VIGNOBLES DE SAINT-ÉMILION

PRÉSENTATION DE LA RÉGION VITICOLE

Le vignoble de Saint-Émilion se caractérise par une mosaïque de parcelles qui s’étirent sur une superficie de 5 400 hectares (13 345 acres) qui produisent une moyenne de 50 000 hectolitres (1,3 M d’US gallons) de vin. Le morcellement remonte aux structures foncières et économiques qui avaient cours à la fin du Moyen-Âge. Les quatre appellations Lussac Saint-Emilion, Puisseguin Saint-Emilion, Saint-Emilion et Saint-Emilion Grand Cru représentent près de 970 viticulteurs déclarants. Ainsi l’expression de « colline aux mille châteaux » qui définit poétiquement le vignoble prend ici toute sa dimension.

HISTOIRE

L’histoire de la viticulture commence en 56 A.V. J.C avec le défrichement de la forêt de Cumbis pour planter les premières vignes. On greffe alors les cépages utilisés autour de Massilia (Marseille) sur des pieds de vigne locaux, le vitis biturica. Pour preuve, des vestiges de villas ont été mises au jour, ou des serpettes servant à la taille ou aux vendanges, des installations de fouloirs et cuves ont été retrouvées. La production des premières amphores à vin date de cette époque. En 97 après J.-C l’empereur romain Domitius décrète que la meilleure façon d’assurer le succès des vins d’Italie est d’éliminer la concurrence des colonies. De nombreuses vignes sont alors arrachées. Cet acte bloque complètement toute expansion du vignoble et ce, jusqu’à la fin du IIIème siècle où l’édit sera levé par Probus. Quand au Vème siècle, l’Empire romain s’effondre, la survie et la diffusion de la viticulture sont assumées par l‘Église pour qui le vin est un élément central du culte.

Avec l’arrivée des bénédictins au XIe siècle, la viticulture connaît un second souffle et en 1199, la confrérie de la Jurade de Saint-Émilion est créée (elle sera relancée en 1948 après sa dissolution pendant la Révolution française). Au XVIIIe siècle une grande partie du vignoble passe dans les mains de nouveaux propriétaires qui apportent avec eux de nouvelles méthodes de cultures et de vinification. La première coopérative, l’Union des Producteurs est créée en 1931 et l’AOC Saint-Émilion naît en 1936. En 1954, quatre appellations sont créées : Saint-Emilion, Saint-Émilion Grand Cru, Puissac Saint-Émilion et Puisseguin Saint-Émilion et en 1955, le classement des vins de Saint-Émilion est introduit. Un second classement sera introduit en 1969 et un troisième en 1986 et un quantième en 1996. Saint-Émilion sera inscrit au patrimoine de l’UNESCO en 1999. Les classements des Vins de Saint-Émilion se succèdent avec un cinquième en 2006 et un sixième en 2012.

CLIMAT ETT SOLS

Saint-Emilion jouit d’un microclimat océanique et tempéré qui se caractérise par des précipitations bien réparties dans l’année et des étés chauds et secs dus à la présence des deux rivières, que sont l’Isle et la Dordogne. Elles tempèrent les chaleurs estivales comme les rigueurs de l’hiver et protègent contre les risques de gelée. La température annuelle moyenne est de 12,8°C. Les écarts de températures sont modérés. Les précipitations bien réparties sur l’année offrent d’excellentes conditions pour la culture de la vigne.

Toutefois la différence des températures et des précipitations peut être importante d’une année sur l’autre, ce qui donne tout son sens à la notion de millésime.

Une grande variété de sols de qualité se sont développés sur deux formations géologiques qui ont donné un relief caractéristique à la région : de l’époque du Tertiaire (argiles limons très souvent calcaires) et du Quaternaire (graves et/ou sables).

Cette mosaïque de sols et sous-sols explique les vins aux personnalités variées en fonction de leur terroir d’origine.

Les principaux sols sont :

SOLS CALCAIRES 

En général, ils reposent sur le rocher calcaire à Astéries[1]. Sur ces sols très superficiels, l’enracinement de la vigne est limité et pourtant la vigne n’y souffre jamais d’une contrainte hydrique excessive. Notamment l’été où l’eau contenue dans le calcaire à Astéries (qui n’est pourtant pas colonisé par les racines) participe activement à l’alimentation en eau de la vigne par le biais de remontées capillaires à la manière d’une éponge.

SOLS ARGILO-CALCAIRES 

En général situés sur les coteaux des plateaux calcaires, ils reposent sur les molasses du fronsadais, roche tendre qui permet une bonne prospection par les racines. Le ruissellement des eaux de pluies évite une trop forte alimentation hydrique par les racines. La présence d’argiles en sous-sols assure une fraicheur et une alimentation en eau suffisante l’été.


[1] Le calcaire à Astéries est un type de roche calcaire jaune contenant des fossiles, notamment d’étoile de mer.

SOLS SABLO-ARGILEUX DE PIEDS DE CÔTES 

Situés aux pieds des coteaux, ces sols sont assez chauds et précoces. L’enracinement de la vigne est plutôt profond, car rien ne s’oppose à sa prospection. L’eau ne stagne pas et rejoint les couches profondes du sol. La texture plus argileuse du sous-sol à certains endroits évite les stress hydriques trop sévères pendant l’été en restituant l’eau petit à petit.

LES SOLS TRÈS ARGILEUX 

Il existe des sols localement très argileux en particulier sur l’extrême nord-ouest de Saint-Emilion. La vigne a ici un comportement très particulier. Elle ne tire que très partiellement profit de l’apparente richesse hydrique et minérale du sol car celui-ci est très irrégulièrement exploité par les racines, qui restent localisées à la surface. De plus, l’eau est très fortement retenue par les argiles et disponible que partiellement pour la plante.

LES SOLS DE GRAVES 

Dépôts récents du Quaternaire, on trouve des sols graveleux sur les alluvions de l’Isle et de la Dordogne dans la vallée de Saint-Emilion entre Libourne et Vignonet. Ces sols se réchauffent rapidement au printemps. L’alimentation en eau est abondante au début de l’été mais peut brusquement devenir déficitaire à partir de la fin du mois de juillet en année sèche. Leur origine est plus ancienne sur le nord‑ouest de l’appellation où la terre fine contient une fraction non négligeable d’argile. Dans la vallée de la Dordogne, la texture de la terre fine est plus sableuse.

LES APPELLATIONS DE SAINT-ÉMILION

On en recense six Saint-Émilion, Lussac-Saint-Émilion, Montagne Saint-Émilion, Saint Georges Saint-Émilion, Puisseguin Saint-Émilion, et Saint-Émilion Grand Cru, comme suit:

CÉPAGES

L’encépagement est dominé par le merlot (68 %) mais avec une part importante de cabernet franc (21 %), plus que de cabernet sauvignon (9 %), le malbec (1 %) et le petit verdot (1 %) étant anecdotiques.

L’importance du merlot dans l’assemblage apporte une élégance raffinée mais non dépourvue de simplicité. L’intense couleur rubis des jeunes Saint-Émilion, est un autre présent du merlot. Combiné au cabernet sauvignon, il donne un côté accessible et flatteur sur les fruits rouges dans la jeunesse des grands vins.

C’est à Saint-Émilion que cet assemblage exprime toute son élégance et sa richesse.

Le cabernet franc donne des vins tanniques et très aromatiques. Il compte pour près d’un tiers des plantations. Très exigeant à cultiver, il mûrit environ deux semaines après le merlot.

Le cabernet sauvignon, renforce les tannins et l’aptitude au vieillissement. Il vaut pour un dixième de la production. Il se plaît particulièrement sur les sols secs et chauds et apporte des notes épicées au vin.

LES AOPs de SAINT EMILION

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VIGNOBLES DU LIBOURNAIS

Source: Vins de Bordeaux

La région du Libournais regroupe autour de la ville de Libourne et le long de la rive droite de la Dordogne et de son affluent l’Isle, les vignobles de :

Saint-Emilion, et ses satellites : (Montagne-Saint-Emilion, Saint-Georges-Saint-Emilion, Lussac Saint-Emilion, Puisseguin Saint-Emilion)
 Le vignoble de la région de Saint-Emilion commence aux portes de Libourne. Il s’étend le long de la rive droite de la Dordogne sur une longueur de 8 kilomètres et une largeur de 5 kilomètres.

Pomerol, Lalande de Pomerol. 
Le vignoble commence aux portes de Libourne sur la rive droite de la Dordogne et côtoie au nord-est les vignobles de Saint-Émilion.

Fronsac, Canon-Fronsac.
Le vignoble de la région de Fronsac s’étend au nord-ouest de Libourne entre les rives de la Dordogne et de l’Isle.

Castillon Côtes de Bordeaux.
Le vignoble de la région de Castillon s’étend autour de la ville de Castillon -la-Bataille entre la rive droite de la Dordogne, les vignobles de Saint-Émilion, et le département de la Dordogne.

Francs Côtes de Bordeaux.
Le vignoble de la région des Côtes de Francs est une enclave située au nord des Côtes de Castillon entre le département de la Dordogne et les vignobles de Lussac et Puisseguin Saint-émilion

En totalité, le Libournais possède 10 AOPs. L’AOP générique Côte de Bordeaux suivi ou précédée ou non d’une dénomination complémentaire est une appellation générique multirégionale (tansrégionale). Elle est donc classée dans cette catégorie.

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Source: Vins de Bordeaux

CLIMAT ET SOLS

Proche de l’Océan Atlantique, le vignoble du Libournais est soumis à un climat tempéré océanique doux et humide, mais l’influence continentale est présente.
 La proximité de la Dordogne, de son affluent l’Isle, de la rivière la Barbanne et de nombreux ruisseaux renforce la protection du vignoble contre les gelées.

Le sous-sol de la région s’est constitué à l’ère tertiaire, aux  périodes éocène (- 53 Ma à -35 Ma) et ligocène (-34 Ma à – 24 Ma) avec la formation de roches sédimentaires détritiques et marines.

On distingue plusieurs types de sols :

calcaires sur le calcaire à astéries du plateau et des versants.

argilo-calcaires sur la molasse du Fronsadais sur les coteaux.

  • sablo-graveleux, argilo-siliceux, argilo-graveleux sur les graves quaternaires.
  • sablo-argileux ou sablo-limoneux avec des graviers sur les sables et graviers du Périgord.

CÉPAGES

L’encépagement est majoritairement en cépages rouges où le merlot domine. Les cépages à vins blancs ne sont utilisés que dans l’appellation Côtes de Bordeaux  Francs.

BOURG / CÔTES DE BOURG / BOURGEAIS AOP

L’APPELLATION

L’appellation Bourg / Côtes de Bourg / Bougeais  est réservée aux vins secs blancs et rouges élaborés sur le territoire de  certaines communes de la Gironde.

HISTOIRE

Dès le Moyen Âge, Bourg est un port viticole important et son vignoble d’estuaire s’étend au rythme de la vie et du commerce fluvial.

Les historiens situent la vocation viticole de Bourg autour du IIème siècle, période où, sous l’influence de l’occupation romaine, se plante le premier plan de vitis biturica désigné comme l’ancêtre du cépage « cabernet ». La richesse des sols, le climat et l’exposition des parcelles sur la rive droite du fleuve sont déjà reconnus comme propices à l’implantation du vignoble.

Jusqu’au IXème siècle, le commerce du vin s’accompagne de celui de l’étain, puis de celui de la pierre. Ce territoire abrite toujours de nombreuses et anciennes carrières dans la roche calcaire. En raison de sa position stratégique, le site est convoité et sujet à des invasions normandes et barbares. Ces luttes se sont perpétuées au XIIIème siècle, mais les échanges se sont néanmoins instaurés, de la fière citadelle fortifiée de Bourg jusqu’à l’Angleterre. La cité est maintenant une paisible bourgade située au bord de la Dordogne dont le port de plaisance, reconverti, témoigne du rôle commercial historique passé.

En effet, la cité a joué un grand rôle dans l’exportation des vins de Bordeaux jusqu’à faire de Bourg « la première filleule de Bordeaux ».
Au XVIIIème siècle, le vignoble se développe, pour entrer définitivement dans l’échelle hiérarchique du Bordelais. Les vins « bourgeais », « bourgeois » ou « du bourquais » sont nés.

Il semble même que les conquêtes viticoles, en Gironde, sont les plus importantes au XVIIIème siècle, autour de Blaye et de Bourg (PIJASSOU, R. « Bordeaux au XVIIIème siècle ». 1968).
Dès le milieu du XVIIIème siècle, les vins du « Bourgeais » font l’objet d’une classification : « la classification des vins du Bourgeais est très ancienne. Depuis plus d’un siècle, quatre crus tiennent le premier rang… » (COCKS, C. « Bordeaux et ses Vins », 1868).

Au milieu du XIXème siècle, les vins de « Bourg » sont divisés en quatre classes (COCKS, C. « Bordeaux, ses environs et ses Vins », 1850).
A la fin du XIXème siècle, la classification distingue les « Premiers crus de Bourg ». Ainsi les « Crus Bourgeois du Bourgeais » sont les héritiers d’une longue tradition, laquelle s’est maintenue au fil des générations.

Définie initialement par un jugement du tribunal civil de Blaye en 1926, l’appellation « Bourg », « Côtes de Bourg » ou « Région du Bourgeais » est réservée à tous les vins rouges du canton. Le décret du 11 septembre 1936 consacre l’appellation d’origine contrôlée. Le décret du 14 mai 1941 étend cette reconnaissance aux vins blancs.

Le vignoble couvre, en 2010, près de 4 000 hectares (9 885 acres). La production totale annuelle est de l’ordre de 190 000 hectolitres (5,0 M d’US gallons) élaborés par près de 430 producteurs, 180 d’entre eux cultivent un cinquième de la superficie en production vinifiée par quatre caves coopératives.

Ces vins tranquilles se déclinant en vins blancs secs mais surtout en vins rouges. Les vins blancs secs, issus principalement du cépage sauvignon B, sont souvent frais en bouche et très aromatiques, avec des notes fruitées (souvent agrumes), nuancées par des notes fleuries. Le cépage sémillon B apporte le volume et le gras en bouche, et l’association avec le cépage muscadelle B peut renforcer les notes fleuries. Le cépage colombard B ajoute des notes aromatiques évoquant les agrumes. Ces vins sont très appréciés dans leur jeunesse (un ou deux ans).

Les vins rouges, issus principalement de l’association des cépages merlot N et cabernet-sauvignon N et dans une moindre mesure des cépages cabernet franc N, voire cot N (dénommé localement malbec), sont généreux, structurés, aromatiques et dotés d’une structure tannique qui les rend particulièrement aptes au vieillissement. L’élevage en barrique, répandu, apporte fréquemment de la complexité en ajoutant des notes grillées et vanillées. Ces vins de garde nécessitent un temps d’élevage avant commercialisation.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se caractérise par une morphologie accidentée constituée de coteaux et de vallons culminant à 92 mètres (302 pi). Drainés par plusieurs cours d’eau affluents de la Dordogne et de la Gironde, les vallons s’encaissent dans le plateau. Les deux principaux, « Le Brouillon » et « Le Moron », traversent la zone géographique au nord et au sud.
Le climat tempéré du Bourgeais est soumis aux influences atlantiques et à la régulation des températures par la masse d’eau estuarienne. Par rapport à la moyenne bordelaise, le rayonnement solaire est supérieur de 10%, les températures sont plus élevées de 1°C à 2°C (1,8 et 3,6 oF) et la quantité des précipitations est moins importante de 10% à 25% selon les années.
La zone géographique s’étend sur le territoire de 15 communes du canton de Bourg, dans le département de la Gironde, sur la rive droite de la Dordogne et de la Gironde.
Le contexte pédologique se caractérise par des sols composés de graves, d’argile, de limons et de sable.
Trois natures de sols prédominent :
– les sols sur limons quaternaires, très spécifiques à la région et situés sur les plateaux, de couleur rouge « terre de Sienne » ;
– les sols sur graves sablo-argileuses sur les coteaux ;
– les sols argilo-calcaires qui sont les plus répandus.
La zone géographique se divise en trois unités paysagères : la corniche calcaire, à la limite occidentale de la zone géographique, le système central des coteaux en zone sommitale et le paléo-delta de Pugnac.
La corniche calcaire, surplombant la vallée de la Dordogne puis de la Gironde, est marquée par les traces de nombreuses galeries où l’extraction de la pierre a participé, notamment, à la construction de plusieurs bâtiments de la ville de Bordeaux mais surtout de l’habitat local. Surplombant directement le fleuve, elle s’en éloigne au nord et au sud de la zone géographique, laissant place à une zone de pied de coteau et d’alluvions récentes dénommées « palus ».
Le plateau central est recouvert de vignes et seules les dépressions des vallons sont boisées. Les petits bourgs de chacune des communes et quelques hameaux sont disséminés sur ce plateau.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique endate du 18 février 2022:

Bayon-sur-Gironde, Bourg, Comps, Gauriac, Lansac, Mombrier, Prignac-et-Marcamps, la partie de la commune de Pugnac correspondant à son territoire avant la fusion de Lafosse avec celle-ci au 1er juillet 1974 (à savoir les sections cadastrales B1, B2, ZH, ZI, ZK, ZL, ZM, ZN, ZO et ZP), Saint-Ciers-de-Canesse, Saint-Seurin-de-Bourg, Saint-Trojan, Samonac, Tauriac, Teuillac et Villeneuve. Modification de la date sans modification de la zone: 5.9.2023

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Aubie-et-Espessas, Berson, Blaye, Campugnan, Cars, Cartelègue, Cavignac, Cézac, Civrac-de-Blaye, Cubnezais, Cubzac-les-Ponts, Donnezac, Fours, Gauriaguet, Générac, Laruscade, Marcenais, Marsas, Mazion, Peujard, Plassac, la partie de la commune de Pugnac correspondant au territoire de l’ancienne commune de Lafosse avant sa fusion avec celle-ci au 1er juillet 1974, Saint-André-de-Cubzac, Saint-Androny, Saint-Antoine, Saint-Christoly-de- Blaye, Saint-Genès-de-Blaye, Saint-Gervais, Saint-Girons-d’Aiguevives, Saint-Laurent-d’Arce, Saint-Mariens, Saint-Martin-Lacaussade, Saint-Paul, Saint-Savin, Saint-Seurin-de-Cursac, Saint- Vivien-de-Blaye, Saint-Yzan-de-Soudiac, Salignac, Saugon et Virsac.

Source: https://www.chamvermeil.com/f

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet-sauvignon N,  cabernet franc N, cot N, colombard B,  muscadelle B , merlot N, semillon B , sauvignon gris G,  sauvignon B.

Les vins rouges sont issus des cépages suivants : cabernet franc N, cabernet sauvignon N, merlot N et cot N (ou malbec). 
Les vins blancs sont issus des cépages suivants : sauvignon B, sauvignon gris G, sémillon B, muscadelle B et colombard B.

Assemblage des cépages : pas de disposition particulière.

Dans l’encépagement des vins rouges, les variétés à des fins d’adaptation carmenère N et petit verdot N ont été ajoutées. La proportion de ces variétés est limitée à 5 % de l’encépagement de l’exploitation et 10 % de l’assemblage pour la couleur considérée. Modification du 5.9.2023.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins tranquilles rouges : 65 hectolitres par hectare

Vins tranquilles blancs secs : 72 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 15%.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13 % pour les vins rouges et de 12,5 % pour les vins blancs.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4500 pieds à l’hectare.

Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 2 mètres et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre. Modification du 5.9.2023.

Les vignes sont taillées au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).

Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes avec un maximum de 14 yeux francs par pied :
– taille bordelaise à 2 astes ;
– taille Guyot à un ou deux bras ;

– taille courte à cots : cordon bas palissé ou éventail.


L’irrigation, pendant la période de végétation de la vigne, ne peut être autorisée qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la bonne maturation du raisin.

Dispositions agroenvironnementales


— Les pieds morts doivent être évacués des parcelles, tout stockage de ces pieds morts est interdit sur les parcelles.

— Le désherbage chimique total des parcelles est interdit.

— Tout opérateur calcule et enregistre son indice de fréquence de traitement.

Est ajouté une obligation pour les opérateurs de procéder avant chaque nouvelle plantation, à une analyse physico- chimique du sol de la parcelle afin de disposer de tous les éléments nécessaires à la connaissance de la situation viticole et des potentialités de celle-ci.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

  1. Les dispositions relatives à l’obligation d’élevage dans l’aire et à sa durée sont supprimées du cahier des charges

la disposition prévoyant une date à partir de laquelle le conditionnement est possible est supprimée.

La date de mise en circulation des vins entre entrepositaires agréés est supprimée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux ou Grand Vin de Bordeaux ».

Dernière modification du cahier des charges : 05/09/2023.

BLAVIA AOC (ANCIENNEMENT BLAYE AOP)

C’est une AOC (changement de nom du 10/12/2024) et ne deviendra une AOP qu’après la ratification par l’Union Européenne.

L’APPELLATION

L’appellation Blaye est réservée aux vins rouges tranquilles secs élaborés sur le territoire de certaines communes du département de la Gironde dans la région viticole de Bordeaux. L’appellation ne semble plus beaucoup utilisée et les vins sont maintenant étiquetés : Côte de Bordeaux, Blaye.

HISTOIRE

Dès l’Antiquité, les Romains, installés dans cette région, ont implanté la viticulture et initié le développement du commerce du vin. Les domaines viticoles se développent rapidement le long de la côte de l’estuaire, profitant d’un transport maritime dynamique et florissant.
Au Moyen-Âge, le vignoble se cantonne aux abords du port de Blaye. Sous Louis XIV, la position stratégique de la ville de Blaye s’affirme avec la construction de la citadelle par Vauban. Cette nouvelle vocation militaire perturbe considérablement l’activité commerciale de la région.
Dans le courant du XVIIIème siècle, avec un retour à une relative sérénité locale, de nouvelles expériences d’encépagement, des méthodes de culture optimisées et des procédés de vinification innovants pour l’époque, comme le vieillissement en barriques puis en bouteilles grâce à « l’allumette hollandaise » (mèche soufrée) (ENJALBERT, H. La naissance des grands vins et la formation du vignoble moderne de Bordeaux : 1647 – 1767, 1978), ont apporté au marché du vin un renouveau assorti d’une nouvelle prospérité Les fléaux du XIXème siècle (oïdium, mildiou, phylloxera) n’ont pas épargné le vignoble de cette région. Ainsi, la production de vins en Blayais a chuté en 1853 à 10 % de la récolte normale. Au début du XXème siècle, à la suite d’une instance menée contre un propriétaire, le Tribunal Civil de Blaye définit par jugement du 18 juillet 1929 l’appellation « Blaye » ou « Blayais » pour les vins rouges et blancs produits dans les trois cantons de Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin. Le décret du 11 septembre 1936 qui reconnait l’appellation d’origine contrôlée « Blaye » ou « Blayais », confirme l’aire géographique.

Après une baisse des revendications, à la fin des années 1980, le Syndicat viticole des appellations « Blaye » et « Premières Côtes de Blaye » a entrepris une démarche de révision des conditions de productions s’inscrivant dans une démarche de hiérarchisation des appellations de cette région sur la base de conditions de productions plus restrictives. Ces conditions de production ont d’abord été traduites dans une charte puis dans le cahier des charges de l’appellation qui est réservé aux vins rouges.

Depuis le millésime 2000, une vingtaine de producteurs consacrent une cinquantaine d’hectares à l’appellation « Blaye» pour un volume de 1 500 à 2 500 hectolitres (39 626 et 66 043 US gallons).

Ces vins rouges tranquilles sont principalement obtenus à partir du cépage merlot N bien adapté aux coteaux argilo-calcaires où il atteint une grande maturité. Il est à l’origine de vins puissants et ronds, à la couleur rouge soutenue qui présentent souvent des notes aromatiques de fruits rouges intenses évoluant fréquemment au vieillissement vers des nuances épicées. L’assemblage avec les autres cépages principaux que sont le cabernet franc N et le cabernet-sauvignon N apporte de la fraîcheur et de la structure, augmentant ainsi le potentiel de vieillissement des vins et leur complexité aromatique.

Les cépages accessoires comme le cot N (ou malbec) dans la limite de 50 % de l’assemblage, ou encore la carmenère N ou le petit verdot N (dans la limite de 15 % de l’assemblage) ajoutent à la richesse et à la complexité de ces vins.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Blaye» est située dans la partie nord du département de la Gironde sur la rive droite de l’estuaire. La présence de l’estuaire sous l’influence des entrées maritimes provenant de l’océan, associé à une durée d’ensoleillement soutenue (240 jours par an ), confèrent à cette région un climat tempéré et des conditions très favorables à la viticulture.

Cette zone géographique regroupe 41 communes des trois cantons de Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin.

Le climat océanique, accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine d’un effet millésime marqué.

Le Blayais présente trois ensembles géomorphologiques avec : une partie « estuarienne » de coteaux calcaires drainés vers l’Ouest et le Sud-Ouest par un réseau hydrographique court et encaissé, une partie interne de plateau plus argileuse drainée vers le Nord par un réseau hydrographique long morcelant peu le paysage et enfin une région d’arrière-pays plus sableux au Nord et à l’Est où ne se sont développés que de rares cours d’eau intermittents, peu marqués dans la topographie.

La diversité géologique de la région se retrouve dans la nature des sols. Sur le socle calcaire, les sols sont bruns, peu argileux et peu épais, souvent de type rendzine. Sur l’intérieur du plateau, les sols bruns deviennent plus argileux et à tendance sableuse dans les pentes. Au Nord et à l’Est de l’aire géographique, les sols localement sablo-graveleux sont majoritairement sableux gris à noirs, acides et reposent fréquemment sur un sous-sol induré ferrique de type « alios ». Ces « podzols » se déclinent en plusieurs nuances.
Ainsi, l’aire géographique de l’appellation « Blaye» qui couvre plus de 20 000 hectares (49 421 acres), présente deux grands types de paysages. Les plateaux et coteaux qui dominent l’estuaire sont très marqués par la viticulture. Structurés autour de la ville de Blaye et de sa citadelle, les petits bourgs, villages et hameaux sont disséminés dans le vignoble où quelques boisements de taille réduite subsistent principalement dans les vallons. Dans les plateaux de la partie orientale le vignoble est associé à l’élevage et apparaît plus sous forme de clairières dans un environnement de landes ou boisé de pins maritimes.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION


Anglade, Berson, Blaye, Braud-et-Saint-Louis, Campugnan, Cars, Cartelègue, Cavignac, Cézac, Civrac- de-Blaye, Cubnezais, Donnezac, Etauliers, Eyrans, Fours, Générac, Laruscade, Marcenais, Marsas, Mazion, Plassac, Pleine-Selve, la partie de la commune de Pugnac correspondant au territoire de Lafosse avant sa fusion avec celle-ci au 1er juillet 1974, Reignac, Saint-Androny, Saint-Aubin-de-Blaye, Saint- Christoly-de-Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde, Saint-Genès-de Blaye, Saint-Girons-d’Aiguevives, Saint- Mariens, Saint-Martin-Lacaussade, Saint-Palais, Saint-Paul, Saint Savin, Saint-Seurin-de-Cursac, Saint- Vivien-de-Blaye, Saint-Yzan-de-Soudiac, Saugon et Val de Livenne. Modifications du 24 octobre 2024.

Source: https://www.vin-blaye.com

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Aucune. Modifications du 24 octobre 2024.

PRINCIPAUX CÉPAGES

merlot N , cabernet franc N , cabernet-sauvignon N

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : cabernet-sauvignon N, cabernet franc N, merlot N et cot N (ou malbec).

– cépages accessoires : carmenère N et petit verdot N.

Modifications du 24 octobre 2024.

La proportion de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 85% de l’encépagement.

La conformité de l’encépagement est appréciée sur la totalité des parcelles de l’exploitation produisant le vin de l’appellation d’origine contrôlée.

L’AOC « Blaye » est un vin d’assemblage d’au moins deux cépages avec une proportion supérieure ou égale à 50% de Merlot. Modifications du 24 octobre 2024.

La proportion de l’ensemble des cépages accessoires est inférieure ou égale à 15 %.

RENDEMENTS MAXIMAUX

60 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Man Ray (né Emmanuel Radnitzky) (Américain 1890-1976) À boire seulement avec… vers 1930. Man Ray était un artiste visuel américain qui a passé la majeure partie de sa carrière à Paris. Il a contribué de manière significative aux mouvements dadaïste et surréaliste. Source: AAWE

L’enrichissement est interdit. Modification du 24 octobre 2024.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds à l’hectare.
L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 2 mètres.
Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 1,67 mètre carré, cette superficie est obtenue en multipliant la distance entre les rangs et la distance entre les pieds sur le même rang. Modifications du 24 octobre 2024.

La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).

Les seuls modes de taille autorisés sont les tailles dites à cots (ou coursons) ou à astes (ou longs bois), avec un maximum de :

– 45 000 yeux francs par hectare pour le cépage merlot N ; – 50 000 pour les autres cépages.
Le nombre maximum d’yeux francs par pied est de 10.

Toute modification substantielle de la morphologie du sous-sol, de la couche arable ou des éléments permettant de garantir l’intégrité et la pérennité des sols d’une parcelle destinée à la production de l’appellation d’origine contrôlée est interdite, à l’exception des travaux de défonçage classique.

Le désherbage chimique des tournières est interdit.
Le désherbage chimique total des parcelles est interdit.

Le paillage plastique est interdit.
Tout opérateur calcule et enregistre son indice de fréquence de traitement (IFT).

Modifications du 24 octobre 2024.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou «Grand Vin de Bordeaux ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

Date de mise à la consommation1er avril de la deuxième année qui suit celle de la récolte. Modification du 24 octobre 2024.

Dernière modification du cahier des charges : 10 décembre 2024

Ratification par l’Union Européenne le 01/04/2025

CÔTES DE BLAYE AOP

L’APPELLATION

L’appellation Côtes de Blaye est réservée aux vins blancs tranquilles et secs élaborés sur le territoire de certaines communes de Blaye en Gironde.

HISTOIRE

Dès l’Antiquité, les Romains, installés dans cette région, ont implanté la viticulture et initié le développement du commerce du vin. Les domaines viticoles se développent rapidement le long de la côte de l’estuaire, profitant d’un transport maritime dynamique et florissant.
Au Moyen-Âge, le vignoble se cantonne aux abords du port de Blaye. Au XVIème siècle, les Hollandais, qui sont les acheteurs principaux des vins blancs produits dans les Charentes, décident de distiller les vins dont le degré alcoolique est peu élevé pour mieux les conserver. Ce commerce connaît un essor important dont l’influence se fait sentir jusqu’en Blayais où la production de vins blancs secs est importante.

A partir du XVIIème siècle, cette influence des Hollandais apporte des innovations dans le vignoble et dans l’élaboration des vins. C’est ainsi qu’au milieu du XVIIIème siècle, le vieillissement en barriques puis en bouteilles devient possible grâce à « l’allumette hollandaise » (mèche soufrée) (ENJALBERT, H. La naissance des grands vins et la formation du vignoble moderne de Bordeaux : 1647 – 1767, 1978).

A la croisée des influences entre Gironde et Charentes, le Blayais produit au XIXème siècle aussi bien des vins rouges que des vins blancs, ces derniers destinés à la distillation via la région de Cognac. Les fléaux du XIXème siècle (oïdium, mildiou, phylloxéra) n’ont pas épargné le vignoble de cette région. Ainsi, la production de vins en Blayais a chuté en 1853 à 10 % de la récolte normale. A la suite de la crise phylloxérique et de la reconstitution du vignoble grâce à des porte-greffes américains, c’est le cépage ugni blanc B qui se révèle le mieux adapté à la production de vins blancs destinés à la distillation, le colombard B, cépage traditionnel, étant fragilisé par le greffage.

Au début du XXème siècle, la reconnaissance progressive des appellations d’origine et notamment celle du « Cognac » exclut les productions issues du département de la Gironde. Dans ce contexte, les vins blancs secs du Blayais, où l’ugni blanc B et le colombard B sont majoritaires, et qui associent également les cépages du Bordelais tels le sauvignon B, le sémillon B et la muscadelle B, marquent leurs différences. Le Tribunal Civil de Blaye définit par jugement du 18 juillet 1929 l’appellation « Côtes de Blaye » pour les vins blancs produits dans les trois cantons de Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin. Ce jugement consacre ainsi les vins blancs du blayais, la diversité de l’encépagement et une tradition d’élaboration de vins blancs. Le décret du 11 septembre 1936 qui reconnait l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Blaye », confirme l’aire géographique.

Les usages de production d’eaux-de-vie en Blayais ont pu se poursuivre à travers l’appellation « Eau-de-Vie d’Aquitaine » reconnue par le décret du 23 février 1942, puis par l’appellation « Fine – Bordeaux » reconnue par le décret du 5 août 1974. A partir des années 1980, la production d’eau de vie a été abandonnée en Blayais au profit des vins blancs secs en appellation « Côtes de Blaye ».

Une dizaine de producteurs revendiquent régulièrement 1 000 à 2 000 hectolitres (26 415 et 52 834 US gallons) en appellation d’origine contrôlée « Côtes de Blaye ». Pour pouvoir revendiquer cette appellation, la proportion des cépages colombard B et ugni blanc B doit être comprise à l’exploitation entre 60 % et 90 % de l’encépagement.

Ces vins blancs tranquilles et secs, sont issus principalement des cépages ugni blanc B et colombard B dont la proportion ne peut être inférieure à 50 % de l’assemblage.
Vifs et pleins de fraîcheur en bouche, ces vins présentent une belle couleur jaune clair. L’assemblage avec les cépages accessoires comme le sémillon B apporte du volume et du gras et l’association de la muscadelle B peut conférer au vin des notes aromatiques florales. La présence de sauvignon B et de sauvignon gris B renforceront leur caractère fruité. Ces vins peuvent être appréciés jeunes.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Blaye » située sur la rive droite de l’estuaire de la Gironde, se caractérise par des entrées maritimes provenant de l’océan, associées à une durée d’ensoleillement soutenue (240 jours annuels), qui confèrent à cette région un climat tempéré et des conditions très favorables à la viticulture. Cette zone recouvre le territoire de 41 communes des trois cantons de Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin dans la partie nord du département de la Gironde, et limitrophe des départements de la Charente et de la Charente Maritime.
La présence de l’estuaire sous l’influence du climat océanique, accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine d’un effet millésime marqué.
Le Blayais présente trois ensembles géomorphologiques avec : une partie « estuarienne » de coteaux calcaires drainés vers l’Ouest et le Sud-Ouest par un réseau hydrographique court et encaissé, une partie interne de plateau, plus argileuse, drainée vers le Nord par un réseau hydrographique long morcelant peu le paysage et enfin une région d’arrière-pays plus sableux au Nord et à l’Est où ne se sont développés que de rares cours d’eau intermittents, peu marqués dans la topographie.
La diversité géologique de la région se retrouve dans la nature des sols. Sur le socle calcaire, les sols sont bruns, peu argileux et peu épais, souvent de type rendzine. Sur l’intérieur du plateau, les sols bruns deviennent plus argileux et à tendance sableuse dans les pentes. Au Nord et à l’Est de l’aire géographique, les sols localement sablo-graveleux sont majoritairement sableux gris à noirs, acides et reposent fréquemment sur un sous-sol induré ferrique de type « alios ». Ces « podzols » se déclinent en plusieurs nuances.
Ainsi, l’aire géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Blaye » qui couvre plus de 20 000 hectares (49 420 acres), présente deux grands types de paysages. Les plateaux et coteaux qui dominent l’estuaire sont très marqués par la viticulture. Structurés autour de la ville de Blaye et de sa citadelle, les petits bourgs, villages et hameaux sont disséminés dans le vignoble où quelques boisements de taille réduite subsistent principalement dans les vallons. Dans les plateaux de la partie orientale, le vignoble est associé à l’élevage et apparaît plus sous forme de clairières dans un environnement de landes ou boisé de pins maritimes.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Anglade, Berson, Blaye, Braud-et-Saint-Louis, Campugnan, Cars, Cartelègue, Cavignac, Cézac, Civrac-de-Blaye, Cubnezais, Donnezac, Etauliers, Eyrans, Fours, Générac, Laruscade, Marcenais, Marcillac, Marsas, Mazion, Plassac, Pleine-Selve, la partie de la commune de Pugnac correspondant au territoire de Lafosse avant sa fusion avec celle-ci au 1er juillet 1974, Reignac, Saint-Androny, Saint-Aubin-de-Blaye, Saint-Caprais- de-Blaye, Saint-Christoly-de-Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde, Saint-Genès- de-Blaye, Saint-Girons-d’Aiguevives, Saint-Mariens, Saint-Martin- Lacaussade, Saint-Palais, Saint-Paul, Saint-Savin, Saint-Seurin-de-Cursac, Saint-Vivien-de-Blaye, Saint-Yzan-de-Soudiac et Saugon.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Gauriaguet, Lansac, Lapouyade, Mombrier, Peujard, la partie de la commune de Pugnac correspondant au territoire de Pugnac avant sa fusion avec Lafosse au 1er juillet 1974, Saint- André-de-Cubzac, Saint-Ciers-de-Canesse, Saint-Laurent-d’Arce, Saint- Trojan, Tauriac, Teuillac, Tizac-de-Lapouyade et Villeneuve.

PRINCIPAUX CÉPAGES

ugni blanc B, colombard B

Les vins sont issus des cépages suivants :
-cépages principaux : colombard B et ugni blanc B ;
– cépages accessoires : muscadelle B, sauvignon B, sauvignon gris G et sémillon B.

La proportion des cépages principaux ne peut être inférieure à 50 %.

RENDEMENTS MAXIMAUX

72 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13 % vol.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de plantation de 4 500 pieds par hectare. L’écartement entre les rangs est au maximum de : 2,50 mètres pour les vignes taillées en taille Guyot (simple ou double) ou conduites en cordon bas palissé ; et de 3 mètres pour les vignes conduites « en lyre » à double plan de palissage. distance minimale entre les pieds, sur un même rang, est de :  0,85 mètre, pour les vignes taillées en taille Guyot (simple ou double) ou conduites en cordon bas palissé ; et de 0,74 mètre pour les vignes conduites « en lyre » à double plan de palissage.

La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).

Les vignes sont taillées, soit à cots (coursons), soit à astes (longs bois), avec un maximum de 45 000 yeux francs par hectare et un maximum de 14 yeux francs par pied.


La récolte est effectuée par tries successives manuelles pour les vins blancs doux dit «liquoreux».

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou « Grand Vin de Bordeaux ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine « Côtes de Bordeaux » pet être complétée ou non par une des dénominations géographiques complémentaires « Blaye », « Cadillac », « Castillon », « Francs » ou « Sainte-Foy »

Dernière modification du cahier des charges : 26 novembre 2021

CÔTES DE BORDEAUX AOP

L’APPELLATION

L’appellation Côtes de Bordeaux est réservée aux vins tranquilles secs rouges et blancs, aux vins blancs doux liquoreux, aux vins blancs doux moelleux élaborés sur le territoire des certaines communes ou parties de communes suivantes du département de la Gironde. C’est une appellation multirégionale située dans plusieurs régions viticoles du Bordelais.

HISTOIRE, CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Bordeaux » dans le département de la Gironde, est située sur les rives de la Garonne, de la Dordogne et de la Gironde, dans un milieu vallonné, majoritairement argilo- calcaire. Cette appellation est structurée autour de cinq noyaux viticoles historiques que sont Blaye, Cadillac, Castillon-la-Bataille, Francs et Sainte-Foy-la-Grande.

Les terres viticoles des « Côtes de Bordeaux » dominent des vallées où les eaux douces et salées sont mêlées. Les influences océaniques remontent jusqu’au plus profond des terres, Dordogne et Garonne se fondent en un courant large, l’estuaire de la Gironde. La morphologie des « Côtes de Bordeaux » associe la plaine et le pied de coteau dominant le fleuve et exposés principalement au sud-ouest, au versant abrupt présentant un dénivelé variant d’une trentaine de mètres à plus de soixante-dix, dominé par des plateaux plus ou moins disséqués par le réseau hydrographique secondaire.

Cette vaste région bénéficie de conditions climatiques privilégiées relativement homogènes pour la production viticole : une situation à proximité de grandes masses d’eau (océan Atlantique, estuaire de la Gironde, vallées de la Garonne et de la Dordogne) qui jouent un rôle thermorégulateur important, les influences océaniques modérant par ailleurs les effets des gels de printemps.

Héritiers d’une longue tradition, les vins des « Côtes de Bordeaux » présentent des qualités issues de la diversité du milieu, des cépages et des hommes. Historiquement, les parcelles ont été sélectionnées aussi bien dans des situations en pied de coteau, sur les versants ou encore sur les plateaux en fonction de leurs capacités de drainage et de leur situation topographique relative. 1 000 viticulteurs valorisent chaque année leur savoir-faire en produisant ces vins. Chaque exploitation met ainsi tout en œuvre dans le vignoble et au chai pour élaborer un produit reconnu : l’exigence de la densité de plantation, une charge maximale à la parcelle limitée, des règles d’assemblage des cépages principaux et accessoires, un élevage minimum des vins jusqu’au 15 mars de l’année qui suit la récolte.

Les vignobles des « Côtes de Bordeaux » offrent également un patrimoine exceptionnel : châteaux historiques, manoirs et forteresses, églises romanes, somptueuses demeures attachées au souvenir d’écrivains ou d’artistes célèbres. Villages sauvegardés aux ruelles étroites, bastides et moulins fortifiés sont les témoins d’une riche activité viticole et de négoce.

Représentant environ 14 % de la production de Bordeaux, les vins des « Côtes de Bordeaux » constituent aujourd’hui une réelle force dans l’univers des vins de Bordeaux. Ils témoignent de la richesse historique et du potentiel des cépages traditionnels bordelais.

L’appellation Côtes de Bordeaux et ses dénominations géographiques complémentaires ont acquis sur leurs principaux marchés (la France et la Belgique) une notoriété significative. Durant les dix dernières années, la croissance des ventes en France en grande distribution a été de plus de 40 % et plus de 15 % des ménages français ont achetés des vins de cette appellation. Aux exportations, les vins des Côtes de Bordeaux bénéficient d’une forte notoriété en Europe (surtout en Belgique) et tendent à se développer, notamment sur les marchés asiatiques.

Ces vins tranquilles sont majoritairement issus d’assemblages de cépages principaux et accessoires.

Pour les vins rouges, le cépage fréquemment majoritaire est le merlot N exprimant très favorablement toutes ses caractéristiques sur des sols argilo calcaires et qui, assemblé au cabernet-sauvignon N, au cabernet-franc N et au cot N (dénommé localement malbec) offre des vins fruités et souples.

Les vins blancs sont généralement élaborés à partir de sauvignon B associé au sémillon B et à la muscadelle B.

Les vins qui bénéficient de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Bordeaux » sont ronds, fruités, et offrent un potentiel de garde de trois à dix ans.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes ou parties de communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2021 : Anglade, Bassens, Baurech, Béguey, Belvès-de-Castillon, Berson, Blaye, Bouliac, Braud-et-Saint- Louis, Cadillac, Cambes, Camblanes-et-Meynac, Campugnan, Capian, Caplong, Carbon-Blanc, Cardan, Carignan-de- Bordeaux, Cars, Cartelègue, Castillon-la-Bataille, Cavignac, Cénac, Cenon, Cézac, Civrac-de-Blaye, Cubnezais, Donnezac, Donzac, Etauliers, Eynesse, Eyrans, Floirac, Fours, Francs, Gabarnac, Gardegan-et-Tourtirac, Générac, Gensac, Haux, Landerrouat, Langoiran, Laroque, Laruscade, Latresne, Lestiac-sur-Garonne, Les Lèves-et- Thoumeyragues, Ligueux, Lormont, Loupiac, Marcenais, Margueron, Marsas, Massugas, Mazion, Monprimblanc, Omet, Paillet, Pellegrue, Pessac-sur-Dordogne, Pineuilh, Plassac, Pleine-Selve, la partie de la commune de Pugnac correspondant au territoire de Lafosse avant sa fusion avec celle-ci au 1er juillet 1974, la partie de la commune de Puisseguin correspondant au territoire de Monbadon avant sa fusion avec celle-ci au 1er janvier 1989, Quinsac, Reignac, Riocaud, Rions, La Roquille, Saint-André-et-Appelles, Saint-Androny, Saint-Aubin-de-Blaye, Saint-Avit-de- Soulège, Saint-Avit-Saint-Nazaire, Saint-Caprais-de-Bordeaux, Saint-Christoly-de-Blaye, Saint-Cibard, Saint-Ciers-sur- Gironde, Saint-Genès-de-Blaye, Saint-Genès-de-Castillon, Saint-Germain-de-Grave, Saint-Girons-d’Aiguevives, Saint- Magne-de-Castillon, Saint-Maixant, Saint-Mariens, Saint-Martin-Lacaussade, Saint-Palais, Saint-Paul, Saint-Philippe- d’Aiguille, Saint-Philippe-du-Seignal, Saint-Quentin-de-Caplong, Sainte-Foy-la-Grande, Saint-Savin, Saint-Seurin-de- Cursac, Saint-Vivien-de-Blaye, Saint-Yzan-de-Soudiac, Sainte-Colombe, Sainte-Croix-du-Mont, Sainte-Eulalie, Les Salles-de-Castillon, Saugon, Semens, Tabanac, Tayac, Le Tourne, Val-de-Livenne, Verdelais, Villenave-de-Rions et Yvrac.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Pour l’appellation d’origine contrôlée « Côtes de Bordeaux », l’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2021 :

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet franc N , cabernet-sauvignon N, cot N – malbec, merlot N, muscadelle B, sauvignon B -sauvignon blanc, sauvignon gris G – fié gris,  semillon B

a) Les vins rouges sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : cabernet-sauvignon N, cabernet franc N, cot N (ou malbec) et merlot N ;

– cépages accessoires : carmenère N et petit verdot N.

b) Les vins blancs sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : sauvignon B, sauvignon gris G, sémillon B et muscadelle B ; – cépages accessoires : colombard B et ugni blanc B.

Pour les vins rouges, dans les assemblages : – le cépage cot N (ou malbec) est obligatoirement assemblé avec un autre cépage principal ; la proportion de l’ensemble des autres cépages accessoires est inférieure ou égale à 15 %.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins tranquilles rouge : 65 hectolitres par hectare

Vins tranquilles blanc secs : 72 hectolitres par hectare

Vins tranquilles blanc doux liquoreux : 40 hectolitres par hectare

Vins tranquilles blanc doux moelleux : 55 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le TAVT de 13,5 % pour les vins rouges, 13 % pour les vins blancs secs et 15 % pour les vins blancs doux dits «moelleux».

Les vins doux dits « liquoreux » ne font l’objet d’aucun enrichissement.

Face à la pression croissante des maladies dans la viticulture française, notamment le mildiou (peronospora) et l’oïdium (oïdium), dans la seconde moitié du XIXe siècle, des pulvérisateurs performants étaient très demandés. À la fin des années 1880, Cuissard mit au point le pulvérisateur à double buse, appelé « Cuissard Double Jet ». Le travail, qui prenait autrefois 15 heures, ne prend plus que 8 heures. Voici une affiche publicitaire de 1890. Source: AAWE

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale de plantation de 4 500 pieds par hectare. L’écartement entre les rangs est au maximum de : 2,50 mètres pour les vignes taillées en taille Guyot (simple ou double) ou conduites en cordon bas palissé ; et de 3 mètres pour les vignes conduites « en lyre » à double plan de palissage. distance minimale entre les pieds, sur un même rang, est de :  0,85 mètre, pour les vignes taillées en taille Guyot (simple ou double) ou conduites en cordon bas palissé ; et de 0,74 mètre pour les vignes conduites « en lyre » à double plan de palissage.

La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).

Les vignes sont taillées, soit à cots (coursons), soit à astes (longs bois), avec un maximum de 45 000 yeux francs par hectare et un maximum de 14 yeux francs par pied.


La récolte est effectuée par tris successifs manuels pour les vins blancs doux dit «liquoreux».

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux » ou « Grand Vin de Bordeaux ».

Les dimensions des caractères de l’unité géographique plus grande ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine « Côtes de Bordeaux » peut être complétée ou non par une des dénominations géographiques complémentaires « Blaye », « Cadillac », « Castillon », « Francs » ou « Sainte-Foy »

Dernière modification du cahier des charges : 24 février 2022

VIGNOBLES DE BLAYE ET DE BOURG (BLAYAIS ET BOURGEAIS)

Source: la Carte des Vins
NB : À noter que Le Côtes-de-Bordeaux AOP est produit sur plusieurs parties du vignoble de Bordeaux. Cette appellation, créée en 2009, compte en son sein quatre dénominations géographiques éloignées l’une de l’autre :
Blaye-Côtes-de-Bordeaux (dans le vignoble du Blayais et du Bourgeais, ancienne appellation Premières-Côtes-de-blaye) ;
Cadillac-Côtes-de-Bordeaux (dans le vignoble de l’Entre-deux-Mers, ancienne appellation premières-Côtes-de-Bordeaux rouges) ;
Castillon-Côtes-de-Bordeaux (dans le vignoble du Libournais, ancienne appellation Côtes-de-Castillon) ;
Francs-Côtes-de-Bordeaux (dans le vignoble du Libournais, ancienne appellation Bordeaux-Côtes-de-Francs) ;
Sainte-Foy-Côtes-de-bBrdeaux (dans le vignoble de l’Entre-deux-Mers, ancienne appellation Sainte-Foy-Bordeaux)

CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES DE LA RÉGION

Le vignoble du Blayais est situé dans la partie nord du département de la Gironde sur la rive droite de l’estuaire de la Gironde, il fait face au vignoble du Médoc situé en rive gauche. L’aire géographique concerne 41 communes réparties sur trois cantons:  canton de Blaye, canton de Saint-Ciers-sur-Gironde et canton de Saint-Savin.

Dans sa partie sud-ouest, le vignoble côtoie le vignoble des Côtes de Bourg et gravite autour la citadelle de Blaye dans un paysage de collines et de plateaux qui longent et surplombent l’estuaire.

Au nord et à l’est; il s’étend dans l’arrière-pays jusqu’aux limites du département de la Gironde sur un relief  ondulé, aux pentes douces et sablonneuses.

Le vignoble du Bourgeais s’étale sur environ 15 km le long de la rive droite de la Gironde et de la rive droite de la Dordogne dans un paysage de collines sur des coteaux parallèles au cours du fleuve, il fait face au vignoble du Médoc situé en rive gauche de l’estuaire. L’aire géographique concerne quinze communes viticoles autour de la commune de Bourg sur Gironde (Bourg sur la carte). Au nord et à l’est, le vignoble côtoie le vignoble de Blaye. La rivière : « Le Brouillon » le sépare au nord-ouest du vignoble du Blayais.

La région présente deux grand types de paysages. 
– Un paysage de coteaux, de plateaux calcaires et argilo-calcaires dans la partie sud-ouest où le vignoble domine l’estuaire en bordure de Gironde autour de la citadelle de Blaye et s’étend vers l’intérieur de terres sur un plateau plus argileux autour de hameaux et villages  où quelques boisements de taille réduite subsistent principalement dans les vallons.

– Un arrière pays  aux pentes douces et sablonneuses au nord et à l’est de la zone géographique où le vignoble associé à  l’élevage apparaît plus sous forme de clairières dans un environnement de landes ou boisé de pins maritimes.

LES AOP DE BLAYE ET DE BOURG

La région abrite 3 AOPs comme suit:

NB: à noter que Blaye Côte de Bordeaux est une appellation générique multirégionale (Blaye étant une dénomination complémentaire de l’appellation Côtes de Bordeaux) et elle est classée sous cette rubrique. Elle ne figure donc pas dans le décompte des appellations de Blaye et de Bourg

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CLIMAT ET SOLS

Le climat du Blayais – Bourgeais est de type océanique marqué par des hivers doux et des températures estivales plutôt chaudes. Dans le Blayais, la proximité de l’estuaire de la Gironde, avec son énorme masse d’eau, adoucit la température et crée un microclimat plus doux encore dans les zones viticoles située le long de l’estuaire. Dans le Bourgeais, le vignoble est planté sur des coteaux aux expositions variées. On est en présence de nombreux microclimats.

Dans la région du Blayais:  « Les fluctuations du niveau marin ont fait pénétrer l’Atlantique plusieurs fois à l’intérieur des terres pour bâtir, couche par couche, les soubassements du vignoble: calcaire de Blaye.

Selon la zone géographique de l’appellation, les sols  du Blayais  peuvent être : argilo-calcaires, argilo-graveleux, silico-argileux.

Dans le sud-ouest sous une ligne qui va d’Anglade à Saint-Vivien-de-Blayeur, dans le pays des collines sur le socle calcaire, les sols sont bruns, peu argileux et peu épais, souvent de type rendzine. 

Dans l’intérieur du plateau, les sols bruns deviennent plus argileux et à tendance sableuse dans les pentes.

Au nord et à l’est de l’aire géographique, pays des sables et des graviers, les sols localement sablo-graveleux sont majoritairement sableux gris à noirs, acides. 

Les sols du Bourgeais sont selon le soubassement : argilo-calcaires sur le calcaire à « Astéries » et la molasse ou argilo-graveleux ou sablonneux sur les argiles à graviers.

Dans le Blayais, les cépages rouges sur les sols argilo-calcaires. (97%) de la production et (340 000 hl/an). Les cépages blancs secs sont sur les sols siliceux (production 10 000 hl)

Le Bourgeais produit majoritairement des vins rouges:  (99%) , 228 000 hl et un  peu de vins blancs,  environ 1 400 hl.

CÉPAGES

Les vignobles du Blayais s’étendent sur environ 5 900 hectares de vignes dont 75% de merlot, 20% de cabernet sauvignon pour les rouges et 42% sauvignon blanc et de 34% d’ugni blanc pour les blancs

Les vignobles du Bourgeais s’étirent sur 3 900 hectares de vigne dont 68% sont du merlot, 20% du malbec pour les rouges et de 44% de sauvignon et de sémillon pour les vins blancs.

Vignoble de Bourg. Source: https://www.chamvermeil.com/f

MARGAUX AOP

L’APPELLATION

L’appellation Margaux est réservée aux vins secs tranquilles rouges élaborés sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Arsac, Cantenac, Labarde, Margaux et Soussans dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

Si la vigne est apparue dès l’époque gallo-romaine, ce n’est qu’à partir du XVIème siècle, sous l’impulsion de grandes familles Bordelaises, que de véritables propriétés viticoles, les « bourdieux », les ancêtres des châteaux viticoles, apparaissent dans le paysage margalais. Avec l’assainissement des terres entrepris sous le règne de Louis XIV sous l’impulsion des ingénieurs hollandais, le vignoble gagne rapidement les croupes graveleuses de la basse et des moyennes terrasses en supplantant toutes les autres cultures. Les principaux crus de Margaux émergent tour à tour.

Vers 1760, la quasi-totalité du vignoble moderne est constituée et la cartographie du vignoble établie à cette époque (carte dite de Belleyme) diffère peu de celle d’aujourd’hui.
Ces noyaux d’élites sont peu affectés par les différentes crises viticoles qui se sont succédé jusqu’à la moitié du XXème siècle, qu’elles soient d’origine sanitaire ou socio-économique. Par contre, la limite occidentale du vignoble a énormément fluctué au cours du temps en fonction de la conjoncture économique.

Si l’usage du nom de Margaux est courant depuis au moins le XVIIIème siècle, l’appellation d’origine « Margaux » a été le fruit de très nombreux procès engagés par des propriétaires et les Syndicats viticoles. Avant les jugements qui définiront les limites territoriales de l’appellation Margaux, les noms de « Margaux » ou « près Margaux » étaient employés pour désigner les vins des communes de Margaux, Cantenac, Labarde, Arsac et Soussans mais aussi provenant de certaines communes peu éloignées de la région de Margaux.

C’est un jugement du Tribunal Civil de Bordeaux du 3 décembre 1923 qui fixera les premiers contours de la future appellation Margaux , en considérant que la région de Margaux comprend les cinq communes de Margaux, Cantenac, Soussans, Arsac et Labarde.

Le décret de l’AOC Margaux du 10 août 1954 reconnaît l’aire géographique de l’Appellation d’origine contrôlée Margaux aux cinq communes de Margaux, Cantenac, Soussans, Arsac et Labarde.

Les vins présentent une couleur rouge intense et une excellente aptitude à la garde. Ces vins sont de grande garde et se caractérisent par une certaine finesse soulignée par des arômes fruités.
Le cabernet-sauvignon N est le cépage roi du Médoc, il occupe près de 60 % des surfaces en vigne de l’appellation « Margaux ». Il confère au vin sa structure, son bouquet et son potentiel de vieillissement. Le merlot N, cépage d’appoint incontournable, ne représente que rarement plus de 30 % des assemblages. Il apporte rondeur, générosité et complexité des arômes. Le cabernet franc N plus rare, apporte élégance et subtils arômes épicés. Le petit-verdot N produit un vin assez complet en couleur, en fruits et en tannins.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation « Margaux » s’étend sur la rive gauche de l’estuaire de la Gironde sur un ensemble de terrasses graveleuses. Elle comprend 5 communes du département de la Gironde et constitue la plus vaste des appellations « communales » du Médoc.

Cette appellation, qui s’inscrit dans le contexte d’un climat océanique tempéré, bénéficie de facteurs climatiques favorables à l’établissement d’un grand vignoble par l’effet thermique régulateur engendré par la présence des eaux de l’Océan Atlantique et de la Gironde. A ce climat s’associent parfois quelques dépressions automnales pluvieuses qui expliquent en grande part l’effet millésime. Les principales caractéristiques sont surtout associées à la géologie typique de ce bassin sédimentaire, à l’histoire géologique originale de ses sols, au modelé et à la topographie, ainsi qu’aux composantes pédologiques actuelles de ses terres à vignes.

Les sols sont caractérisés pour l’essentiel sur les dépôts fluviatiles plio- quaternaires et quaternaires de la Garonne. Disposés en terrasses, ces dépôts se présentent sous la forme de collines qui s’étagent aujourd’hui entre 6 et 33 m (20 et 108 pi) d’altitude. Le réseau hydrographique dense participe au morcellement de ces croupes et permet l’évacuation des eaux de drainage.

Les terrasses quaternaires correspondent à deux grands ensembles sédimentaires :
– le premier, couramment dénommé haute terrasse, d’âge Villafranchien, fait intervenir une dynamique de dépôt de type méandre. Ce niveau alluvionnaire, est constitué d’argile sableuse à graviers et petits galets, entrecoupés d’argiles et de sables. La taille des galets n’excède pas 35 mm (1,37 po) et leur a valu le nom de « graves dragées ». Il se rencontre exclusivement dans la partie sud de la commune d’Arsac.

– le second, qui correspond à la basse et aux moyennes terrasses, fait intervenir une compétence des fleuves bien plus importante. Ces dépôts, sont à mettre en relation avec les phénomènes de débâcles consécutifs de la fonte des glaciers au cours des différentes périodes glaciaires. A chacune de ces crises climatiques, correspond un niveau alluvionnaire. Le matériel alluvial est nettement plus grossier, des dimensions de galets supérieures à 80 mm sont fréquentes. Ces deux ensembles sont séparés par un talus de raccordement qui s’étire sur la commune d’Arsac suivant une direction subparallèle à l’actuelle Gironde. Ce talus, localement entaillé par des « ravines » profondes est aujourd’hui recouvert par des formations sableuses d’origine éolienne et colluviale.

A l’ouest de ces nappes alluviales, le plateau qui s’établit entre 30 et 40 m d98 et 131 pi)’altitude est recouvert par une importante formation sableuse d’origine éolienne : le sable des Landes.
A l’est, le long de l’estuaire de la Gironde, suivant une bande d’un à deux kilomètres, on trouve de vastes plaines d’origine alluviale situées à des altitudes inférieures à 5 m (16,5 pi). Elles constituent ce qu’on appelle communément les palus, à dominante limono-argileuse mais parfois plus sableuses.

Le substratum ancien de ces dépôts fluviatiles correspond le plus souvent à une formation d’origine continentale à dominante argileuse d’âge fini Eocène ou à des calcaires et des marnes d’âge Eocène supérieur. Plus rarement, des calcaires d’âge Oligocène constituent le soubassement de la terrasse la plus ancienne. Ce substratum affleure de façon ponctuelle au profit des vallées affluentes de la Garonne qui drainent l’appellation, ainsi qu’à la périphérie des terrasses, en bordure de marais, sur les communes de Cantenac, Margaux et Soussans. Les premiers cadastres, qui datent du début XIXème siècle, montrent que le paysage de la région de Margaux était constitué par la juxtaposition de noyaux viticoles surtout situés sur les croupes graveleuses de la basse et des moyennes terrasses. La forêt se concentrait à l’ouest, les prairies et pâtures étaient l’apanage des terres de palus.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2022 : Arsac, Labarde, Margaux-Cantenac et Soussans. Mise à jour sans modification du 17/07/2023.

Château Margaux. Source: https://commons.wikimedia.org

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde : Arcins, Avensan, Lamarque, Ludon-Médoc, Macau et Le Pian-Médoc.

PRINCIPAUX CÉPAGES

Cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit verdot N, castets N (Ajout: 19/07/2023)

Le cépage castets N a été ajouté dans le cahier des charges. Ce cépage est un cépage tardif qui peut être un atout dans le contexte de réchauffement climatique. De plus, cette variété est peu sensible au mildiou. Cette variété présente une aptitude à produire des vins en cohérence avec la typicité du vin rouge de l’appellation Margaux. Ce cépage est limité à 5 % de l’encépagement et à 10 % dans l’assemblage. Modifications du 19/07/2023.

Pas de restriction pour les assemblages

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 57 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 63 hectolitres par hectare. Pour les vignes dont l’écartement est compris entre 1,40 mètre et 1,50 mètre inclus et dont la hauteur de feuillage palissé est comprise entre 0,6 et 0,7 fois l’écartement entre les rangs, le rendement butoir est fixé à 60 hectolitres par hectare.

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.
– Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13, 5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation.

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 7 000 pieds à l’hectare. L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 1,50 mètre.

Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 1,43 mètre carré, cette superficie est obtenue en multipliant la distance entre les rangs et la distance entre les pieds sur le même rang. Modification du: 17/07/2023.

b) – Règles de taille.
La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz). Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes avec un maximum de douze yeux francs par pied :
– la taille dite « médocaine » à astes, ou la taille à cots et à astes, le pied portant deux astes à quatre yeux maximum par aste pour les cépages cot N, cabernet- sauvignon N, merlot N et petit verdot N, ou cinq yeux maximum par aste pour les cépages cabernet franc N et carmenère N. Les cots de retour sont taillés à deux yeux francs ;
– la taille à cots à deux cordons ou en éventail à quatre bras.
c) – Irrigation
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne peut être autorisée conformément aux dispositions du code rural et de la pêche maritime.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux – Médoc » ou « Grand Vin de Bordeaux – Médoc ».

Les dimensions des caractères de cette dénomination ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

CRUS CLASSÉS (CLASSIFICATION DE 1855)

Premier cru : Château Margaux

Deuxièmes crus : Château Rauzan-Ségla, Château Rauzan-Gassies, Château Durfort-Vivens, Château Lascombes, Château Brane-Cantenac

Troisièmes crus : Château Kirwan, Château d’Issan, Château Giscours, Château Malescot St. Exupéry, Château Cantenac-Brown, Château Boyd-Cantenac, Château Palmer, Château Desmirail, Château Ferrière, Château Marquis d’Alesme Becker

Quatrièmes crus : Château Pouget, Château Prieuré-Lichine, Château Marquis de Terme

Cinquièmes crus : Château Dauzac, Château du Tertre

Dernière modification du cahier des charges: : 17 juillet 2023

MOULIS / MOULIS-EN-MÉDOC AOP

L’APPELLATION

L’appellation Moulis / Moulis-en-Médoc est réservée aux vins rouges secs tranquilles élaborés majoritairement sur le territoire de la commune de Moulis dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

Dès l’Antiquité, la présence de vignes est attestée sur ce territoire marqué par la polyculture dans le cadre de latifundia(s) (grandes propriétés). Trois établissements gallo-romains y ont été reconnus. C’est de cette époque que date l’implantation du fameux cépage Vitis Biturica, ancêtre des cabernets.
Durant le Moyen Âge, le Médoc est le grenier de Bordeaux. La présence de nombreux moulins, pour moudre le grain, l’atteste. C’est du terme moulin que Moulis tire son nom. Le développement du vignoble commence dès le XIIIème siècle sous l’impulsion des propriétaires féodaux et d’une communauté religieuse dont l’église romane atteste l’existence et l’importance. A cette époque, les agriculteurs ne s’intéressent pas aux graves « maigres » considérées comme de mauvais cailloux (origine du nom du lieu-dit Maucaillou), car impropres à la culture des céréales. Ce n’est que plus tard que la vigne a été reconnue comme la seule plante capable de donner des résultats exceptionnels sur de tels sols. L’implantation du vignoble témoigne de l’antériorité effective de ce dernier : « Son vignoble est sans doute l’un des plus anciens du Médoc » (Bordeaux et ses Vins, C. Féret, M.H. Lemay, 1991). En effet, aux XIVème et XVème siècles, la vigne est implantée dans les territoires de l’intérieur plutôt qu’en bordure de l’estuaire. Les viticulteurs de l’époque préfèrent éviter les méfaits de l’humidité du fleuve et des brouillards, qui favorisent la pourriture et déciment leurs vignobles.

Le premier grand propriétaire viticole est le seigneur de Mauvezin. Le vignoble communal connaît un nouvel essor au XVIIIème siècle. Les agriculteurs- laboureurs du lieu-dit Grand Poujeaux hésitent à y planter de la vigne et ce sont les grands domaines issus de la seigneurie de « Poujeau », le commandeur d’Arcins ainsi que les familles bourgeoises Lahaye Poyen et Castaing, qui défrichent pour créer le vignoble de graves du Grand Poujeaux.

La réputation des vins de Moulis s’établit véritablement dans la seconde moitié du XIXème siècle, dans le sillage des grands chefs de file du Haut-Médoc, avec la politique du libre échange du Second Empire et les relations privilégiées entre Napoléon III et la reine Victoria. Les négociants bordelais, qui ont fait leur fortune dans le commerce des îles, investissent à Moulis. A la fin du XIXème siècle, le vignoble de la commune atteint son apogée avec une superficie de 1 500 hectares (3 705 acres), avant de subir les méfaits du phylloxera.
Au début du XXème siècle, les conditions de mise en marché des vins de Moulis- en-Médoc sont déterminées par le négoce bordelais. La dénomination « Moulis » est née des pratiques commerciales des propriétaires qui vendent directement une partie de leur production aux particuliers. C’est dans ce circuit de distribution que la mention « Moulis » est apparue pour la première fois. La naissance du syndicat de Moulis en 1936 puis la reconnaissance de l’appellation d’origine contrôlée par le décret du 14 mai 1938, confortent les revendications des producteurs. Le décret de cette appellation est modifié le 4 janvier 1939 pour permettre à certaines parcelles des communes d’Arcins, Avensan, Castelnau-de-Médoc, Cussac-Fort- Médoc, Lamarque et Listrac-Médoc de revendiquer l’appellation « Moulis » en vertu d’usages anciens.
« Moulis » est la plus petite des appellations communales. Les 634 hectares (1 567 acres) de vignoble actuels représentent environ 4 % du vignoble médocain. Ce vignoble est exploité par une cinquantaine de propriétaires.

Le vignoble d’appellation « Moulis » produit en moyenne 25 000 hectolitres (660 430 US gallons) de vins rouges tranquilles.
Dès les premières années, les vins de « Moulis » sont à la fois fins et ronds car souvent issus du merlot N associé principalement au cabernet-sauvignon N. Le petit verdot N et le cabernet franc N, plus rarement le cot N et la carmenère N, apportent de la complexité. Ils atteignent leur plénitude après sept à dix années de vieillissement grâce à une bonne structure tannique. Robe intense, bouquet élégant, nuances aromatiques complexes et puissantes, longueur en bouche soutenue, caractérisent souvent ces vins.

D’une manière générale, les vins de « Moulis » produits sur les graves, allient élégance, puissance et complexité. Les terres argilo-calcaires produisent un vin un peu plus corsé que les précédents. On dit d’eux qu’ils allient « l’esprit et la vitalité » avec une bonne aptitude au vieillissement. Dans tous les cas, les vins font l’objet d’un élevage minimum de six mois.

CLIMAT ET SOLS

Située dans la partie centrale de la presqu’île du Médoc, à mi-chemin entre

Margaux et Saint-Julien, l’appellation « Moulis » prend la forme d’un étroit ruban de douze kilomètres de long, perpendiculaire à l’estuaire de la Gironde. C’est l’appellation la plus à l’ouest des « communales » du Médoc, sans façade sur l’estuaire.

Malgré son climat à dominante atlantique, cette région bénéficie d’un nivellement relatif des fluctuations saisonnières ainsi que d’une pluviosité modérée. Ces facteurs climatiques favorables sont dus à l’effet thermique régulateur engendré par la présence des eaux de l’Océan Atlantique et de la Gironde. Les précipitations sont bien réparties dans l’année. Toutefois, en fin d’été, les perturbations océaniques venues de l’ouest sont variables d’une année à l’autre : les dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire les arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, sont à l’origine d’un effet millésime marqué. Le territoire de la commune de Moulis-en-Médoc présente de légers coteaux qui s’étirent en une bande d’axe est-ouest d’une douzaine de kilomètres. Bordée au nord par la commune de Listrac-Médoc, la commune est séparée d’Avensan au sud par la dépression des ruisseaux d’Ayguebelle et de Tiquetorte.

Au gré des évolutions marines de l’ère Tertiaire une succession de couches argilo- calcaires, en bancs massifs se constituent. Durant le Quaternaire avec les alternances de périodes glaciaires et d’interstades tempérés, les apports des fleuves sont constitués de moraines, graviers, sables et limons. Après un phénomène d’inversion de relief dû à l’érosion, les vestiges de ces épandages sont devenus des buttes témoins de graves, ou graves glaciaires, dont la taille peut aller de la petite dragée au gros galet, étagées en terrasses successives. Ainsi, dans la partie nord-est de la commune, les croupes de graves du Günz sont reliées entre-elles par des terrains de nature sablo-graveleuse, reposant sur le socle argilo-calcaire. Ces croupes jouxtent à l’ouest des terrains argilo-marneux qui se prolongent jusqu’au sud du bourg. Au sud de la commune, les sols deviennent à dominante argilo-calcaire. A l’ouest du village de Bouqueyran apparaissent localement les graves de la haute terrasse. Au-delà, les terrains sont de moins en moins accidentés et se caractérisent par la présence de sables colluvionnés puis de sables des Landes. L’ensemble du territoire communal est disséqué par des vallons humides étroits et peu encaissés qui constituent des secteurs d’accumulation de colluvions sableuses. La diversité des sols rencontrés a fait dire aux spécialistes que « Moulis » est « un formidable concentré du Médoc viticole ».

Moulis-en-Médoc présente donc des paysages viticoles assez peu vallonnés, entre 20 et 30 mètres (66 et 98 pi) d’altitude, structurés autour de la route départementale numéro 5 qui relie d’est en ouest le bourg de la commune aux différents hameaux où sont installés les principaux sièges d’exploitations viticoles. Les vallons humides demeurent en landes ou en bois. A l’ouest, au-delà du hameau de Bouqueyran, s’étendent les landes boisées de Fonréaud sans usages viticoles et qui marquent la transition avec la forêt des landes girondines.

La zone géographique de production de l’appellation d’origine contrôlée « Moulis » correspond au territoire de la commune de Moulis-en-Médoc ainsi qu’à une partie du territoire des communes d’Arcins, Avensan, Castelnau-de-Médoc, Cussac-Fort- Médoc, Lamarque et Listrac-Médoc.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur la base du code officiel géographique en date du 25 mars 2020 sur le territoire de la commune de Moulis dans le département de la Gironde ainsi que sur les parcelles indiquées en annexe 1 pour les communes suivantes : Castelnau-de-Médoc, Lamarque et Listrac-Médoc.

Communes hors de l’appellation autorisése à utiliser l’appellation en annexe.

L’église de Moulis. Source: https://en.wikipedia.org/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

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L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 25 mars 2020 :

PRINCIPAUX CÉPAGES

Cabernet franc N , Cabernet-Sauvignon N,  Carmenère N, Cot N – Malbec, Merlot N , Petit Verdot N

Pas de restriction pour les assemblages

RENDEMENTS MAXIMAUX

63 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) Densité de plantation
Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 7 000 pieds à l’hectare.

Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 1,50 mètre, et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre.

b) Règles de taille

La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz) selon les techniques suivantes :

— taille à cots et à astes,lepied portant 2astes à 5yeux francs maximum pour lescépages cabern etsauvignonN, cot N (malbec), merlot N et petit verdot N et à 7 yeux francs maximum pour les cépages cabernet franc N et carmenère N. Les cots de retour sont taillés à 2 yeux francs ;

— taille à cots à 2 cordons, ou en éventail à 4 bras.
Dans tous les cas, chaque pied ne peut porter plus de 12 yeux francs.

c) Irrigation

L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne peut être autorisée, conformément aux dispositions du code rural et de la pêche maritime.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage peut préciser l’unité géographique plus grande « Bordeaux – Médoc », « Vin de Bordeaux – Médoc » ou « Grand Vin de Bordeaux – Médoc ». Les dimensions des caractères de cette dénomination ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

CRUS CLASSÉS (CLASSIFICATION DE 1855)

Pas de Cu classé mais des Crus bourgeois et des Crus artisans. Voir CLASSIFICATION DES VINS DE BORDEAUX

Dernière modification du cahier des charges : 7 mai 2021

LISTRAC-MÉDOC AOP

L’APPELLATION

L’appellation Listrac-Médoc est réservée au vin rouges tranquilles secs élaborés dans l’appellation qui se situe dans le Médoc dans le département bordelais de la Gironde.

HISTOIRE

La commune de Listrac-Médoc fait partie du territoire des Médullis, peuplade de la Gaule Aquitaine qui donna son nom au Médoc. La Levade, route de terre levée qui joignait Burdigala à Soulac-sur-Mer, traversait le territoire et le village de Listrac- Médoc comme l’ont fait toutes les routes par la suite. Ainsi, Listrac-Médoc, passage obligé sur la route centrale du Médoc, bénéficie toujours de sa position favorable aux échanges commerciaux.

À la fin du Moyen-Âge, une partie des premiers foyers viticoles médocains se développe le long de la Levade, devenue entre-temps le chemin de Compostelle. Dès le XVIème siècle, les nobles bordelais et locaux fondent des « maines », puis des « bourdieux », ancêtres du château viticole typique de la presqu’île du Médoc. Au début du XVIIIème siècle, on note l’existence de trois métairies à la vocation viticole affirmée à Listrac-Médoc mais surtout le développement de plusieurs vignobles paysans sur les croupes de graves et les terrains argilo-calcaires. Dans le courant du XVIIIème siècle, avec la « fureur de planter », la vigne supplante peu à peu les céréales. Les nouvelles plantations se font exclusivement avec des « cépages à petits grains » : carmenère N, cabernet franc N, cabernet- sauvignon N, petit verdot N, cot N, merlot N. Le vignoble est alors à son apogée. Ce n’est qu’avec la restauration monarchique que le vignoble est renouvelé et les plantations sont alors réalisées également dans la plaine de Peyrelevade.

Au début du XXème siècle, après la crise phylloxérique, le vignoble se concentre sur les sols de graves et les argilo-calcaires. Durant l’Entre-deux-Guerres, dans un contexte général de déprise viticole, les vignobles de Listrac-Médoc résistent.
La reconnaissance de plusieurs crus bourgeois en 1932, la création de la cave coopérative en 1935, ou encore, les contrats de monopole passés avec la « Compagnie des Wagon-Lits » sont autant d’éléments qui expliquent cette résistance.

L’appellation d’origine contrôlée « Listrac » fait partie des appellations « communales » du Médoc. Le nom de l’appellation d’origine contrôlée est modifié par le décret du 27 octobre 1986 en « Listrac-Médoc ».
Le vignoble est exploité, en 2010, par près de 75 viticulteurs dont un peu plus de la moitié sont adhérents à la cave coopérative qui vinifie un peu plus du quart des surfaces en production. La taille moyenne des exploitations est de huit hectares mais les 22 plus grandes concentrent les trois quarts du vignoble. Ainsi l’appellation d’origine contrôlée « Listrac-Médoc » présente-t-elle une grande diversité de structuration des exploitations.

Le vignoble d’appellation d’origine contrôlée « Listrac-Médoc » produit en moyenne 32 000 hectolitres (845 350 US gallons) de vins rouges tranquilles qui figurent parmi les vins les plus structurés de Gironde.
Les vins de « Listrac-Médoc » sont de couleur intense, tanniques et sont issus le plus souvent d’assemblages où le cépage merlot N est majoritaire, associé principalement au cépage cabernet-sauvignon N. Le cépage petit verdot N et le cépage cabernet franc N participent parfois à l’assemblage et plus rarement, le cépage cot N et le cépage carmenère N. Ces vins de garde ont la particularité de combiner en bouche puissance tannique et rondeur apportées par la prédominance du cépage merlot N, trait remarquable parmi les vignobles de la presqu’île du Médoc.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Listrac-Médoc » est principalement constituée d’un plateau culminant à 43 mètres d’altitude qui est aussi le point le plus haut du Médoc. Ce plateau est limité par la croupe de Fonréaud au Sud et par celle de Fourcas au Nord. Cette zone géographique correspond à la commune de Listrac-Médoc du département de la Gironde, située dans la presqu’île du Médoc sur l’axe routier Bordeaux – Le Verdon.

La commune de Listrac-Médoc bénéfice du climat général du versant orienté à l’est du Médoc, caractérisé par un nivellement relatif des fluctuations saisonnières ainsi que par une pluviosité modérée (800 à 850 mm / 31,5 à 33,5 po par an en moyenne). En effet, malgré sa position centrale dans la presqu’île du Médoc, la partie viticole de Listrac-Médoc demeure sous l’effet thermique régulateur engendré par les masses d’eau de l’Océan Atlantique et de la Gironde.

Les formations géologiques se composent de nappes alluviales charriées par la Garonne et la Dordogne (graves glaciaires du Quaternaire) qui reposent sur un socle argilo-calcaire tertiaire. Celui-ci a été déformé par une poussée anticlinale, puis décapé par l’érosion. Il est ainsi affleurant localement. Le calcaire dit de « Listrac » est le plus ancien du Médoc.

À la fin du Tertiaire, la Garonne quitte la région du Bassin d’Arcachon pour se répandre en Médoc. Le fleuve, laisse de grands méandres dont les rives les plus élevées sont faites de limons dans la partie occidentale de la commune. Le lit, plus encaissé, est constitué de sédiments graveleux et de sables. Au cours du Quaternaire se produit un phénomène d’inversion de relief. L’érosion crée alors la dépression de la plaine de Peyrelevade où vont émerger au fil de la pente des sols sur couches calcaires et marneuses. Cette configuration de sols argilo-calcaires affleurants est propre à l’appellation d’origine contrôlée « Listrac-Médoc ». Dans la partie centrale de la commune, les graves du méandre constituent aujourd’hui la haute terrasse de graves pyrénéennes. A l’est, les graves de la butte de la moyenne terrasse de Médrac appartiennent également à ces graves glaciaires.

Le vignoble, qui s’étend en 2010 sur 650 hectares (1 605 acres) environ, est structuré autour du bourg de la commune en unités foncières de tailles variables. Plusieurs châteaux viticoles exploitant de grandes surfaces apparaissent isolés au milieu de leur vignoble. Les zones de dépressions où les colluvions se sont accumulées constituent des unités boisées importantes, notamment dans le vallon du Cartillon à l’est de la commune. Enfin, les petites structures viticoles sont regroupées dans les hameaux que sont Semeillan, Les Martins, Donissan ou encore dans le bourg.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Les vins sont issus exclusivement des vignes situées dans l’aire parcellaire de production telle qu’approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance de la commission permanente du comité national compétent du 25 mars 2014.

Château Ducluzeau. Source: https://commons.wikimedia.org/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Miser à jour du 01/07/2025

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  sarmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit verdot N

et des variétés arinarnoa N, castets N, marselan N et touriga nacional N, sous réserve de la signature entre l’INAO, l’ODG et les opérateurs habilités concernés, d’une convention conforme à la convention cadre approuvée par le comité national compétent les 2 et 3 Juin 2021. Ratifié par la Commission Européenne le 30/06/2023

La proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation arinarnoa N, castets N marselan N et touriga nacional N, prises ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10% dans l’assemblage des lots de vins destinés à la commercialisation.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 54 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 64 hectolitres par hectare. (Modifications 31/07/2025) Pour les vignes dont l’écartement est compris entre 1,40 mètre et 1,50 mètre inclus et dont la hauteur de feuillage palissé est comprise entre 0,6 et 0,7 fois l’écartement entre les rangs, le rendement butoir est fixé à 60 hectolitres par hectare.

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

En rouge: Modification du 20/06/2023

– Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.
– Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13 %.

La date minimale d’élevage passe du 31 août qui suit la récolte au 1er juin qui suit la récolte.Modification du 20/06/2023

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation.
La densité minimale de plantation est de 7 000 pieds à l’hectare.
L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 1,50 mètre

La distance minimale entre les pieds sur un même rang est abaissé de 0,80 m à 0,70 m. Les règles de taille sont adaptées pour les vignes dont l’écartement entre les pieds est compris entre 0,70 m et 0,80 m. Modification du 30/06/2023

b) – Règles de taille.
La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes :
– taille à 2 astes, Guyot double ou taille médocaine, avec 5 yeux francs au plus par aste ;
– taille Guyot simple et Guyot mixte, avec 7 yeux francs au plus par pied ;
– taille à cots, en éventail à 4 bras ou à 2 cordons, avec 12 yeux francs au plus par pied.

Les produits bénéficiant de l’AOP, « Listrac-Médoc » sont issus soit :

· D’exploitations certifiées en agriculture biologique incluant chai de production ;

· D’exploitations certifiées de niveau 3 de la certification environnementale[1] des exploitations, au titre du CRPM (Code rural et de la pêche maritime[2]) ;

· D’exploitations certifiées de niveau 2 de la certification environnementale des exploitations, au titre du CRPM ;

· D’exploitations adhérant à une démarche bénéficiant d’une reconnaissance d’équivalence totale au niveau 2 de la certification environnementale[3], au titre du CRPM ;

· D’exploitations adhérant à une démarche bénéficiant d’une reconnaissance d’équivalence partielle de niveau 2 de la certification environnementale pour le chai  au titre du CRPM.

Ajout du 31 juillet 2025


[1] Le niveau 3 de la certification environnementale, appelé Haute Valeur Environnementale (HVE), est le niveau le plus élevé et valide la performance environnementale d’une exploitation agricole via un audit. Il s’articule autour de quatre thématiques : la biodiversité, la stratégie phytosanitaire, la gestion de la fertilisation et la gestion de l’irrigation. Pour l’obtenir, l’exploitation doit valider des seuils minimums pour chaque indicateur :  https://agriculture.gouv.fr/tout-savoir-sur-la-haute-valeur-environnementale-hve

[2] Le Code rural et de la pêche maritime (CRPM) est le texte de loi français qui rassemble l’ensemble des réglementations concernant l’agriculture, le développement rural et la pêche maritime. Il organise les lois et décrets relatifs à ces domaines, y compris la pêche de loisir, et vise à encadrer des activités telles que l’aménagement du territoire rural, la protection des végétaux et l’exploitation agricole. 

[3] Le niveau 2 s’appuie sur une obligation de moyen et valide la mise en place de pratiques techniques à faible impact environnemental selon 25 points de contrôle et un référentiel de 16 exigences :  https://www.episaveurs.fr/episaveurs-et-vous/actualites/egalim-certification-niveau-2-et-hve#:~:text=%C3%A0%20l’environnement.-,%3E%3E,EGalim%20jusqu’%C3%A0%20fin%202026.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage peut préciser l’unité géographique plus grande « Bordeaux – Médoc », « Vin de Bordeaux – Médoc » ou « Grand Vin de Bordeaux – Médoc ». Les dimensions des caractères de cette dénomination ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

CRUS CLASSÉS (CLASSIFICATION DE 1855)

Pas de Cru classé mais des Crus bourgeois et des Crus artisans. Voir CLASSIFICATION DES VINS DE BORDEAUX

Dernière modification du cahier des charges : 31/07/2025

Ratification de l’Union Européenne: 16/02/2026