PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

Le vignoble de Savoie est une région viticole française qui s’étend essentiellement sur les départements de la Savoie (28 communes) et de la Haute-Savoie (24 communes), plus deux communes de l’Ain (Corbonod et Seyssel) et une de l’Isère (Chapareillan).

Il s’étend sur les contreforts du massif des Alpes, du lac Léman au nord à la vallée de l’Isère au sud, le long d’une ligne en forme d’un arc de cercle qui part de Thonon-les-Bains, suit la rive sud du lac Léman, la rive gauche du Rhône, les rives du lac du Bourget, passe par la Cluse de Chambéry et se termine dans la remontée de la Combe de Savoie vers Albertville.  Excentrée, la Côte d’Arve, sur la rive droite de l’Arve entre la ville de Bonneville et celle de Marignier fait également partie de la zone géographique.

La région viticole s’étend sur 2 050 hectares (5 065 acres) qui produisent 115 000 hectolitres (3,0 M d’US gallons) de vin soit environ 15 millions de bouteilles. Les vins blancs sont majoritaires et représentent 70% de la production, les vins rouges 20%, les rosés 6% et les mousseux 4%. La grande distribution et le CHR représentent la majorité de la vente et les exportations 10%. Les maisons de négoce représentent 46% de la ventes les producteurs indépendants 39% et les coopératives 14%.  

HISTOIRE

La culture de la vigne en Savoie se développe dès l’Antiquité. Des auteurs tels que Pline et Columelle en font déjà état au 1er siècle avant J.C. Les Phocéens puis les Romains sont les inspirateurs du vignoble de Savoie.  Au Moyen Âge (476 – 1492), l’Eglise possède un des plus importants patrimoines fonciers. Les moines procèdent alors à un travail de dénomination des surfaces du vignoble savoyard.
Mais la quête de connaissance des moines ne s’arrête pas là. On assiste aux premières expériences en matière de viticulture et de vinifications. En résulte une progression notable dans la qualité des vins.

La transition entre Moyen Âge et la Révolution française (XVIe -XVIIIe siècles) entraîne des modifications dans la répartition du vignoble. L’abolition progressive du servage engendre une fragmentation des terres et une extension des surfaces viticoles. Entre le XVIème et le XVIIIème siècles, les vignobles se déclinent des plaines jusqu’à des versants de plus de

1 000 mètres d’altitude. Afin de limiter cette progression et dans un souci de qualité, le duc Emmanuel Philibert instaure par un édit de 1559 le ban des vendanges. Cette mesure visant à favoriser la récolte des raisins à bonne maturité.

Cependant la vigne étant une culture plus rémunératrice que les autres, il fut difficile de juguler l’enthousiasme des paysans. En découla une période de surproduction en Savoie jusqu’à la moitié du XVIIIème siècle. C’est le marquis Costa de Beauregard qui, devant ce constat, évoqua toute l’importance d’une taille critique pour le vignoble et d’une vraie différenciation entre le métier de paysan et celui de vigneron. De manière générale, la révolution de 1789 eut des répercutions favorables sur le développement de la vigne en Savoie. L’accession des fermiers à la propriété par le rachat de vignobles devenus biens nationaux réduisit le métayage agricole et généralisa la culture de la vigne par les propriétaires. Cette évolution se traduisit par un soin accru apporté au vignoble.
1860, le rattachement de la Savoie à la France eut des conséquences moindres. Les vins entrèrent directement en concurrence avec les vins du Midi. L’arrivée du phylloxéra en Savoie, en 1877, occasionna des ravages considérables comme dans l’ensemble de l’Hexagone.
Malgré l’arrivée de ce fléau, la surface du vignoble resta constante. Et pour cause, la technique du greffage sur porte-greffe américains, ayant été découvert fin des années 1880, s’accompagna d’un vaste mouvement de replantation. Ce dernier fut motivé par les prix élevés consécutifs à la réduction du vignoble méditerranéen et donc compensa les destructions dues au phylloxéra. La reconstruction du vignoble s’accompagna de profondes transformations. Notamment dans la structure foncière puisque la crise contribua à l’élimination presque totale de l’aristocratie viticole. La privation du revenu de leurs vignes pendant 10 ans entraîna une revente massive pour chercher ailleurs des placements moins risqués.
Au niveau de la culture de la vigne, Mr Fleury-Lacoste, alors président de la société centrale d’agriculture, fit paraître un guide pratique des nouveaux procédés de la taille de la vigne et le  XIXème siècle s’achève donc sur une véritable renaissance du vignoble savoyard dûe en grande partie aux recherches sur la mise en valeur des procédés de culture. Dans les années 60, c’est l’avènement des sports d’hiver. Le vignoble bénéficie naturellement de cette manne touristique qui lui apporte une visibilité et un débouché commercial sans précédent. Cette période est aussi celle des reconnaissances en AOC Savoie et Roussette de Savoie (1973) alors même que l’AOC Seyssel a déjà obtenu le sésame depuis plus de 30 ans (1942). Au XXème Siècle, la Première Guerre Mondiale aura d’importantes répercussions sur la viticulture, notamment à cause du manque de main- d’œuvre. Dans les années 30, la crise frappe à nouveau le secteur, dénatalité et urbanisation engendrent un nouveau recul.
La Seconde Guerre Mondiale impliqua de nombreuses réductions de surfaces mais l’impact sera toutefois plus modéré que les prévisions. Jusqu’au début des années 90, c’est « l’âge d’or » des Vins de Savoie. En 1992, les Jeux Olympiques d’Albertville apportent un éclairage supplémentaire sur le vignoble. Les concours agricoles et viticoles battent leur plein et les récompenses pleuvent sur l’un des plus petits terroirs de France.
Couronnés de 3 AOC, les vins de Savoie semblent à leur apogée, mais c’est sans compter sur une consommation nationale du vin en baisse. Et également des vignobles concurrents qui ont su anticiper ce phénomène en augmentant leur qualité.
En une petite décennie le vignoble connaît une baisse de sa réputation, qui l’enferme dans des vins de consommation rapides, peu concentrées et non taillés pour la garde. Les années 2000, marquent un tournant décisif vers la quête de la qualité et de la reconnaissance des vins de Savoie. La stratégie de reconquête se met en place, grâce aux itinéraires techniques, au contrôle et au suivi de la production mais aussi à la communication et à la recherche de nouveaux marchés.

Le marquis Costa de Beauregard Source: By Creator:Benoît Molin – Joconde database: entry 10480001588, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/

CLIMATS, TOPOGRAPHIE ET SOL

Le climat est continental à influences méridionales et océaniques. Les précipitations sont soumises aux vents d’ouest et de sud-ouest. 
Le vignoble, implanté sur la face ouest du massif alpin, est soumis à des précipitations fortes supérieures à 1 000 millimètres (39,4 po) par an. 
Le relief, l’altitude et l’exposition au soleil déterminent de nombreuses variantes climatiques.

Les sols sont le résultat des évolutions géologiques de la naissance des Alpes voire pour certains secteurs de la chaine du Jura sur les territoires de Chautagne.

La grande majorité des sols est composée de calcaires (on en dénombre de nombreuses variétés) mais on peut les décrire comme des « éboulis calcaires » qui en tombant des montagnes forment ce terroir très propice aux vins blancs. Nous retrouvons aussi des sols composés de moraines glaciaires, vestiges d’anciens glaciers qui en se retirant ont raboté le fond des vallées. Également des veines d’argile comme sur le secteur d’Arbin reconnu pour ses rouges de grande garde. On trouve aussi marnes, des quartz, des schistes

PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES

Le vignoble comprend 3 AOPs :

Roussette de Savoie
Seyssel
Vin de Savoie / Savoie  

On recense 16 Dénominations complémentaires 
Source: Jacqueline Uztarroz. terroirsdumondeeducation.com
Source: Vins de Savoie

CÉPAGES PRINCIPAUX

On recense 22 cépages dont 7 cépages autochtones  

altesse

gringet

jacquère

molette

mondeuse blanche

mondeuse Persan

mondeuse noire

En Savoie, on élabore sous l’A.O.C Savoie ou Vin de Savoie : des vins tranquilles blancs, rouges, rosés, des vins mousseux et pétillants blancs et rosés sur 56 communes et sous l’A.O.C Roussette de Savoie : des vins blancs de cépage altesse sur 52 communes.

Les cépages jacquère, roussanne et altesse sont les cépages blancs dominants. La mondeuse noire est le cépage rouge typique de la Savoie.

LES AOPs DE SAVOIE

EN FORMAT EXCEL IMPRIMABLE

EN FORMAT PDF IMPRIMABLE

Savoie Has Cult Status Among Wine Pros. Here’s Why.BY JANICE WILLIAMS. THE WINE ENTHUSIAST

Source: Vin de Savoie

L’APPELLATION

L’appellation Vin de Savoie / Savoie est réservée aux vins tranquilles secs blancs, rosés et rouges, aux vins mousseux de qualité et aux vins pétillants

HISTOIRE

Dès le 1er siècle, Columelle cite l’allobrogicum comme un vin renommé, et Pline parle de la vigne «vitis allobrogica», probablement proche du cépage mondeuse N et mondeuse B.
De nombreux textes témoignent du développement des vignes «chrétiennes» jusqu’au XVème siècle, surtout sur les cônes de déjections adossés aux massifs. Au XVIIème siècle, les récits de voyageurs tels l’anglais Th. CORYAT, attestent de l’existence d’un vignoble ancré à l’entrée des vallées. L’établissement du cadastre sarde, dès 1728 en Savoie par le roi VICTOR AMEDEE II, recense la répartition sociale et la valeur des vignobles.
Plusieurs auteurs décrivent alors le développement de vins de qualité produits sur des vignes seigneuriales et bourgeoises à coté des vignes paysannes jusqu’au XIXème siècle. Ainsi, A. COSTA de BEAUREGARD publie, en 1774, un essai sur l’agriculture dans lequel il parle du cépage altesse B. En 1884, le vignoble atteint son apogée avec 21 143 hectares pour 504 943 hectolitres.
La seconde moitié du XIXème siècle est caractérisée par la crise phylloxérique anéantissant quasiment tout le vignoble. Au cours de l’Entre-deux-guerres, seules les petites exploitations survivent mais n’exploitent plus que la moitié du vignoble. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les paysans-vignerons s’organisent au profit d’une mutation qualitative et modernisent les méthodes de culture et de production. Ainsi les producteurs s’unissent en syndicats locaux et régionaux, puis, en 1945, en une Fédération des appellations d’origine vins délimités de qualité supérieure « Savoie-Lyonnais », enfin au sein du Syndicat Régional des Vins de Savoie. Trois caves coopératives (Montmélian, Cruet, Chautagne) sont créées en Savoie.
Depuis la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée, en 1973, le vignoble a évolué tout en maintenant ses méthodes traditionnelles de culture. L’appellation d’origine contrôlée « Savoie » est caractérisée par la présence d’une grande palette de cépages, reflétant la diversité des conditions locales, auxquelles ils s’adaptent : chasselas B presque exclusif sur les rives du Lac Léman, gringet B le long de la vallée de l’Arve, jacquère B dans la cluse de Chambéry, roussanne B à Chignin, dans des coteaux d’exposition plein sud, mondeuse N dans la combe de Savoie, gamay N en Chautagne, mais aussi pinot noir N, molette B, altesse B. Parallèlement au travail des viticulteurs, toute une dynamique s’est développée autour du travail de pépiniéristes installés en Combe de Savoie. Ils participent depuis longtemps à valoriser et à préserver l’ensemble du patrimoine végétal local. L’appellation d’origine contrôlée « Savoie » se décline ainsi en vins tranquilles blancs, rouges et rosés et en vins mousseux ou pétillants blancs et rosés, En 2009, la production du vignoble de « Savoie » atteint 110 000 hectolitres (2,9 M d’US gallons).

CLIMAT ET SOLS

Le vignoble de Savoie s’égrène en arc de cercle sur les contreforts du massif alpin, de Thonon-les-Bains, au nord, jusqu’à l’ouest d’Albertville au sud, en passant par Frangy, le Lac du Bourget, le sud de Chambéry pour remonter dans la Combe de Savoie.
La zone géographique s’étend ainsi sur 56 communes situées dans les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie, de l’Ain, et sur une frange au nord de l’Isère.
Le vignoble de Savoie occupe plusieurs situations géologiques bien différentes :
– L’avant-pays savoyard, correspondant à la grande dépression péri-alpine, comblée par des molasses (dépôts marins issus de l’érosion des Alpes à l’ère tertiaire), souvent masquées par des alluvions récentes ou sur-creusées par les glaciers quaternaires, ce dont témoignent les lacs Léman ou du Bourget ;
– Des plis jurassiens ennoyés dans les molasses ; ils forment les reliefs les plus à l’ouest du massif (Dent du Chat, Chautagne), d’orientation générale nord-sud ;
– Les vallées et dépressions alpines dans leur traversée des Alpes externes calcaires (vallée de l’Arve, cluse de Chambéry et combe de Savoie).
Les différents sites viticoles occupent des formations géologiques généralement récentes, issues de l’érosion intense du massif alpin, toujours active de nos jours : – les alluvions quaternaires sablo-graveleuses des rivières alpines torrentueuses (Ripaille, Marin) ;
– les moraines glaciaires datant du Quaternaire ancien, formant des placages en piémont ou à flanc de vallée (Marignan, Crépy, Chautagne, Seyssel…) ;
– les éboulis post-glaciaires empâtant le pied des reliefs (Chignin, Combe de Savoie, Ayze…) ;
– les molasses tertiaires (Frangy, Chautagne) ;
– Enfin, les substrats issus de l’écroulement du Mont-Granier, résultant d’un accident géologique récent (1248) et remaniant des marnes (calcaires argileux) et calcaires crétacés (Abymes).

Affleurent aussi, localement, des roches plus anciennes, non recouvertes par les épandages récents, principalement des marnes et calcaires du Jurassique supérieur (Arbin, Jongieux).
Le climat présente des tendances océaniques, sous l’influence des vents d’ouest qui apportent humidité et variation de températures modérée. Il est cependant soumis à des influences continentales et méridionales. Les flux du nord apportent périodiquement des froids secs. Les flux du sud apportent la douceur. La topographie module ces influences.

Le vignoble, implanté sur la face ouest du massif alpin, est soumis à de fortes précipitations, toujours supérieures à 1 000 millimètres (39,4 po) par an.
Cette humidité liée au climat est renforcée par la présence de réserves hydriques (lacs, neige et glace) à l’origine d’un important réseau hydrographique permanent. L’ensoleillement est de l’ordre de 1 600 heures par an avec une arrière saison chaude.

Les vignobles sont orientés sud et sud-est, ou ouest, et compris dans une gamme d’altitudes allant de 250 mètres à 500 mètres (820 et 1 640 pi).
Ces éléments, relief, altitude, exposition au soleil, variation verticale des températures, déterminent de nombreuses variantes climatiques au sein desquelles le vignoble s’établit en îlots plus ou moins importants.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

a) – La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins rouges et rosés, la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants rosés sont assurés sur le territoire des communes suivantes :

– département de l’Ain : Corbonod et Seyssel ;
– département de l’Isère : Chapareillan ;
– département de Savoie : Apremont, Arbin, Barby, Billième, Le Bourget-du-Lac, Brison-Saint-Innocent, Challes-les-Eaux, Chanaz, Chignin, Chindrieux, Cruet, Francin, Fréterive, Jongieux, Lucey, Les Marches, Montmélian, Motz, Myans, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint-Germain-la-Chambotte, Saint- Jean-de-Chevelu, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Jeoire-Prieuré, Saint-Pierre- d’Albigny, Serrières-en-Chautagne et Yenne ;
– département de Haute-Savoie : Ayse, Ballaison, Bassy, Bonneville, Challonges, Chaumont, Chessenaz, Clarafond, Desingy, Douvaine, Franclens, Frangy, Loisin, Marignier, Marin, Massongy, Musièges, Publier, Sciez, Seyssel, Thonon-les-Bains, Usinens, Vanzy et Ville-la-Grand.
b) – La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins blancs, la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants blancs, sont assurés sur le territoire des communes suivantes :
– département de l’Isère : Chapareillan ;
– département de Savoie : Apremont, Arbin, Barby, Billième, Le Bourget-du-Lac, Brison-Saint-Innocent, Challes-les-Eaux, Chanaz, Chignin, Chindrieux, Cruet, Francin, Fréterive, Jongieux, Lucey, Les Marches, Montmélian, Motz, Myans, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint-Germain-la-Chambotte, Saint- Jean-de-Chevelu, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Jeoire-Prieuré, Saint-Pierre- d’Albigny, Serrières-en-Chautagne et Yenne.
– département de Haute-Savoie : Ayse, Ballaison, Bassy, Bonneville, Challonges, Chaumont, Chessenaz, Clarafond, Desingy, Douvaine, Franclens, Frangy, Loisin, Marignier, Marin, Massongy, Musièges, Publier, Sciez, Thonon-les-Bains, Usinens, Vanzy et Ville-la-Grand.

Source: https://www.savoie.fr/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

PRINCIPAUX CÉPAGES

persan N, jacquere B, chardonnay B, altesse B, aligoté B, gringet B, chasselas B, joubertin N, gamay N, roussanne B, roussette d’Ayze B, cabernet-sauvignon N, pinot Noir N, cabernet franc N, marsanne B, servanin N, mondeuse N, mondeuse blanche B, molette B, étraire de la Dui N, verdesse B, velteliner rouge précoce Rs

RENDEMENTS MAXIMUM

Rendement butoir (hectolitres par hectare)

Vins rouges : 72

Vins rosés : 78

Vins blancs : 78

Vins mousseux et pétillants blancs et rosés : 78

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

.

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation des charbons à usage œnologique seuls ou en mélange dans des préparations est interdite.
Pour les vins rouges, les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.

Les vins mousseux et pétillants sont élaborés par seconde fermentation en bouteille.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Densité .

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds à l’hectare. Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2,50 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre.
– Règles de taille.


Les vins proviennent des vignes taillées annuellement :
– soit en taille courte (conduite en gobelet, éventail, cordon de Royat) avec un maximum de 4 coursons par pied. Chaque courson porte un maximum de 2 yeux francs. Lors du rajeunissement d’une parcelle de vigne conduite en cordon de Royat, le nombre d’yeux francs par pied est inférieur ou égal à 8.
– soit en taille longue (guyot simple ou guyot double), avec un maximum de 12 yeux francs par pied, à l’exception du cépage gamay N pour lequel le nombre maximum par pied est inférieur ou égal à 10, le cépage chardonnay B pour lequel le nombre maximum par pied est inférieur ou égal à 16 lorsque une arcure du (ou des) long (s) bois est pratiquée, et le cépage mondeuse N pour lequel le nombre maximum par pied est inférieur ou égal à 6.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

DÉNOMINATIONS GÉOGRAPHIQUES COMPLÉMENTAIRES

Le nom de l’AOC peut être complété par les dénominations géographiques complémentaires suivantes, selon les dispositions fixées dans le cahier des charges :
– « Abymes » ou « Les Abymes » ; – « Apremont » ; – « Arbin » ;- « Ayze » ;- « Chautagne » ; – « Chignin » ;  « Chignin-Bergeron » ; – « Crépy » ;- « Cruet » ;- « Jongieux » ; – « Marignan » ; – « Marin » ;- « Montmélian » ;- « Ripaille » ;- « Saint-Jean-de-la-Porte » ;- « Saint-Jeoire-Prieuré ».

Au sein de ce vignoble, qui forme une mosaïque complexe au gré des différentes vallées, ont été reconnues plusieurs dénominations géographiques complémentaires.
14 dénominations géographiques complémentaires pour les vins blancs qui sont :
– « Apremont », « Les Abymes », « Chignin », « Cruet », « Chautagne », « Saint- Jeoire-Prieuré », « Montmélian » et « Jongieux », dont les vins sont issus majoritairement du cépage emblématique jacquère B : la fraîcheur, la minéralité et les arômes floraux caractérisent ces produits.
– La dénomination géographique complémentaire « Chignin-Bergeron », dont les vins sont issus majoritairement du cépage roussane B : des senteurs florales au nez et des arômes fruités très amples en bouche évoquant le fruit arrivé à maturité identifient le produit ; les vins offrent une bonne capacité au vieillissement.
– « Marin », « Marignan », « Ripaille » et « Crépy », dont les vins sont issus majoritairement  du cépage chasselas B : ces vins expriment des saveurs fruitées qui rappellent les agrumes et les fleurs blanches.

– « Ayse » marqué par les caractères du cépage gringet B à partir duquel il est principalement élaboré ; les vins expriment un ensemble aromatique dominé par des nuances florales.
5 dénominations géographiques complémentaires pour les vins rouges qui sont :

– d’une part, « Arbin » et « Saint-Jean-de-la-Porte », dont les vins sont issus du seul cépage mondeuse N : les vins sont caractérisés par une structure tannique soutenue complétée par des saveurs d’épices et de fruits noirs ;
– d’autre part, « Chignin », « Chautagne » et « Jongieux », dont les vins sont issus du cépage gamay N avec des produits qui exhalent des arômes fruités et persistants qui rappellent le raisin, ou des cépages mondeuse N et pinot N avec des produits qui se révèlent plus charpentés.

Vins mousseux et pétillants
Les vins mousseux ou pétillants s’appuient sur le support vif et peu alcoolique des cépages blancs qui entrent principalement dans leur élaboration et leur confèrent fraîcheur et légèreté. Lorsqu’ils sont élaborés en rosé, les notes fruitées complètent la palette des saveurs.
Pour la dénomination géographique complémentaire « Ayze », les nuances florales peuvent être complétées par des notes de fruits secs.
Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
L’indication du cépage est inscrite sur les étiquettes en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, sont inférieures au deux tiers de celles des caractères du nom de l’appellation d’origine contrôlée.

RÉCAPITULATIF COMPLET DES APPELLATIONS DE SAVOIE

FORMAT DES DONNÉES

FORMAT EXCEL

FORMAT PDF

Dernière modification du cahier des charges de l’appellation française : 22/07/2023

Une demande de modification du cahier des charges a été demandée auprès de l’Union Européenne qui n’a pas encore statué.

CAHIER DES CHARGES COMPLET DE L’APPELLATION

Source: Vin du Jura

L’APPELLATION

L’appellation Macvin du Juraest réservée aux vins de liqueur élaborés sur le territoire de certaines communes du département du Jura.

HISTOIRE

Le vignoble du Jura existe déjà à l’époque celte. Les témoignages de son existence abondent à partir de l’an 1000. À la fin du XIXème siècle, 20000 hectares de vigne s’étendent dans tout le département. Dévasté par le phylloxéra à la fin du XIXème siècle, puis affecté par les guerres et crises économiques du XXème siècle, le vignoble jurassien est réhabilité grâce à la volonté et aux choix de ses producteurs.
Au fil des générations, les producteurs ont sélectionné trois cépages typiquement jurassiens, les cépages savagnin B, poulsard N et trousseau N. Ils ont adopté également deux cépages originaires du vignoble bourguignon voisin, les cépages chardonnay B et pinot noir N.
La production de « Macvin » est une tradition ancienne dans le vignoble jurassien. Le « Macvin » est déjà connu au IXème siècle sous les noms de « maquevin » ou « marc-vin » et se maintient, au cours du temps, comme une production principalement domestique, dont la consommation est locale, avec un caractère festif.
Le « Macvin du Jura » est un vin de liqueur issu de l’assemblage d’un moût frais de raisins (environ 2/3) et d’une eau-de-vie de marc élevée au moins 14 mois sous Elle est réalisée avec des alambics particuliers au Jura, composés d’un cylindre fermé rempli d’anneaux de « Raschig». Ce modèle ne permet aucun réglage de rectification. Il concentre ainsi les qualités du marc de raisin. Les eaux-de-vie obtenues sont traditionnellement élevées longtemps sous bois (au moins 14 mois). Les producteurs du Jura se sont battus longtemps afin de faire reconnaitre les spécificités de cette production historique. L’appellation d’origine contrôlée a été reconnue en 1991.

En 2010, 145 producteurs produisent environ 4 000 hectolitres (105 670 US gallons) de vins de liqueur blancs. La production de vins de liqueur rosé ou rouge est plus confidentielle avec quelques dizaines d’hectolitres par an.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est incluse dans la région naturelle du Revermont, limitée :

– à l’est, par le premier plateau calcaire du massif jurassien, d’une altitude moyenne de 550 mètres (1 805 pi),
– à l’ouest, par la plaine, bordure orientale du fossé bressan.
Elle forme ainsi un relief de 80 kilomètres (50 mi) de long sur quelques kilomètres de large, d’orientation générale ouest, traversant du nord au sud le département du Jura.
La côte principale, découpée par de nombreuses vallées drainant le plateau, s’accompagne à son pied de nombreuses petites collines.
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins s’étendent essentiellement sur les versants exposés au sud et à l’ouest de la côte et des collines du piémont. Elles présentent de fortes pentes allant jusqu’à 45 % et des sols généralement argilo-calcaires, recouverts d’une épaisseur variable d’éboulis. Ce sont des sols assez lourds dans lesquels les éboulis de couverture favorisent le drainage.
La zone géographique bénéficie d’un climat océanique frais et fortement arrosé, marqué par des influences continentales : forte amplitude des températures annuelles, autour d’une moyenne de 10,5°C (50,9 oF), été chaud et humide. Les précipitations annuelles dépassent 1000 millimètres (39,4 po), et sont bien réparties sur l’année. Les automnes sont cependant relativement secs et venteux.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Mise à jour sans modifications de l’aire délimitée le 01/12/2025

Source: https://www.papillesetpupilles.fr/

CÉPAGE PRINCIPAUX

Chardonnay B, Savagnin Blanc B,  Poulsard N, Pinot Noir N

a) – Les vins de liqueur rouges et rosés sont élaborés à partir de moûts issus des cépages pinot noir N, poulsard N (appelé localement ploussard) et trousseau N ;

Ajout de cépages rouges : franc noir de Haute-Saône N, gamay N, béclan N, enfariné N (sous réserve de convention) le 01/12/2025

b) – Les vins de liqueur blancs sont élaborés à partir de moûts issus des cépages chardonnay B et savagnin B.

Ajout de cépages blancs : aligoté B, chenin B, marsanne B, sacy B, roussanne B, gringet B, enfariné N (sous réserve de convention) le 01/12/2025

Plafond de 5 % de l’encépagement de l’exploitation pour ces cépages. Ajout du 01/12/2025

RENDEMENTX MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé pour les vins de liqueur blancs à 72 hectolitres de moût par hectare.
Le rendement butoir est fixé pour les vins de liqueur rouges et rosés à 66 hectolitres de moût par hectare.

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

L’utilisation des copeaux de bois est interdite.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 14 %.
Outre la disposition ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques  œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

ÉLABORATION DES VINS

– Les moûts sont mutés pendant la période des vendanges, au fur et à mesure de leur récolte.
– Les moûts ne font l’objet d’aucune filtration.
– Tout emploi de moûts conservés est interdit.

– Les moûts peuvent avoir fait l’objet d’un début de fermentation et doivent, au moment du mutage, présenter une teneur en sucre supérieure ou égale à 153 grammes par litre.
– Toute opération d’enrichissement des moûts est interdite.

– L’eau-de-vie de marc présente un titre alcoométrique volumique minimum de 52 %, provient de distillations antérieures à la campagne précédant celle de l’élaboration du vin de liqueur, et a été conservée en fûts de chêne pendant au moins 14 mois.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5000 pieds par hectare, à l’exception des vignes plantées en terrasses.

– Pour les vignes qui ne sont pas plantées en terrasses et pour les terrasses avec au moins 2 rangs de vigne, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances entre les rangs et d’espacement entre les pieds sur un même rang. Ces vignes ne peuvent présenter une distance entre les rangs supérieure à 2 mètres.

– Seules sont autorisées la taille en Guyot simple ou double et la taille courte (conduite en cordon de Royat) ;
– Pour les cépages chardonnay B, poulsard N, savagnin B et trousseau N, le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 20 yeux francs par pieds et 120 000 yeux francs par hectare. En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 10 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs ;

– Pour le cépage pinot noir N, le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 80000 yeux francs par hectare. En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 8 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs.

Limitation de l’apport d’azote minéral de synthèse à 40 unités par hectare et par an.

Maîtrise de la végétation assurée par des moyens mécaniques ou physiques sur au minimum un inter-rang

Ajouts du 01/12/2025

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Toutes les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires, peut être réglementée par les Etats membres, sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernières modifications du cahier des charges : 05 décembre 2011

Source: Vin du Jura

L’APPELLATION

L’appellation L’Étoile est réservée aux vins tranquilles blancs secs et aux vins issus de raisins passerillés élaborés sur le territoire de certaines communes du département du Jura.

HISTOIRE

Le vignoble du Jura, dont l’appellation d’origine contrôlée « L’Étoile » est une composante, existe déjà à l’époque celte. L’existence du vin de « L’Étoile » est attestée par des écrits du XIIIème siècle. Le vignoble, à l’instar de tous ses voisins, a connu son apogée au XIXème siècle, avant la crise phylloxérique.
Dès 1937 le « Syndicat de défense des vignerons de L’Étoile » obtient la reconnaissance officielle en appellation d’origine contrôlée de ses vins.
Elevage long, généralement sous bois, sans ouillage, assemblage de cépages, production de vins originaux et particuliers produits sous les mentions « vin jaune » et « vin de paille », conservation du marc de raisins pour élaborer de l’eau-de- vie, sont à l’origine de la sélection naturelle d’une microflore spécifique qui donne aux caves une ambiance particulière.
La principale production est un vin blanc sec, issu majoritairement de l’assemblage de cépages blancs, chardonnay B et savagnin B, et dans une proportion faible, du cépage noir poulsard N.
La production des vins bénéficiant de la mention « vin jaune », spécificité jurassienne, a une origine obscure. Les producteurs du Jura ont amélioré, au fil des générations, la technique d’élaboration, puis l’ont encadrée par des règles strictes : sélection du cépage typiquement jurassien, le savagnin B, sélection des souches microbiennes qui assurent le développement du « voile », élevage sans ouillage pendant au moins 6 ans. Le raisin est vendangé à maturité optimale, puis vinifié en vin blanc sec. Ce vin blanc est ensuite élevé, non ouillé, pendant une durée minimale de 6 ans en fût de chêne. Durant cette longue période de maturation, les levures actives vont former naturellement à la surface du vin un « voile » qui assure au cours de l’élevage une oxydation ménagée.
La production des vins bénéficiant de la mention « vin de paille » est aussi une particularité jurassienne. Afin d’obtenir de fortes teneurs en sucre, dans un climat plutôt humide et froid, les grappes sélectionnées font l’objet d’un passerillage hors souche. Les grappes sont généralement suspendues à des fils de fer, ou déposées sur des petites caisses perforées ou sur des claies, entreposés dans des bâtiments secs et aérés, mais non chauffés. Le passerillage dure au moins 6 semaines. Ensuite un pressurage lent, avec un très faible rendement en jus (20 litres de jus seulement pour 100 kilogrammes de raisin séché), donne des moûts très riches en sucres fermentescibles qui fermentent lentement. Le vin est alors élevé en petits fûts de chêne pendant 3 années.

En 2009, la production annuelle de vins d’appellation d’origine contrôlée « L’Étoile », sur 52 hectares, est d’environ 2 500 hectolitres de vins blancs, 70 hectolitres de vins bénéficiant de la mention « vin jaune » et 60 hectolitres de vins bénéficiant de la mention « vin de paille ».

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique occupe la bordure occidentale du massif du Jura. Elle fait partie de la région naturelle du Revermont, limitée :
– à l’est, par le premier plateau calcaire du Jura, d’une altitude moyenne de 550 mètres,
– à l’ouest, par la plaine, bordure orientale du fossé bressan.
La zone géographique s’étend sur le territoire de 13 communes du canton d’Arbois, dans le département du Jura.
Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont implantées sur les versants du rebord du plateau exposés généralement à l’ouest. Elles sont situées sur des pentes marneuses ou argileuses du Jurassique inférieur et du Trias, dominées par la puissante corniche de calcaire jaunâtre du Jurassique moyen. Elles occupent aussi les quelques reliefs en piémont de la côte principale, formés des mêmes argiles. La falaise est prodigue en éboulis calcaires qui nourrissent et allègent les marnes sous-jacentes. Localement, les argiles sont mêlées de « chailles », rognons siliceux résidus de la dissolution de certains niveaux calcaires. L’altitude des parcelles de vigne est comprise entre 250 mètres et 400 mètres.
Les vins bénéficiant de la dénomination géographique complémentaire « Pupillin » sont produits sur la seule commune de Pupillin, située au sud d’Arbois. Dans un relief tourmenté, riche en éboulis calcaires, les parcelles délimitées pour la récolte des raisins présentent des sols développés sur des marnes irisées très profondes, argileuses et compactes.
La zone géographique baigne dans un climat océanique frais marqué par des influences continentales : forte amplitude des températures annuelles, autour d’une moyenne de 10,5°C, été chaud et humide. La région naturelle du Revermont est nettement plus arrosée que la plaine voisine. Les précipitations annuelles dépassent 1 000 millimètres et sont bien réparties sur l’année. L’automne est généralement ensoleillé et sec, mais venté.
Les conditions climatiques de la zone géographique, dépendant des caractéristiques du site (pentes abritées, drainage naturel des excès hydriques, insolation maximale) sont primordiales pour l’implantation du vignoble dans ce climat régional difficile. L’abri constitué par les falaises particulièrement hautes protège le vignoble des vents du nord et de l’est.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Jura : L’Étoile, Plainoiseau, Quintigny et Saint-Didier.

Source: https://www.papillesetpupilles.fr/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

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– L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes : – Département du Doubs : Arc-et-Senans, Bartherans, Brères, Buffard, By, Cademène, Cessey, Charnay, Châtillon-sur-Lison, Chay, Chenecey-Buillon, Chouzelot, Courcelles, Cussey-sur-Lison, Echay, Epeugney, Fourg, Goux-sous- Landet, Lavans-Quingey, Liesle. Lombard, Mesmay, Montfort, Montrond-le- Château, Myon, Palantine, Paroy, Pessans, Pointvillers, Quingey, Rennes-sur- Loue, Ronchaux, Rouhe, Rurey, Samson ;

– département du Jura : Abergement-le-Grand, Abergement-le-Petit, Abergement- lès-Thésy, Aiglepierre, Aresches, Arbois, Arlay, Les Arsures , L’Aubépin, Augea, Augerans, Augisey, Aumont, Balanod, Bans, Barretaine, Baume-les-Messieurs, Beaufort, Belmont, Bersaillin, Besain, Biefmorin, Bletterans, Blois-sur-Seille, Blye, Bois-de-Gand, Bonnaud, Bonnefontaine, Bornay, Bracon, Brainans, Bréry, Briod, Buvilly, Cernans, Césancey, Chamblay, Chamole, Champagne-sur-Loue, Champrougier, La Chapelle-sur-Furieuse, Chapelle-Voland, La Charme, La Chassagne, Château-Chalon, La Châtelaine, Chatelay, Le Chateley, Châtillon, Chaumergy, Chaussenans, Chaux-Champagny, La Chaux-en-Bresse, Chazelles, Chemenot, Chêne-Sec, Chevreaux, Chille, Chilly-le-Vignoble, Chilly-sur-Salins, Chissey-sur-Loue, Clucy, Colonne, Commenailles, Condamine, Conliège, Cosges, Courbette, Courbouzon, Courlans, Courlaoux, Cousance, Cramans, Crançot, Cuisia, Darbonnay, Desnes, Les Deux-Fays, Digna, Domblans, Dournon, Ecleux, Fay-en-Montagne, La Ferté, Le Fied, Fontainebrux, Foulenay, Francheville, Frébuans, Froideville, Frontenay, Geraise, Germigney, Geruge, Gevingey, Gizia, Grange-de-Vaivre, Granges-sur-Baume, Graye-et-Charnay, Grozon, Grusse, Ivory, Ivrey, Ladoye-sur-Seille, Larnaud, Lavigny, Lemuy, Loisia, Lombard, Lons- le-Saunier, Le Louverot, La Loye, Macornay, Mallerey, Mantry, Marnoz, La Marre, Mathenay, Maynal, Menétru-le-Vignoble, Mesnay, Messia-sur-Sorne, Miéry, Mirebel, Moiron, Molain, Molamboz, Monay, Montagna-le-Reconduit, Montaigu, Montain, Montbarrey, Montholier, Montmarlon, Montigny-lès-Arsures, Montmorot, Mont-sous-Vaudrey, Mouchard, Nance, Nanc-lès-Saint-Amour, Nantey, Neuvilley, Nevy-sur-Seille, Nogna, Orbagna, Ounans, Oussières, Pagnoz, Pannessières, Passenans, Perrigny, Le Pin, Picarreau, Plasne, Poids-de-Fiole, Les Planches- près-Arbois, Poligny, Pont-d’Héry, Pont-du-Navoy, Port-Lesney, Pretin, Pupillin, Publy, Recanoz, Relans, Repots, Revigny, Rosay, Rotalier, Ruffey-sur-Seille, Rye, Saint-Amour, Saint-Cyr-Montmalin, Saint-Germain-lès-Arlay, Saint-Jean-d’Etreux, Saint-Lamain, Saint-Laurent-la-Roche, Saint-Lothain, Saint-Maur, Saint-Thiébaud, Sainte-Agnès, Saizenay, Salins-les-Bains, Santans, Sellières, Senaud, Sergenaux, Sergenon, Souvans, Thésy, Thoissia, Toulouse-le-Château, Tourmont, Trenal, Val-d’Epy, Vaudrey, Vadans, Vaux-sur-Poligny, Vercia, Verges, Véria, Vernantois, Le Vernois, Vers-sous-Sellières, Vevy, La Vieille-Loye, Villeneuve-d’Aval, Villeneuve-sous-Pymont, Villette-lès-Arbois, Villerserine, Villers-Farlay, Villers-les- Bois, Villevieux, Le Villey, Vincelles, Vincent, Voiteur.

CÉPAGE PRINCIPAUX

chardonnay, savagnin blanc B,  poulsard N

a) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : chardonnay B, savagnin B ;
– cépage accessoire : poulsard N (appelé localement ploussard).

b) – Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille » sont issus des cépages suivants : chardonnay B, poulsard N (appelé localement ploussard), savagnin B.

c) – Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin jaune » sont issus du seul cépage savagnin B.

La proportion de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 80 % de l’encépagement.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 72 hectolitres par hectare.
Le rendement et le rendement butoir sont fixés à 20 hectolitres par hectare pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « vin de paille ».

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

L’utilisation des copeaux de bois est interdite.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 14 %.
Outre la disposition ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5000 pieds par hectare, à l’exception des vignes plantées en terrasses.
– Pour les vignes qui ne sont pas plantées en terrasses et pour les terrasses avec au moins 2 rangs de vigne, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances entre les rangs et d’espacement entre les pieds sur un même rang. Ces vignes ne peuvent présenter une distance entre les rangs supérieure à 2 mètres.
– Seules sont autorisées la taille en Guyot simple ou double et la taille courte (conduite en cordon de Royat) ; Le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 20 yeux francs par pieds et 120000 yeux francs par hectare ; En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 10 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs.
– Les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « vin de paille » sont issus de raisins récoltés manuellement par tries.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée « L’Etoile » peut être complété par la mention traditionnelle « vin de paille » selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée « L’Etoile » peut être complété par la mention traditionnelle « vin jaune » selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.

Les vins bénéficiant de la mention traditionnelle « vin de paille » sont présentés obligatoirement avec l’indication du millésime.
L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.
Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 08 novembre   2011

Source: Vin du Jura

L’APPELLATION

L’appellation Crémant du Jura est réservée vins mousseux de qualité blancs ou rosés élaborés sur le territoire de certaines communes du département du Jura.

HISTOIRE

Le vignoble du Jura existe depuis l’époque romaine. Les témoignages qui concernent le vignoble jurassien abondent à partir de l’an 1000.
La production de vins mousseux, dans le Jura, a des origines très lointaines, et la méthode d’élaboration avec seconde fermentation en bouteilles existe depuis le XVIIème siècle. Cette production est traditionnelle et même les appellations d’origine contrôlées comme « Arbois » et « L’Etoile » voyaient une partie de leur production destinée à l’élaboration de vin mousseux. Ces vins mousseux du Jura ont acquis une notoriété certaine. Au XXème siècle, des familles d’élaborateurs se sont spécialisées dans la production de vins mousseux et les techniques ont été affinées pour la production de vins à haute expression : respect de l’intégrité du raisin, pressurage doux, long séjour « sur lattes », en bouteilles pour la seconde fermentation.

L’appellation d’origine contrôlée « Crémant du Jura » a été reconnue le 9 octobre 1995. Les producteurs ont alors abandonné la production de vin mousseux bénéficiant des autres appellations d’origine contrôlées du Jura telles « Arbois », « Côtes du Jura », « L’Etoile ».

Les cépages cultivés dans le Jura le sont depuis plusieurs siècles. Les vignerons ont sélectionné trois cépages typiquement jurassiens : le cépage poulsard N, dont on trouve trace écrite, dès 1620, dans le Jura, le cépage trousseau N, dont on trouve trace, avec certitude, dans le Jura à partir de 1732 et le cépage savagnin B dont la présence est attestée en 1717. Ils ont également adapté deux cépages originaires du vignoble bourguignon voisin : le cépage chardonnay B, présent dès 1717 dans le Jura, et le cépage pinot noir N dont la plus ancienne mention écrite date de 1385, sous le nom de « savagnin noir ».

Tous ces cépages sont à la base de la production de « Crémant du Jura ».

En 2009, la production, sur 310 hectares (7,65 acres) est d’environ 17 000 hectolitres (449 090 US gallons) de vins mousseux blancs et 2 000 hectolitres (52 835 acres) de vins mousseux rosés.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation « Crémant du Jura » fait partie de la région naturelle du Revermont limitée :
– à l’est, par le premier plateau calcaire du massif jurassien, d’une altitude moyenne de 550 mètres (1 805 pi),

– à l’ouest, par la plaine, bordure orientale du fossé bressan.
Le vignoble est présent, de manière discontinue, sur une bande de 80 kilomètres (50 mi) de long et 2 kilomètres (1,25 mi) à 5 kilomètres (3,1 mi) de large, principalement exposé à l’ouest, entre 300 mètres et 450 mètres (986 et 1 475 pi) d’altitude.
Il occupe un chapelet complexe de collines allongées du nord au sud en contrebas du relief principal, dominant de 50 mètres à 100 mètres (164 et 328 pi) des dépressions de même orientation. Cette disposition est directement liée au chevauchement du Jura sur la Bresse lors du soulèvement alpin :
– le relief principal, rectiligne, correspond au rebord du premier plateau jurassien, géologiquement constitué d’une assise de calcaire dur du Jurassique moyen dominant une épaisse série de marnes et argiles du Trias et du Lias ;
– les collines sont des fragments arrachés au plateau (écailles), et charriés au front de failles chevauchantes. Elles sont généralement plus allongées dans le sens nord/sud (2 kilomètres à 3 kilomètres / 1,25-1,86 mi) que dans le sens est/ouest (0,5 kilomètre à 1 kilomètre / 0,3-0,6 mi). La forte résistance à l’érosion de ces écailles calcaires leur a permis de rester en relief dans le paysage de la zone géographique. Les dépressions ont au contraire un sous-sol marneux. Elles représentent la masse de l’épaisse série marneuse de plus de 200 mètres (655 pi) d’épaisseur à l’origine, charriée et transportée sur la Bresse par paquets, lors du chevauchement.
L’érosion a été très active sur ces marnes friables, dégageant ainsi des reliefs vigoureux.
L’essentiel des parcelles délimitées pour la récolte des raisins occupe soit le versant et sa base sous la corniche boisée du plateau, soit les versants les mieux exposés de collines parsemant le piémont.
Le calcaire est partout présent. Cette roche, perméable et soluble, est très favorable à la vigne et en particulier aux cépages jurassiens. Sur les coteaux adossés au plateau calcaire, les sols sont assez complexes, mêlant marnes, argiles et éboulis calcaires.
La zone géographique bénéficie d’un climat océanique frais et fortement arrosé, marqué par des influences continentales : forte amplitude des températures annuelles, autour d’une moyenne de 10,5°C (50,9 oF) , été chaud et humide. Les précipitations annuelles dépassent 1 000 millimètres (39,4 po), et sont bien réparties sur l’année.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

a)  La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Jura sur la base du code officiel géographique de l’année 2018 et tel qu’approuvée par le comité national compétent du 16 novembre 2010: Abergement-le-Grand, Abergement-le-Petit, Aiglepierre, Arbois, Arlay, Les Arsures, Augea, Aumont, Balanod, Baume-les-Messieurs, Beaufort, Bersaillin, Blois-sur-Seille, Brainans, Bréry, Buvilly, Césancey, La Chailleuse (pour le seul territoire de l’ancienne commune de Saint-Laurent-La-Roche), Champagne-sur-Loue, La Chapelle-sur-Furieuse, Château- Chalon, Chevreaux, Chille, Chilly-le-Vignoble, Conliège, Courbouzon, Cousance, Cramans, Cuisia, Darbonnay, Digna, Domblans, L’Etoile, Frébuans, Frontenay, Gevingey, Gizia, Grange-de-Vaivre, Grozon, Ladoye-sur-Seille, Lavigny, Lons-le-Saunier, Le Louverot, Macornay, Mantry, Marnoz, Mathenay, Maynal, Menétru-le-Vignoble, Mesnay, Messia-sur-Sorne, Miéry, Moiron, Molamboz, Monay, Montagna-le-Reconduit, Montaigu, Montain, Montholier, Montigny-lès-Arsures, Montmorot, Mouchard, Nevy-sur-Seille, Orbagna, Pagnoz, Pannessières, Passenans, Perrigny, Le Pin, Plainoiseau, Les Planches-près-Arbois, Poligny, Port-Lesney, Pretin, Pupillin, Quintigny, Revigny, Rotalier, Ruffey-sur-Seille, Saint-Amour, Saint-Cyr-Montmalin, Saint-Didier, Saint-Jean-d’Etreux, Saint- Lamain, Saint-Lothain, Sainte-Agnès, Salins-les-Bains, Sellières, Les Trois Châteaux, Toulouse-le-Château, Tourmont, Trenal, Vadans, Val-Sonnette (uniquement pour les anciens territoires des communes de Grusses, Vercia et Vincelles), Vaux-sur-Poligny, Vernantois, Le Vernois, Villeneuve-sous-Pymont, Villette-lès-Arbois, Voiteur.

b)  La vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins peuvent être également assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Jura sur la base du code officiel géographique de l’année 2018 et tel qu’approuvée par le comité national compétent du 16 novembre 2010: Le Chateley, La Ferté, Hauteroche (pour le seul territoire de l’ancienne commune de Crançot), Pont-du-Navoy.

Source: https://www.papillesetpupilles.fr/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

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Aucune de précisée

CÉPAGES PRINCIPAUX

chardonnay B, trousseau N, savagnin Blanc B, pinot noir N, pinot gris Gs, poulsard N

La cuvée (vin de base ou assemblage de vins de base) destinée à la prise de mousse répond aux dispositions suivantes :
– pour les vins blancs, le volume issu des cépages chardonnay B, pinot noir N et trousseau N est supérieur ou égal à 70 % de la cuvée ;
– pour les vins rosés, le volume issu des cépages noirs ou gris est supérieur ou égal à 50 % de la cuvée.

RENDEMENTS MAXIMAUX

1. Vins tranquilles blancs : 72 hectolitres par hectare
2. Vins tranquilles rouges et rosés : 66 hectolitres par hectare
3. Vins bénéficiant de la mention «vin de paille» :  20 hectolitre par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

a)  L’utilisation des copeaux de bois est interdite.

b)  Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

c)  les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

d)  Les sites de pressurage doivent répondre à des critères relatifs à la réception de la vendange, aux installations de pressurage et aux pressoirs, au chargement des pressoirs, au fractionnement des jus, et à l’hygiène.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

La densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par ha, à l’exception des vignes plantées en terrasses;

Pour les vignes qui ne sont pas plantées en terrasses et pour les terrasses avec au moins deux rangs de vigne, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2 mètres carrés; cette superficie est obtenue en multipliant les distances entre les rangs et d’espacement entre les pieds sur un même rang; ces vignes ne peuvent présenter une distance, entre les rangs, supérieur à 2 mètres.

Afin de permettre le passage d’engins adaptés, les parcelles peuvent présenter des allées, d’une largeur comprise entre 2 mètres et 3,2 mètres, avec une fréquence maximale d’un rang sur six.

L’écartement moyen entre les rangs est mesuré en divisant la largeur maximale de la parcelle culturale par le nombre effectif de rangs présents sur la plus grande largeur de cette parcelle.

Les vignes sont taillées soit en taille Guyot simple ou double, soit en taille courte (conduite en cordon de Royat), avec un maximum de 20 yeux francs par pied et 120 000 yeux francs par hectare ;

En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 10 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs.

Parcelles avec un écartement moyen entre les rangs inférieur ou égal à 1,6 mètre
90 hectolitre par hectare
Parcelles avec un écartement moyen entre les rangs supérieur à 1,6 mètre et inférieur ou égal à 2 mètres 80 hectolitres par hectare

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires, peuvent être réglementée par les États membres, sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

a)  Toutes les opérations de la production, de la récolte des raisins jusqu’au dégorgement sont réalisées dans la zone géographique.

b)  Le conditionnement des vins est réalisé dans la zone géographique compte tenu du processus d’élaboration par seconde fermentation en bouteille.

c)  Le tirage en bouteilles de verre, dans lesquelles s’effectue la prise de mousse, est réalisé à partir du 1er décembre qui suit la récolte.

d)  Les vins sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue d’une période minimale d’élevage de12mois à compter de la date de tirage.

Dernière modifications du cahier des charges : 19 avril  2021

Source: Vin du Jura

L’APPELLATION

L’appellation Côtes du Jura  est réservée aux vins secs tranquilles blancs, rouges et rosés  et aux vins issus de raisins passerillés élaborés sur le territoire de certaines communes du département du Jura.

HISTOIRE

Le vignoble du Jura existe depuis l’époque romaine et les témoignages qui le concernent, abondent à partir de l’an 1000. Au Ier siècle après Jésus-Christ, un texte de PLINE LE JEUNE fait état de vins célèbres en « Séquanie », ancien nom de la région. En 1272, Jean de CHALON établit une réglementation du mode de culture de la vigne dans le Jura afin de préserver la qualité des vins.
À la fin du XIXème siècle, 20 000 hectares (49 420 acres) de vigne s’étendent dans tout le département. Dévasté par le phylloxéra à la fin du XIXème siècle, puis affecté par les guerres et crises économiques du XXème siècle, le vignoble jurassien est réhabilité grâce à la volonté et aux choix de ses producteurs.
Les cépages cultivés dans le Jura le sont depuis plusieurs siècles. Trois cépages sont typiquement jurassiens : le cépage poulsard N, dont on trouve trace écrite, dès 1620, dans le Jura, le cépage trousseau N, dont on trouve trace, avec certitude, dans le Jura à partir de 1732 et le cépage savagnin B dont la présence est attestée en 1717. Deux cépages sont originaires du vignoble bourguignon voisin : le cépage chardonnay B, présent dès 1717 dans le Jura, et le cépage pinot noir N dont la plus ancienne mention écrite date de 1385, sous le nom de « savagnin noir ».
L’usage est de réaliser un élevage relativement long des vins blancs, afin d’affirmer leurs caractères aromatiques particuliers.
La production des vins bénéficiant de la mention « vin jaune » est une spécificité jurassienne d’origine obscure. Les producteurs du Jura l’ont encadrée par des règles strictes : sélection du cépage savagnin B, préservation du développement naturel des souches microbiennes endogènes à l’origine du « voile », élevage sans ouillage, etc…. Le raisin est vendangé à maturité optimale, puis vinifié en vin blanc sec. Ce vin est ensuite élevé, non ouillé, pendant une durée minimale de 6 ans en fût de chêne. Durant cette longue maturation, un voile de levures se développe naturellement à la surface du vin. Il assure au cours de l’élevage une oxydation ménagée. Le « vin jaune » est enfin conditionné dans une bouteille originale de 62 centilitres appelée « Clavelin ».
La production des vins bénéficiant de la mention « vin de paille » est aussi une particularité jurassienne. Afin d’obtenir de fortes concentrations en sucre dans un climat plutôt humide et froid, un passerillage hors souche de grappes sélectionnées durant six semaines au moins, est pratiqué. Les grappes sont suspendues à des fils de fer, ou déposées sur de petites caisses perforées ou des claies, entreposées dans des bâtiments secs et aérés, mais non chauffés. Ensuite un pressurage lent de très faible rendement en jus donne des moûts très riches en sucre qui fermentent lentement.
En 2009, la production annuelle de vins d’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Jura », sur 526 hectares (1 300 acres), est d’environ 12 800 hectolitres (338 140 US gallons) de vins blancs, 6 250 hectolitres (165 108 US gallons) de vins rouges ou rosés, 600 hectolitres (15 850 US gallons) de vins bénéficiant de la mention « vin jaune » et 450 hectolitres (11 888 US gallons) de vins bénéficiant de la mention « vin de paille ».

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation « Côtes du Jura » fait partie de la région naturelle du Revermont limitée :
– à l’est, par le premier plateau calcaire du massif jurassien, d’une altitude moyenne de 550 mètres (1 805 pi),
– à l’ouest, par la plaine, bordure orientale du fossé bressan.
Le vignoble est présent, de manière discontinue, sur une bande de 80 kilomètres de long et 2 kilomètres à 5 kilomètres (1,2 et 3,1 mi) de large, principalement exposé à l’ouest, entre 300 mètres et 450 mètres d’altitude (985 et 1 475 pi).
Il occupe un chapelet complexe de collines allongées du nord au sud en contrebas du relief principal, dominant de 50 mètres à 100 mètres (164 et 328 pi) des dépressions de même orientation. Cette disposition est directement liée au chevauchement du Jura sur la Bresse lors du soulèvement alpin :
– le relief principal, rectiligne, correspond au rebord du premier plateau jurassien, géologiquement constitué d’une assise de calcaire dur du Jurassique moyen dominant une épaisse série de marnes et argiles du Trias et du Lias ;

– les collines sont des fragments arrachés au plateau (écailles), et charriés au front de failles chevauchantes. Elles sont généralement plus allongées dans le sens nord/sud (2 kilomètres à 3 kilomètres / 1,2-1,85 mi) que dans le sens est/ouest (0,5 kilomètre à 1 kilomètre / 0,3-0,6 mi). La forte résistance à l’érosion de ces écailles calcaires leur a permis de rester en relief dans le paysage de la zone géographique. Les dépressions ont au contraire un sous-sol marneux. Elles représentent la masse de l’épaisse série marneuse de plus de 200 mètres d’épaisseur à l’origine, charriée et transportée sur la Bresse par paquets, lors du chevauchement.

L’essentiel des parcelles délimitées pour la récolte des raisins occupe soit le versant et sa base, sous la corniche boisée du plateau, soit les versants les mieux exposés de collines parsemant le piémont.
Le calcaire est partout présent. Cette roche, perméable et soluble, est très favorable à la vigne et en particulier aux cépages jurassiens. Sur les coteaux adossés au plateau calcaire, les sols sont assez complexes, mêlant marnes, argiles et éboulis calcaires.
La zone géographique bénéficie d’un climat océanique frais et fortement arrosé, marqué par des influences continentales : forte amplitude des températures annuelles, autour d’une moyenne de 10,5°C (50,9 oF) ; été chaud et humide. Les précipitations annuelles dépassent 1000 millimètres (39,4 po), et sont bien réparties sur l’année. Les automnes apparaissent cependant relativement secs et venteux.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes du département du Jura, sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 (mise à jour de la date:: 9.2.2023): Abergement-le-Grand, Abergement-le-Petit, Aiglepierre, Arbois, Arlay, Les Arsures, Augea, Aumont, Balanod, Baume-les-Messieurs, Beaufort-Orbagna, Bersaillin, Blois-sur-Seille, Brainans, Buvilly, Césancey, La Chailleuse (uniquement pour la partie correspondant au territoire de l’ancienne commune de Saint-Laurent-la-Roche), Champagne-sur-Loue, La Chapelle- sur-Furieuse, Château-Chalon, Chevreaux, Chille, Chilly-le-Vignoble, Conliège, Courbouzon, Cousance, Cramans, Cuisia, Darbonnay, Digna, Domblans, L’Etoile, Frébuans, Frontenay, Gevingey, Gizia, Grange-de-Vaivre, Grozon, Ladoye-sur-Seille, Lavigny, Lons-le-Saunier, Le Louverot, Macornay, Mantry, Marnoz, Mathenay, Maynal, Menétru-le- Vignoble, Mesnay, Messia-sur-Sorne, Miéry, Moiron, Molamboz, Monay, Montagna-le-Reconduit, Montaigu, Montain, Montholier, Montigny-lès-Arsures, Montmorot, Mouchard, Nevy-sur-Seille, Pagnoz, Pannessières, Passenans, Perrigny, Le Pin, Plainoiseau, Les Planches-près-Arbois, Poligny, Port-Lesney, Pretin, Pupillin, Quintigny, Revigny, Rotalier, Ruffey-sur-Seille, Saint-Amour, Saint-Cyr-Montmalin, Saint-Didier, Saint-Lamain, Saint-Lothain, Sainte-Agnès, Salins- les-Bains, Sellières, Toulouse-le-Château, Tourmont, Trenal (uniquement pour la partie correspondant au territoire de l’ancienne commune de Trenal), Les Trois-Châteaux, Vadans, Val-Sonnette (uniquement pour la partie correspondant aux territoires des anciennes communes de Grusse, Vercia et Vincelles), Vaux-sur-Poligny, Vernantois, Le Vernois, Villeneuve-sous-Pymont, Villette-lès-Arbois, Voiteur. Les documents cartographiques représentant l’aire géographique sont consultables sur le site internet de l’INAO.

Source: https://www.papillesetpupilles.fr/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

  1. L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique de l’année 2021.(mise à jour de la date:: 9.2.2023):
  2. —  Département du Doubs : Arc-et-Senans, Bartherans, Brères, Buffard, By, Cademène, Cessey, Charnay, Châtillon- sur-Lison, Chay, Chenecey-Buillon, Chouzelot, Courcelles, Cussey-sur-Lison, Echay, Epeugney, Fourg, Goux-sous- Landet, Lavans-Quingey, Liesle, Lombard, Mesmay, Montrond-le-Château, Myon, Palantine, Paroy, Pessans, Quingey, Rennes-sur-Loue, Ronchaux, Rouhe, Rurey, Samson, Le Val.
  3. —  Département du Jura : Abergement-lès-Thésy, Aresches, Augerans, Augisey, Bans, Barretaine, Belmont, Besain, Biefmorin, Bletterans, Blye, Bois-de-Gand, Bonnefontaine, Bornay, Bracon, Briod, Cernans, Chamblay, Chamole, Champrougier, Chapelle-Voland, La Charme, La Chassagne, La Châtelaine, Chatelay, Le Chateley, Châtillon, Chaumergy, Chaussenans, Chaux-Champagny, La Chaux-en-Bresse, Chemenot, Chêne-Sec, Chilly-sur-Salins, Chissey-sur-Loue, Clucy, Colonne, Commenailles, Condamine, Cosges, Courbette, Courlans, Courlaoux, Desnes, Les Deux-Fays, Dournon, Ecleux, Fay-en-Montagne, La Ferté, Le Fied, Fontainebrux, Foulenay, Francheville, Geraise, Germigney, Geruge, Graye-et-Charnay, Hauteroche, Ivory, Ivrey, Larnaud, Lemuy, Loisia, Lombard, La Loye, La Marre, Molain, Montbarrey, Montmarlon, Mont-sous-Vaudrey, Nance, Neuvilley, Nogna, Ounans, Oussières, Picarreau, Plasne, Poids-de-Fiole, Pont-d’Héry, Pont du Navoy, Publy, Recanoz, Relans, Repots, Rosay, Rye, Saint-Maur, Saint-Thiébaud, Saizenay, Santans, Sergenaux, Sergenon, Souvans, Thésy, Thoissia, Trenal (uniquement pour la partie correspondant au territoire de l’ancienne commune de Mallerey), Val-d’Epy (uniquement pour la partie correspondant aux territoires des anciennes communes de Nantey, Val d’Epy et Senaud), Val-Sonnette (uniquement pour la partie correspondant au territoire de l’ancienne commune de Bonnaud), Vaudrey, Verges, Véria, Vers-sous-Sellières, Vevy, La Vieille-Loye, Villeneuve-d’Aval, Villerserine, Villers- Farlay, Villers-les-Bois, Villevieux, Le Villey, Vincent-Froideville.

CÉPAGES PRINCIPAUX

chardonnay B, trousseau N, savagnin Blanc B, pinot noir N, poulsard N

a) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : chardonnay B, savagnin B ;
– cépages accessoires : pinot noir N, poulsard N (appelé localement ploussard), trousseau N.

b) – Les vins rouges et rosés sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : pinot noir N, poulsard N (appelé localement ploussard), trousseau N ;

– cépages accessoires : chardonnay B, savagnin B.

c) – Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille » sont issus des cépages suivants : chardonnay B, poulsard N (appelé localement ploussard), savagnin B, trousseau N.

d) – Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin jaune» sont issus du seul cépage savagnin B.

La proportion de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 80 % de l’encépagement.

Les vins sont issus d’un ou plusieurs cépages. Ils ne peuvent être issus des seuls cépages accessoires. Dans les assemblages, les vins proviennent de raisins issus majoritairement des cépages principaux.

les variétés d’intérêt à fin d’adaptation aligoté B, chenin B, enfariné B, gringet B, marsanne B, roussane B, sacy B, béclan N, franc noir de Haute-Saône N et gamay N ont été ajoutées à l’encépagement des vins suivants: la proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation est limitée à 5 % de l’encépagement de l’exploitation et s’apprécie sur la totalité des parcelles produisant le vin de l’AOP.variétés d’intérêt à fin d’adaptation ne peuvent représenter, ensemble ou séparément, plus de 10 % de l’assemblage final des vins. Date de modification : 9.2.2023

RENDEMENTS MAXIMAUX

1. Vins tranquilles blancs : 78 hectolitres par hectare. Date de modification : 9.2.2023

2. Vins tranquilles rouges et rosés : 66 hectolitres par hectare
3. Vins bénéficiant de la mention «vin de paille» :  20 hectolitre par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 % pour les vins rouges et rosés, et de 14 % pour les vins blancs, Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite. L’utilisation des copeaux de bois est interdite pour tous les vins.

Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées sur moût pour les vins rouges. Le taux de concentration partielle est fixé à 10 % maximum.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

-Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare, à l’exception des vignes plantées en terrasses. Pour les vignes qui ne sont pas plantées en terrasses et pour les terrasses avec au moins 2 rangs de vigne, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances entre les rangs et d’espacement entre les pieds sur un même rang. Ces vignes ne peuvent présenter une distance entre les rangs supérieure à 2 mètres.

  • —  Seules sont autorisées la taille en Guyot simple ou double et la taille courte (conduite en cordon de Royat) ;
  • —  Pour les cépages chardonnay B, poulsard N, savagnin B, trousseau N, aligoté B, chenin B, enfariné N, gringet B, marsanne B, roussane B, sacy B, béclan N, franc noir de Haute-Saône N et gamay N, le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 20 yeux francs par pied et 120 000 yeux francs par hectare. En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 10 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs.
  • —  Pour le cépage pinot noir N, le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 80 000 yeux francs par hectare. En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 8 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs.
  • —  Les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « vin de paille » sont issus de raisins récoltés manuellement par tries.

Date de modification : 9.2.2023

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes-du-Jura » peut être complété par la mention traditionnelle « vin de paille » selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes-du-Jura » peut être complété par la mention traditionnelle « vin jaune » selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.

– Les vins bénéficiant de la mention traditionnelle « vin de paille » sont présentés obligatoirement avec l’indication du millésime.
– L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :
– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte,
Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernières modifications du cahier des charges : 05 décembre 2011

Source: Vin du Jura

L’APPELLATION

L’appellation Château-Chalon est réservée à un vin blanc sec tranquille qui bénéficie de la mention traditionnelle « vin jaune » élaboré sur le territoire des communes suivantes du département du Jura : Château-Chalon, Domblans, Menétru-le-Vignoble, Nevy-sur-Seille.

HISTOIRE

L’histoire du vignoble et du vin de « Château-Chalon », appelé autrefois « vin de gelée » ou « vin de garde », est indissociable de celle de l’abbaye des Abbesses de Château-Chalon. Fondée avant le Xème siècle, cette institution réussit à imposer, grâce à son prestige et à son autorité morale, la réputation de son vignoble au cours des siècles, tout en maintenant les caractères particuliers de son vin. Les abbesses doivent prouver 16 quartiers de noblesse pour être admises. Ainsi, le vin de « Château-Chalon » rayonne dans les familles nobles de toute l’Europe.

Malgré le phylloxéra, les guerres et l’exode rural, ce vignoble de prestige survit grâce à l’obstination des agriculteurs, des viticulteurs et à leur volonté de voir leur vin reconnu. Le 14 mai 1933, le syndicat des producteurs de « Château-Chalon » est constitué. L’appellation d’origine contrôlée « Château-Chalon » est reconnue officiellement par décret le 31 mai 1936.

L’origine de la méthode d’élaboration du « vin jaune » est obscure. Les vinificateurs jurassiens en ont amélioré, au fil du temps, la technique, puis l’ont encadrée par des règles strictes : sélection du cépage tardif jurassien authentique, le savagnin B, vendange le plus tardivement possible du raisin le plus mûr, tri de la vendange si nécessaire, sélection des souches levuriennes les plus aptes à la constitution naturelle du « voile », élevage d’une durée minimale de 6 ans en fût de chêne. La spécificité jurassienne réside dans cette période de maturation longue au cours de laquelle les fûts ne sont pas remplis complètement tandis que l’évaporation naturelle, assurée par la porosité du fût, n’est pas compensée par un ouillage. Un voile levurien se forme ainsi naturellement à la surface, protégeant le vin en favorisant une oxydation ménagée. La grande amplitude thermique entre hiver et été contribue, par son effet sur le voile, à l’émergence du « goût de jaune ».
Dans son ouvrage « Etudes sur le vin » Louis PASTEUR, originaire de la ville voisine d’Arbois, explique longuement l’élaboration de ce vin. Il affirme même : « l’étude attentive de ce vin et de toutes les conditions de sa fabrication est l’une de celles qui m’ont le plus éclairé sur les propriétés générales des vins ».
Les règles œnologiques inhabituelles qui président à l’élaboration de ce vin (notamment l’élevage long sous bois en vidange) justifient un contenant spécifique très ancien, la bouteille « Clavelin » d’une contenance particulière (62 centilitres) qui correspond au volume résultant d’un élevage de 1 litre de vin penallons)dant 6 années, sans ouillage. Les bouteilles « Clavelin » étaient anciennement fabriquées à la main à la verrerie de la Vieille Loye qui, depuis une concession de MARGUERITE de BOURGOGNE, en 1506, en avait le privilège.
Dès 1952, les opérateurs mettent en place une commission de contrôle des vignes, chargée de vérifier l’état cultural et sanitaire de chaque parcelle, et d’évaluer, quelques jours avant les vendanges, le rendement et la maturité. Chaque année, une évaluation précise des aptitudes de chaque parcelle à la production de « vin jaune » est ainsi faite. Cette visite peut conduire le syndicat des producteurs à renoncer certaines années au bénéfice de l’appellation d’origine contrôlée « Château-Chalon » comme en 1974, 1980, 1984 ou 2001.
La production annuelle est d’environ 1 600 hectolitres (42 270 US gallons) pour un vignoble qui, en 2009, couvre 50 hectares (125 acres). Sur 80 récoltants, 45 vinifient leur production, 30 livrent leurs raisins à une cave coopérative et une dizaine vend du raisin à des négociants-vinificateurs.

CLIMAT ET SOLS

Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Château-Chalon » appartient à la région naturelle du Revermont, constituant la bordure ouest du massif jurassien.
Il est limité :
– à l’est, par le premier plateau calcaire, d’une altitude moyenne de 550 mètres (1 805 pi),
– à l’ouest, par la plaine, bordure orientale du fossé bressan.
Situé sur le rebord du premier plateau jurassien, au débouché de la reculée de Baume-les-Messieurs (vallée très encaissée caractéristique de la morphologie jurassienne), le vignoble est dominé par le village médiéval, installé sur un promontoire calcaire très faillé et qui a donné son nom à l’appellation d’origine contrôlée.
Les parcelles délimitées pour la récolte du raisin sont implantées sur les pentes de marnes grises (calcaire argileux) du Jurassique inférieur, dominées par la puissante corniche de calcaire jaunâtre du Jurassique moyen. Cette falaise est prodigue en éboulis calcaires qui nourrissent et allègent les marnes sous-jacentes. Le vignoble est installé à une altitude comprise entre 250 mètres et 400 mètres (820 et 1 310 pi). L’orientation sud à sud-ouest des pentes autorise une insolation privilégiée et une protection optimale des vignes vis-à-vis des vents froids du nord ou du nord-est. Les falaises qui dominent le vignoble emmagasinent la chaleur et participent à la protection contre les vents froids. Les éboulis qui recouvrent les marnes participent également au réchauffement des sols de ce vignoble particulier.
La région bénéficie d’un climat océanique frais et fortement arrosé, marqué par des influences continentales : température moyenne annuelle de 10,5°C (50,9 oF), forte amplitude des températures annuelles, étés chauds et humides. La quantité annuelle des précipitations dépasse 1 000 millimètres (39,4 po) et est bien répartie sur l’année. Les conditions climatiques locales, dépendant des caractéristiques du site (pentes abritées, drainage naturel des excès hydriques, insolation maximale) sont primordiales pour l’implantation du vignoble dans ce climat régional difficile.
La zone géographique s’étend sur le territoire des communes de Château-Chalon, Domblans, Menétru-le-Vignoble et Nevy-sur-Seille. Ces 4 communes du département du Jura se situent à environ 15 kilomètres (9,3 mi) au nord de la ville de Lons- le-Saunier.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Jura : Château-Chalon, Domblans, Menétru-le-Vignoble, Nevy-sur-Seille.

Source: https://www.papillesetpupilles.fr/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

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a) La vinification, l’élaboration et l’élevage des vins peuvent être également assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Jura : Abergement-le-Grand, Abergement-le-Petit, Aiglepierre, Arbois, Arlay, Les Arsures, L’Aubépin, Augea, Aumont, Balanod, Baume-les-Messieurs, Beaufort, Bersaillin, Blois-sur-Seille, Brainans, Bréry, Buvilly, Césancey, Champagne-sur- Loue, La Chapelle-sur-Furieuse, Chazelles, Chevreaux, Chille, Chilly-le-Vignoble, Conliège, Courbouzon, Cousance, Cramans, Cuisia, Darbonnay, Digna, L’Etoile, Frébuans, Frontenay, Gevingey, Gizia, Grange-de-Vaivre, Grozon, Grusse, Ladoye-sur-Seille, Lavigny, Lons-le-Saunier, Le Louverot, Macornay, Mantry, Marnoz, Mathenay, Maynal, Mesnay, Messia-sur-Sorne, Miéry, Moiron, Molamboz, Monay, Montagna-le-Reconduit, Montaigu, Montain, Montholier, Montigny-lès- Arsures, Montmorot, Mouchard, Nanc-lès-Saint-Amour, Orbagna, Pagnoz, Pannessières, Passenans, Perrigny, Le Pin, Plainoiseau, Les Planches-près- Arbois, Poligny, Port-Lesney, Pretin, Pupillin, Quintigny, Revigny, Rotalier, Ruffey- sur-Seille, Saint-Amour, Saint-Cyr-Montmalin, Saint-Didier, Saint-Germain-lès- Arlay, Saint-Jean-d’Etreux, Saint-Lamain, Saint-Laurent-la-Roche, Saint-Lothain, Sainte-Agnès, Salins-les-Bains, Sellières, Toulouse-le-Château, Tourmont, Trenal, Vadans, Vaux-sur-Poligny, Vercia, Vernantois, Le Vernois, Villeneuve-sous- Pymont, Villette-lès-Arbois, Vincelles, Voiteur.

b) L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département du Jura : Bletterans, Le Chateley, Crançot, Granges- sur-Baume, Lombard.

CÉPAGE PRINCIPAUX

savagnin Blanc B

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 50 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins (avant élevage sous voile) ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 14 %.
L’utilisation des copeaux de bois est interdite.
Outre la disposition ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare, à l’exception des vignes plantées en terrasses.
– Pour les vignes qui ne sont pas plantées en terrasses et pour les terrasses avec au moins 2 rangs de vigne, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances entre les rangs et d’espacement entre les pieds sur un même rang. Ces vignes ne peuvent présenter une distance entre les rangs supérieure à 2 mètres.
– Seules sont autorisées la taille en Guyot simple ou double et la taille courte (conduite en cordon de Royat) ; Le nombre d’yeux francs par pied est inférieur ou égal à 20 ; En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 10 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

La bouteille dite « Clavelin » ou « bouteille à vin jaune », portant le cachet moulé au nom de l’appellation d’origine contrôlée, d’une contenance de 62 centilitres environ, est exclusivement réservée au conditionnement des vins bénéficiant de cette appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 05 décembre  2011

Source: Vin du Jura

L’APPELLATION

L’appellation Arbois est réservée aux vins tranquilles blancs secs et aux vin issu de raisins passerillés élaborés sur le territoire de certaines communes du département du Jura.

HISTOIRE

Le vignoble du Jura existe déjà à l’époque celte. Les témoignages de son existence abondent à partir de l’an 1000. A partir du XIIIème siècle, les seigneurs de Salins, OTHON IV et ses successeurs, puis PHILIPPE le HARDI, Duc de Bourgogne, possèdent une grande partie du vignoble d’Arbois. Ils contribuent de manière décisive au développement économique du vignoble en promouvant ses vins dans toute l’Europe et dans les cours royales.

Arbois est la patrie de Louis PASTEUR, considéré souvent comme le « père de l’œnologie ». Il possédait d’ailleurs une vigne à côté d’Arbois.
Dévasté par le phylloxéra à la fin du XIXème siècle, puis affecté par les guerres et crises économiques du XXème siècle, le vignoble est réhabilité grâce à la volonté et aux choix de ses producteurs. En 1858, nait la « Société de viticulture d’Arbois » dont le but est « l’encouragement des bonnes méthodes de culture de la vigne et de la fabrication des vins…. ».

La première coopérative vinicole française voit le jour en 1906 en « Arbois ». Les producteurs se regroupent ainsi pour disposer d’outils performants de transformation et d’élevage en s’imposant une discipline commune. En 1908 se constitue un « Syndicat de défense viticole de l’appellation d’origine du canton d’Arbois » qui organise la délivrance d’un certificat d’origine pour protéger le vignoble arboisien.

Au fil des générations, les producteurs ont sélectionné trois cépages typiquement jurassiens, les cépages savagnin B, poulsard N et trousseau N. Ils ont également adopté deux cépages originaires du vignoble bourguignon voisin, les cépages chardonnay B et pinot noir N.

Les parcelles de vigne implantées sur les coteaux et pour la plupart à très forte pente, obligent les producteurs à des prouesses comme le travail à la chenille, le remontage de la terre, le façonnage de terrasses…
La production des vins bénéficiant de la mention « vin jaune » est une spécificité jurassienne d’origine obscure. Les producteurs du Jura l’ont encadrée par des règles strictes : sélection du cépage savagnin B, préservation du développement naturel des souches microbiennes endogènes à l’origine du « voile », élevage sans ouillage, etc…. Le raisin est vendangé à maturité optimale, puis vinifié en vin blanc sec. Ce vin est ensuite élevé, non ouillé, pendant une durée minimale de 6 ans en fût de chêne. Durant cette longue maturation, un voile de levures se développe naturellement à la surface du vin. Il assure au cours de l’élevage une oxydation ménagée. Le « vin jaune » est enfin conditionné dans une bouteille originale de 62 centilitres appelée « Clavelin ».

La production des vins bénéficiant de la mention « vin de paille » est aussi une particularité jurassienne. Afin d’obtenir de fortes concentrations en sucre dans un climat plutôt humide et froid, un passerillage hors souche de grappes sélectionnées durant six semaines au moins, est pratiqué. Les grappes sont suspendues à des fils de fer, ou déposées sur de petites caisses perforées ou des claies, entreposées dans des bâtiments secs et aérés, mais non chauffés. Ensuite un pressurage lent de très faible rendement en jus donne des moûts très riches en sucre qui fermentent lentement.
En 2009, la production annuelle de vins d’appellation d’origine « Arbois », sur 820 hectares (2 025 acres), est d’environ 15 000 hectolitres (396 260 US gallons) de vins rouges ou rosés, 12 000 hectolitres (317 005 US gallons) de vins blancs, 1000 hectolitres (26 420 US gallons) de vins bénéficiant de la mention « vin jaune » et 500 hectolitres (13 210 US gallons) de vins bénéficiant de la mention « vin de paille ». Sur 252 récoltants de raisins, 55 vinifient leur propre récolte pour produire 60 % des vins, 3 coopératives vinicoles vinifient 30 % de la production et 7 négociants achètent des raisins pour élaborer les 10 % restant.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique occupe la bordure occidentale du massif du Jura. Elle fait partie de la région naturelle du Revermont, limitée :
– à l’est, par le premier plateau calcaire du Jura, d’une altitude moyenne de 550 mètres (1 805 pi),
– à l’ouest, par la plaine, bordure orientale du fossé bressan.
La zone géographique s’étend sur le territoire de 13 communes du canton d’Arbois, dans le département du Jura.
Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont implantées sur les versants du rebord du plateau exposés généralement à l’ouest. Elles sont situées sur des pentes marneuses ou argileuses du Jurassique inférieur et du Trias, dominées par la puissante corniche de calcaire jaunâtre du Jurassique moyen. Elles occupent aussi les quelques reliefs en piémont de la côte principale, formés des mêmes argiles. La falaise est prodigue en éboulis calcaires qui nourrissent et allègent les marnes sous-jacentes. Localement, les argiles sont mêlées de « chailles », rognons siliceux résidus de la dissolution de certains niveaux calcaires. L’altitude des parcelles de vigne est comprise entre 250 mètres et 400 mètres (820 et 1 310 pi).
Les vins bénéficiant de la dénomination géographique complémentaire « Pupillin » sont produits sur la seule commune de Pupillin, située au sud d’Arbois. Dans un relief tourmenté, riche en éboulis calcaires, les parcelles délimitées pour la récolte des raisins présentent des sols développés sur des marnes irisées très profondes, argileuses et compactes.
La zone géographique baigne dans un climat océanique frais marqué par des influences continentales : forte amplitude des températures annuelles, autour d’une moyenne de 10,5°C (50,9 oF), été chaud et humide. La région naturelle du Revermont est nettement plus arrosée que la plaine voisine. Les précipitations annuelles dépassent 1000 millimètres (39,4 po) et sont bien réparties sur l’année. L’automne est généralement ensoleillé et sec, mais venté.
Les conditions climatiques de la zone géographique, dépendant des caractéristiques du site (pentes abritées, drainage naturel des excès hydriques, insolation maximale) sont primordiales pour l’implantation du vignoble dans ce climat régional difficile. L’abri constitué par les falaises particulièrement hautes protège le vignoble des vents du nord et de l’est.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

a)  La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes du département du Jura, sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 : Abergement-le- Grand, Arbois, Les Arsures, Mathenay, Mesnay, Molamboz, Montigny-lès-Arsures, Les Planches-près-Arbois, Pupillin, Saint-Cyr-Montmalin, Vadans et Villette-lès-Arbois.

b)  Pour la dénomination géographique complémentaire «Pupillin», la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire de la commune suivante du département du Jura, sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 : Pupillin.

Source: https://www.papillesetpupilles.fr/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

.

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

– Département du Doubs : Arc-et-Senans, Bartherans, Brères, Buffard, By, Cademène, Cessey, Charnay, Châtillon-sur- Lison, Chay, Chenecey-Buillon, Chouzelot, Courcelles, Cussey-sur-Lison, Echay, Epeugney, Fourg, Goux-sous-Landet, Lavans-Quingey, Liesle, Lombard, Mesmay, Montrond-le-Château, Myon, Palantine, Paroy, Pessans, Quingey, Rennes- sur-Loue, Ronchaux, Rouhe, Rurey, Samson, Le Val ;

– Département du Jura : Abergement-le-Petit, Abergement-lès-Thésy, Aiglepierre, Aresches, Arlay, Augea, Augerans, Augisey, Aumont, Balanod, Bans, Barretaine, Baume-les-Messieurs, Beaufort-Orbagna, Belmont, Bersaillin, Besain, Biefmorin, Bletterans, Blois-sur-Seille, Blye, Bois-de-Gand, Bonnefontaine, Bornay, Bracon, Brainans, Briod, Buvilly, Cernans, Césancey, La Chailleuse (uniquement pour la partie correspondante au territoire de l’ancienne commune de Saint-Laurent-la-Roche), Chamblay, Chamole, Champagne-sur-Loue, Champrougier, La Chapelle-sur-Furieuse, Chapelle-Voland, La Charme, La Chassagne, Château-Chalon, La Châtelaine, Chatelay, Le Chateley, Châtillon, Chaumergy, Chaussenans, Chaux-Champagny, La Chaux-en-Bresse, Chemenot, Chêne-Sec, Chevreaux, Chille, Chilly- le-Vignoble, Chilly-sur-Salins, Chissey-sur-Loue, Clucy, Colonne, Commenailles, Condamine, Conliège, Cosges, Courbette, Courbouzon, Courlans, Courlaoux, Cousance, Cramans, Cuisia, Darbonnay, Desnes, Les Deux-Fays, Digna, Domblans, Dournon, Ecleux, L’Etoile, Fay-en-Montagne, La Ferté, Le Fied, Fontainebrux, Foulenay, Francheville, Frébuans, Frontenay, Geraise, Germigney, Geruge, Gevingey, Gizia, Grange-de-Vaivre, Graye-et-Charnay, Grozon, Hauteroche, Ivory, Ivrey, Ladoye-sur-Seille, Larnaud, Lavigny, Lemuy, Loisia, Lombard, Lons-le-Saunier, Le Louverot, La Loye, Macornay, Mantry, Marnoz, La Marre, Maynal, Menétru-le-Vignoble, Messia-sur-Sorne, Miéry, Moiron, Molain, Monay, Montagna-le-Reconduit, Montaigu, Montain, Montbarrey, Montholier, Montmarlon, Montmorot, Mont-sous-Vaudrey, Mouchard, Nance, Neuvilley, Nevy-sur-Seille, Nogna, Ounans, Oussières, Pagnoz, Pannessières, Passenans, Perrigny, Le Pin, Picarreau, Plainoiseau, Plasne, Poids-de-Fiole, Poligny, Pont-d’Héry, Pont-du-Navoy, Port- Lesney, Pretin, Publy, Quintigny, Recanoz, Relans, Repots, Revigny, Rosay, Rotalier, Ruffey-sur-Seille, Rye, Saint- Amour, Saint-Didier, Saint-Lamain, Saint-Lothain, Saint-Maur, Saint-Thiébaud, Sainte-Agnès, Saizenay, Salins-les- Bains, Santans, Sellières, Sergenaux, Sergenon, Souvans, Thésy, Thoissia, Toulouse-le-Château, Tourmont, Trenal, Les Trois-Châteaux, Val-d’Epy (uniquement pour la partie correspondante au territoire des anciennes communes de Nantey, Val d’Epy et Senaud), Val-Sonnette, Vaudrey, Vaux-sur-Poligny, Verges, Véria, Vernantois, Le Vernois, Vers- sous-Sellières, Vevy, La Vieille-Loye, Villeneuve-d’Aval, Villeneuve-sous-Pymont, Villerserine, Villers-Farlay, Villers-les- Bois, Villevieux, Le Villey, Vincent-Froideville, Voiteur.

CÉPAGE PRINCIPAUX

Chardonnay B, Trousseau N, Savagnin Blanc B, Pinot Noir N, Poulsard N

a) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : chardonnay B, savagnin B ;
– cépages accessoires : pinot noir N, poulsard N (appelé localement ploussard), trousseau N.

b) – Les vins rouges et rosés sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : pinot noir N, poulsard N (appelé localement ploussard), trousseau N ; – cépages accessoires : chardonnay B, savagnin B.

c) – Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille » sont issus des cépages suivants : chardonnay B, poulsard N (appelé localement ploussard), savagnin B, trousseau N.

d) – Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin jaune» sont issus du seul cépage savagnin B.

Les vins sont issus d’un ou plusieurs cépages. Ils ne peuvent être issus des seuls cépages accessoires. Dans les assemblages, les vins proviennent de raisins issus majoritairement des cépages principaux.

NB : Les variétés aligoté B, chenin B, enfariné B, marsanne B, roussane B, sacy B, béclan N, franc noir de Haute-Saône N et gamay N ont été ajoutées à l’encépagement des vins suivants:

— Vins tranquilles blancs: aligoté B, chenin B, enfariné N, marsanne B, roussane B et sacy B;
— Vins tranquilles rouges et rosés: béclan N, enfariné N, franc noir de Haute-Saône N, et gamay N — Vins tranquilles susceptibles de bénéficier de la mention «vin jaune»: enfariné N.

Le comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité a décidé d’autoriser la possibilité, pour les appellations qui déposeraient un dossier de demande, de l’introduction de variétés d’intérêt à fin d’adaptation au changement climatique ou aux attentes sociétales vis à vis de l’utilisation des produits de protection des cultures.

Ces cépages, en partie originaire de la région jurassienne, peuvent être un atout dans le contexte du réchauffement climatique. Certains sont tardifs et permettent une adaptation au risque de gelée, d’autres permettent d’apporter de l’acidité et ainsi élaborer des vins plus équilibrés. Ils sont au moins aussi résistants aux maladies que les cépages déjà autorisés pour l’appellation. L’introduction de ces variétés vise également à accentuer les spécificités des vins de l’appellation.  (Modifications du 28/11/2022)

La proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation est limitée à 5 % de l’encépagement de l’exploitation et s’apprécie sur la totalité des parcelles produisant le vin de l’AOP.

Les variétés d’intérêt à fin d’adaptation ne peuvent représenter, ensemble ou séparément, plus de 10 % de l’assemblage final des vins.

RENDEMENTX MAXIMAUX

1. Vins tranquilles blancs : 78 hectolitres par hectare
2. Vins tranquilles rouges et rosés : 66 hectolitres par hectare
3. Vins bénéficiant de la mention «vin de paille» :  20 hectolitre par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 % pour les vins rouges et rosés, et de 14 % pour les vins blancs.

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite. L’utilisation des copeaux de bois est interdite pour tous les vins.

Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées sur moût pour les vins rouges. Le taux de concentration partielle est fixé à 10 % maximum. Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

—  Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare, à l’exception des vignes plantées en terrasses. Pour les vignes qui ne sont pas plantées en terrasses et pour les terrasses avec au moins 2 rangs de vigne, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances entre les rangs et d’espacement entre les pieds sur un même rang. Ces vignes ne peuvent présenter une distance entre les rangs supérieure à 2 mètres.

—  Seules sont autorisées la taille en Guyot simple ou double et la taille courte (conduite en cordon de Royat) ;

—  Pour les cépages chardonnay B, poulsard N, savagnin B, trousseau N, aligoté B, chenin B, enfariné N, marsanne B, roussane B, Sacy B, béclan N, franc noir de Haute-Saône N et gamay N, le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 20 yeux francs par pied et 120 000 yeux francs par hectare. En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 10 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs.

—  Pour le cépage pinot noir N, le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 80 000 yeux francs par hectare. En taille Guyot simple ou double, le nombre d’yeux francs est de 8 au plus sur le long bois, avec un maximum de 2 coursons de renouvellement à 2 yeux francs.

—  Les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « vin de paille » sont issus de raisins récoltés manuellement par tries.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée «Arbois» peut être complété par la mention traditionnelle «vin de paille». Le nom de l’appellation d’origine contrôlée «Arbois» peut être complété par la mention traditionnelle «vin jaune». Les vins bénéficiant de la mention « vin de paille » sont présentés obligatoirement avec l’indication du millésime.

Pour les vins bénéficiant de la dénomination géographique complémentaire « Pupillin », le nom de la dénomination géographique complémentaire est obligatoirement inscrit à la suite du nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions, aussi bien en largeur qu’en hauteur, ne dépassent celles des caractères de l’appellation d’origine contrôlée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique » plus petite, sous réserve :

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

La bouteille dite « Clavelin » ou « bouteille à vin jaune », d’une contenance de 62 centilitres environ, est réservée au conditionnement des seuls vins de l’appellation d’origine bénéficiant de la mention traditionnelle « vin jaune ».

Dernière modification du cahier des charges : 28 novembre   2022

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

Le vignoble du Jura s’étend en discontinu sur environ 80 kilomètres (50 mi) de long et 5 kilomètres (3 mi) de large sur les départements de Haute-Saône, du Doubs et du Jura entre les villes de Salins-les-Bains au nord et de Saint-Amour au sud. Il est situé au centre du massif du Jura sur les rebords de la chaîne entre la plaine de la Bresse à l’ouest et le premier plateau du Jura à l’est.

Le vignoble du Jura est implanté à une altitude comprise entre 200 et 450 mètres (655 et 1 475 pi), sur les versants du rebord occidental du plateau et sur les versants les mieux exposés des collines en avant du plateau. Les versants souvent à forte pente : 10 à 40 % sur des terres pierreuses et argileuses obligent les viticulteurs à cultiver localement en terrasses.

Le vignoble du jura s’étend 2 082 hectares / 5 145 acres (2020) qui ont produit 64 600 hectolitres (1, 7 M d’US gallons) en 2021 et que se partagent 4 coopératives, 19 maisons de négoce et 166 producteurs indépendants.  

HISTOIRE

On date l’existence des vins et des vignobles du Jura de l’époque celtique sans doute sur la base de la citation de Pline le Jeune, écrivain et homme politique romain qui évoque les vins du Jura dans son livre d’histoire naturelle dès l’an 80. Il   décrit un cépage qui pourrait être le savagnin en ces termes : « ce raisin, sans apprêt, fournit un vin à saveur de poix, raisin célèbre du Viennois (Autriche), dont s’est enrichie la Séquanie (ancienne Franche-Comté) ». C’est peu pour dater l’existence du vignoble à une date aussi précoce dans cette partie de ce qui deviendra plus tard la France. On doit probablement le développement du vignoble du Jura aux Romains qui occupèrent ce territoire jusqu’au mitan du Ve siècle avant de le céder face aux invasions barbares. La littérature est muette sur la viticulture et le vin pendant plusieurs siècles après le départ des Romains. Alors que dans d’autres régions viticoles la viticulture est aux mains des évêchés et de l’Église et ce n’est véritablement qu’en 794 que l’évêché de Moûtiers s’implante en Savoie. Les vins produits sont majoritairement destinés à la consommation locale. Le IXe siècle et le début du Xe siècle voient l’arrivée des seigneureries et de grands évêchés qui se partagent les vignobles et la viticulture se développe jusque dans les parties les plus reculées du territoire en particulier sous l’impulsion du prieuré du Bourget. Le comté de Bourgogne est fondé en 986 par le comte Otte-Guillaume de Bourgogne et il inclut la région de Château-Chalon. Il sera rattaché le 15 novembre 1037 à l’Empire germanique.

En 1127, après l’assassinat du comte Guillaume III de Bourgogne, son cousin le comte Renaud III de Bourgogne s’émancipe du Saint Empire germanique par la guerre et obtient le statut de « franc comte » (comte libre), nom repris plus tard pour établir la région de Franche-Comté.

Le XIIIe siècle voit l’avènement de la commercialisation des vins du Jura hors de ses frontières et on trouve des vins d’Arbois, à Paris, en Hainaut et en Artois. Philippe II le Bel fit l’achat en 1298 de 37 muids de vin d’Arbois. Avec cet achat Philippe II le Bel vise la réunification de la Bourgogne à la couronne. Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, continua cette promotion des vins d’Arbois et en fit servir pour le mariage de son fils aîné Jean, comte de Nevers.

À mort de Louis XI, le Saint Empire Germanique récupère la Bourgogne en 1493. Si des marchés sont perdus pour les vins du Jura, d’autres s’ouvrent en particulier les Pays-Bas. François Ier de son côté ouvre les vins d’Arbois à la cour des Papes et à sa propre cour. Entre 1634 et 1644, le vignoble du Jura se trouve au cœur des batailles de la guerre de Dix Ans qui opposa la France et l’Empire Germanique. Il subit alors d’important dégâts.

Par le traité de Nimègue de 1678 qui signe la paix avec le roi Charles II d’Espagne, le roi Louis XIV rattache définitivement le comté de Bourgogne (Franche-Comté) au royaume de France. Les vignobles et les vins du Jura, comme dans toutes les régions de France connaissent alors une expansion considérable mais la contrefaçon et les vins frelatés envahissent le marché. La Révolution française de 1789 dépossède l’Église et la noblesse des vignobles qui seront morcelés puis concédés à d’autres propriétaires. Au XIXe siècle l’oïdium et le phylloxera font des ravages dans le vignoble. Le phylloxéra n’atteint le Jura qu’en 1879 à Beaufort et à Arbois en 1886. Il se propage par vagues jusqu’en 1895.  Des cépages autochtones ne seront pas replantés et laisseront la place à des variétés plus productives appauvrissant ainsi le vignoble.  Avant la crise du phylloxéra, le vignoble s’étendait  sur 20 000 hectares (49 420 acres).

En 1902, Alexis Arpin, secrétaire de la société de viticulture d’Arbois, entre au syndicat national de défense de la viticulture. En 1914, l’abbé Clavelin, de Nevy-sur-Seille, commande une trentaine de bouteilles avec son cachet à la verrerie. Cet écusson à la base du col est certainement à l’origine du mot « Clavelin ».

Le Syndicat des producteurs de Château-Chalon est créé le 14 mai 1933. AOC « Château-Chalon » reconnue par le décret du 29 mai 1936 et l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Jura » en 1939. En 1984, suite à une décision européenne concernant la normalisation des contenants, le Clavelin faillit disparaître. Après intervention des vignerons jurassiens au parlement de Strasbourg, le Clavelin a pu être sauvé. C’est la seule bouteille à l’heure actuelle dont le contenu est de 62 cl. En 1991, l’appellation d’origine contrôlée « Macvin du Jura » fut ratifiée.

CLIMATS, TOPOGRAPHIE ET SOL

La Franche-Comté, dont fait partie le Jura, est une région de l’intérieur de la France située dans l’Est de la France, près de la frontière avec la Suisse. En conséquence, cette région connaît un climat continental avec des étés chauds et des hivers froids et longs en raison de l’altitude.

Les printemps et les automnes sont vraiment doux et assez ensoleillés. Le climat de la Franche-Comté ressemble beaucoup à celui de l’Alsace.

La région Franche-Comté est située entre les Vosges au nord et le Jura au sud. En raison de cet emplacement, le climat de cette région est très variable. Cette région peut recevoir des précipitations abondantes tout au long de l’année, mais peut connaître aussi des années très sèches.

Si les étés peuvent être très chauds à cause des reliefs, le climat est toujours assez humide dans cette région française.

La Franche-Comté bénéficie de 1 871,8 heures d’ensoleillement par an. Les sommets du Jura sont cependant enneigés une bonne partie de l’année.

Grâce à l’humidité mais aussi à la présence d’heures ensoleillées, cette région de France est l’une des plus verdoyantes ; les terrains humides permettent la présence de nombreux lacs et de nombreuses forêts en Franche-Comté.

À deux pas de la Bourgogne, la géologie du Jura est très différente. La région porte le nom des montagnes du Jura, qui agit comme une ligne de division entre les deux régions. Les vignobles du Jura situés à une altitude légèrement supérieure partagent un terroir très similaire à celui de la Bourgogne : calcaire de la période jurassique (200-145 millions d’années). Si les sols bourguignons varient en quantité d’argile et de calcaire, ils appartiennent tous à cette époque.

Mais le Jura possède aussi des sols d’une autre période géologique : la période triasique.

Ces sols sont également argilo-calcaires, mais le matériau est très différent, et donne des styles de vins différents. L’argile du Trias donne un vin beaucoup plus ample, plus rustique, avec des arômes très fumés. Ces sols sont séparés par des millions d’années, les sédiments sont totalement différents, donc le vin est totalement différent.

Certains viticulteurs parlent aussi de sols « lias ». Ceux-ci ne proviennent pas d’une époque géologique spécifique, mais forment plutôt une sorte de pont entre les périodes triasique et jurassique. Les sols sont caillouteux, peu épais fait d’un mélange de marnes (marnes grises du Lias dans le haut des versants), d’argiles et d’éboulis calcaires, provenant de la corniche calcaire sur les terrains pentus, et d’un mélange de marnes (marnes irisées rouges et vertes du Trias en bas de pente), d’argiles et de chailles* (argiles à chailles) sur les replats et les pentes faibles. 
Les chailles sont des rognons siliceux à cassure mate provenant de la dissolution des calcaires et des marnes en place.

PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES

Le vignoble du Jura est entièrement contenu dans le département du Jura.

On recense 6 AOPs

Arbois
Château-Chalon
Côtes du Jura
Crémant du Jura
L’Etoile
Macvin du Jura
NB: L’AOP Marc du Jura est AOP de spiritueux.
Source: wikipedia.org
Source: vins du Jura revue par Jacqueline Uztarroz, terroirsdumondeeducation.com

CÉPAGES PRINCIPAUX

En vertu des lois sur les AOCs, le vin du Jura peut être produit à partir des cépages blancs :   chardonnay (50%) savagnin (12%) et des cépages rouge poulsard (29%), trousseau (6%), et pinot noir.

Il reste également quelques parcelles dans la région qui sont plantées d’autres cépages anciens tels que l’enfariné noir, le mézy, le geuche (le nom local du rare et historiquement important gouais blanc) et l’argant.

Le Jura produit des vins issus d’un seul cépage et des vins d’assemblage. Trois vins sont spécifiques à la région viticole du Jura (Vin jaune, Vin de paille et Macvin du Jura). Toute la gamme de vins traditionnels est présente. On produit dans le Jura, les vins suivants : Vins rouges, Vins rosés, Vins blancs, Vins effervescents rosés et blancs, bruts, Vins Jaunes, Vins de Paille, Macvin du Jura.

LES AOPs DU JURA

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Source: non identifiée
Source: non identifiée

L’APPELLATION

L’appellation Côtes de Provence est réservée aux vins secs  tranquilles blancs, rouges ou rosés élaborés sur certaines communes du  département des Alpes-Maritimes et  du département des Bouches-du-Rhône. 

HISTOIRE

Le vignoble provençal connaît son véritable essor avec la domination romaine. De nombreux textes attestent ensuite de la permanence de la production de vins de qualité dans cette région. Ce vignoble n’a pas échappé à la crise du phylloxera.

Son histoire, sa notoriété, sa communauté forte ont permis une reconquête rapide du vignoble au travers duquel s’exprime le savoir-faire des vignerons souvent regroupés au sein de structures coopératives présentes dans chaque village au début du XXème siècle. Ce secteur coopératif puissant, commercialisant ses vins majoritairement en vrac, ainsi que la présence de caves particulières dynamiques vinifiant et conditionnant leur production, ont permis le développement de la renommée des vins des « Côtes de Provence ».

La localisation géographique de la région qui en fit de tout temps un lieu de passage entre l’Italie, l’Espagne et la Vallée du Rhône, contribua autant à l’enrichissement des savoir-faire qu’à l’introduction de nouvelles variétés qui se marièrent aux variétés locales plus anciennes.

La proximité de la mer avec la présence de ports de commerce, tels ceux de Saint-Tropez et de Toulon, a également favorisé l’exportation de ces vins, et par conséquent, le développement du vignoble et de sa notoriété. Des fouilles en rade de Toulon ont révélé, dans les strates du IIème siècle, la présence de fagots de sarments et des amphores de vins fins numérotées portant le nom de l’exportateur,

Le nom « Côtes de Provence » est officiellement utilisé pour la première fois en 1858 par la première association de défense du vignoble provençal, plus largement, à partir de 1919, dans le cadre de la loi française sur les appellations dites « simples ».

En 1933, la première association viticole de propriétaires du département du Var est créée et tente, en 1936, une première démarche de reconnaissance en appellation d’origine contrôlée.
A cette même époque, l’instauration des congés payés a pour conséquence de conduire dans la région provençale de nombreux touristes qui vont apprécier le fruité des vins rosés de l’année, consommés durant la période estivale.

Les producteurs des « Côtes de Provence » ont, au fil de l’histoire, conservé un patrimoine végétal varié. D’une part, la situation géographique de la région, lieu de passage et de villégiature privilégié, a favorisé l’introduction de variétés nouvelles. D’autre part, sous les excès du climat méditerranéen, chaque cépage apporte ses qualités et ses insuffisances. Il est alors rare qu’un vin issu d’une seule variété présente un équilibre parfait. Enfin, la diversité des situations viticoles, la variété des sols et sous-sols, les mésoclimats très particuliers, ont conduit les producteurs des « Côtes de Provence » à préserver cette diversité qui est le gage de la meilleure expression de la typicité des vins produits.

Cette diversité s’est construite autour des cépages grenache N, cinsault N, syrah N, tibouren N, mourvèdre N, carignan N et cabernet-sauvignon N, pour les vins rouges et rosés auxquels est souvent associée une faible part de cépages blancs tels les cépages clairette B, ugni blanc B ou vermentino B (dénommé localement rolle) et le cépage sémillon B. Les cépages clairette B, ugni blanc B, vermentino B, et dans une moindre mesure le cépage sémillon B, sont à la base des vins blancs.

En 1941, le « Syndicat de défense des Côtes de Provence » est créé, et, en 1943, des arrêtés reconnaissent l’appellation simple « Côtes de Provence », fixant une zone géographique qui s’étend jusqu’aux départements des Alpes-Maritimes et des Bouches-du-Rhône, ainsi que des conditions de production.

En 1951, par les arrêtés du 9 août et du 20 décembre, complétés le 23 janvier 1953, les vins « Côtes de Provence » sont reconnus en appellation d’origine vins délimités de qualité supérieure. Les arrêtés ministériels du 7 Août 1953 et du 20 juillet 1955 concrétisent la notoriété et la qualité des vins produits par 23 propriétés qui sont reconnues par un classement en « crus classés ».

L’évolution du vignoble et le partage accru des savoir-faire, permettront la reconnaissance de l’ensemble en appellation d’origine contrôlée en 1977.
Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Provence » est le plus étendu parmi les vignobles provençaux. Il couvre, en 2009, plus de 20 000 hectares (49 420 acres), pour une production moyenne annuelle de plus de 90 0000 hectolitres (2,38 M d’US gallons), qui se partage entre 39 caves coopératives et 380 caves particulières.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend de la basse Provence calcaire, à l’ouest et au nord, à la basse Provence cristalline, au sud et à l’est (Maures et Esterel).
La vigne marque le paysage de cette zone géographique. Elle longe les plages de la Méditerranée, se faufile dans les vallées, s’étale sur la rocaille écrasé e de soleil, s’arrête aux lisières parfumées des pinèdes, s’ouvrant ainsi à la douceur du domaine maritime et excluant les territoires dominés par des influences climatiques continentales.
Elle est ainsi délimitée sur 84 communes, dont 68 dans le département du Var, 15 dans le département des Bouches-du-Rhône et une dans le département des Alpes-Maritimes, sur les rives du fleuve Var.
Un climat contrasté
La zone géographique est soumise au climat méditerranéen de type provençal caractérisé par une longue saison sèche et chaude, des hivers doux et secs, des automnes et des printemps pluvieux.
Des nombreuses variantes climatiques, aux incidences fortes, peuvent être décrites selon la présence de lignes de reliefs et en fonction des ouvertures permettant l’influence plus ou moins prononcée de la mer Méditerranée.
Les températures moyennes annuelles atteignent 15°C (59 oF). Les précipitations moyennes annuelles sont comprises entre 600 millimètres et 900 millimètres (23,6 et 35,4 po). L’ensoleillement annuel est supérieur à 2700 heures.
Les vents du nord et du nord-ouest sont les plus importants (mistral). Leur influence est décroissante d’ouest en est. Ces vents froids dégagent le ciel et dessèchent l’atmosphère.
Les vents du sud et du sud-est sont porteurs d’humidité et de pluies. Leur influence est croissante de l’ouest vers l’est de la zone géographique.
Ce climat détermine de nombreux mésoclimats.
Un milieu naturel varié
Les paysages naturels de la zone géographique ont été façonnés au fil des siècles par la viticulture et l’oléiculture traditionnelle, permettant la préservation de la couverture végétale sur les reliefs et assurant l’ouverture des espaces, favorables au maintien de la biodiversité.
Une géologie complexe et mouvementée a construit l’ossature de cette partie de la Provence, constituée de grandes lignes de reliefs d’orientation dominante est- ouest, au sein de laquelle s’identifient cinq grandes zones naturelles.
Le massif cristallin et métamorphique des Maures s’étend au sud et sud-est du département du Var. Il forme un ensemble homogène constitué de granits, gneiss, micaschistes et enveloppé par des phyllades, roches feuilletées associées à des bancs de quartz. Le vignoble y est implanté en îlots au cœur des forêts de pins et de chênes-lièges.
La dépression permienne enveloppe le massif des Maures à l’ouest, au nord et nord-est, de Toulon jusqu’à Saint-Raphaël. Le soubassement de grès rouges et de pélites de l’ère Primaire (Permien) a donné naissance à des sols argilo-sableux de couleur rouge ou lie-de-vin, auxquels s’ajoutent des sols colluviaux issus des reliefs qui dominent la dépression. Le vignoble a conquis les sols à bon régime hydrique, abandonnant les sols peu profonds développés sur grés à la pinède et à l’olivier.
Le plateau triasique et les collines jurassiques calcaires s’étendent au nord et au nord-est de la dépression permienne. Ce secteur est formé de calcaires fortement plissés en une série d’accidents orientés d’ouest vers l’est.

Soumis à des influences karstiques, ces calcaires offrent souvent des dépressions à fond plat. Dans ce relief pittoresque, le vignoble est implanté en îlots sur des parcelles présentant des sols marno-calcaires. Les vignes s’y étagent souvent en terrasses. Le bassin du Beausset couvre un synclinal largement ouvert sur la mer. Marnes et grés du Crétacé et du Jurassique dominent. Le vignoble est installé sur des parcelles présentant des sols peu profonds à bon régime hydrique.
Enfin, le haut bassin de l’Arc est délimité, au nord, par la chaîne de Sainte-Victoire et ses dépendances, au sud, par les chaînons de l’Olympe et de l’Aurélien. Ouvert par l’ouest aux influences maritimes, il est parfois violemment soumis au Mistral. Le vignoble est implanté sur les collines et piémonts, sur des parcelles présentant des sols de grès calcaires et d’argiles gréseuses.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Modifications du 28 juillet 2025

Source : Par Michael Gwyther-Jones — https://www.flickr.com/photos/12587661@N06/2916626760/, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/

PRINCIPAUX CÉPAGES

carignan N , cinsaut N – cinsault,  clairette B, grenache N, mourvèdre N – monastrell, semillon B , syrah N – Shiraz,  tibouren N, ugni blanc B,  vermentino B – rolle

Vins rouges

– cépages principaux : cinsaut N, grenache N, mourvèdre N, syrah N, tibouren N ;
– cépages accessoires : cabernet-sauvignon N, carignan N, clairette B, semillon B, ugni blanc B, vermentino B.

Toutefois, les cépages barbaroux Rs et calitor N sont autorisés en tant que cépages accessoires pour les parcelles plantées avant le 31 juillet 1994.

variétés d’intérêt à fin d’adaptation (VIFA) : agiorgitiko N, calabrese N, moschofilero Rs, verdejo B, xinomavro N, floreal B, souvignier gris B et sauvignac B. Modification du 4 juillet 2024

Vins rosés :

– cépages principaux : cinsaut N, grenache N, mourvèdre N, syrah N, tibouren N ;
– cépages accessoires : cabernet-sauvignon N, carignan N, clairette B, semillon B, ugni blanc B, vermentino B.

Toutefois, les cépages barbaroux Rs et calitor N sont autorisés en tant que cépages accessoires pour les parcelles plantées avant le 31 juillet 1994.

variétés d’intérêt à fin d’adaptation (VIFA) : agiorgitiko N, calabrese N, moschofilero Rs, verdejo B, xinomavro N, floreal B, souvignier gris B et sauvignac B. Modification du 4 juillet 2024

Vins blancs 

clairette B, semillon B, ugni blanc B, vermentino B.

Ajout de variétés d’intérêt à fin d’adaptation (VIFA) : verdejo B,  floreal B, souvignier gris B et sauvignac B. Modification du 4 juillet 2024

– Les vins rouges et rosés proviennent de l’assemblage de raisins, de vins en cours de fermentation ou de vins, à l’exception des vins issus des cépages blancs lorsque ceux-ci sont vinifiés séparément, issus de deux au moins des cépages prévus dans l’encépagement, dont au moins un des cépages principaux.

– La proportion de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 50 % de l’assemblage.

La proportion de l’ensemble des variétés  d’intérêt à fin d’adaptation est inférieure ou égale  5 % de l’encépagement. Modification du 4 juillet 2024

– Les vins rouges susceptibles de bénéficier de la dénomination géographique « Fréjus » proviennent d’un assemblage qui présente une proportion minimale de 50 % de raisins, de vins en cours de fermentation ou de vins, issus du cépage syrah N.
– Les vins rosés susceptibles de bénéficier de la dénomination géographique « Fréjus » proviennent d’un assemblage qui présente une proportion minimale de 70 % de raisins, de vins en cours de fermentation ou de vins issus de cépages principaux dont au minimum 50 %, ensemble ou séparément, des cépages grenache N et tibouren N.

– Les vins rouges susceptibles de bénéficier de la dénomination géographique « Pierrefeu » proviennent d’un assemblage qui présente une proportion maximale de 70 % de raisins, de vins en cours de fermentation ou de vins issus de chaque cépage principal présent.

La liste des cépages accessoires est complétée.

—  Pour les vins rouges et rosés :

—  les cépages rousseli Rs, caladoc N , sont ajoutés à hauteur de 10%de ’encépagement.

—  les cépages agiorgitiko N, calabrese N, moschofilero Rs, verdejo B, xinomavro N, sont limitées à 5 % de l’encépagement et 10 % dans les assemblages. Le nom de ces variétés ne peut pas figurer sur l’étiquetage des vins de l’appellation.

—  Pour les vins blancs : le verdejo B est ajouté. Il est limité à 5 % de l’encépagement et 10 % dans les assemblages. Le nom de cette variété ne peut pas figurer sur l’étiquetage des vins de l’appellation.

La proportion de l’ensemble des variétés d’intérêt à fin d’adaptation est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage. Modification du 4 juillet 2024

L’intégration de ces cépages s’inscrit parmi les solutions mises en place par l’appellation pour faire face au changement climatique et à la réduction des intrants phytopharmaceutiques. Ces variétés introduites en tant que variétés secondaires, sont conformes au profil des vins de l’appellation et permettent de s’adapter à la sécheresse et aux maladies cryptogamiques. Elles permettent une moindre utilisation de produits phytosanitaires. Modifications : 16/03/2022

RENDEMENTS MAXIMAUX

66 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour l’élaboration des vins rosés l’utilisation des charbons à usage œnologique est autorisée pour les moûts et vins nouveaux encore en fermentation issus de presse, dans la limite de 20 % du volume de vins rosés élaborés par le vinificateur concerné, pour la récolte considérée. Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température supérieure à 40 °C est interdit.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacement entre les pieds. L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2,50 mètres et l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,80 mètre.

Taille effectuée au plus tard avant le stade phénologique E, soit 3 feuilles étalées sur les 2 premiers yeux francs.

Taille courte à courson (gobelet ou cordon de Royat), avec maximum de 6 coursons par pied et maximum de 2 yeux francs/courson.

Pour les vignes âgées de plus de 25 ans (26ème feuille), l’un des coursons peut porter 5 yeux francs maximum (limite de 12 yeux francs/pied).

À l’exception des vignes destinées à la production des dénominations géographiques « Sainte-Victoire », « Fréjus » « La Londe » et «Pierrefeu», les cépages cabernet-sauvignon N et syrah N peuvent être taillés en taille longue Guyot simple (maximum de 8 yeux francs/pied dont 6 au plus sur le long bois).

L’irrigation est autorisée.

— Le désherbage chimique des tournières est interdit.
— Le désherbage chimique total des parcelles est interdit.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’AOC Côtes de Provence peut être complétée des dénominations géographiques complémentaires «Fréjus»; « Cru Sainte- Victoire » (modification du 28 juillet 2025), «Pierrefeu» et «Notre-Dame des Anges» pour les vins rouges et rosés.

L’AOC Côtes de Provence peut être complétée de la dénomination géographique complémentaires «La Londe», pour les vins rouges, rosés et blancs.

Les vins répondent aux conditions fixées dans le cahier des charges en ce qui concerne notamment la zone géographique de provenance des raisins, de vinification et parfois d’élevage des vins, l’encépagement, les rendements, les teneurs en sucres fermentescibles et méthodes d’élaboration.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’AOC, complétée ou non par une dénomination géographique (DG), peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Provence ». Les dimensions des caractères de cette unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’AOC, complétée ou non par une DG. L’unité géographique plus grande « Vin de Provence » figure dans le même champ visuel que celui du nom de l’AOC et de la DG.

Les variétés secondaires agiorgitiko N, calabrese N, moschofilero Rs, verdejo B, xinomavro N, ne peuvent pas être mentionnées dans l’étiquetage des vins de l’appellation.

Le nom de la dénomination « Sainte-Victoire » est précédé de la mention « Cru », portée immédiatement après le nom de l’appellation comme suit : « Côtes de Provence – Cru Sainte-Victoire ». Ces mentions complémentaires sont imprimées en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine protégée. Modifications du 28 juillet 2025

Dernière modification du cahier des charges : 28 juillet 2025