SAINT-MONT AOP

Corrèze AOP par J. Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Saint-Mont est réservée aux vins secs tranquilles rouges, rosés et blancs élaborés sur le territoire ou partie du territoire de certaines communes du département du Gers.

HISTOIRE

La documentation du monastère de Saint-Mont atteste qu’au début du 2ème millénaire, la vigne est déjà présente sur le territoire de ce qui deviendra la zone géographique de l’appellation d’origine « Saint-Mont ».
Dès la fin du Moyen-Âge, la production de vin est diversifiée. En plus des vins rouges et « clairets », produits dans une grande partie du bassin de l’Adour, et destinés aux montagnards pyrénéens, il existe une production de vins blancs, à l’ouest de la zone géographique qui sont exportés vers le nord de l’Europe, dès le XVIIème siècle.

Au XVIIIème siècle, apparaît une production de vins rouges, aptes à voyager, destinés aux Antilles.
La production augmente, ainsi que la culture de la vigne qui atteint 20% de la surface cultivée, en 1830.

L’arrivée successive de l’oïdium, du mildiou, et du phylloxera, ainsi que la forte demande en vins pour la distillation en « Armagnac » ont pour conséquence une diminution considérablement des superficies des vignes destinées à la production de vins de qualité, auxquelles seront préférées les « Piquepoults », vignes basses utilisées pour la production de vins de distillation.

Enfin, la mécanisation de l’agriculture, au milieu du XXème siècle, conduit à l’extension des surfaces cultivées en maïs et accentue le recul des superficies viticoles.

Le premier syndicat de défense des vins de « Saint-Mont » est créée en 1957 et il est accompagné par les 3 caves coopératives nées au sortir de la 2ème guerre mondiale. Ils sont à l’initiative du renouveau, dès 1970, d’un vignoble dont l’encépagement repose sur des cépages locaux comme les cépages noirs, tannat N, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N et fer N ou les cépages blancs, arrufiac B, courbu B, gros manseng B et petit manseng B.

La dynamique collective a permis de créer, en 30 ans, un vignoble homogène, témoignant d’une histoire et de traditions viticoles hétérogènes, et elle a conduit à la reconnaissance, en 1981, de l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure « Côtes de Saint-Mont », puis « Saint-Mont », en 2007.
L’appellation d’origine contrôlée « Saint-Mont » est reconnue en 2011.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se trouve à égale distance, environ 100 kilomètres, des Pyrénées, au sud, et de l’océan Atlantique, à l’ouest. Elle s’étend sur un secteur de coteaux situés de part et d’autre de la vallée de l’Adour et de son affluent, l’Arros. Elle forme un large croissant entre la région de l’Armagnac au relief mou, au nord, et un système d’échines parallèles plus marquées, au sud.

Les parcelles de vignes sont disséminées sur les pentes au cœur d’une région agricole vouée à la polyculture et à l’élevage où la culture du maïs occupe une place importante. Les versants les plus pentus sont pour la plupart boisés. Elle s’étend sur le territoire de 46 communes, dont 3 en partie, situées au sud-est du département du Gers.

Les températures, globalement douces, sont assez homogènes sur toute la zone géographique. Par contre la quantité des précipitations présente un fort gradient, d’ouest en est, de 1 000 millimètres par an à 800 millimètres par an. L’été et le début d’automne sont chauds et souvent secs, notamment sous l’action du vent venant du sud de type « foehn », qui souffle fréquemment durant cette période.

Le substrat géologique est varié. A l’ouest il est principalement représenté par des « Sables Fauves », formation marine du Tertiaire dont la limite méridionale coïncide avec la limite de la zone géographique. Ils sont surmontés de nappes alluviales anciennes dont les galets colluvionnent sur les pentes.

Plus à l’est, les « Sables Fauves » disparaissent et sont remplacés par de la molasse dont les bancs calcaires marquent nettement le paysage.

Les sols développés sur ce substrat sont:
– soit des sols argilo-calcaires développés sur la molasse ;
– soit des sols lessivés acides développés sur les « sables fauves » et les colluvions à galets.
Ces sols sont pauvres en éléments minéraux.
Le drainage de l’eau excédentaire est assuré par la pente et, pour la partie ouest de l’aire, par la texture sableuse et la pierrosité du sol.
La structure complexe du relief suivant des axes principaux (Adour/Arros) orientés souvent par la tectonique, puis le découpage en crêtes secondaires, forment une mosaïque de situations aux orientations très variées.
La morphologie des vallées est nettement dissymétrique. Le versant, orienté vers l’ouest, est souvent pentu, contrairement au versant orienté vers l’est, en pente douce.
La végétation marque nettement le gradient climatique et la géologie. Ainsi le chêne pédonculé et le maïs sont très présents dans la partie occidentale de la zone géographique, tandis que le chêne pubescent, les céréales à paille et le colza marquent le paysage de la partie orientale.

Source: https://www.vins-saintmont.com/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire ou partie du territoire des communes suivantes du département du Gers:

Communes dont le territoire, dans sa totalité, appartient à l’aire géographique: Aignan, Arblade-le-Bas, Armous et Cau, Aurensan, Beaumarchès, Bernède, Bouzon-Gellenave, Castelnavet, Caumont, Corneillan, Couloumé-Mondebat, Courties, Fusterouau, Gazax et Baccarisse, Ju-Belloc, Labarthète, Ladevèze-Ville, Ladevèze-Rivière, Lannux, Lasserrade, Lelin-Lapujolle, Louslitges, Loussous-Débat, Lupiac, Margouët-Meymes, Maulichères, Peyrusse-Grande, Peyrusse-Vieille, Plaisance, Pouydraguin, Projan, Riscle (ancienne commune de Riscle), Sabazan, Saint-Aunix-Lengros, Saint-Mont, Saint-Pierre-d’Aubézies, Sarragachies, Tasque, Termes-d’Armagnac, Tieste-Uragnoux, Tourdun, Verlus.

Communes dont le territoire appartient, pour partie, à l’aire géographique: Averon-Bergelle, Dému, Marciac, Seailles.

AIRE DE PROXIMITÉ

Aucune

CÉPAGES PRINCIPAUX

arrufiac B – arrufiat, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, courbu B – gros courbu, fer N – fer servadou, braucol, mansois, pinenc, gros manseng B, merlot N, petit courbu B,  petit manseng B,  tannat N

a) Vins rouges :

– cépage principal : tannat N
– cépages complémentaires : cabernet-sauvignon N, fer N
– cépages accessoires : cabernet franc N, merlot N, tardif N (Modification du 8 décembre 2024)

– variétés d’intérêt à fin d’adaptation : manseng N

b) Vins rosés

– cépage principaux : tannat N, cabernet-sauvignon N, fer N
– cépages accessoires : cabernet franc N, merlot N, manseng B, arrufiac B, petit courbu B, courbu B, petit manseng B, , tardif N (Modification du 8 décembre 2024)

– variétés d’intérêt à fin d’adaptation : manseng N sous réserve de la signature d’une convention entre l’INAO, l’ODG et les opérateurs habilités concernés (producteur de raisin et/ou vinificateur) conforme à la convention-cadre approuvée par le comité national du 18 juin 2019.

c) Vins blancs

– cépage principal : gros manseng B ;
– cépages complémentaires : arrufiac B, petit courbu B ; – cépages accessoires : courbu B, petit manseng B.

a) Vins rouges

– Les vins sont issus d’un assemblage dans lequel est au moins présent le cépage principal et les cépages complémentaires ;
– Les vins sont issus d’un assemblage dans lequel la proportion du cépage tannat est supérieure ou égale à 50% 60%.

– Les vins sont issus d’un assemblage dans lequel la proportion de l’ensemble des variétés d’intérêt à fin d’adaptation tardif N et manseng N, est inférieure ou égale à 10% sous réserve de la signature d’une convention entre l’INAO, l’ODG et les opérateurs habilités concernés (producteur de raisin et/ou vinificateur) conforme à la convention- cadre approuvée par le comité national du 18 juin 2019.

b) Vins rosés

– Les vins sont issus d’un assemblage dans lequel, l’ensemble des cépages principaux est supérieur à 70 %.

Les vins sont issus d’un assemblage dans lequel la proportion des cépages blancs manseng B, arrufiac B, petit courbu B, courbu B, petit manseng B est inférieure ou égale à 10%

– Les vins sont issus d’un assemblage dans lequel la proportion de l’ensemble des variétés d’intérêt à fin d’adaptation tardif N et manseng N est inférieure ou égale à 10% sous réserve de la signature d’une convention entre l’INAO, l’ODG et les opérateurs habilités concernés (producteur de raisin et/ou vinificateur) conforme à la convention- cadre approuvée par le comité national du 18 juin 2019

c) Vins blancs :

Les vins sont issus d’un assemblage dans lequel est au moins présent le cépage principal et les cépages complémentaires ;

Les vins sont issus d’un assemblage dans lequel, la proportion du cépage gros manseng B est supérieure ou égale à 60%.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins rouges : 63 hectolitres par hectare

Vins rosés : 68 hectolitres : par hectare

Vins blancs : 69 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

.

—  Les vins rosés sont vinifiés par pressurage direct.

—  Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation des charbons à usage œnologiques, est autorisée pour les moûts, dans la limite de 20 % du volume de vins rosés élaborés par le vinificateur concerné, pour la récolte considérée.

—  Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées pour les vins rouges et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.

—  Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 % pour les vins rouges et de 12,5 %, pour les vins blancs et rosés.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds à l’hectare.

L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,50 mètres et l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,80 mètre et 1,10 mètre.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux vignes plantées en terrasse.

Pour les vignes plantées en terrasses, l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,90 mètre et 1,10 mètre.

— Règles de taille

Les vignes sont taillées soit en taille Guyot simple ou double, soit en taille courte (conduite en cordon de Royat), avec un maximum par pied de:

— 12 yeux francs, pour le cépage tannatN,

— 18 yeux francs, pour les cépages petit courbu B et petit manseng B,

— 16 yeux francs, pour les autres cépages.

Quelle que soit la technique de taille utilisée, le nombre de rameaux fructifères par pied, au stade «véraison», ne peut être supérieur à:

— 10 pour le cépage tannat N,
— 16 pour les cépages petit courbu B et petit manseng B,
— 12 pour les autres cépages,
— l’irrigation peut être autorisée,
— le cépage tannat N et les cépages destinés à l’élaboration des vins rouges sont vendangés manuellement. (Disposition supprimée le 26 mai 2025).

−            Pour le transfert de la vendange, l’utilisation de bennes équipées de pompe à palettes est interdite. (Disposition supprimée le 26 mai 2025).

Vendange mécanique

Le groupement de producteurs de l’appellation souhaite autoriser la vendange mécanique. Cette demande se justifiepar la multiplication des événements climatiques exceptionnels. Après les épisodes de sécheresse et de grêlesurvenus en 2021 et 2022, les attaques de mildiou sur les récoltes 2023 et 2024 ont, une fois encore, fortementpénalisé des rendements déjà affaiblis.

En plus d’être rapide, ce mode de récolte peut s’effectuer la nuit, permettant de limiter les phénomènes d’oxydation,de travailler avec des températures plus fraiches ou encore de pallier aux problèmes de recrutement de maind’œuvre pendant la période de vendanges. La qualité des raisins a pu être préservée grâce aux avantages apportéspar la vendange mécanique. D’un point de vue environnemental, le groupement de producteurs de l’appellationprécise que ce mode de récolte favorise l’apport de vendange fraîche qui demande moins d’énergie pour lerefroidissement des cuves après réception. Ajout du 17/10/2025.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’AOC Saint-Mont peut être complétée de la dénomination complémentaire précisant l’unité géographique plus grande «Sud-Ouest», selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.

Dernière modification du cahier des charges : 26 mai 2025

Ratification des modifications par l’Union Européenne : 17/10/2025

ROSETTE AOP

Corrèze AOP par J.Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Rosette est réservée aux vins blancs tranquilles doux élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de la Dordogne : Bergerac, Creysse, Ginestet, Lembras, Maurens et Prigonrieux.

HISTOIRE

Le vignoble est présent dès le XIème siècle et il dépendait de la paroisse de Saint- Martin de Bergerac.
Au XIVème siècle, la « Vinée », vignoble bénéficiant de larges privilèges, s’étendait jusqu’à Maurens et englobait les paroisses de Ginestet, Campsegret, Sainte-Foy-des-Vignes, Lembras, Creysse et Mouleydier.
Jusqu’au XVIIIème siècle, les bourgeois qui s’étaient approprié le vignoble ont défendu leurs privilèges : droit d’entrée de leurs vins dans la ville mais aussi droit de descente sur la Dordogne et la Gironde.
Comme tous les vins blancs du Bergeracois, les vins de la « Vinée » ont bénéficié du développement des marchés vers l’Europe du Nord. Mais la désaffection du consommateur pour les vins blancs et les crises viticoles de la fin du XIXème siècle ont failli porter un coup fatal à la viticulture de ce secteur.
Et c’est à l’initiative de la commission d’experts du comité national des appellations d’origine chargée de procéder à la délimitation des appellations d’origine contrôlée du Bergeracois, que l’on doit la création du syndicat viticole en 1943. Il faut souligner que, à cette époque-là mais encore aujourd’hui, ce syndicat regroupe les appellations Rosette pour les vins blancs moelleux et Pécharmant pour les vins rouges dont les aires de production se chevauchent partiellement.

CLIMAT ET SOLS

La ville de Bergerac se situe au pied d’un amphithéâtre de collines dont la partie ouest bénéficie de l’appellation Rosette et la partie est de l’appellation Pécharmant. Elle se limite naturellement au sud par la vallée de la Dordogne et elle est encadrée par les massifs forestiers du Landais, de Montclard et de Liorac. La zone géographique de production de Rosette comprend ainsi la partie nord- ouest du territoire de la commune de Bergerac ainsi que les territoires des 5 communes qui l’entourent.
Sur le plan géologique, les formations affleurantes sont constituées par les épandages sablo-argileux du Tertiaire fluviatile, produits des intenses érosions des arènes granitiques du Massif Central.
Six faciès différents ont été identifiés en fonction de la proportion des divers éléments sable, argiles, graviers.
La zone correspondait alors à un vaste système deltaïque, assez mouvant dans le temps, avec de nombreux chenaux sableux et des zones de marécages argileux dans lequel régnait un climat chaud et humide de type subtropical.
Sur le plan pédologique, ce secteur de la rive droite de la Dordogne entre Bergerac et Le Fleix est le seul secteur où n’affleure aucun calcaire. Les sols sont de type lessivés, acides, battants en surface avec un niveau argileux imperméable en profondeur. Ces terrains dont le réchauffement est plus lent au printemps, conviennent à la production de vins blancs aromatiques.
Au niveau géomorphologique, la zone de production constitue un vaste amphithéâtre de collines entourant Bergerac entrecoupées par les vallées du Caudeau, du Marmelet et de la Gouyne. La ville s’est tout naturellement développée à partir de la rivière jusqu’au pied du coteau et même dans le versant sud remarquable pour son exposition et la vue sur la vallée. L’activité agricole se limite à la viticulture et à l’élevage avec de nombreuses prairies permanentes. La limite nord de l’aire est occupée par le massif forestier.
Le climat est un climat océanique atténué, moins pluvieux et un peu plus froid que sur la façade atlantique. L’éloignement de la côte atlantique crée quelques nuances dans le climat océanique avec des températures plus élevées l’été et plus froides l’hiver. La configuration particulière de la vallée de la Dordogne, ouverte tel un entonnoir vers l’océan à l’ouest, permet à la douceur atlantique de remonter jusqu’à près de 100 kilomètres à l’intérieur des terres amenant l’humidité et la douceur au printemps et en automne.
Les mois les plus pluvieux sont décembre, janvier et mai alors que les précipitations sont faibles en mars et de juillet à septembre. L’exposition des collines, en hémicycle vers le sud et la protection des vents du nord par les forêts constituent des variantes méso-climatiques intéressantes.

Source: Par paysbergerac — https://www.flickr.com/photos/paysbergerac/8427239894/, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département de la Dordogne : Bergerac, Creysse, Ginestet, Lembras, Maurens et Prigonrieux.

AIRE DE PROXIMITÉ

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Dordogne : La Force, Queyssac et Saint-Sauveur.

CÉPAGES PRINCIPAUX

muscadelle B, semillon B, sauvignon gris G, sauvignon B

Les vins proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins issus d’au moins deux cépages.

RENDEMENTS MAXIMAUX

60 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins sont des vins blancs tranquilles. Ils présentent après fermentation :
– une teneur en sucres fermentescibles (glucose et fructose) comprise entre 25 et 51 grammes par

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, un titre alcoométrique volumique total de 15 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de plantation de 4 000 pieds par hectare. L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2, 50 mètres et l’écartement entre les pieds sur le même rang ne peut être inférieur à 0,90 mètre.
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes : taille Guyot, taille à coursons en cordon de Royat ou taille à cots.
Chaque pied porte au maximum 12 yeux francs.
L’irrigation est interdite.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée « Rosette » peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ».
Cette unité géographique plus grande peut également figurer sur les prospectus et récipients quelconques. Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 16 mai    2017

PÉCHARMANT AOP

Corrèze AOP par J.Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Pécharmant est réservée aux vins rouges secs tranquilles élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de la Dordogne : Bergerac, Creysse, Lembras et Saint-Sauveur.

HISTOIRE

Le vignoble est présent depuis le XIème siècle et il dépend alors de la paroisse de Saint-Martin de Bergerac. Il s’étend au nord de Bergerac, encadré par les routes de Sarlat et de Brive.
Au centre du triangle constitué par les communes de Bergerac (ancien prieuré de Saint-Martin), Creysse, Lembras, est localisée la zone originelle renommée pour sa production viticole, située sur un coteau dont un lieu-dit fût baptisé « Puycharman », puis « Pech-charman » (« pech » signifie « colline » en occitan, accolé à « charman » pour « colline charmante », en raison de sa position dominante sur la ville de Bergerac et la vallée de la Dordogne).
Après la guerre de Cent Ans, le vignoble appartient aux bourgeois de Bergerac et seuls les vins provenant de ce territoire, dénommé « la Vinée » pouvaient librement circuler dans la ville.
Malgré les différentes crises viticoles de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, et le développement urbain de Bergerac et de sa périphérie, les producteurs ont su préserver leur vignoble qui surplombe la ville.
Le syndicat viticole est créé en 1943 et l’appellation d’origine contrôlée « Pécharmant » est reconnue le 12 mars 1946.
La superficie du vignoble s’est stabilisée dans les années 2000 à 450 hectares pour une production moyenne de 18 000 hectolitres.
En 2009, 50 producteurs participent à la vie de cette appellation d’origine contrôlée et 15 d’entre eux sont adhérents d’une cave-coopérative.

CLIMAT ET SOLS

La ville de Bergerac se situe au pied d’un amphithéâtre de collines dont la partie occidentale abrite la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Rosette » et la partie orientale abrite celle de l’appellation d’origine contrôlée « Pécharmant ». Cette dernière est limitée naturellement, au sud, par la vallée de la Dordogne, à l’est, par les forêts de Liorac et de Monclard et, au nord, par la forêt du Landais. Elle est traversée par la vallée du Caudeau. La zone géographique est située sur un axe nord-ouest/sud-est correspondant à un changement de faciès géologique.Au nord de cet axe, les calcaires du Crétacé affleurent et constituent le soubassement de l’immense plateau calcaire du Périgord qui s’appuie sur les contreforts métamorphiques du Massif Central.Au sud de cet axe, les calcaires crétacés sont recouverts par les molasses lacustres du Tertiaire.
Au cœur du vignoble Bergeracois, les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins se situent dans la partie nord-est du territoire de la commune de Bergerac ainsi que sur les territoires des communes de Creysse, Lembras et Saint-Sauveur. Elles reposent sur un substratum constitué de calcaires crétacés qui affleurent le long des vallées de la Dordogne et du Caudeau, sur des versants recouverts par les formations de l’Eocène supérieur constituées de sables argileux bruns et de galets, ou au sommet des croupes des lambeaux de terrasses quaternaires de la Dordogne plus ou moins remaniées avec les formations superficielles.

Le climat subtropical à l’Eocène, combiné à une forte érosion, a conduit à la formation d’une quantité considérable de silex largement exploités au paléolithique. L’accumulation de fer dans le sous-sol a favorisé la formation d’une couche d’argile ferrugineuse localement appelée « tran ».

Les formations pédologiques sont variées, avec des argiles bigarrées, mêlées de débris de grès et de silex, avec des lentilles argileuses versicolores, jaunes, rouges et même bleutées. Souvent des galets roulés quartzeux sont mêlés à ces argiles. Ces formations détritiques sont recouvertes de limons, d’origine plus récente, en partie éolienne.

Le réseau hydrographique a construit un ensemble de coteaux remarquables, exposés au midi, et entourant la ville de Bergerac.
Le climat est un climat océanique atténué, moins pluvieux et un peu plus froid que sur la façade atlantique. L’éloignement de la côte atlantique crée quelques nuances dans le climat océanique avec des températures plus élevées l’été et plus froides l’hiver. La configuration particulière de la vallée de la Dordogne, ouverte tel un entonnoir vers l’océan, à l’ouest, permet à la douceur atlantique de remonter jusqu’à près de 100 kilomètres à l’intérieur des terres amenant l’humidité et la douceur au printemps et en automne. Les mois les plus pluvieux sont décembre, janvier et mai alors que les précipitations sont faibles en mars et de juillet à septembre.
L’exposition des collines en hémicycle vers le sud, et la protection des vents du nord par les forêts, constituent des atouts méso-climatiques certains.

Source: flickr.com

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Dordogne : Bergerac, Creysse, Lembras et Saint-Sauveur.

AIRE DE PROXIMITÉ

Aucune

CÉPAGES PRINCIPAUX

cot N – malbec N,  merlot N, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N

Les vins proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins issus d’au moins 3 cépages. La proportion d’un seul cépage ne peut dépasser 65 % dans l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

54 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins dans la limite d’un taux de concentration maximum de 5 %.

L’augmentation du titre alcoométrique volumique naturel, pour le lot faisant l’objet du traitement, est inférieure ou égale à 1 % vol.

L’enrichissement est autorisé dans la limite de 1 % vol.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, un titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de plantation de 4 000 pieds à l’hectare.

L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2, 50 mètres et l’écartement entre les pieds sur le rang ne peut être inférieur à 0, 90 mètre.

Les vignes sont taillées en taille Guyot avec un maximum de 10 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée « Pécharmant » peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ».

Cette unité géographique plus grande peut également figurer sur les prospectus et récipients quelconques. Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 11  mai  2018

PACHERENC DU VIC-BILH AOP

L’APPELLATION

L’appellation du Pacherenc du Vic-Bilh est réservée aux vins blancs secs et aux vins blancs avec sucres fermentescibles. La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont  assurés sur le territoire de certaines communes  du  département du Gers et du département des Hautes-Pyrénées.

HISTOIRE

Les archives du Prieuré de Madiran montrent qu’au début du XIIIème siècle, la vigne est omniprésente dans la zone géographique, et participe de façon significative aux échanges commerciaux locaux. Les vendanges par tries successives, pouvant durer jusqu’au mois de décembre, sont citées dans des archives de cette époque. Elles permettent d’élaborer des vins doux et des vins secs sur la même parcelle. Ces vins sont vendus localement dans les villes et villages proches et déficitaires en vin.

Au milieu du XVIème siècle, l’exportation des vins blancs doux ou secs commence, à destination de la Hollande, par le port de Bayonne qu’ils atteignent en suivant la vallée de l’Adour. Ils se vendent notamment sous le nom de « vins du Vic-Bilh » (« Vieux pays » en Gascon). Quelques notables et petits nobles locaux structurent cette voie de commercialisation.

Dès le XVIème siècle les cépages arrufiac B et courbu B dominent. Cette faible diversité de cépages est une preuve d’un niveau qualitatif élevé. Le vignoble est planté « en rangs » (« Pacheras » en Gascon), et chaque pied est attaché à un piquet.

La voie de commercialisation vers la Hollande est active jusqu’au XVIIIème siècle, en s’étendant à d’autres pays du Nord de l’Europe. La vigne fournit alors l’essentiel des revenus agricoles du Vic- Bilh, même si la viticulture ne constitue toujours qu’une culture parmi d’autres dans un système diversifié de polyculture-élevage.

Le terme « Pacherenc » qui fait référence au mode de conduite palissé, en rang, est apparu à la fin du XIXème siècle pour désigner les vins blancs secs ou doux du Vic-Bilh.
Suite à la demande formulée en 1942 par le Syndicat viticole du Vic-Bilh, fondé en 1936, l’appellation d’origine contrôlée « Pacherenc du Vic-Bilh » est reconnue en 1948, avec une zone géographique s’étendant sur le territoire de 36 communes, puis étendue à la commune de Viella en 1965.

La cave coopérative de Saint-Mont est créée en 1948, et celle de Crouseilles en 1950. Elles ont participé, au coté des caves particulières, au développement qualitatif et quantitatif de cette appellation d’origine contrôlée.

Les surfaces revendiquées sont très faibles au cours des premières années. Elles ne commencent à croître rapidement que dans les années 1980 pour atteindre en 2009, environ 300 hectares. L’encépagement s’appuie toujours sur des cépages caractéristiques du bassin de l’Adour (petit manseng B et gros manseng B, courbu B et petit courbu B, arrufiac B) ou régionaux (sauvignon B).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est située au sud et à l’ouest de l’Adour, sur le piémont nord des Pyrénées. Elle s’étend sur un secteur de coteaux appartenant à 5 grandes crêtes parallèles, orientées globalement nord/sud.
Elle est limitée, à l’est, par la vallée alluviale de l’Adour et, à l’ouest, par un grand plateau limoneux homogène.

Plus au nord, les « échines » continuent jusqu’à l’Adour mais perdent de l’ampleur. Au sud, les plateaux froids et limoneux prennent de l’ampleur et l’altitude croît.

Les parcelles de vigne sont disséminées sur les pentes au cœur d’une région agricole vouée à la polyculture et à l’élevage où la culture du maïs et l’élevage occupent une place prépondérante. Les versants les plus en pente sont pour la plupart boisés.

La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire de 37 communes réparties sur trois départements contigus : les Pyrénées-Atlantiques (28 communes), les Hautes-Pyrénées (6 communes) et le Gers (3 communes).

Un climat relativement homogène, doux et assez humide règne sur l’ensemble de la zone géographique. Son caractère océanique se caractérise par des hivers assez doux et des printemps frais et humides. En fin d’été et en automne, le vent du sud, chaud et sec, de type « fœhn », souffle en moyenne 1 jour sur 3.
Les « échines » du Vic-Bilh sont essentiellement constituées de molasse datant du Tertiaire. Ce sont des dépôts continentaux issus de l’érosion des Pyrénées, assez diversifiés, mais surtout formés de marnes et de quelques bancs calcaires discontinus qui apparaissent en bas des coteaux. Au sommet de ces molasses se sont déposées des argiles à graviers, puis une nappe alluviale à galets, maintenant située en position sommitale. Ces formations ont été érodées tout au long du Quaternaire, aboutissant à la création des cinq « échines » séparées par des vallées dissymétriques caractéristiques de la Gascogne.

Les versants en pente forte, orientés vers l’ouest laissent apparaître la molasse à bancs calcaires. Les versants doux, orientés vers l’est, sont recouverts de limons éoliens soliflués et mélangés aux dépôts sous-jacents.
Sur les plateaux, au sommet des « échines », la nappe à galets est recouverte d’une épaisse couche de limons éoliens. Les galets affleurent puis colluvionnent sur les pentes en bordure des plateaux.

Les sols associés sont de deux grands types :
– des sols argilo-calcaires développés sur la molasse sur les pentes ouest ;
– des sols lessivés acides (appelés boulbènes) sur les pentes douces et les plateaux ; les boulbènes sont souvent humides et profondes, sauf quand elles sont enrichies en graviers ou galets.

La végétation marque nettement les différences de sols. Les chênes pédonculés et les landes acides s’étendent largement sur les sols lessivés acides et sur les sols argileux peu calcaires, alors que les chênes pubescents et les pelouses sèches se développent sur les sols calcaires souvent localisés, au pied des coteaux pentus orientés vers l’ouest.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés dans l’aire géo- graphique dont le périmètre, à la date d’approbation du présent cahier des charges par le comité national compétent, englobe le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2025 :

– Département du Gers :

Communes en entier :

Maumusson-Laguian, Viella.

Commune en partie :

Riscle (pour le seul territoire de la commune déléguée de Cannet).

– Département des Hautes-Pyrénées : Castelnau-Rivière-Basse, Hagedet, Lascazères, Madiran, Saint-

Lanne, Soublecause.

– Département des Pyrénées-Atlantiques : Arricau-Bordes, Arrosès, Aubous, Aurions-Idernes, Aydie, Bétracq, Burosse-Mendousse, Cadillon, Castetpugon, Castillon (canton de Lembeye), Conchez-de- Béarn, Corbère-Abères, Crouseilles, Diusse, Escurès, Gayon, Lasserre, Lembeye, Mascaraàs-Haron, Moncaup, Moncla, Monpezat, Mont-Disse, Portet, Saint-Jean-Poudge, Séméacq-Blachon, Tadousse- Ussau, Vialer.

Mise à jour du 25 novembre 2025

AIRE DE PROXIMITÉ

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département du Gers : Labarthète,

Riscle et Saint-Mont.

CÉPAGES PRINCIPAUX

L’encépagement est désormais structuré selon le type de vin revendiqué :

  • AOP « Pacherenc du Vic-Bilh »
    • cépage principal : petit manseng B ;
    • cépages accessoires : arrufiac B, courbu B, gros manseng B, petit courbu B, sauvignon B.
  • AOP « Pacherenc du Vic-Bilh » suivie de la mention « sec »
    • cépages principaux : petit courbu B, petit manseng B, gros manseng B ;
    • cépages accessoires : arrufiac B, courbu B, sauvignon B.

La proportion de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 60 % de l’encépagement.

Modifications du 25/11/2025

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins blancs secs : 66 hectolitres par hectare
Vins blancs avec sucres résiduels :  40 hectolitre par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

L’enrichissement est autorisé selon les règles fixées dans le cahier des charges.

Maîtrise des températures lors de la vinification

Pratique œnologique spécifique

Pour l’élaboration de vins secs, l’utilisation de moyens de maîtrise des températures est obligatoire lors des vinifications.

L’utilisation de pressoirs continus est interdite.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds à l’hectare avec un écartement entre les rangs supérieur à 2,50 mètres, ni un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux vignes plantées en terrasse pour lesquelles seul l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,80 mètre.

Les vignes sont taillées en taille courte (cordon de Royat), Guyot simple ou Guyot double avec un maximum d’yeux francs par pied de :

15 pour la taille courte (cordon de Royat) et la taille Guyot simple, – 20 pour la taille Guyot double.

Le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz) est inférieur ou égal à :

– 12 pour la taille courte (cordon de Royat) et la taille Guyot simple, – 12 pour la taille en Guyot double, pour le cépage gros manseng B,

L’irrigation peut être autorisée.

Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement par tries successives, à l’exception des raisins récoltés sur les parcelles destinées exclusivement à la production de vins secs.

  • interdiction du désherbage chimique des tournières ;
  • interdiction du désherbage chimique total de la parcelle ;
  • sur tous les inter-rangs, la maîtrise de la végétation est assurée par des moyens mécaniques ou physiques.
  • Ajout du 25/11/2025
  • La référence à l’article D. 645-6 du code rural et de la pêche maritime est supprimée.
  • En conséquence, la date de début des vendanges n’est plus fixée par cet article.
  • Pour les vins hors mention « sec » :
  • la récolte est manuelle ;
  • le petit manseng B est récolté par tries successives.
  • L’interdiction d’utilisation des bennes équipées de pompes à palettes est supprimée.
  • Ajout du 25/11/2025
  • Les vins, à l’exception de ceux bénéficiant de la mention « sec », font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 mars de l’année suivant celle de la récolte.Ajout du 25/11/2025
  • L’interdiction des pressoirs continus est supprimée.. Modification du 25/11/2025

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’AOC peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

-qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
-que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

– que la taille des lettres utilisée pour le nom du lieu-dit soit de dimension inférieure ou au maximum égale à celle des lettres utilisée pour le nom de l’appellation ;
– que le nom du lieu-dit apparaisse exclusivement dans le même champ visuel que celui où sont regroupées les mentions obligatoires et figure immédiatement au dessous ou au dessus du nom de l’appellation.

Modifications du 17 novembre 2023

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ».

Dernière modification du document unique européen : 17/01/2025  (modification sans impact sur le cahier des charges français)

Dernière homologation du cahier des charges français: 25/11/2025

MONTRAVEL AOP

Corrèze AOP par J. Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Montravel est réservée aux vins secs tranquilles blancs et rouges élaborés sur le territoire de certaines  communes du département de la Dordogne.

HISTOIRE

« In monte revelationem » : « en montant j’ai eu la révélation », telle serait l’origine du nom de « Montravel »
Montravel est le nom d’un petit village fortifié dominant la vallée de la Dordogne, rasé sur ordre de Louis XIII lors des guerres de religion.

Les dix-huit paroisses du canton de Vélines ainsi que la commune de Montpeyroux constituent une châtellenie acquise par l’archevêque de Bordeaux en 1307. Bénéficiant ainsi du privilège spécial d’entrer librement à Bordeaux, les vins de « Montravel » sont acheminés, vendus et appréciés en Angleterre et en Hollande.
En application de la loi de 1919 sur les délimitations judiciaires, le tribunal de Bergerac tranche un litige entre les viticulteurs de Lamothe-Montravel d’une part et ceux des cantons de Vélines et de Villefranche-de-Lonchat d’autre part. Le tribunal limite pour les vins blancs l’appellation d’origine « Montravel » au territoire de la châtellenie de Montravel, la production étant majoritairement constituée de vins blancs à cette époque là, sans grandes précisions sur le caractère sec ou sucré. La question des vins rouges est éludée par le tribunal. Cette question est posée de nouveau en 1943 par les experts nommés par le comité national des appellations d’origine et chargés de la délimitation de la zone mais aucune suite n’est donnée. Il faut l’opiniâtreté d’un groupe de vignerons pour réparer cet oubli de l’histoire en permettant la reconnaissance en 2001 de l’appellation d’origine contrôlée
« Montravel » pour les vins rouges.
La production viticole s’organise dès l’entre-deux-guerres avec quatre caves coopératives installées au sein du territoire et trois autres structures implantées sur des communes limitrophes.
Si le vignoble de « Montravel » représente le quart du vignoble bergeracois, la production de vin blanc sec n’est que de 15 000 hectolitres en moyenne et la production de vin rouge d’environ de 1500 hectolitres.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe dans la partie occidentale du département de la Dordogne. Limitée par la vallée de la Dordogne au sud et la forêt du Landais au nord et à l’est, cette zone repose sur un plateau découpé par les vallées de l’Estrop et de la Lidoire et se répartit ainsi sur le territoire de 14 communes.
Le substratum géologique correspond à l’extension maximale de la mer à l’Oligocène avec, le dépôt de calcaire à « astéries », à l’ouest, et d’un faciès plus argileux à l’est.

L’ensemble de ce substratum est recouvert par les molasses de « l’agenais », formation fluvio-lacustre.
Au nord, cette assise disparaît, au profit d’un système détritique dénommé
« Sables et graviers du Périgord », issu du démantèlement des arènes granitiques du Massif Central, et constitué de dépôts lenticulaires caractérisés par une alternance de sables grossiers ou de graviers avec des intercalations d’argiles silteuses.

Enfin, dans la vallée de la Dordogne, des alluvions quaternaires, constituées de graves, sables et limons se répartissent de façon diversifiée.
Les parcelles destinées à la récolte des raisins sont précisément délimitées. L’aire parcellaire délimitée repose sur trois grands types de sols développés sur les coteaux en fonction du substratum :

– Sur les molasses se développent des sols généralement argilo-siliceux, légèrement battants avec une acidité nette et une carence en potasse marquée,
– Sur le calcaire à « astéries » se développent des sols argilo-calcaires caractéristiques, avec un fort pouvoir chlorosant,
– Sur les « Sables et graviers du Périgord » se développent des sols acides argilo- limono-sableux battants.
La zone géographique, qui se situe à environ une centaine de kilomètres de l’Océan Atlantique, bénéficie pleinement d’un climat océanique. La douceur des températures au printemps et en automne permet un déroulement optimal du cycle végétatif de la vigne avec un débourrement précoce et une chute tardive des feuilles. Les pluies, abondantes en mai et plus faibles en été, suffisent pour assurer une alimentation hydrique régulière de la plante.
La zone géographique de « Montravel » constitue un territoire unique en Bergeracois avec un relief de coteaux dont la limite est nettement marquée à l’est par un important méandre de la Dordogne qui vient buter contre l’éperon rocheux de la commune du Fleix.
La vigne est omniprésente dans le paysage, installée sur les coteaux qui se développent au-dessus du calcaire à « astéries ».
Les sommets sont parfois couronnés de petits îlots incultes ou boisés.
Les versants sud sont aussi largement colonisés par la vigne, lorsque la pente n’est pas trop forte, mais le développement urbain y est parfois important.
Les versants nord et les vallons sont destinés à des prairies permanentes pour l’élevage.
Au nord, le massif forestier du Landais constitue une limite nette dans le paysage.

Source: Par paysbergerac — https://www.flickr.com/photos/paysbergerac/8427227438/, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage des vins et, exclusivement pour les vins rouges, le conditionnement sont assurés sur le territoire des communes du département de la Dordogne de Bonneville-et- Saint-Avit-de-Fumadières, Le Fleix, Fougueyrolles, Lamothe-Montravel, Monfaucon, Montcaret, Montazeau, Montpeyroux, Nastringues, Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, Saint-Antoine-de-Breuilh, Saint-Méard-de-Gurçon, Saint- Michel-de-Montaigne, Saint-Vivien et Vélines

AIRE DE PROXIMITÉ

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration, l’élevage des vins et, exclusi­ vement pour les vins rouges, le conditionnement, est constituée par le territoire des communes suivantes:

Département de la Dordogne: Bergerac, Saint-Laurent-des-Vignes, Saint-Seurin-de-Prats

Département de la Gironde: Francs, Gardegan-et-Tourtirac, Gensac, Landerrouat, Les Lèves-et-Thoumeyragues, Pineuilh, Saint-Avit-Saint-Nazaire et Saint-Emilion.

CÉPAGES PRINCIPAUX

muscadelle B, cot N, ondenc B, sauvignon gris G, sauvignon blanc B, merlot N, sémillon B, cabernet-sauvignon N

 a) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants
– cépages principaux : muscadelle B, sauvignon B, sauvignon gris G, sémillon B ;

– cépage accessoire : ondenc B.

b) – Les vins rouges sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : merlot N ;
– cépages complémentaires : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, cot N.

Les vins blancs proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins issus d’au moins deux cépages principaux. La proportion de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 50 % de l’assemblage.
Les vins rouges proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins issus d’au moins deux cépages dont un cépage principal.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 70 hectolitres par hectare pour les vins blancs et à 60 hectiolitres par hectare pour les vins rouges.

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température supérieure à 40°C est interdit.
L’utilisation de copeaux de bois est interdite pour l’élevage des vins. L’addition de tanins est interdite.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, un titre alcoométrique volumique total de 13,5 % pour les vins rouges et de 13 % pour les vins blancs.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare. Elles ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2 mètres et un espacement entre les pieds sur le même rang inférieur à 0,80 mètre. Les vignes sont taillées en taille Guyot, en taille cordon de Royat ou en taille à « cots », avec un maximum de 10 yeux francs par pied.

L’irrigation est interdite.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée «Montravel» peut préciser l’unité géographique plus grande «Sud-Ouest». Cette unité géographique plus grande peut également figurer sur les prospectus et réci­ pients quelconques. Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Les vins rouges font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 31 mars de la 2e année qui suit celle de la récolte dont au moins trois mois en bouteille.

Dernière modification du cahier des charges : 05  août   2017

MONBAZILLAC AOP

Corrèze AOP par Jacqueline Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Monbazillac est réservée au vin blanc tranquille avec des sucres résiduels, élaboré sur le territoire de certaines  communes du département de la Dordogne.

HISTOIRE

Les terres de Mont-Bazaillac appartenaient à un prieuré bénédictin créé, à Bergerac, au XIème siècle. Les moines y défrichéèrent la colline pour y planter de la vigne. Totalement accaparés par d’autres tâches, ils délaissent un moment leurs vignes, permettant à la pourriture noble de s’y développer. Ne souhaitant cependant pas perdre le bénéfice de leur récolte, ils découvrent alors l’action bénéfique de botrytis cinerea.
La révocation de l’Edit de Nantes, en 1685, oblige quelques grandes familles de la bourgeoisie huguenote à émigrer en Hollande. Cela a pour conséquence de développer d’une manière considérable le commerce des vins de « Monbazillac » vers les Flandres du Nord. Une véritable hiérarchie s’instaure dans la qualité des vins doux et la notion de crus, ou de vins de propriétés, apparaît à travers les « marques hollandaises ». Au nombre de trente deux, et toutes situées sur la côte nord de Monbazillac, elles sont estampillées au fer rouge sur les fonds des barriques et constituent le sceau personnel et la garantie des crus nobles de « Monbazillac ».

La crise phylloxérique n’épargne pas le vignoble de « Monbazillac » qui est totalement détruit en 1885.
Dix ans plus tard, avec la technique du greffage, la résurrection est en cours et à la fin de la première guerre mondiale, le tiers du vignoble est replanté.

La délimitation de la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Monbazillac » a donné lieu à quelques procès retentissants :
– le syndicat viticole de Monbazillac assigna trois propriétaires de la commune de Pomport pour leur faire interdire de vendre leurs vins sous le nom de « Monbazillac ». Le tribunal de Bergerac débouta le syndicat en décembre 1921, jugement confirmé par la cour d’appel de Bordeaux en novembre 1924,

– de même, en mars 1934, le tribunal confirmeales limites de la zone géographique de « Monbazillac » aux cinq communes actuelles, en excluant les communes de Gageac-Rouillac et Saint-Nexans. Ce jugement fut confirmé par la cour d’appel en novembre 1935.

L’appellation d’origine contrôlée « Monbazillac » est reconnue le 15 mai 1936, en confirmant la zone géographique précédemment définie par jugement.
Cet acharnement judiciaire montre bien la volonté de la communauté humaine, regroupée très tôt en syndicat, de protéger le nom et le produit qui porte ce nom.

Une partie des producteurs se regroupe en 1940 pour créer la cave-coopérative de Monbazillac.
La cave coopérative achète, en 1960, le château de Monbazillac qui devient une remarquable vitrine de la production.
Afin de pérenniser le savoir-faire découvert inopinément par les moines, les vendanges sont toujours faîtes par tris successifs manuels. Trois passages sont généralement réalisés, parfois beaucoup plus, en fonction de l’évolution du champignon parasite. Ces différents tris donnent des jus de qualités différentes qui feront l’objet d’un assemblage, après vinification.

Après les années de production record dépassant les 100 000 hectolitres dans les années 1950, la production s’est stabilisée dans les années 2000 à 50 000 hectolitres en moyenne, chiffre qui présente une très bonne adéquation avec le potentiel de commercialisation.
Le vignoble concentré sur cinq communes, dont deux en quasi-monoculture de la vigne (Monbazillac et Pomport), couvre un peu plus de 2 500 hectares.

La mévente des vins blancs doux dans les années 1970, a amené les viticulteurs à diversifier leur production en plantant des cépages noirs. Ainsi le vignoble des cinq communes représente aujourd’hui le quart du vignoble bergeracois.
Près de 180 producteurs exploitent ce vignoble, dont un tiers adhère à la cave-coopérative de Monbazillac.

CLIMAT ET SOLS

Au cœur du Périgord Pourpre et au bord de la Dordogne, la ville de Bergerac est entourée au nord, par le vignoble de « Pécharmant » et au sud, par le de « Monbazillac ».
La zone géographique s’insère sur les terrasses et les coteaux qui s’étendent de la rive gauche de la Dordogne à la rive droite de la Gardonnette.

Véritable noyau viticole représentant le quart du vignoble bergeracois, la zone géographique recouvre le territoire de 5 communes.
Les terrains affleurant s’inscrivent totalement dans la série des formations lacustres et fluvio-lacustres de l’Eocène et de l’Oligocène.

L’ascension de la côte de « Monbazillac » permet de rencontrer successivement : – les molasses de l’Eocène inférieur de nature sablo-argileuse,
– les molasses du « fronsadais » constituées par un grès tendre carbonaté,
– le calcaire de Castillon,

– les molasses de « l’agenais », plutôt argileuses dans leur partie sommitale et dans lesquelles vient s’intercaler le calcaire de Monbazillac, calcaire dur présentant des dalles silicifiées à l’origine de belles pierres meulières.
Cette stratigraphie particulière a permis la différenciation de trois grands types de sols :

– des sols argileux et calciques, sans pouvoir chlorosant et relativement profonds dans les bas de pente, – des sols calciques, beaucoup plus minces, avec des contraintes hydriques parfois fortes surtout à l’affleurement de la roche-mère calcaire,
– des sols développés sur molasses, lessivés, légèrement acides et à forte proportion d’argile au sommet des croupes.

Sur le plan géomorphologique, l’interfluve Dordogne/Gardonnette, orienté globalement est/ouest, présente une forte dissymétrie avec, une pente très raide, au nord, sur la vallée de la Dordogne et un plateau et une pente beaucoup plus douce, au sud, vers la vallée de la Gardonnette.

Dans le paysage monbazillacois, le vignoble est omniprésent. Sur le plateau, la vigne est en monoculture et seules les exploitations agricoles, avec des bâtiments imposants et parfois un parc ombragé, viennent rompre l’espace viticole.
Le versant nord qui regarde la Dordogne est très raide et porte quelques bois escarpés ou quelques résidences bénéficiant d’une vue exceptionnelle sur la vallée.

Au pied du coteau, le village de Saint-Laurent-des-Vignes est totalement entouré par le vignoble.
Sur le versant sud, vers la Gardonnette, apparaissent quelques cultures céréalières alors que le fond de la vallée est occupé par des prairies permanentes.

Le climat est très océanique, assez proche de celui de la région bordelaise, mais est cependant marqué par un caractère un peu plus continental, donc moins pluvieux et légèrement plus froid.
L’humidité de l’air, relativement élevée, est liée à la conjonction des masses d’air océaniques et des nombreuses surfaces et masses d’eau constituées par le réseau hydrographique de la Dordogne et de ses affluents.

Source: https://www.visitfrenchwine.com/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Dordogne : Colombier, Monbazillac, Pomport, Rouffignac-de-Sigoulès et Saint-Laurent-des-Vignes.

AIRE DE PROXIMITÉ

L’aire de proximité immédiate pour l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Dordogne : Bergerac, Bouniagues, Conne-de-Labarde, Cunèges, Flaugeac, Gageac-et-Rouillac, Lamonzie-Saint-Martin, Lembras, Mescoulès, Ribagnac, Saint-Nexans, Sigoulès.

CÉPAGES PRINCIPAUX

muscadelle B, sauvignon B ,sauvignon gris G, semillon B

– cépages principaux : muscadelle B, sauvignon B, sauvignon gris G, sémillon B,

– cépages accessoires : chenin B, ondenc B et ugni blanc B.

La proportion de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 80% dans l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

40 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

L’enrichissement est autorisé́ selon les règles fixées dans le cahier des charges.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de plantation de 4000 pieds à l’hectare par hectare. L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2,50 mètres et l’écartement entre les pieds sur le même rang ne peut être inférieur à 0,80 mètre

Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes : taille à astes ou taille à cots. Chaque pied porte au maximum 15 yeux francs. L’irrigation est interdite. Les vins proviennent de raisins récoltés à surmaturité avec action ou non de la pourriture noble (botrytis cynerea). Les parcelles doivent être vendangées manuellement par tris successifs

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée « Monbazillac » peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ». Cette unité géographique plus grande peut également figurer sur les prospectus et récipients quelconques. Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

L’AOC « Monbazillac » peut être complétée de la mention traditionnelle « Sélection de grains nobles », selon les dispositions fixées dans le cahier des charges.

Dernière modification du cahier des charges : 08  mars   2018

MARCILLAC AOP

Corrèze AOP par Jacqueline Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Marcillac est réservée aux vins tranquilles rouges ou rosés élaborés sur le territoire de certaines  communes du département de l’Aveyron.  

HISTOIRE

Le vignoble de « Marcillac » est développé au Xème siècle par les moines de l’Abbaye de Conques, édifice construit avec les « rougiers de Marcillac », joyau de l’art roman, qui attire de nombreux touristes. Le cartulaire de l’Abbaye de Conques dispose de chartes faisant mention d’achats, de ventes, de donations et de l’existence de vignes dans le vallon de « Marcillac » de 918 à 1027.
Les archives départementales de l’Aveyron, antérieures à 1790, présentent 7 textes, datant de 1316 à 1667, citant les vignes du « vallon ». Jusqu’à la révolution, l’église et la bourgeoisie de Rodez se partagent la propriété des vignes implantées dans le « vallon ».

Après la révolution, les paysans continuent à cultiver ces vignes et à développer le vignoble, seule culture permettant de valoriser les coteaux. Les pieds sont implantés sur des petites surfaces, de pente plus faible, aménagées par l’homme et soutenues par des murets de pierre.

Le vignoble de « Marcillac » connaît son apogée au milieu du XIXème siècle, puis le phylloxéra, l’exode massif, les guerres, l’arrachage des vignes, les plantations de cépages de mauvaise qualité mettent un terme à l’expansion du vignoble.
Les experts, nommés par l’Institut national de l’origine et de la qualité, et chargés de proposer une délimitation parcellaire pour l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure, notent dans leur rapport daté de 1978 : « Très tôt les viticulteurs de Marcillac se sont orientés vers les cépages de vitis vinifera et plus précisément vers ce Mansois ou Saumansois (nom local issu de l’occitan du cépage fer N) qui occupe encore actuellement la presque totalité du vignoble ». Le cépage fer N est un cépage originaire du Sud-Ouest de la France, peu sensible aux maladies, notamment à la pourriture grise.

Le vignoble est réhabilité au début des années 1960. Le 18 décembre 1961, 120 agriculteurs viticulteurs se réunissent en mairie de Marcillac. Le « Syndicat de défense et d’amélioration des vins de qualité de la région de Marcillac » est constitué. La définition de règles communes de production et la détermination du groupe humain à rechercher toujours plus de qualité, aboutissent à la reconnaissance de l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure « Vins de Marcillac » en 1965.

Afin de pouvoir mécaniser le travail des parcelles de vigne, nécessitant jusqu’alors une importante main d’œuvre, des terrasses suivant les courbes de niveau sont aménagées dans les coteaux les plus pentus, vers 1970. La partie plane de ces terrasses est plantée dans la plupart des cas, de 2 rangées de vigne. Sur les pentes les moins fortes, les parcelles de vigne sont plantées dans le sens de la pente.

Au cours des années 1980, des producteurs construisent leurs propres chais de vinification, les vignerons se professionnalisent. Grâce à l’action du syndicat de défense menée sur l’amélioration des techniques de conduite de la vigne et d’élaboration des vins, l’appellation d’origine contrôlée « Marcillac » est reconnue en 1990.

En 2008, le vignoble s’étend sur une superficie de 200 hectares exploités par une soixantaine d’opérateurs, répartis en 14 chais particuliers, une cave coopérative et un négociant-vinificateur. Le volume produit annuellement oscille entre 6 000 hectolitres et 8 000 hectolitres, en fonction des conditions climatiques de l’année, dont environ 90% en vins rouges.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation « Marcillac » s’étend sur le territoire de 11 communes du département de l’Aveyron, à l’ouest de Rodez, dans la région naturelle du « Vallon de Marcillac ».
Ce vallon forme une dépression, entre la région naturelle des « Ségalas » au sud et à l’ouest, dont les sols acides développés sur roches métamorphiques primaires limitent l’agriculture essentiellement à l’élevage bovin, et le « Causse Comtal », à l’est, vaste plateau calcaire du secondaire voué aux pâturages des brebis de race lacaune, produisant du lait pour l’appellation d’origine contrôlée « Roquefort ».
La zone géographique est traversée, au nord, par le Dourdou, rivière qui se jette dans le Lot. Ses affluents ont creusé leurs vallées dans le « causse », l’entaillant profondément, et mettant à jour le socle primaire constitué de grès permiens, dénommés localement « rougiers de Marcillac », dont la couleur rouge violacé est liée à leur richesse en oxydes de fer. Ces grès ont servi de matériau de construction aux villages du vallon, leur donnant un cachet particulier.
Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont installées sur les flancs les mieux exposés de ces vallées, souvent abrupts. Les autres versants sont, soit couverts de friches, soit boisés. La présence de bois marque particulièrement le paysage. Les fonds de vallée les plus larges sont destinés aux grandes cultures, à quelques vergers ou à des prés. L’élevage bovin et ovin domine l’agriculture, les causses étant réservés aux prairies et aux parcours.
Dans les pentes des coteaux se succèdent les sols argilo-calcaires développés sur le plateau calcaire, les colluvions de cailloutis calcaires sur « rougiers », plus ou moins mélangés, les sols plus ou moins acides développés sur « rougiers ». Les fonds de vallons et de vallées présentent des sols peu évolués d’apport colluvial, voire alluvial.
Les trois grandes influences climatiques sont présentes au gré des saisons. L’influence du climat océanique porté par les vents d’ouest et du sud-ouest est présente au printemps et en automne, avec un pic de pluviométrie au mois de mai et au mois d’octobre. L’altitude renforce la rigueur de l’hiver mais le vallon est en partie protégé. Dans les bas-fonds et les talwegs, les gelées blanches sont fréquentes au printemps et en automne. Les étés sont secs, chauds et ensoleillés, avec des températures maximales moyennes de 25°C en juillet et en août. L’automne est généralement doux et pluvieux. Le vent d’Autan, chaud et sec, venant du sud-est, étend son influence jusque dans le vallon.

Source: https://www.tourisme-conques.fr/fr/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins rouges et rosés, ainsi que l’élevage des vins rouges, sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de l’Aveyron : Balsac, Clairvaux-d’Aveyron, Goutrens, Marcillac-Vallon, Mouret, Nauviale, Pruines, Salles-la-Source, Saint-Christophe-Vallon, Saint-Cyprien-sur-Dourdou et Valady.

AIRE DE PROXIMITÉ

Aucune

CÉPAGES PRINCIPAUX

prunelard N, merlot N, fer N,  cabernet-Ss

– cépage principal : fer N ;
– cépages accessoires : cabernet sauvignon N, merlot N, prunelard N.

Les vins sont issus du seul cépage fer N ou d’un assemblage dans lequel la proportion du fer N est supérieure ou égale à 80%.

Les vins sont issus du seul cépage fer N ou d’un assemblage dans lequel la proportion du cépage fer N est supérieure ou égale à 80%.

RENDEMENTS MAXIMAUX

60 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour les vins rouges, les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 10% par rapport aux volumes mis en oeuvre.

Restriction applicable à l’élaboration:
pour la manutention de la vendange, les pompes « à ailettes » sont interdites.
pour le pressurage, le pressoir continu est interdit.
pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage oenologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Exceptées les vignes plantées en terrasses,les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 000 pieds à l’hectare.L’écartement entre les rangs est ≤ 2,50m.L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,85m et 1,25m.
Pour les vignes plantées en terrasse avec au moins 2 rangs,chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,5 mètres carrés.L’écartement entre les rangs est ≤ 2,50m.L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,85m et 1,25m.
Pour les vignes plantées en terrasse avec un seul rang de vigne,chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,5m2.L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,85m et 1m.

Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes :
– taille longue (guyot simple) avec un maximum de 17 yeux francs par pied
– taille courte à coursons (cordon de Royat) avec un maximum de 20 yeux francs par pied. Au 31 juillet, chaque pied porte un maximum de :
– 15 rameaux fructifères pour les vignes taillées en taille Guyot simple ;
– 17 rameaux fructifères pour les vignes conduites en cordon de Royat.

L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ». Cette unité géographique plus grande peut également figurer sur les prospectus et récipients quelconques. Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 06  juin   2015

MADIRAN AOP

Corrèze AOP par J.Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Madiran est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire de certaines communes du département du Gers et du  département des Hautes-Pyrénées.  

HISTOIRE

Les archives du Prieuré de Madiran permettent d’affirmer qu’au début du XIIIème siècle, la vigne est omniprésente dans l’aire et participe de façon significative aux échanges commerciaux locaux.
Dès le XVème siècle un commerce suivi avec la Bigorre et les Pyrénées par la vallée de l’Adour se met en place. Il est attesté par de nombreux contrats, comme l’indique Francis Brumont : « de nombreux marchands bigourdans et béarnais fréquentent assidument nos quartiers pour y acquérir le précieux breuvage dont leurs cantons étaient dépourvus » (« Madiran et Saint-Mont. Histoire et devenir des vignobles. 1999). Ce commerce dure jusqu’au développement des voies de communication au XIXème siècle. Les vignerons échangeaient leur vin rouge contre du bois puis des pierres de construction qui sont encore aujourd’hui visibles dans certaines grosses fermes anciennes ou demeures de négociants en vin. La demande des montagnards concerne des vins rouges colorés et corsés. Les registres notariés des XVIème et XVIIème siècles montrent que les vignes rouges étaient cultivées selon un mode de conduite proche du mode actuel (plantation en rangs, densité proche de 4 000 pieds par hectare, palissage haut), ce qui est à l’époque un gage de qualité.

Au cours du XVIIème siècle un nouveau marché s’ouvre pour les vins rouges de la région de Madiran : ils sont vendus pour être transportés et consommés aux Antilles Françaises. Les corsaires bayonnais en buvaient une partie au passage. Leur concentration et leur potentiel de conservation au delà d’un an en font des vins aptes à supporter le long transport maritime et les températures élevées à l’arrivée.

Ces deux grands débouchés, Pyrénées et Antilles, ont orienté la production vers des vins colorés, concentrés et tanniques, à fort potentiel de garde.
Au XVIIIème siècle les cépages utilisés sont peu nombreux : au fer N et au bouchy (cabernet franc N), implantés très anciennement, s’est ajouté le tannat N, cépage très coloré et tannique, qui s’est développé en liaison avec la demande des marchés.

Aux XVIIIème et XIXème siècles, les vins rouges sont vendus sous le nom de « Madiran », terme cité pour la première fois en 1744, et ont acquis une grande notoriété. Les vins de Madiran sont notamment mentionnés dans la cargaison de la frégate « La Victoire », en avril 1757, comme le rapporte Francis Brumont dans son ouvrage déjà cité.
Dans ce secteur, la vigne fournit alors l’essentiel des revenus, ce qui le distingue des régions voisines. Elle reste cependant une culture parmi d’autres, dans un système de polyculture vivrière et d’élevage.
Le vignoble a atteint 5 000 ha à la fin du XVIIIème siècle. La taille des domaines viticoles croit, même si le Madirannais reste un pays de petites propriétés où une part importante de la terre appartient aux paysans. Quelques notables et petits nobles locaux participent au développement du commerce. Le négoce se développe au XIXème siècle et c’est lui qui définit par sa zone de collecte, l’aire de production des vins appelés Madiran.
Le syndicat des viticulteurs de Madiran est fondé en 1906, et le syndicat viticole du Vic-Bilh en 1936. Après une première tentative de M. Nabonne, maire de Madiran, qui ne fut pas couronnée de succès, l’AOC Madiran est reconnue par décret en 1948, avec une aire de production quasiment identique à celle d’aujourd’hui : seule la commune de Viella est rajoutée en 1966.
La cave coopérative de Crouseilles est créée en 1950. Celle de Saint-Mont, créée en 1948, vinifie également du Madiran.

Au XXème siècle, le vignoble à fortement décru en surface sous l’effet des maladies cryptogamiques, des deux guerres puis de l’avancée de la culture du maïs.
Depuis le début des années 1980 le vignoble s’étend régulièrement et lentement pour atteindre aujourd’hui 1 300 ha, vinifiés presque à part égale entre les caves particulières et coopératives.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est située au sud et à l’ouest de l’Adour, sur le piémont sud des Pyrénées. Elle s’étend sur un secteur de coteaux appartenant à 5 grandes crêtes parallèles, orientées globalement nord-sud. Elle est limitée à l’est par la vallée alluviale de l’Adour et à l’ouest par un grand plateau limoneux homogène. Plus au nord, les échines continuent jusqu’à l’Adour mais perdent de l’ampleur. Au sud, les plateaux froids et limoneux prennent de l’ampleur et l’altitude croît. Les vignes sont disséminées sur les pentes dans un système de polyculture-élevage où la culture du maïs et l’élevage occupent une place prépondérante. Les versants les plus pentus sont souvent boisés. Elle comprend 37 communes réparties sur trois départements contigus : les Pyrénées Atlantiques (28 communes), les Hautes Pyrénées (6 communes) et le Gers (3 communes).

Un climat relativement homogène, doux et assez humide règne sur toute l’aire. Son caractère océanique provoque des hivers assez doux et des printemps frais et humides. Une légère tendance continentale s’observe avec des étés et des automnes chauds et souvent secs. En fin d’été et en automne, le vent du sud chaud et sec, de type « fœhn », souffle en moyenne 1 jour sur 3.
Les échines du Madirannais sont essentiellement constituées de molasse datant du Tertiaire : il s’agit de dépôts continentaux issus de l’érosion des Pyrénées, assez diversifiés mais surtout formés de marnes et de quelques bancs calcaires discontinus qui apparaissent en bas de coteaux. Au sommet de ces molasses se sont déposées des argiles à graviers puis une nappe alluviale à galets, aujourd’hui située en position sommitale. Ces formations ont subi l’érosion tout au long du Quaternaire, aboutissant à la création des cinq échines séparées par des vallées dissymétriques caractéristiques de la Gascogne : les versants en pente fortes, orientées vers l’ouest laissent apparaître la molasse à bancs calcaires. Les versants doux, orientés vers l’est sont recouverts de limons éoliens soliflués et mélangés aux dépôts sous-jacents. Sur les plateaux, au sommet des échines, la nappe à galets est recouverte également d’une épaisse couche de limons éoliens, sauf sur leurs bordures où les galets affleurent puis colluvionnent sur les pentes. Les sols associés sont de deux grands types : des sols argilo-calcaires développés sur la molasse dans les pentes ouest et des sols lessivés acides (appelés boulbènes) sur les pentes douces et les plateaux. Les boulbènes sont souvent humides et profondes, sauf quand elles sont enrichies en graviers ou galets.
La végétation marque nettement les différences de sols : les chênes pédonculés et les landes acides s’étendent largement sur les sols lessivés acides et sur les sols argileux peu calcaires alors que les chênes pubescents et les pelouses sèches se développent sur les sols calcaires souvent localisés en bas de coteaux pentus orientés vers l’ouest.

Source: https://www.vignobles-sudouest.fr

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes :
– Département du Gers : Cannet, Maumusson-Laguian, Viella.
– Département des Hautes-Pyrénées : Castelnau-Rivière-Basse, Hagedet, Lascazères, Madiran, Saint-Lanne et Soublecause.

– Département des Pyrénées-Atlantiques : Arricau-Bordes, Arrosès, Aubous, Aurions-Idernes, Aydie, Bétracq, Burosse-Mendousse, Cadillon, Castetpugon, Castillon (canton de Lembeye), Conchez-de-Béarn, Corbère-Abères, Crouseilles, Diusse, Escurès, Gayon, Lasserre, Lembeye, Mascaraàs-Haron, Moncaup, Moncla, Monpezat, Mont-Disse, Portet, Saint-Jean-Poudge, Séméacq-Blachon, Tadousse-Ussau et Vialer.

AIRE DE PROXIMITÉ

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département du Gers : Labarthète, Riscle et Saint-Mont.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’AOC peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

-qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
-que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

CÉPAGES PRINCIPAUX

fer N, cabernet-sauvignon N, cabernet franc N, tannat N.

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : tannat N ;
– cépages accessoires : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N et fer N. manseng noir N (ajout du 26/11/2023)

Le cépage tannat N représente au moins 60 % de l’assemblage des vins. (modification du 26/11/2025)

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 60 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

– L’éraflage de la vendange est obligatoire
– L’utilisation de pressoirs continus est interdite.
-les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration maximum de 10 %,
– Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, un titre alcoométrique volumique total de 14 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds à l’hectare avec un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,50 mètres et une distance entre les pieds sur un même rang supérieur ou égale à 0,80 mètre.
Ces dispositions ne s’appliquent pas aux parcelles de vigne plantées en terrasse, pour lesquelles seul l’écartement entre pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Les vignes sont taillées soit en taille courte (cordon de Royat), soit en taille Guyot simple ou double, avec un maximum de 15 yeux francs par pied.
Le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à :

– 10 pour le cépage tannat N ;
– 12 pour les cépages accessoires.

– L’irrigation peut être autorisée.

Interdiction du désherbage chimique total de la parcelle et des tournières ; obligation de maîtrise mécanique ou physique de la végétation sur tous les inter-rangs. Ajout du 25/11/2025

la date de début des vendanges n’est plus fixée administrativement. Modification du 26/11/2025

ÉLEVAGE DES VINS ET MISE EN MARCHÉ

ÉLEVAGE: Jusqu’au 15 avril de l’année suivant la récolte.

MISE EN MARCHÈ : À partir du 1er mai

Modification du 26/11/2025

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte ;

– que la taille des lettres utilisée pour le nom du lieu-dit soit de dimension inférieure ou au maximum égale à celle des lettres utilisée pour le nom de l’appellation ;
– que le nom du lieu-dit apparaisse exclusivement dans le même champ visuel que celui où sont regroupées les mentions obligatoires et figure immédiatement au dessous ou au dessus du nom de l’appellation. Modification du 13/11/2023

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine protégée peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ».

Dernière modification du cahier des charges français : 26/11/2025

Ratification des modificatioins par de l’Union Européenne: 13/01/2025

Une demande de modification du document unique a été déposée auprès de l’Union Européenne.

JURANÇON AOP

Corrèze AOP par Jacqueline Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Jurançon est réservée aux vins tranquilles blancs secs et aux vins tranquilles blancs avec sucres fermentescibles élaborés sur le territoire de certaines communes du département des Pyrénées-Atlantiques.

HISTOIRE

Le vignoble s’est développé au cours du XIVème siècle, période au cours de laquelle l’augmentation de la population entraine un défrichement important et un développement de l’agriculture.

Le XVème siècle voit l’augmentation du commerce liée surtout au développement de la ville de Pau. La place que tiennent la vigne et le vin dans le For de Béarn de 1551 (législation édictée par le roi Henri d’Albret) illustre bien l’importance prise par le vignoble.

Le lien entre le vignoble Jurançonnais et Pau, puis avec les autres villes et régions voisines a permis la création de grands domaines viticoles et le développement important des marchés. Ils ont pris une ampleur croissante notamment par l’action des Rois de Navarre, installés à Pau, qui ont promu le vignoble et la consommation des vins de Jurançon à leur cour.

Au XVIIIème siècle les cépages « petit manseng, gros manseng, camaralet et courbu » apparaissent dans les écrits des Etats de Béarn. Les États du Béarn soutiennent le développement de marchés d’exportation vers la Hollande. Ce marché a pris une importance croissante jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.

Le vignoble est reconnu en appellation d’origine contrôlée pour les vins blancs moelleux en 1936 et pour les vins blancs secs en 1975. La recherche qualitative permanente et la maitrise technique de l’ensemble des opérateurs ont permis la reconnaissance de cette appellation. La mention « vendanges tardives » peut compléter le nom de l’appellation d’origine contrôlée depuis 1995.

Les raisins sont vinifiés par la cave coopérative de Gan, créée en 1949, et une soixantaine de caves particulières réparties sur l’ensemble de l’aire. La surface du vignoble du Jurançon croît à un rythme régulier depuis une trentaine d’années et occupe en 2010, 1 200 ha environ.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est localisée sur le piémont nord des Pyrénées, en secteur de collines. Le vignoble est disséminé sur les hauts des coteaux.

Du point de vue géologique, l’aire de production peut être scindée en trois secteurs distincts :

– Dans la partie nord-est la roche dominante est le Poudingue de Jurançon, un conglomérat à galets et ciment calcaire

– Au sud, le flysch domine. C’est une roche sédimentaire constituée d’alternances de bancs durs et de bancs tendres. Ils forment une succession de versants qui font face au sud.

– A l’ouest, la géologie est plus diversifiée.

Les sols associés présentent le plus souvent une texture argileuse et une pierrosité élevée.

Les roches dures structurent le relief. Les pentes sont souvent fortes même si les dénivelés restent modérés.

Dans le poudingue, les hauts de thalwegs forment des cirques resserrés.

Le climat est marqué par une forte quantité annuelle de précipitations (1 200 mm) répartie de façon homogène. L’ensoleillement annuel est moyen (1 900 heures). Cependant, le vent du sud chaud et sec, de type foehn, souffle en automne et au printemps. Son rôle est fondamental : il assèche l’air, il augmente les températures et l’ensoleillement.

La zone géographique s’étend sur 25 communes situées dans le sud du département des Pyrénées-Atlantiques.

Source: Par Capbourrut — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département des Pyrénées-Atlantiques : Abos, Arbus, Artiguelouve, Aubertin, Bosdarros, Cardesse, Cuqueron, Estialesq, Gan, Gelos, Haut-de-Bosdarros, Jurançon, Lacommande, Lahourcade, Laroin, Lasseube, Lasseubétat, Lucq-de-Béarn, Mazères-Lezons, Monein, Narcastet, Parbayse, Rontignon, Saint-Faust et Uzos.

AIRE DE PROXIMITÉ

Non specifié. Aucune?

CÉPAGES PRINCIPAUX

petit manseng B, gros manseng B

a) – Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : gros manseng B, petit manseng B,
– cépages accessoires : camaralet de Lasseube B, courbu B, petit courbu B et lauzet B.

b) – Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vendanges tardives » sont issus des seuls cé- pages petit manseng B et gros manseng B.

-Les vins sont issus d’un ou plusieurs cépages. Ils ne peuvent être issus des seuls cépages accessoires ; -Dans les assemblages, les cépages principaux sont majoritaires.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins tranquilles blancs secs : 66 hectolitres par hectare
Vins tranquilles blancs avec sucres fermentescibles :  44 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Les pressoirs continus sont interdits.

Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vendanges tardives » ne font l’objet d’aucun enrichissement.

L’enrichissement par concentration partielle des moûts destinés à l’élaboration de vins est autorisé dans la limite d’une concentration de 10% des volumes ainsi enrichis. Il peut permettre de porter le titre alcoométrique volumique total à un niveau de 17,50%

Pour les autres vins bénéficiant de l’appellation (sans mention et mention « sec »), l’enrichissement est autorisé selon les règles fixées dans le cahiers des charges.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 000 pieds à l’hectare avec un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,80 mètres.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux parcelles de vigne plantées en terrasse.

Les vignes sont taillées :

– soit en taille courte (conduite en cordon de Royat) avec un maximum de 16 yeux francs par pied ;

soit en taille Guyot simple, avec un maximum de 16 yeux francs par pied ;

– soit en taille Guyot double, avec un maximum de 20 yeux francs par pied.

Le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à :

-12 pour la taille courte (cordon de Royat) et la taille Guyot simple ; -16 pour la taille Guyot double.

Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement ;

Les vins sont issus de raisins récoltés par tries successives, à l’exception des vins susceptibles de bénéficier de la mention « sec ».

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

– Le nom de l’appellation d’origine contrôlée est obligatoirement suivi par la mention « sec » pour les vins répondant aux conditions indiquées pour cette mention dans la partie « Description ».

– La mention « sec »est inscrite immédiatement à la suite du nom de l’appellation d’origine .

Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vendanges tardives » sont présentés obligatoirement avec l’indication du millésime.

Ils répondent aux dispositions suivantes : vignes récoltés à partir du 2 novembre, richesse minimale en sucre des raisins 281 grammes par litre et TAVN minimal 17 %.

‘ AOC « Jurançon » peut être complétée de la dénomination géographique complémentaire précisant l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ».

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement le titre alcoométrique volumique total suivant :

Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vendanges tardives » ne font l’objet d’aucun enrichissement.

– Pour l’AOC « Jurançon » suivie de la mention « sec », les vins ne dépassent pas, après enrichissement

le titre alcoométrique volumique total de 14 %.

– Pour l’AOC « Jurançon », l’enrichissement par sucrage à sec ou par moût concentré rectifié ne peut avoir pour effet de porter le titre alcoométrique volumique total après enrichissement au-delà de 15 %.

L’enrichissement par concentration partielle des moûts destinés à l’élaboration de vins est autorisé dans la limite d’une concentration de 10 % des volumes ainsi enrichis. Il peut permettre de porter le titre alcoométrique volumique total à un niveau de 17,50 %.

Modifications du 26 mai 2025

Dernière modification du cahier des charges : 26 mai 2025

Ratification des modifications par l’Union Européenne le 06/10/2025

IROULÉGUY AOP

Corrèze AOP par J.Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Irouléguy est réservée aux vins secs tranquilles rouges, rosés et blancs élaborés sur le territoire de certaines  communes du département des Pyrénées- Atlantiques.

HISTOIRE

Les vallées pyrénéennes portent encore aujourd’hui des Lambrusques (vignes sauvages) témoins et reliques de la présence de cette plante dans la région depuis les phases interglaciaires du Quaternaire.
Si le terme « migna », qui signifie « vigne » en Basque, était déjà utilisé localement au IVème siècle avant JC, il est cependant probable que la culture viticole a été apportée par les Romains qui ont occupé la Cize, haute vallée de la Nive qui recouvre globalement l’aire Irouléguy, au IIIème siècle après JC.
Du XIème au XVème siècle, les pèlerinages le long des chemins de Saint-Jacques de Compostelle drainent des milliers de personnes. Plusieurs chemins convergeaient à Ostabat situé en amont, puis traversaient la Cize. Ces axes furent des lieux d’échanges fondamentaux entre le nord de l’Europe et l’Espagne. Le pain et le vin constituaient des aliments indispensables pour les pèlerins. Le vignoble et les vins d’Irouléguy ont pu ainsi se développer et gagner en notoriété. Ainsi, au XIIIème siècle, les Fors Navarrais, premiers essais de législation du royaume de Navarre, traitent déjà de la culture et du commerce de la vigne. Il y est également fait mention de l’Opilarinzada, une redevance en gâteaux et en vin qui était due aux monastères. A la fin du XIIIème siècle, les moines du monastère de Roncevaux, situé en haute-Navarre, à plus de 1 000 mètres d’altitude, construisent les prieurés d’Irouléguy et d’Anhaux et y implantent la culture de la vigne. Ces vignobles destinés à les alimenter en vin se développent, sous l’influence monastique jusqu’au XVIème siècle. Ils occupent les pentes bien exposées et protégées qui leur sont d’ailleurs réservées.

Au début du XVIème siècle la Basse-Navarre est séparée de la Haute-Navarre, elle est rattachée au Béarn puis à la France. Les moines de Roncevaux quittent le vignoble d’Irouléguy et sont remplacés par une bourgeoisie rurale puis urbaine (Cambo, Saint-Jean pied de Port et Bayonne) qui continua à le développer, notamment par l’exportation. Le vin rejoignait le port de Bayonne puis était exporté vers l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Sa notoriété lui a permis d’atteindre plus de 1000 ha au XIXème siècle.
Les maladies cryptogamiques et les guerres du XXème siècle entrainèrent quasiment la disparition du vignoble d’Irouléguy (30 ha en 1950). C’est la création de la cave coopérative en 1953 qui stoppa le déclin. La même année les vins d’Irouléguy ont obtenu la reconnaissance en AOVDQS, sur une aire composée de trois communes. Cette aire a été étendue en 1970 puis en 1987. L’AOC Irouléguy a été reconnue en 1970. Les vins sont actuellement produits sur environ 230 ha par la cave coopérative de Saint-Etienne de Baïgorry qui compte une cinquantaine de vignerons et par neuf caves particulières.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe en Basse-Navarre, une des provinces françaises du Pays Basque. Elle s’étend au pied des Pyrénées, à environ quarante kilomètres de la mer, sur un secteur de montagne dont les sommets culminent entre 800 et 1200 m. De vastes cuvettes vallonnées séparent les massifs et concentrent l’habitat et l’activité agricole.

D’un point de vue géologique, ce secteur est caractérisé par une grande complexité liée à son appartenance à une zone de montagne. Les principales roches présentes dans les coteaux sont les grés rouges et les ophites du Trias, et les calcaires du Jurassique. Les grés rouges présents notamment dans le massif de l’Arradoy qui domine Saint-Jean Pied de Port, créent un relief abrupt avec de fortes pentes et des sols acides, pauvres et drainants. Les ophites, roches basiques d’origine volcanique, apparaissent sous forme de buttes très altérées. Les sols associés sont lessivés, acides et riches en éléments minéraux. Les calcaires ne sont présents que localement, notamment sur la commune d’Irouléguy, et forment alors des reliefs pentus et des sols caillouteux et bien structurés.
Le climat est marqué par une forte quantité annuelle de précipitations (1 500 millimètres) et en phase de végétation de la vigne (de 80 à 150 millimètres par mois). En fin d’été et en automne, l’haïze hegoa, un vent du sud chaud et sec, de type foehn, souffle en moyenne 1 jour sur 3.
Le vignoble s’est développé de préférence sur les bas de versants pentus des massifs. Il s’étend généralement de façon discontinue même si quelques secteurs très favorables concentrent une majorité du vignoble (l’Arradoy par exemple). Les vignes côtoient les prairies, les forêts, les landes et quelques cultures. La plantation en terrasses sur des versants pentus, dominant les villages, marque fortement le paysage en formant un arrière-plan agricole structuré et aux couleurs vertes et rouges du Pays Basque.
Cette zone géographique couvre le territoire de 15 communes de l’ouest du département des Pyrénées Atlantiques.

Source: https://www.vignobles-sudouest.fr/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département des Pyrénées-Atlantiques : Aincille, Anhaux, Ascarat, Bidarray, Bussunarits-Sarrasquette, Bustince-Iriberry, Irouléguy, Ispoure, Jaxu, Lasse, Lecumberry, Ossès, Saint-Etienne-de-Baïgorry, Saint-Jean-le-Vieux, Saint-Martin-d’Arrossa.

AIRE DE PROXIMITÉ

Non précisée. Aucune?

CÉPAGES PRINCIPAUX

tannat N, petit manseng B, petit courbu B, gros manseng B, courbu B, cabernet-sauvignon N, cabernet franc N

a) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants :
courbu B, gros manseng B, petit courbu B et petit manseng B.

b) – Les vins rosés sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, tannat N ;
– cépages accessoires : courbu B, gros manseng B, petit courbu B, petit manseng B.

c) – Les vins rouges sont issus des cépages suivants : – cépages principaux : cabernet franc N, tannat N ;
– cépage accessoire : cabernet-sauvignon N.

– Pour les vins blancs, au moins deux cépages sont obligatoirement présents dans l’assemblage.
– Pour les vins rosés, la proportion des cépages accessoires est inférieure ou égale à 10 % dans l’assemblage.
– Pour les vins rouges, la proportion des cépages principaux est supérieure ou égale à 50 % dans l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

60 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

L’utilisation de pressoirs continus est interdite.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds à l’hectare.
L’ écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,50 mètres.
L’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,90 mètre. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux vignes plantées en terrasse. Pour ces vignes, l’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Les vignes sont taillées soit en taille Guyot simple, Guyot double ou en taille courte (conduite en cordon de Royat).
Le nombre d’yeux franc par pied est au maximum de :

– 16 pour les cépages cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, courbu B, petit courbu B, petit manseng B;

– 12 pour les cépages tannat N et gros manseng B.

a) L’enherbement permanent du contour des parcelles (tournières et espaces inter parcellaires non plantés ou non cultivés) est obligatoire. Cette obligation ne s’applique pas en cas de remise en état des tournières notamment suite à l’érosion, ou à des phénomènes climatiques exceptionnels

b)- Le désherbage chimique total des parcelles est interdit c) Le traitement à l’eau chaude des plants est obligatoire.

Modifications du 27/02/2024

L’irrigation peut être autorisée conformément aux dispositions de l’article D.645-5 du Code Rural et de la Pêche Maritime.

Les raisins sont récoltés manuellement.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée « Irouléguy » peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ». Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 27/02/2024

Dernière modification du document unique européen: 03/04/2025