GAILLAC PREMIÈRES CÔTES AOP

Corrèze AOP par J.Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Gaillac premières côtes est réservée aux vins blancs secs tranquilles élaborés sur le territoire de certaines  communes du département du Tarn

HISTOIRE

Selon R. DION (Histoire de la vigne et du vin en France : des origines au XIXème siècle – 1959) et M. LARCHIVER (Vins, vignes et vignerons. Histoire du vignoble français – 1988), le vignoble de « Gaillac » est l’un des plus anciens vignobles de France.
Au cours de l’expansion du vignoble méditerranéen vers les régions de l’Ouest, au Ier siècle avant notre ère, « Gaillac » est un des premiers avant-postes de la viticulture romaine.

Montans, village voisin de la ville de Gaillac, situé sur la rive gauche du Tarn, est, au IIème siècle, un important centre de fabrication de poteries et notamment d’amphores et de vases vinaires.
À l’évidence, la présence du Tarn favorise le transport des vins, via la Garonne, vers Burdigala et l’océan Atlantique.

Après la chute de l’Empire romain, le vignoble périclite, arraché ou brûlé par les razzias barbares.
Les moines le réhabilitent à partir de l’an 900.
Le vignoble originel du gaillacois s’étend au cœur de la zone géographique des « premières côtes ».

D’après J. L. RIOL (« Le vignoble de Gaillac depuis ses origines jusqu’à nos jours et l’emploi de ses vins à Bordeaux » – 1913), un des premiers actes officiels, datant de 920, et mentionnant le vignoble est une donation par l’archidiacre BERNASSERT, aux chanoines d’Albi, de divers « crus » des environs de Gaillac dont Sainte-Cécile d’Avès et Laborie situés dans la zone géographique des « premières côtes ».

Les grands promoteurs du vignoble sont cependant les bénédictins qui construisent l’abbaye Saint-Michel en 972 en bordure de Tarn, dans la ville de Gaillac. Cette bâtisse abrite, en 2010, la maison des vins.
Sous l’impulsion des moines, les vins de « Gaillac » sont, dès cette époque, particulièrement soignés et traités. En 1221, les consuls de Gaillac et Rabastens établissent une charte de respect des bonnes pratiques viticoles allant de la sélection des cépages et des sites d’implantation, au choix des bois des barriques, en passant par le ban des vendanges, l’interdiction de fumer la vigne et l’interdiction d’introduire des vins « étrangers ».
Les vins de « Gaillac » vont acquérir alors une notoriété jusqu’en Angleterre et en Hollande, où ils sont acheminés via le Tarn et le port de Bordeaux. Conscients de la qualité de leurs vins, les consuls de Gaillac estampillent leurs futailles d’une marque à feu représentant un coq, protégeant ainsi de toute pratique frauduleuse, les vins alors dénommés « vins du coq » (le coq est toujours l’emblème de la ville de Gaillac).
Puis les guerres avec l’Angleterre et la Hollande, au cours des XIVème et XVème siècles, ont pour conséquence un saccage du vignoble par les mercenaires.
En 1789, les révolutionnaires vendent le domaine de l’abbaye Saint-Michel aux bourgeois et aristocrates, mais aussi à des paysans. Un commerce s’établit avec Paris, conforté par l’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXème siècle, sonnant le glas de l’activité portuaire de Gaillac, Lisle-sur-Tarn et Rabastens.

La crise du phylloxéra touche le vignoble vers la fin des années 1870. Après le phylloxéra, le vignoble est replanté essentiellement avec le cépage mauzac B pour les vins blancs.
Le 21 décembre 1922, un jugement du Tribunal de Gaillac reconnaît le droit à l’appellation d’origine « Vin de Gaillac » aux vins blancs élaborés sur le territoire de l’ensemble des communes de l’ancien arrondissement de Gaillac.
Ce jugement ne promulgue pas de reconnaissance particulière pour les « premières côtes » mais cite déjà « Qu’ainsi ce vin se récolte partout dans l’arrondissement (…) soit sur les grandes côtes de la rive droite avec leurs versants rapidement inclinés, dont l’un, exposé au sud, porte notamment les vins blancs somptueux de Senouillac, Laborie, Boissel, Sainte-Cécile, Saurs, etc., jusqu’à Rabastens inclus ; l’autre, exposé au Nord, les vins riches de Salettes, de Cahuzac et Arzac, etc., (…) ».
Le syndicat des vignerons du gaillacois est fondé le 20 juin 1923 et demande la reconnaissance d’une appellation d’origine « Gaillac premières côtes ». Le décret du 21 mars 1938 définit les appellations d’origine contrôlées « Gaillac » et « Gaillac premières côtes », avec une même zone géographique, mais des conditions de production différentes.
En 1947, une commission d’experts procède à une délimitation parcellaire précise pour la récolte des raisins destinés à la production de l’appellation d’origine contrôlée « Gaillac premières côtes » et suggère de fixer des règles de production plus rigoureuses , afin de réhabiliter cette appellation d’origine contrôlée.
G. KUHNHOLTZ-LORDAT précise ainsi dans sa « Genèse des Appellations d’Origine des Vins », en 1963 : « …tout vin de 10,5° avait droit à l’appellation « Gaillac » et tout vin de 11,5° était qualifié « Premières côtes ». Il y avait là un emploi abusif, une équivoque, préjudiciable aux vignobles situés sur les premières pentes de la rive droite du Tarn, celles qui ont établi la réputation (…) ».
Ainsi, traduisant les usages, l’aire parcellaire délimitée pour la récolte des raisins destinés à la production de l’appellation d’origine contrôlée « Gaillac premières côtes » est approuvée en 1951, sur le respect de critères relatifs à la topographie et la géo-pédologie des parcelles, le mésoclimat et la dégustation des vins produits.
En 2008, une superficie de 20 hectares est exploitée par une dizaine de producteurs indépendants.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’insère au sein de la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Gaillac ».
Les raisins sont récoltés sur des parcelles situées sur les « premières côtes de Gaillac », entité géographique bien définie, correspondant aux premiers coteaux de la rive droite du Tarn, dominant la vallée du Tarn. Ces coteaux forment un arc de cercle ouvert sur la vallée et orienté vers le sud/sud-est, correspondant au bassin versant du Tarn.
Le substratum géologique est constitué de dépôts molassiques hétérogènes du Tertiaire datant de l’Oligocène, mais surtout du Stampien, et issus de l’orogénèse pyrénéenne. Les formations de grès sableux, de marnes plus ou moins calcaires et d’argiles parfois pures se succèdent.
Les sols développés sur ces formations sont variés. Sur les sommets des coteaux, les sols sont des sols bruns calcaires ou calciques, localement argilo-sableux, sableux voire graveleux.
Les pentes présentent des sols argilo-calcaires moyennement profonds, avec des sols plus argileux sur certains versants nord.
Sur les bas de pente, s’accumulent des colluvions argilo-sableux, plus ou moins décalcifiés et localement graveleux.
Les coteaux sont découpés par le réseau hydrographique formant des vallées parfois larges et plates où se sont déposées des alluvions fertiles et humides le long des ruisseaux. Certains fonds de vallons présentent des sols de colluvions mal drainés.
Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins présentent des sols caillouteux lessivés des plateaux et des sols caillouteux ou argilo-calcaires et sont situées sur des pentes à bonne exposition. L’aire parcellaire délimitée exclut les vallées et parties basses, où les parcelles présentent des sols profonds, froids et humides, et les versants abrupts mal exposés ou boisés.
En conséquence, la zone géographique qui s’étend sur le territoire de 64 communes réparties de part et d’autre de la vallée du Tarn, distingue une zone de 11 communes sur le territoire desquelles toutes les étapes de la production sont réalisées, et une zone de 53 communes sur le territoire desquelles toutes les étapes de la production sont réalisées à l’exception de la récolte des raisins.
Le paysage vallonné est caractérisé par des coteaux dont l’altitude varie entre 140 mètres et 320 mètres, aux pentes souvent très inclinées sur lesquelles la présence du vignoble est prépondérante.


Le climat est soumis principalement aux deux grandes influences, océanique et méditerranéenne. L’influence océanique est marquée en hiver et au printemps, par des précipitations fréquentes associées à des températures relativement douces. Le printemps marque une nette élévation des températures avec, dès le mois d’avril, des températures moyennes passant le seuil de 10°C. Néanmoins, la fréquence des gelées printanières est suffisamment importante pour que ce facteur soit pris en compte dans les critères permettant de définir l’aire parcellaire délimitée pour la récolte des raisins.
L’influence méditerranéenne est marquée en été et à l’automne. Les températures estivales sont élevées alors que les précipitations sont faibles, notamment au mois de juillet. La pluviométrie annuelle varie en moyenne entre 700 millimètres et 800 millimètres.
Les vents d’ouest sont dominants. Sous influence océanique, ils entraînent les formations nuageuses et les précipitations.
Un peu moins fréquent, le vent d’Autan est un vent du sud-est, chaud et sec. Exposées au sud, les pentes des « premières côtes » bénéficient d’un mésoclimat parmi les plus chauds du gaillacois.

Source: flickr.com

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins tranquilles blancs, la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et des vins tranquilles blancs susceptibles de bénéficier de la mention «vendanges tardives», sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Tarn: Alos, Amarens, Andillac, Aussac, Bernac, Bournazel, Brens, Broze, Busque, Les Cabannes, Cadalen, Cahuzac-sur-Vère, Campagnac, Carlus, Castanet, Castelnau-de-Lévis, Castelnau-de-Montmiral, Cestayrols, Combefa, Cordes-sur-Ciel, Coufouleux, Donnazac, Fayssac, Fénols, Florentin, Frausseilles, Gaillac, Giroussens, Itzac, Labastide-de-Lévis, Labessière- Candeil, Lagrave, Larroque, Lasgraisses, Lisle-sur-Tarn, Livers-Cazelles, Loubers, Loupiac, Milhavet, Montans, Montels, Mouzieys-Panens, Noailles, Parisot, Peyrole, Puycelci, Rabastens, Rivières, Rouffiac, Saint-Beauzile, Saint-Marcel- Campes, Saint-Sulpice, Sainte-Cécile-du-Cayrou, Sainte-Croix, Salvagnac, Senouillac, Souel, Técou, Tonnac, Le Verdier, Vieux, Villeneuve-sur-Vère, Vindrac-Alayrac, Virac.

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration des vins rosés, la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins rouges sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Tarn: Alos, Amarens, Andillac, Arthès, Aussac, Bellegarde-Marsal, Bernac, Bournazel, Brens, Broze, Busque, Les Cabannes, Cadalen, Cahuzac- sur-Vère, Cambon, Campagnac, Carlus, Castanet, Castelnau-de-Lévis, Castelnau-de-Montmiral, Cestayrols, Combefa, Cordes-sur-Ciel, Coufouleux, Cunac, Donnazac, Fayssac, Fénols, Florentin, Frausseilles, Fréjairolles, Gaillac, Giroussens, Itzac, Labastide-de-Lévis, Labessière-Candeil, Lagrave, Larroque, Lasgraisses, Lisle-sur-Tarn, Livers-Cazelles, Loubers, Loupiac, Milhavet, Montans, Montels, Mouzieys-Panens, Mouzieys-Teulet, Noailles, Parisot, Peyrole, Puycelci, Rabastens, Rivières, Rouffiac, Saint-Beauzile, Saint-Grégoire, Saint-Juéry, Saint-Marcel-Campes, Saint-Sulpice, Sainte-Cécile-du- Cayrou, Sainte-Croix, Salvagnac, Senouillac, Souel, Técou, Tonnac, Le Verdier, Vieux, Villeneuve-sur-Vère, Vindrac- Alayrac, Virac.

AIRE DE PROXIMITÉ

Non précisée.? Aucune.

CÉPAGES PRINCIPAUX

muscadelle B, ondenc B, len de l’El B, sauvignon B, mauzac B, mauzac rose Rs

Les vins sont issus des cépages suivants :
― cépages principaux : len de l’el B, mauzac B, mauzac rose Rs, muscadelle B ;
― cépages accessoires : ondenc B, sauvignon B.

Les vins proviennent de raisins ou de vins issus obligatoirement d’au moins un cépage principal.

Dans les assemblages, la proportion des raisins ou des vins issus d’un ou des cépages principaux ne peut être inférieure à 50 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 54 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température inférieure à -5°C est interdit.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, un titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

Outre la disposition ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation.
– Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds à l’hectare, avec un écartement entre les rangs de 2,50 mètres maximum ;
– L’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,80 mètre ;
– Pour les vignes conduites en gobelet, l’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,20 mètres.
– Pour les vignes plantées en terrasse, la superficie par pied est inférieure ou égale à 2,50 mètres carrés.
b) – Règles de taille.
Les vignes sont taillées.

– soit en taille courte (conduite en gobelet et cordon de Royat), ou Guyot simple avec un maximum de 10 yeux francs par pied ;
– soit en taille Guyot double (dite « tirette ») avec un maximum de 9 yeux francs par pied ;

Quelle que soit la technique de taille, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à 9.

L’irrigation peut être autorisée.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ». Cette unité géographique plus grande peut également figurer sur les prospectus et récipients quelconques.
Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 08 décembre  2011

GAILLAC AOP

Corrèze AOP par J. Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation d’origine contrôlée « Gaillac » est réservée aux vins blancs tranquilles et mousseux ainsi qu’aux vins rouges et rosés tranquilles.
La mention « méthode ancestrale » est réservée aux vins mousseux de type aromatique.
La mention « primeur » est réservée aux vins blancs et rouges tranquilles.

La mention « doux » est réservée aux vins blancs tranquilles et mousseux bénéficiant de la mention « méthode ancestrale ».
La mention « vendanges tardives » est réservée aux vins blancs tranquilles.

Les vins sont élaborés sur le territoire de certaines communes du département du Tarn.

HISTOIRE

Selon R. Dion (Histoire de la vigne et du vin en France : des origines au XIXème siècle – 1959) et M. Larchiver (Vins, vignes et vignerons. Histoire du vignoble français – 1988), le vignoble de « Gaillac » est l’un des plus anciens vignobles de France. Au cours de l’expansion du vignoble méditerranéen vers les régions de l’Ouest, au Ier siècle avant notre ère, « Gaillac » est un des premiers avant-postes de la viticulture romaine. Montans, village voisin de la ville de Gaillac situé sur la rive gauche du Tarn, est, au IIème siècle, un important centre de fabrication de poteries et notamment d’amphores et de vases vinaires. À l’évidence, la présence du Tarn favorise le transport des vins, via la Garonne, vers Burdigala et l’océan Atlantique.

Après la chute de l’Empire romain, le vignoble périclite, arraché ou brûlé par les razzias barbares. Les moines le réhabilitent à partir de l’an 900. D’après Jean- Laurent Riol (« Le vignoble de Gaillac depuis ses origines jusqu’à nos jours», 1910, complété en 1913), un des premiers actes officiels mentionnant le vignoble est une donation par l’archidiacre Bernassert de divers « crus » des environs de Gaillac aux chanoines d’Albi, datant de 920.

Les grands promoteurs du vignoble de « Gaillac » sont cependant les bénédictins qui construisent l’abbaye Saint-Michel en 972 en bordure de Tarn, dans la ville de Gaillac. Cette bâtisse abrite, en 2010, la maison des vins. Sous l’impulsion des moines, les vins de « Gaillac » sont, dès cette époque, particulièrement soignés et traités. Les consuls de Gaillac et Rabastens établissent en 1221 une charte de respect des bonnes pratiques viticoles, allant de la sélection des cépages et des sites d’implantation au choix des bois des barriques, en passant par le ban des vendanges, l’interdiction de fumer la vigne et l’interdiction d’introduire des vins « étrangers ».

Les vins de « Gaillac » acquièrent alors une notoriété jusqu’en Angleterre et en Hollande, où ils sont acheminés via le Tarn et le port de Bordeaux. Conscients de la qualité de leurs vins, les consuls de Gaillac estampillent leurs futailles d’une marque à feu représentant un coq, protégeant ainsi de toute pratique frauduleuse les vins alors dénommés « vins du coq » (le coq est toujours l’emblème de la ville de Gaillac).

D’après P. GALET (Cépages et vignobles de France – 1962), la production, au cours du XVIIème siècle, est répartie équitablement entre les vins rouges et les vins blancs. Dans son ouvrage « Le vignoble de Gaillac depuis ses origines jusqu’à nos jours», 1910, complété en 1913, Jean-Laurent Riol décrit les vins élaborés à son époque : « Comme à Sauternes et sur le Rhin, on laisse la pourriture noble (edelfaule) provoquer la concentration des jus ; souvent un résultat à peu près analogue est atteint sous l’action desséchante du vent du sud- est, appelé vent d’autan, qui passerille les raisins sur souche. »

Les guerres avec l’Angleterre et la Hollande, au cours des XIVème et XVème siècles, ont pour conséquence un saccage du vignoble par les mercenaires. En 1789, le domaine de l’abbaye Saint-Michel, comme les autres biens du clergé, est confisqué et vendu par les révolutionnaires. De nombreux paysans achètent une petite parcelle, une partie tout aussi importante du vignoble échoit à quelques bourgeois et aristocrates. Les caves de l’abbaye sont reprises par des négociants. Les guerres de la Révolution puis du Premier Empire saignent les campagnes de leur jeunesse mais ouvrent des marchés avec la fin des barrières douanières intérieures. Un commerce s’établit avec Paris, conforté par l’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXème siècle, sonnant le glas de l’activité portuaire de Gaillac, Lisle-sur-Tarn et Rabastens.

La crise du phylloxéra touche le vignoble vers la fin des années 1870. Après le phylloxéra, le vignoble est replanté essentiellement avec le cépage mauzac B pour les vins blancs et divers cépages pour les vins rouges, tout en préservant les cépages historiques.

L’abbaye Saint-Michel devient la première cave coopérative de mise en bouteille et de vente en 1903. Les ventes de vins blancs augmentent, entraînant un développement des plantations en cépages blancs, notamment sur le plateau cordais. Le 21 décembre 1922, un jugement du Tribunal de Gaillac reconnaît le droit à l’appellation d’origine « Vin de Gaillac » aux vins blancs élaborés sur le territoire de l’ensemble des communes de l’ancien arrondissement de Gaillac. Le syndicat des vignerons du gaillacois est fondé le 20 juin 1923. Un second jugement de 1931 précise que les vins blancs mousseux doivent être mis en bouteille et manutentionnés dans la zone géographique pour avoir droit à

l’appellation d’origine « Gaillac ». Le premier décret relatif à l’appellation d’origine contrôlée « Gaillac » date de 1938 et précise les conditions de production des différents produits : vins blancs secs, vins mousseux élaborés selon la « méthode ancestrale » (dite « méthode gaillacoise ») ou par seconde fermentation en bouteille.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe au nord-ouest du département du Tarn, dans le secteur nord du « golfe de l’Albigeois », sur des substratum du Tertiaire déposés à la fin de l’Eocène et durant l’Oligocène. Cet ancien golfe, dans lequel se sont accumulés des sédiments relativement tendres (molasses et calcaires tertiaires notamment), a été fortement érodé par le Tarn et ses affluents. Sa limite nord- ouest s’appuie sur le massif de la Grésigne (grès permiens) et sa limite nord-est, sur le « Ségala Albigeois » (socle hercynien du Massif Central).

Différentes régions naturelles se distinguent dans le paysage :
– les terrasses alluviales qui s’étagent sur la rive gauche du Tarn ;
– sur la rive droite du Tarn, la plaine alluviale puis les coteaux molassiques, qui, exposés vers le sud, dominent la vallée du Tarn (la surface sommitale culmine aux alentours de 300 mètres) et constituent les « premières côtes » de Gaillac ;
– au nord des « premières côtes », le « plateau cordais », plateau calcaire ondulé, disséqué par des vallées secondaires plus ou moins encaissées et dont l’altitude peut monter jusqu’à 330 mètres ;
– le noyau de Cunac, isolé du reste de la zone géographique, à l’est d’Albi, et reposant sur un substratum d’argiles rouges à graviers du Tertiaire, en bordure du « Ségala » cristallin et où l’altitude devient rapidement un facteur limitant.

Le climat est soumis principalement aux deux grandes influences, océanique et méditerranéenne. L’influence océanique est marquée en hiver et au printemps, par des précipitations fréquentes associées à des températures relativement douces. Au printemps, l’élévation des températures est nette, avec des températures moyennes dépassant le seuil de 10°C dès le mois d’avril. Néanmoins, la fréquence des gelées printanières est suffisamment importante pour que ce facteur soit pris en compte dans les critères permettant de définir l’aire parcellaire délimitée pour la récolte des raisins. L’influence méditerranéenne est marquée en été et à l’automne. Les températures estivales sont élevées alors que les précipitations sont faibles, notamment au mois de juillet. La pluviométrie annuelle varie en moyenne entre 700 millimètres et 800 millimètres. Les vents d’ouest sont dominants. Sous influence océanique, ils entraînent les formations nuageuses et les précipitations. Le vent d’Autan est un vent du sud-est, chaud et sec, qui souffle généralement avec une forte intensité par périodes de 3, 6 ou 9 jours.

Source: Par Pierre Sallagoity — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration des vins, l’élevage des vins rouges et le conditionnement des vins mousseux et des vins tranquilles blancs susceptibles de bénéficier de la mention « vendanges tardives », sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Tarn sur la base du code officiel géographique de l’année 2025 : Alos,

Amarens, Andillac, Arthès, Aussac, Bellegarde-Marsal, Bernac, Bournazel, Brens, Broze, Busque, Les Cabannes, Cadalen, Cahuzac-sur-Vère, Cambon, Campagnac, Carlus, Castanet, Castelnau-de-Lévis, Castelnau-de-Montmiral, Cestayrols, Combefa, Cordes-sur-Ciel, Coufouleux, Cunac, Donnazac, Fayssac, Fénols, Florentin, Frausseilles, Fréjairolles, Gaillac, Giroussens, Itzac, Labastide-de-Lévis, Labessière-Candeil, Lagrave, Larroque, Lasgraisses, Lisle-sur-Tarn, Livers-Cazelles, Loubers, Loupiac, Milhavet, Montans, Montels, Mouzieys- Panens, Mouzieys-Teulet, Noailles, Parisot, Peyrole, Puycelci, Rabastens, Rivières, Rouffiac, Saint-Beauzile, Saint-Grégoire, Saint Juéry, Saint-Marcel-Campes, Saint-Sulpice, Sainte- Cécile-du-Cayrou, Sainte-Croix, Salvagnac, Senouillac, Souel, Técou, Tonnac, Le Verdier, Vieux, Villeneuve-sur-Vère, Vindrac-Alayrac, Virac.

Modifications du 07/09/2025

CÉPAGES PRINCIPAUX

fer N – fer servadou, braucol, mansois, pinenc len de l’El B – loin de l’oeil, ondenc B, prunelard N, syrah N – Shiraz, muscadelle B, mauzac B, duras N


b) – Les vins rouges et rosés sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : duras N, fer N, syrah N ;
– cépages accessoires : cabernet-sauvignon N, cabernet franc N, gamay N, merlot N, prunelard N.

Variétés d’intérêt à fin d’adaptation :  jurançon noir N. Ajout du 07/09/2025

La proportion du cépage jurançon N est inférieure ou égale à 5% de l’encépagement. Ajout du 07/09/2025

c) – Les vins rouges susceptibles de bénéficier de la mention « primeur » sont issus du cépage gamay N et et duras N. Ajout du 07/09/2025

les vins rouges susceptibles de bénéficier de la mention « primeur », l’éraflage de la vendange est obligatoire. Ajout du 07/09/2025

Les vins rouges susceptibles de bénéficier de la mention « primeur » sont vinifiés par macération carbonique en raisins entiers ou par macération semi-carbonique. Ajout du 07/09/2025.

d) – Les vins mousseux susceptibles de bénéficier de la mention « méthode ancestrale » sont issus des cépages suivants : mauzac B, mauzac rose Rs.

e) – Les vins blancs tranquilles susceptibles de bénéficier de la mention « vendanges tardives » sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : len de l’el B, mauzac B, mauzac rose Rs, muscadelle B ;

– cépages accessoires : ondenc B, sauvignon B.

– les variétés d’intérêt à fin d’adaptation suivantes : alvarinho B, felen B, furmint B, verdanel B . Ajout du 07/09/2025

La proportion de l’ensemble des cépages alvarinho B, felen B, furmint B, verdanel B est inférieure ou égale à 5% de l’encépagement. Ajout du 07/09/2025

Assemblages

Vins blancs

Le cépage muscadelle B est obligatoirement assemblé avec au moins un autre cépage principal et sa proportion, dans l’assemblage, est inférieure ou égale à 70%.

Les cépages alvarinho B, felen B, furmint B, verdanel B au titre des variétés d’intérêt à fin d’adaptation sont assemblés dans la limite de 10% de l’assemblage final. Ajout du 07/09/2025

Vins susceptibles de bénéficier de la mention « vendanges tardives »

– La proportion des cépages principaux est supérieure à 50% ;

– La proportion de chacun des cépages accessoires est inférieure ou égale à 20% de l’assemblage. Modifications du 07/09/2025

Vins rouges et rosés

– La proportion du cépage principal ou des cépages principaux est supérieure ou égale à 70% ;

Le cépage syrah N est obligatoirement assemblé avec au moins un autre cépage principal et sa proportion, dans l’assemblage, est inférieure ou égale à 70%.

– Le cépage jurançon N au titre des variétés d’intérêt à fin d’adaptation est assemblé dans la limite de 10% de l’assemblage final. Modifications du 07/09/2025

les cépages alvarinho B, felen B, furmint B, verdanel B et jurançon N sont assemblés dans la limite de 20% de l’assemblage final pour la couleur considérée. Ajout du 07/09/2025

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins tranquilles blancs et vins mousseux : 72 hectolitres par hectare
Vins tranquilles blancs bénéficiant de la mention «doux» et vins mousseux bénéficiant de la mention «doux» : 54 hectolitres par hectare
Vins tranquilles blancs bénéficiant de la mention «vendanges tardives» ; 25 hectolitres par hectare
Vins tranquilles rouges et rosés ; 66 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

a) – Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

b) – Pour les vins rouges, les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.

c) – Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de :
•13%, pour les vins blancs tranquilles ;
•13%, pour les vins mousseux (en cas d’enrichissement du moût) ;

•13%, pour les vins rouges susceptibles de bénéficier de la mention « primeur » ; •13,5%, pour les vins rouges et rosés ;
•14%, pour les vins mousseux susceptibles de bénéficier de la mention « doux » (en cas d’enrichissement du moût) ;
•15%, pour les vins blancs tranquilles susceptibles de bénéficier de la mention « doux ».

d) – Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

1) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds par hectare, avec un écartement entre les rangs de 2,50 mètres maximum.
L’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,80 mètre.
– Pour les vignes conduites en gobelet, l’écartement entre les rangs est de 2,20 mètres maximum.
– Pour les vignes plantées en terrasse, la superficie par pied est inférieure ou égale à 2,50 mètres carrés.

2) – Règles de taille
Les vignes sont taillées :
– soit en taille courte (conduite en gobelet, ou cordon de Royat), soit en taille Guyot simple, avec un maximum de 12 yeux francs par pied ;
– soit en taille Guyot double (dite « tirette ») avec un maximum de 10 yeux francs par pied.
Quelle que soit la technique de taille, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à 10.

3) – Irrigation
L’irrigation peut être autorisée.

4) – Dispositions particulières de récolte
Les vins rouges susceptibles de bénéficier de la mention « primeur » et les vins mousseux susceptibles de bénéficier de la mention « méthode ancestrale », sont issus de raisins récoltés manuellement ;

5) – Dispositions particulières de transport de la vendange
Les récipients contenant la vendange destinée à la production de vins rouges susceptibles de bénéficier de la mention « primeur » et de vins mousseux susceptibles de bénéficier de la mention « méthode ancestrale », contiennent une hauteur de raisins inférieure ou égale à 0,60 mètre, lors du transport de cette vendange de la vigne au chai de vinification.

Obligation d’enherbement des tournières.

L’enherbement permanent du contour des parcelles (tournières et espaces inter

parcellaires non plantés ou non cultivés) est obligatoire. Cette obligation ne s’applique

pas en cas de remise en état des tournières notamment suite à l’érosion, ou à des

phénomènes climatiques exceptionnels.

Le désherbage chimique des tournières est interdit. »

Interdiction du désherbage chimique en plein des parcelles de vigne.

Le désherbage chimique total des parcelles est interdit

Interdiction du paillage plastique dans les vignes.

Le paillage plastique est interdit.

Ajout du 07/09/2025.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention « méthode ancestrale » pour les vins répondant aux conditions fixées pour cette mention dans le cahier des charges.

b) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention « primeur » pour les vins répondant aux conditions fixées pour cette mention dans le cahier des charges.

c) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée est complété par la mention « doux » pour les vins répondant aux conditions fixées pour cette mention dans le cahier des charges.

d) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention « vendanges tardives » pour les vins répondant aux conditions fixées pour cette mention dans le cahier des charges.

e) – Les vins bénéficiant de la mention « primeur » et les vins bénéficiant de la mention « vendanges tardives » sont présentés obligatoirement avec l’indication du millésime.

f) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ». Cette unité géographique plus grande peut également figurer sur les prospectus et récipients quelconques.

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

1) – Vins mousseux de qualité et vins mousseux de qualité de type aromatique :

a) – Toutes les opérations de la production, de la récolte des raisins jusqu’au dégorgement, ou à l’élimination du dépôt, sont réalisées dans la zone géographique.

b) – Les vins mousseux de qualité sont élaborés par seconde fermentation en bouteille et la durée de conservation en bouteilles sur lies ne peut être inférieure à 9 mois.

c) – Les vins mousseux bénéficiant de la mention « méthode ancestrale » sont élaborés par fermentation unique. Cette fermentation débute en cuve. La prise de mousse se fait uniquement en bouteille à partir du moût partiellement fermenté. Le délai de conservation en bouteilles sur lies ne peut être inférieur à 2 mois.

d) – Le conditionnement des vins est réalisé dans la zone géographique compte tenu du processus d’élaboration avec une prise de mousse réalisée en bouteilles.

e) – Les vins élaborés par seconde fermentation en bouteille sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue de la durée minimale de 9 mois de conservation en bouteilles sur lies après tirage, et au plus tôt le 1er septembre de l’année qui suit celle de la récolte.

– Les vins bénéficiant de la mention « méthode ancestrale » sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue de la période de 2 mois de conservation en bouteilles sur lies.

2) – Vins bénéficiant de la mention « vendanges tardives »

Les vins bénéficiant de la mention « vendanges tardives » font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 mai de la 2ème année qui suit celle de la récolte, dont 2 mois au moins en bouteille. Cette longue période d’élevage favorise l’équilibre des vins et développe leur complexité aromatique.

Ils sont conditionnés dans la zone géographique délimitée et font l’objet de contrôles systématiques de tous les lots, à la fin de la période d’élevage. Les producteurs se fixent pour objectif, d’une part, de mieux préserver les caractéristiques essentielles des produits faisant l’objet d’élevages longs qui nécessitent un savoir-faire maîtrisé, et d’autre part, par les contrôles effectués dans la région de production qui requièrent une expertise organoleptique particulière, de garantir et sauvegarder la qualité et la spécificité des produits et par conséquent la réputation de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 07/09/2025

ESTAING AOP

Corrèze AOP par Jacqueline Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Estaing est réservée aux vins secs tranquilles rouges, rosés et blancs élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de l’Aveyron : Coubisou, Estaing et Sébrazac.

HISTOIRE

L’implantation des premières vignes au cœur de la vallée du Lot date certainement de l’époque romaine.
Mais l’expansion du vignoble est liée à la présence des communautés religieuses de l’Abbaye de Bonneval située sur la commune du Cayrol, de la Domerie d’Aubrac et surtout de l’Abbaye de Conques, bâtie en 732.
Le village d’Estaing constitue une étape incontournable sur la « Via Podensis », voie reliant le Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle, en passant par Conques. L’accueil de nombreux pèlerins contribue alors au développement du vignoble, qui atteint son apogée vers la fin du XIXème siècle. Durant cette longue période, toute l’économie, et la vie de la vallée du Lot, s’organise autour de la culture de la vigne et de la vente du vin, essentiellement réalisée avec « la Montagne » (l’Aubrac et le Cantal).

La liste des cépages cultivés avant la révolution fait état du « saumencès noir » (fer servadou N), du mouyssaguès N, du « négret » (négret de Bahnars N) et du chenin B. Un inventaire datant de 1807 cite le gamay N et le saint-côme B. Vers 1860, la superficie du vignoble de la vallée du Lot atteint 1 200 hectares.

En 1884, les premiers symptômes du phylloxéra apparaissent dans la région. La crise phylloxérique anéantit le vignoble et détruit le fragile équilibre de l’économie de la vallée, la vigne représentant alors la moitié du revenu des petites exploitations. La misère s’installe et conduit à un exode massif.

La réhabilitation du vignoble dans la haute vallée du Lot est impulsée par l’Abbé Belloc, curé du Monastère de Cabrespine. A partir de 1890, il se consacre à la recherche des meilleures solutions techniques afin de replanter le vignoble. Ainsi, il écrit dans ses mémoires : « Ayant trouvé les porte-greffes résistants et qui s’adaptaient au sol, il s’agissait de trouver les cépages qui, tout en produisant, conserveraient au vin sa finesse, ou même, donneraient une qualité supérieure ». Les cépages cabernet-sauvignon N et pinot noir N sont alors introduits dans le vignoble estagnol.

En 1913, 145 hectares de vigne sont recensés autour d’Estaing. Le vignoble subit malheureusement les aléas des 2 Guerres Mondiales. Néanmoins, grâce à la volonté et à la ténacité des producteurs, l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure « Vins d’Estaing » est reconnue par arrêté ministériel le 4 novembre 1965. La dynamique se poursuit par la construction d’une cave coopérative en 1997.

En 2008, une superficie d’environ 20 hectares est exploitée par une douzaine d’opérateurs, répartis au sein de 3 chais particuliers et de la cave coopérative. Le volume récolté de 600 hectolitres se répartit approximativement entre 2/3 de vin rouge, 1/4 de vin rosé et 10 % de vin blanc.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est située dans la haute vallée du Lot, au nord du département de l’Aveyron et au pied du massif de l’Aubrac.
Le substratum géologique est composé de grès permiens, de couleur rouge violacé due à leur richesse en oxydes de fer et dénommés localement
« rougiers », de calcaires secondaires et de schistes métamorphiques. Les sols qui se sont développés, généralement riches en débris pierreux, sont peu profonds et présentent une faible fertilité.
Le vignoble est un vignoble de « montagne », dont les parcelles s’étagent entre 350 mètres et 500 mètres d’altitude. Les parcelles de vigne sont situées sur les pentes des vallées bien exposées, et sont plantées généralement en terrasses. Ces terrasses portent le nom local de « bancas » et confèrent à la vallée un paysage emblématique. Traditionnellement, les versants exposés au sud sont réservés à la vigne, alors que les versants orientés au nord sont voués à l’exploitation de châtaigniers et de bois.
La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire de 3 communes, situées de part et d’autre de la vallée du Lot.
Le climat de la zone géographique est soumis à de multiples influences, continentales, océaniques et méditerranéennes. Les hivers sont rigoureux, compte tenu de la proximité des hauts plateaux du massif de l’Aubrac. Les printemps sont pluvieux alors que les étés sont chauds et secs. Les automnes sont généralement très ensoleillés et doux. La quantité annuelle de précipitations est comprise entre 850 millimètres et 1 000 millimètres.

Source: https://www.vignobles-sudouest.fr/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de l’Aveyron : Coubisou, Estaing et Sébrazac.

AIRE DE PROXIMITÉ

L’aire de proximité immédiate définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département de l’Aveyron : Campouriez, Entraygues-sur-Truyère, Le Fel, Florentin-la-Capelle, Golinhac, Le Nayrac et Saint-Hippolyte.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chenin B, mauzac B, saint-côme B appelé localement rousselou, fel, gamay N, cabernet franc N et cabernet-sauvignon N, abouriou N (gamay st Laurent N), castet N, duras N, négret de Banhars N, merlot N, mouyssaguès N et pinot N.

Les vins blancs sont issus des cépages suivants :

– cépage principal : chenin B,
– cépage complémentaire : mauzac B,
– cépages accessoires : saint-côme B appelé localement rousselou, fel (cépage identifié, en test pour une inscription au catalogue officiel).

Les vins rosés et rouges sont issus des cépages suivants : – cépages principaux : gamay N et fer N

– cépages complémentaires : cabernet franc N et cabernet-sauvignon N
– cépages accessoires : abouriou N (gamay st Laurent N), castet N, duras N, négret de Banhars N, merlot N, mouyssaguès N et pinot N.

– pour les vins blancs de l’assemblage d’au moins deux cépages dont obligatoirement le cépage principal majoritaire et le cépage complémentaire, ce dernier représente au moins 10 p. cent de l’assemblage. Les cépages accessoires ne peuvent représenter plus de 20 p. 200 de l’assemblage
– pour les vins AOC rosés et rouges de l’assemblage d’au moins trois cépages, les deux cépages obligatoire qui représentent ensemble au moins 50 p. 100 et un cépage complémentaire.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 66 hectolitres par hectare pour les vins blancs

Le rendement butoir est fixé à 60 hectolitres par hectare pour les vins rouges et rosés

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

– Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation des charbons à usage œnologique est autorisée pour les moûts et vins nouveaux encore en fermentation, dans la limite de 20% du volume de vins rosés élaborés par le vinificateur concerné, pour la récolte considérée, et à une dose maximale de 60 grammes par hectolitre ;

– Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12,5%.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds à l’hectare. Ces vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,50 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang supérieur ou égal à 0.80 mètre.
– Dans les parcelles de vigne plantées en terrasse avec 2 rangs et plus par terrasse, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacement entre les pieds sur un même rang. L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,50 mètres et l’écartement entre pieds sur un même rang supérieur à 0,85 mètre et inférieur à 1,25 mètre ;
– Dans les parcelles de vigne plantées en terrasse avec un seul rang par terrasse, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés et l’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur à 0,85 mètre et inférieur à 1 mètre.
b) – Règles de taille
Les vignes sont taillées avec un maximum de 15 yeux francs par pied, selon les techniques suivantes :
– taille courte (conduite en gobelet ou cordon de Royat) ;
– taille en Guyot simple.
Quelle que soit la technique de taille utilisée, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, au stade phénologique dit « nouaison » (stade 27 de Lorenz) est inférieur ou égal à 10.
Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée, qu’en cas de sécheresse persistante lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturité du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ».

Dernière modification du cahier des charges : 19 décembre  2011

ENTRAYGUES – LE FEL AOP

Corrèze AOP J.Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Entraygues – Le Fel est réservée aux vins secs tranquilles rouges, rosés et blancs élaborés sur le territoire de certaines communes du département de l’Aveyron et du département du Cantal.

HISTOIRE

L’expansion du vignoble dans la vallée du Lot ou vallée d’Olt est liée à l’activité des communautés religieuses des abbayes et monastères, et notamment de l’abbaye de Conques, bâtie en 732.
En effet, la religion chrétienne, dans laquelle le pain et le vin ont un rôle important, favorise et encourage le développement de la culture du blé et de la vigne. Ainsi sont défrichés quelques coteaux bien exposés pour y implanter la vigne. Plus tard, les chanoines vont détenir les meilleures parts de ce vignoble et ceci, jusqu’à la Révolution.
Au XIIème siècle, le trafic fluvial sur le Lot, alors navigable jusqu’à la commune d’Entraygues-sur-Truyère, fait connaître le vin de la vallée d’Olt dans les plaines de Gascogne et d’Aquitaine.
En 1152, le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenêt, futur Roi d’Angleterre, favorise le commerce du vin des « coteaux d’Olt » avec l’Europe du Nord, mais surtout avec les Anglais, très friands de cette boisson. Le vin produit alors dans l’ensemble de la vallée du Lot est nommé « vin de Cadurcia » jusqu’au Moyen-Âge.
Puis, pour distinguer les deux secteurs de production de la vallée, les noms de « Vin de Cahors » pour l’aval, et de « Vin du Fel » pour l’amont, sont utilisés. Puis, avec l’interruption du commerce des vins par voie fluviale par les Jurats de Bordeaux, ce commerce s’oriente alors vers les régions voisines de montagne. Dès le XVème siècle, les riches propriétaires terriens cantalous acquièrent des vignobles et rémunèrent des vignerons pour les exploiter. Les « charrois » chargés de vin se font alors plus nombreux vers la Haute-Auvergne, et notamment vers les villes d’Aurillac et de Saint-Flour.
Ainsi, si la notoriété du vignoble d’Entraygues et du Fel est faible en Aveyron, en raison de la position excentrée que la zone géographique occupe dans ce département, il jouit, au contraire, d’une réputation fort ancienne dans le département voisin du Cantal, où durant des siècles, les vins élaborés ont été expédiés. Les vins d’Entraygues et du Fel sont même célébrés par de nombreux poètes et chansonniers comme le félibre-majoral Arsène Vermenouze (1850- 1910).
La liste des cépages cultivés avant la Révolution fait état de la présence des cépages « saumencès noir » (fer N), mouyssaguès N, « négret » (négret de Bahnars N) et chenin B. Un inventaire datant de 1807 cite le cépage saint-côme B. Vers 1860, la superficie du vignoble de la vallée d’Olt représente 1 200 hectares. En 1884, les premiers symptômes du phylloxéra apparaissent dans la région. La crise phylloxérique anéantit le vignoble et détruit le fragile équilibre de l’économie de la vallée, la vigne représentant à alors la moitié du revenu des petites exploitations. La misère s’installe et provoque un exode massif.

La reconstitution du vignoble dans la haute vallée du Lot est impulsée par l’abbé Belloc, curé du Monastère de Cabrespine. A partir de 1890, il cherche toutes les solutions techniques pour replanter le vignoble dans un souci d’amélioration qualitative. Ainsi, il écrit dans ses mémoires : « Ayant trouvé les porte-greffes résistants et qui s’adaptaient au sol, il s’agissait de trouver les cépages qui, tout en produisant, conserveraient au vin sa finesse, ou même, donneraient une qualité supérieure ». Le cépage cabernet-sauvignon N est alors introduit.

Hélas, les 2 Guerres Mondiales, puis les fortes gelées de 1956, portent un nouveau coup au vignoble. Cependant, quelques tenaces producteurs font face et, grâce à la qualité de leur travail, l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure « Vins d’Entraygues et du Fel » est reconnue par arrêté ministériel, le 18 février 1965.
Le début des années 1980 voit l’installation d’une nouvelle génération de producteurs passionnés, qui, dans un souci constant de recherche de la qualité et de mise en valeur de l’originalité de leurs vins, améliorent leurs techniques de culture et de vinification.
En 2008, la superficie exploitée en appellation d’origine contrôlée est d’environ 20 hectares, pour une production moyenne de 700 hectolitres élaborés par 6 producteurs indépendants. Cette production se répartit approximativement entre 60 % de vin rouge, 20 % de vin rosé et 20 % de vin blanc.

CLIMAT ET SOLS

Le vignoble d’Entraygues et du Fel est niché au cœur de la haute vallée du Lot, à mi-chemin entre Rodez et Aurillac, au nord-ouest du département de l’Aveyron et au sud du département du Cantal.
La roche mère, constituée essentiellement de schistes, à l’ouest de la zone géographique et de granites à l’est, est profondément entaillée par le Lot et ses affluents. Les sols qui en sont issus, sont acides, plus ou moins profonds en fonction de la pente, riches en débris rocheux. Les parcelles de vigne sont implantées sur les coteaux escarpés dominant les vallées du Lot, de la Truyère et de leurs affluents. Les vallées sont profondément encaissées et leurs versants présentent des pentes parfois très fortes. Aussi, de nombreuses parcelles sont- elles aménagées en terrasses.
Ainsi, la zone géographique s’étend sur le territoire de 8 communes, 6 dans le département de l’Aveyron, 2 dans le département du Cantal.
Le climat de la zone géographique est soumis à une influence climatique continentale, mais l’orientation des vallées les fait bénéficier d’un climat relativement chaud, de type méditerranéen.
Le paysage est façonné par les coteaux dominant les vallées encaissées, dont les pentes les plus fortes sont peuplées de chênes et de châtaigniers, des prairies, tandis que quelques terres labourables occupent les pentes les plus douces et les plateaux.
L’activité agricole est dominée par l’élevage et le maraîchage. Les parcelles de vigne sont exploitées essentiellement en terrasses, perchées sur les versants exposés au sud/sud-est, à une altitude moyenne de 350 mètres.

Source: https://www.lefel.fr/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes :
– département de l’Aveyron : Campouriez, Entraygues-sur-Truyère, Le Fel, Florentin-la-Capelle, Golinhac et Saint-Hippolyte ;

– département du Cantal : Cassaniouze et Vieillevie.

AIRE DE PROXIMITÉ

L’aire de proximité immédiate définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes :
– département de l’Aveyron : Coubisou, Espeyrac, Estaing, Grand-Vabre, Le Nayrac, Saint-Amans-des-Cots, Sébrazac, Sénergues ;
– département du Cantal : Junhac et Montsalvy.

CÉPAGES PRINCIPAUX

a) – Les vins rouges et rosés sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : fer servadou N,
– cépages complémentaires : cabernet franc N et cabernet sauvignon N

– cépages accessoires : mouyssagues N et négret de banhars N.

b) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : chenin B
– cépages accessoires : saint-côme B, fel B (cépage identifié, en test pour une inscription au catalogue officiel) et mauzac B.

– Pour les vins rouges et rosés, la proportion des raisins ou des vins issus du cépage principal fer servadou N doit représenter au moins 40 p.100 de l’assemblage.
– Pour les vins blancs, la proportion des raisins ou des vins issus du cépage principal chenin B doit représenter au moins 90 p.100 de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 60 hectolitres par hectares pour les vins rouges

Le rendement butoir est fixé à 66 hectolitres par hectares pour les vins blancs et rosés VINS ET CARACTÉRITIQUES

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

– Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique est autorisée pour les moûts et vins nouveaux encore en fermentation dans la limite de 20% du volume de vins rosés élaborés par le vinificateur concerné, pour la récolte considérée et à une dose maximale de 60 grammes par hectolitre ;
– Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12,5%
Outre les dispositions ci dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds à l’hectare ;
– Ces vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang supérieur ou égal à 1 mètre.
– Dans les parcelles de vigne plantées en terrasse avec 2 rangs et plus par terrasse, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacement entre les pieds sur un même rang. L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,50 mètres et l’écartement entre pieds sur un même rang supérieur à 0,85 mètre et inférieur à 1,25 mètre ;
– Dans les parcelles de vigne plantées en terrasse avec un seul rang par terrasse, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés et l’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur à 0,85 mètre et inférieur à 1 mètre.
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes :
– taille courte à courson (conduite en gobelet, éventail ou cordon de Royat) avec un maximum de 18 yeux francs par pied, et 2 yeux francs maximum par courson;
– taille en Guyot simple ou Guyot double avec un maximum de 17 yeux francs par pied.
Quelle que soit la technique de taille utilisée, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, au stade phénologique dit « nouaison » (stade 27 de Lorenz), est inférieur ou égal à 12.
Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement.
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne ne peut être autorisée qu’en cas de sécheresse persistante lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturité du raisin.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ».
Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 19 décembre  2011

CÔTES DE MONTRAVEL AOP

Ajout Corrèze AOP par J. Uztarroz (hors échelle)

L’APPELLATION

L’appellation Côtes de Montravel est réservée aux vins blancs tranquilles élaborés sur certaines communes du département de la Dordogne.

HISTOIRE

Les dix-huit paroisses du canton de Vélines ainsi que la commune de Montpeyroux constituaient une châtellenie acquise par l’archevêque de Bordeaux en 1307. Bénéficiant ainsi du privilège spécial d’entrer librement à Bordeaux, les vins de Montravel seront acheminés, vendus et appréciés en Angleterre et en Hollande.
En application de la loi de 1919 sur les délimitations judiciaires, le tribunal de Bergerac tranchera en 1922 un litige entre les viticulteurs de Lamothe-Montravel d’une part et ceux des cantons de Vélines et de Villefranche de Lonchat d’autre part. Le tribunal entérinera un accord conclu entre les divers syndicats du canton de Vélines qui réserve pour les vins blancs l’appellation « Côtes de Montravel » aux communes de la rive droite de l’Estrop et l’appellation « Haut-Montravel » à celles de la rive gauche. La partie sud de la commune de Saint-Méard-de-Gurçon ne sera incluse que par un jugement de 1948. Ces tensions fortes entre les vignerons qui n’ont pas hésité à se tourner vers les tribunaux pour faire valoir leurs droits, témoignent d’un engagement certain pour la défense du territoire.
En 1937, l’A.O.C. Côtes de Montravel reprendra la zone géographique définie par le tribunal. Puis la commission de délimitation entérinera cette situation en regrettant l’inclusion de Montpeyroux dont les sols favorables se limitent à quelques buttes calcaires.
La production de Côtes de Montravel qui a culminé à 20 000 hl dans les années 1950-1960, a lentement chuté pour s’établir en moyenne à 2 000 hl sur la dernière décennie commercialisés en bouteille dans leur totalité par une trentaine de vignerons indépendants et une cave-coopérative.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est incluse dans la zone de production de l’appellation d’origine contrôlée Montravel et est limitée au sud par la vallée de la Dordogne et au nord par la forêt du Landais. Elle se situe dans la partie occidentale du département de la Dordogne, cernée à l’ouest par l’aire géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Castillon », au sud par celle de « l’Entre-deux-Mers » et à l’est par celle de « Sainte-Foy-Bordeaux ». Cette aire recouvre le territoire de 7 communes en totalité et de 2 communes en partie et correspond pratiquement à l’interfluve Lidoire – Estrop.
Au niveau géologique, la zone de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Montravel » correspond à l’extension de la mer stampienne. Le calcaire à Astéries s’est déposé sur la partie ouest de la zone alors que la partie est présente un faciès plus argileux. A l’Eocène c’est la formation fluvio-lacustre des Molasses de l’Agenais qui recouvre l’ensemble du secteur. A cette époque-là le démantèlement des arènes granitiques du Massif central entraîne le dépôt des sables et argiles et graviers du Périgord plus au nord.
Enfin la reprise de l’érosion au quaternaire a permis le dépôt de terrasses graveleuses dans la vallée de la Dordogne.
Les parcelles destinées à la récolte des raisins dans la zone géographique des « Côtes de Montravel » sont intégrées dans l’aire parcellaire qui est constituée par quatre grands types de sols se différenciant par leur substratum :
– les molasses donnant des sols généralement argilo-siliceux, légèrement battants avec une acidité nette et une carence en potasse marquée,
– le calcaire à Astéries donne des sols argilo-calcaires typiques avec un fort pouvoir chlorosant,
– les sables et argiles à graviers du Périgord donnent des sols acides argilo- limono-sableux battants,
– les sols de la vallée sont sablo-argileux, lessivés et parfois hydromorphes avec des affleurements de graves dans certains secteurs.
Géomorphologiquement, la zone des côtes de Montravel constitue un territoire unique en Bergeracois avec un relief tabulaire assez étroit encadré par les vallées de la Lidoire et de l’Estrop.

Sur le plan climatique, la zone qui se situe à une centaine de kilomètres à vol d’oiseau de l’océan atlantique bénéficie pleinement d’un climat océanique. La douceur des températures au printemps et en automne permet un déroulement optimal du cycle végétatif de la vigne avec un débourrement précoce et une chute tardive des feuilles. Les précipitations sont bien présentes en mai, plus aléatoires en été avec parfois des phénomènes de pluies d’équinoxe, favorisant une alimentation hydrique régulière de la plante.

Dans les paysages, la vigne est omniprésente sur les coteaux qui se développent au-dessus du calcaire à Astéries. Les sommets sont parfois couronnés de petits îlots incultes ou boisés. Les versants sud sont aussi largement colonisés par la vigne, lorsque la pente n’est pas trop forte, mais le développement urbain y est parfois important. Les versants nord et les vallons sont destinés à des prairies permanentes pour l’élevage. Au nord de la zone, le massif forestier du Landais constitue une limite nette dans le paysage.

Source: Par paysbergerac — https://www.flickr.com/photos/paysbergerac/8427225784/, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Dordogne; Bonneville-et-Saint-Avit-de-Fumadières, Fougueyrolles, Lamothe-Montravel, Montcaret, Montazeau, Montpeyroux, Nastringues, Port-Sainte-Foy-et- Ponchapt, Saint-Antoine-de-Breuilh, Saint- Méard-de-Gurçon, Saint-Michel-de-Montaigne, Saint-Vivien et Vélines

AIRE DE PROXIMITÉ

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et pour l’élaboration des vins, est consti­ tuée par le territoire des communes suivantes:

— département de la Dordogne: Bergerac, Le Fleix, Monfaucon, Saint-Laurent-des-Vignes.

— département de la Gironde: Gardegan-et-Tourtirac, Gensac, Landerrouat, Les Lèves-et-Thoumeyragues, Pineuilh, Saint-Avit-Saint-Nazaire et Saint-Émilion.

CÉPAGES PRINCIPAUX

sauvignon B, muscadelle B, sauvignon G, sémillon B

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : muscadelle B, sauvignon B, sauvignon gris G, sémillon B ;

– cépage accessoire : ondenc B.

– Les vins sont issus d’un assemblage de cépages dans lequel la proportion des cépages principaux est supérieure ou égale à 80%.
– La proportion du cépage sémillon B est supérieure ou égale à 30 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

60 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température inférieure à – 5 °C et toute utilisation de tunnels ou de chambre de passerillage sont interdits. L’utilisation de copeaux de bois et l’addition de tanins sont interdites. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, un titre alcoométrique volumique total de 14,5 %. Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de plantation de 5 000 pieds par hectare. L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2 mètres et l’écartement entre les pieds sur le même rang ne peut être inférieur à 0,80 mètre.

Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes: taille Guyot, taille à coursons en cordon de Royat ou taille à cots.

Chaque pied porte au maximum 10 yeux fructifères. L’irrigation est interdite.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée «Côtes de Montravel» peut préciser l’unité géo­ graphique plus grande «Sud-Ouest». Cette unité géographique plus grande peut également figurer sur les prospectus et récipients quelconques. Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supé­ rieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 11 août  2018

CÔTES DE MILLAU AOP

Source: la Carte des Vins modifiée par J.Uztarroz

L’APPELLATION

L’appellation Côtes de Millau est réservée aux vins tranquilles rouges, rosés et blancs élaborés sur le territoire de certaines  communes  du département de l’Aveyron.

HISTOIRE

L’implantation de la vigne dans la vallée aveyronnaise du Tarn remonterait à l’époque gallo-romaine. Cependant, la viticulture se développe, à partir du Moyen- Âge, sous l’impulsion de l’église féodale.
Des donations de parcelles de vigne aux églises et monastères, datant du IXème siècle, constituent les premières traces écrites de l’existence du vignoble. Le vin prend alors une place importante, voire essentielle, dans la vie de Millau et des villages de la vallée. Les paysans entament d’importants travaux de défrichement et de terrassement qui vont façonner le paysage et laisser des traces spectaculaires, avec des centaines de kilomètres de terrasses bordées de murets en pierre sèche, sur les deux rives du Tarn.

Afin de conserver le vin dans de bonnes conditions, et en toute sécurité par rapport aux époques troubles de l’Histoire, les premières caves de stockage conservation sont construites dans l’enceinte de l’importante place forte de Compeyre, au Xème siècle. La location des caves constitue alors la première richesse de la ville. Toute la vallée vient entreposer son vin sous la double protection des murailles et des caves.

Grâce au Cardinal de Mostuejouls, originaire de la région, le vin de la vallée du Tarn est apprécié à la cour pontificale d’Avignon, dès l’an 1327. De cette époque date l’habitude locale de dénommer « gamet du Pape » les vins issus de vieilles plantations de cépage gamay N.

A partir du milieu du XVIIème siècle, la paix étant revenue dans le pays, les producteurs se libèrent des loyers onéreux des caves de Compeyre en construisant des « villages de caves », encore utilisées à ce jour. Souvent attenantes aux parcelles de vigne, les caves sont construites sur des bancs rocheux dont les failles assurent une ventilation naturelle et une fraîcheur constante favorisant une conservation optimale des vins.

A partir du XVème siècle, la vigne constitue le principal revenu agricole de la vallée, et au XVIIIème siècle, le vignoble couvre plus de 10 000 hectares et produit près de 300 000 hectolitres. Les registres des impôts et droits féodaux de 1771 précise, pour la paroisse de Rivière : « il n’y a dans la paroisse d’autre commerce que le débit du vin qu’on y recueille ». Le vin est alors commercialisé dans les régions voisines du Massif Central.
A la fin du XIXème siècle, le vignoble est ravagé par le phylloxéra. Après la catastrophe, la reconstitution du vignoble se fait progressivement. Les terres sont travaillées à la charrue, ce qui privilégie les zones des coteaux les moins accidentées et entraîne l’abandon de la mise en culture d’une partie des parcelles aménagées en terrasses. Ainsi, en 1907, le vignoble reconstitué couvre 5 000 hectares pour une production de 175 000 hectolitres
Après les deux Guerres Mondiales, la chute des cours du vin, l’incitation à l’arrachage, en 1954, ainsi que la crise industrielle frappant la ville de Millau, entraînent une régression terrible du vignoble, réduit à une superficie de 300 hectares en 1957. Un an plus tard, les premières lignes du renouveau viticole sont tracées avec l’implantation de parcelles expérimentales, le développement des contrôles de maturité, les vinifications séparées par cépage notamment. Ainsi sont introduits les cépages syrah N et cabernet-sauvignon N.
Depuis, l’orientation de la production vers la qualité sera progressive mais constante. Les producteurs se fédèrent en un syndicat de défense en 1966, et développent la dénomination « Gorges du Tarn ». Par la suite, le vin de pays « Gorges et Côtes de Millau » est reconnu par décret le 7 mars 1981. Les efforts des producteurs sont continus et sont récompensés par la reconnaissance de l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure « Côtes de Millau », en 1994.

En 2008, la superficie exploitée en appellation d’origine est d’environ 60 hectares, pour une production moyenne de 2 000 hectolitres, élaborés par 4 producteurs indépendants et une cave coopérative. Les vins rouges (75%) représentent le volume le plus important, avec les vins rosés (20%), tandis que la production de vins blancs est plus confidentielle.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Millau » est située dans la haute vallée du Tarn, au sud-est du département de l’Aveyron, en limite avec le département de la Lozère. Le Tarn, qui prend sa source au pied du Mont Lozère, a creusé sa vallée dans les causses calcaires jurassiques, les entaillant profondément et dessinant de véritables gorges, en amont de la ville de Millau.

Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont réparties principalement sur les versants de la vallée du Tarn et de certains de ses affluents. Les vignes sont installées, de manière discontinue, sur une bande de près de 50 kilomètres le long de la rivière, mais dont la largeur n’excède jamais 2 kilomètres, puisque leur implantation est limitée au milieu des versants des coteaux.
Ainsi la zone géographique s’étend sur le territoire de 17 communes, situées de part et d’autre de la vallée du Tarn.
Les sols viticoles les plus caractéristiques sont :
– soit, des sols jeunes sur grés du Trias, non calcaires, avec parfois des caractères acides et lessivés, rencontrés au sud–ouest de Millau et à l’ouest du Tarn, dans la zone de contact entre les avants causses liasiques et les roches métamorphiques de la montagne du Lévézou ;
– soit, des sols de colluvions caillouteuses favorables à la culture de la vigne, issues des terrains de formations sédimentaires du Jurassique qui constituent les plateaux des causses entaillés par le Tarn et la Dourbie, rencontrés à l’est du Tarn et au nord de Millau.
Au milieu des plateaux caussenards environnants, culminants entre 800 mètres et 900 mètres d’altitude, voués aux pâturages des brebis lacaunaises produisant du lait pour l’appellation d’origine contrôlée « Roquefort », les parcelles de vigne sont nichées au cœur de la vallée, au milieu des vergers, de cerisiers notamment. Les parcelles de vigne s’étagent entre 350 mètres et 500 mètres d’altitude.
Les données climatiques locales caractérisent une région qui bénéficie tout à la fois des influences continentales et méditerranéennes, avec des pluies faibles réparties régulièrement sur l’année (pluviométrie annuelle moyenne de 670 millimètres) et des températures modérées (10°C en moyenne annuelle). Cependant, les variations de topographie, d’altitude et d’orientation rencontrées dans la vallée, donnent naissance à une grande variété de mésoclimats.

Source:https://www.vignobles-sudouest.fr/u

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de l’Aveyron : Aguessac, Broquiès, Castelnau-Pégayrols, Compeyre, Comprégnac, Creissels, La Cresse, Millau, Montjaux, Mostuéjouls, Paulhe, Peyreleau, Rivière-sur-Tarn, Saint- Georges-de Luzençon, Saint-Rome-de-Tarn, Le Truel, Viala-du-Tarn.

CÉPAGES PRINCIPAUX

duras N, chenin B, gamay N, fer N, syrah N, cabernet-sauvignon N, mauzac B.

a) – Les vins rouges sont issus des cépages suivants :

– cépages principaux : gamay N, syrah N ;
– cépage complémentaire : cabernet-sauvignon N ;
– cépages accessoires : duras N, fer N.

b) – Les vins rosés sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : gamay N ;
– cépages accessoires : cabernet-sauvignon N, duras N, fer N, syrah N.

c) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants : – cépage principal : chenin B ;
– cépage complémentaire : mauzac B.

Vins rouges

– Les vins proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins dans lequel les cépages principaux et le cépage complémentaire sont obligatoires ;

– La proportion de chacun des cépages principaux, dans l’assemblage, est supérieure ou égale à 30% ;
– La proportion du cépage complémentaire, dans l’assemblage, est supérieure ou égale à 10% et inférieure ou égale à 30% ;

– Les assemblages sont réalisés avant le 1er avril de la 2ème année suivant celle de la récolte.

Vins blancs et rosés

Les vins proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins dans les mêmes proportions que celles prévues pour l’encépagement.

– La proportion du cépage principal est supérieure ou égale à 50 % de l’encépagement ;
– La proportion du cépage complémentaire est supérieure ou égal à 10 % de l’encépagement.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement butoir est fixé à 60 hectolitres par hectare

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de :
– 12,5%, pour les vins blancs ;
– 13%, pour les vins rouges et rosés.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4500 pieds à l’hectare. Ces vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,25 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang supérieur ou égal à 0,80 mètre.

Dans les parcelles de vigne plantées en terrasse avec 2 rangs et plus par terrasse, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacement entre les pieds sur un même rang. L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2,50 mètres et l’écartement entre pieds sur un même rang supérieur ou égal à 0,85 mètre et inférieur ou égal à 1,25 mètre ;
Dans les parcelles de vigne plantées en terrasse avec un seul rang par terrasse, chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés et l’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,85 mètre et inférieur ou égal à 1 mètre.

b) – Règles de taille
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes :
– soit en taille Guyot simple ;
– soit en taille courte à coursons ;
Chaque pied porte un maximum de :
– 15 yeux francs, pour les cépages cabernet-sauvignon N et fer N ;
– 12 yeux francs, pour les autres cépages.
Quelle que soit la technique de taille utilisée, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied, au stade phénologique dit « nouaison » (stade 27 de Lorenz), est inférieur ou égal à :
– 10, pour les cépages cabernet-sauvignon N et fer N ;
– 8, pour les autres cépages.

L’irrigation est interdite

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Sud-Ouest ». Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Dernière modification du cahier des charges : 19 décembre  2011

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