CHÉNAS AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Village n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

L’APPELLATION

L’appellation Chénas est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes :
– Département du Rhône : Chénas ;
– Département de Saône-et-Loire : La Chapelle-de-Guinchay.

HISTOIRE

La présence de la vigne à « Chénas » est ancienne. Suzanne BLANCHET, dans son ouvrage « Les vins de Bourgogne » relate que la culture de la vigne du « Mâconnais » au « Lyonnais », où la forêt domine, est effective depuis le Ier siècle (PLINE L’ANCIEN).
Etymologiquement, « Chénas » doit son nom à une forêt de chênes qui couvrait jadis ses collines. De nombreuses sources signalent que, suite à une ordonnance royale datée de 1316 et émanant de Philippe V LE LONG, les chênes de la « Montagne de Rémont » furent arrachés pour être remplacés par la vigne.
A partir de la fin du XVème siècle, la bourgeoisie lyonnaise, enrichie par la soierie et la banque, développe la viticulture.
Le décret du 11 septembre 1936 reconnait l’appellation d’origine contrôlée « Chénas » pour une partie du territoire de la commune de Chénas. L’aire parcellaire délimitée s’étend sur les coteaux voisins de la commune de La- Chapelle-de-Guinchay, dès 1945.
Parallèlement, une quarantaine de producteurs fondent la cave coopérative, installée depuis 1934 dans une dépendance du château des Michauds, à Chénas, et vinifie près de 25% des volumes de l’appellation d’origine contrôlée. Elle représente un élément moteur pour l’économie. Sa cave voûtée du XVIème siècle, en anse de panier, est l’une des plus vastes du « Beaujolais ».
Les domaines sont majoritairement d’origine familiale où plusieurs générations se succèdent, voire travaillent ensemble.
Par ailleurs, les producteurs ont à cœur d’isoler les meilleures parcelles, et de faire figurer les noms des lieux-dits les plus réputés sur les étiquettes.
L’appellation d’origine contrôlée « Chénas » se caractérise par l’alliance de traditions propres à la région et de techniques modernes.
Le vignoble est exclusivement voué à la production de vins rouges issus essentiellement du gamay N. Les producteurs, à la recherche d’un vin de qualité, ont appris à maîtriser sa croissance, notamment par le recours à une densité de plantation élevée et à une taille courte, à coursons, avec une conduite en « gobelets ».
Pour assurer une bonne maturité du raisin, le producteur s’assure que la surface foliaire exposée soit suffisante. Ainsi les vignes peuvent être conduites avec un palissage fixe qui facilite également la mécanisation.
Afin d’assurer une extraction optimale des composés aromatiques et polyphénoliques des raisins, de nombreux producteurs mettent en oeuvre des techniques consistant à immerger le raisin dans le jus, au cours de la fermentation. Ces techniques assurent une bonne extraction, tout en préservant le caractère fruité dans les vins. La durée de macération dépasse fréquemment 10 jours. Le cépage gamay N étant sensible à l’oxydation, les producteurs mettent tout en œuvre pour respecter l’intégrité des raisins et les transporter rapidement au chai. Le conditionnement est réalisé après quelques mois d’élevage, pour un potentiel de garde de 4 ans à 8 ans, voire plus dans les grandes années.
En 2010, le vignoble de « Chénas » couvre une superficie 242 hectares, pour une production moyenne annuelle de 7 600 hectolitres (200 770 US gallons), élaborée par 289 producteurs. 25% à 30% de la production est vendu directement à la propriété.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend principalement sur le flanc oriental de la « Montagne de Rémont » (510 mètres / 1 675 pi d’altitude), et sur les terrasses dominant la plaine de la Saône. Le paysage, vallonné, est vigoureux, à l’ouest, où des coteaux parfois escarpés dominent la vallée de la Mauvaise et le bourg de Chénas, plus émoussé à l’est, sur le piémont.
La zone géographique est établie sur les flancs orientaux du nord des « Monts du Beaujolais », à 15 kilomètres (9,2 mi) au sud-ouest de Mâcon et 25 kilomètres (15,5 mi) au nord de Villefranche-Sur-Saône.
Elle s’étend ainsi sur le territoire des communes de Chénas, dans le département du Rhône et de La-Chapelle-de-Guinchay, au sud du département de la Saône-et- Loire.
Le sous-sol est composé de granites altérés recoupés de filons de quartz et de manganèse. Il affleure sous forme d’arène (sable grossier résultant de la désagrégation du granite) ou de blocs arrondis. À l’est, sur des pentes plus douces, des épandages et des terrasses anciennes, masquant le substrat granitique, s’étendent jusque sur le territoire de la commune de La-Chapelle-de- Guinchay.
Les sols sont principalement siliceux, imprégnés d’oxyde de fer, à réaction acide. Sur les formations granitiques, ils sont sableux et désignés localement sous le nom de « grès » ou de « gore ». Arènes sableuses de couleur rose, à l’ouest, sur les contreforts de la « Montagne de Rémont », ils s’enrichissent en limons, en aval. Sur les terrasses, des cailloutis et graviers se mêlent aux arènes.
Les sols sont toujours bien drainés.
Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont implantées sur les coteaux qui assurent un drainage des eaux de pluie, et s’étagent à une altitude comprise entre 210 mètres et 380 mètres (690 et 1 245 pi).
Le climat océanique dégradé est soumis à des influences continentales et méridionales (chaleur estivale, maximum pluviométrique à l’automne et au printemps). Ce climat contrasté, avec une chaleur estivale marquée qui se prolonge souvent jusqu’à l’automne, est bénéfique pour la vigne.
Les « Monts du Beaujolais » jouent un rôle essentiel de protection des vents d’ouest, atténuant ainsi l’influence océanique. L’effet de foehn qu’ils génèrent assèche l’air océanique, augmentant d’autant la luminosité et réduisant la pluviométrie.
La large vallée de la Saône optimise l’interception de la lumière et atténue les écarts de températures

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique de l’année 2019: — Département du Rhône : Chénas ;
— Département de Saône-et-Loire : La Chapelle-de-Guinchay.

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Modifications rédactionnelles sans changement de l’aire de proximité. Mise à jour le 20/02/2024

PRINCIPAUX CÉPAGES

Les vins sont issus des cépages suivants :
– Cépage principal : gamay N ;
– Cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N et melon B.

– Dans le cas où des vins sont produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, les vins sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Rendement butoir (hectolitres par hectare : 61 hectos/ha

Pour les vignes plantées en terrasses, le volume pouvant bénéficier de l’appellationd’origine contrôlée résulte du produit entre la surface égale au nombre de piedsréellement plantés à la plantation sur la parcelle concernée [N] affecté de la surfacede 2 mètres carrés, et le rendement de l’appellation d’origine contrôlée (R enhectolitres par hectare), soit la formule (Nx2) x (R/10 000). La surface égale aunombre de pieds réellement plantées à la plantation sur la parcelle concernée affectéà la surface de 2 mètres carrés par pied, ne peut pas dépasser la surface cadastrale dela parcelle. Ajout du 20/02/2024

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— L’utilisation de copeaux est interdite ;
— Les vins ne dépassent pas , après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de13%.

  • Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE)sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de10%. — Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 janvier de l’année qui suit celle de la récolte.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds/ha.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,10 mètres et un écartement entre les pieds, sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 6 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux parcelles plantées en terrasse. On entend par parcelles de vignes plantées en terrasse une parcelle bénéficiant d’un aménagementparticulier lié à la pente existante, réalisé avant la plantation de la vigne et entrainant une

discontinuité de l’écartement habituel de plantation et un non passage de mécanisationentre deux niveaux successifs.Pour les parcelles de vigne plantées en terrasse, l’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,80 mètre.

– Pour les parcelles en vigne plantées en terrasses, la hauteur de feuillage palissé permet de disposer de 1,4 mètre carré de surface de couvert végétal extérieur pour la production d’un kilogramme de raisin.

L’apport de terre exogène sur des parcelles de l’aire parcellaire délimitée est interdit. On entend par terre exogène une terre qui ne provient pas de l’aire parcellaire délimitée de l’appellation d’origine contrôlée « Chénas ».

Le traitement à l’eau chaude des plants standards et des plants issus de pépinières privées est obligatoire.

Ajouts du 20/02/2024

– La taille est achevée le 15 mai;

– Les vins proviennent des vignes taillées en taille courte (conduites en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou « charmet ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied;

– Chaque pied porte 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum ; en vue du rajeunissement, chaque pied peut également porter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

– Lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

– La hauteur de vendange dans les contenants assurant le transport de la parcelle au chai de vinification, ne dépasse pas 0,50 mètre;

– Les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

– Le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

  • L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine   contrôlée peut préciser l’unitégéographique plus grande « Vin du Beaujolais » ou « Grand Vin du Beaujolais » ou « Cru du Beaujolais ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 20/02/2024

Ratification des modification par l’Union Européenne le 10/04/2025.

BROUILLY AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Village n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

L’APPELLATION

L’appellation Brouilly est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes du département du Rhône : Cercié, Charentay, Odenas, Quincié-en-Beaujolais, Saint-Etienne-la-Varenne et Saint-Lager.

HISTOIRE

Le nom « Brouilly » semble provenir du lieutenant romain BRULIUS qui, au IVème siècle, se serait installé sur les pentes du mont ; nul doute qu’il y planta quelques ceps. Ce nom est resté à la colline qui, du haut de ses 485 mètres (1 590 pi) domine le paysage, mais aucun village n’a pour nom Brouilly.
Différents écrits attestent de la présence de vignes sur la colline à des époques très diverses. Il est certain qu’aux IVème et Vème siècles, les parties basses de la montagne de « Brouilly » situées au sud, étaient plantées de petites parcelles de vignes.
Lorsque les Sires de BEAUJEU fondèrent l’abbaye de Belleville, ils lui firent don en 1179 de vignes situées au « clos de Brouilly ».
Jusqu’au XVIIème siècle, la production de « Brouilly », était consommée par des connaisseurs de la région et jusqu’à Lyon, où résidaient de nombreux propriétaires de vignes.
Ici, comme partout en Beaujolais, les exploitations sont de taille familiale (6 à 8 hectares / 15-20 acres). Celles-ci appartiennent souvent à de grands domaines et châteaux où est vinifiée dans un cuvage commun, une partie de la production.
De l’ensemble des documents existants, il résulte que la dénomination « Brouilly » ne s’appliquait jusque dans les années 1910 qu’à des vins dont les raisins étaient récoltés sur les versants de la colline exclusivement. Progressivement, les bons vignobles environnants revendiquent le nom. Pendant la ¨Première Guerre Mondiale en particulier, certains producteurs, afin d’échapper à la réquisition opérée par l’Intendance, revendiquent cette appellation. A cette époque, « Brouilly » reste aux alentours de 400 hectares (990 acres). Cette extension est entérinée par la commission mixte des représentants de la propriété et du commerce des vins de la Bourgogne en 1919.

C’est en 1934 que les producteurs créent leur syndicat, et en 1938 « Brouilly » est reconnue appellation d’origine contrôlée.
L’appellation d’origine contrôlée « Brouilly » se caractérise par l’alliance de traditions propres à la région et de techniques modernes. Le vignoble est exclusivement voué à la production de vins rouges : le cépage essentiel est le gamay N. Ce cépage est sensible au gel tardif et craint les grillures du soleil. Les producteurs, toujours à la recherche d’un vin de qualité, ont appris à maîtriser sa croissance et à lui porter des soins de tous les instants. Pour ce faire, ils peuvent notamment recourir à une densité de plantation élevée et à une taille courte principalement selon la « taille en gobelets ».

Dans le but de préserver au maximum les caractères fruités, les producteurs ont l’habitude de pratiquer une vinification typiquement beaujolaise inspirée de la « macération semi-carbonique ».
Afin d’assurer une extraction optimale des composés aromatiques et polyphénoliques du raisin, de nombreux producteurs utilisent des techniques consistant à immerger le raisin dans le jus, au cours de la fermentation : « grillage », pigeage ou remontage. La durée de macération dépasse fréquemment les 10 jours. La mise en bouteille s’effectue après quelques mois d’élevage.
Pour assurer une bonne maturité du raisin, le producteur assure que la surface foliaire exposée soit suffisante. Ainsi les vignes peuvent également être conduites avec un palissage fixe qui facilite également la mécanisation. Le vignoble de « Brouilly » compte, en 2010, 1 260 hectares (3 115 acres) pour une production annuelle d’environ 70 000 hectolitres (1,85 M d’US gallons).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe au cœur du vignoble Beaujolais, à 40 kilomètres (25 mi) au nord de Lyon, entre les villes de Villefranche et Mâcon. Elle ceinture le « Mont Brouilly », petite montagne détachée de la bordure orientale des « Monts du Beaujolais ». Elle s’étend ainsi sur 6 communes du département du Rhône.

Le sous-sol est principalement composé de formations paléozoïques acides :
– granites formant des coteaux aux sols sableux et maigres à l’ouest du « Mont Brouilly »,
– porphyres (roches métamorphiques massives) donnant des sols plus argileux et plus caillouteux au sud du « Mont Brouilly »,
A l’est et au nord, des épandages récents masquent le substrat. Des débris de la montagne (fragments de porphyres, arènes granitiques) s’y mêlent à une matrice argilo-siliceuse (« plateau de Briante », « côte de Pisse Vieille »). Localement, en limite est de la zone géographique apparaissent des terres argilo-calcaires.
Le climat est océanique dégradé, tempéré, soumis à de nettes influences continentales (orages d’été, brouillards givrants l’hiver) et surtout méridionales (chaleur estivale, maximum pluviométrique à l’automne et au printemps). Abrité des vents d’ouest par les « Monts du Beaujolais », le vignoble, globalement exposé à l’est, profite pleinement de l’ensoleillement : dès l’aube les premiers rayons du soleil réchauffent et illuminent le coteau. Sa situation de coteau, entre 250 et 400 mètres (820 et 1 310 pi) d’altitude, lui permet d’échapper le plus souvent aux gelées printanières, aux brouillards matinaux de la plaine de la Saône (175 m / 575 pi d’altitude), de profiter d’un maximum d’ensoleillement et de drainer rapidement les excès éventuels de pluie.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire descommunes suivantes du département du Rhône, sur la base du code officiel géographique de l’année 2022 : Cercié, Charentay, Odenas, Quincié-en-Beaujolais, Saint-Etienne-la-Varenne et Saint-Lager.

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

PRINCIPAUX CÉPAGES

Les vins sont issus des cépages suivants :
– Cépage principal : gamay N ;
– Cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N et melon B.

– Dans le cas où des vins sont produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, les vins sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Rendement butoir (hectolitres par hectare ) : 61 hectos per hectare

Pour les vignes plantées en terrasses, le volume pouvant bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée résulte du produit entre la surface égale au nombre de piedsréellement plantés à la plantation sur la parcelle concernée [N] affecté de la surfacede 2 mètres carrés, et le rendement de l’appellation d’origine contrôlée (R enhectolitres par hectare), soit la formule (Nx2) x (R/10 000). La surface égale aunombre de pieds réellement plantées à la plantation sur la parcelle concernée affectéà la surface de 2 mètres carrés par pied, ne peut pas dépasser la surface cadastrale dela parcelle. Ajout 14/03/2024.

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;
— Les vins ne dépassent pas , après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de13%.

  • Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE)sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de10%. — Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 janvier de l’année qui suit celle de la récolte.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds/ha.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,10 mètres et un écartement entre les pieds, sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 6 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux parcelles plantées en terrasse. On entend parparcelles de vignes plantées en terrasse une parcelle bénéficiant d’un aménagementparticulier lié à la pente existante, réalisé avant la plantation de la vigne et entrainant une discontinuité de l’écartement habituel de plantation et un non passage demécanisation entre deux niveaux successifs.Pour les parcelles de vigne plantées en terrasse, l’écartement entre les pieds sur un mêmerang est supérieur ou égal à 0,80 mètre.

– Pour les parcelles en vigne plantées en terrasses, la hauteur de feuillage palissé permet de disposer de 1,4 mètre carré de surface de couvert végétal extérieur pour la production d’un kilogramme de raisin.

L’apport de terre exogène sur des parcelles de l’aire parcellaire délimitée est interdit. On entend par terre exogène une terre qui ne provient pas de l’aire parcellaire délimitée de l’appellation d’origine contrôlée « Brouilly ».

Le traitement à l’eau chaude des plants standards et des plants issus de pépinières privées est obligatoire.

Ajouts du 14/03/2024

– La taille est achevée le 15 mai;

– les vins proviennent des vignes taillées en taille courte (conduites en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou « charmet ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied;

– Chaque pied porte 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum ; en vue du rajeunissement, chaque pied peut également porter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

– lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

– la hauteur de vendange dans les contenants assurant le transport de la parcelle au chai de vinification, ne dépasse pas 0,50 mètre;

– les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

– le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

  • L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine   contrôlée peut préciser l’unitégéographique plus grande « Vin du Beaujolais » ou « Grand Vin du Beaujolais » ou « Cru du Beaujolais ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 14/03/2024

RÉGNIÉ AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Village n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

L’APPELLATION

L’appellation Régnié est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes du département du Rhône : Régnié-Durette et Lantignié.

HISTOIRE

François MYARD, auteur en 1907 de l’ouvrage « Le vigneronnage en Beaujolais » confirme l’existence d’une villa gallo-romaine appartenant à un certain Réginus qui aurait donné son nom à la commune. L’organisation d’alors indique les prémices « de la culture à part de fruits, système auquel se rattache le vigneronnage actuel ».
L’abbaye de Cluny semble avoir possédé des vignes près du village de Régnié. La charte de Cluny indique, en 992, qu’un nommé Umfred fait don à l’abbaye « de la chapelle Sainte-Marie au village de Dueri (Durette) sis au pays de Mâcon et de tout ce qu’il possède dans cette paroisse en terres, vignes, prés, moulins ». Il y est noté, en 1602, que Durette compte 15 « feux » et son territoire est réputé « bon pour le vin seulement ».
Les vins de « Régnié » sont très estimés depuis longtemps. A partir de 1769, Régnié et Durette font partie des 16 paroisses de la région beaujolaise autorisées à expédier leurs vins sur Paris.

A propos de l’industrie de la toile à Rignyé (Régnié) au XVIIème siècle, BONARDET précise dans son ouvrage « Histoire de Régnié » (1945) : « les vieux métiers (à tisser) se taisaient peu à peu parce que le sol beaujolais se couvrait de vignes ». Le quart du territoire, en effet, d’après Lambert d’ANTIGNY, intendant de Police, Justice et Finances, est planté de vignes.
Le domaine de la « Grange Charton » est installé à Régnié. Ce superbe ensemble d’architecture rurale du XIXème siècle incluant logements vignerons, celliers et caves, est le siège de l’exploitation des « Hospices de Beaujeu ». Légué par les sœurs de Millières, en 1809, aux Hospices, le domaine s’est agrandi, au fil du temps, de dons et legs de vignes. La vente aux enchères des vins des Hospices constitue la vente de charité la plus ancienne connue.
Auparavant fleuron des vins d’appellation d’origine contrôlée « Beaujolais » bénéficiant de la mention « Villages », les vins sont reconnus en appellation d’origine contrôlée « Régnié » par un décret du 20 décembre 1988.
L’appellation d’origine contrôlée « Régnié » se caractérise par l’alliance de traditions propres à la région et de techniques modernes. Le cépage gamay N règne en maître pour la production des vins rouges. Connu pour être un cépage peu vigoureux mais fertile à maturité précoce, il est sensible au gel tardif et craint les grillures du soleil.
Les producteurs, à la recherche d’un vin de qualité, ont appris à maîtriser sa croissance, notamment par le recours à une densité de plantation élevée et à une taille courte.
Pour assurer une bonne maturité du raisin, le producteur s’assure que la surface foliaire exposée soit suffisante. Ainsi les vignes peuvent être conduites avec un palissage fixe qui facilite également la mécanisation.
Parallèlement et conformément aux pratiques en vigueur, les producteurs ont adopté une vinification particulière où coexistent une fermentation traditionnelle et une macération semi-carbonique.
En 2010, 222 producteurs ont élaboré 17 000 hectolitres (450 000 US gallons) à partir d’un vignoble couvrant une superficie de 400 hectares (990 acres).

Vendanges dans le Beaujolais, France, début du XXe siècle. Source: AAWE

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend sur la bordure orientale des « Monts du Beaujolais » en contrebas du « Fût d’Avenas », sommet culminant à 842 mètres (2 765 pi) d’altitude, à 50 kilomètres (31 mi), au nord de Lyon et à 22 kilomètres (13,5 mi) de Villefranche-sur- Saône.
Le paysage est vallonné, rythmé par des croupes et collines couvertes de vignes. L’Ardières, affluent de la Saône, constitue sa limite méridionale.

Elle s’étend ainsi sur le territoire des communes de Régnié-Durette et de Lantignié, dans le département du Rhône.
La zone géographique s’inscrit dans le vaste ensemble des formations métamorphiques de l’ère Primaire de la bordure occidentale du Massif Central et, en particulier, au sein du massif granitique dit « de Fleurie ». Ce granite à gros grains, donne naissance, par altération, à des arènes, formations sableuses très perméables.

Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins s’étendent sur l’ensemble des coteaux à substrat granitique, à une altitude comprise entre 250 mètres et 450 mètres (820 et 1 475 pi), et présentent :
– des sols superficiels sableux et très filtrants issus des arènes granitiques sur les pentes fortes au centre et au nord;

– des sols développés sur colluvions et arènes profondes de nature sablo- limoneuses plus ou moins riches en argiles dans la partie méridionale, sur des pentes plus faibles ;
– des sols alluviaux, développés sur des terrasses anciennes, à texture argileuse et souvent très caillouteux en surface, de structure parfois compacte.

Le climat est océanique, soumis à des influences continentales et méridionales. Les précipitations sont régulièrement réparties au cours de l’année (750 millimètres / 29,5 po par an en moyenne) et la température moyenne annuelle est proche de 11°C (51,8 oF). Les « Monts du Beaujolais » jouent un rôle essentiel de protection vis-à-vis des vents venant de l’ouest, atténuant ainsi l’influence océanique. L’effet de foehn qu’ils induisent assèche l’air humide, augmentant d’autant la luminosité et réduisant les précipitations.

La large vallée de la Saône joue également un rôle prépondérant dans le développement de la vigne, offrant une grande luminosité et véhiculant les influences méridionales, marquées en particulier par de fortes chaleurs estivales.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire descommunes suivantes du département du Rhône, sur la base du code officiel géographique de l’année2022 : Régnié-Durette et Lantignié.

Mise à jour le 28/02/2024

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Mise à jour le 28/02/2024

PRINCIPAUX CÉPAGES

Les vins sont issus des cépages suivants :
– Cépage principal : gamay N ;
– Cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N et melon B.

– Dans le cas où des vins sont produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, les vins sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Rendement butoir (hectolitres par hectare : 61

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— L’utilisation de copeaux est interdite ;
— Les vins ne dépassent pas , après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de13%.

  • Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE)sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de10%. — Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 janvier de l’année qui suit celle de la récolte.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds/ha.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,10 mètres et un écartement entre les pieds, sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 6 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

Les dispositions ne s’appliquent pas aux parcelles plantées en terrasse. On entend par parcelles de vignes plantées en terrasse une parcelle bénéficiant d’un aménagement particulier lié à la pente existante, réalisé avant la plantation de la vigne et entrainant une discontinuité de l’écartement habituel de plantation et un non passage de mécanisation entre deux niveaux successifs. Pour les parcelles de vigne plantées en terrasse, l’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,80 mètre.

– Pour les parcelles en vigne plantées en terrasses, la hauteur de feuillage palissé permet de disposer de 1,4 mètre carré de surface de couvert végétal extérieur pour la production d’un kilogramme de raisin.

L’apport de terre exogène sur des parcelles de l’aire parcellaire délimitée est interdit. On entend par terre exogène une terre qui ne provient pas de l’aire parcellaire délimitée de l’appellation d’origine contrôlée « Chiroubles ».

Le traitement à l’eau chaude des plants standards et des plants issus de pépinières privées est obligatoire.

Ajout du 28/;02/2024

– La taille est achevée le 15 mai;

– Les vins proviennent des vignes taillées en taille courte (conduites en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou « charmet ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied;

– Chaque pied porte 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum ; en vue du rajeunissement, chaque pied peut également porter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

– Lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

– La hauteur de vendange dans les contenants assurant le transport de la parcelle au chai de vinification, ne dépasse pas 0,50 mètre;

– Les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

– Le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

  • L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine   contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin du Beaujolais » ou « Grand Vin du Beaujolais » ou « Cru du Beaujolais ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 28/;02/2024

Date de ratification des modifications par l’Union Européenne: 16/04/2025

MOULIN-À-VENT AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Village n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

L’APPELLATION

L’appellation Moulin-à-Vent est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes :
– Département du Rhône : Chénas ;
– Département de Saône-et-Loire : Romanèche-Thorins.

HISTOIRE

La présence de la vigne au sein de la zone géographique est ancienne.
Suzanne BLANCHET, dans son ouvrage « Les vins de Bourgogne » relate que la culture de la vigne du « Mâconnais » au « Lyonnais », où la forêt domine, est effective depuis le Ier siècle (PLINE L’ANCIEN). Au IIIème siècle, les vins, alors conditionnés dans des amphores, descendent à Lyon par la Saône toute proche.

Le vignoble connaît son véritable essor, à partir de la fin du XVème siècle, sous l’impulsion de la bourgeoisie lyonnaise enrichie par la soierie et la banque.
Le commerce des vins de la région beaujolaise prend de l’ampleur au cours du XVIIIème siècle conduisant à de grandes transformations dans le vignoble. Les grandes propriétés sont alors divisées en « métayages », toujours très présents au sein de la zone géographique.

Les archives nationales de 1722 précisent que :« Romanèche est l’une des quatre localités du Mâconnais d’où sont expédiées le plus grand nombre de pièces de vin pour Paris.».
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée est lié à l’antique moulin à vent, construit en 1550, qui se dresse sur la colline de Romanèche-Thorins. Il a servi à moudre du grain jusqu’au milieu du XIXème siècle. Il est maintenant classé comme monument historique. Situé au cœur du vignoble et visible de très loin, il identifie parfaitement la zone géographique de « Moulin-à-Vent ».

Le jugement du tribunal de Mâcon, en date du 17 avril 1924, précise officiellement les limites géographiques dans lesquelles peuvent être produits les vins nommés « Thorins ou Moulin-à-Vent ». L’année suivante, « l’Union des viticulteurs » est officiellement créée, et conduit le dossier de reconnaissance de l’appellation d’origine contrôlée, aboutissant au décret du 11 septembre 1936. Afin d’éviter toute confusion, le nom de « Thorins » est délaissé.

Parallèlement, une quarantaine de producteurs fondent la cave coopérative, installée depuis 1934 dans une dépendance du château des Michauds, à Chénas, qui vinifie environ 20% des volumes, et constitue un élément moteur pour l’économie.
L’appellation d’origine contrôlée « Moulin-à-Vent » se caractérise par l’alliance de traditions propres à la région et de techniques modernes.
Les producteurs, à la recherche d’un vin de qualité, ont appris à maîtriser le cépage gamay N et sa croissance, notamment par le recours à une densité de plantation élevée et à une taille courte.
Pour assurer une bonne maturité du raisin, le producteur s’assure que la surface foliaire exposée soit suffisante. Ainsi les vignes peuvent être conduites avec un palissage fixe. Parallèlement, les producteurs ont adopté une vinification particulière où coexistent une fermentation traditionnelle et une macération semi- carbonique.
Les propriétés sont majoritairement d’origine familiale où plusieurs générations se succèdent et travaillent ensemble.
Le vignoble couvre, en 2010, une superficie de 650 hectares (1 610 acres), pour une production annuelle moyenne d’environ 30 000 hectolitres (792 515 US gallons).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend sur le flanc oriental des « Monts du Beaujolais », principalement sur la « Montagne de Rémont » (510 mètres d’altitude) et sur les terrasses faisant face à la plaine de la Saône, à 15 kilomètres (9,3 mi) au sud-ouest de Mâcon, et 25 kilomètres (12,5 mi) au nord de Villefranche-Sur-Saône.
Elle s’étend ainsi sur le territoire des communes de Chénas et de Romanèche- Thorins, aux confins des départements du Rhône et de la Saône-et-Loire.
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées dans un paysage vallonné avec, à l’ouest, des coteaux parfois escarpés dominant le bourg de Chénas, et à l’est, des pentes plus douces et des terrasses s’étendant jusqu’à Romanèche-Thorins. L’altitude varie ainsi de 190 mètres à 420 mètres (625 et 1 380 pi).
80% des sols sont des sols développés sur arènes sableuses friables, de couleur rose, issus de l’altération de la roche granitique du substrat, désigné ici sous le nom de « grès » ou de « gore ». Dans la partie méridionale ainsi que sur la bordure orientale, les sols sont plus évolués et développés sur des colluvions. Ils sont de composition sablo-limoneuse, mêlés à des cailloutis et graviers. Les sols sont en général bien drainés et sont imprégnés d’oxydes de fer et de manganèse dispersés à partir de filons recoupant la masse granitique.
En effet, le plus important gisement français de manganèse a été découvert, vers 1750, à Romanèche-Thorins. Ce gisement a été exploité du XVIIIème siècle au XIXème siècle, jusqu’au milieu de la place du village. La « romanéchite », comme on l’appelait alors, est une roche noire, très lourde.
Le climat est océanique dégradé, soumis à des influences continentales et méridionales. Les précipitations sont régulièrement réparties au cours de l’année et la température moyenne annuelle est proche de 11°C (51,8 oF). Les « Monts du Beaujolais » jouent un rôle essentiel de protection vis-à-vis des vents venant de l’ouest, atténuant ainsi l’influence océanique. L’effet de foehn qu’ils induisent assèche l’air humide, augmentant d’autant la luminosité et réduisant les précipitations.
La large vallée de la Saône joue également un rôle prépondérant dans le développement de la vigne, offrant une grande luminosité et véhiculant les influences méridionales, marquées en particulier par de fortes chaleurs estivales.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique de l’année 2019: — Département du Rhône: Chénas.
— Département de Saône-et-Loire: Romanèche-Thorins.

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

PRINCIPAUX CÉPAGES

Les vins sont issus des cépages suivants :
– Cépage principal : gamay N ;
– Cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N et melon B.

– Dans le cas où des vins sont produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, les vins sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Rendement butoir (hectolitres par hectare ): 61

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— L’utilisation de copeaux est interdite ;
— Les vins ne dépassent pas , après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de13%.

  • Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE)sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de10%. — Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 janvier de l’année qui suit celle de la récolte.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds/ha.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,10 mètres et un écartement entre les pieds, sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 6 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

– La taille est achevée le 15 mai;

– Les vins proviennent des vignes taillées en taille courte (conduites en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou « charmet ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied;

– Chaque pied porte 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum ; en vue du rajeunissement, chaque pied peut également porter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

– Lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

– La hauteur de vendange dans les contenants assurant le transport de la parcelle au chai de vinification, ne dépasse pas 0,50 mètre;

– Les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

– Le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

  • L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine   contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin du Beaujolais » ou « Grand Vin du Beaujolais » ou « Cru du Beaujolais ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 15   mars  2021

FLEURIE AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Village n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

Source: American Association of Wine Economists

L’APPELLATION

L’appellation   Fleurie est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes du département du Rhône : Cercié, Odenas, Quincié-en-Beaujolais et Saint-Lager.

HISTOIRE

Fleurie est un village ancien. Le site, qui comporte une réserve d’eau, a favorisé très tôt la présence de l’homme qui s’est installé préférentiellement dans des hameaux sur le secteur occidental.
La présence de la vigne sur le site de « Fleurie » est attestée dès 987, avec un acte établi pour l’abbaye d’Arpayé, située en contrebas du village, dépendant directement de celle de Cluny, dans lequel est négocié un « curtil » (lopin de terre) avec des « vignes ».
A partir de la fin du XVème siècle, la bourgeoisie lyonnaise, enrichie par la soierie et la banque, développe la viticulture.
Au XVIIIème siècle, les vins de « Fleurie », très estimés, sont convoyés à Paris par les marchands de vins bourguignons, puis progressivement sont commercialisés vers le Nord de la France et l’Angleterre. Au début du XXème siècle, le vin se vend dans la France entière et sur les marchés étrangers de la Suisse, la Belgique et l’Allemagne.
En 1927, grâce à l’action de familles fleuriatones dynamiques, la cave coopérative de Fleurie ouvre ses portes. Marguerite Chabert, dont la famille est à l’origine de la création de la cave coopérative de Fleurie, et qui en assume un temps la présidence, marque par sa personnalité l’histoire du « cru ».

En 1936, l’appellation d’origine contrôlée « Fleurie » est reconnue. Elle est au premier rang des « Crus du Beaujolais » et le négoce suisse, en particulier, achète les vins au prix fort.
Le village s’ouvre au tourisme. Une trentaine de domaines s’organisent pour ouvrir, en 2007, un caveau appelé « La maison de Fleurie ».
Les fleuriatons, eux, s’identifient à « la Madone », cette statue de la Vierge qui veille sur le vignoble qu’elle domine depuis la chapelle de Fleurie. Au fil des années, elle est devenue le symbole de la commune et du vignoble qui y fait référence sur la plupart des étiquettes et des logos de promotion.
Le vignoble est exclusivement voué à la production de vins rouges. Le cépage principal est le cépage gamay N. Afin de maitriser la fertilité de ce cépage, les vignes sont taillées en taille courte, à coursons, avec une conduite en « gobelets ».
Les domaines sont majoritairement d’origine familiale. Plusieurs générations se succèdent, voire travaillent ensemble. La surface moyenne cultivée par exploitation est d’environ 9 hectares. En 2010, le vignoble de « Fleurie » couvre une superficie d’environ 1400 hectares (3 460 acres) . Le vin est produit par 180 producteurs, une cave coopérative et une dizaine de négociants.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est établie au cœur du vignoble du « Beaujolais », sur la bordure orientale des « Monts du Beaujolais ».
Elle s’étend sur le territoire de la seule commune de Fleurie dans le département du Rhône, au nord de Lyon.
Dans un paysage vallonné, les collines, souvent escarpées, sont presque uniformément couvertes de vignes. La forêt, en arrière-plan, occupe les monts plus élevés.
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins reposent sur un substrat de granite rose, porphyroïde, pauvre en micas, dénommé « granite de Fleurie ». Deux ensembles géo-morphologiquement différents se distinguent:
– au dessus du bourg, entre 300 mètres et 450 mètres (985 et 1 475 pi) d’altitude, des coteaux pentus où affleure souvent la roche-mère portent des sols très sableux et pauvres ;
– en contrebas du bourg, la pente s’atténue progressivement jusqu’à 230 mètres (755 pi) en direction de la Saône et la roche est masquée par des colluvions issus des coteaux ; les sols s’épaississent, s’enrichissent en argiles et en sables fins et limons.
Le « bief de Roclaine » et le ruisseau de la Presle, qui dévalent la montagne pour rejoindre la Saône, découpent cet ensemble et diversifient les expositions.
Le climat est un climat océanique dégradé, avec une température moyenne annuelle proche de 11°C (51,8 oF) et des précipitations modérées bien réparties au cours de l’année (750 millimètres / 29,5 po en moyenne). La zone géographique est soumise à des influences continentales (orages d’été, brouillards givrants l’hiver) et méridionales (chaleur estivale, maxima de précipitations à l’automne et au printemps). Abritée des vents d’ouest par les « Monts du Beaujolais », la zone géographique s’appuie, de surcroît, sur un petit chaînon secondaire privilégiant l’orientation générale des versants au sud-est. Dès l’aube, les premiers rayons du soleil réchauffent et illuminent le coteau. La situation du vignoble à mi-côte lui permet d’échapper le plus souvent aux gelées printanières, aux brouillards matinaux de la plaine de la Saône, de profiter d’un maximum d’ensoleillement et de drainer rapidement les excès éventuels de pluie.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune suivante du département du Rhône : Fleurie.

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

PRINCIPAUX CÉPAGES

Les vins sont issus des cépages suivants :
– Cépage principal : gamay N ;
– Cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N et melon B.

– Dans le cas où des vins sont produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, les vins sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Rendement butoir (hectolitres par hectare : 61

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— L’utilisation de copeaux est interdite ;
— Les vins ne dépassent pas , après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de13%.

  • Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE)sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de10%. — Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 janvier de l’année qui suit celle de la récolte.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds/ha.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,10 mètres et un écartement entre les pieds, sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 6 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

– La taille est achevée le 15 mai;

– Les vins proviennent des vignes taillées en taille courte (conduites en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou « charmet ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied;

– Chaque pied porte 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum ; en vue du rajeunissement, chaque pied peut également porter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

– Lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

– La hauteur de vendange dans les contenants assurant le transport de la parcelle au chai de vinification, ne dépasse pas 0,50 mètre;

– Les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

– Le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

  • L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine   contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin du Beaujolais » ou « Grand Vin du Beaujolais » ou « Cru du Beaujolais ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 26   août  2021

CÔTE DE BROUILLY AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Villages n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

L’APPELLATION

L’appellation Côte de Brouilly est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes du département du Rhône : Cercié, Odenas, Quincié-en-Beaujolais et Saint-Lager.

HISTOIRE

Le nom « Brouilly » semble provenir du nom d’un lieutenant romain, BRULIUS qui, au IVème siècle, se serait installé sur les pentes du « mont » en y plantant quelques pieds de vigne. Le développement de la vigne n’est cependant attesté qu’au XIème siècle et fait de la « Côte de Brouilly » l’un des plus anciens vignobles du « Beaujolais ».
Au XVIIème siècle, de nombreuses propriétés viticoles s’implantent dans les villages, à proximité du « mont », comme en témoigne l’existence de châteaux dont les vignes sont souvent cultivées en « vigneronnage », métayage local. Ebranlés par les fléaux viticoles du XIXème siècle, les producteurs érigent, en 1857, au sommet du « mont », une chapelle baptisée « Notre Dame du Raisin » afin de protéger le vignoble des attaques de l’oïdium.
Chaque année, le pèlerinage du 8 septembre conduit les marcheurs, à travers les vignes. En 1934, « l’Association des Producteurs du vin de la Côte de Brouilly » est créée. L’appellation d’origine contrôlée « Côte de Brouilly » est reconnue par décret du 19 octobre 1938. Elle se caractérise par l’alliance de traditions propres à la région et de techniques modernes.

Le vignoble est exclusivement voué à la production de vins rouges issus essentiellement du gamay N. Ce cépage est sensible au gel tardif et craint les grillures du soleil. Les producteurs, à la recherche d’un vin de qualité, ont appris à maîtriser sa croissance, notamment par le recours à une densité de plantation élevée et à une taille courte, à coursons, avec une conduite en « gobelets ».
Pour assurer une bonne maturité du raisin, le producteur s’assure que la surface foliaire exposée soit suffisante. Ainsi les vignes peuvent être conduites avec un palissage fixe qui facilite également la mécanisation.
Afin d’assurer une extraction optimale des composés aromatiques et polyphénoliques des raisins, de nombreux producteurs mettent en oeuvre des techniques consistant à immerger le raisin dans le jus, au cours de la fermentation, comme le « grillage », le pigeage ou le remontage.
En 2010, 182 producteurs exploitent 320 hectares (790 acres) de vigne pour une production de 16 000 hectolitres (422 675 US gallons).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique repose sur les versants du « Mont Brouilly », au coeur du vignoble du « Beaujolais ». Véritable phare sur un océan de vignes, le « Mont Brouilly » est une petite montagne détachée de la bordure orientale des « Monts du Beaujolais », à 40 kilomètres (25 mi) au nord de Lyon et à 15 kilomètres de Villefranche-sur-Saône.

La zone géographique couvre ainsi le territoire des communes de Cercié, Odenas, Quincié-en-Beaujolais et Saint-Lager, dans le département du Rhône.
Au sein des « Monts du Beaujolais », le « Mont Brouilly » se caractérise très nettement par sa nature géologique constituée de porphyres (roches métamorphiques massives), appelés localement « pierres bleues », et de granite, sur la partie basse des versants orientés vers l’ouest et le nord-ouest.

Le versant exposé au levant, situé sur le territoire de la commune de Saint-Lager, porte la moitié du vignoble. Celui exposé au midi se trouve sur le territoire de la commune d’Odenas , le couchant sur le territoire de la commune de Quincié-en- Beaujolais et la pente nord sur le territoire de la commune de Cercié. Sur cette dernière pente, l’implantation du vignoble de dépasse pas l’altitude de 350 mètres (1 150 pi), alors qu’elle atteint 400 mètres (1 310 pi) d’altitude partout ailleurs.

Les sols sont maigres, très caillouteux et argileux sur les « pierres bleues », sableux et très filtrants sur les granites.
Le climat est un climat océanique dégradé et tempéré, soumis à de nettes influences continentales (orages d’été, brouillards givrants l’hiver) et surtout méridionales (chaleur estivale, maximum pluviométrique à l’automne et au printemps).

Protégé des vents venant de l’ouest par les « Monts du Beaujolais », plus de 80 % du vignoble est exposé au levant et au midi. Dès l’aube, les premiers rayons du soleil réchauffent et illuminent le coteau. L’implantation du vignoble sur les coteaux, lui permet d’échapper le plus souvent aux gelées printanières, aux brouillards matinaux de la plaine de la Saône, de profiter d’un maximum d’ensoleillement et de drainer rapidement les excès éventuels de pluie.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes du département du Rhône, sur la base du code officiel géographique de l’année 2019 : Cercié, Odenas, Quincié-en- Beaujolais et Saint-Lager.

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

PRINCIPAUX CÉPAGES

Les vins sont issus des cépages suivants :
– Cépage principal : gamay N.
– Cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N et melon B.

– Dans le cas où des vins sont produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, les vins sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Rendement butoir (hectolitres par hectare : 61

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— L’utilisation de copeaux est interdite ;
— Les vins ne dépassent pas , après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de13%.

  • Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE)sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de10%. — Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 janvier de l’année qui suit celle de la récolte.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds/ha.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,10 mètres et un écartement entre les pieds, sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 6 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

– La taille est achevée le 15 mai;

– Les vins proviennent des vignes taillées en taille courte (conduites en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou « charmet ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied;

– Chaque pied porte 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum ; en vue du rajeunissement, chaque pied peut également porter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

– Lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

– La hauteur de vendange dans les contenants assurant le transport de la parcelle au chai de vinification, ne dépasse pas 0,50 mètre;

– Les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

– Le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

  • L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine   contrôlée peut préciser l’unitégéographique plus grande « Vin du Beaujolais » ou « Grand Vin du Beaujolais » ou « Cru du Beaujolais ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 27   août  2021

MORGON AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Village n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

L’APPELLATION

L’appellation Morgon est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire de la commune suivante du département du Rhône : Villié- Morgon.

HISTOIRE

La présence de la vigne à Villié-Morgon est attestée par un acte de vente d’une parcelle par le sire de Beaujeu à un vassal, en l’an 956.
A partir de la fin du XVème siècle, la bourgeoisie lyonnaise, enrichie par la soierie et la banque, développe le vignoble.
Réputés et recherchés, les vins de « Morgon » sont reconnus en appellation d’origine contrôlée par le décret du 11 septembre 1936.
L’appellation d’origine contrôlée « Morgon » se caractérise par l’alliance de traditions propres à la région et de techniques modernes.
Les producteurs, à la recherche d’un vin de qualité, ont appris à maîtriser le cépage gamay N et sa croissance, notamment par le recours à une densité de plantation élevée et à une taille courte.
Pour assurer une bonne maturité du raisin, le producteur s’assure que la surface foliaire exposée soit suffisante. Ainsi les vignes peuvent être conduites avec un palissage fixe.
Conformément aux pratiques en vigueur, les producteurs ont adopté une vinification particulière où coexistent une fermentation traditionnelle et une macération semi-carbonique

En 2010, le vignoble de « Morgon » couvre une superficie de plus de 1 100 hectares (2 720 acres) pour une production annuelle moyenne de 55 000 hectolitres (1,45 US gallons), élaborée par 451 producteurs qui assurent plus de 40% de la commercialisation par vente directe.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est établie sur les flancs orientaux des « Monts du Beaujolais », précisément sur les premières pentes du « Fût d’Avenas », sommet culminant à 842 mètres d’altitude.
Située au nord du département du Rhône, elle se limite à la commune de Villié- Morgon, à 19 kilomètres (11,8 mi), au nord de Villefranche-sur-Saône et 21 kilomètres (13 mi), au sud de Mâcon.

La zone géographique présente un paysage vallonné dont les pentes s’accentuent vers l’ouest. Ces croupes sont découpées par des ruisseaux comme la « Morcille » tributaire de « l’Ardières » et le « Douby », affluents de la Saône. Les coteaux s’étagent à une altitude comprise entre 220 mètres et 480 mètres (720 et 1 575 pi), sont exposés au sud-est, et dominent la large plaine de la Saône.

Le substrat de la zone géographique comprend trois grands types de formations :
– des schistes riches en manganèse, datés du Dévonien supérieur ; la roche, en se désagrégeant, donne des sols argileux appelés localement « morgon » ; cette formation occupe le centre et l’est et notamment la colline du « Py » ;
– des granites porphyroïdes donnant, par altération, des arènes sableuses qui donnent naissance à des sols pauvres et filtrants, au nord et au nord-ouest ;
– dans les confins orientaux, les bas de versant portent des colluvions et terrasses fluviatiles anciennes, d’âge Quaternaire ; les sols sont alors variés, parfois très sableux ou au contraire argileux.
Le climat est océanique, soumis à des influences continentales et méridionales. Les précipitations sont régulièrement réparties au cours de l’année et la température moyenne annuelle est proche de 11°C (51,8 oF). Les « Monts du Beaujolais » jouent un rôle essentiel de protection vis-à-vis des vents venant de l’ouest, atténuant ainsi l’influence océanique. L’effet de foehn qu’ils induisent assèche l’air humide, augmentant d’autant la luminosité et réduisant les précipitations.
La large vallée de la Saône joue également un rôle prépondérant dans le développement de la vigne, offrant une grande luminosité (près de 2000 heures par an, en moyenne) et véhiculant les influences méridionales, marquées en particulier par de fortes chaleurs estivales.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire de la commune suivante du département du Rhône, sur la base du code officiel géographique de l’année 2019 : Villié-Morgon.

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

PRINCIPAUX CÉPAGES

Les vins sont issus des cépages suivants :
– Cépage principal : gamay N ;
– Cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N et melon B.

– Dans le cas où des vins sont produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, les vins sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Rendement butoir (hectolitres par hectare : 61

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— L’utilisation de copeaux ( de bois) est interdite ;
— Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de13%.

  • Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE)sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de10%. — Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 janvier de l’année qui suit celle de la récolte.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds/ha.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,10 mètres et un écartement entre les pieds, sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 6 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

– La taille est achevée le 15 mai;

– Les vins proviennent des vignes taillées en taille courte (conduites en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou « charmet ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied;

– Chaque pied porte 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum ; en vue du rajeunissement, chaque pied peut également porter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

– Lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

– La hauteur de vendange dans les contenants assurant le transport de la parcelle au chai de vinification, ne dépasse pas 0,50 mètre;

– Les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

– Le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

  • L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine   contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin du Beaujolais » ou « Grand Vin du Beaujolais » ou « Cru du Beaujolais ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 12   août  2021

JULIÉNAS AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Village n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

L’APPELLATION

L’appellation Juliénas   est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes :
– Département du Rhône : Emeringes, Juliénas et Jullié ;
– Département de Saône-et-Loire : Pruzilly.

HISTOIRE

Jules CESAR serait à l’origine des noms des villages de Juliénas et Jullié, lorsque ses légions stationnaient à proximité, lors de la conquête de la Gaule, au siècle précédant notre ère.
La tradition fait de Juliénas, dont le vignoble est bimillénaire, le noyau originel du vignoble du « Beaujolais ».
Plusieurs édifices attestent d’une grande activité viticole à partir du Moyen-Âge, comme le Château de Juliénas et ses caves, qui datent du XIIIème siècle, le Château du Bois de la Salle, construit en 1660 et qui devient, 3 siècles plus tard, le siège de la cave coopérative, ou encore la « Maison de la Dîme », unique dans la région, qui perçoit, sous l’Ancien Régime, l’impôt du Clergé. Ce prélèvement décimatoire représentait 147 tonneaux.

Décrit et cité avec éloges par JULLIEN, dans son livre « Topographie de tous les vignobles connus » en 1816, « Juliénas » est cité, par l’Anglais SYKES, dans le même ouvrage, parmi les vins importés dans son pays.
L’appellation d’origine contrôlée « Juliénas » est officiellement reconnue par le décret du 11 mars 1938.

L’appellation d’origine contrôlée « Juliénas » se caractérise par l’alliance de traditions propres à la région et de techniques modernes. Le cépage gamay N règne en maître pour la production des vins rouges.
Les producteurs, à la recherche d’un vin de qualité, ont appris à maîtriser sa croissance, notamment par le recours à une densité de plantation élevée et à une taille courte.

Pour assurer une bonne maturité du raisin, le producteur s’assure que la surface foliaire exposée soit suffisante. Ainsi les vignes peuvent être conduites avec un palissage fixe qui facilite également la mécanisation.
Les producteurs ont adopté une vinification particulière où coexistent une fermentation traditionnelle et une macération semi-carbonique. Conformément aux usages, les producteurs ont à cœur d’isoler la vendange issue des meilleures parcelles, et de faire figurer les noms des lieux-dits les plus réputés sur les étiquettes.

Le vignoble couvre, en 2010, une superficie de 580 hectares (1 435 acres) pour une production annuelle d’environ 22 000 hectolitres (581 180 US gallons).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est établie sur les flancs orientaux du nord des « Monts du Beaujolais » et principalement sur la face exposée au midi du « Mont de Bessay » (478 mètres), à 15 kilomètres au sud-ouest de Mâcon, et à 30 kilomètres (18,5 mi), au nord de Villefranche-sur-Saône.
Elle s’étend ainsi sur le territoire des communes de Juliénas, Jullié, Emeringes et Pruzilly.
Sur ce territoire coexistent 3 types de substrats :
– L’assise commune de la région beaujolaise est composée de granite rose, bien développé dans la partie centrale de la zone géographique ; une fois altéré en surface, il engendre une arène sableuse d’épaisseur variable ;
– A l’est du village de Juliénas, cette arène granitique se mêle de colluvions argilo- siliceuses ;
– Sur le haut des coteaux affleurent des schistes d’origine volcano-sédimentaire ; de couleur verdâtre, liée à la richesse en minéraux ferro-magnésiens, ils forment des pentes accusées ; les sols sont plus argileux, mais restent superficiels.
Ainsi, le territoire de la zone géographique est une zone de transition où l’on trouve à la fois, des formations granitiques, volcaniques et sédimentaires et des formations plus récentes riches de colluvions, à l’origine de sols plus profonds et argileux.
Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur tous ces substrats, à une altitude comprise entre 225 mètres et 450 mètres (740 et 1 475 pi), sur des coteaux exposés à l’est, au sud et au sud-ouest.
Le climat est océanique, soumis à des influences continentales et méridionales. Les précipitations sont régulièrement réparties au cours de l’année et la température moyenne annuelle est proche de 11°C (51,8 oF). Les « Monts du Beaujolais » jouent un rôle essentiel de protection vis-à-vis des vents venant de l’ouest, atténuant ainsi l’influence océanique. L’effet de foehn qu’ils induisent assèche l’air humide, augmentant d’autant la luminosité et réduisant les précipitations.
La large vallée de la Saône joue également un rôle prépondérant dans le développement de la vigne, offrant une grande luminosité et véhiculant les influences méridionales, marquées en particulier par de fortes chaleurs estivales. Le vignoble est abrité des vents du nord et de l’est.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

.La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes,sur la base du code officiel géographique de l’année 2022 :

– Département du Rhône : Emeringes, Juliénas et Jullié ;

– Département de Saône-et-Loire : Pruzilly.

Mise à jour le 20/02/2024

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Mise à jour le 20/02/2024

PRINCIPAUX CÉPAGES

Les vins sont issus des cépages suivants :
– Cépage principal : gamay N ;
– Cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N et melon B.

– Dans le cas où des vins sont produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, les vins sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Rendement butoir (hectolitres par hectare : 61 hectos/ ha

Pour les vignes plantées en terrasses, le volume pouvant bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée résulte du produit entre la surface égale au nombre de pieds réellement plantés à la plantation sur la parcelle concernée [N] affecté de la surface de 2 mètres carrés, et le rendement de l’appellation d’origine contrôlée (R en hectolitres par hectare), soit la formule (Nx2) x (R/10 000). La surface égale au nombre de pieds réellement plantées à la plantation sur la parcelle concernée affecté à la surface de 2 mètres carrés par pied, ne peut pas dépasser la surface cadastrale de la parcelle. Ajout du 20/02/2024

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— L’utilisation de copeaux est interdite ;
— Les vins ne dépassent pas , après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de13%.

  • Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE)sontautoriséesdanslalimited’untauxdeconcentrationde10%. — Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 janvier de l’année qui suit celle de la récolte.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds/ha.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,10 mètres et un écartement entre les pieds, sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 6 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

Les dispositions ne s’appliquent pas aux parcelles plantées en terrasse. On entend par parcelles de vignes plantées en terrasse une parcelle bénéficiant d’un aménagement particulier lié à la pente existante, réalisé avant la plantation de la vigne et entrainant une discontinuité de l’écartement habituel de plantation et un non passage de mécanisation entre deux niveaux successifs. Pour les parcelles de vigne plantées en terrasse, l’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,80 mètre.

– Pour les parcelles en vigne plantées en terrasses, la hauteur de feuillage palissé permet de disposer de 1,4 mètre carré de surface de couvert végétal extérieur pour la production d’un kilogramme de raisin.

L’apport de terre exogène sur des parcelles de l’aire parcellaire délimitée est interdit. On entend par terre exogène une terre qui ne provient pas de l’aire parcellaire délimitée de l’appellation d’origine contrôlée « Chiroubles ».

Le traitement à l’eau chaude des plants standards et des plants issus de pépinières privées est obligatoire.

Ajouts du 20/02/2024

– La taille est achevée le 15 mai;

– Les vins proviennent des vignes taillées en taille courte (conduites en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou « charmet ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied;

– Chaque pied porte 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum ; en vue du rajeunissement, chaque pied peut également porter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

– Lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

– La hauteur de vendange dans les contenants assurant le transport de la parcelle au chai de vinification, ne dépasse pas 0,50 mètre;

– Les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

– Le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

  • L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine   contrôlée peut préciser l’unitégéographique plus grande « Vin du Beaujolais » ou « Grand Vin du Beaujolais » ou « Cru du Beaujolais ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

Dernière modification du cahier des charges : 20/02/2024

Ratification des modifications par l’Union Européenne : 16/04/2025

BEAUJOLAIS AOP

Source: La carte des vins s’il vous plaît.

NB: Beaujolais Village n’est pas une AOP mais une dénomination complémentaire de l’AOP Beaujolais

L’APPELLATION

L’appellation Beaujolais est réservée aux vins rouges, rosés et blancs élaborés sur certaines communes du département du Rhône et du département de Saône-et-Loire.

HISTOIRE

« Il faut arriver au III ème siècle de notre ère pour voir la culture de la vigne définitivement implantée dans la région du Lyonnais. » [Viala P. et Vermorel V., 1902]. L’empereur PROBUS, en 280 après Jésus-Christ, permet aux Gaulois d’avoir des vignes, notamment dans les Monts d’Or, proches de Lyon.
Au cours du XVIIIème siècle, le commerce des vins du Beaujolais prend de l’ampleur, induisant de grandes transformations dans le vignoble. A cette époque se dessine le paysage que nous connaissons en 2009. Avec l’expansion des villes, l’industrialisation et le développement des infrastructures de transport, le XIXème siècle est une période charnière pour le vignoble. Le sud s’oriente vers la production de vins légers et fruités, désaltérants, pour alimenter le marché lyonnais voisin. Le nord, plutôt tourné vers Mâcon et les marchés du Nord de la France, privilégie la production de vins plus concentrés, aptes à la garde et au transport.
A la fin des années 1920, les premières caves coopératives voient le jour, suivies dans les années 1950, par une deuxième génération de caves qui contribuent à l’amélioration générale de la qualité des vins et permettent le développement et la rationalisation de la vinification beaujolaise.
L’appellation d’origine contrôlée « Beaujolais » est reconnue par décret le 12 septembre 1937. Les producteurs des communes du nord, dont les vins puissants et de garde contrastent avec les vins plus légers et fruités du sud, souhaitent se distinguer et sollicitent la reconnaissance d’une appellation d’origine contrôlée particulière. En 1943, leurs démarches aboutissent ainsi à la publication d’une liste de 31 communes autorisées à adjoindre leur nom à celui du « Beaujolais ». Le 21 avril 1950 les 31 communes sont regroupées en une unité concrétisée par l’adjonction de la mention « Villages ».
Le Beaujolais est la seule région viticole où la proportion de vin nouveau est aussi importante, grâce notamment à l’aptitude du cépage gamay N à produire du vin primeur. Dès le XIXème siècle, quelques débitants très professionnels achètent « sous le pressoir », enlèvent de suite et présentent le « Beaujolais nouveau » dès les semaines suivantes aux distributeurs, cafetiers-restaurateurs de Paris et de Lyon. La fermentation des vins s’achève souvent durant le transport, ce qui les protège au mieux de toute altération.
L’histoire du « Beaujolais nouveau » est marquée par les évolutions réglementaires. Ainsi en 1951, l’Union Viticole du Beaujolais demande la possibilité de vendre ses vins « en primeur », avant la date du 15 décembre, demande qui aboutit le 13 novembre 1951, avec la parution d’une note administrative des contributions indirectes précisant les conditions « dans lesquelles certains vins à appellation contrôlée peuvent être commercialisés dès maintenant sans attendre le déblocage général du 15 décembre prochain. ». Ainsi est né officiellement le phénomène « Beaujolais nouveau ». Mais il faut attendre l’année 1985 pour parvenir à la mise en marché à destination du consommateur du « Beaujolais nouveau » le troisième jeudi du mois de novembre.
Les volumes commercialisés s’accroissent de manière fulgurante à partir des années 1960, atteignant environ 500 000 hectolitres (13,2 M d’US gallons) au milieu des années 1980, mais sans jamais dépasser la moitié de la production totale du Beaujolais. En effet, afin que les vins « primeurs » soient prêts rapidement, fermentation malo- lactique terminée, et présentent un caractère frais et gouleyant, aromatique et fruité, les producteurs privilégient, en fonction du millésime, leurs parcelles les plus précoces, pratiquent des macérations plus courtes et sélectionnent les cuvées révélant le caractère croquant du raisin et les arômes particuliers de fermentation. Ces contraintes techniques conduisent sur chaque exploitation à limiter la production de « primeur » à une partie de la récolte.
Le vignoble est voué à la production de vins rouges, rosés et blancs. Pour les vins rouges et rosés, le cépage essentiel est le cépage gamay N. Afin de maitriser la fertilité de ce cépage, les vignes sont taillées en taille courte, principalement selon la « conduite en gobelets », avec une taille à coursons.
Les vins blancs sont issus du seul cépage chardonnay B.
Dans le but de préserver au mieux les caractères fruités, les producteurs ont l’habitude de pratiquer une vinification typiquement beaujolaise inspirée de la « macération semi-carbonique ».
Le vignoble du « Beaujolais » est caractérisé par la taille modeste des parcelles (0,3 hectare / 0,75 acre en moyenne), offrant ainsi un paysage de marqueterie de vignes. En 2018, les vins AOC Beaujolais comptent environ 4 500 hectares (11 120 acres) pour une production de 240 000 hectolitres (6,354 M d’US gallons) et les vins bénéficiant de la mention « Villages » ou du nom de la commune de provenance des raisins comptent environ 3 700 hectares (9 145 acres) pour une production annuelle de près de 200 000 hectolitres (5,28 M d’US gallons) vinifiés entre 1 900 exploitants, 9 caves coopératives et quelques vendangeoirs (négociants vinificateurs).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend sur la bordure orientale du Massif Central, au- dessus de la vallée de la Saône, au cœur de la région qui lui a donné son nom. Le vignoble s’étend entre les villes de Lyon et de Mâcon, sur 55 kilomètres (34 mi), du nord au sud, et 15 kilomètres (9 mi) à 20 kilomètres (12,5 mi), d’est en ouest, entre la plaine de la Saône, affluent du Rhône, et les « Monts du Beaujolais », à une altitude comprise entre 180 mètres et 550 mètres (590 et 1805 pi).
La zone géographique couvre ainsi le territoire de 85 communes du département du Rhône, et 11 communes du département de Saône-et-Loire.
La zone de production définie pour la mention « Villages », est localisée dans la moitié nord de la zone géographique sur le territoire de 30 communes du département du Rhône et 8 communes du département de Saône-et-Loire.
On distingue dans le paysage du Beaujolais viticole, deux grandes familles de formations géologiques.
Au nord, des formations anciennes d’âge paléozoïque formant des reliefs en croupes arrondies. Ce sont des roches formées lors du soulèvement hercynien, granites, porphyres, schistes et roches volcano-sédimentaires souvent métamorphisées. Par altération, ces roches donnent des sols sableux ou argileux à réaction acide.
Au sud, affleurent des formations sédimentaires plus récentes (Trias et Jurassique, de l’ère Secondaire). Ce sont principalement des roches calcaires, formant des reliefs plus vigoureux que dans le nord, organisés en côtes allongées.

Les sols sont en général plus argileux et plus profonds.
Aux pieds des coteaux, des formations du Quaternaire, représentées par des terrasses fluviatiles anciennes, des colluvions et des cônes de déjections, masquent le substrat ancien.
Quelles que soient les formations du sous-sol, les coteaux sont principalement orientés à l’est et au sud.
La région baigne dans un climat océanique dégradé subissant des influences continentales (orages l’été, brouillards givrants l’hiver) et méridionales (chaleur estivale, maximum pluviométrique à l’automne et au printemps).
Les « Monts du Beaujolais » jouent un rôle essentiel de protection des vents d’ouest, atténuant ainsi l’influence océanique. L’effet de foehn qu’ils génèrent assèche l’air océanique, réduisant la nébulosité et la pluviométrie.
La large vallée de la Saône joue également un rôle prépondérant dans le climat local en canalisant les masses d’air méridional, augmentant la luminosité et atténuant les écarts de températures.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

a) – La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire des communes  suivantes, sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

—  Département du Rhône : Alix, Anse, L’Arbresle, Les Ardillats, Arnas, Bagnols, Beaujeu, Belleville-en-Beaujolais, Belmont-d’Azergues, Blacé, Le Breuil, Bully, Cercié, Chambost-Allières, Chamelet, Charentay, Charnay, Châtillon, Chazay-d’Azergues, Chénas, Chessy, Chiroubles, Cogny, Corcelles-en-Beaujolais, Denicé, Emeringes, Fleurie, Frontenas, Gleizé, Juliénas, Jullié, Lacenas, Lachassagne, Lancié, Lantignié, Légny, Létra, Limas, Lozanne, Lucenay, Marchampt, Marcy, Moiré, Montmelas-Saint-Sorlin, Morancé, Odenas, Le Perréon, Pommiers, Porte des Pierres Dorées, Quincié-en-Beaujolais, Régnié-Durette, Rivolet, Saint-Clément-sur- Valsonne, Saint-Cyr-le-Chatoux, Saint-Didier-sur-Beaujeu, Saint-Etienne-des-Oullières, Saint-Etienne-la- Varenne, Saint-Georges-de-Reneins, Saint-Germain-Nuelles, Saint-Jean-des-Vignes, Saint-Julien, Saint-Just- d’Avray, Saint-Lager, Saint-Romain-de-Popey, Saint-Vérand, Sainte-Paule, Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, Sarcey, Ternand, Theizé, Val d’Oingt, Vaux-en-Beaujolais, Vauxrenard, Vernay, Ville-sur-Jarnioux, Villié- Morgon, Vindry-sur-Turdine (uniquement pour la partie correspondante aux territoires des anciennes communes de Dareizé, Les Olmes et Saint-Loup) ;

—  Département de Saône-et-Loire : Chaintré, Chânes, La Chapelle-de-Guinchay, Chasselas, Crêches-sur-Saône, Leynes, Pruzilly, Romanèche-Thorins, Saint-Amour-Bellevue, Saint-Symphorien-d’Ancelles, Saint-Vérand.

b) –Pour la mention «Villages», larécolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins ont lieu sur le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

—  Dans le département du Rhône : Les Ardillats, Beaujeu, Blacé, Cercié, Charentay, Chénas, Chiroubles, Denicé, Emeringes, Fleurie, Juliénas, Jullié, Lancié, Lantignié, Marchampt, Montmelas-Saint-Sorlin, Odenas, Le Perréon, Quincié-en-Beaujolais, Régnié-Durette, Rivolet, Saint-Didier-sur-Beaujeu, Saint-Etienne-des-Oullières, Saint- Etienne-la-Varenne, Saint-Julien, Saint-Lager, Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, Vaux-en-Beaujolais, Vauxrenard, Villié-Morgon ;

—  Dans le département de Saône-et-Loire : Chânes, La Chapelle-de-Guinchay, Leynes, Pruzilly, Romanèche- Thorins, Saint-Amour-Bellevue, Saint-Symphorien-d’Ancelles, Saint-Vérand.

c) La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins susceptibles de bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée « Beaujolais » suivie du nom de la commune de provenance des raisins ont lieu sur le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

—  Dans le département du Rhône : Les Ardillats, Beaujeu, Blacé, Cercié, Charentay, Denicé, Emeringes, Jullié, Lancié, Lantignié, Marchampt, Montmelas-Saint-Sorlin, Odenas, Le Perréon, Quincié-en-Beaujolais, Rivolet, Saint-Didier-sur-Beaujeu, Saint-Etienne-des-Oullières, Saint-Etienne-la-Varenne, Saint-Julien, Saint-Lager, Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, Vaux-en-Beaujolais, Vauxrenard ;

—  Dans le département de Saône-et-Loire : Chânes, La Chapelle-de-Guinchay, Leynes, Pruzilly, Romanèche- Thorins, Saint-Symphorien-d’Ancelles.

Source : https://en.lyon-france.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

PRINCIPAUX CÉPAGES

chardonnay B,  gamay N

a) – les vins blancs sont issus du seul cépage chardonnay B.

b) – Les vins rouges et rosés sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : gamay N.
– cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N, melon B, pinot gris G et pinot noir N.

– La proportion des cépages gamay de Bouze N. et gamay de Chaudenay N, ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

  1. Vins blancs : 75 hectolitres par hectare
  2. Vins rouges et rosés : 65 hectolitres par hectare
  3. Vins rouges bénéficiant de la mention «supérieur» : 63 hectolitre par hectare
  4. Vins rouges rosés bénéficiant de lamention «villages» ou du nom de la commune de provenance des raisins : 63 hectolitres par hectare
  5. Vins blancs bénéficiant de la mention «villages» ou du nom de la commune de provenance des raisins : 73 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

—  Les techniques soustractives d’enrichissement(TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;

—  Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

Afin de conserver le caractère primeur qui constitue la spécificité des vins rouges et rosés susceptibles de bénéficier de la mention « primeur » ou « nouveau » :

—  les vins sont exclusivement issus des raisinsr écoltés la même  année;

—  la durée de cuvaison des vins est inférieure ou égale à 10 jours ;

—  les vins rouges et rosés ne dépassent pas, après enrichissement,le titrealcoométrique volumique total de 12,50%.

—  les vins blancs ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13 %.

—  Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES


Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare.

Ces vignes présentent un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 2,50 mètres et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Sous réserve du respect de la densité minimale de 5 000 pieds par hectare, et à des fins de mécanisation, les vignes peuvent disposer d’inter-rangs présentant un écartement inférieur ou égal à 3 mètres.

La taille est achevée au 15 mai.

Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes:

Vins blancs

—  soit en taille Guyot simple avec un maximum de 8 yeux francs sur le long bois et un courson à 2 yeux francs au maximum;

—  soit en taille dite «taille à queue du Mâconnais » : chaque pied porte un long bois à 12

Vins rouges et rosés

Avec un maximum de 10 yeux francs par pied:

—  soit en taille courte (conduite en gobelet, en éventail ou en cordon de Royat simple, double ou «charmet») avec de 3 à 5 coursons à 2 yeux francs maximum. En vue du rajeunissement, chaque pied peut également comporter un courson à 2 yeux francs maximum taillé sur un gourmand issu du vieux bois;

—  soit en taille Guyot simple, avec un maximum de 6 yeux francs sur le long bois et un courson à 2 yeux francs au maximum;

—  soit avec 2 baguettes à 3 yeux francs maximum.

Lors de la taille de formation ou lors d’une transformation du mode de taille, les vignes sont taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

— Dispositions relatives à la récolte mécanique de parcelles destinées à produire des vins rouges ou rosés :

— les contenants sont en matière inerte et alimentaire;

— le matériel de récolte et de transport de la vendange présente un système d’écoulement de l’eau ou de protection adapté.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

—  Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi de la mention « supérieur ».

—  Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi de la mention «Villages».

—  Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi du nom de la « commune de provenance des raisins ».

—  Le nom de l’appellation d’origine contrôlée suivie ou non de la mention « Villages » peut être complété par la mention «primeur» ou «nouveau».

—  Les vins bénéficiant de la mention «primeur» ou «nouveau» sont présentés obligatoirement avec l’indication du millésime.

—  Le nom de la commune de provenance des raisins suit le nom de l’appellation d’origine contrôlée et est imprimé en caractères dont les dimensions sont identiques, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

—  L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une « unité géographique plus petite », sous réserve :

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

— Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin du Beaujolais »

Dernière modification du cahier des charges : 13 décembre  2022

The Enduring Legacy of Marcel Lapierre. Source: https://daily.sevenfifty.com/

VIGNOBLES DU BEAUJOLAIS

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

Le vignoble du Beaujolais est situé dans le nord du département du Rhône et sur quelques communes de la Saône-et-Loire. L’aire de production correspond au piémont des monts du Beaujolais, entre Mâcon et Lyon. Le Beaujolais fait partie administrativement de la région Bourgogne Franche-Comté. Dominé par les « Monts du Beaujolais » à l’ouest, premiers contreforts du Massif-central dont l’altitude avoisine les 1 000 mètres / 3 280 pi (Point culminant le mont Saint-Rigaud 1009 m / 3 310 pi), le vignoble du Beaujolais principalement orienté à l’est et au sud est installé à une altitude comprise entre 180 mètres et 550 mètres (590 et 1 805 pi) sur un relief vallonné de coteaux et de collines aux croupes arrondies, sculptées au fil du temps par de nombreux petits cours d’eau qui descendent des hauteurs, drainent le sol et se jettent dans la Saône. 

Installé sur des terrains essentiellement granitiques au nord et calcaires au sud, il produit très majoritairement du vin rouge à base du cépage gamay.

La surface globale du vignoble est de l’ordre de 18 000 ha (44 480 acres) en diminution régulière ( – 25% en 10 ans).

La production du vignoble est de l’ordre de 750 000 hl (19,8 M d’US gallons). Les crus représentent 260 000 hl (6,9 M d’US gallons); les Beaujolais 250 000hl (6,6 M d’US gallons); les Beaujolais villages 180 000hl (4,75 M d’US gallons).

Le vignoble est vieillissant, il produit moins et il est plus sensible aux aléas climatiques. Les vignes sont âgées ( 31 % ont plus de 60 ans ; 6% ont moins de 10 ans).

Les surfaces par exploitation sont en moyenne très faibles +/- 10 ha (47 acres). 96% des vins produits sont en AOP.

Les coopératives collectent environ le tiers des volumes du vignoble du Beaujolais. Le succès incontestable et considérable de la marque « beaujolais nouveau » a sans doute masqué les faiblesses structurelles du vignoble. Il a retardé les nécessaires adaptations de l’ensemble de ce vignoble. Aujourd’hui la célébrité du beaujolais nouveau est une cause de désaccord au sein de la filière.

HISTOIRE

La viticulture dans la région est sans doute d’origine romaine. Les Romains déjà cultivaient la vigne en Beaujolais. La légende dit même que Jules César aurait donné son nom au cru Juliénas. Au IIIème siècle, les vins, alors conditionnés dans des amphores, descendent à Lyon par la Saône toute proche.


Mais c’est au Moyen Âge que le vignoble commence à se faire un nom. Une histoire qui a croisé la route de nombreux personnages.

C’est d’abord sous l’impulsion des sires de Beaujeu qui imposent leur marque sur la région que le vignoble beaujolais prend de l’essor. L’un d’entre eux, Bérard, se fera d’ailleurs connaître dès 957 grâce à ses transactions viticoles. Ils donnent leur nom au territoire et contribuent à son aura. Beaujeu est la capitale du Beaujolais jusqu’au XVIe siècle, date à laquelle elle est détrônée par Villefranche-sur-Saône moins excentrée. 

La production de vin reste marginale à l’époque. Il faudra attendre le XVIIe siècle pour qu’il prenne véritablement son essor.

En 1360, une ordonnance du conseil du roi (une ordonnance royale de Jean Le Bon) classe le vin en 3 catégories -Vins français (Île de France) –Vin de Bourgogne et -Vins de grand prix (Beaujolais à St Pourçain). Jean le Bon pensait que le gamay n’avait pas sa place en Bourgogne et ordonna même l’arrachage de ce cépage en 1395 mais on doute que ce fut suivi d’effet deux mois avant les vendanges.

Au XVIIe siècle, le Beaujolais devient l’un des tout premiers fournisseurs des Bouchons Lyonnais où les vins sont servis en pichets.

Le vignoble sera décimé par le phylloxera au mitan du XIXe siècle. On doit à Victor Pulliat, en autres, la renaissance du vignoble français décimé par le phylloxéra. C’est à Chiroubles qu’il étudie différentes solutions pour éradiquer l’insecte. Ses recherches l’emmèneront partout en Europe pour procéder à des essais de greffes. Il permet de sauver la vigne en prônant la mise en place de porte-greffes américains. Aujourd’hui sa mémoire est toujours honorée. Le concours Victor Pulliat désigne les meilleures cuvées du millésime, dans chacun des 10 crus du Beaujolais. Le nom de Victor Vermorel est lui associé à la lutte contre le mildiou. A la fin du XIXe siècle, il procède à des expériences dans l’atelier familial de Villefranche-sur-Saône. Il met notamment au point un pulvérisateur de bouillie bordelaise pour éliminer ces maladies de la vigne.

En 1927, la première cave coopérative (Cave de Fleurie) voit le jour et cette cave s’illustrera grâce au dynamisme d’une femme remarquable, Marguerite Chabert, qui en 1946 succèda à son père et en assuma la direction pendant 40 ans.  

Le 29 avril 1930, par une décision du tribunal civil de Dijon, le vignoble du Beaujolais est rattaché administrativement à la Bourgogne viticole.

La création des AOC consacre 4 appellations en Beaujolais :  Chiroubles, Fleurie, Morgon et Moulin-à-Vent avant que l’AOC Beaujolais voit le jour un an plus tard en 1937. Brouilly, Côte de Brouilly et Juliénas suivront en 1938.

En octobre 1951, les vignerons réunis au sein de l’Union Viticole du Beaujolais demandent la possibilité de commercialiser de suite les vins du Beaujolais .

Le 13 novembre 1951, une note de l’Administration des Contributions Indirectes précise dans quelles conditions certains vins à appellation contrôlée peuvent être commercialisés sans attendre le déblocage général du 15 décembre, mais ce n’est qu’en 1967, qu’un décret fixe la commercialisation du beaujolais nouveau au 15 novembre, à minuit avant qu’en en 1985, un décret fixe au troisième jeudi de novembre la date de la mise à la consommation des vins primeurs.

En 1998, l’appellation Régnié est reconnue et devient la onzième AOC du Beaujolais.

En 2006, une cinquantaine de viticulteurs, quatre supermarchés et quatre intermédiaires sont suspectés d’avoir  organisé un trafic de sucre afin d’améliorer artificiellement des vins entre 2004 et 2006.
L’affaire a débuté par une enquête sur la vente de près de 600 tonnes de sucre sans facture par quatre Intermarchés de Rhône-Alpes, achetées par des transporteurs et principalement destinées à des viticulteurs du Beaujolais. Ces derniers utilisent le sucre pour chaptaliser, c’est-à-dire ajouter du sucre dans le vin pour pallier le manque de sucre naturel dans le raisin – particulièrement sensible lors du millésime 2004 – et augmenter le degré d’alcool. 

En 2006, le « pape» autoproclamé du Beaujolais, Georges Dubœuf, a été condamné par le tribunal de Villefranche pour «tromperie» et «tentative de tromperie». L’une des sociétés de son groupe avait mélangé des vins de qualités différentes, proposés ensuite sous l’appellation la plus haute et donc la plus chère.

De 2009 à 2017, une étude détaillée de 32 073 hectares (79 254 acres) a été effectuée pour cartographier le vignoble qui donne aujourd’hui le détail du terroir du Beaujolais.

Principaux marchés d’exportation du Beaujolais français, 2024 : le succès aux États-Unis pourrait devenir une malédiction : près d’un tiers de la valeur totale des exportations du Beaujolais a été expédié aux États-Unis.

CLIMAT ET SOLS

Le vignoble est soumis à un climat tempéré à tendance continentale.  Les contreforts du Massif central protègent le vignoble des perturbations océaniques et tempèrent l’influence méditerranéenne. 

Le vignoble du Beaujolais s’étend sur la bordure orientale du Massif central, au soubassement d’origine hercynienne. Le substrat rocheux du socle hercynien du Massif central est composé de roches granitiques, volcaniques et métamorphiques qui affleurent dans les coteaux nord de la zone géographique de l’appellation. 
Au sud de Villefranche-sur-Saône jusqu’aux monts du Lyonnais, le socle hercynien a été recouvert au Jurassique par des sédiments marins, le sol qui porte les vignobles est argilo-calcaire. 
Dans la vallée de la Saône et les bas de coteaux, il a été recouvert de matériaux détritiques plus ou moins grossiers parfois agglomérés, issus de colluvions, de cônes de déjection ou de dépôts alluvionnaires formant les terrasses anciennes mises en place au quaternaire. Les sols sont limono-argileux.

Canons à grêle dans les vignobles du Beaujolais en 1900. Dans « Le Petit Parisien », 23 septembre 1900

PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES

La variété des terroirs a permis de créer douze appellations d’origine contrôlée: deux régionales, (Beaujolais et Beaujolais village), et dix communales ou locales ( Brouilly, Chénas, Côte de brouilly, Chiroubles, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin à vent, Régnié, Saint Amour). C’est un vignoble très ancien, -on en parle dès le moyen age- et, avant la réécriture des cahiers des charges de 2008, les différents décrets d’appellation ont été pris entre 1937 et 1950.

L’Union Européenne a reconnu l’appellation  l’appellation Beaujolais,   Beaujolais Village étant une dénomination complémentaire de l’appellation Beaujolais. 

Il existe donc 11 AOPs en Beaujolais.

Source: la carte des vins s’il vous plaît

Source: Jacqueline Uztarroz, terroirsdumondeeducation.com 

CÉPAGES PRINCIPAUX

Le Beaujolais (18 000 ha) compte à ce jour 650 ha de chardonnay et 22 ha de pinot noir produisant essentiellement des Bourgognes et des Crémants de Bourgogne.

Vins rouges : cépage gamay noir à jus blanc.
Vins blancs : cépage chardonnay 

Le Beaujolais est principalement un vin rouge issu du cépage gamay noir à jus blanc. La méthode traditionnelle de vinification des vins rouges utilise la macération semi-carbonique qui permet d’élaborer des vins rouges aromatiques et fruités.
La production de vins blancs et de vins rosés est confidentielle. On trouve aussi des Beaujolais supérieurs (uniquement produits en vins rouges), ils sont issus de parcelles sélectionnées, qui présentent un rendement inférieur, et ont un degré naturel supérieur d’un demi degré aux vins d’appellation Beaujolais proprement dit. Superficie : 80 ha – Production: 3 834 hl (source INAO 2008)

LES AOPs DU BEAUJOLAIS

En rouge: les cépages principaux

EN FORMAT EXCEL

EN FORMAT PDF IMPRIMABLE

The 10 Crus of Beaujolais: What Do They Share? How Do They Differ? Wine Scholar Guild Regions and Producers 08 October 2025. WGS

Diverging vineyard values in Beaujolais. The rise of Moulin à Vent and fall of Régnié and Chiroubles