vignoble et le travail de la vigne. Il s’agit par exemple de planter les ceps à intervalles réguliers, en rangs espacés, pour pourvoir labourer la terre avec une charrue tirée par le cheval.

Parallèlement, d’autres scientifiques cherchent à mieux classer les vins de Bourgogne, selon leurs qualités et leurs parcelles d’origine. Des premiers classements sont proposés en 1827 et 1831. Ils sont réutilisés en 1855 par le docteur Lavalle. Celui-ci établit une hiérarchisation officielle des vins, en plusieurs catégories :

Source: http://monocepage.com/

 – Les vins « hors ligne »

Ils comprennent les cuvées les plus prestigieuses (ex. : Romanée-Conti, Clos de Vougeot ), classés en deux groupes : « tête de cuvée n°1 » et « tête de cuvée n°2 ».

 – Les vins de « première cuvée » et « deuxième cuvée »

Ces catégories regroupent tous les autres vins.

Mais alors que les vins de Bourgogne connaissent un plein succès, le vignoble est frappé par une crise sans précédent. A partir de 1875, il est envahi par le phylloxéra, un insecte qui fait dépérir la vigne. Venu d’outre-Atlantique, ce « mal noir » réduit fortement la production de vin, puis la surface du vignoble.

Devant l’inefficacité des insecticides, les vignerons adoptent, en 1888 une solution inédite : la greffe. Les plants français sont ainsi associés à des ceps américains, naturellement résistants au phylloxéra, sans que la qualité des vins s’en ressente.

Trente ans plus tard, le vignoble bourguignon a été replanté et offre un nouveau visage. Réorganisé selon les principes du docteur Guyot, il est mieux ordonné, plus aéré, tel que l’on peut le découvrir aujourd’hui.

Cette nouvelle disposition de la vigne permet aussi l’usage des premières machines agricoles.

Lorsqu’éclate la Première Guerre Mondiale, les Bourguignons, comme tous les Français, sont appelés au front. La production vinicole ralentit et le conflit interrompt l’exportation du vin vers l’Allemagne et la Belgique.

La Révolution d’Octobre, en 1917, provoque également la fermeture du marché russe.

Dans ce contexte économique morose, au sortir de la guerre, des familles bourguignonnes doivent vendre une partie de leurs vignes. Rachetées par de petits vignerons, ces parcelles deviendront parfois des domaines très renommés.

Avec la crise économique de 1929, l’idée de certifier la qualité des vins bourguignons pour encourager leur vente prend concrètement forme. L’objectif est de renforcer la protection du consommateur contre les fraudes, en authentifiant les vins de tradition, perpétuant un savoir-faire.

C’est ainsi que sont instituées, en 1935, les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC).

Ce système comprend plusieurs catégories, inspirées par le classement du docteur Lavalle. En Bourgogne, on dénombre aujourd’hui 84 AOC produites :

dans une zone géographique bien délimitée selon des critères précis, concernant les techniques de culture et de vinification, les rendements, les types de cépages employés, etc.

A partir des années 1930, pour trouver d’autres débouchés commerciaux, des propriétaires viticoles développent la vente directe. Ils connaissent un grand succès, qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

Pour promouvoir ses vins, la Bourgogne mise également sur une tradition festive et généreuse. Diverses institutions ou manifestations sont ainsi créées :

La Paulée de Meursault

Le terme Paulée est typiquement bourguignon. Il désigne le repas festif de fin de vendanges offert par le propriétaire à ses vendangeurs. Depuis 1932, ce banquet convivial se tient chaque année au château de Meursault, le lundi suivant la Vente des vins des Hospices de Beaune pour célébrer la fin des vendanges. Chaque convive apporte les vins qu’il souhaite partager au cours du banquet. Cela donne lieu à des dégustations mythiques et improbables, où de très vieilles cuvées de Bourgogne croisent des vins du monde entier !

La Paulée de Meursault: Source: wikipedia.org

La Confrérie des Chevaliers du Tastevin

Créée en 1934, au cœur de la crise des exportations née de la Prohibition américaine, cette institution est la « mère » de toutes les confréries bourguignonnes. Elle instaure notamment le Tastevinage, une dégustation qui distingue 2 fois par an certains vins bourguignons pour leur qualité. Autour d’une seule question « Est-ce que vous aimeriez servir ce vin à vos convives ? »

La Saint-Vincent tournante

Depuis 1938, elle est célébrée à la fin du mois de janvier, chaque année dans un village différent. Nommée d’après le saint patron des vignerons, elle donne lieu à de nombreuses festivités et à des dégustations de vin qui rencontrent un grand succès. C’est l’occasion de mettre en valeur une appellation particulière, mais aussi de célébrer, avec quelques semaines d’avance, le retour du printemps et le début d’un nouveau cycle dans les vignes !

Par ailleurs, au cours du XXème siècle, la vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune devient un événement d’envergure mondiale. Elle se tient chaque troisième dimanche de novembre. Créée en 1859, elle fêtera en 2016 sa 155ème édition.

Le XXème siècle voit également naître en Bourgogne des institutions qui marquent pour longtemps le monde viticole :

Les coopératives

En 1923, La Chablisienne, première cave coopérative destinée à promouvoir les ventes de vins, est créée dans l’Yonne. Le mouvement se généralise dans le sud de la Bourgogne (où subsiste encore le plus grand nombre de Caves Coopérative de la Région).

Aujourd’hui, les 16 caves coopératives bourguignonnes assurent, en moyenne, 15 à 20 % des ventes du vignoble bourguignon.

Le Bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

L’Interprofession des vins de Bourgogne regroupe les vignerons, coopérateurs et négociants-éleveurs de la région. Elle est fondée en 1989 par la fusion des Comités interprofessionnels de la Côte-d’Or, de l’Yonne et de la Saône-et-Loire. Ses missions consistent à :

Représenter les vins de Bourgogne et les acteurs de la viticulture et du négoce, pour défendre leurs intérêts

Définir et appliquer la politique des vins de Bourgogne en matière de communication

L’Institut Jules Guyot – Institut Universitaire de la Vigne et du Vin

Cet établissement d’enseignement ouvre à Dijon en 1995. Il forme des professionnels dans divers domaines liés au vin (viticulture, viniculture, commerce du vin, œnologie, œnotourisme).

Fort de tous ces atouts, le vignoble bourguignon continue de développer son influence. Aujourd’hui, 183 millions de bouteilles sont produites en moyenne chaque année et une bouteille sur deux est exportée !

NB: cette section est la copie intégrale de la section « Histoire » du site officiel des Vins de Bourgogne: https://www.vins-bourgogne.fr/. Nous avons préféré l’inclure plutôt que de faire un renvoi sur le site car notre site est multilingue alors que celui des Vins de Bourgogne de Loire est uniquement français/anglais.

LA CLASSIFICATION DES VINS DE BOURGOGNE

Les vins d’appellations de Bourgogne sont classés sur trois niveaux. À chaque niveau, les appellations doivent suivre un cahier des charges de production particulier. Le processus de classification a commencé à la fin du XVIIIème siècle, puis s’est précisé au XIXème siècle avec les « classifications savantes » d’André Jullien en 1816, Denis Blaise Morelot en 1831 et surtout de Jules Lavalle, naturaliste et botaniste, en 1855. A la différence de Bordeaux, qui a classé des Châteaux, la Bourgogne a classé des terroirs. Ces classifications historiques ont servi de base à la réglementation de l’INAO et à la classification actuelle à partir de 1935.

Il existe 84 AOPs en Bourgogne. Certaines AOPs ont dans leur cahier des charges, la mention de « dénominations géographiques complémentaires » (DGC), il ne s’agit pas d’AOP à part entière, mais d’identification de territoires plus restreints au sein de l’AOP.

Sur les 84 AOPs, il existe 33 Grands Crus, 44 appellations Villages et 7 appellations Régionales.

Certaines AOC possèdent un certain nombre de dénominations géographiques complémentaires :

– L’appellation Bourgogne possède 13 DGC, appelées « Bourgognes Identifiés ».

– L’appellation Mâcon possède 27 DGC, appelées Mâcon suivi du nom du Village associé.

-Les Premiers Crus sont des DGC.

– 2 appellations Grands Crus ont des DGC : Chablis Grand Cru et Corton.

LA PYRAMIDE DES CLASSIFIATIONS

Les niveaux d’Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) en volume                                            
Les niveaux d’Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) en surface

DÉTERMINATION DU CLASSEMENT DES APPELLATIONS

Le classement d’une appellation est une convention de la filière, autrement dit, l’expression d’une tradition locale.

Le classement des appellations se fait suivant un ensemble de critères :

– la délimitation : la délimitation a un rôle important dans les appellations. Une AOC Régionale est produite sur un secteur large, à l’échelle de la région ou d’une partie de la région. Une AOC Village est délimitée au niveau d’un ou plusieurs villages (cela peut aller jusqu’à 20 villages pour l’appellation Chablis par exemple). La délimitation des AOC Villages Premiers Crus et des AOC Grands Crus est extrêmement localisée, au niveau du climat.

– Le rendement : exprimé en hl/ha, il est plus restreint dans les parties supérieures de la classification, et plus important dans les premiers niveaux.

– Le degré minimum naturel de la vendange (titre alcoométrique naturel minimum) : plus élevé dans les parties supérieures de la pyramide, moins élevé dans les premiers niveaux.

– Le cépage :

– Au premier niveau de la classification (vert clair) : on peut avoir des cépages autres que le pinot noir ou le chardonnay (ex. : Bourgogne aligoté) ou des assemblages de cépages (ex. : Bourgogne Passe-tout-grains ou Crémant de Bourgogne).

– À partir du niveau supérieur, Bourgogne, Mâcon Villages et étages supérieurs, la règle de cépage est pinot noir en rouge et chardonnay en blanc (il y a quelques rares exceptions).

Source: https://www.vins-bourgogne.fr/

Lorsqu’un village produit tous les niveaux de la classification, les AOC Premiers Crus et les Grands Crus sont en général à mi-pente, les AOC Villages de part et d’autre et les AOC régionales en pied de coteau. 

Les AOPs Régionales

En vert sur le schéma 2

Les Appellations Régionales sont classées en 3 segments :

Premier segment (vert clair) : On y retrouve : Coteaux Bourguignons, Bourgogne Aligoté, Bourgogne Passe-tout-grains, Crémant de Bourgogne, Mâcon… Leur règlementation est plus tolérante, y compris en termes de cépage.

Deuxième segment (vert moyen) : on y retrouve l’appellation Bourgogne et l’appellation Mâcon Villages.

Troisième segment (vert foncé), celui des dénominations géographiques complémentaires qui comprend :

– Les dénominations géographiques complémentaires de l’appellation Bourgogne, les Bourgognes identifiés.

Exemple : Bourgogne Hautes Côtes de Beaune, Bourgogne Côte Saint-Jacques….

– Les dénominations géographiques complémentaires de l’appellation Mâcon, les Mâcon suivis du nom de village.

Exemple : Mâcon Igé, Mâcon La Roche Vineuse…

LES AOPs Villages

 

En jaune sur le schéma 2 

 

Le mot « Village » est une dénomination qui veut dire que l’aire géographique de production s’étend au territoire d’un village. Parfois deux villages, parfois plusieurs.

L’ensemble des villages rouges de la Côte de Beaune, sauf Aloxe-Corton, Beaune, Pommard et Volnay, peuvent faire suivre le nom de leur appellation par la dénomination géographique « Côte de Beaune » juste après le nom de leur appellation en caractères de même dimension.

Exemple : Auxey-Duresses Côte de Beaune

 AOPs Villages Premiers Crus

En orange sur le schéma 2 

 Il s’agit de vins d’appellations Villages, mais qui bénéficient du statut de Premiers Crus. Les appellations Villages Premiers Crus sont des dénominations géographiques complémentaires. La mention de Premiers Crus ne peut s’appliquer que pour les vins produits sur un territoire précis. Une portion de terrain réduite au périmètre d’un Climat. 662 Climats sont classés en Premiers Crus.

Une différence historique :

Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, des vins étaient réquisitionnés ou vendus à bas prix pour alimenter l’armée allemande. L’occupant épargnait les meilleurs vins, en particulier les Grands Crus. Mais les producteurs locaux, estimaient à juste titre que les Grands Crus ne pouvaient être les seuls à échapper à la réquisition. D’autres Climats célèbres, non classés en Grands Crus, bénéficiaient aussi d’une grande notoriété avec des prix plus élevés. Ils procédèrent donc en 1943 à un ajustement de la règlementation de l’INAO et ajoutèrent dans les décrets des appellations Villages, la liste des Climats pouvant revendiquer le statut de Premier Cru.

Les AOPs Grands Crus

En rouge sur le schéma 2

Le dernier niveau du schéma est celui des appellations Grands Crus qui, en Bourgogne, constitue le sommet. Contrairement aux Premiers Crus qui ne figurent que dans le décret de l’appellation Village qu’ils accompagnent, les Grands Crus ont chacun leur propre cahier des charges. Leur nom est celui du Climat d’origine et rien d’autre.

Alors que les noms des Premiers Crus sont reliés aux noms des villages dont ils proviennent, ce qui renforce leur notoriété, les noms des Grands Crus apparaissent seuls sur l’étiquette (sans le nom du village sur lequel ils sont produits).

Deux appellations Grands Crus contiennent des dénominations géographiques complémentaires :

– L’appellation Corton est produite sur 24 Climats, qui peuvent être ajoutés sur l’étiquette à la suite du nom de Corton.

Exemple : Corton Renardes

– L’appellation Chablis Grand Cru peut ajouter les noms de 7 Climats à la suite de son Appellation.

Exemple : Chablis Grand Cru Les Clos

Cette classification est bien le reflet de l’esprit bourguignon. Le résultat de l’obstination des bourguignons à vouloir sublimer génération après génération, l’esprit du Terroir et des Climats. Ce Terroir et ces Climats parfaitement délimités, hiérarchisés et désormais inscrits depuis juillet 2014 au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’ est la consécration de l’alchimie qui réunit les trois éléments du terroir et des Climats : le sol, le cépage et l’humain.

CLIMATS ET LIEUX-DITS

Les climats

Les Climats et les lieux-dits fondent l’identité des vins de Bourgogne. Leurs noms témoignent de l’histoire et de la richesse du vignoble bourguignon. Ils puisent leur origine dans l’environnement, le patrimoine, les savoir-faire et l’histoire des hommes.
Les Climats et lieux-dits sont la conception Bourguignonne du Terroir. Ils garantissent la typicité de chaque vin et  ils offrent une expérience gustative unique.

En Bourgogne, le Climat désigne une parcelle de vignes, progressivement et précisément délimitée par l’homme, et qui est reconnue par son nom depuis des siècles, souvent depuis le Moyen-Âge. Chaque Climat possède des caractéristiques géologiques, hydrométriques et d’exposition particulières. La production de chaque Climat est vinifiée séparément, à partir d’un seul cépage, et le vin ainsi produit prend le nom du Climat dont il est issu. La personnalité du Climat s’exprime dans le vin, millésime après millésime, grâce au savoir-faire du vigneron. Nulle part ailleurs dans le monde, l’homme n’a cherché à lier, d’une manière aussi précise et intime, une production viticole à son lieu de production.
Les Climats de Bourgogne constituent ainsi l’essence même du modèle de viticulture bourguignon.

Les lieudits

Le lieu-dit désigne, depuis la création du cadastre en France, un morceau de terrain dont le nom rappelle une particularité d’ordre topographique ou historique. Cependant, depuis longtemps, les termes Climats et lieux-dits se confondent dans l’usage bourguignon. Quelques différences apparaissent toutefois dans la réalité. Ainsi, on peut trouver plusieurs lieux-dits à l’intérieur d’un même Climat ou avoir un Climat qui ne reprend qu’une partie de lieu-dit.

PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES

Les régions de la vallée de la Loire sont divisées en 5 grandes régions principales :

Chablis et Grand Auxerrois

Côte de Nuit

Côte de Beaune

Côte Chalonnaise

Mâconnais

Auquel s’ajoute Le Chatillonnais, au nord-ouest de Dijon, qui se consacre presque exclusivement au Crémant de Bourgogne, un vin effervescent.

Source: Vins de Bourgogne

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CHATILLONNAIS

Source: Vins de Bourgogne

CHABLIS

Source: Vins de Bourgogne
Source: Vins de Bourgogne
Source: Vins de Bourgogne
Source: Vins de Bourgogne
Source: Vins de Bourgogne

Les vignobles de Bourgogne couvrent les départements suivants: département de la Côte dOr, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et le département de l’Yonne.



Source: Jacqueline Uztarroz, terroirsdumondeeducation.com 

Source: Nicolas Quille

CÉPAGES PRINCIPAUX

Le vignoble est planté principalement en chardonnay et de pinot noir à plus de 80 %, Mais on trouve du gamay et à l’aligoté.  Le chardonnay, occupe 51 % des surfaces viticoles ; le pinot noir, représente 39,5 % des cultures.  Le gamay et l’aligoté sont également bien représentés en Bourgogne, occupant chacun, respectivement, 2,5 % et 6 % de l’étendue des vignes.

Les autres cépages (sauvignon, césar, pinot beurot, sacy, melon, etc.) représentent environ 1 % du vignoble.

LES AOPs DE LA BOURGOGNE (Par sous-régions)

FORMAT DES DONNÉES

FORMAT EXCEL IMPRMABLE

Il est beaucoup plus facile de traiter ce type d’information sous Excel. Pour vous aider, consulter le fascicule suivant:

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Le chardonnay prend le pouvoir dans les vignes de Bourgogne. Par Laurent Gotti. Publié le 21/08/2024 à 17:14. LA RVF

Les vendanges 1476 à Beaune ont débuté le 25 septembre alors que les vendanges de 1789, le 8 octobre ? Avec cet article paru dans Le Monde on retrouve la date de plus de 600 millésimes en Bourgogne…on n’a jamais vendangé aussi tôt… (sauf en 2024 ou les sécateurs devraient commencer doucement à cliqueter en milieu de semaine). Source; Thomas Labbé

Peu connu. En 1968, il y avait plus d’Aligoté en Côte-d’Or que de Chardonnay – et de nombreux cépages rouges hybrides, par exemple, Oberlin noir (hybride de C. Oberlin, Gamay x vitis riparia), Plantet (hybride de A. Seibel, Seibel 867 x inconnu), et Baco (hybride de F. Baco, vinifera Folle blanche x vitis riparia)

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Muscat de Beaumes-de-Venise est réservée aux vins doux naturels blancs, rosés et rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de Vaucluse : Aubignan et Beaumes-de-Venise.

HISTOIRE

Six cent ans avant Jésus Christ, les Grecs, en remontant le Rhône, se sont installés au pied du massif des Dentelles de Montmirail pour y établir un comptoir. L’oppidum de Durban confirme la présence sur le site de Beaumes-de-Venise de marchands massaliotes, habitants de l’antique Marseille (Massalia). Ce peuple de commerçants a implanté la culture de la vigne et de l’olivier.

Sous l’occupation romaine la culture de la vigne s’est développée comme en témoigne PLINE L’ANCIEN dans son histoire naturelle : « le muscat est cultivé depuis longtemps à Balme et donne un vin remarquable ».

Plus tard, le clergé médiéval, les grands dignitaires installés en Avignon, contribuent au développement et à la pérennité de ce vignoble. Eux-mêmes possèdent, du temps de leur présence en Avignon, une « muscadière ». Leur propriété est d’ailleurs mentionnée sur l’inventaire répertorié dans le corridor qui dessert la chapelle Sixtine.

Ainsi le premier cadastre du Comtat Venaissin, dressé en 1414, donne la contenance des « muscadières » de raisins noirs avec 693 000 pieds.

Les guerres de religions, au cours de la Renaissance, freinent l’essor du vignoble et il faut attendre le XVIIIème siècle pour que la production balméenne de vin muscat retrouve sa renommée d’antan. L’historien FORNERY constate, en 1741, qu’à Beaumes : « On y fait du vin muscat qui est bon, les raisins y mûrissent plus qu’ailleurs et sont excellents ».

Anéanti par l’oïdium, le mildiou et le phylloxera au XIXème siècle, le vignoble est réhabilité, au début du XXème siècle, grâce aux pépiniéristes-viticulteurs de Carpentras qui sont les premiers à greffer des vignes locales sur les porte-greffes américains.

A cette époque, l’encépagement est majoritairement constitué par le cépage muscat à petits grains Rg. Progressivement, les replantations se font en cépage muscat à petits grains B.
Forte de cette histoire, l’appellation d’origine contrôlée « Muscat de Beaumes-de-Venise » est reconnue dès 1945, pour les vins issus du seul cépage muscat à petits grains B.

En 1956, la même année que la reconnaissance d’une partie du vignoble balméen en appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône », les viticulteurs se regroupent en syndicat et créent une cave coopérative.

En 2009, le vignoble du « Muscat de Beaumes-de-Venise » couvre 500 hectares (1 235 acres) pour une production moyenne annuelle de 10 000 hectolitres (264 170 US gallons) répartie entre une quinzaine de caves particulières et deux caves coopératives.

CLIMAT ET SOLS

Au pied du massif de Montmirail, le vignoble s’étend sur des formations géologiques variées allant du Trias au Crétacé, entourées par des formations plus récentes de l’Oligocène et du Miocène. L’affrontement des plaques tectoniques européennes et africaines a fait ressurgir, lors de la surrection alpine, ces formations anciennes comprimées entre ce nouveau massif et le Massif Central. Les formations du Trias, plus meubles ont repoussé les couches calcaires plus dures qui ont donné ce relief si typique des dentelles de Montmirail avec un point culminant à 732 mètres (2 401 pi) d’altitude.

Au sein de ce milieu naturel, sont implantées, en terrasses façonnées par l’homme à flanc de versant, des parcelles de vigne complantées en cépage muscat : les «muscadières». Elles s’étendent sur les formations marneuses et sableuses, au nord de la montagne de Coyeux, les marnes argileuses du plateau d’Urban, les molasses calcaires de « la muscadière » et les grés sur quelques pentes.

Autour de la commune de Beaumes de Venise les cépages muscat à petits grains B et muscat à petits grains Rg sont implantés sur des parcelles présentant des sols développés sur des sables issus de safre helvétien, les « terres blondes ».

Le paysage de banquettes, appelées localement « restanques » ou « faysses », soutenues par des murets de pierres sèches, couplé à la réhabilitation des chemins ruraux et à l’association d’autres cultures traditionnelles tel que l’olivier, contribue à la valorisation de cet espace entrecoupé de garrigues.

Au sein de la zone géographique qui s’étend sur le territoire de la commune de Beaumes-de-Venise et une partie très réduite du territoire de la commune d’Aubignan, au cœur de la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône Villages », le climat est qualifié « d’intermédiaire » à tendance méditerranéenne. Il se caractérise par deux saisons sèches, courtes et brèves dont celle, estivale, très marquée, et deux saisons pluvieuses, au printemps et à l’automne, avec souvent des pluies abondantes parfois torrentielles.

Une grande partie de la zone géographique bénéficie de l’abri naturel de la barrière rocheuse du massif des dentelles de Montmirail. L’exposition au sud favorise un ensoleillement optimal qui crée un mésoclimat très méditerranéen. La présence de câpriers que l’on ne retrouve ensuite qu’à partir du massif de l’Esterel, en Provence, en est un marqueur important.

Dans ce contexte climatique favorable à la maturité des raisins, le vignoble s’étage entre 200 mètres à 450 mètres d’altitude (655 et 1 474 pi).

Source: https://www.vins-rhone.com

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département de Vaucluse : Aubignan et Beaumes-de-Venise.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de Vaucluse : Courthézon, Gigondas, Lafare, La Roque-Alric, Suzette, Sarrians, Vacqueyras et Violes.

CÉPAGES PRINCIPAUX

a) – Les vins sont issus des cépages suivants : muscat à petits grains B, muscat à petits grains Rg.

b) – La complantation de muscat à petits grains B et muscat à petits grains Rg est autorisée au sein d’une même parcelle.

– Les vins doux naturels rouges proviennent exclusivement de raisins noirs;
– Les vins doux naturels rosés proviennent de l’assemblage de raisins noirs et blancs, mis ensemble en macération.

RENDEMENTS MAXIMAUX

1°- Rendement

Le rendement est fixé à 30 hectolitres de moût par hectare.

2°- Rendement butoir

Le rendement butoir est fixé à 40 hectolitres de moût par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– L’addition de tout produit susceptible de modifier la couleur des vins est interdite ;
– Toute opération d’enrichissement, est interdite ;
– Le mutage et les compléments de mutage, sont autorisés dans les conditions visées au 2° ci-après ;
– Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température supérieure à 40°C est interdit.

L’emploi de pressoirs continus à vis hélicoïdale est interdit.

ÉLABORATION DES VINS

a) – Les vins rouges sont obtenus par mutage du moût en cours de fermentation et macération du moût en présence de la pulpe du raisin, avant ou après mutage ;

b) – Les vins blancs et rosés sont obtenus par mutage du moût en cours de fermentation, le moût ayant été, avant tout début de fermentation, séparé de la pulpe du raisin ;

c) – Le mutage est réalisé par apport d’alcool neutre vinique titrant au minimum 96 % vol., dans la limite, évaluée en alcool pur, de 5 % minimum et 10 % maximum du volume du moût mis en œuvre.
L’opération de mutage est effectuée avant le 31 décembre de l’année de récolte du moût.
Toutefois, des compléments de mutage peuvent être réalisés dans la limite d’un apport total de 10 % en alcool pur, avant la déclaration de revendication.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 000 pieds à l’hectare. Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2,50 mètres.

– Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rangs et d’espacements entre les pieds ;
– L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,90 mètre et 1,10 mètre, à l’exception des vignes conduites en cordon unilatéral pour lesquelles l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,80 mètre et 1,10 mètre. ;

– Les vignes sont taillées en taille courte, avec un maximum de 2 yeux francs par courson et 12 yeux francs maximum par pied ;
– La période d’établissement du cordon de Royat est limitée à 5 ans. Au cours de cette période, la taille en Guyot simple ou double est autorisée, avec un maximum de 8 yeux francs par piedaprès ébourgeonnage;

– Le rajeunissement d’une parcelle de vigne taillée en cordon de Royat ne peut dépasser 10 % des pieds existants par an.

– La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 6000 kilogrammes par hectare ;
– Lorsque l’irrigation est autorisée conformément aux dispositions de l’article D. 645-5 du code rural et de la pêche maritime, la charge maximale moyenne à la parcelle des parcelles irriguées est fixée à 4500 kilogrammes par hectare.

– le désherbage chimique total de la parcelle est interdit.
– le désherbage chimique de l’entre rang est interdit.

– le désherbage chimique des tournières est interdit.

– Le couvert végétal spontané des tournières est maintenu.

– Le paillage plastique est interdit.

L’irrigation peut être autorisée

– Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement ;
– Le tri de la vendange est obligatoire, soit sur la parcelle, soit sur la table de tri.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – La mention traditionnelle « vin doux naturel » est inscrite sur les étiquettes.

b) L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône ». Les conditions d’utilisation de l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône » sont précisées par la convention signée entre les différents organismes de défense et de gestion concernés.

Dernière modification du cahier des charges : 11 mars 2021

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Vinsobres est réservée aux vins rouges tranquilles élaborés  sur le territoire de la commune de  Vinsobres dans le département de la Drôme.

HISTOIRE

D’après JUSTIN, l’historien latin, la culture de la vigne dans la région de « Vinsobres » est introduite par les Grecs. Les Romains perpétuent cette culture et les légions romaines, en garnison à Vaison-la-Romaine, viennent prendre leur repos à « Vinsobrium ».
La culture de la vigne se poursuit à travers les âges comme l’atteste les revenus du curé de la paroisse de Vinsobres qui, en 1586, reçoit : « 18 barraux de vin et neuf de la première trempe… »
En 1824, d’après le cadastre, le vignoble de « Vinsobres » couvre 286 hectares (707 acres) mais en 1882, il ne représente plus qu’une cinquantaine d’hectares (125 acres) à cause de la crise phylloxérique.
Historiquement le vignoble est de dimension modeste (484 hectares en 1956). Après le gel de 1956 et ses dramatiques conséquences sur la production oléicole, la vigne supplate l’olivier et se retrouve à l’honneur. Fort de son succès, le vignoble va ainsi couvrir 820 hectares (2 025 acres) en 1965, 1 340 hectares (3 310 acres) en 1980 et 2 000 hectares (4 940 acres) en 2005.
Dès 1898, les producteurs précurseurs et très actifs avaient fondé dans un premier temps le « Syndicat de l’union des agriculteurs de Vinsobres », puis en 1957, le « Comité des vignerons de Vinsobres », syndicat toujours actif.
Le vignoble de la commune de Vinsobres a été classé au sein de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône » en 1937, puis « Côtes du Rhône» suivi de la dénomination géographique « Vinsobres », en 1957, pour les vins des trois couleurs .En 1966, les vins font partie des premiers reconnus en appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône Villages ». S’appuyant sur l’identité et la notoriété des vins rouges, l’appellation d’origine contrôlée « Vinsobres », premier des « Crus des Côtes du Rhône » de la Drôme provençale, est reconnue par décret du 17 février 2006.
En 2009, la superficie est d’environ 450 hectares (1 110 acres) pour une production moyenne annuelle de 15 000 hectolitres (396 000 US gallons) environs.
Les vins sont produits par 3 caves coopératives et une vingtaine de caves particulières. Il s’agit uniquement de vins rouges.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Vinsobres » se situe dans le département de la Drôme au cœur du bassin sédimentaire du Miocène de Valréas et du bassin colluvio-alluvial de l’Aygues, torrent montagnard à régime méditerranéen qui a apporté depuis plusieurs millions d’années des matériaux détritiques grossiers arrachés aux reliefs alpin.
Il en résulte un relief collinaire culminant à plus de 500 mètres d’altitude, orienté nord-est/sud-ouest au pied duquel s’étagent des replats ou coteaux à pentes modérées en exposition sud.
Le substrat du Miocène est constitué de marnes ou marnes sableuses marines puis continentales, couronnées par des marnes et conglomérats du Miocène terminal, particulièrement riches en éléments grossiers. Ainsi existent, au sommet des collines, de hauts plateaux très caillouteux. Ces matériaux ont été entaillés, puis comblés au Pliocène par des marnes plus ou moins conglomératiques.
Les sols présentent généralement une pierrosité élevée et une couleur rouge à brune.
La commune se caractérise par une répartition de classes d’altitude homogène, le minimum s’établissant à 180 mètres et le maximum à 510 mètres (590 et 1 675 pi).
Le climat local, méditerranéen, se distingue par deux saisons pluvieuses, la première à l’automne (septembre à décembre) et la deuxième de mars à mai, et par deux périodes sèches, de janvier à février et surtout au mois de juillet.
La moyenne annuelle des températures est de 12,7°C (54,9 oF).
Le mistral (vent du nord) tient une place prépondérante dans l’environnement de cette région. Ce vent est, certes, desséchant, mais il limite naturellement le développement des maladies cryptogamiques.
Ainsi caractérisée, la zone géographique comprend uniquement le territoire de la commune de Vinsobres et chaque parcelle de vigne a été sélectionnée lors d’une délimitation parcellaire précise.

Source: https://www.vins-rhone.com

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de  Vinsobres dans le département de la Drôme.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de 36 communes du département de la Drôme et 48 communes du département du Vaucluse :

—  département de la Drôme : Aubres, La Baume-de-Transit, Bouchet, Chamaret, Chantemerle-lès-Grignan, Châteauneuf-de-Bordette, Clansayes, Colonzelle, Condorcet, Donzère, La Garde-Adhémar, Les GrangesGontardes, Grignan, Mérindol-les-Oliviers, Mirabel-aux-Baronnies, Mollans-sur-Ouvèze, Montaulieu, Montbrison-sur-Lez, Montségur-surLauzon, Nyons, Le Pègue, Piégon, Les Pilles, Rochegude, Roche-SaintSecret-Béconne, Rousset-les- Vignes, Saint-Maurice-sur-Eygues, SaintPantaléon-les-Vignes, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Saint-Restitut, Solérieux, Suze-la-Rousse, Taulignan, Tulette, Valaurie, Venterol ;

—  département de Vaucluse : Avignon, Beaumes-de-Venise, Bédarrides, Bollène, Buisson, Cairanne, Camaret-sur- Aigues, Caumont-sur-Durance, Châteauneuf-de-Gadagne, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Faucon, Gigondas, Grillon, Jonquerettes, Jonquières, Lafare, Lagarde-Paréol, Mondragon, Morières-lès-Avignon, Mornas, Orange, Piolenc, Puyméras, Rasteau, Richerenches, Roaix, La Roque-Alric, Sablet, Sainte-Cécile-lesVignes, Saint-Marcellin- lès-Vaison, Saint-Romain-en-Viennois, SaintRoman-de-Malegarde, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sarrians, Séguret, Sérignan-du-Comtat, Sorgues, Suzette, Travaillan, Uchaux, Vacqueyras, Vaison-la-Romaine, Valréas, Vedène, Villedieu, Violès, Visan.

CÉPAGES PRINCIPAUX

grenache N, syrah N – Shiraz,  mourvèdre N – monastrell

a) – Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : grenache N ;
– cépages complémentaires : mourvèdre N, syrah N ;
– cépages accessoires : bourboulenc B, brun argenté N (localement dénommé camarèse ou vaccarèse), carignan N, cinsaut N, clairette B, clairette rose Rs, counoise N, grenache blanc B, grenache gris G, marsanne B, muscardin N, piquepoul blanc B, piquepoul noir N, roussanne B, terret noir N, ugni blanc B, viognier B.

Les vins proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins issus majoritairement du cépage principal et d’au moins un des 2 cépages complémentaires.

RENDEMENTS MAXIMAUX

42 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température supérieure à 40°C est interdit ;

— L’utilisation des copeaux de bois est interdite ;

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

—  L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2,50 mètres ;

—  Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50mètre scarrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacements entre les pieds ;

—  L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,80 mètre et 1,20 mètre.

Taille des vignes

—  Les vignes sont taillées en taille courte(gobelet ou cordon de Royat) avec un maximum de 6 coursons;

—  Chaque courson porte un maximum de 2yeux francs ;

—  La période d’établissement du cordon de Royat pour tous les cépages conduits selon ce mode est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot est autorisée, soit en taille Guyot simple avec un maximum de 8 yeux francs sur le long bois et 1 ou 2 coursons à 2 yeux francs au maximum, soit en taille Guyot double avec un maximum de 6 yeux francs sur chaque long bois et 1 ou 2 coursons à 2 yeux francs au maximum.

L’irrigation peut être autorisée. Lorsque l’irrigation est autorisée, la charge maximale moyenne à la parcelle des parcelles irriguées est fixée à 5 000 kilogrammes par hectare au lieu de 7000 kg/ha pour ne pas entrainer une augmentation du rendement en vin.

La date d’entrée en production des jeunes vignes est avancée à la 3ème année suivant celle au cours de laquelle la plantation a été réalisée au lieu de la 7ème année (2ème au lieu de la 6ème année pour les vignes greffées), afin de permettre des plantations nouvelles et un renouvellement plus rapide du vignoble.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ;
— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine protégée peut préciser l’unité géographique plus grande « Cru des Côtes du Rhône » ou « Vignobles de la Vallée du Rhône ».

Dernière modification du cahier des charges : 08 janvier 2020.

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Ventoux est réservée aux vins tranquilles blancs, rouges et rosés élaborés sur le territoire de certaines  communes  du département de Vaucluse dans la vallée du Rhône.

HISTOIRE

Un atelier de potier et des poteries vinaires, datées de l’an 30 avant notre ère, sont les premières traces enregistrées de l’occupation viticole qui, comme dans toute cette partie du territoire a été liée aux présences grecques puis romaines.
La culture de la vigne sur les pentes du Mont Ventoux n’a cessé d’être pratiquée depuis l’antiquité. Ce sommet, le plus élevé et le plus spectaculaire de tout le massif calcaire vauclusien (désigné parfois sous le nom de « Géant de Provence »), domine et influence ce vignoble, auquel il prête son nom depuis des temps très reculés. On en trouve la preuve écrite dès le IXème siècle.
Bien évidemment, les vins du « Ventoux » ont bénéficié de la présence pontificale en Avignon et sont présents sur ces tables de 1309 à 1414. Les cadastres des communes du Comtat-Venaissin dressés entre 1414 et 1417 donnent les superficies plantées à cette époque.
Du XVIème au XVIIIème siècle, les consuls de Pernes publient des « bans de vendange », preuve que la production de vins de qualité est déjà une préoccupation des autorités locales.
Les registres notariaux, par leurs « baux à complant », permettent d’attester la présence de quelques uns des cépages actuels à partir du XVème siècle, comme les cépages piquepoul noir N, bourboulenc B ou clairette B. En 1876, J.A.BARRAL, dans son rapport sur les irrigations, mentionne notamment les cépages suivants : piquepoul noir N, grenache N et syrah N pour les vins rouges, et clairetteB et bourboulenc B, pour les vins blancs.
La démarche vers une reconnaissance officielle de la qualité des vins débute le 29 juillet 1939 par la création du Syndicat des Viticulteurs des « Côtes du Ventoux et des Monts de Vaucluse ». Celle-ci aboutit, en 1951, par la reconnaissance en appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure, puis en 1973, par la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée « Côtes du Ventoux » par le décret du 27 juillet 1973. Par souhait de simplification et pour mettre en avant le nom géographique, le nom de l’appellation d’origine contrôlée devient « Ventoux » par décret du 17 octobre 2009.

Seconde appellation d’origine contrôlée de la Vallée du rhône en volume, en  2022 avec 5638 hectares / 13 932 acres (6374 ha / 15 750 ac en 2009)   pour l’élaboration de 247 241 hectolitres / 6,53 M d’US gallons (271 000 hl / 7,16 M d’US gallons en 2009), essentiellement des vins rouges (59% contre 66% en 2009) et des vins rosés (34 contre 30% en 2009).

Cette production est assurée par 127 caves particulières (142 en 2009) et 13 caves coopératives (14 en 2009). Modifications du 17 novembre 2023

CLIMAT ET SOLS

Inscrite à l’intérieur de l’ensemble des vignobles de la Vallée du Rhône, la zone géographique s’étend à l’est du Rhône, des faubourgs de Vaison-la-Romaine, au nord, à Apt, au sud, de la rivière Ouvèze à la vallée du Coulon,
Elle passe ainsi des Dentelles de Montmirail aux versants du nord du Luberon, traversant les Monts du Vaucluse et s’enroulant au pied du « Géant de
Provence », le Mont Ventoux, qui du haut de ses 1912 mètres domine l’ensemble du paysage. Elle couvre le territoire de 51 communes du département de Vaucluse.
La géomorphologie de la zone géographique, issue de l’orogénèse pyrénéenne, a généré de multiples coteaux sur substratum calcaire. L’épaisse formation de calcaire dur de l’Urgonien (Crétacé inférieur) fournit l’ossature de ces reliefs, dont la structure actuelle a été formée lors de la surrection alpine au cours du Miocène moyen.
Il en résulte des sols rouges méditerranéens, des sols bruns calcaires peu évolués, arides, des sols d’érosion colluviaux, éluviaux et squelettiques. Tous sont relativement caillouteux, alimentés grâce aux éboulis calcaires issus des reliefs. Les sols à la texture sableuse, légère, riche en cailloutis issus des « safres », terme du Comtat désignant la formation gréso-sablo-marneuse du Miocène sont, sans doute, les plus représentatifs. A noter les sables et grès ocreux du Crétacé qui marquent le paysage du secteur méridional de la zone géographique (ocres de Roussillon).
Marquée par le climat méditerranéen, la zone géographique constitue néanmoins la transition avec les secteurs alpins plus froids. Elle est par ailleurs l’une des plus ensoleillée du département (2 800 heures par an à Carpentras). La quantité moyenne annuelle des précipitations est de 700 millimètres concentrée essentiellement en automne et, au minimum, en été, pendant la période de maturité des raisins. De plus, en fin d’été, l’amplitude thermique journalière est plus importante que dans le reste du département avec des nuits plus fraîches.
Le mistral est certes présent, mais ses excès de violence et de froid sont significativement limités par la barrière climatique offerte par la chaîne des Dentelles de Montmirail et les contreforts du Mont Ventoux (Mont de tous les vents). Restent ses effets bénéfiques de vent caractérisé par sa sécheresse.
Dans ce territoire de transition, sur ces « montagnes paysannes » chères à Jean Giono, la vigne est toujours associée à l’arboriculture méridionale, constituant une marqueterie de cultures avec cerisiers, abricotiers et oliviers.

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Source: https://www.vins-rhone.com

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département de Vaucluse sur la base du code officiel géographique 2023 : Apt, Aubignan, Le Barroux, Le Beaucet, Beaumettes, Beaumont-du-Ventoux, Bédoin, Blauvac, Bonnieux, Cabrières-d’Avignon, Caromb, Carpentras, Caseneuve, Crestet, Crillon-le-Brave, Entrechaux, Flassan, Fontaine-de-Vaucluse, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, L’Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lagnes, Lioux, Loriol-du-Comtat, Malaucène, Malemort-du-Comtat, Maubec, Mazan, Méthamis, Modène, Mormoiron, Murs, Pernes-Les-Fontaines, Robion, La Roque-sur-Pernes, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saumane, Saint-Didier, Saint-Hippolyte-le-Graveyron, Saint-Martin-de- Castillon, Saint-Pantaléon, Saint-Pierre-de-Vassols, Saint-Saturnin-lès-Apt, Velleron, Venasque, Viens, Villars et Villes-sur-Auzon.

NB: Les vins sont issus exclusivement des vignes situées dans l’aire parcellaire de production telle qu’approuvée par le jugement du tribunal de Carpentras en date du 9 juin 1953 (complété par 3 jugements en 1970, 1971 et 1972) et par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 9-10 mai 1973, 18 novembre 2021 et 30 juin 2023. .

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

CÉPAGES PRINCIPAUX

Vermentino B, Bourboulenc B, Counoise N, Mourvedre N, Viognier B, Grenache N, Grenache Blanc, Cinsaut N, Clairette B, Roussanne B, Syrah N, Piquepoul Noir N, Marselan N, Marsanne B et Carignan N.

a) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : bourboulenc B, clairette B, grenache blanc B, roussanne B, vermentino B, viognier B ;
– cépages accessoires : marsanne B.Modifications du 17 novembre 2023.

b) – Les vins rouges et rosés sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : carignan N, cinsaut N, grenache N, mourvèdre N, syrah N ;
– cépages accessoires : bourboulenc B, clairette B, counoise N, grenache blanc B, marsanne B, marselan N, piquepoul noir N, roussanne B, vermentino B, viognier B.

Le cépage caladoc est ajouté à la liste des cépages  des  à fin d’adaptation » sous réserve de la signature entre l’INAO, l’Organisme de Défense et de Gestion (ODG) de l’appellation.Modifications du 17 novembre 2023.

– Les vins rouges, rosés et blancs proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins issus majoritairement des cépages principaux ;
– Les vins proviennent de l’assemblage d’au moins 2 cépages, au stade de la mise en marché à destination du consommateur.

– La proportion de l’ensemble des variétés « d’intérêt à fin d’adaptation » ne peut être supérieure à 10% dans l’assemblage. Modifications du 17 novembre 2023.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé, pour les vins blancs, à 60 hectolitres par hectare.
Le rendement est fixé, pour les vins rosés et rouges, à 55 hectolitres par hectare. Le rendement butoir est fixé à 66 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
– Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation des charbons à usage œnologiques est autorisée chez le vinificateur, exclusivement sur les moûts issus de presse et dans une proportion qui ne peut être supérieure à 20 % du volume total vinifié chez l’opérateur concerné, pour la récolte considérée ;
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rangs et d’espacement entre les pieds sur un même rang ;
– l’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2,50 mètres ;

– l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,80 mètre et 1,50 mètre.

Les vignes sont taillées :
– Soit en taille courte (gobelet ou cordon) avec un maximum de 6 coursons par pied, chaque courson portant un maximum de 2 yeux francs ;
– Soit en taille Guyot simple avec un maximum de 8 yeux francs sur le long bois et un ou deux coursons de rappel portant un maximum de 2 yeux francs ;
– Soit, pour les cépages syrah N et viognier B, en Guyot double avec un maximum de 6 yeux francs sur chaque long bois et un ou deux coursons à 2 yeux francs au maximum. Modifications du 19 novembre 2023.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Toutes les indications facultatives, dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires, peut être réglementée par les Etats membres, sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur, largeur et épaisseur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention « primeur » ou « nouveau ». Les vins bénéficiant de la mention « primeur » ou
« nouveau » sont présentés obligatoirement avec l’indication du millésime. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
– que cette unité géographique figure sur la déclaration de récolte.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône ».  cette mention doit figurer dans le même champ visuel que l’ensemble des mentions obligatoires, et être imprimée en caractères de même graphisme et de même couleur que ceux de l’appellation, sans que les dimensions de cette mention ne dépassent les deux-tiers de celles de l’appellation ». 17 novembre 2023.

Dernière modification du cahier des charges français  : 17 novembre 2023

Dernière mise à jour du document unique européen: 08/03/2024

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Vacqueyras est réservée aux vins tranquilles, blanc, rosés et rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de Vaucluse : Sarrians, Vacqueyras.

HISTOIRE

La présence de la vigne à l’époque romaine est attestée au sein de la zone géographique par la récente mise à jour d’une villa gallo-romaine. L’étude de celle- ci a conclu à l’existence sur ce site, dans un premier temps, d’une plantation d’oliviers, remplacée, sans doute après une période de gel, par une plantation de vignes.
Le cadastre de 1521 recense, sur le territoire de la commune de Vacqueyras, 480 parcelles dont 85 sont plantées en vigne et réparties entre une cinquantaine de propriétaires. Le cadastre de 1596 évalue les surfaces plantées en vigne à 60 hectares (148 acres) et les propriétaires à 66.
La progression continue au fil des ans. En 1630, 75 hectares (185 acres) de vigne sont recensés et, en 1671, 78 hectares (193 acres).
En 1724, une délibération, concernant des mesures pour la protection des vignes, aboutit à la nomination d’un garde du vignoble. Il est question de « sanctionner les délits causés au vignoble ».
Au lendemain de la Révolution, en 1828, l’ensemble des terres cultivées occupe 720 hectares (1 780 acres), dont 84 hectares (208 acres) en vignes.
Au XIXème siècle, aucun changement notoire n’est enregistré, jusqu’à la crise du phylloxera qui, de 1860 à la fin du siècle, va sévèrement toucher toutes les régions viticoles. Le vignoble de « Vacqueyras » n’est pas épargné, mais la communauté vigneronne s’attache à le reconstituer assez rapidement.
Malgré les vicissitudes, la vocation viticole de « Vacqueyras » ne cesse de s’affirmer et, en 1915, 368 hectares (909 acres) de vigne sont dénombrés, soit environ 4 fois plus qu’un siècle plus tôt.En 1950, la superficie en vigne est de 580 hectares (1 433 acres).
Initialement inscrite au sein de la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône » (décret du 19 novembre 1937), la production de ce territoire est rapidement reconnue pour sa qualité et par l’identité de ses vins. Elle est donc naturellement intégrée, dès 1955, au sein de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône Villages » et, en 1967, le nom de la commune peut être adjoint au nom de cette même l’appellation d’origine contrôlée. Répondant au souhait des producteurs de voir reconnaître son savoir-faire, et l’identité et la notoriété des vins, l’appellation d’origine contrôlée « Vacqueyras » est reconnue, par décret du 15 août 1990, s’inscrivant ainsi dans la famille des « Crus des Côtes du Rhône »
En 2009, le vignoble couvre une superficie de 1 462 hectares (3 613 acres) pour une production moyenne de 44000 hectolitres (1,16 M d'[US gallons).
Seule appellation d’origine contrôlée de la rive gauche du Rhône dans ce cas, les vins se répartissent dans les trois couleurs (vins rouges 95%, vins rosés 2%, vins blancs 3%) et sont élaborés par 175 producteurs dont 130 en caves coopératives et 45 en caves particulières.

CLIMAT ET SOLS

Au sein des vignobles méridionaux de la Vallée du Rhône et reconnu comme « cru des Côtes du Rhône », le territoire de l’appellation d’origine contrôlée
« Vacqueyras » est un des territoires qui ceinturent le remarquable massif calcaire des Dentelles de Montmirail. Cette montagne admirable, « mons mirabilis », témoigne de la première avancée alpine vers la Vallée du Rhône, qu’elle vient partiellement couper d’est en ouest. Relief imposant, culminant à 630 mètres (2 067 pi) d’altitude au Rocher du Turc, relief spectaculaire par le jeu de l’érosion, il constitue la structure géologique la plus complexe en rive gauche du Rhône avec des substrats issus des formations triasiques, jurassiques et crétacés, entourés d’une auréole de formations oligocènes et miocènes.
Entre la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Gigondas » au nord et celle de l’appellation d’origine contrôlée « Beaumes de Venise » au sud- est, située sur la rive gauche de l’Ouvèze, la zone géographique est inscrite au sein des communes de Vacqueyras et de Sarrians, dans le département du Vaucluse.
Entre massif calcaire imposant et terrasses de l’Ouvèze, les roches-mères constituant l’assise de ce territoire, sont d’origines assez diverses, de l’ère Secondaire (calcaire et graviers), au Tertiaire (sables et sols sablonneux) et au Quaternaire pour les grès et les argiles.
Les alluvionnements lacustres et marins ont joué un grand rôle dans la stratification de ces matériaux composant un sol propice à la culture de la vigne. La terrasse alluvionnaire des « Garrigues » est constituée essentiellement des dépôts marins et des dépôts lacustres charriés par l’Ouvèze avec des sols pauvres, essentiellement argilo-calcaires, à matrice argileuse rouge et à galets roulés.
Les terrasses glaciaires du Riss, formation quaternaire, sont plus récentes que les « Garrigues ». Les alluvions anciennes altérées ont fait place à des matériaux de teinte grise mis en place par ruissellement au cours des derniers millénaires. Ces matériaux (riches en argile) se sont déplacés lentement et ont recouvert une partie des « Garrigues », donnant à cette formation la forme d’un cône.
Vacqueyras, comme les vallons situés entre le village et le rebord oriental des « Garrigues » est établi sur les safres du Comtat Venaissin, safres de l’ère Tertiaire. Il s’agit de matériaux d’origine calcaire correspondant à des grès et des calcaires fins alternant avec des marnes.
« Vacqueyras » justifie pleinement son ancienne dénomination : « Vallis Quadreria », « Vallée de Pierres », au sein de laquelle le vignoble a été majoritairement implanté sur de larges terrasses de l’Ouvèze, à une altitude comprise entre 60 mètres et 160 mètres (195 et 525 pi) d’altitude.
Le climat est méditerranéen, chaud et sec avec un ensoleillement particulièrement important. Il est cependant contrasté avec une quantité de précipitations annuelle faible de 600 millimètres à 800 millimètres (23,6 et 31,5 po) mais très irrégulière et parfois de forts épisodes pluvieux aux équinoxes. La zone géographique est également soumise une grande partie de l’année (plus de 100 jours par an) à l’influence du mistral, vent du nord, violent et froid. Nous sommes ici à la limite orientale du secteur climatique le plus chaud de la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône », tempéré par l’influence du massif préalpin des Dentelles de Montmirail.

Source: wikipedia.org

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de Vaucluse: Sarrians, Vacqueyras.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Dérogation relative à la production dans la zone géographique délimitée

Description de la condition:

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes:

département de l’Ardèche: 2 communes
département de la Drôme: 5 communes;
département du Rhône: 3 communes;
département du Vaucluse: 59 communes.
La liste des communes par département est détaillée dans le cahier des charges de l’appellation.

CÉPAGES PRINCIPAUX

viognier B , bourboulenc ,  grenache N,  grenache blanc B,  clairette B,  cinsaut N,  mourvèdre N,  marsanne B, syrah N,  roussanne B.

—  la proportion de l’ensemble cépage principal et complémentaires est supérieure ou égale à 90% de l’encépagement,

—  la proportion du cépage grenache N est supérieure ou égale à 50 % de l’encépagement,

—  l’ensemble des cépages mourvèdre N et syrah N est supérieure ou égale à 20 % de l’encépagement.

RENDEMENTS MAXIMAUX

40 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

L’utilisation de copeaux de bois est interdite;

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des prépa­rations, est interdite.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2,50 mètres.

Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés. L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,85 mètre et 1,20 mètre.

Taille de la Vigne Pratique culturale

Les vignes sont taillées en taille courte, (conduite en gobelet ou en cordon de Royat), avec un maximum de 6 coursons. Chaque courson porte un maximum de 2 yeux francs.

La période d’établissement ou de rajeunissement du cordon de Royat est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot, avec un long bois à 8 yeux francs au maximum et un courson à 2 yeux francs au maximum, est autorisée.

Le cépage viognier B peut être taillé:

—  soit en taille Guyot simple avec un maximum de 8 yeux francs sur le long bois et 1 ou 2 coursons à 2 yeux francs au maximum,

—  soit en taille Guyot double avec un maximum de 6 yeux francs sur chaque long bois et 1 ou 2 coursons à 2 yeux francs au maximum.

L’irrigation peut être autorisée.

La maîtrise de la végétation spontanée est réalisée, du 1er septembre au 1er février, soit par des moyens mécaniques, soit par des matériels assurant une localisation précise des produits de traitement.» est remplacé par les dispositions suivantes: «Sur au moins 60 % de la superficie comprise entre deux rangs, soit un travail du sol est réalisé, soit un couvert végétal semé ou spontané est présent. Dans ce dernier cas, la maîtrise de la végétation spontanée est réalisée soit par des moyens mécaniques soit par des matériels permettant une localisation précise des produits de traitement.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

De L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande «Cru des Côtes du Rhône» ou «Vignobles de la Vallée du Rhône». Les conditions d’utilisation l’unité géographique plus grande «Vignobles de la Vallée du Rhône» sont précisées par la convention signée entre les différents orga­ nismes de défense et de gestion concernés, relative aux conditions d’utilisation de cette unité géographique plus grande.

Dernière modification du cahier des charges : 29 juin 2017