SAINT-JULIEN AOP

Vins de Bordeaux

L’APPELLATION

L’appellation Saint-Julien est réservée aux vins tranquilles secs rouges élaborés majoritairement sur la commune de Saint-Julien-Beychevelle dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

Comme dans le reste de la presqu’île, les premières traces de vignes dans cette partie centrale du Médoc datent de l’Antiquité pendant l’occupation romaine. Cependant, la région comprenait alors de nombreux marécages. La constitution de la paroisse de Saint-Julien pourrait remonter au VIIème siècle et faisait partie de l’archiprêtré de Moulis.

Ce n’est véritablement qu’au milieu du XIIIème siècle que les premiers foyers viticoles se développent. Les plantations s’étendent progressivement et au XVIIème siècle, les anciennes seigneuries deviennent peu à peu des propriétés de la noblesse de robe bordelaise. Et cette évolution est rapide dans certaines paroisses. A Saint-Julien-Beychevelle, dès le XVIIIème siècle, le vignoble apparaît déjà très dominant, voire omniprésent. La plupart des châteaux viticoles de cette commune ont été construits ou remaniés profondément sous l’impulsion de ces investisseurs, parfois également négociants de la place de Bordeaux. Mises à part Pauillac, Margaux, Cantenac et dans une moindre mesure Saint-Estèphe, les paroisses voisines sont encore tournées vers une polyculture où la vigne joue toutefois un rôle important.

L’habitude ancienne du négoce de classer les paroisses viticoles par ordre de mérite, puis à l’intérieur de celles-ci, d’identifier les crus, aboutit à la codification de ces listes en 1855 pour l’Exposition Universelle par le Classement des Vins de Bordeaux à l’initiative de l’empereur Napoléon III. Longtemps méconnu du consommateur, ce classement témoigne pourtant de la notion de « château » en Bordelais et particulièrement à Saint-Julien-Beychevelle où neuf crus classés sont identifiés en 1855 (11 aujourd’hui, l’un d’entre eux ayant été divisé depuis). C’est ainsi que l’appellation « Saint-Julien » concentre la plus grande densité de crus classés, car le vignoble, qui s’étend sur 900 hectares (2 225 acres) environ, n’est exploité aujourd’hui que par 23 propriétaires.

Ce n’est qu’au XXème siècle que la commune de Saint-Julien-de-Reignac devient Saint-Julien-Beychevelle, associant le nom du hameau et du petit port, qui contribua à la renommée et à la diffusion des vins.
Au début du XXème siècle avec la mise en place progressive du concept d’appellation, la définition de l’appellation « Saint-Julien » est d’abord judiciaire après une tentative administrative. Les différents jugements intervenus entre 1921 et 1932 établissent la légitimité du Syndicat de Saint-Julien et limitent cette appellation à la seule commune de Saint-Julien-Beychevelle (jugement du 8 juin 1921 du Tribunal de Lesparre, arrêt de la Cour de Bordeaux du 18 mai 1925). Par la suite, le décret de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Julien » est publié le 14 novembre 1936 et modifié le 27 mai 1946 suite au jugement du Tribunal de première instance de Bordeaux du 8 novembre 1943.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique, située dans la presqu’île du Médoc dans le département de la Gironde, à mi-chemin entre Bordeaux et la Pointe de Grave, présente trois ensembles topographiques principaux que sont : parallèlement à l’axe de l’estuaire, des terrasses étagées entre 10 et 30 mètres d’altitude ; perpendiculairement à l’axe de l’estuaire, ces terrasses ont été disséquées en croupes par un réseau hydrographique dense affluent de la Gironde : les « esteys » et les « jalles » ; et enfin le marais le long de l’estuaire. La zone géographique correspond au territoire de la commune de Saint-Julien-Beychevelle ainsi qu’à quelques parcelles situées sur les communes de Cussac-Fort-Médoc et Saint-Laurent-Médoc, conformément au jugement du Tribunal de première instance de Bordeaux du 8 novembre 1943. Cette aire s’étend également sur neuf parcelles cadastrales situées sur la commune de Pauillac et sur lesquelles a été revendiquée l’appellation Saint-Julien.

La dissection de la commune par le réseau hydrographique a contribué à son individualisation et les axes de drainage correspondent avec plusieurs limites du territoire communal : c’est le cas au Sud avec le marais du hameau de Beychevelle ; au Nord-est, avec le vallon de Juillac ; au Sud-ouest, avec le vallon du Riou Cla. Dans la partie centrale de la commune, le vallon de la Mouline délimite la croupe du hameau de Beychevelle au Sud de celle de Saint-Julien au Nord.

Le substratum géologique profond est constitué de calcaires, de marnes et d’argiles d’âge Oligocène. Ce substratum est totalement recouvert par la composante géologique dominante qu’est le « faciès à galets ». Cette formation d’âge Quaternaire est constituée d’un mélange de sables grossiers plus ou moins argileux, de graviers et de galets souvent quartzeux et de forte taille. Ce faciès principal est complété par d’autres dépôts du Quaternaire constitués de matériaux alluviaux fins postglaciaires des rives de la Gironde et des petits ruisseaux y débouchant localement. Constituées d’argiles et de limons, les premiers sont les « palus » de la Gironde et les seconds forment les colluvions issues du remaniement des pentes des vallons.

Les sols développés sur les terrasses graveleuses sont soit de type brun plus ou moins lessivés soit de type podzolique jeune. Les autres faciès sont surtout représentés par les colluvions formées par le remaniement sur les pentes des diverses formations antérieures : marno-calcaires oligocènes, formations à galets, sables quaternaires.

Cette appellation, qui s’inscrit dans un contexte climatique océanique tempéré, bénéficie de facteurs favorables à l’établissement d’un grand vignoble par l’effet thermique régulateur engendré par la présence des eaux de l’Océan Atlantique et de la Gironde. Le climat océanique, accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine d’un effet millésime marqué.

Le paysage de cette appellation est presque exclusivement marqué par la vigne qui couvre l’ensemble des croupes graveleuses soit près des deux tiers des terres de la commune. Les constructions sont rassemblées autour du bourg de la commune et du hameau de Beychevelle qui sont reliés par la route départementale qui longe l’estuaire. Seuls quelques châteaux aux parcs arborés dominent, isolés au milieu du vignoble. Les « palus » et les marais humides sont consacrés à l’élevage ou sont boisés.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés dans le département de la Gironde, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-Beychevelle ainsi que sur les parties de communes suivantes : Cussac-Fort-Médoc, Pauillac et Saint-Laurent-Médoc.

Source: https://commons.wikimedia.org/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde en dehors des parties de ces communes comprises dans la zone délimitée : Cussac-Fort-Médoc, Pauillac et Saint-Laurent-Médoc.

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit verdot N

Pas de restriction pour les assemblages

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 57 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 63 hectolitres par hectare. Pour les vignes dont l’écartement est compris entre 1, 40 mètre et 1, 50 mètre inclus et dont la hauteur de feuillage palissé est comprise entre 0, 6 et 0, 7 fois l’écartement entre les rangs, le rendement butoir est fixé à 60 hectolitres par hectare.

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13, 5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation.
– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 7 000 pieds à l’hectare.
– Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 1, 50 mètre, et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0, 80 mètre.

b) – Règles de taille.
La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz). Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes avec un maximum de 12 yeux francs par pied :
– la taille dite « médocaine » à astes, ou la taille à cots et à astes, le pied portant deux astes à 4 yeux maximum par aste pour les cépages cot N, cabernet- sauvignon N, merlot N et petit verdot N, ou 5 yeux maximum par aste pour les cépages cabernet franc N et carmenère N. Les cots de retour sont taillés à deux yeux francs ;
– la taille à cots à 2 cordons, ou en éventail à 4 bras.
c) – Irrigation
L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne peut être autorisée conformément aux dispositions du code rural et de la pêche maritime.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux – Médoc » ou « Grand Vin de Bordeaux – Médoc ». Les dimensions des caractères

de cette dénomination ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée

CRUS CLASSÉS (CLASSIFICATION DE 1855)

Seconds crus : Château Ducru-Beaucaillou, Château Gruaud-Larose,        Château Léoville-Barton , Château Léoville-Las Cases , Château Léoville-Poyferré 

Troisièmes crus : Château Lagrang,e Château Langoa-Barton

Quatrièmes crus : Château Beychevelle,     Château Branaire-Ducru,       Château Saint-Pierre, Château Talbot

Dernière modification du cahier des charges : 12 décembre  2011

PAUILLAC AOP

L’APPELLATION

L’appellation Pauillac est réservée aux vins tranquilles secs rouges élaborés dans l’appellation qui se situe dans la région viticole du Médoc dans le département de la Gironde.

HISTOIRE

Comme dans le reste du Médoc, les premières traces de vignes à Pauillac datent de l’Antiquité pendant l’occupation romaine. Cependant, la région comprenait alors de nombreux marécages. La particularité du lieu tient ici dans l’établissement d’un port dont la première activité a été le commerce du bronze. Et c’est autour de ce lieu d’échanges commerciaux que le vignoble va se développer et attirer des investisseurs.

Ce n’est véritablement qu’au milieu du XIIIème siècle que les premiers foyers viticoles se développent. Les plantations s’étendent progressivement et au XVIIème siècle, les anciennes seigneuries deviennent peu à peu des propriétés de la noblesse de robe bordelaise. L’influence des Hollandais concourt au drainage ce qui permet une mise en culture de secteurs inexploités jusqu’alors. Ils sont également à l’origine de la constitution des grands domaines viticoles dans cette région. A partir du XVIIIème siècle, l’évolution est rapide. Les constructions se multiplient, les techniques s’améliorent. Les nouvelles plantations se font exclusivement avec des « cépages à petits grains » : le cabernet-sauvignon N surtout, mais aussi les carmenère N, cabernet franc N, petit verdot N, cot N et merlot N.

Pauillac devient alors le plus important port des vins du Médoc, véritable porte d’entrée et de sortie de toute la production vinicole. Au début du XIXème siècle, des négociants et des courtiers investissent dans plusieurs propriétés. Si aujourd’hui la ville dispose surtout d’un port de plaisance, au XIXème et au XXème siècles, Pauillac est le siège d’industries lourdes (hauts fourneaux, raffinerie de pétrole) et une porte ouverte sur le monde car c’est l’une des escales des grands transatlantiques à destination de l’Amérique du Sud.

Au début du XXème siècle avec la mise en place progressive du concept d’appellation, la définition de l’appellation « Pauillac » est d’abord judiciaire. Et c’est en vertu des usages « locaux, loyaux et constants » que le jugement du tribunal de Lesparre du 29 novembre 1926 octroie le droit à l’appellation « Pauillac » à certaines parcelles des communes de Cissac-Médoc, Saint- Estèphe, Saint-Julien-Beychevelle et Saint-Sauveur car elles appartenaient historiquement à des crus classés de la commune de Pauillac. Par la suite, le décret de l’appellation d’origine contrôlée « Pauillac » publié le 14 novembre 1936 reprend ces dispositions.

Le vignoble de Pauillac s’étend aujourd’hui sur près de 1 250 hectares (3 090 acres) où se côtoient encore d’une part les grandes propriétés à la renommée mondiale qui exploitent 90 % du vignoble et d’autre part une soixantaine de petites exploitations fréquemment en métayage et structurées autour d’une cave coopérative qui depuis 1933 fédère les petits vignerons pauillacais.

Le vignoble d’appellation « Pauillac » produit en moyenne 55 000 hectolitres (1,45 M d’US gallons) de vins rouges tranquilles.

CLIMAT ET SOLS

Dans le département de la Gironde et dans la partie centrale de la presqu’île du Médoc, à 50 kilomètres (31 mi) au Nord de Bordeaux sur la rive gauche de l’estuaire, la zone géographique de production de l’appellation d’origine contrôlée « Pauillac » correspond au territoire de la commune de Pauillac ainsi qu’à une partie du territoire des communes de Cissac-Médoc, Saint-Estèphe, Saint-Julien- Beychevelle et Saint-Sauveur.
Cette appellation, qui s’inscrit dans le contexte d’un climat océanique tempéré, bénéficie de facteurs climatiques favorables à l’établissement d’un grand vignoble par l’effet thermique régulateur engendré par la présence des eaux de l’Océan Atlantique et de la Gironde. Le climat océanique, accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine d’un effet millésime marqué. Mais les principales caractéristiques de cette région sont surtout associées à la géologie typique de ce bassin sédimentaire, à l’histoire géologique originale de ses sols, au modelé et à la topographie, ainsi qu’aux composantes pédologiques actuelles de ses terres à vignes.

La géologie de la commune de Pauillac correspond à l’extension de terrasses graveleuses disposées parallèlement à l’estuaire de la Gironde, à des altitudes variant de 3 à 30 mètres (10 à 100 pi). Ces terrasses d’âge quaternaire et d’une épaisseur de l’ordre d’une dizaine de mètres en moyenne, recouvrent presque totalement les marnes et calcaires de l’Éocène et de l’Oligocène sur lesquels elles reposent. Perpendiculairement à l’axe de l’estuaire, les terrasses ont été disséquées par un réseau hydrographique dense, affluent de la Gironde : les « esteys » et les « jalles ». Sur l’ensemble du territoire, les zones de dépressions sont souvent comblées de sables éoliens (Sables des Landes). En bordure de l’estuaire, les alluvions récentes appelées localement « palus » complètent la diversité des formations rencontrées. Ainsi les sols de graves plus ou moins sableuses des croupes dominent les sols sableux sur argiles des dépressions et les argiles grises et noires des « palus » et marais.
Par l’étagement en terrasses disséquées, le territoire de Pauillac jouit d’un modelé de croupes de graves particulier et reconnaissable. Le moutonnement et le nombre important des croupes confèrent au territoire une morphologie unique et propice, par les expositions, la proximité de l’estuaire et les propriétés drainantes des sols, à la naissance d’une viticulture de très haute qualité. De grands axes de dissection isolent le territoire de ses voisins et coïncident avec les limites administratives de la commune à de rares exceptions près.

Les paysages de Pauillac se déclinent en trois principaux systèmes de croupes viticoles de tailles variables : la plus étendue dans la partie méridionale de la commune où l’on trouve les hameaux de Saint-Lambert et Bages est limitée au Sud par le vallon de Juillac, qui correspond également avec la limite administrative de Saint-Julien-Beychevelle, et au Nord par le vallon du Gaêt ; ce dernier isole la plus réduite dans la partie centrale de la commune structurée autour du hameau d’Artigues ; la croupe septentrionale organisée autour du hameau du Pouyalet est limitée au Nord par le chenal et le marais de Lafite qui coïncident avec la limite entre les communes de Pauillac et Saint-Estèphe. La ville et le port de Pauillac sont situés en contrebas de ces croupes sur la rive de l’estuaire.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Pauillac du département de la Gironde ainsi que sur ceratines  parcelles  des communes suivantes: Saint-Estèphe, Saint-Julien Beychevelle et Saint-Sauveur.

Source: wikipedia.org

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde (en dehors des certaines parcelles citées an annexe): Cissac- Médoc, Saint-Estèphe, Saint-Julien-Beychevelle, Saint Laurent-Médoc, Saint-Sauveur, Saint-Seurin-de-Cadourne et Vertheuil.

Parcelles autorisées en dehors de l’appellation et autorisées à utiliser l’appellation Pauillac: https://www.terroirsdumondeeducation.com/wp-content/uploads/2022/11/AGRT1908075A-CDC-Pauillac-vdef.pdf

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit verdot N

Pas de restriction pour les assemblages

Il s’agit de vins tranquilles rouges, de couleur intense, tanniques, présentant d’excellentes aptitudes au vieillissement. Ils sont issus généralement d’assemblage dans lesquels le cabernet-sauvignon N est souvent majoritaire.

RENDEMENTS MAXIMAUX

63 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 7 000 pieds à l’hectare.

Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 1,50 mètre et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre.

La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).

Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes avec un maximum de douze yeux francs par pied:

—  la taille dite «médocaine» à astes, ou la taille à cots et à astes, le pied portant deux astes à quatre yeux maximum par aste pour les cépages cot N, cabernet-sauvignon N, merlot N et petit verdot N, ou cinq yeux maximum par aste pour les cépages cabernet franc N et carmenère N. Les cots de retour sont taillés à deux yeux francs;

—  la taille à cots à deux cordons, ou en éventail à quatre bras.

L’irrigation pendant la période de végétation de la vigne peut être autorisée conformément aux dispositions de l’article D. 645-5 du code rural et de la pêche maritime.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux – Médoc » ou « Grand Vin de Bordeaux – Médoc ». Les dimensions des caractères de cette dénomination ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

CRUS CLASSÉS (CLASSIFICATION DE 1855)

Premiers crus : Château Latour, Château Lafite Rothschild, Château Mouton Rothschild

Deuxièmes crus : Château Pichon-Longueville, Château Pichon-Longueville-Lalande

Quadrirème crus: Château Duhart-Milon

Cinquième crus : Château Pontet-Canet, Château Batailley, Château Haut-Batailley, Château Grand-Puy-Lacoste, Château Grand-Puy-Ducasse, Château Lynch-Bages, Château Lynch-Moussas, Château d’Armailhac, Château Haut-Bages-Libéral, Château Pédesclaux, Château Clerc-Milon, Château Croizet Bages

crus Bourgeois: voir CLASSIFICATION DES CRUS DE BORDEAUX

Dernière modification du cahier des charges: : 9 août 2019

SAINT-ESTÈPHE AOP

L’APPELLATION

L’appellation Saint-Estèphe est réservée aux vins tranquilles rouges élaborés dans l‘appellation qui se situe dans la région du Médoc en Gironde.

HISTOIRE

Au XIIIème siècle, Gui Martin de Saint-Estèphe qui dirige l’archiprêtré de Lesparre, est seigneur de Calon. Saint-Estèphe commence alors à être connue pour ses « bonnes vignes » qui sont déjà plus rémunératrices que les céréales. Sur le territoire de ce qui deviendra plus tard la commune de Saint-Estèphe, d’autres seigneuries constituent le socle historique des hameaux, comme la seigneurie de Blanquet ou la seigneurie vassale de Lassalle de Pez.

Au XVIIème et XVIIIème siècles, la dîme de « Saint-Estèphe » est la plus importante de toutes celles de la région du Médoc. L’histoire retient cependant que la notoriété des vins de « Saint-Estèphe » est intimement liée à l’activité des négociants bordelais qui élèvent et commercialisent ces vins.

Le XIXème siècle, marqué par la prospérité, voit la création des grandes propriétés actuelles. Des beaux et grands châteaux, datant de cette époque, témoignent de leur prospérité, de leur puissance et de leur dynamisme.
Comme dans les autres appellations d’origine contrôlées viticoles de la presqu’île du Médoc, les « crus » de la commune de Saint-Estèphe font l’objet d’une reconnaissance par les différents classements de propriétés réalisés depuis les XVIIème et XVIIIème siècles. Ainsi le « Classement des vins de Bordeaux de 1855 » reconnaît cinq « crus » sur la commune de Saint-Estèphe et le « Classement des crus Bourgeois de 1932 » récompense une quarantaine de « crus ».

Aujourd’hui, près de la moitié des vins de Saint-Estèphe sont commercialisés hors du territoire national vers la Belgique, l’Angleterre, l’Allemagne et les Pays-Bas ou exportés vers les Etats-Unis, la Suisse et l’Asie.
Une cave coopérative rassemble plus de 80 adhérents qui exploitent une superficie en vigne de 120 hectares (297 acres).

L’appellation d’origine contrôlée « Saint-Estèphe » est reconnue par le décret du 11 septembre 1936. Le vignoble produit en moyenne 65 000 hectolitres de vins rouges tranquilles.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Estèphe » se situe sur la rive gauche de la Gironde dans la presqu’île du Médoc à mi-chemin entre Bordeaux et la Pointe de Grave.
Cette zone géographique s’inscrit dans la géologie particulière de la presqu’île du Médoc viticole qui correspond à l’extension de terrasses graveleuses disposée parallèlement à l’estuaire de la Gironde, à des altitudes variant de 4 mètres à 40 mètres (13 à 131 pi).
Ces terrasses d’âge quaternaire et d’une épaisseur de l’ordre d’une dizaine de mètres en moyenne, reposent sur les marnes et calcaires de l’éocène et de l’oligocène qui affleurent notamment dans la partie occidentale de la commune de Saint-Estèphe. Le « Sable des Landes » (sable éolien du Quaternaire) recouvre toutes ces formations à l’ouest, en limite de forêt. En bordure de l’estuaire, les alluvions récentes appelées localement « palus » complètent la diversité des formations rencontrées.

Les « jalles » et les « esteys », ruisseaux qui drainent l’ensemble des sols vers la Gironde, ont disséqué ces milieux pour individualiser les croupes de graves et coïncident avec plusieurs limites communales. Ainsi, la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Estèphe » correspond au territoire de la commune de Saint-Estèphe. Le territoire de cette commune est séparé de la commune de Saint-Seurin-de-Cadourne, au nord, par le marais drainé par « l’Estey de la Calupeyre » et au sud, par le marais de Lafite, drainé par la « Jalle du Breuil ».

Sur les croupes de graves, les sols sont à dominante sablo-graveleuse ou argilo- graveleuse. Dans la partie occidentale, le socle de calcaire dur est recouvert irrégulièrement par des sols sablo-graveleux et des sols de rendzines superficielles. La richesse sédimentaire locale est, en partie, à l’origine de la diversité des paysages et des différents coloris de sols. La toponymie locale renvoie à la fois à la topographie en croupes et à la nature des sols graveleux avec des noms comme « Cos » ou « Pez ».

L’appellation d’origine contrôlée « Saint-Estèphe » est la plus septentrionale des appellations d’origine contrôlées « communales » de la région du Médoc et la seconde par sa superficie.
Le vignoble occupe l’essentiel du territoire communal sur les hauteurs des croupes et structure ainsi les paysages. Il est parcouru par un dense réseau de routes secondaires qui desservent plusieurs hameaux. Ces hameaux, comme, par exemple, ceux de Marbuzet, Blanquet, Pez, Leyssac ou Saint-Corbian, sont implantés autour de châteaux viticoles.

Les plus grands « crus » s’identifient par de beaux châteaux isolés au milieu de leur vignoble.
Au sud et au nord de la commune, les vallons humides, constituant des zones de marais perpendiculaires à l’estuaire, sont en prairies et localement boisés.

Enfin, trait caractéristique de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Estèphe », les croupes de graves viticoles, à l’est, sont très proches de l’estuaire réduisant ainsi les zones de « palus » à une bande de 200 mètres à 300 mètres (655 et 985 pi) de large.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur territoire de la commune de  Saint-Estèphe du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2021.

Cos d’Estournel. Source: flickr.com

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2021 : Cissac-Médoc, Pauillac, Saint-Sauveur, Saint-Seurin-de-Cadourne et Vertheuil.

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit verdot N

Pas de restriction pour les assemblages

Il s’agit de vins tranquilles rouges, de couleur intense, tanniques, présentant d’excellentes aptitudes au vieillissement. Ils sont issus généralement d’assemblage dans lesquels le cabernet-sauvignon N est souvent majoritaire.

RENDEMENTS MAXIMAUX

63 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13, 5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 7 000 pieds à l’hectare.

Ces vignes ne peuvent présenter un écartement entre les rangs supérieur à 1,50 mètre et un écartement entre les pieds sur un même rang inférieur à 0,80 mètre.

La taille est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées(stade 9 de Lorenz).
Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes avec un maximum de 12 yeux francs par pied :

—  la taille dite «médocaine» à astes,ou lataille à cots et à astes, le pied portant deux astes à 4 yeux maximum par aste pour les cépages cot N, cabernet-sauvignon N, merlot N et petit verdot N, ou 5 yeux maximum par aste pour les cépages cabernet franc N et carmenère N. Les cots de retour sont taillés à deux yeux francs ;

—  la taille à cots à 2 cordons, ou en éventail à 4 bras.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux – Médoc » ou « Grand Vin de Bordeaux – Médoc ». Les dimensions des caractères de cette dénomination ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

CRUS CLASSÉS (CLASSIFICATION 1855)

Seconds Grands Crus : Château Cos d’Estournel, Château Montrose

Troisièmes Crus Classés : Château Calon Ségur

Quatrièmes Crus : Château Lafon Rochet

Cinquièmes Crus : Château Cos Labory

Dernière modification du cahier des charges: : 26 novembre 2021

HAUT-MÉDOC AOP

L’APPELLATION

 L’appellation Haut-Médoc est réservée aux vins tranquilles secs rouges élaborés sur le territoire de certaines communes du département de la Gironde dans la région viticole du Médoc.

HISTOIRE

Dans l’Antiquité, le « Haut-Médoc » se partage entre le territoire des Médullis, au nord, et celui des Bituriges Vivisques, fondateurs de Burdigala, ville ancêtre de Bordeaux, au sud. Ainsi, dès l’origine, le « Haut-Médoc » se trouve à la fois soumis à l’influence de l’extension du vignoble citadin bordelais et tributaire du développement de ses foyers viticoles historiques locaux.

A la fin de la Guerre de Cent ans, vers le milieu du XVème siècle, les vignobles du « Haut-Médoc » se situent en bordure de la route de la Rivière et le long de la Levade, route antique centrale du Médoc. Ces foyers viticoles médiévaux se trouvent groupés autour des structures ecclésiastiques et des tenants du droit de bourgeoisie de Bordeaux. Au sein de leurs domaines, dès le XVIème siècle, les nobles bordelais et les nobles locaux créent des maines, puis des bourdieux, ancêtres du château viticole typique de la région du « Haut-Médoc ».

Au XVIIème siècle, l’expansion viticole, se fait depuis les portes de Bordeaux par multiplication de ces métairies dont la vocation ne fait que s’amplifier au fil du temps.
Au XVIIIème siècle, le succès de ces « New French Clarets » conduit à une vague de défrichement des terres occupées auparavant par la lande. Ainsi, ce siècle est marqué par une croissance continue de la vigne sur les sols de graves désormais clairement identifiés comme les plus qualitatifs.

Les nouvelles plantations se font exclusivement avec des « cépages à petits grains » : carmenère N, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, petit verdot N, cot N, merlot N. Dans ces paroisses viticoles, en un siècle, la part des vignes dans les exploitations est devenue majoritaire. Ces remembrements entrepris aux XVIIème et XVIIIème siècles permettent de planter de grandes surfaces de vignes en quinconces à la « rège » (en rangs palissés dont l’écartement est inférieur à un mètre) selon la tradition médocaine et le palissage avec des lattes de pins apparaît.

Les sols sont désormais travaillés et drainés. On déchausse les pieds au printemps et on les chausse à l’automne (cavaillonner) pour un meilleur enracinement des pieds et une protection contre le gel.
Après les troubles de la Révolution et les guerres d’Empire, la croissance viticole trouve un nouvel élan. Il dure un siècle et engendre en Haut-Médoc la monoculture de la vigne. Malgré les aléas de la période des maladies, la croissance viticole connue au cours du XIXème siècle porte les vignes à des niveaux jusqu’alors inconnus.

Au XXème siècle, le vignoble qui s’étend depuis les portes de Bordeaux entame un inéluctable reflux face à la croissance de l’agglomération. Hormis les terres conquises par la ville, ces abandons viticoles définitifs touchent principalement les terres de palus, les « terreforts » et les graves de la haute terrasse qui dispose d’un relief très peu sculpté par l’érosion.
L’appellation d’origine contrôlée « Haut-Médoc » est reconnue par décret le 14 novembre 1936. Les gelées de février 1956 confortent l’abandon de certains secteurs précédemment explorés. Ensuite, la croissance viticole reprend sur l’ensemble des sols caractéristiques du « Haut-Médoc ».

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Haut-Médoc » s’étend sur la rive gauche de la Garonne puis de la Gironde dans le prolongement de l’agglomération bordelaise. Depuis Le Taillan-Médoc au sud jusqu’à Saint-Seurin- de-Cadourne au nord, cette zone s’étire sur près de 50 kilomètres et à peine plus d’une dizaine de kilomètres d’est en ouest. La zone géographique correspond ainsi à une partie de celle de l’appellation d’origine contrôlée « Médoc » et concerne les communes situées en amont de l’estuaire de la Gironde, expliquant le nom de cette appellation. Elle concerne 29 communes du département de la Gironde.

Malgré son climat à dominante atlantique, la façade fluviale du « Haut-Médoc » se différencie des communes plus au nord du Médoc par un nivellement relatif des fluctuations saisonnières ainsi qu’une pluviosité modérée. Ces facteurs climatiques favorables sont dus à l’effet thermique régulateur engendré par la présence des eaux de l’Océan Atlantique et de la Gironde.

Le climat océanique, accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine d’un effet millésime marqué. Mais les principales caractéristiques sont surtout associées à la géologie typique de ce bassin sédimentaire, à l’histoire géologique originale de ses sols, au modelé et à la topographie, ainsi qu’aux composantes pédologiques actuelles de ses terres à vignes.

Au gré des évolutions marines du Tertiaire se forme une succession de couches argilo-calcaires, en bancs massifs, comme celui caractéristique dit de « Listrac ». Durant le Quaternaire, avec les alternances de périodes glaciaires et d’interstades tempérés, les apports des fleuves sont constitués de moraines, graviers, sables et limons. Après un phénomène d’inversion de relief dû à l’érosion, les vestiges de ces épandages sédimentaires sont devenus des buttes témoins de graves garonnaises, ou graves glaciaires, dont la taille peut aller de la petite dragée au gros galet, étagées en terrasses successives.

La topographie est également un facteur déterminant. En effet, le découpage en croupes (« cos »), fruit de l’érosion mais aussi du creusement des lits de la Garonne et de ses affluents (« esteys » et « jalles ») durant les périodes glaciaires, est particulièrement affirmé.

Les sols se répartissent ainsi entre des nappes de graves sableuses et argileuses charriées par la Garonne et la Dordogne au Quaternaire et des sols argilo- calcaires tertiaires soumis à une poussée anticlinale.
Ainsi les paysages viticoles sont caractérisés par un relief peu marqué (entre 3 mètres et 50 mètres / 10-165 pi d’altitude), limité à l’ouest par la forêt, à l’est par la Garonne ou par l’estuaire de la Gironde et au sud par l’agglomération Bordelaise. Du sud au nord, se succèdent les croupes de graves viticoles délimitées par les jalles et des secteurs plus marécageux non viticoles.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2022 (mise à jour de la date le 20.2.2023): Arcins, Arsac, Avensan, Blanquefort, Castelnau-de-Médoc, Cissac-Médoc, Cussac-Fort-Médoc, Labarde, Lamarque, Listrac-Médoc, Ludon-Médoc, Macau, Margaux-Cantenac, Moulis-en-Médoc, Parempuyre, Pauillac, Le Pian-Médoc, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Estèphe, Saint-Julien-Beychevelle, Saint-Laurent-Médoc, Saint-Médard-en-Jalles, Saint- Sauveur, Saint-Seurin-de-Cadourne, Sainte-Hélène, Soussans, Le Taillan-Médoc et Vertheuil.

Source: https://www.winetourism.com/

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2021.

Aire de dérogation Haut- Médoc AOP

PRINCIPAUX CÉPAGES

cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit verdot N

Il s’agit de vins tranquilles rouges, de couleur intense, tanniques, présentant d’excellentes aptitudes au vieillissement. Ils sont issus généralement d’assemblage dans lesquels le cabernet-sauvignon N est souvent majoritaire.

Les cépages arinarnoa N, castets N marselan N, et touriga nacional N ont été ajoutés dans le cahier des charges. Ces cépages sont des cépages tardifs ce qui peut être un atout dans le contexte de réchauffement climatique. De plus, ces variétés présentent de faible sensibilité à la pourriture, ainsi qu’à l’oïdium et au mildiou. Ces 4 variétés présentent des aptitudes à produire des vins colorés, complexes, corsés et structurés, en cohérence avec les typicités des vins rouges de l’appellation Médoc. Ces cépages sont limités à 5 % de l’encépagement et à 10 % dans l’assemblage. Modification du 20.2.2023.

    RENDEMENTS MAXIMAUX

    65 hectolitres par hectare

    CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

    En rouge: modification du 31/05/2025

    Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées dans la limite d’un taux de concentration de 15 %. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5 % (modification du 31/07/2025).

    La date minimale d’élevage passe du 31 mai qui suit la récolte au 31 mars qui suit la récolte. Cette réduction de l’élevage potentielle permet d’avoir plus sur le fruit et d’avoir différentes gammes avec des vins faciles à boire et des vins de garde plus sophistiqués. Cela a également un impact sur la date de mise en marché consommateur.Modification du 20.2.2023.

    CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

    Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 500 pieds par hectare. L’écartement entre les rangs est inférieur ou égal à 1,80 mètre et l’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,70 mètre.

    1. La distance minimale entre les pieds sur un même rang est abaissé de 0,80 m à 0,70 m. Cette mesure permet d’augmenter la densité de plantation ce qui permet une plus grande compétition entre cep et une meilleure qualité des raisins. Modification du 20.2.2023.

    La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz).

    Les vignes plantées à plus de 0,80 mètre entre pieds sur le rang sont taillées selon les techniques suivantes :

    • —  tailleàdeuxastes,Guyotdoubleoutaillemédocaine,avec5yeuxfrancsauplusparaste;
    • —  taille en Guyot simple ou Guyot mixte, avec 7 yeux francs au plus par pied ;
    • —  taille à cots, en éventail à 4 bras ou à 2 cordons, avec 12 yeux francs au plus par pied, ou à 1 cordon avec 7 yeux francs au plus par pied. Pour les vignes plantées entre 0,70 m et 0,80 m sur le rang, seules les tailles à 1 cordon, en éventail à 4 bras max et Guyot simple sont autorisées. En outre, ces vignes ont une charge limitée à 7 yeux francs par pieds.

    Les règles de taille sont adaptés pour les vignes dont l’écartement entre les pieds est compris entre 0,70 m et 0,80 m.Modification du 20.2.2023.

    Les différentes dispositions environnementales sont ajoutées. Modification du 20.2.2023.

    • —  Les pieds morts doivent être évacués des parcelles, tout stockage de ces pieds morts est interdit sur les parcelles.
    • —  Avant chaque nouvelle plantation, tout opérateur doit procéder à une analyse physico-chimique du sol de la parcelle culturale afin de disposer de tous les éléments nécessaires à la connaissance de la situation viticole et des potentialités de celle-ci.
    • —  Afin de préserver les caractéristiques du milieu physique et biologique qui constitue un élément fondamental du terroir:
    • —  Le désherbage chimique des tournières est interdit.
    • —  Le désherbage chimique total des parcelles est interdit.
    • —  Tout opérateur calcule et enregistre son IFT. Ces modifications tendent à mieux prendre en compte les demandes sociétales de réductions de l’utilisation des produits phytosanitaires et une meilleure prise en compte de l’environnement. Modification du 20.2.2023.

    Les produits bénéficiant du SIQO (Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine) « Médoc » sont issus soit :

    · D’exploitations certifiées en agriculture biologique incluant l’atelier de production concerné par le SIQO ;

    · D’exploitations certifiées de niveau 3 de la certification environnementale des exploitations,

    au titre du CRPM (Code rural et de la pêche maritime) ;

    · D’exploitations certifiées de niveau 2 de la certification environnementale des exploitations, au titre du CRPM ;

    · D’exploitations adhérant à une démarche bénéficiant d’une reconnaissance d’équivalence totale au niveau 2 de la certification environnementale, au titre du CRPM ;

    · D’exploitations adhérant à une démarche bénéficiant d’une reconnaissance d’équivalence partielle de niveau 2 de la certification environnementale pour l’atelier correspondant à la production du SIQO, au titre du CRPM.

    Ajout du 31/07/2025

    AUTRES CARACTÉRISTIQUES

    L’étiquetage peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux – Médoc » ou « Grand Vin de Bordeaux – Médoc ». Les dimensions des caractères de cette dénomination ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

    Troisièmes Crus: Château La Lagune
    Quatrièmes Crus: Château La Tour Carnet
    Cinquièmes Crus: Château Belgrave, Château Cantemer, le Château de Camensac

    crus Bourgeois: voir CLASSIFICATION DES CRUS DE BORDEAUX

    Dernière modification du cahier des charges: : 31/07/2025

    Ratification de l’Union Européenne le 26/02/2026

    MÉDOC AOP

    NB: Depuis le 31 juillet 2025, la production de vins blancs dans l’AOP Médoc est autorisée

    L’APPELLATION

     L’appellation Médoc est réservée aux vins tranquilles rouges dont la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de certaines communes du département de la Gironde.

    HISTOIRE

    Les Médullis, peuplade qui donna son nom à la région du Médoc, découvrent les vins romains dès l’Antiquité. A l’époque gallo-romaine dans la pars agraria des villas, la culture de la vigne commence à faire son apparition. Aux XIVème et XVème siècles, les vignes se concentrent essentiellement autour des grandes seigneuries et des fondations ecclésiastiques et ce, quelle que soit la nature des sols, graves, argilo-calcaires et, dans une moindre mesure, sables et sols de palus.

    Une nouvelle structure agraire apparaît à la Renaissance permettant l’émergence des premiers vins de château. Au cours du XVIIème siècle, l’assainissement des marais de Gironde, l’acquisition d’un savoir-faire, l’apport de capitaux citadins et une première reconnaissance officielle du « Médoc » à travers les qualités de ses vins (mise en place des premiers classements de propriétés), rassemblent toutes les conditions favorables à un développement important du vignoble. Au XVIIIème siècle la « fureur de planter » touche toutes les classes sociales, de la noblesse d’épée et surtout de robe, bourgeois, artisans, négociants et boutiquiers, laboureurs et paysans.

    Après le Grand Hiver de 1709 et pendant la vogue des « New French Clarets », les nouvelles plantations se font exclusivement avec des « cépages à petits grains » : carmenère N, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, petit verdot N, cot N, merlot N. Dans ces paroisses viticoles, en un siècle, la part des vignes dans les exploitations est devenue majoritaire et le vignoble occupe de façon continue les terres à vignes, désormais bien identifiées. Ces remembrements entrepris aux XVIIème et XVIIIème siècles permettent de planter de grandes surfaces de vigne, en quinconce, à la « rège » (en rangs palissés dont l’écartement est inférieur à un mètre) selon la tradition médocaine et le palissage avec des lattes de pins apparaît.

    La production de vin blanc en Médoc remonte au moins au début du XVIII° siècle, elle est donc. quasiment contemporaine de la naissance des grands vins rouges. Bien que concernant des superficies restreintes elle bénéficie d’une réputation notoire.

    A partir de la fin du XIXème siècle, la généralisation du greffage permet au merlot N de mieux résister à la coulure et il entame son irrésistible percée, le cabernet franc N se cantonne en général aux sols argilo-calcaires, le petit verdot N, part à la conquête des coteaux, le cot N et la carmenère N entrent en désuétude.

    La production des vins blancs s’est développée jusqu’à atteindre plus de 16000 hectolitres de vinsblancs produits en 1929. La production des vins blancs laissa cependant la place à la production des vins rouges plus réputés et alors reconnus au travers des décrets d’appellation d’origine, et prirent le pas sur les blancs ; les volumes de vins blancs diminuèrent alors jusqu’à atteindre 1800 hectolitres en 1969.

    Malgré les aléas de la période des maladies, la croissance viticole connue au cours du XIXème siècle porte les vignes à des niveaux jusqu’alors inconnus. Au début du XXème siècle, lorsque la « mode des vins fins passa aux vins forts » (J. DAUREL), le cabernet-sauvignon N devient le cépage principal. Par la suite, durant un demi-siècle, le vignoble se contracte progressivement autour des noyaux d’élite que sont les croupes de graves historiquement mises en valeur par la vigne.

    L’appellation d’origine contrôlée « Médoc » est reconnue par décret le 14 novembre 1936. Les gelées de février 1956 confortent l’abandon de certains terrains.

    Au tournant du nouveau millénaire de nombreux domaines médocains relancent la production de blanc. La production de vins blancs en Médoc dépasse alors les 5 000 hectolitres en 2023.

    CLIMAT ET SOLS

    Au gré des évolutions marines de l’ère Tertiaire se forme une succession de  couches argilo-calcaires, en bancs massifs (comme celui dit de « Listrac ») ou sous forme d’affleurements (anticlinal de Couquèques). Durant le Quaternaire, avec les alternances de périodes glaciaires et d’interstades tempérés, les apports des fleuves sont constitués de moraines, graviers, sables et limons. Après un phénomène d’inversion de relief dû à l’érosion, les vestiges de ces épandages sédimentaires sont devenus des buttes témoins de graves garonnaises, ou graves glaciaires, dont la taille peut aller de la « petite dragée » au gros galet.

    L’autre facteur déterminant dans la région du Médoc est topographique. Il consiste dans le découpage en croupes appelées « cos », fruit de l’érosion mais aussi du creusement des lits de la Garonne et de ses affluents (« esteys » et « jalles ») durant les périodes glaciaires.

    Ainsi les sols de la région du Médoc se répartissent entre des nappes de graves sableuses et argileuses charriées par la Garonne et la Dordogne au Quaternaire et des sols argilo-calcaires tertiaires soumis à une poussée anticlinale.

    La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Médoc » est située dans le département de la Gironde sur la rive gauche de la Garonne, puis de la Gironde au nord de Bordeaux. Cette partie viticole de la presqu’île médocaine s’étire sur près de 80 kilomètres (50 mi) du nord au sud et à peine plus d’une dizaine de kilomètres d’est en ouest et s’étend sur 52 communes.

    La façade fluviale de la région du Médoc se singularise par une modération des fluctuations saisonnières et par une pluviosité très mesurée pour un climat atlantique. Bien que la position septentrionale de la zone géographique rende le climat moins chaud qu’au sud de la presqu’île, les précipitations qu’elle reçoit sont moindres. Ces facteurs climatiques favorables à la viticulture sont dus à l’effet thermique régulateur engendré par la présence de l’Océan Atlantique à l’ouest, et l’estuaire de la Gironde à l’est. Le climat océanique, accompagné certaines années de quelques dépressions automnales pluvieuses ou, au contraire d’arrière- saisons chaudes et très ensoleillées, est à l’origine d’un effet millésime marqué.

    Les paysages viticoles qui en découlent sont caractérisés par un relief peu marqué (entre 3 mètres et 50 mètres / 10 et 165 pi d’altitude), limité à l’ouest par la forêt, à l’est par l’estuaire de la Gironde. Du sud au nord, se succèdent les croupes de graves viticoles délimitées par les « jalles » et des secteurs plus marécageux non viticoles.

    DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

    La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 1er mars 2024 : Arcins, Arsac, Avensan, Bégadan, Blaignan-Prignac, Blanquefort, Castelnau-de-Médoc, Cissac-Médoc, Civrac-en-Médoc, Couquèques, Cussac-Fort-Médoc, Gaillan-en-Médoc, Grayan-et- l’Hôpital, Jau-Dignac-et-Loirac, Labarde, Lamarque, Lesparre-Médoc, Listrac-Médoc, Ludon-Médoc, Macau, Margaux-Cantenac, Moulis-en-Médoc, Naujac-sur-Mer, Ordonnac, Parempuyre, Pauillac, Le Pian-Médoc, Queyrac, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Christoly-Médoc, Saint-Estèphe, Saint-Germain- d’Esteuil, Saint-Julien-Beychevelle, Saint-Laurent-Médoc, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Sauveur, Saint-Seurin-de-Cadourne, Saint-Vivien-de-Médoc, Saint-Yzans-de-Médoc, Sainte-Hélène, Salaunes, Soulac-sur-Mer, Soussans, Le Taillan-Médoc, Talais, Valeyrac, Vendays-Montalivet, Vensac, Le Verdon-sur-Mer et Vertheuil. Mise à jour du 30 juillet 2025.

    Source: https://www.winetourism.com/

    DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

    L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Gironde sur la base du code officiel géographique en date du 1er janvier 2021

    PRINCIPAUX CÉPAGES

    cabernet franc N , cabernet-sauvignon N,  carmenère N, cot N – malbec, merlot N , petit verdot N

    Les vins rouges sont issus des cépages suivants :

    – cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, carmenère N, merlot N, cot N (ou malbec) et petit verdot N.

    – et des variétés arinarnoa N, castets N marselan N, et touriga nacional N,

    La proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation arinarnoa N, castets N marselan N et touriga nacional N, prises ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10% dans l’assemblage des lots de vins destinés à la commercialisation. . Ajout du 23/02/2023.

    Les vins blancs sont issus des cépages suivants :

    – muscadelle B, sauvignon B, sauvignon gris G, sémillon B.

    – et des variétés alvarinho B, floréal B, liliorila B, sauvignac B et souvignier gris

    La proportion des variétés alvarinho B, floréal B, liliorila B, sauvignac B et souvignier gris, prises ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 5% de l’encépagement de l’exploitation pour la couleur considérée.

    Vins blancs – La proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation alvarinho B, liliorila B, floréal B, sauvignac B, souvignier gris, prises ensemble ou séparément, est inférieure ou égale à 10% dans l’assemblage des lots de vins destinés à la commercialisation des lots de vins destinés à la commercialisation.

    Ajouts du 31/07/2023

    RENDEMENTS MAXIMAUX

    65 hectolitres par hectare

    CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

    En rouge: modification du 31/07/2025


    Ajout du 31/07/2025

    – Les vins rouges ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,5%. Les vins blancs ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13%. Modification et ajout du 31/07/2025

    La date minimale d’élevage passe du 31 mai qui suit la récolte au 31 mars qui suit la récolte. Cette réduction de l’élevage potentielle permet d’avoir plus sur le fruit et d’avoir différentes gammes avec des vins faciles à boire et des vins de garde plus sophistiqués. Modification du 23/02/2023.

    Afin de préserver leurs caractéristiques essentielles, les vins blancs font l’objet d’un élevage chez le vinificateur au moins jusqu’au 31 mars de l’année qui suit celle de la récolte. A cette date, l’opérateur doit justifier d’un passage en contenant de bois, pour au moins 30% du lot, pour une durée minimale de trois mois, durée pouvant inclure la période de vinification. réalisé

    Ajouts du 31/07/2025.

      CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

      Densité: Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds par hectare. L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2 mètres et l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,70 mètre.

      1. La distance minimale entre les pieds sur un même rangs est abaissé de 0,80 m à 0,70 m. Cette mesure permet d’augmenter la densité de plantation ce qui permet une plus grande compétition entre cep et une meilleure qualité des raisins. Modification du 23/02/2023.

      Règles de taille : La taille est obligatoire. Elle est effectuée au plus tard au stade feuilles étalées (stade 9 de Lorenz). Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes :

      Les vignes plantées à plus de 0,80 mètre entre pieds sur le rang sont taillées selon les techniques suivantes :

      — taille à deux astes, Guyot double ou taille médocaine, avec 5 yeux francs au plus par aste ;

      — taille en Guyot simple ou Guyot mixte, avec 7 yeux francs au plus par pied ;

      — taille à cots, en éventail à 4 bras ou à 2 cordons, avec 12 yeux francs au plus par pied, ou à 1 cordon avec 7 yeux francs au plus par pied.

      Pour les vignes plantées entre 0,70 m et 0,80 m sur le rang, seules les tailles à 1 cordon, en éventail à 4 bras max et Guyot simple sont autorisées. En outre, ces vignes ont une charge limitée à 7 yeux francs par pieds.

      Les produits bénéficiant du SIQO (Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine)« Médoc » sont issus soit :

      D’exploitations certifiées en agriculture biologique incluant l’atelier de production concerné par le SIQO ;

      D’exploitations certifiées de niveau 3 de la certification environnementale des exploitations, au titre du CRPM (Code rural et de la pêche maritime);

      D’exploitations certifiées de niveau 2 de la certification environnementale des exploitations, au titre du CRPM ;

      D’exploitations adhérant à une démarche bénéficiant d’une reconnaissance d’équivalence totale au niveau 2 de la certification environnementale, au titre du CRPM ;

      D’exploitations adhérant à une démarche bénéficiant d’une reconnaissance d’équivalence partielle de niveau 2 de la certification environnementale pour l’atelier correspondant à la production du SIQO, au titre du CRPM.

      Ajouts du 30/07/2025

      Modifications du 23/02/2023.

      Dispositions agro environnementales
      Les différentes dispositions environnementales sont ajoutées :

      • —  Les pieds morts doivent être évacués des parcelles, tout stockage de ces pieds morts est interdit sur les parcelles.
      • —  Avant chaque nouvelle plantation, tout opérateur doit procéder à une analyse physico-chimique du sol de la parcelle culturale afin de disposer de tous les éléments nécessaires à la connaissance de la situation viticole et des potentialités de celle-ci.
      • —  Afin de préserver les caractéristiques du milieu physique et biologique qui constitue un élément fondamental du terroir: — Le désherbage chimique des tournières est interdit.
        — Le désherbage chimique total des parcelles est interdit.
        — Tout opérateur calcule et enregistre son indice de fréquence de traitement. Ces modifications tendent à mieux prendre en compte les demandes sociétales de réductions de l’utilisation des produits phytosanitaires et une meilleure prise en compte de l’environnement. Ajout du 23/02/2023

      AUTRES CARACTÉRISTIQUES

      L’étiquetage peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bordeaux – Médoc » ou « Grand Vin de Bordeaux – Médoc ». Les dimensions des caractères de cette dénomination ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

      CRUS CLASSÉS (CLASSIFICATION DE 1855)

      Pas de Cu classé mais des Crus bourgeois et des Crus artisans. Voir CLASSIFICATION DES VINS DE BORDEAUX

      Dernière modification du cahier des charges: : 31/07/2025

      VIGNOBLES DU MÉDOC

      PRÉSENTATION DE LA RÉGION VITICOLE

      La région viticole du Médoc est située au nord-ouest du département de la Gironde. Elle s’étend du nord au sud sur une longueur de 80 kilomètres (50 mi) allant de la commune de Saint-Vivien-de-Médoc établie à quelques kilomètres de la Pointe de Grave à  la commune de Blanquefort en limite de l’agglomération bordelaise et sur largeur d’une dizaine de kilomètres limitée à l’est par l’estuaire de la Gironde au cours orienté sud-est, nord-ouest et par  l’immense forêt landaise de pins sylvestres à l’ouest qui la sépare de l’océan Atlantique.
      La zone viticole occupe les terrasses alluviales modelées en croupes (aussi connues sous le nom de Cos ) par l’érosion de la rive gauche de la Garonne à une altitude qui varie entre 2 et 43 m (6,5 et 141 pi).

      HISTOIRE

      Héritier d’une longue histoire de mise en valeur, ce territoire viticole, traversé par la Route des Vins, est parsemé de « Châteaux » viticoles, vastes domaines au patrimoine architectural varié, lesquels côtoient de très petites exploitations familiales dont la vinification, la commercialisation et la promotion sont renforcées par les diverses caves coopératives.

      La notoriété des vins de cette appellation d’origine contrôlée est ancienne et ses fondements reposent sur la notion de « Château ». Avec le mariage d’ALIENOR, Duchesse d’Aquitaine et D’HENRI PLANTAGENET, futur roi d’Angleterre en 1152, le développement des échanges commerciaux avec l’Angleterre a joué un rôle majeur dans la notoriété des vins du « Médoc » à l’étranger.

      En 1647, lorsque la « Jurade de Bordeaux » émet le premier classement des vins de Guyenne de l’histoire, les vins des paroisses du « Médoc » ont déjà établi leur renom. Sous Louis XV, ce classement est affiné par régions en le divisant d’abord par paroisses, puis par « crus ». Ces divers classements ont abouti en 1855 au Classement des vins de Bordeaux qui a consacré les vins du « Médoc » parmi ceux de Gironde. En complément, en 1932, le classement des « Crus Bourgeois du Médoc » est publié.

      CLIMAT ET SOLS

      Le vignoble du Médoc est soumis à un climat tempéré océanique doux et humide. La forêt des Landes protège le vignoble du Médoc des vents venant de la côte aquitaine. L’océan Atlantique, l’estuaire de la Gironde et la vaste forêt landaise dégagent une grande quantité de vapeur d’eau qui régule et limite l’amplitude annuelle des températures.

      Les formations calcaires du Cénozoïque constituent le soubassement profond de nombreux vignobles du Médoc, on les retrouve également dans de nombreux vignobles de Gironde, le Bassin aquitain était à l’époque un vaste golfe marin que la mer pénétrait plus ou moins profondément selon les périodes. Ces formations calcaires cénozoïques ont été recouvertes au Quaternaire par d’importantes nappes d’alluvions caillouteuses. On les retrouve à l’affleurement en quelques points du Médoc, là où l’érosion a été plus importante.

      Deux types de sols sont présents sur ces formations géologiques:

       sols graveleux dans le Haut-Médoc , sur les croupes et les plateaux couverts de graves alluviales. L’épaisseur des graves avec une texture grossière favorise le drainage des eaux de pluie. La vigne enfonce ses racines jusqu’à 5 m (16,5 pi). On y trouve tous les Grands Crus classés.

       sols bruns argilo-calcaires ou  argilo-sableux sur les affleurements calcaires cénozoïques à Moulis, Listrac, Saint-Estèphe, Saint Sauveur, Vertheuil, Cissac, Couquèques Valeyrac , Bégadan… Les sols sont constitués d’argiles, de limons et de sables en proportion variable selon l’endroit.

      La région Médocaine  se décompose en deux grandes régions, Médoc et Haut-Médoc,

      Le Médoc : Le Médoc  s’étend 5 522 hectares (13 645 acres) de vignes et comprend les AOPs Médoc,  Margaux,  Pauillac,   Saint-Julien,   Saint-Estéphe,  Moulis,  Listrac Médoc.

      Le Haut-Médoc est une AOP individuelle qui s’étend sur 4 682 hectares (11 570 acres) de vignes.

      Les principaux cépages sont : cabernet sauvignon petit verdot malbec merlot.

      Quelques vins blancs sont produits en Médoc, ils ne bénéficient que de l’A.O.C régionales Bordeaux.

      Trois classements des vins existent dans le Médoc : Grands Crus Classés, Crus Bourgeois, Crus Artisans. Les vins peuvent être classés ou non. Tous les vins de la sous-région Haut-Médoc peuvent prétendre à l’A.O.P Médoc

      CÉPAGES

      Le merlot est ici majoritaire (56 %), devant le cabernet sauvignon (39 %), petit verdot (3 %) et du cabernet franc (2 %).

      LES AOPs DU MÉDOC

      Le vignoble du Médoc regroupe donc 8 Appellations AOPs  comme suit :

      EN FORMT EXCEL

      EN FORMAT PDF

      VIGNOBLES DE BORDEAUX

      CHANGEMENT CLIMATIQUE À BORDEAUX

      PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

      Le vignoble bordelais s’étend sur 110 800 hectares (273 793 acres), avant l’arrachage de 2024/25 soit 25% du vignoble français et 12% de la superficie du département de la Gironde.  La production viticole se monte à 5 millions d’hectolitres (132 M d’US gallons) en moyenne soit 665 millions de bouteilles qui se décomposent de la manière suivante :

      85% des vins produits sont des rouges, 4% sont des clarets et rosés, 9% sont des blancs et  1% des crémants.

      On recense 5 660 viticulteurs dont 56% sont des exploitations individuelles d’une taille moyenne de 19,6 hectares (48,4 acres). Environ 5% des vignobles sont dédiés aux crus classés. Il existe quelque 300 maisons de négoce qui commercialisent les vins de Bordeaux dans plus de 170 pays. On compte 29 coopératives. 39% du vignoble est en AOP soit 23% de la production bordelaise. Il y a 77 courtiers qui assurent la relation entre les châteaux et les maisons de négoce.

      HISTOIRE

      Les origines du vignoble bordelais se situent à l’époque de la conquête romaine, quand, en 56 av. JC, Crassus conquiert Burdigala et soumet les Bituriges Vivisques, peuple celte à l’origine du bourg.

      Dans la cité décrite par le géographe grec Strabon au 1er siècle, le vin est pourtant encore peu présent. Importé de Pompéi puis du Narbonnais et d’Espagne, il reste une boisson chère dont le commerce n’enrichit que les Romains.

      La conquête de la Bretagne (la Grande-Bretagne d’aujourd’hui) par Claude et l’importation de la biturica, un cépage résistant dont l’origine reste discutée, scelleront la vocation viticole de Bordeaux. En 71 après JC, quand Pline visite la région, les vignes sont là.

      Du 1er au IVe siècle, de la conquête romaine à la célèbre apostrophe du poète Ausone à Bordeaux (« Toi qu’illustrent tes vins et tes fleuves »), le bourg biturige se transforme en une cité de négoce imprégnée d’une culture viticole qui pénètre tous les secteurs d’activité — l’économie, les métiers, les arts, l’architecture. Le vignoble gagne lui aussi du terrain. Il conquiert les faubourgs de Burdigala et les « côtes » de la rive droite.

      Cinq siècle d’invasions et de troubles auront presque raison du vignoble bordelais. Mais la propagation du christianisme — il faut du vin pour la messe — et l’accroissement démographique — qui fait défricher des terres nouvelles — assurent la continuité de sa culture. Le vignoble médiéval s’impose dans les faubourgs de la ville et dans les paroisses des Graves et du Médoc. Il progresse dans l’Entre-Deux-Mers.

      En offrant de nouveaux débouchés au vin de Bordeaux, l’Histoire va jouer en faveur du vignoble bordelais. En 1154, Henri II Plantagenêt, époux d’Alienor d’Aquitaine, monte sur le trône d’Angleterre. Les Anglais deviennent seigneurs d’Aquitaine, une province dont ils apprécient beaucoup le « Claret ».

      Fidèles sujets du suzerain, les Bordelais monnayent leur loyauté contre des privilèges fiscaux et commerciaux. En trois siècles d’histoire anglaise, Bordeaux établit ainsi un monopole sur la production, la vente, l’expédition et la distribution des vins vers la Grande-Bretagne. La vigne gagne du terrain dans les faubourgs de la ville, conquiert les « palus » des vallées et investit les ceintures des bourgades de Fronsac, Saint-Émilion, Cadillac, Saint Macaire, Langon, Barsac…

      En 1303, 102 724 tonneaux sont exportés, un record qui ne sera égalé qu’en 1950.

      Si les Anglais aiment le Claret, les Hollandais et leurs clients préfèrent les blancs et le solide vin des palus vinifié en rouge. Grands commerçants et acheteurs de vins, ils orientent les productions bordelaises et stimulent la création des premiers grands vins dont le célèbre « Ho-Bryan » (Haut-Brion).

      Dans une cité de Bordeaux qui connaît la splendeur, le vin de Bordeaux entre dans la course à la qualité. Il s’organise et se professionnalise, fait l’objet d’études et de classements. Très rapidement, la notion de cru gagne du terrain. Elle est employée par les Anglais pour les vins de Lafite, Latour et Margaux.

      1811 est un millésime de légende avec ses « vins de la comète », 1855 donne au monde le classement officiel des grands vins de la Gironde.

      Avec le XIXe siècle commence un nouvel âge d’or. En quelques décennies, la production double et les exportations triplent.

      La viticulture fait des progrès rapides (pulvérisation de soufre contre l’oïdium, palissage sur fil de fer, taille du Dr Guyot) qui facilitent les travaux et améliorent les rendements. Le vin se vend bien.

      Mais, en 1870-1872, l’inquiétude succède à l’euphorie. Le phylloxéra puis le mildiou attaquent la vigne sur tous les fronts. Les vins se raréfient, les prix augmentent.

      La bouillie bordelaise et bien d’autres traitements auront finalement raison de ces calamités, mais l’âge d’or est terminé. Surproduction, accroissement des coûts d’exploitation, chute des cours, diffusion de faux vins… économique, financière et de confiance, la crise est profonde.

      A l’aube de la Deuxième Guerre Mondiale, un dixième du vignoble bordelais doit être arraché.

      Le gel de 1956 et les grandes chaleurs de 1959 et 1961 marquent un tournant dans l’histoire des vins de Bordeaux. Tandis que le premier permet le rajeunissement et la restructuration de l’encépagement au profit du merlot, les secondes font prendre conscience de la nécessaire maîtrise des techniques de vinification.
      C’est la raison pour laquelle le vin de Bordeaux s’est autant transformé entre 1960 et aujourd’hui qu’au cours des 10 siècles précédents.
      Affirmant sa vocation qualitative, il est devenu un produit de haute technicité. Les oenologues, inconnus avant la guerre, ont pris les commandes de cette évolution. Techniciens et hédonistes du vin, ils ont joué un rôle déterminant dans la création du Bordeaux rouge moderne, vin d’assemblages savamment orchestrés, comme dans la révolution des Bordeaux blancs des années 80.

      Affiche de voyage de vin Art déco de Bordeaux 1937. Source: American Association of Wine Economists AAWE

      LES GRANDS NOMS DU VIN BORDELAIS

      Montesquieu (1689 – 1755).

      De sa région, le Montesquieu disait « l’air, les raisins, les vins des bords de Garonne et l’humeur des gascons sont d’excellents antidotes contre la mélancolie ». Abandonnant le Parlement le philosophe-vigneron se retira au coeur de ses terres, dans les Graves. A La Brède et Martillac, il se plaisait à améliorer les cépages et la qualité de ses vins qu’il expédiait à Paris et vers le vaste empire britannique.

      Thomas Jefferson

      Fin connaisseur de vin de Bordeaux, le 3e président des États-Unis (1801-1809) Thomas Jefferson, qui avait été ambassadeur en France à la fin du XVIIIe siècle, vouait un véritable culte au Château d’Yquem, et particulièrement pour son millésime 1784 dont il commanda de nombreuses bouteilles tout au long de sa vie.

      Le docteur Guyot

      Si la légende raconte que Saint Martin inventa la taille de la vigne en remarquant que les règes (rangs) dont les rameaux avaient été sectionnés par les chèvres en pâture, portaient davantage de grappes et que leurs raisins étaient plus beaux, c’est au docteur Jules Guyot, agronome, que Bordeaux doit ses savoir-faire en la matière de taille. Développée dans les années 1860, la taille Guyot (simple ou double) est une taille longue qui nécessite un palissage complet de la vigne. La plus grande partie du vignoble bordelais est ainsi conduite.

      Alexis Millardet

      Professeur de botanique à la faculté des sciences de Bordeaux, Alexis Millardet et son collègue chimiste Ulysse Gayon mirent au point la fameuse bouillie bordelaise : 3 kg de sulfate de cuivre et 1 kg de chaux vive dans 1 litre d’eau protégeant définitivement la vigne des attaques du mildiou.

      Émile Peynaud

      Père de l’œnologie moderne, Émile Peynaud soutint sa thèse en 1946 avant de rejoindre le professeur Jean Ribereau-Gayon à la Faculté d’œnologie de Bordeaux. Ses principes, simples, font toujours autorité :

      les raisins doivent parvenir au chai en bon état sanitaire et avoir atteint une bonne maturité phénolique,

      il faut extraire les tannins avec le maximum de souplesse,

      les températures doivent être contrôlées au cours de la fermentation et le temps de macération doit être adéquat,

      l’élevage doit préserver le fruit du vin, afin que les vins puissent être consommés dès leur jeunesse.

      Baron Philippe de Rothschild

      Agé de 20 ans quand il prit les rênes de Château Mouton en 1922, le baron Philippe de Rothschild a bouleversé le monde bordelais par ses nombreuses audaces comme la mise en bouteille au château, la notion de deuxième vin puis de vin de marque, et les étiquettes artistiques. En 1973, le classement de Mouton Rothschild en Premier Grand Cru Classé couronne le combat d’une vie.

      QUAND BORDEAUX ÉTAIT PLUTOT BLANC

      CLIMAT ET SOLS

      Proche de l’océan Atlantique, de la Dordogne, de la Garonne et de l’estuaire de Gironde, le vignoble du Bordelais est soumis à un climat tempéré océanique, doux et humide.
      La forêt des Landes atténue l’influence océanique et protège les vignobles du Médoc, des Graves et de Sauternes des vents provenant de la côte atlantique. La Garonne, la Dordogne, l’Isle et les nombreux ruisseaux qui découpent le paysage renforcent la protection du vignoble contre les gelées. Dans le nord-est de la région, l’influence continentale se manifeste.

      Les étés sont chauds et orageux, les automnes sont ensoleillés. Les gelées printanières sont peu fréquentes et les hivers cléments.

      Les principales formations géologiques qui composent le sous-sol des vignobles bordelais se sont mises en place durant les différentes périodes du Cénozoïque et au cours du Quaternaire.

      A l’ouest de l’estuaire de la Gironde, séparé de l’océan Atlantique par la forêt de pins sylvestres des Landes, un vaste plateau vallonné de croupes couvertes de graves quaternaires porte les vignobles du Médoc, des Graves et du Sauternais. 
      A l’est, les vignobles sont implantés sur un ensemble de collines calcaires plus ou moins pentues et sur des plateaux entaillés de nombreuses rivières et ruisseaux.

      En de nombreux endroits, le vignoble surplombe la Dordogne, la Garonne qui confluent au niveau du Bec d’Ambès pour former la Gironde. Tout au long du réseau hydrographique, plusieurs niveaux de terrasses alluviales structurent le relief.

      Les principaux sols sont :

      – soit siliceux sablonneux, graveleux, argilo-sableux lorsqu’ils reposent sur des alluvions gravelo-sableux, 
      – soit bruns calcaire, argilo-calcaire, marneux sur les formations calcaires,  à forte teneur d’ argiles, 
      – soit des argiles à graviers, constituées d’éléments issus de l’érosion et de la transformation des matériaux en place associés à des alluvions déposés par les cours d’eau venant des reliefs environnants. Une couche de limons peu épaisse les  recouvre presque toujours.

      Entre Garonne et Dordogne, ces formations superficielles parfois épaisses de plusieurs mètres composées d’argiles à graviers et de limons éoliens sont dénommées localement « boulbènes ».

      En bordure de l’estuaire de la Gironde et des principaux fleuves, les dépôts alluviaux récents où l’argile domine, constituent les sols de palus peu favorables à la vigne.

      PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES

      Le vignoble bordelais se décompose en 6 régions viticoles majeures :

      Le Médoc

      Le Blayais-Bourgeais

      Le Libournais

      L’Entre-Deux-Mer

      Le Sauternais

      Les Graves

      Le vignoble de Bordeaux se concentre dans le département de la Gironde. Source:
      Source: Jacqueline Uztarroz, terroirsdumondeeducation.com 
      Source: la Carte des Vins

      Les vignobles bordelais s’étendent sur une grande partie du département de la Gironde et on recense 41 AOPs comme suit:

      NB : À noter que Le Côtes-de-Bordeaux AOP est produit sur plusieurs parties du vignoble de Bordeaux. Cette appellation, créée en 2009, compte en son sein quatre dénominations géographiques éloignées l’une de l’autre :
      Blaye-Côtes-de-Bordeaux (dans le vignoble du Blayais et du Bourgeais, ancienne appellation Premières-Côtes-de-Blaye) ;
      Cadillac-Côtes-de-Bordeaux (dans le vignoble de l’Entre-deux-Mers, ancienne appellation premières-Côtes-de-Bordeaux rouges) ;
      Castillon-CÖtes-de-Bordeaux (dans le vignoble du Libournais, ancienne appellation Côtes-de-Castillon) ;
      Francs-Côtes-de-Bordeaux (dans le vignoble du Libournais, ancienne appellation Bordeaux-Côtes-de-Francs) ;
      Sainte-Foy-côtes-de-Bordeaux (dans le vignoble de l’Entre-deux-Mers, ancienne appellation Sainte-Foy-Bordeaux).
      Réduction du vignoble bordelais en 2024 : 6 000 hectares de vignes ont été supprimés dans le cadre d’un programme gouvernemental, avec un versement de 6 000 € par hectare, principalement dans les régions à bas prix de l’Entre-Deux-Mers, de Blaye et de Bourg. De plus, de nombreux viticulteurs ont arraché des vignes ou laissé leurs vignobles en jachère, en dehors du dispositif de subventions. Cartes de @gavinquinney. Source: AAWE

      CÉPAGES PRINCIPAUX

      ROUGES

      Merlot cabernet sauvignon cabernet franc

      Petit verdot malbec carménère

      BLANCS

      Sémillon sauvignon blanc muscadelle

      Colombard merlot blanc sauvignon gris ugni blanc

      Qui se décomposent de la manière suivante :

      CLASSIFICATION DES VINS DE BORDEAUX

      Bordeaux, inaugure la notion de classification dès 1855 sous Napoléon III.

      Il existe en Gironde plusieurs classements, énumérés par ordre d’ancienneté :

      Le classement de 1855

      Le classement des Graves

      Le classement de Saint-Émilion

      Le classement des Crus Bourgeois du Médoc

      Le classement des Crus Artisans

      les classements sont détaillée sous les régions et les intitulés

      CLASSIFICATION DE 1855

      Historique

      En 1855 se tint à Paris une Exposition Universelle qui assembla des produits venus de toutes les régions françaises, et du monde entier. Bordeaux envoya des vins sélectionnés par la Chambre de Commerce. Les organisateurs se heurtèrent alors à un délicat problème : ce choix ne comportait que six bouteilles pour chaque domaine, quantité tout juste suffisante pour un étalage, et pour une dégustation restreinte par un comité de juges. Les milliers de visiteurs de l’Exposition n’auraient donc pas la possibilité de juger par eux-mêmes des diverses qualités des vins de Bordeaux. Ils devraient se contenter de voir l’alignement des bouteilles dans les vitrines, et de disposer d’une carte détaillée du Bordelais, destinée à mieux attirer l’attention sur la richesse et l’excellence des régions de production. Cette carte était accompagnée d’un tableau des plus grands vins, établi par le Syndicat des courtiers à la demande la Chambre de commerce.

      Les courtiers étaient tout indiqués pour cette tâche, car des trois acteurs de commerce du vin (producteurs, négociants, courtiers), c’étaient ceux qui en avaient la vue la plus complète. Les propriétaires connaissaient leur vin mieux que personne, mais avaient une idée moins nette du destin de leur production hors des limites de leur domaine. Les négociants connaissaient bien le marché, mais avaient des notions peu précises sur les conditions de production des vins qu’ils vendaient. Seuls les courtiers unissaient une connaissance directe des vignobles en raison de leurs visites aux producteurs tout au long de l’année, et un sens concret des conditions commerciales grâce à leurs rapports avec le marché.

      Ainsi, le 5 avril 1855, la Chambre de commerce adressa au Syndicat des courtiers une lettre demandant « une liste de tous les crus classés de vin rouge du département, aussi exacte et complète que possible, précisant à laquelle des cinq catégories appartient chaque domaine et dans quelle localité il est situé ». L’exposition devant s’ouvrir dans le mois, le délai accordé était très bref. Le syndicat des courtiers disposait heureusement de toutes les sources nécessaires pour fournir dans un délai aussi court la liste des meilleurs crus.

      Le 18 avril, cette dernière fut connue sous le nom de « classification de 1855 », et 150 ans après son établissement elle fait encore autorité dans le monde du vin.

      Cette classification n’incluait pas nécessairement les vins envoyés à Paris par la Chambre de commerce. En fait, la plupart des domaines classés ne furent pas présentés à l’Exposition : en lisant de près le document original, on s’aperçoit que leur absence est signalée après leur nom par le mot point.

      Enfin, cette classification n’incluait pas nécessairement un vin qui avait atteint une qualité exceptionnelle en 1854, le système de classement était fondé sur une appréciation de plusieurs années, et seule une qualité constante assurait à un cru sa place dans la hiérarchie. En conséquence, la seule raison de la présence d’un domaine dans la classification de 1855 était son mérite intrinsèque, et sa capacité constante, prouvée au long des années, de produire un grand vin.

      Avec le temps, cette liste de courtiers affirma une autorité que n’atteignit aucune version antérieure à 1855. Durant toute la moitié du 19ème siècle, elle fixa les idées sur l’excellence des grands bordeaux. Cependant, il ne faut pas croire que cette référence pour les amateurs de vin ait empêché le marché de réévaluer les prix en fonction de l’évolution de la qualité. Comme le montrent certains crus, le génie de la classification de 1855 est de n’avoir jamais interdit au marché d’assurer à un vin de qualité sa juste récompense commerciale. Même s’il n’y a eu, en 150 ans, que deux changements dans la liste d’origine — la promotion du Mouton Rothschild en juin 1973, et l’inclusion du Cantemerle parmi les cinquièmes crus le 16 septembre 1855 —, les prix sont toujours restés mobiles en fonction de la qualité, et, selon les années, un grand cru peut toujours, par ses tarifs, se trouver au-dessus ou au-dessous de son rang «officiel » de 1855.

      Personne aujourd’hui n’affirmerait que ce jugement des courtiers de 1855 peut encore s’appliquer très exactement à la situation actuelle du Bordelais, mais leur liste reste d’une remarquable validité. Elle conserve un grand pouvoir promotionnel, non seulement pour les vins classés, mais aussi pour ceux de toute la région. Aucune autre région viticole au monde ne possède un aussi prestigieux outil de classification. C’est une carte incomparable, fiable et rassurante, pour guider les novices dans leurs premiers choix de bouteilles. Le label «Grand Cru Classé en 1855 » est une garantie légendaire de qualité, et c’est toujours avec fierté qu’on sert à des invités un vin qui le mérite.

      Ainsi, cette ancienne liste de courtiers demeure un élément moteur pour toute la région bordelaise, à mesure que de nouveaux marchés, comme l’Amérique du nord au milieu du 20ème siècle et l’Asie quelques décennies plus tard, découvrent la qualité de ses vins et le plaisir de les déguster.

      Marc Chagall (Russian/French 1887-1985) La bouteille de Bordeaux, 1950.American Association of Wine Economists AAWE

      CLASSIFICATION DES VINS ROUGES

      EN FORMAT EXCEL

      EN FORMAT PDF

      CLASSIFICATION 1855 : VINS LIQUOREUX

      EN FORMAT EXCEL

      EN FORMAT PDF

      CLASSIFICATION  DES CRUS BOURGEOIS DU MÉDOC

      Historique

      Il y a plusieurs siècles, lorsque le bourg de Bordeaux est sous domination anglaise, les marchands étaient exonérés de charges sur la vente locale ainsiqu’à l’export de vins issus de leurs vignes. Ce privilège assurera leur fortune, permettant à ces « bourgeois » d’acquérir dès le XVème siècle les meilleures parcelles du Médoc, rapidement dénommées « Crus des Bourgeois ». Le prix de ces différents crus sera établi pour lapremière fois en 1740 dans un document rédigé par la chambre de commerce de Bordeaux.

      Une hiérarchisation va alors progressivement apparaître, conduisant M. D’Armailhac à publier un ouvrage en 1858 répartissant officieusement 248 Crus Bourgeois en trois catégories. Pendant plusieurs années, certains de ces Crus Bourgeois sont pressentis pour intégrer le Classement de 1855 en 5ème et 6ème Crus Classés mais cela ne se fera pas.

      Il faut attendre le début du XXème siècle (1932) pour que soit créé un premier véritable classement sous la houlette de la chambre de commerce de Bordeaux et de la chambre d‘agriculture de la Gironde recensant 444 « Crus Bourgeois du Médoc ». Bien que ce classement n’ait jamais été soumis à l’homologation ministérielle, il servira de référence pendant plusieurs
      décennies. 

      1962 voit naître le Syndicat des Crus Bourgeois du Médoc et, en 1979, la réglementation communautaire sur l’étiquetage reconnait la mention traditionnelle « Cru Bourgeois » sous réserves que son utilisation soit encadrée par l’État français.

      Le 17 juin 2003, un arrêté ministériel homologue le premier classement officiel des Crus Bourgeois du Médoc qui consacre 247 châteaux sur 490 candidats répartis en 151 « Crus Bourgeois », 87 « Crus Bourgeois Supérieurs » et 9 « Crus Bourgeois Exceptionnels ». 

      Certains crus non classés dénoncent alors un manque d’équité car le jury d’experts était composé de 18 professionnels dont le Président du Syndicat des Crus Bourgeois du Médoc de l’époque (conformément à l’organisation prévue par l’arrêté ministériel du 30 novembre2000). En 2007 la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux prononce finalement
      l’annulation de l’arrêté du 17 juin 2003 sur un critère retenu : « On ne peut être juge et partie ». 

      Afin de sauver la mention, le syndicat et ses adhérents se mobilisent pour établir une démarche de qualité. L’homologation par les pouvoirs publics français d’une démarche de sélection qualitative sera mise en place par le décret du 20 octobre 2009 & l’arrêté du 16 novembre 2009.  En 2010, le Syndicat des Crus Bourgeois du Médoc achève la mise en œuvre de sa
      nouvelle démarche de qualité et publie sa première Sélection Officielle en septembre (millésime 2008). La Sélection Officielle des Crus Bourgeois du Médoc est alors publiée chaque
      année en septembre.

      En septembre 2016 lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire, les adhérents du syndicat valident à 78% des voix le cahier des charges du futur Classement qui sera publié en 2020. Cette validation sera suivie par l’homologation des pouvoirs publics fin 2017 du cahier des charges et du plan de vérification qui serviront à établir le nouveau Classement des Crus Bourgeois du Médoc (arrêté ministériel du 29 décembre 2017 publié au Journal Officiel le 4 janvier 2018). Après dix ans, cette sélection évolue vers un classement quinquennal qui
      réinstaure les niveaux « Cru Bourgeois », « Cru Bourgeois Supérieur » et « Cru Bourgeois Exceptionnel » à partir du millésime 2018.

      Une nouvelle classification a été établie en 2025 comme suit:

      LES CRUS BOURGEOIS CLASSIFICATION 2025

       

      Classification 2018-2022

      CRUS-BOURGEOIS-CLASSIFICATIONTélécharger

      The 2025 Crus Bourgeois du Médoc Classification: Key Changes and Insights. Napa Valley Wine Academy

      LES AOPs DE BORDEAUX (Par ordre alphabétique)

      CLASSEMENT DES VINS ET DES VIGNOBLES DE SAINT-ÉMILION

      Historique

      Le classement des vins de Saint-Émilion date 1955, à la suite d’une décision prise en 1954 par le Syndicat viticole des vins de Saint-Émilion (appelé désormais le Conseil des vins de Saint-Émilion). Depuis sa création, ce classement décennal a été revu six fois : en 1959, 1969, 1986 (les dix ans n’ont pas été respectés), 1996, 2006, et 2012. En septembre 2022, un nouveau
      classement est rendu public.

      Saint-Émilion possède deux AOPS, Saint-Émilion Grand cru AOP etSaint-Émilion AOP. Le classement des vins de Saint-Émilion ne s’applique uniquement qu’aux vins de l’AOP Saint-Émilion Grand cru. L’AOP Saint-Émilionn’a pas de classement.

      On appelle couramment les Premiers grand crus classés A les vins qui sont dans le classement officiel, situés dans la partie Premiers grands crus classés et qui ont reçu la « distinction A.

      On appelle couramment les « Premiers grand crus classés B » les vins qui sont, dans le classement officiel, situés dans la partie Premiersgrands crus classés et qui n’ayant pas reçu la « distinction A » sontconsidérés comme B (même si aucune distinction B n’existe officiellement).

      Le Conflit de 2006

      Le classement de 2006 est devenu un véritable imbroglio judiciaire puisque, tout d’abord suspendu par le tribunal administratif de Bordeaux le 29 mars 2007 avant d’être rétabli par le Conseil d’État en novembre de la même année, un recours en annulation déposé par huit propriétés déclassées lors de cette dernière révision du classement a provoqué l’annulation formelle du classement le 1er juillet 2008 par le tribunal administratif de Bordeaux, annulation qui a conduit le Sénat, une semaine plus tard, à rétablir de fait par un amendement le classement de 1996 en autorisant les exploitations en ayant bénéficié de 1996 à 2006 à en utiliser la mention sur les étiquettes des millésimes allant de 2006 à 2009.

      L’annulation prononcée par le tribunal administratif de Bordeaux a été ensuite confirmée par la cour administrative d’appel de Bordeaux le 12 mars 2009 puis par le Conseil d’État le 23 décembre 2011.

      Toutefois, après deux tentatives mises en échec par le Conseil constitutionnel en décembre 2008 et février 2009, le Parlement, par une loi du 12 mai 2009, a complété l’initiative prise par le Sénat en 2008, en étendant la durée de vie du classement de 1996 jusqu’en 2011 et en autorisant l’utilisation des mentions « grand cru classé » (châteaux Bellefont-Belcier, Destieux, Fleur
      Cardinale, Grand Corbin, Grand Corbin-Despagne et Monbousquet) et « premier grand cru classé » (châteaux Pavie-Macquin et Troplong-Mondot) pour les huit propriétés promues par le classement annulé de 2006 et non comprises dans le classement de 1996 remis en vigueur.

      À la suite de ces incidents, une nouvelle procédure de classement avait été mise en place pour la récolte de 2012, plaçant l’ensemble de la procédure sous l’autorité de l’INAO. Ce nouveau classement a été rendu public le 6 septembre 2012 par l’INAO et est entré en vigueur en novembre de la même année au moment de sa publication au Journal officiel. En 2013, le classement établi en 2012 fait l’objet de plusieurs demandes d’annulation, en raison d’erreurs et de non-respect de la réglementation. La même année, trois viticulteurs déchus de ce classement portent plainte contre X pour prise illégale d’intérêts, considérant que les lauréats de ce classement sont juges et partie car participent à la désignation des membres et du président de la commission de classement, Hubert de Boüard, propriétaire du Château Angélus.

      Le classement de 2012

      En 2012, 82 châteaux ont été classés, dont 18 premiers grands crus classés et 64 grands crus classés, avec deux montées en premier grand cru classé A, quatre entrées en premier grand cru classé B et neuf entrées en grand cru classé. Ce dernier classement a été proposé provisoirement par l’INAO en date du 6 septembre 2012 et a fait l’objet d’une validation définitive et est entré en vigueur au moment de sa publication au Journal officiel.

      La classification des Crus A et B s’établit comme suit :

      Premiers grands crus classés A

      Château Angélus – promu en 2012

      Château Ausone

      Château Cheval Blanc

      Château Pavie – promu en 2012

      Premiers grands crus classés B

      Château Beau-Séjour Bécot

      Château Beauséjour (Duffau-Lagarrosse)

      Château Bélair-Monange

      Château Canon

      Château Canon-La-Gaffelière (en) – promu en 2012

      Château-Figeac

      Château La Gaffelière

      Château La Mondotte (de) – promu en 2012

      Château Larcis-Ducasse (en) – promu en 2012

      Château Pavie-Macquin

      Château Troplong-Mondot

      Château Trottevieille

      Château Valandraud (en) – promu en 2012

      Clos Fourtet

      Le Classement de 2022

      Le 8 septembre 2022, l’INAO publie la liste des 85 châteaux classés, dont 14 premiers grands crus et 71 grands crus ; ce classement est valable pour les récoltes 2022 à 2031 incluses.

      Le règlement du classement a été publié par l’arrêté du 14 mai 2020 ; pour candidater au classement de l’appellation saint-émilion-grand-cru, un total de 144 propriétaires ont déposé un dossier auprès de l’INAO de mars à juin 2021. En juin 2021, les propriétaires de Château Ausone et de Château Cheval Blanc annoncent dans un communiqué qu’ils ne candidatent pas, critiquant les critères d’évaluation fixés par la commission de classement. Le 5 janvier 2022, le Château Angélus se retire de la procédure, puis en juin 2022 le Château La Gaffelière
      fait de même.

      Trois propriétaires ont attaqué l’INAO en justice pour avoir rejeté leur candidature : Château Croix de Labrie, Château Tour Saint-Christophe et Château Rocheyron. Si les deux premiers ont gagné leur procédure auprès du tribunal administratif de Bordeaux en décembre 2021, le troisième a été débouté en
      février 2022. Source française : https://fr.wikipedia.org/wiki/Classements_des_vins_de_Saint-Émilion

      Source anglaise : https://en.wikipedia.org/wiki/Classification_of_Saint-Émilion_wine

      Le classement des vins de Saint-Émilion Grands crus s’établit comme suit :

      EN FORMAT EXCEL

      EN FORMAT PDF

      CLASSIFICATION  DES VINS ET DES VIGNOBLES DE GRAVES

      Historique

      C’est en 1953, qu’un un jury de professionnels, réunis par l’Institut National des Appellations d’Origine (I.N.A.O.), s’est réuni afin d’établir un classement pour ces vins d’exception..
      Il y a fort à penser que dès l’époque antique, les vignes avaient commencé à coloniser ces terroirs, autour du castrum gallo-romain de Burdigala (ancien nom de Bordeaux). Mais peu de témoignages de cette époque sont parvenus jusqu’à nous… Le nom de Graves est apparu dans les textes sous la forme de « Las
      Gravas de Bordeu » au Moyen-Age, regroupant alors les terres entourant les mursde Bordeaux…

      C’est véritablement à partir du XIIIe siècle, sous l’occupation anglaise, que ces vins de Graves vont accroitre leur renommée, grâce à la place que leur attribueront les marchands anglais dans le commerce international. La réputation de ces vins de Graves atteint son apogée au XVIIe siècle.Le 27 Octobre 1647, la région viticole des Graves est citée en tête dans la première
      classification des vins de Bordeaux, établie par la Jurade.

      Un siècle plus tard, dans une nouvelle nomenclature, dressée pour l’Intendant de Guyenne, tous les vins classés premiers ou seconds crus sont issus des « Bonnes Graves » de Bordeaux. (correspondant aujourd’hui à l’A.O.C.Péssac-Léognan).

      , les propriétaires des Graves se fédèrent et créent, en 1904, le SyndicatViticole des Graves de Bordeaux, qui demande officiellement en 1950 le classement des Graves à l’Institut National des Appellations d’Origine. Trois ans plus tard, en janvier 1953, l’I.N.A.O. promulgue le Classement officiel des Graves, en rouge et en blanc, et publie une liste de 16 crus des Graves, aux côtés du Château Haut-Brion. La liste entérinée en août 1953, est par la suite, légèrement élargie, en 1959 (sans apporter de grands changements) . C’est ce classement qui prévaut actuellement.

      CLASSEMENT

      16 crus classés qui appartiennent tous à l’AOC Pessac-Léognan:

      7 crus en rouge, 3 crus en blanc, 6 crus en rouge et blanc.

      Château Haut-Brion, le seul vin de Bordeaux à être classé deux fois. En
      effet, il figure dans le classement des Crus Classés de Graves et dans
      celui des Grands Crus Classés en 1855.

      VINS ROUGES : Château Haut Brion, (premier cru en 1855) ;
      Château Bouscaut ; Château Carbonnieux ; Domaine de Che- valier ; Château de
      Fieuzal ; Château Haut Bailly ; Château La Mission Haut-Brion ; Château La Tour
      Haut-Brion* ; Château Latour-Martillac ; Château Malartic-Lagravière ; Château
      Olivier ; Château Pape Clément ; Château Smith Haut Lafitte.

      VINS BLANCS : Château Bouscaut ; Château Carbonnieux ; Domaine de
      Chevalier ; Château Couhins ; Château Couhins- Lurton ; Château
      Latour-Martillac ; Château Laville Haut-Brion* ; Château Malartic-Lagravière ;
      Château Olivier.

      *Depuis 2014, deux de ces châteaux, Château La Tour Haut-Brion et Château Laville Haut-Brion ont fusionné dans les propriétés existantes du Domaine Clarence Dillon. Depuis le millésime 2009, le Château Laville Haut-Brion est produit sous son nom originel, Le château La Mission Haut-Brion blanc.

      CRUS ARTISANS

      Historique

      En médoc, la dénomination Crus Artisans existe depuis plus de 150 ans. «Cook& Ferret » dans l’édition de « Bordeaux et ses vins » de 1968 en faisait largement état. Au cours du XVII° siècle apparaît la notion de Crus. Elle identifie soit des zones viticoles plus ou moins importantes, soit certains lieux dits, soit des propriétés particulières.

      A cette époque – comme aujourd’hui- créer, entretenir un vignoble, produire un vin de qualité n’est pas mince affaire et exige construction, matériel, animaux de trait et beaucoup de main d’œuvre. De ce fait nos campagnes sont peuplées et nécessitent l’installation de nombreuses activités pour subvenir aux besoins de chacune telles que : charron, maréchal ferrant, sellier,
      tonnelier….

      Souvent ces artisans sont propriétaire de vignes et les cultivent eux-mêmes. Cette désignation, de prime abord simpliste, permet de distinguer une nouvelle famille de crus, ainsi que la qualité de leurs vins.

      Au fils des temps les désignations s’affinent, outres les Crus Classés, apparaissent des Crus Bourgeois supérieur, des Crus Bourgeois, des 1ers Artisans, des Crus Artisans et des Crus Paysans.
      Tous les Corps de métiers sont présents, Sébileau et Rapet charpentiers à St Estpèhe, Lagarde maréchal ferrant à Saint Julien, Videau tonnelier à Saint Germain d’Esteuil…

      La plupart des ces propriétés sont de dimension modeste, leurs propriétaires travaillent eux même les vignes, faisant parfois appel à de la main d’œuvre locale.

      Les crises des années 30, les guerres, ont raison de certaines de ces petites propriétés et de l’usage de ces désignations. Les viticulteurs ayant survécu à ces aléas ne les utilisent plus pour qualifier leurs vins. Pire, ils les dédaignent. Dans l’esprit de beaucoup, l’expression «artisan » devient péjorative.

      Pourtant ce terme d’artisans n’est il pas des plus valorisant ? Ne vient il pas entre autre du Latin ars (art) ? D’après E.Littré, le mot artisan était anciennement l’équivalent d’artiste.
      L’expression Crus Artisans n’évoque t’elle pas la propriété où seule la passion de la vigne et du vin règne sans partage.

      Au cours des années 80 l’ardeur l’emporte, une nouvelle génération s’installe et bouscule avec respect certaines habitudes. Il faudra toute l’opiniâtreté d’une poignée de vignerons du Médoc pour relancer cette distinction Crus Artisans en créant en 1989 le syndicat des Crus Artisans du Médoc. Selon l’article IV des ses statuts il a pour « but de regrouper les
      exploitations autonomes de petite et moyenne taille, où le chef d’exploitation participe effectivement à la conduite de son vignoble, produit des vins AOC et
      commercialise sa production mise en bouteilles au château ».

      En Juin 1994, la réglementation européenne remet à l’honneur cette dénomination et autorise l’inscription sur l’étiquette principale de la mention « Crus Artisans ».
      Publié au Journal officiel français en 2006 et 2012, une quarantaine de propriétés peuvent aujourd’hui utiliser le terme « Crus artisans » et en ont l’exclusivité.

      EN FORMAT EXCEL

      EN FORMAT PDF

      POMEROL

      Malgré l’absence de classement officiel, de nombreux écrivains et critiques de vin ont au fil des ans proposé leurs propres classifications personnelles qui ont été citées par d’autres sources. En 2001, Master of Wine Clive Coates a inclus un classement des domaines de Pomerol dans son livre Une Encyclopédie des Vins et Domaines de France comme suit :

      Premier Grand Cru Classé : (à égalité avec les Premiers Crus Classés du Médoc et Premier Grand Cru Classé (A) du Château Cheval Blanc à
      Saint-Émilion):  Château Pétrus

      Cru exceptionnel : (à égalité avec de nombreux deuxièmes et troisièmes crus du Médoc):  Château L’Évangile, Château La Fleur-Pétrus, Château Lafleur, Château Latour à Pomerol, Château Trotanoy, Vieux Château Certan et Château Séraphine

      Cru exceptionnel :  (à égalité avec de nombreux deuxième, troisième et quatrième crus du Médoc): Château Le Pin, Château Certan de May, Château Clinet, Château La Conseillante, Château Clos l’Église, Château La Fleur-de-Gay et Château Gazin .

      Très beau cru: (à égalité avec de nombreux deuxième, troisième, quatrième et cinquième crus du Médoc):  Château Beauregard, Château Bon-Pasteur,Château Hosanna, Clos du Clocher, Château la Croix-de-Gay, Château l’Enclos, Château le Gay, Château La Grave-à-Pomerol, Château Lagrange, Château Nenin, Château La Pointe, Château Taillefer et Château Clos-René.

      LES AOPs DE BORDEAUX

      On recense 39 AOPs dans le vignoble de Bordeaux comme suit:

      FORMAT DES DONNÉES

      EN FORMAT EXCEL

      EN FORMAT PDF IMPRIMABLE

      Legendary Bordeaux: The Stories of Bordeaux’s First Growth Wines BY ROGER VOSS

      5 Things You Didn’t Know About Bordeaux

      Valeria Tenison Regions and Producers 04 March 2025. SOURCE: WGS

      California dreaming, from Bordeaux to Napa. Source: https://insidertasting.com/

      Bordeaux. Les Quais, déchargement de fûts de vin (unloading of wine barrels), postcard 1903. Source: American Association of Wine Economists AAWE

      On associe généralement Bordeaux au vin rouge. Mais il y a 60 ans, environ 58 % de la superficie du vignoble de Vinifera était blanche ! Le Sémillon est le cépage le plus planté, suivi du Merlot, du Malbec (!) et des Cabernets (Franc & Sauv réunis). Par ailleurs, les hybrides représentaient 25 % du vignoble bordelais. Source: American Association of Wine Economists AAWE

      Bordeaux Vineyard Lose Half Their Value. Source: https://www.meiningers-international.com

      Bordeaux veut un vin AOC rouge, frais et édulcoré (si besoin). Source: Vitisphere

      Legendary Bordeaux: The Stories of Bordeaux’s First Growth Wines. BY ROGER VOSS. the wine enthusiast

      Liste détaillée des cépages de cuve de Bordeaux (département de la Gironde) en 2021. Parmi les « nouveaux » cépages homologués en 2019 (cépages rouges : Marselan, Arinarnoa, Touriga Nacional, Castets ; cépages blancs : Alvarinho, Liliorila), seul le Marselan (65,3 ha) a connu des plantations significatives. A noter par exemple qu’il n’y a que 7,2 ha de Touriga Nacional et 1,5 ha d’Alvarinho. En fait, il y a plus de Riesling à Bordeaux que d’Alvarinho ou de Liliorila.

      /

      MONTAGNY AOP

      Vins de Bourgogne

      L’APPELLATION

      L’appellation Montagny est réservée aux vins secs tranquilles blancs La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de Saône-et- Loire : Buxy, Jully-lès-Buxy, Montagny-lès-Buxy et Saint-Vallerin  en Bourgogne.

      HISTOIRE

      La culture de la vigne sur la « Côte Chalonnaise » remonte au moins au IIIème siècle après Jésus-Christ.
      Dès le début du VIème siècle, l’implantation du christianisme favorise l’extension de la vigne avec la création d’importants domaines rattachés aux abbayes. Les moines des abbayes de Cluny, Tournus, La Ferté et les chanoines de Chalon cultivent les vignes de cette région. Ils produisent aussi bien du vin rouge que du vin blanc.
      La vigne se développe au début du XIVème siècle, et l’essor du vignoble se poursuit jusqu’à la crise phylloxérique. Dès la phase de replantation du vignoble, le cépage chardonnay B est privilégié. Ce mouvement s’accentue encore après la première guerre mondiale.

      L’Union des producteurs des « Grands Vins Blancs de Montagny » nait en 1934, consécutivement à la crise viticole des années 1930.
      Les vins de « Montagny » sont reconnus en appellation d’origine contrôlée dès 1936. En 1943, une partie du vignoble, reposant sur des « climats » (nom régional des lieudits, désignant une cuvée) dont la production est distinguée pour sa qualité, est inscrite dans la liste des futurs « climats » susceptibles de bénéficier de la mention « premier cru ».

      En 1960, 70 hectares sont en production. La « Cave coopérative des Vignerons de Buxy » et quelques domaines indépendants sont alors le moteur du développement de l’appellation d’origine contrôlée « Montagny », qui va acquérir rapidement une notoriété pour ses vins blancs. Les efforts communs des producteurs, visant à l’expansion de l’appellation d’origine contrôlée « Montagny », commencent à réellement porter leurs fruits dans les années 1970. Dès lors, à l’instar des grands vins blancs bourguignons, les vins de « Montagny » profitent de l’engouement des pays anglo-saxons pour ces vins, à la grande finesse aromatique et à la minéralité marquée.

      La superficie en production, en 2010, est de plus de 300 hectares, 740 acres) dont 200 hectares (495 acres) pouvant bénéficier de la mention « premier cru », pour une production totale de 17000 hectolitres (450 000 US gallons).
      Les vignes sont exploitées par une quinzaine de producteurs indépendants et trois caves coopératives, dont la plus importante, celle de Buxy, compte environ cent adhérents.

      CLIMAT ET SOLS

      DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

      La zone géographique se situe dans la partie méridionale de la « Côte chalonnaise », en Bourgogne. La « Côte chalonnaise » est un relief calcaire allongé selon une direction, d’orientation générale vers l’est.
      La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire de 4 communes du département de Saône-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Chalon-sur-Saône.

      La « Côte chalonnaise » dessine à « Montagny » un paysage bien caractéristique. Le front de « côte », légèrement sinueux, est constitué d’une corniche sommitale de calcaire dur daté du Bajocien et du Jurassique moyen, souvent boisée, dominant un grand versant ondulé au substrat de marnes (calcaires argileux) et d’argiles du Lias (Jurassique inférieur). Des argiles du Trias affleurent en bas de versant.

      Cette lithologie se caractérise par la forte présence d’argiles, générant des sols froids, parfois humides, en général peu carbonatés. Localement, des éboulis provenant de la corniche calcaire augmentent, en surface, la pierrosité et la présence de calcaire.

      Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont implantées sur les pentes exposées au levant et au sud-est, sur les formations argileuses, à une altitude comprise entre 250 mètres et 400 mètres (820 et 1 310 pi).

      Le climat est océanique dégradé, soumis à des influences méridionales et continentales. La douceur méridionale pénètre par la vallée de la Saône, atténuant les influences océaniques et donnant des mois estivaux très ensoleillés et des précipitations annuelles moyennes inférieures à 800 millimètres (31,5 po). Les précipitations se répartissent régulièrement sur l’année, sans sécheresse estivale. L’exposition générale des parcelles de vigne permet un réchauffement rapide de l’atmosphère, tôt dans la matinée.

      DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

      L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaine  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

      CÉPAGES

      Chardonnay B,

      RENDEMENTX MAXIMAUX

      64 hectolitres par hectare

      VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

      – Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
      – L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;
      – Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.
      Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

      CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

      a) – Densité de plantation
      Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 8000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,40 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,80 mètre.

      b) – Règles de taille
      Les vins proviennent des vignes taillées selon les dispositions suivantes :

      Les vignes sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied : – soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat) ;
      – soit en taille longue Guyot simple ou double.

      Lors du rajeunissement des cordons, les vignes sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied.

      La taille longue peut être adaptée avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette.

      Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

      AUTRES CARACTÉRISTIQUES

      a) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
      Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention traditionnelle « premier cru » :

      « Champ Toizeau » ;
      – « Chazelle » ;
      – « Cornevent » ;
      – « Creux de Beaux champs » ;

      – « L’Epaule » ;

      « La Condemine du Vieux Château » ;

      – « La Grande Pièce » ;
      – « La Moullière » ;
      – « Le Clos Chaudron » ;

      – « Le Cloux » ;
      – « Le Clouzot » ;
      – « Le Vieux Château » ;

      – « Les Bassets » ;
      – « Les Beaux champs » ;

      – « Les Bonneveaux » ;
      – « Les Bordes » ;
      – « Les Bouchots » ;
      – « Les Burnins » ;
      – « Les Chaniots » ;
      – « Les Chaumelottes » ;

      – « Les Coères » ;
      – « Les Combes » ;
      – « Les Coudrettes » ;
      – « Les Craboulettes » ;
      – « Les Garchères » ;

      – « Les Gouresses » ;

      « Les Jardins » ;
      – « Les Las » ;
      – « Les Macles » ;

      « Les Maroques » ;

       – « Les Paquiers » ;

      – « Les Perrières » ;

      – « Les Pidances » ;

      « Les Platières » ;

      – « Les Resses » ;

      – « Les Treuffères » ;
      – « Les Vignes Derrière » ;

      – « Les Vignes des Prés » ;

      « Les Vignes longues » ;

      « Mont Laurent » ;
      – « Montcuchot » ;
      – « Montorge » ;
      – « Sainte Morille » ;
      – « Saint-Ytages » ;
      – « Sous les Feilles » ;
      – « Vigne du soleil » ;
      – « Vignes Couland » ;
      – « Vignes Saint-Pierre » ;

      « Vignes sur le Cloux ».

      Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

      b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
      – qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
      – et que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

      Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
      c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

      d) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

      Dernière modification du cahier des charges : 09   décembre  2011

      MERCUREY AOP

      Vins de Bourgogne

      L’APPELLATION

      L’appellation Mercurey est réservée aux vins secs tranquilles blancs ou rouges.  La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Saint-Romain dans le département de la Côte-d’Or en Bourgogne.

      HISTOIRE

      Le vignoble de « Mercurey » est évoqué, dans les écrits, à partir de 312 après Jésus-Christ, et son importance croît dès le début du Moyen-Âge.
      Il connaît un essor important, au XIXème siècle, sous l’impulsion de grandes familles de négociants de la région, dont plusieurs, installées à Mercurey même, développent de beaux domaines.

      Le vignoble est alors couramment assimilé à ceux de la « Côte d’Or » voisine, avec laquelle ils partagent les usages et savoir-faire viticole et de vinification. Les producteurs de « Mercurey » ont ainsi participé à une dynamique qui a permis la valorisation des particularités de leur vignoble.

      La première classification des « climats » (nom régional des lieudits, cadastrés ou d’usage) du vignoble de « Mercurey », paraît, en 1899, dans la revue de viticulture présidée par Jean ROY-CHEVRIER.
      En 1923, les producteurs de « Mercurey », ayant développé un fort réseau syndical, gagnent un procès contre les producteurs des villages voisins qui, profitant de la notoriété des « Vins de Mercurey », vendent leur propre récolte sous ce nom. A la suite de ce procès, et grâce à la forte motivation des producteurs regroupés en syndicat de défense, l’appellation d’origine contrôlée « Mercurey » est reconnue par décret, dès 1936. Les premiers « climats » classés en « premier cru » sont reconnus en 1943.

      Au début des années 1980, suite à des orages violents ayant inondé le village de Mercurey, un remembrement du vignoble est lancé, démarche peu commune et qui a pu être menée à bien grâce à la forte motivation des producteurs, décidés à préserver l’intégrité des sols de leur vignoble ainsi que leur village.

      Le vignoble est essentiellement planté en cépage pinot noir N, cépage principal, qui représente 87% des surfaces plantées.
      Ce vignoble couvre, en 2010, une superficie de 677 hectares pour une production moyenne de 26500 hectolitres. La taille des exploitations est très variable, allant de 2 hectares à 75 hectares, près d’un tiers des surfaces étant exploitées par des domaines de plus de 30 hectares. La commercialisation s’effectue dans la proportion de 60% par vente directe, le négoce étant toujours fortement présent dans la commercialisation.

      CLIMAT ET SOLS

      La zone géographique fait partie de la « Côte chalonnaise », en Bourgogne. Elle est située à une dizaine de kilomètres (10 mi) à l’ouest de Chalon-sur-Saône, dans le département de Saône-et-Loire. La « Côte chalonnaise » est un relief calcaire, allongé selon une direction nord/sud, d’orientation générale vers l’est. Elle forme la limite entre, à l’ouest, les contreforts calcaires du massif granitique du Mont-Saint- Vincent et, à l’est, la plaine de la Saône.

      La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire des communes de Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu.

      Elle est localisée sur les flancs de deux vallées perpendiculaires drainant la « Côte chalonnaise ». La topographie est complexe. Les vallées recoupent la structure géologique formée de couches sédimentaires calcaires, légèrement basculées vers l’est. L’alternance de niveaux de calcaires durs et de marnes (calcaires argileux), moins résistants à l’érosion, dessine, dans le paysage, une suite de crêtes boisées, séparant des « combes » aux sols marneux, occupées par des vignes.

      La nature marno-calcaire du sous-sol, ainsi que la géomorphologie, apportent une grande diversité de sols. Dans les coteaux, ils sont de nature calcaire, le plus souvent développés sur une mince couche de colluvions riches en cailloux. Sur les croupes de l’ouest de la zone géographique, des placages d’argiles à « chailles » (rognons siliceux) génèrent des sols plus acides, très caillouteux et parfois très filtrants. Le substrat calcaire est à quelques décimètres de profondeur.

      Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur des coteaux d’expositions diverses, dont l’altitude est comprise entre de 220 mètres et 350 mètres (720 et 1 150 pi). Les sols sont majoritairement calcaires, mais localement acides, sur les argiles à « chailles ». Ils sont toujours très bien drainés.

      Le climat est océanique dégradé, subissant des influences méridionales et continentales. La douceur méridionale pénètre par la vallée de la Saône, atténuant les influences océaniques et donnant des mois estivaux très ensoleillés et des précipitations annuelles moyennes inférieures à 800 millimètres (31,5 po). Les précipitations se répartissent régulièrement sur l’année, sans sécheresse estivale. L’exposition générale des parcelles de vigne permet un réchauffement rapide de l’atmosphère, tôt dans la matinée.

      DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

      La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de Saône-et- Loire : Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu.

      DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

      L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaine  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

      CÉPAGES

      chardonnay B, pinot Noir N

      AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

      pinot gris G

      RENDEMENTS MAXIMAUX

      Vins blancs :  64 hectolitres par hectare

      Vins rouges : 58 hectolitres par hectare

      VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

      – Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10%.
      – L’utilisation de copeaux de bois est interdite.
      – Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13,50%.

      Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

      CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

      a) – Densité de plantation
      – Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
      – Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre.

      b) – Règles de taille

      Vin blanc

      Les vignes sont taillées :
      – soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat et cordon bilatéral), avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 10 ;
      – soit en taille longue Guyot simple, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

      – soit en taille dite «taille Chablis», pour le seul cépage chardonnay B, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

      Vin rouge

      Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
      – soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
      – soit en taille longue Guyot simple.

      La période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

      La taille Guyot simple peut être adaptée :
      – avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
      – avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

      Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

      L’irrigation est interdite.

      AUTRES CARACTÉRISTIQUES

      – Le nom de l’appelation d’origine contrôlée peut être complété par la mention « premier cru » et suivi du nom d’un des climats énumérés ci-après.
      – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi du nom d’un des climats énumérés ci-après pour les vins répondant aux conditions de production fixées pour la mention « premier cru ».
      LISTE DES CLIMATS PREMIERS CRUS
      – « Clos de Paradis » ;
      – « Clos des Barraults » ;
      – « Clos des grands Voyens » ;
      – « Clos des Montaigus »
      – « Clos des Myglands » ;
      – « Clos du Château de Montaigu » ;
      – « Clos Marcilly » ;
      – « Clos Tonnerre » ;
      – « Clos Voyens » ;
      – « Grand Clos Fortoul » ;
      – « Griffères » ;
      – « La Bondue » ;
      – « La Cailloute » ;
      – « La Chassière » ;
      – « La Levrière » ;
      – « La Mission » ;
      – « Le Clos du Roy » ;
      – « Le Clos l’Evêque » ;
      – « Les Byots » ; « Les Champs Martin » ;
      – « Les Combins » ;
      – « Les Crêts » ;
      – « Les Croichots » ;
      – « Les Fourneaux » ;
      – « Les Montaigus » ;
      – « Les Naugues » ;
      – « Les Puillets » ;
      – « Les Ruelles » ;
      – « Les Saumonts » ;
      – « Les Vasées » ;
      – « Les Velley » ;
      – « Sazenay ».
      Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée. b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
      – qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
      – et que celui-ci figure sur la déclaration de récolte. Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
      c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ». d) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

      Dernière modification du cahier des charges : 05   décembre  2011

      GIVRY AOP

      Vins de Bourgogne

      L’APPELLATION

      L’appellation Givry est réservée aux vins secs tranquilles blancs ou rouges  élaborés  sur le territoire des communes suivantes du département de Saône-et- Loire : Dracy-le-Fort, Givry et Jambles en Bourgogne.

      HISTOIRE

      L’implantation de la vigne sur la « Côte chalonnaise » remonte au moins au III ème siècle après Jésus-Christ.
      Le vignoble de « Givry » se développe à partir du Xème siècle, notamment sous l’impulsion du clergé, mais aussi par la création de domaines laïques comme « Le Clos Salomon ».

      Le vin de « Givry » est très prisé au Moyen-Âge et, dès 1390, Charles VII en consomme. Henri IV, quant à lui, en fait son ordinaire et l’exempte même de droits d’entrée à Paris.
      A cette époque sont déjà cultivés sur les « climats » réputés (nom régional des lieudits), les cépages fins de Bourgogne que sont les cépages pinot noir N et chardonnay B.

      Au travers des écrits du XIXème siècle, notamment ceux de JULLIEN, on constate que la notoriété des vins de « Givry » ne cesse de s’accroître et qu’à cette époque, le vignoble de « Givry » est assimilé au vignoble de « Côte d’Or ». Au cours de ce siècle, la surface du vignoble de « Givry » connaît un essor considérable.

      Les remarques faites par Jules GUYOT, au XIXème siècle, sur la forte densité de pieds à l’hectare, sont toujours d’actualité, de même que la forte présence du cépage pinot noir N.

      Dès le début des années 1920, les producteurs de « Givry » engagent des démarches de protection de leur nom, qui aboutissent à la reconnaissance d’une appellation d’origine, par le décret du 8 février 1946.
      Vingt ans après la reconnaissance de l’appellation d’origine contrôlée « Givry », les producteurs du Comité d’entraide de Saint-Vincent du village de Givry, créent la confrérie des « Chevaliers du Cep Henri IV », perpétuant ainsi l’attachement de « Givry » à ce monarque.

      Les vignes sont principalement exploitées par des domaines familiaux de petite taille (moyenne 7 hectares). La commercialisation s’effectue principalement en bouteilles.
      Le vignoble, dont la superficie est proche de 300 hectares, est essentiellement planté en cépage pinot noir N, lequel représente 90% des surfaces plantées au sein de l’aire délimitée des vins bénéficiant de la mention « premier cru » et 80% des surfaces plantées au sein de l’aire délimitée des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée « Givry ».
      La production annuelle atteint 12.000 hectolitres.

      CLIMAT ET SOLS

      La zone géographique fait partie de la « Côte chalonnaise », en Bourgogne. Elle est située à une dizaine de kilomètres (6 mi) à l’ouest de Chalon-sur-Saône, dans le département de Saône-et-Loire. La « Côte chalonnaise » est un relief calcaire, allongé selon une direction nord/sud, d’orientation générale vers l’est. Elle forme la limite entre, à l’ouest, les contreforts calcaires du massif granitique du Mont-Saint- Vincent et, à l’est, la plaine de la Saône.

      La zone géographique s’étend ainsi sur le territoire des communes de Dracy-le- Fort, Givry, et Jambles.

      Le relief principal se présente comme un coteau en pente douce dans sa partie basse, sur un substrat calcaire, plus redressé dans sa partie supérieure. L’ensemble est daté du Jurassique supérieur. De petits vallons recoupent le versant principal. Ils font affleurer des formations calcaires du Jurassique moyen et atteignent localement les marnes du Lias.

      Cette topographie génère une certaine diversité dans les expositions. L’altitude des coteaux de « Givry » est comprise entre 200 mètres et 420 mètres (655 et 1 380 pi). L’ensemble des substrats est recouvert d’un épandage caillouteux de versant.

      La nature calcaire du sous-sol, combinée au plongement des couches géologiques vers l’est, génère des sols relativement peu diversifiés, argilo- calcaires. Superficiels, plutôt secs et d’une fertilité modérée sur les niveaux de calcaire, ils sont plus profonds et bénéficient d’une bonne réserve hydrique sur les niveaux marneux.

      Le climat est océanique dégradé subissant des influences méridionales et continentales. La douceur méridionale pénètre par la vallée de la Saône, atténuant les influences océaniques, et donnant des mois estivaux très ensoleillés et des précipitations annuelles moyennes inférieures à 800 millimètres (31,5 po). Les précipitations se répartissent régulièrement sur l’année, sans sécheresse estivale. L’exposition générale des parcelles de vigne permet un réchauffement rapide de l’atmosphère, tôt dans la matinée.

      DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

      La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de Saône-et- Loire : Dracy-le-Fort, Givry et Jambles.

      DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

      L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire de certaine  communes des département suivants: département de la Côte-d’Or, département du Rhône, département de Saône-et-Loire et département de l’Yonne.

      CÉPAGES

      chardonnay B, pinot noir N

      AUTRES CÉPAGES AUTORISÉS

      pinot Gris G, pinot blanc B

      RENDEMENTS MAXIMAUX

      Vins blancs :  64 hectolitres par hectare

      Vins rouges : 58 hectolitres par hectare

      VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

      – Les techniques soustractives d’enrichissement (TSE) sont autorisées pour les vins rouges dans la limite d’un taux de concentration de 10 % ;
      – L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;
      – Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13,5 %.
      Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

      CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

      a) – Densité de plantation
      – Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare, avec un écartement, entre les rangs, inférieur ou égal à 1,25 mètre et un écartement, entre les pieds sur un même rang, supérieur ou égal à 0,50 mètre ;
      – Les vignes peuvent être plantées en foule sous réserve de respecter la densité minimale à la plantation et un écartement, entre les pieds, supérieur à 0,50 mètre.

      b) – Règles de taille

      Vin blanc

      Les vignes sont taillées :
      – soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat et cordon bilatéral), avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 10 ;
      – soit en taille longue Guyot simple, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

      – soit en taille dite «taille Chablis», pour le seul cépage chardonnay B, avec un nombre d’yeux francs par pied inférieur ou égal à 8.

      Vin rouge

      Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied :
      – soit en taille courte (vignes conduites en cordon de Royat, cordon bilatéral, gobelet et éventail) ;
      – soit en taille longue Guyot simple.

      La période d’établissement du cordon est limitée à 2 ans. Durant cette période, la taille Guyot double, avec un maximum de 5 yeux francs sur chaque long bois, est autorisée.

      La taille Guyot simple peut être adaptée :
      – avec un 2ème courson permettant d’alterner d’une année à l’autre la position de la baguette ;
      – avec une baguette raccourcie à 3 yeux francs maximum et un courson limité à 2 yeux francs.

      Quel que soit le mode de taille, les vignes peuvent être taillées avec des yeux francs supplémentaires sous réserve qu’au stade phénologique correspondant à 11 ou 12 feuilles, le nombre de rameaux fructifères de l’année par pied soit inférieur ou égal au nombre d’yeux francs défini pour les règles de taille.

      L’irrigation est interdite.

      AUTRES CARACTÉRISTIQUES

      a) – Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention traditionnelle « premier cru ».
      Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi des dénominations géographiques complémentaires (climats) suivantes selon les dispositions fixées dans le cahier des charges pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention PREMIERS CRUS

      – « A Vigne Rouge » ;
      – « Clos du Cellier aux Moines » ;

      – « Champ Nalot » ;
      – « Clos Charlé » ;
      – « Clos de la Baraude » ;
      – « Clos du Cras long » ;
      – « Clos du Vernoy » ;
      – « Clos Jus » ;
      – « Clos Marceaux » ;
      – « Clos Marole » ;
      – « Clos Salomon » ;
      – « Clos Saint-Paul » ;
      – « Clos Saint-Pierre » ;
      – « Crausot » ;
      – « Crémillons » ;
      – « En Choué » ;
      – « En Veau » ;
      – « La Brûlée » ;
      – « La Grande Berge » ;

      – « La Matrosse » ;
      – « La Petite Berge » ;
      – « La Plante » ;
      – « Le Champ Lalot » ;
      – « Le Médenchot » ;
      – « Le Paradis » ;
      – « Le Petit Prétan » ;
      – « Le Vernoy » ;
      – « Le Vigron » ;
      – « Les Bois Chevaux » ;
      – « Les Bois Gautiers » ;
      – « Les Combes » ;
      – « Les Galaffres » ;
      – « Les Grandes Vignes » ;

      – « Les Grands Prétans » ;

      – « Le Pied du Clou » ;
      – « Petit Marole » ;
      – « Pied de Chaume »
      – « Servoisine ».

      Le nom d’un climat pouvant être associé à la mention traditionnelle « premier cru » est porté immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

      b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
      – qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré ;
      – et que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

      Le nom du lieu-dit cadastré est imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
      c) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

      d) – Lorsque l’indication du cépage est précisée sur l’étiquetage, cette indication ne figure pas dans le même champ visuel que les indications obligatoires, et est imprimée en caractères dont les dimensions ne dépassent pas 2 millimètres.

      Dernière modification du cahier des charges : 1   décembre  2011