PRÉSENTATION DE LA RÉGION VITICOLE

La région viticole se situe à 35 km (22 mi) au nord-est de Bordeaux et à 5km au nord-ouest de Libourne et des appellations St Émilion et Pomerol. Le vignoble se décompose en deux appellations, Fronsac et Canon-Fronsac. Les deux appellations Fronsac et Canon Fronsac sont des appellations sœurs, de par leur situation, l’une enserrant l’autre, le long de la Dordogne, au cœur des plateaux et des coteaux argilo-calcaires du Fronsadais.

HISTOIRE

Situés au confluent de l’Isle et de la Dordogne, Fronsac et ses vignobles jouissent d’une histoire prestigieuse. À la pointe de l’appellation, le Tertre de Fronsac offre une vue exceptionnelle sur les deux rivières et a toujours occupé une position stratégique : les Gaulois y tenaient un important marché, les Romains y bâtirent un autel, puis, aux environs de l’an 770, Charlemagne y édifia une puissante forteresse, campant à Fronsac le temps de la construction de ce «castrum». C’est ainsi que Fronsac peut aujourd’hui s’enorgueillir du fait que «Fronciacus» fut écrit en toutes lettres par le chroniqueur de Charlemagne, Eginhard. À partir du VIIIe siècle, la région, placée sur l’un des axes majeurs de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle voit s’épanouir une vie religieuse intense, donnant naissance notamment à la cité de Saint- Emilion et à des établissements hospitaliers qui cultivent la vigne, comme il en existe encore aujourd’hui la trace à Fronsac (Lariveau).

Plus tard, pendant les trois siècles d’occupation anglaise, les vins de Fronsac furent largement exportés vers l’Angleterre.

Jusqu’au règne de Louis XIII, un énorme château coiffait le tertre de Fronsac, en occupant tout le sommet.

En 1663, le Duc de Richelieu décida d’acquérir pour sa famille les terres du Duché de Fronsac. Et ce sera sur les ruines de l’ancienne forteresse que son petit-neveu, le Maréchal Arnaud du Plessis, Duc de Richelieu, fit édifier une «folie», théâtre des fêtes galantes dont l’écho se propagea jusqu’à la cour de Louis XIV.

Dès lors, la notoriété des vins de Fronsac ne cessera de s’étendre. Au XVIIIe siècle, la révolution qualitative des vins du Libournais prend ses racines ici et l’essor du commerce maritime mondial contribuera largement à établir le vignoble de Fronsac parmi les plus nobles du vignoble de Bordeaux.

Les deux appellations ont fait l’objet de leur officialisation par décret aussitôt la création de l’INAO, le 4 mars 1937 pour l’AOC Fronsac et le 1er juillet 1939 pour l’AOC Canon Fronsac. Elles possèdent aujourd’hui chacune leur propre Cahier des Charges qui définit strictement les conditions de production et d’élaboration des vins produits dans chacune d’elle.

La superficie d’encépagement des deux appellations est de 1 014  hectares (2 505 acres) répartis sur sept communes que se partagent une centaine de viticulteurs et qui produisent 5 000 000 bouteilles, soit 420 000 caisses par an. 

Source: Vins de Bordeaux

CLIMAT ET SOLS

Le climat qui caractérise la commune est qualifié de « climat océanique altéré », Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l’éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu’en bord de mer, sauf aux abords des reliefs.

Les sols sont à dominante argilo-calcaire qui reposent sur la fameuse “molasse du Fronsadais”, drainage naturel du fait des pentes souvent accentuées… Ce terroir porte en réalité deux vignobles, celui de Fronsac au nord et, au sud, celui de Canon-Fronsac, qui doit son particularisme à son sous-sol constitué de calcaire à astéries.

Les sols de Fronsac et Canon Fronsac sont essentiellement calcaires et argilo-calcaires en plateaux et en coteau et minoritairement argilo-siliceux en pied de côtes.

Le calcaire à astéries prédomine sur le tertre et les plateaux. La molasse du Fronsadais marque les côtes et les combes. Cette typicité des terroirs est accentuée par le relief.

LES APPELLATIONS DE SAINT-ÉMILION

Le vignoble de Pomerol possède 2 AOPs, Fronsac et Canon Fronsac.

CÉPAGES

Le merlot représente près de 80% de l’encépagement. C’est un cépage précoce qui apprécie tout particulièrement le caractère des sols à texture argilo-calcaire de Fronsac.

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L’APPELLATION

L’appellation Lalande-de-Pomerol est réservée aux vins tranquilles secs rouges élaborés sur une partie du territoire des communes  de  Lalande-de-Pomerol et de Néac  dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

C’est à l’époque de l’occupation romaine que la vigne fait son apparition dans cette région. Le vignoble se développe dès le XIIème siècle par l’installation d’une commanderie de l’Ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (plus tard Chevaliers de Malte), dont l’insigne, la croix blanche à huit pointes, va devenir l’emblème des vins de « Lalande-de-Pomerol ». Sur cette terre d’accueil, ils s’établissent et cultivent la vigne aussi bien pour l’office divin que pour le réconfort des Croisés et des pèlerins de passage sur le chemin de Saint-Jacques-de- Compostelle. De cette époque, reste la très simple et belle église romane du XIIème siècle de Lalande-de-Pomerol.

Créée en 1984, la « Confrérie des Baillis de Lalande de Pomerol » se veut l’héritière de ces traditions, et accueille, en son sein, des femmes et des hommes qui ont à cœur (« cordi habeo », la devise des Baillis) de porter haut et fort le pavillon et les valeurs du terroir et des vins de « Lalande de Pomerol ».

Après la crise phylloxérique, les replantations transforment profondément le vignoble sous l’influence de l’installation en pays libournais d’A. Macquin, élève de l’Ecole d’Agriculture de Montpellier. Spécialiste de la greffe sur porteurs américains, il constitue des pépinières et une école de greffage. C’est l’époque où le cépage merlot N devient prédominant dans la région car le greffage régularise sa production et il s’avère particulièrement adapté aux sols du Libournais. L’année 1884 voit la création, le 18 février, à Lalande de Pomerol, d’une « Association syndicale de lutte contre le phylloxera », jetant ainsi les bases

de ce qui deviendra l’un des premiers syndicats viticoles de la Gironde. Au fil des ans, sa mission s’est étendue à la préservation du patrimoine viticole, au maintien et à la transmission des savoir-faire, à la diffusion des nouvelles techniques oenologiques et à la défense et à la promotion des grands vins de « Lalande de Pomerol ».

Le vignoble s’est développé jusqu’à ce que la vigne couvre presqu’exclusivement l’espace agricole de la zone géographique. Néanmoins, la production y reste familiale. En 2009, le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Lalande-de- Pomerol » couvre 1 144 hectares (2 825 acres) et compte 180 exploitants. La production est en moyenne de 50 000 hectolitres (1,32 M d’US gallons) par an.

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CLIMA ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Lalande-de-Pomerol » se situe au nord-est du département de la Gironde, en pays libournais. Elle est bordée, au sud, par le cours d’eau La Barbanne, qui arrose, sur son autre rive, l’appellation d’origine contrôlée « Pomerol ». A l’est, elle est limitrophe de la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Montagne-Saint-Emilion ».
Le relief est le résultat de la destruction presque totale des formations carbonatées tertiaires par la rivière l’Isle, dont le cours se situe, aujourd’hui, plus à l’ouest. Ont suivi les dépôts de différentes nappes alluviales au cours du Quaternaire. Ces alluvions détritiques en provenance du Massif Central ont formés des terrasses d’orientation nord/sud, parallèles à l’Isle.
La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Lalande-de-Pomerol » s’étend sur deux communes du département de la Gironde, Lalande-de-Pomerol et Néac.
Le territoire de la commune de Néac repose en grande partie sur la haute terrasse du « Günz » composée de sables, graviers et galets rubéfiés, reposant, à des profondeurs variables, sur des formations argileuses. On y trouve des sols bruns lessivés et des sols bruns sur graviers et cailloux.
Le territoire de la commune de Lalande-de-Pomerol est principalement situé sur les moyennes terrasses du « Riss » formées de sables, graviers et galets dans une matrice sablo-argileuse. Ce sont des sols bruns graveleux où la nappe phréatique est profonde et la vigne peut étendre son système racinaire sur plusieurs mètres.
Le climat, comme l’ensemble de la Gironde en bordure de l’Océan Atlantique, est tempéré océanique, avec des écarts de températures modérés favorisant la culture de la vigne. Sa situation au nord-est de la Gironde est cependant soumise à des nuances continentales perceptibles par des températures plus élevées en été et en automne, favorisant la maturité des raisins.
Le paysage de la zone géographique est ainsi caractérisé par une grande homogénéité territoriale, assez sobre, composée de vastes étendues de vignobles au relief doux, parsemés d’élégants châteaux viticoles, souvent entourés par leurs parcs arborés. Les villages de Lalande-de-Pomerol et de Néac, de pierres blanches et de taille modeste complètent le paysage.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Lalande-de-Pomerol et Néac.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Abzac, Les Artigues-de-Lussac, Les Billaux, Bonzac, Fronsac, Galgon, Libourne, Lussac, Montagne, Puisseguin, Pomerol, Saint-Aignan, Saint-Denis-de-Pile, Saint-Emilion, Saint-Médard- de-Guizières, Saint-Sulpice-de-Faleyrens et Villegouge.

CÉPAGES PRINCIPAUX

merlot N, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N et petit verdot N.

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N (ou malbec) et merlot N ;

– cépages accessoires : carmenère N et petit verdot N.

La proportion des cépages principaux dans les assemblages est supérieure ou égale à 70%.

RENDEMENTS MAXIMAUX

65 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Densité de plantation 5 500 pieds par hectare
Ecartement entre les rangs ≤ 2 m
Ecartement entre les pieds sur un même rang ≥ 1 m, ou à 0,80 m sous réserve que les vignes soient taillées en taille courte, de façon à éviter le chevauchement des rameaux.

Taille obligatoire avant le 1 er mai de chaque année selon les techniques décrites dans le cahier des charges
Chaque pied porte un maximum de 12 yeux francs.

Irrigation pendant la période de végétation de la vigne autorisée en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturité du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ».
Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 20 octobre 2021

L’APPELLATION

L’appellation Pomerol est réservée aux vins tranquilles secs rouges élaborés sur une partie du territoire d’une partie de la commune de Pomerol  dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

Le plateau de Pomerol était traversé par deux voies antiques à l’époque romaine. Cette époque marque les débuts de la consommation de vin en Gaule et de l’implantation de la vigne. Mais le développement du vignoble ne s’est fait qu’à partir du XIIème siècle par l’installation de la première commanderie de l’Ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dans la région de Pomerol. L’hospice de Pomerol était une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, où les vins les réconfortaient et leur donnaient courage pour les étapes à venir.
Détruit durant la Guerre de Cent Ans, le vignoble s’est reconstruit, puis s’est renouvelé au milieu du XVIIIème siècle. Un procès verbal, dressé le 7 mai 1761 à la demande d’un bourgeois négociant à Libourne, Louis Léonard FONTEMOING, établit que son vignoble de Pomerol à base de cépages blancs, avait été replanté en 8 ans avec des cépages rouges, noir de pressac (cot N), bouchet (cabernet franc N) et merlot N.
Pour le professeur Henri ENJALBERT c’est sans doute le premier document en matière de modernisation de la viticulture, et il ajoute « Aucun texte, aussi ancien, aussi précis, n’existe en bordelais à ce sujet. Pomerol, c’est une noblesse que je n’avais pas osé imaginer. » (ENJALBERT, H. Les Grands Vins de Saint-Emilion, Pomerol et Fronsac. 1983).
A la fin du XIXème siècle, après la crise phylloxérique, les replantations transforment profondément le vignoble, le merlot N devient alors prédominant dans la région car le greffage régularise sa production et il s’avère particulièrement adapté aux sols de Pomerol. L’immigration de Corréziens, quittant la pauvreté de leur région pour s’installer commerçants en vins en Libournais, et la construction de la ligne de chemin de fer Libourne-Paris, favorisent la vente de ces vins dans le Nord de la France puis en Belgique. Ils achètent de nombreux domaines et les font connaître rapidement dans le monde entier.

Dès 1900 les viticulteurs de Pomerol se sont regroupés pour travailler ensemble, faire des actions et des achats communs en créant un « Syndicat Viticole et Agricole » qui a un double rôle : la mise en commun des techniques pour l’amélioration de la qualité et la défense du nom «Pomerol». Ils souhaitent en particulier empêcher les viticulteurs des communes voisines « d’étamper leurs barriques au nom de Pomerol ».

Un jugement du tribunal de la Gironde en date du 29 décembre 1928 a permis de fixer les limites géographiques de l’utilisation du nom « Pomerol ». C’est cette aire de production qui a été reprise en 1936 lors de la reconnaissance par décret de l’appellation « Pomerol ».

Le vignoble s’est développé jusqu’à ce que la vigne couvre tout l’espace agricole de l’appellation. La production y reste le plus souvent familiale, côtoyant quelques domaines importants, à l’instar de toutes les appellations du Libournais. En 2009, les 140 exploitations ont une surface moyenne de six hectares et le vignoble de l’appellation « Pomerol » couvre 800 hectares (1 975 acres) pour une production moyenne de 35 000 hectolitres (925 000 US gallons) par an.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Pomerol » comprend les territoires de la commune de Pomerol et de la partie nord de celle de Libourne, au nord-est du département de la Gironde. Cette zone géographique jouxte celles de « Saint-Emilion » au sud-est et de « Lalande de Pomerol » au nord, dont elle est séparée par le ruisseau de La Barbanne.
Le relief relativement plat de l’appellation, s’inclinant peu à peu vers la vallée de l’Isle au confluent avec la Dordogne, est le résultat de la destruction totale des formations tertiaires carbonatées par la rivière l’Isle, dont le cours se situe aujourd’hui plus à l’Ouest. Ont suivi le dépôt de différentes nappes alluviales au cours du Quaternaire. Ces matériaux détritiques, en provenance du Massif  Central, ont formé des terrasses d’orientation nord-sud parallèles au cours de l’Isle. D’est en ouest, entre 30 et 40 mètres (98 et 131 pi) d’altitude, la haute terrasse du Günz est composée de sables, graviers et galets rubéfiés reposant, à des profondeurs variables, sur les formations argileuses tertiaires riches en smectites, puis entre 20 et 25 mètres (66 et 82 pi), s’étagent les moyennes terrasses du Riss, de sables, graviers et galets dans une matrice sablo-argileuse. Sur les versants et bas de versants, s’épandent les formations colluviales sablo-argileuses et graveleuses sur sables, graviers et galets, puis sur argiles sableuses.

Le climat, comme l’ensemble de la Gironde, en bordure de l’Océan Atlantique, est océanique tempéré, avec des écarts de températures modérés favorisant la culture de la vigne. La situation de la zone géographique au confluent des cours de l’Isle et de la Dordogne explique aussi la régulation des températures. Sa situation au nord-est de la Gironde lui confère des nuances continentales perceptibles par des températures plus élevées en été et en automne, favorisant la maturation des raisins.

Le paysage de l’appellation « Pomerol » est caractérisé par une grande homogénéité territoriale, très sobre, entièrement couvert de vignobles au relief doux, parsemé d’élégants châteaux viticoles ou de plus humbles demeures de calcaire blanc et dominé par la flèche de l’église de son bourg.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire géographique, sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2021, est limitée au territoire des communes et parties de communes suivantes du département de la Gironde :

a)  la commune de Pomerol,

b)  la partie du territoire de la commune de Libourneprévue par le jugement du tribunal civil de Bordeaux en date du 29 décembre 1928, limitée au nord par la rivière la Barbanne, à l’est par la limite de la commune de Pomerol, au sud par le ruisseau de Tailhas, à l’ouest par la route départementale 910, le boulevard Beauséjour, l’avenue Georges Clémenceau, la rue du Docteur-Nard, l’avenue de l’Europe et la voie ferrée de Libourne à Bergerac,

c)  la parcelle située sur la commune de Lalande-de-Pomerol mentionnée en annexe 1-A, qui produit des vins d’appellation d’origine contrôlée « Pomerol » en vertu du jugement du tribunal civil de Bordeaux du 29 décembre 1928,

d)  les parcelles indiquées en annexe1-B pour la commune de Saint-Emilion,

e)  les parcelles indiquées en annexe1C pour les communes suivantes: Les Artigues-de-Lussac, Lalande-de-Pomerol, Libourne, Lussac, Montagne, Néac et Saint-Emilion.

La récolte des raisins est autorisée sur les territoires visés aux alinéas a), b), c) et d) précédents.

La vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont autorisés sur les territoires visés aux alinéas a), b), c) et e) précédents.

Pour consulter le détail de la délimitation, cliquer sur le lien suivants : https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/document_administratif-458a787d-1989-4268-a537-d9dea8972ab7

Petrus. Source: Source Wikimedia Commons

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Aucune

CÉPAGES PRINCIPAUX

merlot N, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N et petit verdot N.

Pas de restriction pour les assemblages

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 60 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 500 pieds par hectare.
Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre. b) – Règles de taille.
La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz) et selon les techniques suivantes :
– taille en Guyot simple ou Guyot double ;
– taille à coursons (cots) en cordon de Royat ;
– taille à longs bois (astes).
Chaque pied porte un maximum de 10 yeux francs.

Il est autorisé d’irriguer les parcelles de vignes en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin. La charge maximale à la parcelle est diminuée pour les parcelles irriguées.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ».
Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 20 octobre 2021

PRÉSENTATION DE LA RÉGION VITICOLE

Le vignoble de Pomerol se situe sur le plateau descendant en terrasses successives vers la vallée de l’Isle, au confluent de la Dordogne. 

Il est limité
– au nord par le ruisseau de la Barbanne, affluent de l’Isle. On raconte qu’il séparait les pays de la langue d’Oc de ceux de la langue d’Oil,
– à l’est par Saint-Émilion,
– au sud et à l’ouest par la ville de Libourne.


La superficie de la région viticole est de 813 hectares / 2 009 acres (soit 0,7% de la surface viticole du vignoble Bordelais) qui produisent un peu plus de 30 000 hectolitres (792 515 US gallons) de vin que se répartissent 139 récoltants déclarants.

 
La distribution des vins de Pomerol est assurée à environ 70% par le négoce de Libourne et de Bordeaux. 

Le marché français représente 40% de la production alors que le marché des exportations en absorbe 60% en direction de l’Allemagne, Benelux, Canada, Chine, Corée, Grande-Bretagne, Suisse, Etats-Unis. 

HISTOIRE

Bien qu’il soit difficile de déterminer exactement quand les vignes ont été plantées pour la première fois dans la région de Pomerol, il existe suffisamment d’indices voire de preuves qui montrent que la viticulture était présente dans la région à l’époque des Romains.

À la chute de l’Empire romain, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem cultivèrent la vigne de la paroisse. Les pèlerins de Saint-Jacques-de- Compostelle qui suivaient l’itinéraire traditionnel de Pomerol, y trouvaient hospitalité et réconfort. Au XIIème siècle et durant tout le Moyen Âge, le vignoble de Pomerol se développa largement grâce aux Commanderies des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dont les chevaliers de l’Ordre de Malte sont aujourd’hui les héritiers.

En 1270, les Anglais fondèrent la ville de Libourne, ce qui a peut-être attiré l’attention sur le vignoble de Pomerol. Cependant, comme pour la plupart des vins bordelais, les vins de Pomerol étaient moins réputés que les vins de la rive gauche de la Garonne.

Dévasté et abandonné par les tribulations de la guerre de Cent Ans, et par les guerres de religion, le vignoble fut finalement reconstitué au cours des XVème et XVIème siècle. Les Hospitaliers établirent alors leur première commanderie en Libournais. Ils édifièrent un manoir « un hospice » hélas, disparu et une église, malheureusement détruite par un incendie au XIXième siècle. Elle sera remplacée par une église plus spacieuse, dont la flèche se dresse, aujourd’hui encore, au cœur du vignoble.

À cette époque, les négociants hollandais exerçaient une influence considérable sur le commerce du vin sur la place bordelaise car les Hollandais avait la maîtrise totale de la mer, leur flotte dominait les mers et océans. Ils ont offert aux communes de la rive droite de la Dordogne un marché en Europe du Nord (en particulier les États baltes et hanséatiques) en contournant l’emprise du port de Bordeaux sur le marché anglais. Cependant, le goût des Hollandais et de ces marchés du Nord penchait vers les vins blancs et ce sont les cépages blancs qui étaient le plus largement plantés à Pomerol pendant cette période. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que le merlot s’implanta durablement dans la région avec le recul de l’influence hollandaise.

Ce n’est qu’avec l’obtention de l’AOC Pomerol en 1936 que les cépages blancs furent formellement interdits. Les prix des meilleurs domaines sont cependant loin des prix de certains domaines de la rive gauche et sont équivalents à ceux d’un troisième cru. La famille Moueix, des négociants en vin installés dans la région en 1937, allait prendre une influence grandissante à partir de cette date avant de sécuriser la distribution exclusive du domaine de Petrus en 1945 et d’étendre son influence sur la région avec le métayage de certaines propriétés et l’achat de domaines qui deviendront des fleurons, Château Trotanoy et Château La Fleur-Pétrus puis Château Lagrange dans les années 1950. En 1964, les Moueix prendront un contrôle majoritaire dans le domaine Château Petrus avant de surfer sur la vague Parker dans les années 1982 propulsant Pomerol au firmament des régions viticoles bordelaises. Aujourd’hui les prix des vins de Pomerol se négocient à des prix stratosphériques et le Château Petrus est le vin le plus prisé et le plus cher de la place bordelaise.

L’influence de Michel Roland, propriétaire du domaine Bon Pasteur à Pomerol se fit aussi sentir à partir des années 1980 en poussant les domaines à récolter plus tard et à produire des vins plus massifs et plus boisés pour profiter de goûts de l’influent critique Robert Parker, mais les domaines de la famille Moueix resteront fidèles a la délicatesse du merlot dans cette région.

Pomerol n’a pas de classement comme certaines des autres régions prestigieuses bordelaises.

Petrus. Source: Source Wikimedia Commons

CLIMAT ET SOLS

Alors que le climat de Pomerol est globalement similaire au reste de Bordeaux dans l’influence maritime, l’éloignement de la région de la mer et de l’estuaire de la Gironde rendent le climat nettement plus continental que celui du Médoc. Cela signifie que Pomerol connaît plus de variations de température diurnes pendant la saison de croissance, entre les maximums diurnes et les minimums nocturnes. De plus, alors que la région connaît plus de précipitations au printemps (ce qui peut causer des problèmes au merlot pendant la floraison), il y a globalement beaucoup moins de précipitations pendant les mois d’été après la véraison. Néanmoins, la menace des pluies de vendanges est toujours présente à Pomerol, notamment pour les vignerons qui récoltent tardivement. Les principaux aléas viticoles sont les gelées printanières, qui peuvent survenir fréquemment dans la région de Pomerol et perturber des millésimes entiers.

Les sols de la région de Pomerol sont très diversifiés avec un mélange de gravier, de sable et d’argile éparpillés sur le plateau. En gros, les sols du vignoble au nord et à l’est, plus près de la frontière de Saint-Émilion ont tendance à avoir plus d’argile tandis que les sols à l’ouest et au sud deviennent plus légers et plus graveleux. La majorité du plateau de Pomerol est constituée de marnes argilo-sableuses recouvertes de graviers. Dans la région de Pomerol se trouve ce qui est décrit comme une bouttonière (ou « boutonnière ») d’argile bleue unique (connue sous le nom de molasse) reposant sur une bande de sable riche en gisements de fer connue sous le nom de crasse de fer ou machefer. C’est une petite région d’environ 20 hectares (50 acres) qui est très atypique des sols trouvés dans le reste de Pomerol. Le Château Pétrus est planté sur plus de la moitié de cette superficie, l’ influence de ce sol sur le vin a été très discutée dans la littérature et les avis des experts divergent sur la signification de ce sol sur la qualité des vins.

Certains pensent qu’il apporte des notes aromatiques de violette et de truffe alors que d’autres pensent qu’il limite la vigueur excessive de la vigne.  D’autres encore pensent qu’il empêche les racines de pénétrer profondément dans le sol empêchant ainsi la vigne de puiser dans la richesse du sol.

LES APPELLATIONS DE POMEROL

Le vignoble de Pomerol possède 2 AOPs, Pomerol AOP et Lalande de Pomerol. AOP qui produisent des vins rouges secs. .

CÉPAGES

L’encépagement est de 80% merlot, 15% de cabernet franc et de 5% de cabernet sauvignon.

LES AOPs DE POMEROL

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Vins de Bordeaux

L’APPELLATION

L’appellation Lussac Saint-Émilion est réservée aux vins tranquilles secs rouges élaborés sur le territoire de la commune de Lussac dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

La vigne est implantée dans cette région à l’époque gallo-romaine, ainsi qu’en témoignent les vestiges archéologiques tels amphores ou serpettes. Lucius, propriétaire romain d’un grand domaine agricole a même probablement donné son nom à la commune de Lussac.
Cependant le vignoble s’installe durablement au Moyen-Âge, après des périodes tourmentées de l’histoire.

Des moines cisterciens fondent l’abbaye de Faize au XIIème siècle, dans la commune voisine des Artigues-de-Lussac. Ils défrichent et plantent la vigne sur les coteaux de la commune de Lussac et leur abbé, qui porte le titre de « Baron de Lussac », fait connaître ses vins à son archevêque et ses hôtes.

En 1152, l’Aquitaine devient britannique par l’alliance d’Aliénor d’Aquitaine avec le roi d’Angleterre. Le commerce fluvial sur la Dordogne jusqu’à Bordeaux, puis maritime au départ du port de Bordeaux favorise le développement de la culture de la vigne pour produire le « claret », vin rouge clair dont les Anglais sont friands. Ceux-ci perçoivent aux portes de Libourne, dès sa fondation en 1270, des « droits ou coutumes » sur les vins qui descendent la Dordogne et surtout ceux du Saint- Emilionnais.

L’originalité du vignoble libournais et notamment lussacais tient surtout à sa structure foncière et sociale. La terre appartient à la population locale, paysanne ou bourgeoise, mais peu à la noblesse car trop éloignée de Bordeaux. Ceci explique le caractère très morcelé du paysage du vignoble.

L’unité de cette région est liée à sa petite capitale, Libourne, ville et port où un négoce florissant, jouant un grand rôle dans la promotion des vins, s’installe. Jusqu’au XIXème siècle la paroisse de Lussac compte encore plus de 1 300 hectares de terres labourables et plusieurs moulins à vent et à eau. Le vignoble se développe au XXème siècle, après la crise phylloxérique, et la vigne devient une culture presque exclusive.

Par jugement du Tribunal de Libourne en date du 24 novembre 1921, le nom de « Saint-Emilion » est réservé aux communes de l’ancienne juridiction de Saint- Emilion, dont ne fait pas partie la commune de Lussac. Cependant, la Cour de Bordeaux, par un arrêt du 19 février 1923, reconnaît par un jugement devenu définitif, que les vins originaires de la commune de Lussac peuvent bénéficier, en vertu des usages locaux, loyaux et constants, du nom de « Saint-Emilion », à condition que le nom de la commune d’origine y soit joint, constituant alors le nom de l’appellation d’origine contrôlée « Lussac Saint-Emilion ».

L’encépagement est très largement dominé par le cépage merlot N, cépage qui se répand dans la région bordelaise à l’apparition du greffage, nécessité par la crise phylloxérique de la fin du XIXème siècle.

La production est familiale avec des exploitations morcelées cultivant une superficie moyenne de 8 hectares (20 acres).
Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Lussac Saint-Emilion »» couvre, en 2009, 1 461 hectares (3 610 acres) pour une production moyenne de 75 000 hectolitres (1,98 M d’US gallons) par an.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Lussac Saint-Emilion » est caractérisée par des coteaux sur calcaires à « astéries » déposés lors de transgressions marines de l’Oligocène.
Un réseau hydrographique important entaille ces coteaux, soulignant le relief, comme par exemple la Butte de Picampeau d’une altitude de 81 mètres (266 pi).
Les pentes laissent affleurer les molasses du « fronsadais », sablo-argileuses, et des faciès plus argileux. Vers le nord, l’altitude diminue doucement jusqu’au ruisseau du Palais, qui fixe la limite septentrionale de la commune de Lussac, avec des recouvrements par une formation détritique venue du Massif Central à l’Eocène et à l’Oligocène et constituée de sables, graviers et argiles sableuses.

La zone géographique s’étend sur le territoire de la seule commune de Lussac, située au nord-est du département de la Gironde, en pays libournais.
Les sols caractéristiques sont lessivés et à fertilité faible.

On distingue :

– les sols à dominante argilo-calcaire, au sud et au cœur de la commune,
– les sols à texture sablo-argileuse ou sablo-limoneuse avec quelques graviers épars, au nord de la commune.
Le paysage de l’appellation d’origine contrôlée « Lussac Saint-Emilion », bordé par les bois du Landais au nord-est, par la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Puisseguin Saint-Emilion » au sud et par la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Montagne-Saint-Emilion » à l’ouest, est ainsi caractérisé par un relief tourmenté, constitué de collines couvertes de vignes, de bosquets, d’élégants châteaux et de petits hameaux construits en pierres calcaires. De nombreux ruisseaux, au fond de vallons boisés, serpentent entre ces collines.
Au nord de la commune de Lussac, il reste, au cœur des calcaires à « astéries » qui forment des plateaux tabulaires au sol peu profond, d’anciennes carrières à ciel ouvert ou souterraines exploitées durant plusieurs siècles pour la construction de l’habitat. Au cours du temps, l’homme a façonné le paysage pour faciliter le travail de la vigne.

Le climat, comme l’ensemble de la Gironde, en bordure de l’Océan Atlantique, est un climat tempéré océanique, avec des écarts de températures modérés favorisant la culture de la vigne. La situation de la zone géographique, au nord-est de la Gironde, confère à ce climat des nuances continentales perceptibles par des températures plus élevées en été et en automne, favorisant la maturité des raisins. Le climat océanique, imprévisible et accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine d’un l’effet millésime marqué.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune du département de la Gironde de Lussac.

Source: Vins de Bordeuaux

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de dérogation est supprimée:

PRINCIPAUX CÉPAGES

Merlot N, cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, petit verdot N

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N (ou malbec), merlot N ;

– cépages accessoires : carmenère N, petit verdot N.

Les vins ne peuvent être issus des seuls cépages accessoires.
La proportion des cépages accessoires est inférieure ou égale à 10% de l’assemblage final du lot de vin conditionné.

RENDEMENTS MAXIMAUX

65 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 500 pieds par hectare.
L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2 mètres et l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille.
La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes favorisant l’étalement et l’aération de la végétation sur un seul plan de palissage, tout en limitant le nombre de grappes :
– taille en Guyot simple ou Guyot double ;
– taille à coursons (cots) en cordon de Royat ou en éventail ;
– taille à longs bois (astes).
Chaque pied porte un maximum de 12 yeux francs.
Dans tous les cas, le chevauchement des longs bois (astes) est interdit.
c) – Irrigation
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin.

Suppression du tri obligatoire la vendange lorsque que la vendange a un pourcentage supérieur à 5 % de baies présentant un état sanitaire dégradé ou un niveau de maturité insuffisant. (ajout du 11 janvier 2024 )

Les produits bénéficiant du SIQO « Lussac Émilion » sont issus soit : (ajout du 11 janvier 2024 )

1.     D’exploitations certifiées en agriculture biologique incluant l’atelier de production concerné par le contrôle des signes d’identification de la qualité et de l’origine SIQO [1].

2.     D’exploitations certifiées de niveau 3 de la certification environnementale des exploitations, au titre du CRPM (Code rural et de la pêche maritime).  

3.      D’exploitations certifiées de niveau 2 de la certification environnementale des exploitations, au titre du CRPM ;

4.      D’exploitations adhérant à une démarche bénéficiant d’une reconnaissance d’équivalence totale au niveau 2 de la certification environnementale, au titre du CRPM ;

  • D’exploitations adhérant à une démarche bénéficiant d’une reconnaissance d’équivalence partielle de niveau 2 de la certification environnementale pour l’atelier correspondant à la production du SIQO, au titre du CRPM.

Les pieds morts doivent être évacués des parcelles, tout stockage de ces pieds morts est interdit sur les parcelles.

Le désherbage chimique total des parcelles est interdit.


Tout opérateur calcule et enregistre son Indice de Fréquence de Traitement.


[1] Le contrôle des produits sous signes d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO) permet de s’assurer que ces produits sont élaborés selon les éléments définis dans chacun des cahiers des charges qui les caractérise. Ils sont accrédités par le comité français d’accréditation (COFRAC), et obtiennent un agrément de l’INAO qui assure également la défense des différents SIQO et veille, tant en France qu’au plan international, à prévenir les usurpations.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ». Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 11 janvier 2024

Vins de Bordeaux

L’APPELLATION

L’appellation Puisseguin Saint-Émilion est réservée aux vins tranquilles secs rouges élaborés sur le territoire de la commune de Puisseguin, dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

La vigne est probablement implantée dans cette région à l’époque gallo-romaine, ainsi qu’en témoignent les vestiges archéologiques tel l’aqueduc creusé dans la roche sous le château de Roques.

Etabli sur un superbe tertre naturel dominant le ruisseau de la Barbanne, face au célèbre plateau de Saint-Emilion, Puisseguin associe dans son nom le mot « Puy » qui signifie « Mont » à celui de Seguin. Aux environs de l’an 800, ce lieutenant de Charlemagne s’installe sur ce lieu stratégique et y fait construire un imposant château.

L’histoire du vignoble est entrecoupée par des périodes de conflits féodaux, puis par trois siècles de rivalité entre la Couronne de France et celle d’Angleterre sur la province de Guyenne. Il prend véritablement son essor au XVIIIème siècle sous l’influence d’un pionnier de l’agronomie viticole, Pierre Combret de La Nauze, qui introduit les cépages nobles, et pressent le formidable potentiel de ce site. L’originalité du vignoble libournais tient surtout à sa structure foncière et sociale. La terre appartient à la population locale, paysanne ou bourgeoise, mais peu à la noblesse, car trop éloignée de Bordeaux. Ceci explique le caractère très morcelé du paysage du vignoble.
L’unité de cette région est liée à sa petite capitale, Libourne, ville et port où un négoce florissant, jouant un grand rôle dans la promotion des vins, s’installe. Le vignoble se développe au XXème siècle, après la crise phylloxérique, et la vigne devient une culture presque exclusive.
Par jugement du Tribunal de Libourne en date du 24 novembre 1921, le nom de « Saint-Emilion » est réservé aux communes de l’ancienne juridiction de Saint- Emilion, dont ne fait pas partie la commune de Puisseguin. Cependant la Cour de Bordeaux, par un arrêt du 19 février 1923, reconnaît par un jugement devenu définitif, que les vins originaires de la commune de Puisseguin peuvent bénéficier, en vertu des usages locaux, loyaux et constants, du nom de « Saint-Emilion », à condition que le nom de la commune d’origine y soit joint, constituant alors le nom de l’appellation d’origine contrôlée « Puisseguin Saint-Emilion ».

L’encépagement est très largement dominé par le cépage merlot N, cépage qui se répand dans la région bordelaise à l’apparition du greffage, nécessité par la crise phylloxérique de la fin du XIXème siècle.
La production est familiale avec des exploitations morcelées cultivant une superficie moyenne de 7 hectares (17,3 acres).

Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Puisseguin Saint-Emilion » couvre, en 2009, 731 hectares (1 806 acres) pour une production moyenne de 35 000 hectolitres (925 000 US gallons) par an.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Puisseguin Saint- Emilion » est limitée à une partie de la commune de Puisseguin, correspondant à cette commune telle qu’elle était définie avant sa fusion avec celle de Monbadon en 1989. Cette zone est située au nord-est du département de la Gironde, à 48 kilomètres au nord-est de Bordeaux et à 10 kilomètres (6,2 mi) au nord-est de Saint- Emilion, en pays libournais.

Le substrat géologique est caractérisé, dans la partie centrale de la zone géographique, par les terrains tertiaires aquitains d’origine marine représentés par un plateau calcaire à « astéries », dont l’altitude atteint 100 mètres (328 pi).
Le relief est le résultat de la destruction partielle de ces formations par les rivières (ruisseau de La Barbanne en particulier). Le coteau, au pied de la table calcaire, laisse apparaître la molasse du « fronsadais », formation lacustre constituée d’une roche calcaire tendre à texture fine.
Au nord et sur une frange à l’est et à l’ouest, cette assise disparaît, au profit d’un système détritique dénommé « Sables et graviers du Périgord », dépôts lenticulaires caractérisés par une alternance de sables grossiers ou de graviers avec des intercalations d’argiles silteuses.
Sur le plateau calcaire, les sols sont argilo-calcaires de couleur rouge, peu épais, avec des faciès plus argileux sur la molasse du « fronsadais ». Sur les formations détritiques, les sols présentent des textures sablo-argileuses ou sablo-limoneuses avec quelques graviers épars. Ce sont des sols souvent lessivés de fertilité faible.

Le paysage au relief tourmenté est constitué de collines où l’on trouve une mosaïque de parcelles de vignes couvrant les pentes et le plateau, ponctuées de bosquets ou des parcs de châteaux. Les fonds de vallons, souvent boisés et frais rompent la monotonie et soulignent le vignoble. L’extraction de la pierre a laissé de superbes caves monolithes exploitées comme chais car la température constante, entre 12°C et 16°C (53,6 et 60,8 oF), et l’hygrométrie conviennent parfaitement à la conservation des vins. Au cours du temps, l’homme a façonné le paysage pour faciliter le travail de la vigne.

Le climat, comme l’ensemble de la Gironde, en bordure de l’Océan Atlantique, est un climat tempéré océanique, avec des écarts de températures modérés favorisant la culture de la vigne. La situation de la zone géographique, au nord-est de la Gironde, confère à ce climat des nuances continentales perceptibles par des températures plus élevées en été et en automne, favorisant la maturité des raisins. Le climat océanique, imprévisible et accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine d’un l’effet millésime marqué.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune du département de la Gironde de Puisseguin, constitué par les sections cadastrales TA, A1 à A5, B1 à B5, C1 à C4, D1 à D6 et E1 à E4, et qui correspondent au territoire de cette commune tel qu’il était défini avant sa fusion avec la commune de Monbadon au 1er janvier 1989 (arrêté préfectoral du 10 novembre 1988).

Source:https://vins-saint-emilion.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Abzac, Les Artigues-de-Lussac, Castillon-la-Bataille, Lalande-de-Pomerol, Lussac, Montagne, Néac, Petit-Palais- et-Cornemps, Pomerol, Saint-Cibard, Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Emilion, Saint-Etienne-de-Lisse, Saint-Genès-de-Castillon, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent- des-Combes, Saint-Médard-de-Guizières, Saint-Pey-d’Armens, Saint-Philippe- d’Aiguille, Saint-Sulpice-de-Faleyrens, Tayac, Vignonet et Libourne, pour la partie de son territoire limitée au sud par le ruisseau la Capelle et son prolongement jusqu’au chemin vicinal no 28, par ce chemin jusqu’à la Dordogne et par la voie ferrée Bordeaux–Bergerac.

PRINCIPAUX CÉPAGES

merlot N, franc N , cabernet-Sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, petit verdot N

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N (ou malbec), merlot N ;

– cépages accessoires : carmenère N, petit verdot N.

Les vins ne peuvent être issus des seuls cépages accessoires.
La proportion des cépages accessoires est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage final du lot de vin conditionné.

RENDEMENTS MAXIMAUX

65 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 500 pieds par hectare.
Ces vignes présentent un écartement entre les rangs supérieur à 2 mètres, et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille
La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes favorisant l’étalement et l’aération de la végétation sur un seul plan de palissage tout en limitant le nombre de grappes :
– taille en Guyot simple ou Guyot double ;
– taille à coursons (cots) en cordon de Royat ou en éventail ;
– taille à longs bois (astes).
Chaque pied porte un maximum de 12 yeux francs.
Dans tous les cas, le chevauchement des longs bois (astes) est interdit.
c) – Irrigation
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée, conformément aux dispositions de l’article D. 645-5 du code rural et de la pêche maritime, qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ». Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 12 janvier 2018

Vins de Bordeaux

L’APPELLATION

L’appellation Montagne-Saint-Émilion est réservée aux vin tranquilles secs rouges élaborés sur le territoire de la commune de Montagne, dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

La présence de vigne dans cette région est attestée depuis près de deux mille ans. On trouve sur cette commune les vestiges d’une grande villa gallo-romaine du siècle d’Ausone, poète du IVème siècle.
En 1152, l’Aquitaine devient anglaise par l’alliance d’Aliénor d’Aquitaine avec le roi d’Angleterre, ce qui favorise le développement de la culture de la vigne. La ville de Libourne, dès sa fondation en 1270, est un moyen, pour les Anglais, de commercialiser les vins qui descendent la Dordogne et surtout ceux du Saint- Emilionnais.
Au Moyen-Âge, la culture de la vigne se développe également sous l’influence des ordres religieux. De cette époque restent de beaux témoignages architecturaux tels que les églises romanes de Montagne elle-même, classée monument historique, de Parsac et de Saint-Georges, ainsi que le château des Tours du XIVème siècle.
Jusqu’à la fin du XIXème siècle, l’encépagement était composé d’anciens cépages locaux tant rouges que blancs. Il est très largement dominé aujourd’hui par le cépage merlot N, cépage qui s’est répandu en Bordelais au moment du greffage, nécessité par la crise phylloxérique de la fin du XIXème siècle. Le greffage a réduit la tendance de ce cépage à la coulure et au millerandage.

Par jugement en date du 24 novembre 1921, le Tribunal de Libourne a reconnu que les vins originaires de la commune de Montagne peuvent bénéficier, en vertu des usages locaux, loyaux et constants, du nom de « Saint-Emilion », à condition que le nom de la commune d’origine y soit joint, de façon à former l’appellation d’origine contrôlée « Montagne-Saint-Emilion».

Depuis quelques décennies, l’espace agricole de la commune est en presque totalité consacré à la monoculture de la vigne. La production y reste familiale, les exploitations ayant une surface moyenne de sept hectares (17 acres). Le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Montagne-Saint-Emilion » couvre, en 2010, 1793 hectares (4 431 acres) pour une production moyenne de 80 000 hectolitres (2,11 M d’US gallons) par an.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Montagne-Saint- Emilion », dont le nom traduit le relief très vallonné, est limitée au territoire de la commune de Montagne dans le département de la Gironde. Cette commune se situe à 45 kilomètres de Bordeaux, en pays libournais, à 10 kilomètres (6,2 mi) au nord-est de Libourne. Les villages, surplombant la vallée de la Barbanne, étroite rivière séparant la commune de la juridiction de Saint-Emilion, au sud, sont perchés sur une colline à 86 mètres (282 pi) d’altitude.

Le socle géologique de l’appellation d’origine contrôlée « Montagne-Saint- Emilion » est constitué d’un soubassement tertiaire constitué de dépôts calcaires lors de transgressions marines de l’oligocène. Ces roches calcaires friables ont été entaillées par les ruisseaux tels que la Barbanne, séparant le plateau de Saint- Emilion de celui de Montagne. C’est sur le plateau calcaire que se sont construits les villages de Montagne, Saint-Georges et Parsac. Dans la partie ou commune, durant le Quaternaire, la rivière l’Isle est à l’origine de dépôts alluviaux constituant des terrasses sablo-graveleuses, tandis qu’au nord-est et au sud-est, en pied de coteau, on trouve des sols, issus de la roche-mère détritique, de texture sablo-argileuse ou sablo-limoneuse et présentant quelques graviers.

La majeure partie des paysages de l’appellation d’origine contrôlée « Montagne- Saint-Emilion » est ainsi caractérisée par des coteaux de sols argilo-calcaire sur calcaire à astéries, bénéficiant de belles expositions. Ces coteaux sont généralement couverts de vignobles, ponctués de quelques bosquets et de domaines viticoles. Sur la butte de Calon, le point culminant du Libournais à 114 mètres (374 pi) d’altitude, subsistent cinq moulins à vent des XVIème et XVIIème siècles. Les villages, constitués en majorité d’un habitat ancien en pierre calcaire locale, couverts de tuiles, sont typiques de la région libournaise.

Le climat, comme l’ensemble de la Gironde, en bordure de l’Océan Atlantique sous l’influence du courant du Gulf Stream, est tempéré océanique, avec des écarts de températures modérés favorisant la culture de la vigne. Sa situation au nord-est de la Gironde lui confère des nuances continentales perceptibles par des températures plus élevées en été et en automne, favorisant la maturation des raisins. La flore locale en témoigne par la présence sporadique d’espèces méditerranéennes telles que chênes verts et figuiers. Le climat océanique, imprévisible et accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine de l’effet millésime marqué.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Montagne, dans le département de la Gironde.

Source: https://www.montagnesaintemilion.com

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes
– du département de la Gironde : Abzac, Les Artigues-de-Lussac, Les Billaux, Lalande-de-Pomerol, Libourne, Lussac, Néac, Petit-Palais-et-Cornemps, Pomerol, Puisseguin, Puynormand, Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Denis-de-Pile, Saint-Emilion, Saint-Etienne-de-Lisse, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-des- Combes, Saint-Pey-d’Armens, Saint Philippe d’Aiguille, Saint-Sulpice-de- Faleyrens, Sainte-Colombe et Vignonet.
– du département de la Dordogne : Minzac.

PRINCIPAUX CÉPAGES

merlot N, cabernet -franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N –malbec, petit verdot N

I

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N (ou malbec) et merlot N ;

– cépages accessoires : carménère N et petit verdot N.

Les cépages principaux représentent au minimum 70 % dans les assemblages.

RENDEMENTS MAXIMAUX

65 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 500 pieds par hectare.
L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2 mètres et l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille.
La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes favorisant l’étalement et l’aération de la végétation sur un seul plan de palissage, tout en limitant le nombre de grappes :
– taille en Guyot simple ou Guyot double ;
– taille à coursons (cots) en cordon de Royat ou en éventail ;
– taille à longs bois (astes).
Chaque pied porte un maximum de 12 yeux francs.
Dans tous les cas, le chevauchement des longs bois (astes) est interdit.
c) – Irrigation
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ». Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 11 septembre 2019

Vins de Bordeaux

L’APPELLATION

L’appellation Saint-Georges-Saint-Émilion est réservée aux vins tranquilles secs rouges élaborés sur une partie du territoire de certaines communes dans le département de la Gironde.

x

La présence de vigne dans cette région est attestée depuis près de deux mille ans, développée par les Gallo-romains. On trouve, sur le territoire de l’ancienne commune de Saint-Georges, les vestiges d’une grande villa gallo-romaine du siècle d’Ausone, poète du IVème siècle. Sur ces terres s’est construit le château Saint-Georges ayant appartenu à Henri IV.

En 1152, l’Aquitaine devient anglaise par l’alliance d’Aliénor d’Aquitaine avec le roi d’Angleterre. Le commerce fluvial sur la Dordogne jusqu’à Bordeaux, puis maritime au départ du port de Bordeaux favorise le développement de la culture de la vigne pour produire le « claret », vin rouge clair dont les Anglais sont friands. La ville de Libourne, dès sa fondation en 1270, est un moyen, pour les Anglais, de percevoir des droits ou coutumes sur les vins qui descendent la Dordogne et surtout ceux du Saint-Emilionnais.

Au Moyen-Âge, la culture de la vigne se développe également sous l’influence des ordres religieux. De cette époque restent de beaux témoignages architecturaux tels que l’église romane de Saint-Georges rattachée au chapitre religieux de Saint-Emilion.

L’originalité du vignoble libournais tient surtout à sa structure foncière et sociale. La terre appartenait à la population locale, paysanne ou bourgeoise, mais peu à la noblesse car trop éloignée de Bordeaux. Ainsi s’est constitué le paysage très morcelé du vignoble. L’unité de ce pays lui venait de sa petite capitale, Libourne, ville et port où un négoce florissant, jouant un grand rôle dans la promotion des vins, s’est installé.

L’encépagement de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Georges-Saint- Emilion » est très largement dominé par le cépage merlot N, cépage qui s’est répandu en Bordelais au moment du greffage, nécessité par la crise phylloxérique de la fin du XIXème siècle. Le greffage a réduit la tendance de ce cépage à la coulure et au millerandage. Albert Macquin, ingénieur agronome, pépiniériste et viticulteur à Saint-Georges, y a développé cette technique de greffage en 1893.

Par jugement, le tribunal de Libourne en date du 24 novembre 1921 a reconnu que les vins originaires de la commune de Saint-Georges peuvent bénéficier, en vertu des usages locaux, loyaux et constants, du nom de « Saint-Emilion », à condition que le nom de la commune d’origine y soit joint, de façon à former l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Georges-Saint-Emilion».

La production y reste familiale, les exploitations ayant une surface moyenne de huit hectares. Le vignoble de l’appellation Saint-Georges-Saint-Emilion couvre, en 2010, 200 hectares (495 acres) pour une production moyenne de 9 000 hectolitres par an. Saint- Emilion » est très largement dominé par le cépage merlot N, cépage qui s’est répandu en Bordelais au moment du greffage, nécessité par la crise phylloxérique de la fin du XIXème siècle. Le greffage a réduit la tendance de ce cépage à la coulure et au millerandage. Albert Macquin, ingénieur agronome, pépiniériste et viticulteur à Saint-Georges, y a développé cette technique de greffage en 1893.

Par jugement, le tribunal de Libourne en date du 24 novembre 1921 a reconnu que les vins originaires de la commune de Saint-Georges peuvent bénéficier, en vertu des usages locaux, loyaux et constants, du nom de « Saint-Emilion », à condition que le nom de la commune d’origine y soit joint, de façon à former l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Georges-Saint-Emilion».

La production y reste familiale, les exploitations ayant une surface moyenne de huit hectares. Le vignoble de l’appellation Saint-Georges-Saint-Emilion couvre, en 2010, 200 hectares pour une production moyenne de 9 000 hectolitres (237 755 US gallons) par an.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Georges-Saint- Emilion », est constituée d’un plateau calcaire où s’est construit le village de Saint- Georges dominant le ruisseau la Barbanne. Elle est limitée à une partie du territoire de la commune de Montagne correspondant à l’ancienne commune de Saint-Georges avant la fusion des deux communes en 1973. Cette zone géographique se situe à 45 kilomètres de Bordeaux, en pays libournais, dans le département de la Gironde.
Le socle géologique de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Georges-Saint- Emilion » est constitué d’un soubassement tertiaire constitué de dépôts calcaires lors de transgressions marines de l’oligocène. Ces roches calcaires friables ont été entaillées par des ruisseaux tels que la Barbanne, étroite rivière séparant au sud l’ancienne commune de Saint-Georges de la juridiction de Saint-Emilion.

Le paysage de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Georges-Saint-Emilion » est ainsi caractérisé par une grande homogénéité territoriale de coteaux couverts de vignes et ponctués de quelques bosquets et châteaux. Ces coteaux sont constitués de sols argilo-calcaire sur calcaire à astéries, bénéficiant d’une belle exposition sud et de sols que l’on retrouve dans les terroirs de coteaux de « Saint- Emilion », sa voisine.

Le climat, comme l’ensemble de la Gironde, en bordure de l’Océan Atlantique sous l’influence du courant du Gulf Stream, ( Dérive Nord-atlantique) est tempéré océanique, avec des écarts de températures modérés favorisant la culture de la vigne. Sa situation au nord-est de la Gironde lui confère des nuances continentales perceptibles par des températures plus élevées en été et en automne, favorisant la maturation des raisins. La flore locale en témoigne par la présence sporadique d’espèces méditerranéennes telles que chênes verts et figuiers. Le climat océanique, imprévisible et accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine de l’effet millésime marqué.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur la partie du territoire de la commune de Montagne, dans le département de la Gironde, constituée par les sections cadastrales 410A1, 410A2, 410B1, 410B2, 410B3 et 410B4, qui correspondent au territoire de l’ancienne commune de Saint-Georges, tel qu’il était défini avant sa fusion avec la commune de Montagne au 1er mars 1973.

Source: https://www.bordeaux.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Lalande-de-Pomerol, Libourne, Lussac, la partie du territoire de la commune de Montagne non mentionnée au 1° ci- dessus, Néac, Pomerol, Puisseguin, Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Denis- de-Pile, Saint-Emilion, Saint-Etienne-de-Lisse, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-des- Combes, Saint-Pey-d’Armens, Saint-Sulpice-de-Faleyrens et Vignonet.

PRINCIPAUX CÉPAGES

merlot N, franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, petit verdot N

Pas de restriction pour les assemblages

RENDEMENTS MAXIMAUX

65 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 500 pieds par hectare.
L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2 mètres et l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille.
La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes favorisant l’étalement et l’aération de la végétation sur un seul plan de palissage, tout en limitant le nombre de grappes :
– taille en Guyot simple ou Guyot double ;
– taille à coursons (cots) en cordon de Royat ou en éventail ;
– taille à longs bois (astes).
Chaque pied porte un maximum de 12 yeux francs.
Dans tous les cas, le chevauchement des longs bois (astes) est interdit.
c) – Irrigation
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ». Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 19 décembre 2012

Vins de Bordeaux

L’APPELLATION

L’appellation Saint-Émilion Grand cru est un vin rouge tranquille sec élaborés le sur le territoire de certaines communes du département de la Gironde avec un cahier des charges plus rigoureux que pour celui de l’appellation Saint-Émilion.

HISTOIRE

Ce site, occupé très tôt par l’homme, voit la vigne arriver probablement lors de l’occupation romaine. Les travaux archéologiques ont mis à jour les vestiges de villas romaines et font du site du Palat, près du château Ausone, la résidence la plus plausible pour le célèbre poète-vigneron dont le souvenir et le nom habitent si fortement ces lieux.

En 1152, le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du roi Henri II Plantagenêt fait passer l’Aquitaine sous domination anglaise. Comme beaucoup de cités, Saint-Emilion, devenue entre-temps un centre très important de vie religieuse avec l’établissement de la Collégiale et de son cloître, voulut acquérir ses droits. Largement confirmés au XIIIème siècle, les droits acquis par la charte de Falaise en 1199 favoriseront un essor considérable du vignoble sous l’occupation anglaise. La création du port de Libourne, en 1269, ouvrira largement la route aux expéditions de vins. L’octroi de nouveaux privilèges par Edouard Ier, en 1289, confirme et étend les prérogatives de la Jurade de Saint-Emilion aux paroisses voisines qui formeront désormais sa juridiction.

A la veille de la révolution, le vignoble de Saint-Emilion est profondément marqué par ses structures foncières, socio-économiques, qui avaient évolué dès la fin du Moyen Âge. Alors que, dans d’autres régions viticoles du Bordelais, on passera directement du système féodal à la constitution de grands domaines viticoles, le Libournais se caractérise par de petites unités d’exploitations. Elles expliquent en grande partie l’extrême morcellement du vignoble actuel.

Au début du XIIIème siècle, la poussée de la demande anglaise et hollandaise entraîne une formidable expansion du vignoble de Saint-Emilion, dont la superficie va doubler dans le premier tiers du XIIIème siècle. On voit apparaître à cette époque, sur les coteaux, des plantations en « règes » (en rangs palissés dont l’écartement est inférieur à un mètre) homogènes avec des cépages adaptés.

Les vins sont déjà issus d’assemblage de différents cépages, les trois principaux étant le cépage merlot N, le cépage cabernet franc N et le cépage cabernet- sauvignon N. Plus anecdotiques, le cépage carmenère N et le cépage cot N (ou malbec) peuvent être associés ainsi que le cépage petit verdot N, à titre accessoire.

En 1884, est créé à Saint-Emilion le premier syndicat viticole de France. Il sera le ferment de la politique qualitative menée depuis sur ce vignoble.
Jusqu’à la Révolution de 1789, ce fut la Jurade qui assura ce rôle. Un siècle plus tard, le vote de la loi du 21 mars 1884, permettant au monde agricole de créer des syndicats professionnels, redonne aux viticulteurs de Saint-Emilion de nouveaux instruments pour défendre et promouvoir leur production.

En 1936, l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Emilion » est définie par décret, sa zone géographique reposant sur les limites historiques de la Jurade de Saint- Emilion.
En 1954, le décret du 7 octobre hiérarchisait quatre appellations sur le même territoire : « Saint-Emilion », « Saint-Emilion grand cru », « Saint-Emilion grand cru classé » et « Saint-Emilion premier grand cru classé ». Le premier classement eut lieu en 1955, complété en 1958, et devant être révisé tous les dix ans.
Depuis 1984, seules les appellations « Saint-Emilion » et « Saint-Emilion grand cru » subsistent, les « crus classés » n’appartenant qu’à cette dernière. « Saint- Emilion grand cru » se distingue de « Saint-Emilion » par des conditions de production plus draconiennes, charge et rendement moindres, plus grande maturité, longue durée d’élevage produisant des vins de plus grande richesse et de plus longue garde.
En 2010, environ 650 producteurs élaborent, en moyenne, 150 000 hectolitres (3,96 M d’US gallons) de vins bénéficiant de cette appellation d’origine contrôlée.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Emilion grand cru », identique à celle de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Emilion », est située à l’est de la ville de Libourne, autour de la cité de Saint-Emilion, et est constituée d’un plateau calcaire dominant la Dordogne au sud et limité par le ruisseau de la Barbanne au nord.

Ce territoire s’étend sur huit communes et une partie de la commune de Libourne en Gironde.

Parallèle à la Dordogne, et sa vallée couverte de vignes, se dresse une première ligne de coteaux linéaires, abrupts, et formant des « combes », vallées en forme d’amphithéâtres. C’est dans l’une d’elles, orientée au sud, qu’a été construite la cité de Saint-Emilion, village médiéval calcaire aux toits de tuiles rousses ou grises, ceint de remparts. La corniche culmine à 100 mètres d’altitude, soulignée par les chênes verts de la ceinture dite « méditerranéenne ».

Au centre du vignoble subsiste un plateau calcaire à astéries datant de l’ère tertiaire. Sur ce plateau, on rencontre différents types de sols :

– à l’ouest de la cité de Saint-Emilion, les sols calcaires, peu épais et de texture légère (le plus souvent sablo-limoneuse) ;

– à l’est, essentiellement des sols argilo-calcaires, peu lourds et peu épais ;
– au centre du plateau, une couverture limono-argileuse assez épaisse.
Autour de ce plateau, la molasse dite du « Fronsadais » (oligocène) affleure sur les pentes généralement plus accentuées au sud et à l’ouest qu’au nord. Elle porte, le plus souvent, des sols calcaires, dont la texture est fréquemment argilo- limoneuse.

Le nord-ouest de la zone géographique est couvert par une nappe sableuse (alluvions quaternaires) qui renferme, localement, un niveau sablo-argileux. Par endroits, les sous-sols présentent une teneur en argile extrêmement élevée. A proximité de Pomerol (terrasse de Figeac), on rencontre une série de croupes graveleuses. Au sud (vallée de la Dordogne), des alluvions quaternaires, constituées de graves, sables et limons se répartissent de façon diversifiée.

L’extraction de la pierre a eu lieu de tous temps, laissant un réseau de galeries estimé à une centaine de kilomètres sous Saint-Emilion et les plateaux environnants. Ce réseau est fréquemment utilisé comme chai car la température constante, entre 12 °C et 16 °C (53,6 et 60,8 oF), et l’hygrométrie conviennent parfaitement à la conservation des vins.

En poursuivant vers le nord se succèdent des paysages vallonnés aux pentes douces, presque exclusivement plantés de vignes en rangs serrés, ponctués de châteaux ou bâtis anciens en pierre calcaire et de bosquets.

Les vignes sont souvent longées de murs d’enclos, faits de moellons provenant de dérochages de parcelles pour leur mise en culture.

Ce paysage modelé par des générations d’hommes qui veillent depuis des siècles à la préservation et au développement de ce patrimoine est à la fois témoin de l’histoire mais vivant et évolutif, ce qui lui a valu l’inscription en 1999 au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de paysage culturel.

La région de « Saint-Emilion » bénéficie du climat océanique tempéré du Bordelais, mais plus continental car située à l’est du département de la Gironde. Les températures sont plus élevées, aux nuances méditerranéennes, dont témoigne la présence de chênes verts. Le climat océanique est imprévisible et accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire, d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Emilion, Saint-Etienne-de-Lisse, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Pey-d’Armens, Saint-Sulpice- de-Faleyrens, Vignonet et Libourne, pour la partie de son territoire limitée au sud par le ruisseau la Capelle et son prolongement jusqu’au chemin vicinal n° 28, par ce chemin jusqu’à la Dordogne et par la voie ferrée Bordeaux-Bergerac.

Clos Fourtet. Source: By Ernmuhl at lb.wikipedia. https://commons.wikimedia.org/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins et le conditionnement, est constituée par le territoire de la commune suivante du département de la Gironde : Libourne, pour la partie de son territoire qui ne figure pas dans l’aire géographique.

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit verdot N

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, carménère N, cot N (ou malbec), merlot N ;

– cépage accessoire : petit verdot N.

Les vins ne peuvent être issus du seul cépage accessoire.
La proportion du cépage accessoire ne peut être supérieure à 10 % de l’assemblage final du lot de vin conditionné.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 55 hectolitres par hectare.

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 500 pieds par hectare.
L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2 mètres et l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille.
La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes favorisant l’étalement et l’aération de la végétation sur un seul plan de palissage, tout en limitant le nombre de grappes :
– taille en Guyot simple ou Guyot double ;
– taille à coursons (cots) en cordon de Royat ou en éventail ;
– taille à longs bois (astes).
Chaque pied porte un maximum de 12 yeux francs.
Dans tous les cas, le chevauchement des longs bois (astes) est interdit.
c) – Irrigation
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Afin de préserver les caractéristiques particulières acquises au cours de l’élevage, et conformément aux usages existants, les vins sont conditionnés en bouteilles de verre chez l’opérateur récoltant les raisins et vinifiant ces vins, ou au sein de l’unité collective de vinification dont les adhérents récoltent les raisins.

Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 1er février de la deuxième année qui suit celle de la récolte.
Le conditionnement est réalisé au plus tôt le 1er février de la deuxième année qui suit celle de la récolte.

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ».
Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’utilisation des mentions « grand cru classé » ou « premier grand cru classé » est réservée aux exploitations viticoles ayant fait l’objet d’un classement officiel homologué par arrêté conjoint du ministre de l’agriculture et du ministre chargé de la consommation, sur proposition de l’Institut national de l’origine et de la qualité. Il peut être décerné des distinctions (A et B) aux vins proposés pour la mention « premier grand cru classé » compte-tenu de leur notoriété et de leur aptitude au vieillissement.
Les vins qui sont issus de ces exploitations doivent répondre aux conditions de production fixées pour l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Emilion grand cru ». Ne peuvent figurer audit classement que les exploitations viticoles qui répondent aux dispositions du règlement fixant les conditions requises pour pouvoir bénéficier de la mention « grand cru classé » ou « premier grand cru classé », règlement homologué par arrêté conjoint du ministre de l’agriculture et du ministre chargé de la consommation, après avis de l’organisme de défense et de gestion intéressé et sur proposition de l’Institut national de l’origine et de la qualité.
Le classement susvisé est valable pour dix ans à compter de la parution de l’arrêté d’homologation.

CLASSIFICATION DES VINS DE SAINT-ÉMILION

Lire l’article pour un résumé à jour de la classification des vins de Saint-Émilion et de ses aléas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Classements_des_vins_de_Saint-Émilion

Dernière modification du cahier des charges : 12 janvier 2018

Vins de Bordeaux

L’APPELLATION

L’appellation Saint-Emilion est réservée aux vins rouges tranquilles secs élaborés sur le territoire de certaines communes du département de la Gironde.  

HISTOIRE

Ce site, occupé très tôt par l’homme, voit la vigne arriver probablement lors de l’occupation romaine. Les travaux archéologiques ont mis à jour les vestiges de villas romaines et font du site du Palat, près du château Ausone, la résidence la plus plausible pour le célèbre poète-vigneron dont le souvenir et le nom habitent si fortement ces lieux.

En 1152, le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du roi Henri II Plantagenêt fait passer l’Aquitaine sous domination anglaise. Comme beaucoup de cités, Saint-Emilion, devenue entre-temps un centre très important de vie religieuse avec l’établissement de la Collégiale et de son cloître, voulut acquérir ses droits. Largement confirmés au XIIIème siècle, les droits acquis par la Charte de Falaise, en 1199, favoriseront un essor considérable du vignoble sous l’occupation anglaise. La création du port de Libourne en 1269 ouvrira largement la route aux expéditions de vins. L’octroi de nouveaux privilèges par Edouard Ier, en 1289, confirme et étend les prérogatives de la « Jurade de Saint-Emilion » aux paroisses voisines qui formeront désormais sa juridiction.

A la veille de la Révolution, le vignoble de « Saint-Emilion » est profondément marqué par ses structures foncières, socio-économiques, qui avaient évolué dès la fin du Moyen-Age. Alors que dans d’autres régions viticoles du Bordelais, on passera directement du système féodal à la constitution de grands domaines viticoles, le Libournais se caractérise par de petites unités d’exploitations. Elles expliquent en grande partie l’extrême morcellement du vignoble actuel.

Au début du XVIIIème siècle, la poussée de la demande anglaise et hollandaise entraîne une formidable expansion du vignoble de « Saint-Emilion », dont la superficie va doubler dans le premier tiers du XVIIIème siècle. On voit apparaître à cette époque, sur les coteaux, des plantations en « règes » (en rangs palissés dont l’écartement est inférieur à un mètre) homogènes avec des cépages adaptés.

En 1884, est créé à « Saint-Emilion » le premier syndicat viticole de France. Il sera le ferment de la politique qualitative menée depuis sur ce vignoble. Jusqu’à la Révolution de 1789, ce fut la « Jurade » qui assura ce rôle. Un siècle plus tard, le vote de la Loi du 21 mars 1884 permettant au monde agricole de créer des syndicats professionnels redonne aux viticulteurs de « Saint-Emilion » de nouveaux instruments pour défendre et promouvoir leur appellation.

1931 voit la création, à « Saint-Emilion », de la première coopérative viticole du Bordelais : l’union de producteurs de Saint-Emilion.

En 1936, l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Emilion » est définie par décret, sa zone géographique reposant sur les limites historiques de la « Jurade de Saint- Emilion ». En 2010, le vignoble de « Saint-Emilion », d’une superficie de 5 500 hectares (13 590 acres) exploités par environ 650 viticulteurs, produit en moyenne 230 000 hectolitres (6,07 M d’US gallons) de vins rouges, dont une partie est revendiquée en appellation d’origine contrôlée « Saint-Emilion grand cru ».

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Emilion » située à l’est de la ville de Libourne, autour de la cité de Saint-Emilion, est constituée d’un plateau calcaire dominant la Dordogne au sud et limité par le ruisseau de la Barbanne au nord.

Ce territoire s’étend sur huit communes et une partie de la commune de Libourne en Gironde. Parallèle à la Dordogne, et sa vallée couverte de vignes, se dresse une première ligne de coteaux linéaires, abrupts, et formant des « combes », vallées en forme d’amphithéâtres. C’est dans l’une d’elles, orientée au sud, qu’a été construite la cité de Saint-Emilion, village médiéval calcaire aux toits de tuiles rousses ou grises, ceint de remparts. La corniche culmine à 100 mètres (328 pi) d’altitude, soulignée par les chênes verts de la ceinture dite « méditerranéenne ».

Au centre du vignoble, subsiste un plateau calcaire à astéries datant de l’ère tertiaire. Sur ce plateau, on rencontre différents types de sols :

– à l’ouest de la cité de Saint-Emilion, les sols calcaires, peu épais et de texture légère (le plus souvent sablo-limoneuse) ;

– à l’est, essentiellement des sols argilo-calcaires, peu lourds et peu épais ;
– au centre du plateau, une couverture limono-argileuse assez épaisse.
Autour de ce plateau, la molasse dite du « Fronsadais » (oligocène) affleure sur les pentes généralement plus accentuées au sud et à l’ouest qu’au nord. Elle porte, le plus souvent des sols calcaires, dont la texture est fréquemment argilo- limoneuse.

Le nord-ouest de la zone géographique est couvert par une nappe sableuse (alluvions quaternaires) qui renferme, localement, un niveau sablo-argileux. Par endroits, les sous-sols présentent une teneur en argile extrêmement élevée. A proximité de Pomerol (terrasse de Figeac), on rencontre une série de croupes graveleuses. Au sud (vallée de la Dordogne), des alluvions quaternaires, constituées de graves, sables et limons se répartissent de façon diversifiée.

L’extraction de la pierre a eu lieu de tous temps, laissant un réseau de galeries estimé à une centaine de kilomètres sous Saint-Emilion et les plateaux environnants. Ce réseau est fréquemment utilisé comme chai car la température constante, entre 12 °C et 16 °C (53,6 et 60,8 oF), et l’hygrométrie conviennent parfaitement à la conservation des vins.

En poursuivant vers le Nord, se succèdent des paysages vallonnés aux pentes douces, presque exclusivement plantés de vignes, en rangs serrés, ponctués de châteaux ou bâtis anciens en pierre calcaire, et de bosquets.

Les vignes sont souvent longées de murs d’enclos, faits de moellons provenant de dérochages de parcelles pour leur mise en culture.

Ce paysage, modelé par des générations d’hommes qui veillent depuis des siècles à la préservation et au développement de ce patrimoine, est à la fois témoin de l’histoire mais vivant et évolutif, ce qui lui a valu l’inscription en 1999 au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de paysage culturel.

La région de « Saint-Emilion » bénéficie du climat océanique tempéré du Bordelais, mais plus continental car située à l’est du département de la Gironde. Les températures sont plus élevées, aux nuances méditerranéennes, dont témoigne la présence de chênes verts. Le climat océanique est imprévisible et accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Emilion, Saint-Etienne-de- Lisse, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Pey-d’Armens, Saint-Sulpice-de-Faleyrens, Vignonet et Libourne, pour la partie de son territoire limitée au sud par le ruisseau la Capelle et son prolongement jusqu’au chemin vicinal n° 28, par ce chemin jusqu’à la Dordogne et par la voie ferrée Bordeaux-Bergerac.

Clos Fourtet. Source: By Ernmuhl at lb.wikipedia. https://commons.wikimedia.org/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Libourne, pour la partie de son territoire qui ne figure pas dans l’aire géographique, Lussac, Montagne, Néac, Pomerol, Puisseguin, Sainte-Colombe, Saint-Genès-de- Castillon, Saint-Magne-de-Castillon et Sainte-Terre.

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit Verdot N

Les vins sont issus des cépages suivants :

– cépages principaux : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, carmenère N, cot N (ou malbec), merlot N ;
– cépage accessoire : petit verdot N.

Les vins ne peuvent être issus du seul cépage accessoire.
La proportion du cépage accessoire ne peut être supérieure à 10 % de l’assemblage final du lot de vin conditionné.

RENDEMENTS MAXIMAUX

65 hectolitres par hectare

St-Émilion, Bordeaux, affiche de voyage de 1910. Source: AAWE

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 500 pieds par hectare.
L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2 mètres et l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,50 mètre.

b) – Règles de taille.
La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes favorisant l’étalement et l’aération de la végétation sur un seul plan de palissage, tout en limitant le nombre de grappes :
– taille en Guyot simple ou Guyot double ;
– taille à coursons (cots) en cordon de Royat ou en éventail ;
– taille à longs bois (astes).
Chaque pied porte un maximum de 12 yeux francs.
Dans tous les cas, le chevauchement des longs bois (astes) est interdit.
c) – Irrigation
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ». Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 12  janvier 2018

Can Saint-Emilion stop the rot? 02 FEBRUARY 2024By Louis Thomas. THE DRINK BUSINESS