Source: Vins du Val de Loire

L’APPELLATION

L’appellation Muscadet Côtes de Grandlieu  est réservée aux vins blancs secs tranquilles élaborés sur le territoire des communes ou parties de communes des départements de Loire-Atlantique et de de Vendée.

HISTOIRE

Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée «Muscadet Côtes de Grandlieu» est l’héritier d’une tradition viticole ancienne. Au Moyen Âge, la route du sel provenant de la baie de Bourgneuf et de Noirmoutier transite déjà par le lac de Grandlieu pour l’approvisionnement en vin. Un commerce actif s’est perpétué depuis avec l’Irlande et les pays celtes. Le vignoble médiéval s’étend ensuite, sous l’impulsion des abbayes de Buzay (sur les rives de l’Acheneau) et de Villeneuve (au bord de l’Ognon).

À partir du XIVe siècle, un vignoble commercial s’affirme grâce à la présence des flottes d’Europe du Nord présentes dans la baie de Bourgneuf. Au XVIe siècle, la demande du négoce hollandais encourage la production de vins blancs. Le cépage melon B s’implante alors dans la région, où il est désigné sous le nom de «Muscadet» dès le milieu du XVIIe siècle. À la fin du XVIIIème siècle, la paroisse de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu a déjà le tiers de ses terres planté en vignes. Cette commune compte même jusqu’à 750 hectares de vignes sous le Second Empire.

Après le phylloxera, le vignoble se reconstitue avec des plants greffés, en adoptant quelques nouvelles techniques comme la taille guyot et les plantations en lignes. Dès lors, le savoir-faire de production est bien codifié, avec le choix du seul cépage melon B, le maintien d’une densité de plantation élevée, la maîtrise de la charge et du rendement des vignes et la récolte des raisins à pleine maturité.

Dans la perspective de produire des vins riches et complexes, les opérateurs adoptent un itinéraire technique de vinification particulier, la «méthode nantaise», qui consiste à maintenir les vins sur leurs lies fines de vinification pendant au moins un hiver sans aucun soutirage, savoir-faire né de l’habitude qu’avaient les producteurs de garder une barrique de leur meilleur vin sur ses lies en prévision des fêtes à venir. Ce mode d’élevage apporte rondeur et gras aux vins, par enrichissement, notamment, en mannoprotéines et autres composés issus de l’autolyse des parois cellulaires levuriennes. De plus, cette méthode, qui repose sur l’absence de manipulation des vins et leur maintien sous atmosphère chargée en gaz carbonique, en limitant fortement les phénomènes d’oxydation et le dégagement des composés volatils, permet de préserver jusqu’au printemps et au-delà les arômes formés au cours de la fermentation alcoolique. Au cours de leur élevage, les vins s’enrichissent aussi en arômes tertiaires. Les raisins, les moûts et les vins issus du cépage melon B renferment en effet une concentration importante en précurseurs d’arômes glycosidiques. Formées d’aglycones liés à des sucres, ces molécules sont inodores en l’état. La rupture des liaisons β-glucosidiques, sous l’action de divers processus chimiques et enzymatiques, génère alors des composés fortement odorants, principalement des monoterpènes et des C13-norisoprénoïdes, avec formation notamment de β-damascone, substance connue pour son rôle exhausteur des arômes fruités des vins. Les opérateurs ont acquis un savoir-faire particulier pour protéger les vins de toute oxydation en cuve, et pour procéder avec soin à leur conditionnement en bouteille, afin que la libération de ces fragrances se poursuive le plus longtemps possible et que les vins gagnent en complexité.

Dès 1937, les meilleures situations viticoles de la zone géographique sont reconnues en appellation d’origine contrôlée «Muscadet». Désireux cependant de mieux valoriser les vins produits sur les meilleurs coteaux, les producteurs demandent, dès 1955, la reconnaissance d’une appellation d’origine contrôlée, puis réitèrent cette demande en 1979. L’appellation d’origine contrôlée «Muscadet Côtes de Grandlieu» est finalement reconnue par décret du 29 décembre 1994. Les vins peuvent bénéficier de la mention traditionnelle «sur lie», définie depuis 1977 en «Muscadet», qui se traduit par la mise en bouteille des vins durant l’année qui suit celle de la récolte, dans les chais mêmes de vinification, afin de limiter les soutirages et le transvasement des vins.

En 2016, la superficie en production couvre approximativement 250 hectares (620 acres) exploités par environ 80 producteurs. Le volume annuel commercialisé représente 12 000 hectolitres (317 000 US gallons) environ dont la grande majorité avec la mention «sur lie».

CLIMAT ET SOLS

Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée «Muscadet Côtes de Grandlieu» est essentiellement localisé sur les coteaux qui ceinturent le lac de Grandlieu et sur les flancs des cours d’eau qui l’alimentent, dont les rivières Logne, Boulogne et Ognon, ainsi que sur les versants de l’Acheneau qui lui sert d’exutoire et rejoint l’estuaire de la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire. La zone géographique s’étend sur une partie du territoire des départements de la Loire- Atlantique et de la Vendée, au sud de la ville de Nantes, non loin des rives de l’océan Atlantique. Elle constitue la partie la plus occidentale de la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée «Muscadet». Le vignoble est implanté au sein d’îlots positionnés sur les meilleures situations, souvent isolés dans un paysage voué, par ailleurs et principalement, aux activités d’élevage et aux cultures.

La zone géographique bénéficie d’un climat océanique particulièrement tempéré, avec des amplitudes thermiques très réduites sur l’année, compte tenu de la proximité du littoral. En hiver, le lac de Grandlieu constitue la plus vaste étendue d’eau douce de France métropolitaine et contribue à accentuer la douceur de l’air, réduisant fortement la fréquence des gelées. L’absence de tout relief significatif entre la côte et le vignoble favorise une circulation rapide des entrées maritimes porteuses de nuages, induisant alors une faible quantité de précipitations au sein de la zone géographique et un ensoleillement plus important qu’à l’intérieur des terres. En été, les températures restent généralement douces et l’humidité induite par le lac de Grandlieu atténue les rares épisodes caniculaires.

L’ossature géologique de la zone géographique est composée surtout de roches métamorphiques, micaschistes et gneiss principalement, ainsi que de larges filons de roches basiques, amphibolites, éclogites et prasinites. Dans les zones basses, situées au pourtour du lac de Grandlieu, le socle primaire est parfois recouvert de sédiments tertiaires, composés surtout de sables avec une proportion variable d’argiles et de galets. Les sols qui se développent sur ces différentes formations sont en général des sols bruns sains, portants et filtrants. Traduisant les usages, l’aire parcellaire pour la récolte des raisins délimite strictement les coteaux qui présentent des paysages ouverts essentiellement ou traditionnellement plantés en vigne, et les parcelles présentant des sols peu profonds et modérément fertiles, dotés d’une bonne aptitude au réchauffement et d’une capacité de rétention en eau limitée.

DÉLIMITATIONS DE L’APPELLATION

Mise à le 26/11/2025

CÉPAGES PRINCIPAUX

Melon B

RENDEMENTS MAXIMAUX

66 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES


La teneur maximal en acide volatile de 10 milliéquivalents par litre est supprimée. Modification du 26/11/2025

Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température inférieure à -5 °C est interdit. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12 %.

Ils bénéficient d’un élevage sur leurs lies fines de vinification dès la fin de la fermentation alcoolique et au moins jusqu’au 1er mars de l’année qui suit celle de la récolte. Ils se trouvent encore sur leurs lies fines de vinification au moment de leur conditionnement ou de leur première expédition hors des chais de vinification.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins respectent, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant dans la réglementation communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare. Modification du 26 novembre 2025

L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,20 mètreL Modification du 26 novembre 2025. et l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,90 mètre et 1,10 mètre.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied:
— soit en taille courte à courson avec un maximum de 5 coursons par pied;
— soit en taille Guyot simple ou double.
La taille est achevée avant débourrement ou stade 5 de l’échelle d’Eichhorn et Lorentz.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec 4 yeux francs supplémentaires par pied sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal à 12.

  • maîtrise de la végétation, semée ou spontanée, assurée sur tous les inter-rangs par des moyens mécaniques ou physiques ;
  • interdiction de toute modification substantielle de la morphologie du sous-sol, de la couche arable ou des éléments garantissant l’intégrité et la pérennité des sols, à l’exception des travaux de défonçage classique.

Ajout du 26/11/20925

La date du début des vendanges n’est plus fixée administrativement.Modification du 26 novembre 2025

ÉLEVAGE DES VINS

Les vins susceptibles de bénéficier de la mention «sur lie» sont conditionnés dans la zone délimitée ou l’aire de proximité immédiate (ajout du 26/11/2025)

Les vins se trouvent encore sur leurs lies fines de vinification au moment de leur conditionnement ou de leur première expédition hors des chais de vinification.

Durée maximale d’élevage des vins « sur lie » : pas plus d’un été en cuve ou en fût. (ajout du 26/11/2025)

période de mise en bouteilles des vins « sur lie » : entre le 1er mars de l’année suivant la récolte et le 30 juin de la deuxième année suivant la récolte. Modification du 26/1/2025.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la dénomination géographique «Val de Loire» selon les règles fixées pour l’utilisation de cette dénomination géographique dans le cahier des charges.

Les dimensions des caractères de la mention «sur lie» et de la dénomination géographique «Val de Loire» sont inférieures ou égales, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les vins bénéficiant de la mention «sur lie» sont présentés avec l’indication du millésime.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve:

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée. Il figure dans le même champ visuel que le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 16/11/2025

Source: Vins du Val de Loire

L’APPELLATION

L’appellation Muscadet Coteaux de la Loire est réservée aux vins blancs et secs et tranquilles  élaborés sur le territoire de certaines communes de la Loire Atlantique , du Maine-et-Loire dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée est l’héritier d’une tradition viticole ancienne. Présente à Nantes dès les premiers siècles de notre ère, la vigne s’étend à tout le Pays nantais au cours du Moyen-Âge en suivant le cours de la Loire et de ses affluents. Les cartulaires des abbayes de la région évoquent le développement de sa culture aux XIe et XIIe siècles sur les coteaux de Varades, Oudon, Ancenis et Saint-Florent-le-Vieil. Pourtant, ce n’est qu’à partir du XVIe siècle qu’un véritable vignoble commercial se bâtit, pour satisfaire la demande du négoce hollandais installé à Nantes. À cette époque, le cépage melon B s’implante définitivement dans la région, où il est désigné sous le nom de «Muscadet» dès le milieu du XVIIe siècle. Le port d’Ancenis reste longtemps très actif pour acheminer vers Nantes les vins de la zone géographique. Même après le rattachement du duché au royaume de France, la Bretagne conserve des règles fiscales qui favorisent l’essor de la viticulture. Récoltés en aval de la barrière douanière, les vins de la zone géographique, moins taxés, s’écoulent plus facilement que ceux qui proviennent de l’amont du fleuve.

Avec un encépagement axé sur le cépage melon B, la zone géographique se distingue nettement, pour les vins blancs, des vignobles situés plus à l’est, orientés davantage vers le cépage chenin B. Après la crise phylloxérique, le vignoble est reconstruit en adaptant quelques nouvelles techniques comme les plantations en ligne et la taille Guyot. Dès lors, le savoir-faire de production est bien codifié avec le maintien d’une densité de plantation élevée, la maîtrise de la charge et du rendement des vignes et la récolte des raisins à pleine maturité.

Dans la perspective de produire des vins riches et complexes, les opérateurs adoptent un itinéraire technique de vinification particulier, la «méthode nantaise», qui consiste à maintenir les vins sur leurs lies fines de vinification pendant au moins un hiver sans aucun soutirage, savoir-faire né de l’habitude qu’avaient les producteurs de garder une barrique de leur meilleur vin sur ses lies en prévision des fêtes à venir. Ce mode d’élevage apporte rondeur et gras aux vins, par enrichissement, notamment, en mannoprotéines et autres composés issus de l’autolyse des parois cellulaires levuriennes. De plus, cette méthode, qui repose sur l’absence de manipulation des vins et leur maintien sous atmosphère chargée en gaz carbonique, en limitant fortement les phénomènes d’oxydation et le dégagement des composés volatils, permet de préserver jusqu’au printemps et au-delà les arômes formés au cours de la fermentation alcoolique.

Au cours de leur élevage, les vins s’enrichissent aussi en arômes tertiaires. Les raisins, les moûts et les vins issus du cépage melon B renferment en effet une concentration importante en précurseurs d’arômes glycosidiques. Formées d’aglycones liés à des sucres, ces molécules sont inodores en l’état. La rupture des liaisons β-glucosidiques, sous l’action de divers processus chimiques et enzymatiques, génère alors des composés fortement odorants, principalement des monoterpènes et des C13-norisoprénoïdes, avec formation notamment de β-damascone, substance connue pour son rôle exhausteur des arômes fruités des vins. Les opérateurs ont acquis un savoir-faire particulier pour protéger les vins de toute oxydation en cuve, et pour procéder avec soin à leur conditionnement en bouteille, afin que la libération de ces fragrances se poursuive le plus longtemps possible et que les vins gagnent en complexité.

Soucieux de fixer ces conditions de production pour préserver l’authenticité de leurs vins, les producteurs de la zone géographique obtiennent, en 1936, la reconnaissance de l’appellation d’origine contrôlée «Muscadet Coteaux de la Loire». La réglementation propre à la mention traditionnelle «sur lie» est définie en 1977. Elle se traduit, depuis 1994, par la mise en bouteille des vins durant l’année qui suit celle de la récolte, dans les chais mêmes de vinification afin de limiter les soutirages et le transvasement des vins. En 2016, la superficie revendiquée en appellation d’origine contrôlée couvre environ 170 hectares (420 acres), pour environ 80 producteurs et une structure coopérative implantée à Ancenis. Le volume annuel commercialisé s’établit approximativement à 7 000 hectolitres (185 000 US gallons) et bénéficie pour l’essentiel de la mention «sur lie». Les vins de l’appellation d’origine contrôlée «Muscadet Coteaux de la Loire» sont blancs, secs et tranquilles. Ils présentent des arômes délicats, souvent à dominante florale, avec parfois quelques notes minérales, ainsi qu’un équilibre gustatif globalement orienté vers la fraîcheur. Un élevage prolongé peut leur conférer davantage de richesse en bouche et une bonne aptitude au vieillissement. Ils sont soigneusement conditionnés en bouteilles pour préserver et amplifier l’expression de leur richesse aromatique.

CLIMAT ET SOLS

Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée «Muscadet Coteaux de la Loire» est essentiellement implanté sur les coteaux primaires de la Loire, ou s’éloigne parfois légèrement du fleuve pour occuper les versants de ses affluents, dont les principaux sont la Divatte, l’Evre et l’Erdre. La zone géographique est caractérisée par un relief accentué, avec des pentes régulièrement comprises entre 5 % et 10 %. Elle se situe à l’est de la ville de Nantes et constitue la partie la plus orientale de la zone géographique plus large de l’appellation d’origine contrôlée «Muscadet». Elle s’étend sur une partie des départements de la Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire. Les parcelles de vignes se détachent nettement dans le paysage, par contraste avec les plateaux bocagers dédiés à l’élevage.

La zone géographique bénéficie d’un climat océanique particulièrement doux et tempéré. Les amplitudes thermiques sont d’autant plus faibles que la Loire joue un rôle régulateur et contribue à propager l’influence maritime vers l’intérieur des terres. La pénétration des brises océaniques est facilitée par l’orientation sud-ouest/nord-est du cours du fleuve, qui coïncide avec l’axe des vents dominants. Pour ces mêmes raisons, les précipitations sont sensiblement plus faibles sur les bords de la Loire que sur les plateaux situés à quelques kilomètres. Par conséquent, l’ensoleillement estival est important pour cette latitude, minimisant l’influence de l’exposition nord ou sud des coteaux viticoles. À l’automne, les grandes marées d’équinoxe apportent parfois de fortes averses.

Le sous-sol de la zone géographique est composé essentiellement de roches métamorphiques, surtout des micaschistes, avec davantage de gneiss à l’ouest et de schistes à l’est. Ces roches, le plus souvent désagrégées ou peu altérées, portent des sols bruns particulièrement superficiels constitués d’une forte proportion d’éléments grossiers, sables ou cailloux. Naturellement bien drainés, ces sols se réchauffent rapidement au printemps. Traduisant les usages, l’aire parcellaire pour la récolte des raisins délimite strictement les coteaux qui présentent des paysages ouverts essentiellement ou traditionnellement plantés en vigne, et les parcelles présentant des sols sains, aérés, peu profonds et modérément fertiles, dotés d’une capacité de rétention en eau limitée.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Toutes les étapes de la production ont lieu dans l’aire géographique approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance du comité national compétent du 15 juin 2017. Le périmètre de cette aire, à la date d’approbation du présent cahier des charges par le comité national compétent, englobe le territoire des communes ou parties de communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2018:

—  DépartementdelaLoire-Atlantique:Ancenis,LaBoissière-du-Doré,Carquefou,LeCellier,Couffé,Divatte-sur-Loire (pour le seul territoire de la commune déléguée de Barbechat), Ligné (partie), Le Loroux-Bottereau (partie), Mauves- sur-Loire, Oudon, La Remaudière, Saint-Géréon, Thouaré-sur-Loire, Vair-sur-Loire.

—  Département de Maine-et-Loire: Mauges-sur-Loire (pour le seul territoire des communes déléguées de La Chapelle- Saint-Florent et Saint-Florent-le-Vieil), Orée d’Anjou (pour le seul territoire des communes déléguées de Bouzillé, Champtoceaux, Drain, Landemont, Liré et La Varenne).

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins susceptibles de bénéficier de la mention «sur lie», est constituée par le territoire des communes ou parties de communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2018:

—  département de la Loire-Atlantique: Aigrefeuille-sur-Maine, Basse-Goulaine, La Bernerie-en-Retz, Le Bignon, Bouaye, Bouguenais, Boussay, Brains, La Chapelle-Heulin, Château-Thébaud, Chaumes-en-Retz, Chauvé, Cheix-en- Retz, La Chevrolière, Clisson, Corcoué-sur-Logne, Divatte-sur-Loire (pour le seul territoire de la commune déléguée de La Chapelle-Basse-Mer), Frossay, Geneston, Gétigné, Gorges, La Haie-Fouassière, Haute-Goulaine, Le Landreau, Legé, Ligné (partie), La Limouzinière, Loireauxence (pour le seul territoire des communes déléguées de La Chapelle-Saint-Sauveur et Varades), Le Loroux-Bottereau (partie), Machecoul-Saint-Même, Maisdon-sur-Sèvre, La Marne, Mésanger, Monnières, Montbert, Montrelais, Les Moutiers-en-Retz, Mouzillon, Le Pallet, Paulx, Le Pellerin, La Planche, Pont-Saint-Martin, Pornic, Port-Saint-Père, La Regrippière, Remouillé, Rezé, Rouans, Saint- Aignan-Grandlieu, Saint-Colomban, Sainte-Pazanne, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Saint-Fiacre-sur-Maine, Saint- Hilaire-de-Chaléons, Saint-Hilaire-de-Clisson, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Léger-les-Vignes, Saint-Lumine-de- Clisson, Saint-Lumine-de-Coutais, Saint-Mars-de-Coutais, Saint-Père-en-Retz, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Saint- Viaud, Les Sorinières, Touvois, Vallet, Vertou, Vieillevigne, Villeneuve-en-Retz, Vue.

—  département de Maine-et-Loire: Beaupréau-en-Mauges (pour le seul territoire des communes déléguées de Beaupréau et Gesté), Ingrandes-Le Fresne sur Loire (pour le seul territoire de la commune déléguée du Fresne-sur- Loire), Mauges-sur-Loire (pour le seul territoire de la commune déléguée du Marillais), Montrevault-sur-Èvre (pour le seul territoire des communes déléguées de La Boissière-sur-Evre, La Chaussaire, Le Fief-Sauvin, Le Fuilet, Montrevault, Le Puiset-Doré, Saint-Pierre-Montlimart et Saint-Rémy-en-Mauges), Orée d’Anjou (pour le seul territoire des communes déléguées de Saint-Christophe-la-Couperie, Saint-Laurent-des-Autels et Saint-Sauveur-de- Landemont), Sèvremoine (pour le seul territoire des communes déléguées de Montfaucon-Montigné, Saint-Crespin- sur-Moine, Saint-Germain-sur-Moine et Tillières).

—  département de la Vendée: Cugand, Montaigu, Rocheservière, Saint-Étienne-du-Bois, Saint-Hilaire-de-Loulay, Saint-Philbert-de-Bouaine.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Melon B

RENDEMENTS MAXIMAUX

66 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

La teneur maximale en acidité volatile de 10 milliéquivalents par litre est supprimée.
Les autres normes analytiques sont maintenues.(modification du 26/11/2025).

Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température inférieure à -5 °C est interdit.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins respectent, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant dans la réglementation communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

L’interdiction relative à l’utilisation de traitements thermiques sur le vin faisant appel à des températures supérieures à 40 °C est supprimée. La modification a pour but de donner tous les moyens techniques possibles aux opérateurs pour gérer les conséquences de millésimes difficiles ayant pour caractéristiques des déviations organoleptiques de type «Goût Moisi Terreux». La technique du chauffage des moûts, dite thermovinification, s’avère beaucoup moins perturbante pour les vins en termes d’amaigrissement et de décharnement que celle du recours aux charbons oenologiques mésoporeux.

Les vins doivent encore se trouver encore sur leurs lies fines de vinification au moment de  leur conditionnement ou de leur première expédition hors des chais de vinification.»

Suppression de la limite d’acidité volatile maximale de 10 meq/L. (modification du 26/11/2025).

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5000 pieds par hectare (modification du 26/11/2025).

L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,2 mètre (modification du 26/11/2025). et l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,90 mètre et 1,10 mètre.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied:
— soit en taille courte à courson avec un maximum de 5 coursons par pied,
— soit en taille Guyot simple ou double.
La taille est achevée avant débourrement ou stade 5 de l’échelle d’Eichhorn et Lorentz.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec 4 yeux francs supplémentaires par pied sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal à 12.

Interdiction de toute modification substantielle du sous-sol ou de la couche arable étendue à l’ensemble de l’appellation, hors défonçage classique. (modification du 26/11/2025).

Suppression de la référence : la date de début des vendanges n’est plus fixée par l’article D. 645-6. (modification du 26/11/2025).

ÉLEVAGE

Pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention « sur lie » :

  • la durée de séjour sur lies est limitée à un été maximum ;
  • le conditionnement en bouteilles est réalisé dans l’aire géographique ou l’aire de proximité immédiate.
  • l’élevage est prolongé jusqu’au 30 juin de la deuxième année suivant celle de la récolte ;
  • (modification du 26/11/2025).

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Les vins susceptibles de bénéficier de la mention «sur lie» sont conditionnés dans la zone délimitée.

Les vins se trouvent encore sur leurs lies fines de vinification au moment de leur conditionnement ou de leur première expédition hors des chais de vinification

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la dénomination géographique «Val de Loire» selon les règles fixées pour l’utilisation de cette dénomination géographique dans le cahier des charges.

Les dimensions des caractères de la mention «sur lie» et de la dénomination géographique «Vin de Loire»( modification du 26/11/2025)sont inférieures ou égales, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les vins bénéficiant de la mention «sur lie» sont présentés avec l’indication du millésime.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve:

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré,

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée. Il figure dans le même champ visuel que le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 26/11/2025

Source: Vins du Val de Loire

L’APPELLATION

L’appellation Muscadet AOP est réservée aux vins blancs, secs et tranquilles, élaborés sur le territoire des communes ou parties de communes des départements de Loire Atlantique, du  Maine-et-Loire  et de la Vendée.

HISTOIRE

Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Muscadet » est l’héritier d’une tradition viticole qui remonte aux premiers siècles de notre ère.

Port océanique à l’embouchure de la Loire, Nantes s’affirme très tôt comme un important carrefour pour l’expédition de vins vers les îles britanniques et l’Europe du nord. Divers écrits attestent de la réputation naissante des vins au Moyen Âge. Progressivement, surtout sous l’impulsion du négoce hollandais, le vignoble nantais se spécialise dans la production de vins blancs et d’eaux-de-vie. Les plantations de vignes sont alors encouragées par la fiscalité, les vins de Bretagne étant moitié moins taxés que ceux provenant de l’amont de la Loire.

L’identité du vignoble se forge véritablement avec le développement du cépage melon B. Les premières traces écrites de plantations de ce « plant bourguignon » sous le nom « Muscadet » apparaissent au milieu du XVIIème siècle. Après l’hiver rigoureux de 1709, qui a détruit en grande partie le vignoble nantais, le cépage melon B, plus résistant aux gelées, est replanté préférentiellement dans les meilleures situations de la région. Les guerres contre-révolutionnaires de 1793, aux cours desquelles le vignoble est ravagé, puis la crise phylloxérique à partir de 1884, ne font que retarder son avènement.

La reconstitution du vignoble par greffage est l’occasion d’adapter les usages culturaux traditionnels à de nouvelles techniques (plantations en lignes, taille guyot). Le savoir-faire de production se codifie : adoption du cépage melon B, maintien d’une densité de plantation élevée, maîtrise de la charge des vignes et limitation de leur rendement, récolte des raisins à pleine maturité. Après une réglementation par voie judiciaire au cours des années 1920, ces pratiques sont consacrées par la reconnaissance des appellations d’origine contrôlées « Muscadet Sèvre et Maine » et « Muscadet Coteaux de la Loire », en 1936, puis « Muscadet » en 1937.

Progressivement, les opérateurs mettent en place un itinéraire technique visant à séparer le vin de ses lies fines de vinification précocement, afin de différencier les vins de l’appellation d’origine contrôlée régionale « Muscadet » par rapport à ceux des appellations d’origine contrôlées plus restreintes « Muscadet Sèvre et Maine », « Muscadet Coteaux de la Loire » et « Muscadet Côtes de Grandlieu ».

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique présente un paysage façonné par l’alternance de vignes sur les coteaux et les buttes et de prairies bocagères dans les vallées, souligné dans les plus beaux sites par la présence d’anciens moulins ou de « folies nantaises » (maisons de villégiature construites au XVIIIème siècle par l’aristocratie ou la bourgeoisie en périphérie de Nantes). Les parcelles de vigne sont implantées essentiellement sur les versants formés par la Loire, la Sèvre et la Maine, le marais de Goulaine, le lac de Grandlieu et leurs affluents, au sud et à l’est de la ville de Nantes. Proche des côtes de l’océan Atlantique, la zone géographique se rattache à la fois à la Bretagne par son histoire et au Val de Loire par sa situation géographique et s’étend sur une partie des départements de la Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire et de la Vendée.

La zone géographique bénéficie d’un climat océanique caractérisé par la faible variation annuelle des températures, du fait de la proximité d’importantes masses d’eau (océan, estuaire de la Loire, lac de Grandlieu, marais de Goulaine). Les températures hivernales sont particulièrement douces et les étés restent frais, avec une ventilation assurée par les brises maritimes. Les précipitations sont légèrement déficitaires pendant la période de végétation de la vigne, d’où un ensoleillement important pour cette latitude, quoique les grandes marées de l’automne s’accompagnent parfois de fortes averses.

La zone géographique présente une géologie complexe. Au Précambrien et à l’ère Primaire, des orogénèses ont conduit à la mise en place de roches plutoniques (granites, gabbros) et de roches métamorphiques (gneiss, micaschistes, éclogites, amphibolites). Ce socle est recouvert localement par des sédiments tertiaires (argiles, sables à galets). Les limons éoliens qui se sont déposés sur la région à l’ère Quaternaire ont généralement été décapés par l’érosion. Malgré cette diversité géologique, les sols qui se développent sur ces formations sont le plus souvent bruns, sains, sableux et riches en cailloux. Traduisant les usages, l’aire parcellaire pour la récolte des raisins délimite strictement les coteaux qui présentent des paysages ouverts, essentiellement ou traditionnellement plantés en vigne, et les parcelles présentant des sols filtrants, dotés d’une bonne aptitude au réchauffement, d’une capacité de rétention en eau limitée et d’une fertilité chimique modérée.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Toutes les étapes de la production ont lieu dans l’aire géographique approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance du comité national compétent du 15 juin 2017. Le périmètre de cette aire, à la date d’approbation du présent cahier des charges par le comité national compétent, englobe le territoire des communes ou parties de communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2018 :

—  département de la Loire-Atlantique : Aigrefeuille-sur-Maine, Ancenis, Basse-Goulaine, Le Bignon, La Boissière-du- Doré, Bouaye, Brains, Carquefou, Le Cellier, La Chapelle-Heulin, Château-Thébaud, La Chevrolière, Clisson, Corcoué-sur-Logne, Couffé, Divatte-sur-Loire, Geneston, Gétigné (partie), Gorges, La Haie-Fouassière, Haute- Goulaine, Le Landreau, Legé (partie), Ligné (partie), La Limouzinière, Le Loroux-Bottereau, Maisdon-sur-Sèvre, Mauves-sur-Loire, Monnières, Montbert, Mouzillon, Oudon, Le Pallet, La Planche, Pont-Saint-Martin, Port-Saint- Père, La Regrippière, La Remaudière, Remouillé, Saint-Aignan-Grandlieu, Saint-Colomban, Sainte-Pazanne, Saint- Fiacre-sur-Maine, Saint-Géréon, Saint-Hilaire-de-Clisson, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Léger-les-Vignes, Saint- Lumine-de-Clisson, Saint-Lumine-de-Coutais, Saint-Mars-de-Coutais, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Les Sorinières, Thouaré-sur-Loire, Vair-sur-Loire, Vallet, Vertou, Vieillevigne (partie), Villeneuve-en-Retz pour le seul territoire de la commune déléguée de Bourgneuf-en-Retz (partie).

—  départementdeMaine-et-Loire:Mauges-sur-Loire(pour les seuls territoires des communes déléguées de La Chapelle- Saint-Florent et Saint-Florent-le-Vieil), Orée d’Anjou (pour le seul territoire des communes déléguées de Bouzillé, Champtoceaux, Drain, Landemont, Liré et La Varenne), Sèvremoine (pour le seul territoire des communes déléguées de Saint-Crespin-sur-Moine et Tillières) .

—  département de la Vendée : Cugand (partie), Rocheservière, Saint-Hilaire-de-Loulay (partie), Saint-Philbert-de- Bouaine.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Mise à jour le 26/1/2025 sans changement de périmètre de l’appellation.

CÉPAGES PRINCIPAUX

chardonnay B,  melon B

Il est ajouté un cépage accessoire pour la production de l’appellation : le chardonnay. La proportion du chardonnay est inférieure ou égale à 10 % de l’encépagement.

Le cépage chardonnay est présent dans le vignoble nantais depuis plusieurs décennies. Cette introduction fait suite à une expérimentation qui n’a montré aucune différence entre un vin avec 100 % de melon et un vin à 90 % de melon et 10 % de chardonnay. L’appellation « Muscadet » s’est affirmée sur des vins frais, jeunes et avec des arômes primaires. L’introduction de chardonnay apporte un plus pour élaborer ce type de vins floraux.

Du fait de l’introduction d’un nouveau cépage (le chardonnay) il est ajouté une règle d’assemblage qui limite à 10 % la présence de Chardonnay dans l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

83 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température inférieure à -5°C est interdit. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12 %.

Les vins sont séparés de leurs lies fines de vinification au plus tard le 31 juillet de l’année qui suit celle de la récolte. Outre les dispositions ci-dessus, les vins respectent, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant dans la réglementation communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare.

L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,20 mètre et l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,90 mètre et 1,10 mètre.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 14 yeux francs par pied :
— soit en taille courte à courson avec un maximum de 5 coursons par pied ;
— soit en taille Guyot simple ou double.
La taille est achevée avant débourrement ou stade 5 de l’échelle d’Eichhorn et Lorentz.

Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec 4 yeux francs supplémentaires par pied sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal à 14.

maîtrise mécanique ou physique de la végétation sur tous les inter-rangs ; interdiction des modifications substantielles des sols (hors défonçage classique).

La date du début des vendange n’est plus fixée administrativement.

Ajouts du 26/11/2025

ÉLEVAGE DES VINS

séparation des vins de leurs lies fines : au plus tard le 15 décembre de l’année suivant la récolte . Modification du 26/11/2025

possibilité de commercialisation en aop muscadet de vins revendiqués dans les aop muscadet côtes de grandlieu, muscadet sèvre et maine et muscadet coteaux de la loire. Ajouts du 26/11/2025

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention « primeur » ou « nouveau » pour les vins

répondant aux conditions de production fixées pour cette mention dans le cahier des charges.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la dénomination géographique « Val de Loire » selon les règles fixées pour l’utilisation de cette dénomination géographique dans le cahier des charges.

Les dimensions des caractères des mentions « primeur » ou « nouveau » et de la dénomination géographique « Val de Loire » sont inférieures ou égales, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les vins bénéficiant des mentions « primeur » ou « nouveau » sont présentés avec l’indication du millésime

La mention «sur lie» est supprimée pour l’appellation «Muscadet»

Historiquement, l’appellation « Muscadet » a été reconnue après les appellations sous-régionales (« Muscadet Sèvre et Maine », « Muscadet Côtes de Grandlieu », « Muscadet Coteaux de la Loire »). Au fil du temps une hiérarchisation s’est mise en place avec une attente concernant les appellations sous-régionales pour un niveau d’élevage différent, apportant plus de gras au produit. Le Muscadet sur lie disparait ainsi petit à petit ne représentant aujourd’hui qu’une part infime de la production. La mention sur lie implique une technique qui apporte certaines caractéristiques au vin qui ne sont plus recherchées pour l‘appellation régionale Muscadet. Afin d’avoir une meilleure lisibilité de l’offre pour le consommateur la mention sur lie est ainsi supprimée pour l’appellation Muscadet.

Dernière modification du cahier des charges : 26/11/2025

Source: Vins du Val de Loire

L’APPELLATION

L’appellation Gros Plant du Pays Nantais est réservée aux vins blancs, secs et tranquilles, élaborés sur le territoire de centaines communes des départements de la Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire et de la Vendée.

HISTOIRE

Héritier d’une tradition viticole très ancienne, le vignoble nantais est l’un des plus grands de France au Moyen-Âge. Il s’oriente vers des activités de distillation à partir du XVIème siècle, sous l’impulsion du négoce hollandais. Le cépage charentais folle blanche B, réputé pour la finesse des eaux-de-vie qui en sont issues, s’étend alors et supplante les cépages autochtones. Dans les conditions naturelles du Pays nantais, ce cépage révèle son aptitude à la production de vins blancs. Le nom de ” Gros Plant » apparaît pour la première fois sur un écrit, daté de 1732, pour désigner ces vins, qui connaissent un grand succès dans l’Ouest de la France. Au milieu du XIX ème siècle, alors que les activités de distillation du Pays nantais déclinent, le vignoble du « Gros Plant » couvre encore 20 000 hectares.

Après la crise phylloxérique, les cépages montils B et colombard B, autres cépages d’origine charentaise, sont plantés, dans de moindres proportions, aux côtés du cépage folle blanche B. Pour maîtriser la vigueur des plants naturellement fertiles, les producteurs adoptent des règles rigoureuses : densité de plantation moyenne à élevée, taille courte des vignes, limitation stricte du nombre de rameaux fructifères. Ils sélectionnent les parcelles destinées à cette production pour leur aptitude à la précocité, leur réserve en eau faible et leur fertilité moindre. Avec la baisse des rendements, la qualité des vins progresse. Grâce aux actions de promotion menées par la confrérie bachique des Bretvins, créée en 1948, et aux efforts du premier Syndicat de défense, constitué en 1951, le « Gros Plant du Pays nantais » est reconnu en appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure par jugement le 26 février 1954. Les vins acquièrent alors une notoriété à l’échelle nationale.

Dans la perspective de produire des vins plus riches et plus complexes, les opérateurs adoptent un itinéraire technique de vinification particulier, la « méthode nantaise “, qui consiste à maintenir les vins sur leurs lies fines de vinification pendant au moins un hiver sans aucun soutirage, savoir-faire né de l’habitude qu’avaient les producteurs de garder une barrique de leur meilleur vin sur ses lies pour fêter les évènements familiaux du printemps suivant. Ce mode d’élevage apporte rondeur et gras aux vins, par enrichissement, notamment en mannoprotéines et autres composés issus de l’autolyse des parois cellulaires levuriennes. De plus, cette méthode, qui repose sur l’absence de manipulation des vins et leur maintien sous atmosphère chargée en gaz carbonique, en limitant fortement les phénomènes d’oxydation et le dégagement des composés volatils, permet de préserver jusqu’au printemps et au-delà, les arômes formés au cours de la fermentation alcoolique. La réglementation propre à la mention traditionnelle ” sur lie » est définie en 1977 et se traduit, depuis 1994, par la mise en bouteille des vins dans les chais mêmes de vinification, afin de limiter les soutirages et le transvasement des vins.

En 2009, le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée s’étend sur près de 1 500 hectares (3 700 acres), exploités par 600 producteurs, pour une production annuelle d’environ 100 000 hectolitres (2,64 M US gallons), dont plus d’un tiers bénéficie de la mention « sur lie “. Les vins de l’appellation d’origine contrôlée ” Gros Plant du Pays nantais» sont blancs et tranquilles

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique présente un relief ciselé par les cours d’eau qui forment un réseau dense au sud et à l’est de la ville de Nantes. L’alternance des coteaux viticoles et des vallées dédiées à l’élevage modèle le paysage du Pays nantais, qui s’étend des contreforts des Mauges à l’est jusqu’au littoral de l’océan Atlantique à l’ouest, des rives de la Loire au nord jusqu’aux plaines vendéennes au sud. Le vignoble est implanté préférentiellement sur les buttes et les coteaux situés autour du lac de Grandlieu et de ses affluents, ainsi que sur les versants du marais de Goulaine et de la vallée de la Loire. Cette zone géographique constitue l’extension la plus occidentale du grand vignoble du Val de Loire et englobe les départements de la Loire-Atlantique, de Maine-et-Loire et de la Vendée.

La zone géographique repose sur un socle géologique ancien et complexe, où se trouvent entremêlées des formations plutoniques (granites, gabbros) et des roches métamorphiques (gneiss, micaschiste, amphibolite, éclogite), parfois recouvertes de sédiments sablo-graveleux d’âge tertiaire. Ces différentes roches, lorsqu’elles se trouvent en situation érosive, sont souvent à l’origine de sols acides, riches en éléments grossiers (sables, cailloux, graviers), sains et aérés, naturellement bien drainés, peu fertiles et dotés d’une réserve en eau modérée. Traduisant les usages, l’aire parcellaire pour la récolte des raisins délimite strictement les coteaux les plus pentus dotés de sols sableux peu profonds.

Le climat du Pays nantais est lié à l’influence océanique, dont la pénétration est largement facilitée par l’estuaire de la Loire. Il est caractérisé par la faible variation des températures au cours de l’année. Les hivers sont particulièrement doux, ce qui favorise un réchauffement précoce des sols au printemps. L’été, les températures restent fraîches grâce aux brises marines, réduisant la fréquence et l’intensité des épisodes caniculaires. Les pluies sont relativement bien réparties tout au long de l’année, avec cependant un déficit de précipitations marqué en été. L’ensoleillement est élevé pour cette latitude.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Toutes les étapes de la production ont lieu dans l’aire géographique approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance du comité national compétent du 20 juin 2018. Le périmètre de cette aire, à la date d’approbation du présent cahier des charges par le comité national compétent, englobe le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2020 :

—  Département de la Loire-Atlantique : Aigrefeuille-sur-Maine, Ancenis-Saint-Géréon, Basse-Goulaine, La Bernerie-en- Retz, Le Bignon, La Boissière-du-Doré, Bouaye, Brains, Carquefou, Le Cellier, La Chapelle-Heulin, Château-Thébaud, Chaumes-en-Retz (pour le seul territoire de la commune déléguée de Chéméré), La Chevrolière, Clisson, Corcoué- sur-Logne, Divatte-sur-Loire, Geneston, Gétigné, Gorges, La Haie-Fouassière, Haute-Goulaine, Le Landreau, Legé, La Limouzinière, Le Loroux-Bottereau, Maisdon-sur-Sèvre, Mauves-sur-Loire, Monnières, Montbert, Les Moutiers-en- Retz, Mouzillon, Oudon, Le Pallet, La Planche, Pont-Saint-Martin, Port-Saint-Père, La Regrippière, La Remaudière, Remouillé, Saint-Aignan-Grandlieu, Saint-Colomban, Sainte-Pazanne, Saint-Fiacre-sur-Maine, Saint-Hilaire-de- Chaléons, Saint-Hilaire-de-Clisson, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Léger-les-Vignes, Saint-Lumine-de-Clisson, Saint-Lumine-de-Coutais, Saint-Mars-de-Coutais, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Les Sorinières, Thouaré-sur-Loire, Vair-sur-Loire, Vallet, Vertou, Vieillevigne, Villeneuve-en-Retz.

—  Département de Maine-et-Loire : Mauges-sur-Loire (pour le seul territoire de la commune déléguée de La Chapelle- Saint-Florent), Montrevault-sur-Èvre (pour le seul territoire de la commune déléguée de La Chaussaire), Orée d’Anjou, Sèvremoine (pour le seul territoire des communes déléguées de Saint-Crespin-sur-Moine, et Tillières).

—  Département de la Vendée : Cugand, Montaigu-Vendée pour le seul territoire de la commune déléguée de Saint- Hilaire-de-Loulay, Rocheservière, Saint-Étienne-du-Bois, Saint-Philbert-de-Bouaine.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins susceptibles de bénéficier de la mention « sur lie “, est constituée par le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2018 :

—  Département de la Loire-Atlantique : Boussay, Chaumes-en-Retz (pour le seul territoire de la commune déléguée d’Arthon-en-Retz), Couffé, Ligné, Loireauxence (pour le seul territoire de la commune déléguée de Varades), La Marne, Mésanger, Paulx, Rezé.

—  Département de Maine-et-Loire : Beaupréau-en-Mauges (pour le seul territoire de la commune déléguée de Gesté), Montrevault-sur-Èvre (pour le seul territoire des communes déléguées de La Boissière-sur-Evre, Le Fuilet et Le Puiset-Doré).

CÉPAGES PRINCIPAUX

Colombard B, folle blanche B,  montils B

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : folle blanche B ;
– cépages accessoires : colombard B, montils B.

La proportion du cépage principal est supérieure ou égale à 70 % de l’assemblage. La proportion du cépage colombard B est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

75 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES


Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température inférieure à -5°C est interdit. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 11 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins respectent, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant dans la réglementation communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare.

L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,20 mètre et l’écartement entre les pieds, sur un même rang, est compris entre 0,90 et 1,10 mètre.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 14 yeux francs par pied :
— soit en taille courte (cordon de Royat, gobelet, éventail);
— soit en taille Guyot simple.
La taille est achevée avant débourrement ou stade 5 de l’échelle d’Eichhorn et Lorentz.
Au stade nouaison, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied est inférieur ou égal à 12.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention ” sur lie » pour les vins répondant aux conditions de production fixées pour cette mention dans le cahier des charges.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la dénomination géographique « Val de Loire » selon les règles fixées pour l’utilisation de cette dénomination géographique dans le cahier des charges.

Les dimensions des caractères de la mention « sur lie » et de la dénomination géographique « Val de Loire » sont inférieures ou égales, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les vins bénéficiant de la mention « sur lie » sont présentés avec l’indication du millésime.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve :

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée. Il figure dans le même champ visuel que le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 15 septembre 2020

Source: Vins du Val de Loire

L’APPELLATION

L’appellation Fiefs Vendéens  est réservée aux vins  tranquilles secs blancs, rosés et rouges élaborés  sur le territoire des certaines communes du département de la Vendée  et l’AOP est classée sans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

De nombreux documents, faisant état des dîmes sur le produit des vignes versées aux abbayes et prieurés de la région, attestent du développement de la viticulture en Vendée au Moyen-Âge. A partir du XI ème siècle, un négoce actif des vins de la dénomination géographique « Brem » s’instaure vers la Hollande. Du XII ème siècle au XV ème siècle, les vins de la dénomination géographique « Mareuil » sont acheminés par chaland jusqu’aux ports de Saint-Benoist et de Moricq- sur-le-Lay, puis transitent par La Rochelle où ils sont embarqués à destination de l’Angleterre.

Il faut attendre les écrits de Rabelais, qui séjourna à Fontenay-le-Comte et à Maillezais de 1520 à 1528, pour connaitre les cépages utilisés autrefois. Aux XVI ème et XVII ème siècles, le cépage blanc le plus cultivé était déjà le chenin B (« Franc Blanc » à « Brem », « Blanc d’Aunis » à « Vix »), alors que l’encépagement des vins rosés et rouges était dominé par le pinot noir N et surtout la négrette N (appelée « Pinot Rosé » ou « Bourgogne » à « Brem », « Ragoûtant » à « Mareuil » et « Chantonnay », « Folle Noire » à « Vix »). L’introduction du cépage cabernet franc N est datée du XVIII ème siècle.

La viticulture vendéenne connaît un essor important au XIX ème siècle et couvre 18 000 hectares (44 480 acres) en 1880. Après l’attaque du phylloxera, les producteurs du sud de la Vendée se spécialisent et réhabilitent le vignoble, sur les coteaux les mieux exposés, avec des plants greffés des cépages traditionnels, auxquels s’ajoutent principalement les cépages gamay N, chardonnay B, cabernet-sauvignon N et, selon les secteurs, les cépages sauvignon blanc B (« Vix »), grolleau gris G (« Brem »).

Après la seconde guerre mondiale, les producteurs cherchent à fédérer les cinq pôles historiques de production. Le label « Anciens Fiefs du Cardinal » est créé en 1953, en référence à Richelieu, nommé évêque de Luçon en 1608 et grand promoteur des vins de la dénomination géographique « Mareuil ». Les règles de production sont codifiées et resserrées, permettant à la qualité de s’améliorer tout en respectant les particularités locales d’encépagement. Les « Vins des Fiefs Vendéens » sont reconnus en appellation d’origine simple en 1965, puis en vins de pays en 1974 et en appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure en 1984. La démarche de reconnaissance en appellation d’origine contrôlée est initiée en 1991.

En 2009, le vignoble couvre 480 hectares (1 185 acres) exploités par environ 40 récoltants, pour une production annuelle moyenne de 27 000 hectolitres (713 265 US gallons), dont 45 % de vins rosés, 40 % de vins rouges et 15 % de vins blancs.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est positionnée entre, au nord, le bocage Vendéen, et au sud la plaine céréalière de Luçon. La bordure du Massif Armoricain s’étire d’ouest en est, depuis Les Sables-d’Olonne sur la côte Atlantique jusqu’à Fontenay- le-Comte. Le vignoble est implanté dans les secteurs où cette bordure est recoupée par le réseau hydrographique structurant, sur des pentes souvent comprises entre 3 % et 5 % et orientées essentiellement sud/sud-ouest. Se succèdent les entités géographiques de « Brem » sur les alentours du marais d’Olonne, « Mareuil » et « Chantonnay » le long des vallées du Lay et de l’Yon, « Vix » et « Pissotte » sur les coteaux de la rivière Vendée. Cette zone géographique est constituée du territoire de 18 communes du sud du département de la Vendée.

Sur le plan géologique, la zone géographique est relativement homogène, implantée sur le rebord du socle armoricain cristallin au contact de formations jurassiques calcaires. Le substratum géologique est composé surtout de schistes et de rhyolites, parfois de gneiss et d’amphibolites, voire de calcaires pour la dénomination géographique « Vix ». Cependant, ces calcaires sont le plus souvent recouverts de dépôts sablo-graveleux fluviatiles de l’ère Tertiaire. Par conséquent, les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins présentent généralement des sols bruns acides comportant une forte proportion d’éléments grossiers. Ils se distinguent fondamentalement des terres limoneuses profondes du bocage, au nord, comme des sols argileux fertiles de la plaine plus au sud. Le climat du sud vendéen, océanique tempéré, est significativement plus chaud que celui du bocage situé plus au nord. Il est surtout moins pluvieux et plus ensoleillé, avec un déficit de pluviosité durant l’été (les régions d’Olonne et de La Rochelle sont les plus ensoleillées de la côte Atlantique, avec 1 430 heures de soleil en moyenne sur 6 mois de juin à septembre). La moyenne annuelle des températures varie entre 12°C et 12,5°C (53,6 et 54,5 oF), avec des amplitudes thermiques plus marquées d’ouest en est, au fur et à mesure que l’altitude augmente et que l’influence maritime s’estompe.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes du département de la Vendée ci-après énumérées, tel qu’approuvé par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance du comité national compétent du 10 février 2011. Le périmètre de cette aire, à la date d’approbation du présent cahier des charges par le comité national compétent, englobe le territoire des communes ou parties de communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

Auchay-sur-Vendée pour le seul territoire de la commune déléguée d’Auzay, Brem-sur-Mer, Bretignolles-sur-Mer, Le Champ-Saint-Père, Chantonnay, Château-Guibert, La Couture, L’Ile-d’Olonne, Longèves, Mareuil-sur-Lay-Dissais, Les Sables d’Olonne pour le seul territoire de la commune déléguée d’Olonne-sur-Mer, Pissotte, Le Poiré-sur-Velluire, Rives de l’Yon, Rosnay, Le Tablier, Vairé, Vix.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Aucune

CÉPAGES PRINCIPAUX

Cabernet franc N, chardonnay B, chenin B , négrette N, pinot noir N

Vins blancs:

-La proportion du cépage principal est supérieure ou égale à 60 % ;

-La proportion du cépage complémentaire est supérieure ou égale à 10 %

Vins rouges et rosés:

-La proportion du cépage principal est supérieure ou égal à 50%
-La proportion du cépage complémentaire est supérieure ou égale à 10 %

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins blancs et rosés : 66 hectolitre par hectare

Vins rouges  : 62 hectolitre par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

Pour les vins rouges, les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées, et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total suivant : vins blancs 12 %, vins rosés 12 %, vins rouges 12,5 %.

Outre les dispositions présentées ci-dessus, les vins respectent, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant dans la réglementation communautaire

( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation des charbons à usage œnologique est autorisée pour les moûts et vins nouveaux encore en fermentation dans la limite de 15 % du volume de vins rosés élaborés par le vinificateur concerné, pour la récolte considérée et à une dose maximale de 60 grammes par hectolitre

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare.

L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 1,80 mètre et l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,90 mètre et 1,30 mètre.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied :
— soit en taille Guyot simple ou double,
— soit en taille courte à courson avec un maximum de 5 coursons par pied. La taille est achevée avant le 31 mai de l’année de la récolte.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée est complété par l’une des dénominations géographiques complémentaires suivantes :

— «Brem»;

— « Chantonnay » ;

— «Mareuil»;

— «Pissotte»;

— «Vix»

pour les vins répondant aux conditions de production fixées pour chacune de ces dénominations dans le cahier des charges.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la dénomination géographique complémentaire « Val de Loire » selon les règles fixées dans le cahier des charges.

Toute indication facultative est inscrite sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions en hauteur, largeur et épaisseur ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les dimensions des caractères des dénominations géographiques complémentaires « Brem », « Chantonnay », « Mareuil », « Pissotte », « Vix » sont inférieures ou égales, aussi bien en hauteur qu’en largeur et en épaisseur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les dimensions des caractères de la dénomination géographique complémentaire « Val de Loire » sont inférieures ou égales, aussi bien en hauteur qu’en largeur et en épaisseur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Toute indication d’un nom de cépage est interdite sur l’étiquette portant l’ensemble des mentions obligatoires.

Les vins peuvent être présentés avec l’indication du millésime si les raisins mis en œuvre pour leur élaboration sont les seuls raisins de l’année considérée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée « Fiefs Vendéens », peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve : qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ; que celui-ci figure sur la déclaration de récolte ; le nom du lieu-dit cadastré est mentionné immédiatement sous le nom de l’appellation, il est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine protégée. ».

Dernière modification du cahier des charges : 13 mai 2022

Source: Vins du Val de Loire

L’APPELLATION

L’appellation Coteaux d’Ancenis AOP est réservée aux vins tranquilles secs rouges, blancs et rosés élaborés  dans certaines communes de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

Présente depuis des temps très anciens, la culture de la vigne se serait surtout répandue dans la région d’Ancenis à partir du XIème siècle, avec le développement de nombreux prieurés le long de la Loire. Les dîmes versées sur les produits de la vigne attestent d’une activité viticole intense sur les rives du fleuve au Moyen-Âge. Rapidement, le port d’Ancenis joue un rôle central dans le commerce et le transport des vins de la région. Ainsi, en 1573, Charles IX autorise la création de quatre offices de courtiers gourmets en vins sur le port d’Ancenis, offices qui sont portés à dix en 1584, et sous Louis XVI, la ville compte régulièrement une vingtaine de bateaux impliqués dans le commerce du vin.

A partir du XVII ème siècle, le vignoble d’Ancenis augmente sa production de vins blancs moelleux avec l’introduction du cépage pinot gris G. Le vin qui en est issu prend progressivement la dénomination «Malvoisie». Les autres cépages apparaissent plus tard, comme le cépage gamay N introduit vers le milieu du XIX ème siècle. Le commerce du vin connaît alors son apogée, les vins étant embarqués vers Paris via Orléans ou pour l’Europe du Nord et la Bretagne, par la place de Nantes.

Après la crise phylloxérique, le vignoble est reconstruit et adopte définitivement les cépages et les modes de conduite qui sont toujours en vigueur actuellement, notamment une densité de plantation comprise entre 6 000 et 7 000 pieds par hectare. La production de vins rosés secs et de vins rouges devient prédominante sur les vins blancs moelleux de «Malvoisie». La création, dès 1907, du Syndicat viticole de l’arrondissement d’Ancenis traduit la continuité du dynamisme viticole local. Les règles de production, fixées par les producteurs après la seconde guerre mondiale, permettent en 1954 la reconnaissance de l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure «Coteaux d’Ancenis».

En 2009, le vignoble couvre 180 hectares (445. acres). Il est exploité par une trentaine de producteurs pour une production annuelle moyenne dépassant les 10 000 hectolitres / 265 000 US gallons), dont 45 % de vins rosés, 38 % de vins rouges et 17 % de vins blancs. Les vins blancs, dont la couleur jaune évoque l’opulence, développent généralement des notes aromatiques intenses rappelant les fruits bien mûrs ou les fruits exotiques. Les règles relatives à leurs normes analytiques garantissent le plus souvent le bel équilibre de ces vins en bouche, la rondeur apportée par les sucres fermentescibles contrebalançant la fraîcheur caractéristique des vins ligériens.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend sur les deux rives de la Loire, à mi-chemin entre les villes de Nantes et Angers. Les vignes sont implantées majoritairement sur les coteaux qui font directement face au fleuve, parfois aussi sur les versants des vallées secondaires. Elles s’étagent sur les pentes, à des altitudes comprises le plus souvent entre 20 mètres et 80 mètres, (65 et 265 pi) et se distinguent nettement dans le paysage par rapport aux plateaux environnants, orientés vers des activités de polyculture-élevage. La zone géographique s’étend, autour de la commune d’Ancenis, sur le territoire de 16 communes des départements de la Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire.

Le vignoble est implanté sur les formations métamorphiques anciennes du Massif armoricain, composées principalement de schistes, micaschistes et gneiss. Ces roches dures ont donné naissance à des sols siliceux et souvent caillouteux, très peu profonds sur les pentes, soumises autrefois à l’érosion de la Loire. Traduisant les usages, l’aire parcellaire délimitée pour la récolte des raisins classe strictement les parcelles situées sur les coteaux, essentiellement et traditionnellement cultivés en vigne, qui présentent des sols sains, peu profonds, dotés d’une réserve en eau limitée et modérément fertiles. Ces sols se ressuient et se réchauffent rapidement.

La zone géographique bénéficie d’un climat océanique tempéré, la Loire contribuant à véhiculer l’influence maritime vers l’intérieur des terres, ce d’autant que, dans la région d’Ancenis, le fleuve connaît la même orientation que les vents dominants. La moyenne annuelle des températures se situe autour de 11,5°C (52,7 oF), avec des hivers doux et des étés frais. Les précipitations, d’environ 700 millimètres (27,6 po) par an, sont bien réparties dans l’année avec cependant un déficit hydrique marqué en été. La zone géographique connait souvent une période venteuse et sèche en début d’automne, avant les grandes marées d’équinoxe.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Toutes les étapes de la production ont lieu dans l’aire géographique approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance du comité national compétent du 28 septembre 2011. Le périmètre de cette aire, à la date d’approbation du présent cahier des charges par le comité national compétent, englobe le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2018 :

—  département de la Loire-Atlantique : Ancenis, Carquefou, Le Cellier, Couffé, Divatte-sur-Loire (pour le seul territoire de la commune déléguée de Barbechat), Ligné, Loireauxence (pour le seul territoire de la commune déléguée de Varades), Mauves-sur-Loire, Mésanger, Montrelais, Oudon, Saint-Géréon, Thouaré-sur-Loire, Vair-sur- Loire.

—  département de Maine-et-Loire : Mauges-sur-Loire (pour le seul territoire de la commune déléguée de La Chapelle- Saint-Florent), Orée d’Anjou (pour le seul territoire des communes déléguées de Bouzillé, Champtoceaux, Drain, Landemont, Liré et La Varenne).

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation, pour la vinification et l’élaboration des vins est constituée par le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2018 :

—  département de la Loire-Atlantique : La Boissière-du-Doré, La ChapelleHeulin, Divatte-sur-Loire (pour le seul territoire de la commune déléguée de La Chapelle-Basse-Mer), Gorges, Haute-Goulaine, Le Landreau, Le LorouxBottereau, Maisdon-sur-Sèvre, Mouzillon, La Remaudière, Saint-Julien-deConcelles, Vallet.

—  département de Maine-et-Loire : Montrevault-sur-Èvre (pour le seul territoire des communes déléguées du Puiset- Doré et Saint-Rémy-en-Mauges), Orée d’Anjou (pour le seul territoire des communes déléguées de Saint-Laurent- des-Autels et Saint-Sauveur-de-Landemont), Sèvremoine (pour le seul territoire de la commune déléguée de Tillières).

CÉPAGES PRINCIPAUX

Gamay N, pinot gris G

a) – Les vins blancs sont issus du seul cépage pinot gris G ;

b) – Les vins rouges et rosés sont issus du seul cépage gamay N des cépages suivants : – cépage principal : gamay N ;
– cépage accessoire : cabernet franc N.

La proportion du cépage accessoire est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.
La conformité de l’encépagement est appréciée, pour la couleur considérée, sur la totalité des parcelles de l’exploitation produisant le vin de l’appellation d’origine contrôlée.

RENDEMENTS MAXIMAUX

40 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Vins blancs : 55 hectolitres par hectare

Vins rouges et rosés : 66 hectolitres par hectare


Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées pour les vins rouges et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total suivant : vins blancs 13,5 %, vins rosés 12 %, vins rouges 12,5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds par hectare.

L’écartement, entre les rangs, est inférieur ou égal à 1,60 mètre et l’écartement, entre les pieds sur un même rang, est compris entre 0,90 mètre et 1,10 mètre.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied :

— soit en taille courte (cordon de Royat, gobelet, éventail);
— soit en taille Guyot simple.
La taille est achevée avant le 31 mai de l’année de la récolte.

Au stade phénologique dit «nouaison», le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied est inférieur ou égal à 10.

Sur tous les inter-rangs, la maîtrise de la végétation, semée ou spontanée, est assurée par des moyens mécaniques ou physiques.

Toute modification substantielle de la morphologie du sous-sol ou de la couche arable est interdite, à l’exception des travaux de défonçage classique

Suppression de la référence à l’article D. 645-6 ; la date de début des vendanges n’est plus fixée par cet article

Modifications du 26/10/2025

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la dénomination géographique «Vin de Loire» Modifications du 26/10/2025 ) selon les règles fixées pour l’utilisation de cette dénomination dans le cahier des charges.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la dénomination en usage «Malvoisie» selon les règles fixées pour l’utilisation de cette dénomination dans le cahier des charges. Cette dénomination est réservée aux vins tranquilles blancs.

Les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires, peut être réglementée par les états membre sont inscrites sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions en hauteur, largeur et épaisseur ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les dimensions des caractères de la dénomination géographique «Vin de Loire» et de la dénomination en usage «Malvoisie» sont inférieures ou égales, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur ou en épaisseur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée. Il figure dans le même champ visuel que le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 26/10/2025

Source: Vins du Val de Loire

L’APPELLATION

L’appellation Anjou-Coteaux de la Loire est réservée. aux vins blancs tranquilles issus de raisins récoltés à surmaturité (concentration naturelle sur pied avec ou sans pourriture noble) élaborés en Anjou dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

Si l’historique du vignoble de l’Anjou remonte au IXème siècle, la mention précise du vignoble des « Coteaux de la Loire » apparaît pour la première fois en 1749 dans le « Traité sur la nature et la culture de la vigne » de Messieurs Bidet et Duhamel de Monceau, précisant que, dans ce vignoble : « Le terroir, très difficile à défricher, est maintenant parfaitement cultivé et tout planté en vignes… ».

Un mémoire en Conseil d’Etat, concernant des mesures administratives prises en 1804, nous apprend que cette région ne produit que des vins blancs : « Si les coteaux de la Loire ne sont favorables qu’à la culture des vins blancs, et si ces vins forment une branche importante de commerce… ». Ce mémoire fait aussi référence à la Belgique qui, à cette époque, est friande des vins des « Coteaux de la Loire ».

Plus récemment, en 1842, M. Auguste Petit-Lafitte indique que : « Le gros pineau ou Chenin est le cépage qui en fait le fond. » Le vignoble angevin est le berceau du cépage chenin B. Cépage rustique, ses potentialités varient fortement selon le type de sol, ou, plus généralement, la situation où il est implanté. Les vignerons ont aussi très vite compris l’intérêt de récolter ce cépage à une maturité avancée et selon des techniques particulières. Le comte Odart, en 1845, dans son « Traité des cépages », indique : « Il faut y joindre aussi la condition de ne le vendanger qu’à une maturité outrepassée, comme celle où il parvient vers la Toussaint, quand la pellicule, attendrie par les pluies, tombe en sphacèle. »

La surmaturité fait donc partie intégrante de la récolte. Jullien, en 1816, dans « Topographie de tous les vignobles connus » précise que : « Dans les bons crus, on vendange à plusieurs reprises ; les deux premières coupes, qui ne se composent que des vins les plus mûrs, fournissent les vins que l’on expédie à l’étranger ; ceux que l’on fait avec la troisième servent à la consommation du pays… »

La culture de la vigne, dans ce vignoble, a connu cependant le même développement que dans le reste de l’Anjou. En effet, avec l’arrivée des courtiers hollandais au XVIème siècle, se développe un marché des « vins pour la mer » (destinés aux pays étrangers) élaborés à partir de vignes taillées à court bois (un ou deux nœuds). Le marché intérieur, principalement orienté vers l’approvisionnement de Paris, se développe aussi, avec des vins de moindre réputation élaborés à partir de vignes taillées à longs bois (six ou sept nœuds).

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la production est orientée principalement vers la recherche de vins « demi-secs » semblables aux « vins pour Paris » d’autrefois. Le souci de produire des vins de forte identité, présentant une concentration en sucre importante, surgit à nouveau à partir des années 1980.

Les vins de l’appellation d’origine contrôlée « Anjou-Coteaux de la Loire » sont considérés comme de grands vins « doux » (localement dénommés « liquoreux ») de l’Anjou.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique correspond aux secteurs de coteaux schisteux de bord de Loire. Il s’agit de la partie la plus occidentale du vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Anjou ». En 2018, elle s’étend sur le territoire de 8 communes de l’ouest du département de Maine-et-Loire. Elle débute à la périphérie d’Angers, sur la commune de Bouchemaine, à la confluence de la Loire et de la Maine, puis s’étend de part et d’autre du fleuve, jusqu’à Ingrandes-sur- Loire et Le Mesnil-en-Vallée, en direction de Nantes.

Le mésoclimat est fortement influencé par le fleuve. Le vignoble est installé sur les plus proches coteaux bordant celui-ci et ne s’en éloigne pas de plus de 3 kilomètres (1,85 mi). Passé cette distance, au nord comme au sud, le paysage est essentiellement constitué de prairies et de bois. Le nom de « Coteaux de la Loire » illustre bien la topographie du vignoble sous ses inclinaisons variées. Si les coteaux sont très abrupts sur la commune de Bouchemaine, ceux des communes d’Ingrandes-sur-Loire et de Saint-Georges-sur-Loire présentent des pentes beaucoup plus douces.

Les sols des parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont issus des différentes formations primaires du Massif armoricain. Ce sont des sols peu évolués schisteux ou schisto-gréseux. Quelques sols développés issus de roches éruptives et quelques sols bruns calcaires du Dévonien sont localement présents. Ces sols sont très superficiels et la roche mère se trouve le plus souvent à une profondeur inférieure à 0,40 mètre (1,3 pi). Ils sont exempts de tout signe d’hydromorphie et leur réserve hydrique est très modérée.

Le climat est de type océanique. Le massif des Mauges, situé à l’ouest du vignoble, nuance cette caractéristique océanique par un effet de fœhn. La quantité de précipitations moyenne annuelle est de 650 millimètres (25,6 po) et caractérise un ensemble abrité des vents humides, alors qu’elle dépasse 800 millimètres (31,5 po) sur les collines des Mauges. La Loire joue également un rôle de régulation des températures tout au long de l’année.

Associée à la topographie, l’exposition des coteaux est essentielle. Sur la rive droite, le vignoble exposé au sud est abrité des vents froids du nord et bénéficie ainsi de situations très favorables. Sur la rive gauche, l’effet drainant du fleuve sur l’air froid joue un rôle prépondérant dans le réchauffement des pentes orientées au nord. Quelques situations en amphithéâtre, protégées des vents, bénéficient d’un gain thermique. La Loire joue enfin un rôle essentiel en favorisant, à la période des vendanges, l’apparition de brumes matinales essentielles pour le développement de la « pourriture noble ».

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Toutes les étapes de la production ont lieu dans l’aire géographique dont le périmètre englobe le territoire des communes suivantes du département de Maine-et-Loire, sur la base du code officiel géographique de 2018 : Bouchemaine, Chalonnes-sur-Loire, Champtocé-sur-Loire, Ingrandes-Le Fresne sur Loire (ancien territoire de la commune déléguée d’Ingrandes), Mauges-sur-Loire (anciens territoires des communes déléguées du Mesnilen-Vallée, Montjean-sur-Loire et La Pommeraye), La Possonnière, SaintGeorges-sur-Loire, Saint-Germain-des-Prés.

Les documents cartographiques représentant l’aire géographique sont consultables sur le site internet de l’Institut national de l’origine et de la qualité.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique de 2018 :

  • —  département de la Loire-Atlantique : Vair-sur-Loire (ancien territoire de la commune déléguée d’Anetz). ;
  • —  département de Maine-et-Loire : Chaudefonds-sur-Layon, Denée, Maugessur-Loire (anciens territoires des communes déléguées de La Chapelle-SaintFlorent, Le Marillais, Saint-Florent-le-Vieil et Saint-Laurent-du-Mottay), Rochefort-sur-Loire, Savennières, Val-du-Layon (ancien territoire de la commune déléguée de Saint-Aubin-de- Luigné).

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chenin B

RENDEMENTS MAXIMAUX

40 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES


L’enrichissement est autorisé selon les règles définies par le cahier des charges.

L’utilisation de copeaux de bois est interdite. Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Densité minimale à la plantation : 4 000 pieds/ha.

Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2,50 m et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 1 m. Les parcelles de vignes présentant une densité à la plantation inférieure à 4 000 pieds/ha mais supérieure ou égale à 3 300 pieds/ha bénéficient, pour leur récolte, du droit à l’AOC sous réserve du respect des dispositions relatives aux règles de palissage et de hauteur de feuillage fixées dans le cahier des charges. Ces parcelles de vigne ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 3 m et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à1 m.

Les vignes sont taillées au plus tard le 30 avril, en taille mixte, avec un maximum de 12 yeux francs par pied et 4 yeux francs maximum sur le long bois.


Les raisins sont récoltés manuellement par tris successifs.


Pratique culturale

L’irrigation est interdite

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve : – qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ; – que celui-ci figure sur la déclaration de récolte. Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

La fixation d’une date de début des vendanges n’est plus nécessaire aujourd’hui, car les opérateurs disposent désormais d’une large palette d’outils leur permettant d’apprécier au plus juste la maturité des raisins. Chaque opérateur dispose d’un certain nombre de dispositifs et d’équipements, tant individuels que collectifs, qui permet de déterminer avec précision la date optimale pour enclencher la récolte de chaque parcelle, en fonction des objectifs de production.

Au point 2 du VI du chapitre 1 il est ajouté : « Un couvert végétal maîtrisé, spontané ou semé, est obligatoire sur l’inter- rang ; en l’absence de ce couvert végétal, l’opérateur réalise un travail du sol afin d’assurer la maîtrise de la végétation spontanée ou justifie de l’utilisation de produits de biocontrôle homologués par les Pouvoirs publics en viticulture. En cas d’utilisation d’herbicides de biocontrôle sur une parcelle, l’utilisation d’autres herbicides est interdite. »

Cette modification accompagne l’évolution actuelle des pratiques des opérateurs en faveur de l’agroécologie dans l’ensemble du vignoble angevin. Elle reflète la prise en compte croissante de la préoccupation environnementale dans les itinéraires techniques. En favorisant la présence d’un couvert végétal, ou bien la réalisation d’un désherbage mécanique, ou encore l’utilisation de produits de biocontrôle, elle conduit à une réduction de l’emploi des herbicides chimiques. Cette réduction des herbicides doit permettre de renforcer la protection des sols viticoles et de préserver leurs fonctionnalités naturelles (fertilité, biodiversité, épuration biologique), ce qui participe à la qualité et l’authenticité des vins et conforte la notion de terroir.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les dimensions des caractères de la dénomination géographique « Val de Loire » ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve : – qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ; – que celui-ci figure sur la déclaration de récolte. Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 18 novembre 2019

Source: Vins du Val de Loire

Source: Jacqueline Uztarroz, terroirsdumondeeducation.com 

7 appellations, 1 270 vignerons, 2 coopératives et 45 négociants y produisent l’équivalent de 117 millions de bouteilles chaque année.

Les vignobles Nantais sont océaniques : 12 600 ha (31 135 acres) sous l’influence atlantique, avec des sols et sous-sols faits de roches éruptives et métamorphiques du Massif Armoricain, principalement du gneiss, des micaschistes, des roches vertes et du granite.

Le cépage majoritaire est ici le melon de Bourgogne.

Cet ensemble qui façonne le terroir Nantais confère aux vins une véritable fraîcheur.

LES AOP DU PAYS NANTAIS

FORMAT DES DONNÉES

Octobre 2022

EN FORMAT EXCEL

FORMAT PDF

Pourquoi des vignerons Nantais passent aux vignes larges. Par Patrick Touchais. Vitisphere.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

La Loire est le plus long fleuve de France. Il prend sa source dans le département de l’Ardèche, sur les pentes du Gerbier de Jonc, un pic volcanique de 1 551 mètres dans le Massif Central à quelques dizaines de kilomètres au sud-est du Puy.  il est séparé par simplement une crête de montagne du large Rhône industrialisé. Les affluents de la Loire sont d’une grande importance vinicole et les plus importants de la Loire sont l’Allier, le Cher, l’Indre, la Creuse, la Maine (elle-même longue de seulement dix kilomètres, mais formée par la jonction de la Mayenne et de la Sarthe) et la Sèvre Nantaise. Le vignoble du Val de Loire est la 3ème région de vins d’appellations de France, regroupe 51 appellations et 6 IGP réparties sur 57 100 hectares (141 100 acres) de vigne et 5 régions viticoles sur 14 départements ligériens, de la Vendée au Puy-de-Dôme, pour une production en AOP de 2,06 millions d’hectolitres (52,8 M d’US gallons) représentant 10.6% de la production française. C’est l’un des dix vignobles européens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, de Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire) à Sully-sur-Loire (Loiret). 

HISTOIRE

AUX ORIGINES DU VIGNOBLE 

Le vignoble nantais a été planté par les Romains il y a plus de 2 000 ans. Il devient vite fameux : dès le 1er siècle, Pline l’Ancien mentionne l’existence de vignobles sur les rives de la Loire. Mais c’est seulement autour du Vème siècle que se situe la véritable naissance de la viticulture en Val de Loire.

En 582, Grégoire de Tours fait référence pour la première fois à l’existence du vignoble de Sancerre et de Touraine. La création du vignoble autour du Château de Chalonnes apparaît quant à elle comme l’œuvre conjuguée du Comte d’Anjou et des autorités catholiques.

Au cours des siècles suivants, l’influence des moines augustins et bénédictins s’avère prépondérante dans le développement des différents vignobles. Les religieux exploitent la vigne et savent tirer le meilleur parti des nombreux axes de communication qu’offre le pays nantais. La Sèvre, la Maine, les marais de Goulaine sont autant d’accès privilégiés sur la Loire et complètent à merveille les nombreuses voies romaines déjà établies. La vigne s’étend tout au long des cours d’eau, depuis les fiefs vendéens créés au IXe siècle jusqu’à Saint-Pourçain en Auvergne.

A cette époque, l’absence de sécurité des voies terrestres a fait alors de la Loire un moyen de circulation plus sûr, ce qui a facilité le commerce et le développement des vignobles qui la bordent.

L’ESSOR DU VIGNOBLE DU VAL DE LOIRE

Le vignoble angevin connaît un véritable essor, lorsque Henri II Plantagenêt, comte d’Anjou, devient roi d’Angleterre en 1154, il fait en effet servir les vins d’Anjou à la cour, habitude que conservent ses successeurs Jean-sans-Terre et Henri III.

Pendant près d’un millénaire, toutes les têtes couronnées de France et d’Angleterre contribuent à la réputation des vins de Loire. Capétiens, Plantagenêt et Valois, tous encouragent, depuis la cour jusqu’aux châteaux de la Loire, la découverte de ces vignobles princiers.

Du Moyen-Âge au XVème siècle, la bourgeoisie est à l’origine de l’extension des vignobles autour des villes d’Angers, de Saumur et d’Orléans, en obtenant l’abolition du « droit de banvin » qui accordait aux seigneurs l’exclusivité du commerce des vins.

Quand François Ier autorise, en 1532, les États de Bretagne à maintenir à leur frontière d’Ingrandes un droit de commerce avec l’étranger, les Vins du Val de Loire connaissent un nouveau développement.

Outre les exportations, la Loire facilite l’implantation de nouveaux cépages. Ainsi François Rabelais, au XVIe siècle, mentionne-t-il dans ses écrits les vins de Chinon issus du cépage « breton », c’est à dire du cabernet franc originaire du sud-ouest et venu par le fleuve de la région de Nantes. A la même période l’auteur mentionne également le cépage “chenin” dans ses ouvrages. C’est également à cette époque que le cépage folle blanche fait son apparition. Cette variété, dont les ceps sont épais et charnus, produit un vin qui évoque cette apparence costaude : le Gros Plant.

La recherche par le négoce hollandais, installés à Nantes, de vins adaptés aux goûts de sa clientèle provoque alors un essor extraordinaire de la viticulture rurale, qui se prolongera jusqu’au milieu du XIXe siècle, dans les vallées de Sèvre-et-Maine, du Layon ainsi que dans la région de Saumur, jusqu’à Vouvray.

COUP D’ARRÊT POUR LE VIGNOBLE DU VAL DE LOIRE 

En 1709, un terrible hiver s’abat sur le vignoble. La température descend même jusqu’à -20°C (-4 oF). Les barriques explosent, l’océan gèle le long des côtes. Comme pour remercier son pays d’accueil, le cépage melon résiste courageusement, offrant un vin au caractère affirmé : le Muscadet.

La Révolution Française a des effets dévastateurs sur le vignoble du Val de Loire, et plus particulièrement sur les vignobles d’Anjou et de Nantes, théâtre des guerres de Vendée.

Le développement de nouveaux moyens de transport, notamment le chemin de fer, oblige les vignobles ligériens à faire face à la concurrence des vins du Midi. La volonté de produire des vins de haute qualité sera stoppée net, vers la fin du XIXe siècle, par la crise phylloxérique qui détruisit une grande partie des vignobles. Ce puceron venu d’Amérique s’attaque aux racines des ceps, détruisant une grande partie des vignobles.

LA CONSÉCRATION DU VIGNOBLE DU VAL DE LOIRE 

Une fois la crise résolue, la recherche de qualité devient une préoccupation majeure et donne naissance à des appellations de grand renom reconnues comme Appellations d’Origine dès 1936.

Enfin, en 2000 le Val de Loire (entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire) a été classé au Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. Remarquable pour la qualité de son patrimoine architectural, avec ses villes historiques et ses châteaux de renommée mondiale, le Val de Loire est surtout un paysage culturel exceptionnel. Il témoigne de l’échange d’influences de valeurs humaines et du développement harmonieux d’interactions entre les hommes et leur environnement durant  deux mille ans d’histoire.

NB: cette section est la copie intégrale de la section « Histoire » du site officiel des Vins du Val de Loire: https://www.vinsvaldeloire.fr/fr/le-territoire-lhistoire. Nous avons préféré l’inclure plutôt que de faire un renvoi sur le site car notre site est multilingue alors que celui des Vins du Val de Loire est uniquement français/anglais.

PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES

Les régions de la vallée de la Loire sont divisées en 5 grandes régions principales :

Le Vignoble Nantais

Le Vignoble d’Anjou-Saumur

Le Vignoble de Touraine

Le Vignoble du Centre Loire

Le Vignoble de Centre Loire-Auvergne

Auquel s’ajoutent deux appellations génériques, Rosé de Loire et Crémant de Loire.

On recense 54 AOPs dans le vignoble de la vallée de la Loire.

vins de Loire

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Les vignobles de la Vallée de la Loire couvrent les départements suivants: Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vienne, Sarthe, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret, Cher, Nièvre, Allier, Puy-de-Dôme, Loire

LES VIGNOBLES DE LA VALLÉE. DE LOIRE PAR DEPARTEMENT

CÉPAGES PRINCIPAUX

cabernet franc N, cabernet sauvignon N, gamay N, pinot noir N, chenin blanc B, sauvignon B, melon B, chardonnay B et folle blancheB.

LES AOPs DE LA VALLÉE DE LA LOIRE (Par ordre alphabétique)

FORMAT DES DONNÉES

LES AOPs DE LA VALLÉE DE LA LOIRE

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Source: https://www.my-loire-valley.com/

De 1974 à 2022, la superficie viticole du Val de Loire (France) a diminué de plus de 38 000 hectares (-41 %). Des baisses plus que proportionnelles en Vendée (-91%), en Indre (-89%), en Loire Atlantique (-58%), en Loire-et-Cher (-55%). La Loire Atlantique, autrefois n°1 de la Loire, a perdu 13 500 ha. Source: American Association of Wine Economists AAWE

PRÉAMBULE: L’ÉVOLUTION DU VIGNOBLE FRANÇAIS DEPUIS 50 ANS

RÉGIONS VITICOLES

La viticulture s’étend sur près de 70% du pays et seule la partie nord-est du territoire français ne possède pas de vignobles.

Les principales régions viticoles sont :

Alsace

Beaujolais

Bordelais

Bourgogne

Bugey

Champagne

Corse

Jura

Languedoc

Lorraine

Lyonnais

Provence

Roussillon

Savoie

Sud-Ouest

Vallée de la Loire

Vallée du Rhône

Source: Wkipedia.org revue par J.Uztarroz, terroirsdumondeeducation.coM

Source: https://www.franceagrimer.fr/

SUPERFICIES VITICOLES

On recense 369 AOCs en France (3 juillet 2025) et 366 AOPs. Deux  AOCs, Grés de Montpellier et Laudun et Montpeyrous n’ayant pas encore été ratifiées par l’Union Européenne. Le pays possède aussi 76 IGPs (3 juillet 2025).

FORMAT EXCEL : LES AOCs FRANÇAISES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE

FORMAT PDF: LISTE DES AOC PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE (IMPRIMABLE)

FORMAT EXCEL: LISTE DES AOC PAR RÉGIONS VITICOLES MAJEURES

FORMAT PDF: LISTE DES AOC PAR RÉGIONS VITICOLES MAJEURES (IMPRIMABLE)

LES IGPs FRANÇAISES FORMAT EXCEL IMPRIMABLE

LES IGP FRANÇAISES FORMAT PDF IMPRIMABLE

LES SURFACES D’ENCÉAGEMENT PAR RÉGION

Production de vins français par couleur et région, 2024
Vendanges dans les principaux départements viticoles français, 1974-2024.
Au cours des 50 dernières années, la majorité des départements français ont connu une baisse significative de leurs récoltes. Comparée aux trois principaux départements du Languedoc-Roussillon (Hérault, Aude et Gard), la baisse à Bordeaux (Gironde) a été relativement modérée, et les récoltes ont même progressé jusqu’en 2005 environ.
Évolution régionale de la production viticole française : 1974-1978 vs 2020-2024.
Comparée à la moyenne de 1974-1978, la récolte 2020-2024 a chuté de 35 millions d’hl (–45 %), dont environ la moitié pour le Languedoc-Roussillon (–17 millions d’hl, –61 %). L’Aquitaine (Bordeaux inclus) a enregistré une baisse de seulement 17 %, tandis que les régions du nord ont progressé : Champagne (+60 %), Bourgogne-Franche-Comté (+67 %) et Alsace (+11 %).
Évolution vers le nord-est : changements des vendanges en France par département, moyenne 1974-1978 vs moyenne 2020-2024