Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Saint-Nicolas-de-Bourgueil est réservée   aux vins tranquilles secs rouges et rosés élaborés sur le territoire de la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil du département d’Indre-et-Loire dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

Il semble que l’origine du vignoble bourgueillois soit liée à la fondation de l’abbaye de Bourgueil, en 990, qui nous en livre les premières traces écrites. En 1189, l’abbé Baudry célèbre les charmes de son monastère et de son vin produit dans le clos de l’abbaye. Au fil des siècles, le vignoble déborde les murs du clos et se répand sur toute la région, sur les coteaux et les terrasses anciennes de la Loire. Localement dénommé « breton », le cépage cabernet franc N, cépage principal de l’appellation, est originaire du Bordelais. Très certainement arrivé par voie fluviale, il est probablement implanté dans la région lors de l’union politique de l’Anjou et de l’Aquitaine (XIème et XIIème siècles).

« Saint-Nicolas », désigne alors le vin léger produit à partir de nombreuses parcelles de la commune présentant des sols développés sur les alluvions sableuses qui sont majoritaires dans l’appellation.
Bénéficiant de sa situation en bord de Loire, le vignoble de Saint-Nicolas-de- Bourgueil est de longue date, exportateur de vins fins, avec un courant commercial tourné vers la mer, notamment les pays flamands dès le XVIIe siècle. Cette situation perdure jusqu’à la crise phylloxérique durant laquelle le vignoble résiste bien grâce aux terrasses d’alluvions anciennes présentes sur le vignoble. Les parties détruites sont reconstituées rapidement en cépage cabernet franc N, témoignant de l’attachement des viticulteurs à celui-ci depuis le Moyen-Âge. Depuis 1937, date de reconnaissance de l’AOC Saint-Nicolas-de-Bourgueil, les volumes produits n’ont fait que progresser. Les maraîchages et la production de semences qui constituaient au début du XXe siècle une part importante de l’activité agricole du Bourgueillois ont maintenant disparu cédant la place à la vigne.

En 2009, le vignoble comptait près de 1 100 ha (2 720 acres), exploité par 125 viticulteurs, élaborant environ 57 000 hl (1,5 M d’US gallons). Les vins rouges constituent l’essentiel de la production, avec plus de 95 % des volumes, les rosés représentant le reste.

CLIMAT ET SOLS

Le vignoble de Saint-Nicolas-de-Bourgueil s’étend largement sur une ancienne terrasse de la Loire et sur le pied de coteau auquel elle est attachée. Orienté au sud et largement ouvert sur le Val de Loire, il est coiffé au nord par un massif forestier important.
La zone géographique de l’appellation correspond au territoire de la commune éponyme située à l’extrémité nord-ouest du vignoble de « Touraine », quelques kilomètres en amont de la confluence de la Vienne et de la Loire».
L’aire parcellaire délimitée pour la récolte des raisins présente une majorité de sols implantés dans le val sur la terrasse d’alluvions anciennes, ainsi que sur une grande « montille », éminence d’alluvions modernes dans le lit majeur du fleuve. Tous ces terrains, très filtrants, sablo-graveleux, plus ou moins caillouteux ont une faible réserve hydrique. En pied de coteau, on trouve quelques sols argilo- calcaires issus de la craie tuffeau (Turonien) et les sols argilo-siliceux, issus des formations argilo-sableuses du Sénonien.
Située à l’extrémité occidentale de la Touraine, à une faible altitude, la zone géographique bénéficie d’un climat de type océanique aux influences maritimes marquées, particulièrement plus chaud et plus sec que le reste de la région avec une humidité relative faible. Au printemps, la douceur des températures permet un démarrage précoce de la végétation, aidé en ce sens par la protection des vents du nord qu’apporte le plateau densément boisé qui couronne le coteau viticole.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil du département d’Indre-et-Loire.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes :
– Département d’Indre-et-Loire : Avoine, Beaumont-en-Véron, Benais, Bourgueil, La Chapelle-sur-Loire, Chouzé-sur-Loire, Ingrandes-de-Touraine, Restigné, Saint- Patrice, Savigny-en-Véron.
– Département du Maine-et-Loire : Allonnes, Brain-sur-Allonnes.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Cabernet franc N, cabernet sauvignon N

a) – Les vins sont issus des cépages suivants :

– cépage principal : cabernet franc N ;

– cépage accessoire : cabernet-sauvignon N.

Les vins sont issus du seul cépage principal ou de l’assemblage de raisins ou de vins dans lequel le cépage principal est majoritaire. Les vins ne peuvent pas être issus du seul cépage accessoire.

RENDEMENTS MAXIMAUX


Le rendement butoir est fixé à 67 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.
Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées pour les vins rouges et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 500 pieds à l’hectare, avec un écartement entre les rangs de 2,10 mètres maximum. L’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 1 mètre.


Les vignes sont taillées, avant le 1er mai, selon les techniques suivantes : – taille Guyot simple avec un maximum de 11 yeux francs par pied dont un maximum de 7 yeux francs sur le long bois et 1 ou 2 coursons taillés à 2 yeux francs maximum – taille Guyot double, avec 2 baguettes portant au maximum 4 yeux francs chacune et 1 ou 2 coursons taillés à 1 ou 2 yeux francs et un maximum de 12 yeux francs par pied. – taille à courson (conduite en cordon de Royat), avec un maximum de 2 yeux francs par courson et un maximum de 12 yeux francs par pied.

Au 2° du VI du chapitre 1er du cahier des charges, une pratique culturale supplémentaire est rajoutée visant à imposer un mode d’entretien, soit par un travail du sol soit par le maintien d’un couvert végétal maîtrisé mécaniquement, sur au moins 40% de la superficie de l’inter rang, le mode d’entretien sous le rang étant laissé à la liberté de chacun.

L’insertion de cette nouvelle pratique est motivée par un objectif qualitatif lié à la texture des sols qui sont graveleux ou sableux pour 75% du vignoble. Le travail du sol ou l’enherbement sur les inters rangs permet de limiter l’enracinement superficiel des vignes et favorise l’expression du terroir.

  • sur tous les inter-rangs, la maîtrise de la végétation, semée ou spontanée, est assurée par des moyens mécaniques ou physiques ;
  • la largeur maximale de la bande pouvant être désherbée chimiquement est limitée à 40 cm de part et d’autre du rang de vigne.
  • la date de début des vendanges n’est plus fixée par l’article D. 645-6 du code rural et de la pêche maritime.
  • Ajouts du 25/11/2025

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

– Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

– Les dimensions des caractères de la dénomination géographique « Vin de Loire » (modification du 25/11/2025) ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largueur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation.

– L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

-qu’il s’agisse d’un lieudit cadastré ;
– et que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Dernière modification du cahier des charges :25/11/2025

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Orléans-Cléry est réservée aux vins  tranquilles rouges élaborés dans l’appellation qui se situe sur le territoire de  certaines  communes du département du Loiret dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

Dans l’Orléanais, la viticulture est attestée dès le VIe siècle et Orléans constitue alors un centre important pour le commerce du vin. Au Moyen-Age, les vins de la région sont déjà exportés, y compris vers l’étranger : Jean d’Angleterre (dit Jean sans Terre) en achète en 1206 et 1215. Les vins de l’Orléanais sont également régulièrement consommés à la cour de France dont le domaine royal se borne pendant longtemps à l’Orléanais et à l’Ile- de-France. A la Renaissance, le séjour des rois dans les châteaux de la Loire perpétue la renommée des vins de cette région.
La vigne a longtemps constitué la culture principale pour un grand nombre de communes de la région : plusieurs textes anciens font état de la quasi- monoculture de la vigne dès le XIe siècle entre Châteauneuf-sur-Loire et Beaugency. Roger Dion considère qu’aux XVe et XVIe siècles, le vignoble orléanais était comparable en puissance et richesse au vignoble bordelais d’aujourd’hui.
En 1577, le Parlement de Paris promulgue un édit interdisant aux Parisiens l’achat de vins produits à moins de vingt lieues (88 km / 55 mi) de la capitale. Pour répondre à la demande croissante, en particulier en vins rouges, la production s’intensifie rapidement autour d’Orléans : un vignoble de quantité se substitue alors au vignoble traditionnel de qualité avec notamment l’introduction de cépages gros producteurs.
La réputation des vins de l’Orléanais s’effondre aux XVIIe et XVIIIe siècles et le vignoble devient producteur de vins ordinaires approvisionnant la capitale. Seule la viticulture bourgeoise, pour sa propre consommation, reste attachée à la conservation des cépages de qualité, notamment le cabernet franc N dont la culture s’es présent au moins depuis le début du XVIIIe siècle sous le nom de « samoreau », « samoireau » ou « noir dur » dans plusieurs manuels d’agriculture comme faisant partie de l’encépagement de la région, aux côtés des pinots, du gouais et du teinturier. Il a été probablement introduit grâce aux transports et échanges fluviaux, la Loire reliant notamment le vignoble de l’Orléanais à ceux situés plus en aval (Touraine, Chinon, Bourgueil…).

Après le développement du chemin de fer, qui ouvre la porte à la concurrence des vins méridionaux pour l’approvisionnement de Paris, le phylloxéra porte au vignoble orléanais un coup presque fatal. Cependant à partir de 1933, des viticulteurs se réunissent pour assurer en commun la vinification et la mise en marché de leurs vins, ce qui contribue à préserver une partie du vignoble.

Les vins de l’Orléanais sont reconnus en 1951 en appellation d’origine Vin délimité de qualité supérieure « Vins de l’Orléanais », qui se scinde en 2001 en « Orléans » et « Orléans-Cléry », ces deux appellations accédant à l’appellation d’origine contrôlée en 2006.

En 2008, le vignoble approche les 30 ha (75 acres), exploités par une vingtaine de viticulteurs. La production est d’environ 1 300 hl (34 240 US gallons).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de ce vignoble, la plus septentrionale de la vallée de la Loire, est située en rive gauche de la Loire en aval d’Orléans et correspond à une ancienne terrasse s’étendant sur une dizaine de kilomètres et présentant de légères ondulations. Elle comporte 5 communes dont Cléry-Saint-André sur laquelle la densité des vignes est la plus importante.
Les parcelles précisément délimitées pour la production des raisins se concentrent sur des alluvions anciennes sablo-graveleuses, à une altitude voisine de 100 mètres. Ces dernières se caractérisent le plus souvent par leur faible épaisseur et leur aptitude particulière à se ressuyer rapidement.
Le climat est de type océanique dégradé et montre des influences continentales. Ainsi, à titre de comparaison, la température moyenne annuelle est inférieure de 0,7°C à celle des vignobles plus méridionaux de Touraine avec une durée d’ensoleillement annuel identique. Les précipitations sont bien réparties dans l’année avec de légers pics au printemps et en fin d’automne.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Loiret : Cléry-Saint-André, Mareau-aux-Prés, Mézières-lez-Cléry, Olivet, Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département du Loiret : Ardon, Baule, Beaugency, Bou, Chaingy, Chécy, Combleux, Dry, Huisseau-Sur-Mauve, Jouy-le-Potier, Lailly-en-Val, Mardié, Messas, Meung-sur-Loire, Orléans, Saint-Ay, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Pryvé- Saint-Mesmin, Semoy, Tavers, Villorceau.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Cabernet franc N

RENDEMENTS MAXIMAUX


Le rendement butoir est fixé à 55 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12,5 %.
Outre la disposition ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire c UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) – Densité de plantation

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5 000 pieds à l’hectare, avec un écartement entre les rangs de 2 mètres maximum. L’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 1 mètre.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied, selon les techniques suivantes :
– la taille Guyot simple, le cep portant un long bois à 7 yeux francs au maximum et un ou deux coursons à 1 ou 2 yeux francs ;
– la taille en Guyot double courte avec deux taquets à 4 yeux francs maximum.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) Toutes les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires, peut être réglementée par les Etats membres, sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
b) Les dimensions des caractères de la dénomination géographique « Val de Loire » ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.
c) L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Dernière modification du cahier des charges : 09 décembre 2011

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation est réservée aux vins tranquilles blancs, rouges et rosés élaborés sur le territoire de certaines communes du département du Loiret  dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

Fondée vers 510 par Saint-Mesmin sur un domaine donné par Clovis, l’abbaye de Micy se signale dès cette époque par l’abondance et la qualité du vin qu’on y récoltait. La viticulture se développe rapidement au VIe siècle dans la région, et Grégoire de Tours indique que des marchands de vins en quête de gros approvisionnements se rendent à Orléans pour leur commerce.

Dès le moyen-âge, la réputation des vins d’Orléans est établie ainsi que la nécessité de bien conduire les vignes. Dès le XIII° siècle, le poète Henri d’Andeli loue les vins d’Orléans provenant de vignes sans engrais de fumier : « vins d’Orliens qui nessent sans gresse de fiens ». Les vins d’Orléans sont connus à l’étranger et Jean d’Angleterre (dit Jean sans Terre) en achète notamment en 1206 et 1215.
Les vins de l’Orléanais sont également régulièrement consommés à la cour de France dont le domaine royal se borne pendant longtemps à l’Orléanais et à l’Ile- de-France. A la Renaissance, le séjour des rois dans les châteaux de la Loire perpétue la renommée des vins de cette région.
En 1577, le Parlement de Paris promulgue un édit interdisant aux Parisiens l’achat de vins produits à moins de vingt lieues (88 km / 55 mi) de la capitale. Pour répondre à la demande croissante, en particulier en vins rouges, la production s’intensifie rapidement autour d’Orléans : un vignoble de quantité se substitue alors au vignoble traditionnel de qualité avec notamment l’introduction de cépages gros producteurs. C’est ce que dénonce en 1605 Simon Rouzeau dans L’Hercule guespin, ou l’hymne du vin d’Orléans : accusant « la main qui brouillonne », le « trompeur vestandier, en cinq ou six tonneaux un tonneau divisant […] qui fait de l’Auvernat [pinot noir N] seulement en peinture » :
« Otez ces Teinturiers, ne leur donnez l’entrée,
Renvoyez les la bas en leur noire contrée. […]
Que dedans peu de temps on verra ruinée
La gloire d’Orléans en sa bonne vinée. »
La réputation des vins de l’orléanais s’effondre effectivement aux XVIIe et XVIIIe siècles et le vignoble devient producteur de vins ordinaires approvisionnant la capitale. Seule la viticulture bourgeoise reste attachée à la conservation des cépages et traditions de qualité, pour sa propre consommation.
Le pinot noir N, localement nommé « auvernat », a longtemps constitué, avec le chardonnay, la base de l’encépagement local réservé à la production les vins de qualité,
La proportion du cépage pinot noir N a fluctué avec le temps, entre autres au profit du meunier N (localement appelé gris meunier), qui est une mutation cotonneuse du pinot noir et qui présente des caractéristiques intéressantes (production moyenne mais régulière et débourrement tardif permettant d’éviter les gelées printanières). La statistique de 1803 précise que « l’auvernat est le plant de vigne qui donne le meilleur vin d’Orléans ; mais il est le moins fécond », et dans le troisième quart du XIXe siècle, J. Guyot mentionne bien : « l’auvernat franc (pineau noir de Bourgogne), qui était autrefois l’honneur de l’Orléanais et qui n’existe plus ; l’auvernat gris ou meunier, qui domine absolument les cépages noirs de l’Orléanais ».
L’importance passée du vignoble orléanais est sans commune mesure avec son étendue actuelle. Plusieurs textes anciens font état de la quasi-monoculture de la vigne dès le XIeme siècle entre Châteauneuf-sur-Loire et Beaugency. Roger Dion considère qu’aux XVeme et XVIeme siècles, le vignoble orléanais était comparable en puissance et richesse au vignoble bordelais d’aujourd’hui. Dans un ouvrage statistique de 1803 il est évoqué comme « peut-être le plus grand vignoble de France », avec environ 32 000 ha (79 075 acres), et vers 1868, Guyot mentionne encore 22 000 ha (54 365 acres) de vignes dans l’Orléanais.

Après le développement du chemin de fer, qui ouvre la porte à la concurrence des vins méridionaux pour l’approvisionnement de Paris, le phylloxéra porte au vignoble orléanais un coup presque fatal. Cependant, à partir de 1933, des viticulteurs se réunissent pour assurer en commun la vinification et la mise en marché de leurs vins et s’organisent pour faire vivre un vignoble dont la notoriété ancienne est très forte.

Les vins de l’orléanais sont reconnus en 1951 en appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure « Vins de l’Orléanais », puis en appellation d’origine contrôlée en 2006.
En 2008, le vignoble approche les 80 ha exploités (198 acres) par une vingtaine de viticulteurs. La production est d’environ 2200 hl (58 120 US gallons). Les vins rouges dominent toujours la production, avec un peu plus de 40% du volume, suivis par les blancs (35%) et les rosés.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de ce vignoble, la plus septentrionale de la vallée de la Loire, est située de part et d’autre de la Loire, entre la plaine de Beauce et la forêt de Sologne. Elle s’étend sur 13 communes dans un paysage au relief peu marqué sur quelques 35 km, en amont et en aval de la ville d’Orléans. Le vignoble est essentiellement implanté en aval d’Orléans sur les terrasses anciennes sablo- graveleuses en rive sud de la Loire et occupe également en rive nord les rebords du plateau calcaire de la Beauce.
Les parcelles précisément délimitées pour la production des raisins se concentrent sur les terrains à dominante texturale sableuse, très filtrants, développés dans les alluvions anciennes de la Loire et les sols argilo-calcaires des « formations de Beauce » de l’Aquitanien.
Le climat, de type océanique dégradé aux influences continentales, présente à titre de comparaison une température moyenne annuelle inférieure de l’ordre de 0,7°C (1,25 oF) à celle des vignobles méridionaux du Val de Loire avec une durée d’ensoleillement annuel identique.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département du Loiret : Baule, Beaugency, Chécy, Cléry-Saint-André, Mardié, Mareau-aux-Prés, Meung-sur-Loire, Mézières- lez-Cléry, Olivet, Orléans, Saint-Ay, Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, Saint-Jean-de- Braye.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département du Loiret : Ardon, Bou, Chaingy, Combleux, Dry, Huisseau-sur- Mauve, Jouy-le-Potier, Lailly-en-Val, Messas, Semoy, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, Tavers, Villorceau.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chardonnay B, pinot noir N, pinot gris G, meunier N

Proportions: Pas de disposition particulière.

RENDEMENTS MAXIMAUX


Le rendement butoir est fixé à 60 hectolitres par hectare pour les vins blancs et 55 hectolitres par hectare pour les vins rouges et rosés.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5000 pieds à l’hectare, avec un écartement entre les rangs de 2 mètres maximum. L’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut pas être inférieur à 1 mètre.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5000 pieds à l’hectare, avec un écartement entre les rangs de 2 mètres maximum. L’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut pas être inférieur à 1 mètre.

Les vignes sont taillées, avec un maximum de 11 yeux francs par pied, selon les techniques suivantes :
– une taille courte à coursons (en éventail ou en cordon de Royat) chaque courson ne devant pas porter plus de 3 yeux francs ;
– une taille longue en Guyot simple sur laquelle le long bois ne doit pas porter plus de 8 yeux francs ;

– une taille courte en Guyot double avec 2 taquets à 4 yeux francs maximum

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Pour l’élaboration des vins rosés l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12,5 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

Dernière modification du cahier des charges : 09 décembre 2011

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Montlouis-sur-Loire est réservée au vin, au vin mousseux de qualité et au vin pétillant  élaborés sur les  territoires des certaines communes du département d’Indre-et-Loire.

HISTOIRE

Du XIVe au XIXe siècle, le vignoble produit des vins blancs, dont la qualité et le potentiel de garde permettent le transport sur la Loire jusqu’à Nantes puis l’expédition vers les pays du nord de l’Europe. Ils sont couramment vendus sous le terme de «Vouvray», qui désigne alors les meilleurs vins blancs de la région de Tours.

Au cours des années 1930, plusieurs jugements rejettent la demande de rattachement à l’appellation d’origine contrôlée «Vouvray». Les vignerons de Lussault-sur-Loire, Montlouis-sur-Loire et Saint-Martin-le-Beau s’engagent alors dans une démarche de reconnaissance en appellation d’origine contrôlée, laquelle est reconnue en 1938 sous le nom de «Montlouis», nom modifié en «Montlouis-sur-Loire» en 2002.

En 2008, le vignoble couvre 400 hectares (990 acres), exploités par une cinquantaine de viticulteurs. La moitié de cette surface est destinée à la production de vins tranquilles (environ 6 000 hectolitres / 158 500 US gallons) et l’autre moitié à la production de vins mousseux ou pétillants (environ 9 600 hectolitres / 253 600 US gallons).

CLIMAT ET SOLS

Situé quelques kilomètres à l’est de Tours, le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée «Montlouis-sur-Loire» s’inscrit sur un plateau calcaire formant un triangle, limité respectivement au nord et au sud par les vallées de la Loire et du Cher, et à l’est par le massif de la forêt d’Amboise. Cette zone géographique se limite au territoire de 3 communes.

Le relief de la zone géographique est assez marqué, et l’altitude à laquelle est implanté le vignoble est comprise entre 55 mètres et 100 mètres (180 et 330 pi) environ. Au sud-est, le plateau plonge vers la vallée du Cher, formant un coteau viticole entaillé de vallées sèches. A l’ouest et au nord, le plateau viticole se finit de manière abrupte, par une falaise d’une trentaine de mètres, entaillée çà et là de petits vallons secs.

Géologiquement, le plateau est armé par les formations crayeuses du Turonien (craie micacée, tuffeau jaune) et du Sénonien (craie de Villedieu, affleurante sur la vallée du Cher), surmontées des formations argilo-siliceuses du Sénonien (argiles à silex), çà et là de l’Eocène (poudingues, cailloutis), et surtout des matériaux sableux alluviaux de hautes terrasses fluviales, plus ou moins mêlés de sables d’origine éolienne.

Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins reposent sur des sols majoritairement argilo-siliceux, quelquefois argilo-calcaires. Les dépôts sableux surmontant le haut des reliefs apportent très souvent une dominante texturale sableuse.

Le climat est un climat océanique dégradé, au carrefour des influences océaniques et continentales, sur lequel la Loire exerce son rôle de régulateur thermique, et avec quelquefois d’excellentes conditions automnales et d’arrière-saison.

Le «tuffeau», matériau crayeux tendre qui constitue les premières assises du plateau, a été creusé de vastes carrières souterraines de la période romaine jusqu’au XXe siècle, réutilisées comme caves de vinification des vins tranquilles, d’élaboration de vins mousseux, d’élevage et de stockage.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins tranquilles, la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département d’Indre-et-Loire (liste établie sur la base du code officiel géographique de l’année 2019): Lussault-sur-Loire, Montlouis-sur-Loire, Saint-Martin-le-Beau.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins tranquilles et la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants, est constituée par le territoire des communes suivantes du département d’Indre-et-Loire (liste établie sur la base du code officiel géographique de l’année 2019): Amboise, Athée-sur-Cher, Dierre, Larcay, Véretz, La Ville-aux-Dames.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chenin B

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins tranquilles : 62 hectolitres par hectare
Vins mousseux et pétillants : 75 hectolitre par hectare
Vins mousseux élaborées par fermentation unique :  62 hectolitre par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins mousseux ou pétillants sont élaborés par seconde fermentation en bouteille ou pour les vins mousseux par fermentation unique. Après la prise de mousse ils ne dépassent pas, en cas d’enrichissement du moût, le titre alcoométrique volumique total de 13 %. Les vins tranquilles ne dépassent pas, après enrichissement, un titre alcoométrique volumique total de 13 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

Mousseux à fermentation unique


— Les vins mousseux élaborés par fermentation unique sont issus de raisins récoltés manuellement et transportés entiers jusqu’au pressoir dans des récipients ou des bennes non autovidantes à vis ou à pompe.»

Maturité du raisin

— à 178 grammes par litre de moût pour les vins mousseux élaborés par fermentation unique.

TAVNM

— 11 % pour les vins mousseux élaborés par fermentation unique.

La prise de mousse des vins mousseux élaborés par fermentation unique est réalisée dans les conditions suivantes :

— la fermentation débute en cuve ou en fûts;
— elle est maîtrisée uniquement par l’utilisation du froid;
— le levurage est interdit;
— l’ajout d’une liqueur de tirage est interdit;
— l’utilisation des alginates de calcium ou de sodium est interdit;
— la prise de mousse se fait uniquement en bouteille de verre à partir du moût partiellement fermenté;
— l’emploi d’une liqueur d’expédition est interdit;
— le volume perdu au dégorgement est remplacé par un volume du même lot de vin.

La durée d’élevage des vins tranquilles est augmentée d’un mois et demi. Le chenin est en effet un cépage connu pour développer des qualités aromatiques intéressantes en cours d’élevage. Par conséquent, la date de mise à disposition des vins aux consommateur est repoussée du 1er février au 15 mars.

Il a été ajouté la date minimale du 30 septembre pour la commercialisation des vins mousseux et pétillants.

Pour effectuer les travaux de cave dans de bonnes conditions, le cahier des charges augmente la capacité de cuverie minimum à détenir en augmentant le coefficient de 1 à 1,5 fois le volume moyen vinifié dans l’appellation d’origine contrôlée au cours des 5 dernières années.

Pressurage

— Les raisins destinés à l’élaboration de vins mousseux élaborés par fermentation unique sont versés entiers dans le pressoir sans éraflage ou foulage préalable. Le pressurage de ces raisins est réalisé avec un pressoir pneumatique ou un pressoir horizontal à plateaux sans chaînes et sans cercles ou un pressoir vertical.

Afin de permettre un pressurage sans dégradation du raisin, le cahier des charges introduit l’interdiction de l’utilisation :

— des pressoirs à remplissage axial;

— des cuves en béton brut sauf celles justifiant d’une déclaration de conformité délivrée par le fournisseur pour être au contact du raisin, moût ou vin.

Pratiques œnologiques

— La clarification des moûts des vins mousseux élaborés par fermentation unique au moyen d’enzymes ou de préparations enzymatiques, est interdite.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les longs bois des vignes taillés en Guyot sont désormais obligatoirement attachés à un fil porteur.

a) —Densité de plantation—Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6250 pieds par hectare, avec un écartement maximum entre les rangs de 1,6 mètre. L’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut pas être inférieur à 0,8 mètre.

b) — Règles de taille — Les vignes sont taillées avant le 1er mai. — Pour les vignes taillées en taille courte (conduite en éventail ou en cordon de Royat) le nombre d’yeux francs laissés à la taille ne peut excéder 85 800 yeux francs par hectare et 13 yeux francs par pied en moyenne, avec un maximum de 15 yeux francs par pied, chaque courson portant au maximum 3 yeux francs.

 Pour les vigne staillées en taille longue le nombre d’yeux francsl aissés à la taillene peut excéder 72600 yeux francs par hectare et 11 yeux francs par pied en moyenne, avec un maximum de 13 yeux francs par pied.

— Lorsque la récolte est réalisée mécaniquement, le délai entre le transport de la vendange et le début du cycle de pressurage ne doit pas excéder deux heures.

—  Lorsque la récolte est réalisée manuellement, le délai entre le transport de la vendange et le début du cycle de pressurage ne doit pas excéder vingt-quatre heures.

—  Le matériel de récolte doit être lavé une fois par jour minimum.»
Ces dispositions ont pour objectif de garantir la meilleure qualité sanitaire des raisins possibles.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

La fixation d’une date de début des vendanges n’est plus nécessaire aujourd’hui, car les opérateurs disposent désormais d’une large palette d’outils leur permettant d’apprécier au plus juste la maturité des raisins. Chaque opérateur dispose d’un certain nombre de dispositifs et d’équipements, tant individuels que collectifs, qui permet de déterminer avec précision la date optimale pour enclencher la récolte de chaque parcelle, en fonction des objectifs de production.

— L’enherbement permanent du contour des parcelles (tournières et espaces inter parcellaires non plantés ou non cultivés) est obligatoire. Cette obligation ne s’applique pas en cas de remise en état des tournières notamment suite à l’érosion, ou à des phénomènes climatiques exceptionnels.

— Sur au moins 40 % de la superficie comprise entre les rangs, la maîtrise de la végétation semée ou spontanée est assurée par des moyens mécaniques ou physiques.»

Cette modification accompagne l’évolution actuelle des pratiques des opérateurs en faveur de l’agroécologie dans l’ensemble du vignoble. Elle reflète la prise en compte croissante de la préoccupation environnementale dans les itinéraires techniques. En favorisant la présence d’un couvert végétal, elle conduit à une réduction de l’emploi des herbicides chimiques. Cette réduction des herbicides doit permettre de renforcer la protection des sols viticoles et de préserver leurs fonctionnalités naturelles (fertilité, biodiversité, épuration biologique), ce qui participe à la qualité et l’authenticité des vins et conforte la notion de terroir.

Dernière modification du cahier des charges : 7 novembre 2020

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Jasnières est réservée aux vins tranquilles blancs secs élaborés sur le territoire de certaines communes de la Sarthe dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

Selon la tradition orale, l’implantation au moyen-âge du monastère de Saint-Lézin, à Marçon, est à l’origine du développement de la vigne dans la vallée du Loir. Au cœur de cette vallée, les vignerons ont rapidement identifié le coteau particulier de Jasnières sur lequel le cépage chenin B, implanté à l’extrême nord de son aire de culture, donne des vins originaux. De nombreuses caves creusées et utilisées pour la vinification, ont constitué un facteur favorisant la vinification et la conservation des vins de Jasnières. Au XVIème siècle, les vins blancs du Loir sont régulièrement cités. Ainsi, Rabelais, dans son « Pantagruel », signale que la commune de La Chartre située au cœur de la vallée du Loir et juste au pied du coteau de Jasnières était encombrée de marchands de vin ; Ronsard chante les vins du Loir et Henri IV chevauchant entre La Flèche et Vendôme découvre les vins de Jasnières et demande à ce qu’ils soient servis au château royal de Saint-Germain-en-Laye. Par la suite, les courtiers hollandais jusqu’à la fin du XIXème, remontant la Loire et ses affluents, s’approvisionnent en vins blanc du Loir et de Jasnières et les acheminent jusqu’aux pays du nord de l’Europe qui apprécient particulièrement les vins blancs produits en Val de Loire avec le cépage chenin B. Il faut souligner en effet l’importance du Loir qui grâce à sa liaison avec la Loire permet aux denrées et vins produits en Sarthe d’être exportées.

Jules Guyot note dans son Etude des vignobles de France (1876) que « le climat de la Sarthe appartient à cette partie de la zone tempérée où les fruits sucrés acquierent le maximum de leur finesse, les raisins y sont délicieux et les vins produits remarquables. C’est au cours de ce XIXème siècle que les vins blancs de Jasnières acquièrent auprès d’un plus large public une forte notoriété avec notamment les millésimes 1837, 1870 et 1893 qui marquent les esprits. Curnonsky grand critique gastronomique du début du XXème siècle, surnommé le prince des gastronomes, indique à cette époque que « Trois fois par siècle, le Jasnières est le plus grand de tous les vins blancs du monde. »

En 1937, l’appellation d’origine contrôlée « Jasnières » est l’une des premières à être reconnue pour les différentes catégories de vins.

En 2009, le vignoble de l’AOC «Jasnières» occupe plus de 50 ha (125 acres), cultivés par environ 25 vignerons dont la production approche 2 500 hl (66 045 US gallons). Les vins secs présentent généralement des arômes fruités et floraux dans leur jeunesse.

CLIMAT ET SOLS

Située au cœur de la vallée du Loir, la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée Jasnières correspond à un coteau très pentu, orienté au sud et reliant les communes de Ruillé-sur-Loir et Lhomme sur environ 5 kilomètres (3 mi) en rive droite de la vallée. Le nom de «Jasnières» est celui d’un lieu-dit emblématique qui a désigné par la suite l’ensemble du coteau et les vins qui en sont issus. Le coteau large d’environ 300 mètres (985 pi) est entrecoupé de trois vallons qui marquent fortement le paysage. Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur la partie la plus abrupte de ce coteau avec des pentes de l’ordre de 15 %, à une altitude variant de 70 à 120 mètres (230 et 395 pi) et représentent une cinquantaine d’hectares (125 acres). En ces situations, sous l’action de l’érosion qui a mis à nu le substrat, les sols sont superficiels, caillouteux et se réchauffent rapidement. Ils sont principalement développés sur les formations du tuffeau du Turonien et des argiles à silex du Sénonien. Par endroits, ils peuvent être issus des formations détritiques de l’Eocène ou comporter des éléments issus de terrasses alluviales du Loir.

Le climat de la zone géographique est un climat océanique dégradé, au carrefour des influences océaniques et continentales. Le Loir exerce un rôle de régulateur thermique, ainsi que les vallées qui drainent l’air froid du coteau. Les précipitations sont d’environ 680 millimètres par an.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Sarthe (liste établie sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 : Lhomme, Loir en Vallée (pour le territoire de la commune déléguée de Ruillé-sur-Loir).

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes (liste établie sur la base du code officiel géographique de l’année 2021) :

département d’Indre-et-Loire : Bueil-en-Touraine ; Épeigné-sur-Dême, Saint-Aubin-le-Dépeint, Saint-Christophe-sur- le-Nais, Saint-Paterne-Racan, Villebourg.

département de Loir-et-Cher : Montoire-sur-le-Loir.

département de la Sarthe : Beaumont-sur-Dême, Chahaignes, La Chartre-sur-le-Loir, Chenu, Dissay-sous-Courcillon, Flée, Loir en Vallée (pour le territoire de la commune déléguée de de Poncé-sur-le-Loir), Marçon, Montval-sur-Loir, Nogent-sur-Loir, Saint-Germain-d’Arcé, Saint-Pierre-de-Chevillé, Vancé.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chenin B

RENDEMENTS MAXIMAUX

63 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Le recours à toute pratique d’enrichissement est interdit pour les vins présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose + fructose) supérieure à 12 grammes par litre. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12,5 %. Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Densité de plantation :Les vignes présentent une densité minimale à la p antation de 5 500 pieds à l’hectare,avec un écartement entre les rangs de 1,80 mètre maximum. L’écartement entre les pieds sur un même rang est inférieur ou égal à 1 mètre.

Règles de taille : Les vignes sont taillées à coursons portant chacun au plus 3 yeux francs. Le nombre total d’yeux francs par pied ne peut pas dépasser 13.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a)  – Toutes les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires ( UE) , peut être réglementée par les Etats membres, sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b)  – Les dimensions des caractères de la dénomination géographique « Val de Loire » ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largueur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

c)  Lamention«sec»figureobligatoirementsurl’étiquetagedesvinsprésentantuneteneurensucresfermentescibles (glucose et fructose) inférieure ou égale à 8 grammes par litre.

d)  – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve :

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ;
— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Dernière modification du cahier des charges : 1 avril  2022

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Cour-Cheverny AOP  est réservée aux  Vins tranquilles blancs secs moelleux  et doux  élaborés sur le territoire de certaines communes  du département de Loir-et-Cher  dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

François Ier aurait introduit, en 1519, 80 000 plants d’un cépage blanc provenant de Bourgogne dans sa résidence de Romorantin. Cette ville, située à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Cour-Cheverny, a ensuite donné son nom au cépage. Des études génétiques récentes montrent que ce cépage est issu d’un croisement entre les cépages gouais B et pinot noir N, comme d’autres cépages bourguignons (aligoté B, auxerrois B, chardonnay B, gamay N et melon B), rendant très plausible son origine bourguignonne.

En 1577, le Parlement de Paris promulgue un édit interdisant aux Parisiens l’achat de vins produits à moins de vingt lieues (88 kilomètres) de la capitale. Pour répondre à la demande, l’extension des plantations se fait dans un premier temps autour d’Orléans, puis de plus en plus vers l’aval, en direction de Blois et Tours. La mise en service au XVIIe siècle du canal reliant la Loire à la Seine, facilite ensuite le transport du vin. Les plantations en cépages gros producteurs se multiplient, et au XVIIIe siècle, la Carte de Cassini présente un vignoble continu sur les deux rives de la Loire. Cependant, à l’inverse de l’ancienne Beauce viticole (située sur l’autre rive de la Loire), où s’étaient développées en particulier les plantations de teinturier N (localement appelé gros noir, cépage teinturier extrêmement puissant et productif), la zone géographique de «Cour-Cheverny» conserve une tradition viticole de qualité, et les vignerons restent attachés à la culture du cépage romorantin B, cépage précoce, dont la rusticité est bien adaptée au milieu naturel. Amené en surmaturité, il permet d’élaborer des vins présentant plus ou moins de sucres fermentescibles.

Ce cépage n’est cultivé nulle part ailleurs de manière significative, que ce soit en France ou dans le monde. En 2008, le vignoble de «Cour- Cheverny» couvre 60 hectares exploités par une trentaine de producteurs, qui élaborent un peu plus de 1 500 hectolitres (39 635 US gallons). Les vins sont des vins blancs tranquilles plein de vivacité dans leur jeunesse. Leur nez exprime souvent des arômes d’agrumes, de fruits à chair jaune ou de fleurs blanches. On peut parfois y déceler des notes de rhubarbe, d’épices ou de menthol. Leur originalité s’exprime cependant pleinement avec le temps, et quelques années de garde révèlent souvent des arômes de miel, de citron, de cire ou de pruneau, ainsi que quelques notes douces d’oxydation, caractéristiques du cépage romorantin B. Lorsqu’ils présentent des sucres fermentescibles, leur complexité et leur potentiel de garde sont en général encore plus importants. La présence de sols pauvres, difficiles à travailler et de peu de rendement en céréales, mais propices à la viticulture, a été un facteur déterminant pour l’implantation du vignoble. Fortement marquée par l’action de la Loire (érosion et dépôt de terrasses), la géologie de la zone géographique est originale par rapport à celle des autres appellations d’origine contrôlées ligériennes.

Cinq siècles d’attachement à ce cépage ont permis aux producteurs, par une gestion optimale de la plante et de son potentiel de production, traduite par la conduite de la vigne et des règles de taille rigoureuses, de mettre en valeur les caractéristiques originales reconnues de leurs produits.

L’appellation d’origine contrôlée «Cour-Cheverny», reconnue en 1993, fait partie aujourd’hui des fleurons des vins du Val de Loire. Pour faire connaître ces vins les producteurs ont installé une Maison des Vins originale au sein du château de Cheverny où se pressent plus de 300 000 visiteurs par an.

CLIMAT ET SOLS

Située en rive gauche de la Loire, la zone géographique s’étend entre les bords du fleuve, au nord, et les communes de Cherverny et Cour-Cheverny, au sud. Elle est limitée, au nord-ouest, par la Loire et la forêt de Russy, et à l’est et au sud, par la Grande Sologne (en particulier les boisements continus du parc de Chambord et de la forêt de Cheverny). La forêt est très importante au sein de la zone géographique, et lorsqu’il n’est pas à proximité de la Loire, le vignoble est au cœur de clairières, entre les nombreux massifs boisés de plus ou moins grande taille.

La zone géographique repose sur un plateau assez mollement ondulé, drainé, d’est en ouest, par les deux affluents de la Loire que sont le Cosson et le Beuvron et quelques-uns de leurs affluents. Le substratum géologique est essentiellement constitué par les formations argilo-siliceuses sénoniennes, surmontées par les calcaires de Beauce (Aquitanien), eux- mêmes recouverts par les formations argilo-sableuses de Sologne (Burdigalien). L’ensemble est, par endroits, recouvert de hautes terrasses de la Loire et de sables éoliens.

Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins présentent: – des sols à dominante texturale sableuse à argilo-sableuse, reposant en profondeur sur un horizon argileux (formations de Sologne) – des sols bruns calcaires à bruns calciques (calcaires de Beauce).

Le climat, océanique dégradé, présente une nuance continentale un peu plus marquée que celui des appellations d’origine contrôlées ligériennes tourangelles en aval: un peu plus sec (25 millimètres à 50 millimètres (1 et 2 po) de précipitations annuelles en moins), et sensiblement plus frais (sur la période végétative, les températures moyennes sont inférieures de 0,5 °C à 1 °C (0,9 et 1,8 oF), et les minimales sont inférieures de 1 °C / 1,8 oF). Ce climat est sous l’influence locale des massifs boisés et des vallées du Beuvron, du Cosson et de leurs petits affluents.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de Loir-etCher: Cellettes, Cheverny, Chitenay, Cormeray, Cour-Cheverny, Huisseausur- Cosson, Montlivault, Mont-près-Chambord, Saint-Claude-de-Diray, Tour-en-Sologne, Vineuil.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de Loir-et-Cher: Candé-sur-Beuvron, Feings, Fougères-sur-Bièvre, Fresnes, Maslives, Les Montils, Muides-surLoire, Ouchamps, Saint-Dyé-sur-Loire, Saint-Laurent- Nouan, Sambin, Seur et la section cadastrale E de la commune de Monthou-sur-Bièvre.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chenin B

RENDEMENTX MAXIMAUX

Vins secs : 72 hectolitres par hectare

Vins moelleux et doux : 60 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRITIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose + fructose) supérieure à 20 grammes par litre sont élaborés sans enrichissement. L’utilisation de copeaux de bois est interdite; Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12,5 %. Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE ) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) Densité de plantation Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 500 pieds à l’hectare, avec un écartement entre les rangs de 2,10 mètres maximum. L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,90 mètre et 1,20 mètre.

b) – Règles de taille. Les vignes sont taillées avec un maximum de 13 yeux francs par pied selon les techniques suivantes: – taille Guyot avec un seul long bois et au plus deux coursons; – taille à 2 demi- baguettes; – taille à coursons (conduite en éventail ou en cordon de Royat).

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a)  L’indication du cépage ne figure pas sur les étiquettes en dessous du nom de l ’appellation d’origine contrôlée.

b)  Les vins présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucoseet fructose) supérieure ou égale à 20 grammes par litre sont obligatoirement présentés avec les mentions «moelleux» ou «doux» correspondant à la teneur en sucres fermentescibles (glucose et fructose) présente dans le vin, telle qu’elle est définie par la réglementation communautaire.

c)  Les mentions facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

d)  Les dimensions des caractères de la dénomination géographique «Val de Loire» ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

e)  L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve: – qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré; – que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Dernière modification du cahier des charges : 18 septembre   2019

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Coteaux du Vendômois est réservée aux vins tranquilles blancs, rouges et gris (vins rosés) élaborés dans certaines communes du département du Loir-et-Cher dans la vallée de la Loire. 

HISTOIRE

Une charte de donation du XIe siècle mentionne la présence de vignes à Villedieu, mais sa culture dans la vallée du Loir est sans doute bien plus ancienne. Henri IV au XVIème siècle estime particulièrement les vins du domaine de Prépatour situé sur la commune de Naveil à environ 5 kilomètres à l’ouest de Vendôme.
Au XVIème siècle, les vins du Loir sont souvent cités par des hommes reconnus dont Rabelais, dans son « Pantagruel ». Au XVIIIeme siècle le développement du vignoble est tel que deux arrêtés respectivement de 1781 et 1794 accusent les vignerons d’être responsables de la disette qui sévit par manque de céréales. Le XIXème siècle verra le plein essor du secteur viticole dans le canton de Vendôme. Jules Guyot, dans son Etude des vignobles de France (1876), indique que « la plupart des vins blancs de l’arrondissement [de Vendôme] sont fournis par le pineau blanc de la Loire [chenin B] et quelques uns par le sémillon blanc ou par le surin [sauvignon B]. L’auvernat noir [pinot noir N] et le meunier donnaient autrefois d’excellents vins rouges ; aujourd’hui c’est le cot et le meunier. On tend à leur substituer le pineau d’Aunis ou balzac pour le rouge et le blancheton ou folle blanche pour le blanc ».

Ainsi, après avoir cultivé nombre de cépages, les opérateurs de la vallée du Loir se spécialisent dans la production de vins issus des cépages chenin B et pineau d’Aunis N après la crise phylloxérique.
De même que l’encépagement, les types de vins produits évoluent au XXème siècle. Ainsi, dans les années 1950, Depardon et Buron notaient : « sans oublier que le chenin B fournit « en petite quantité d’excellents vins blancs » et que le pineau d’Aunis sert à élaborer ici « à peu près exclusivement un vin blanc, parfois très légèrement teinté, présentant un fruité très agréable « .

Ces qualités seront traduites par le classement en appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure en 1968 puis en en 2001 par la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée.
Le vignoble des « Coteaux du Vendômois » occupe en 2008 environ 130 hectares (320 acres). Il est travaillé par une trentaine de déclarants, qui élaborent environ 5000 hectolitres (132 085 US GALLONS). Production emblématique, les vins gris représentent près de la moitié des volumes, suivis par les vins rouges (environ 35%) et les vins blancs (15%).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend le long de la vallée du Loir, à l’ouest de la commune de Vendôme. Sur cette portion, le Loir se contorsionne en méandres serrés. Six boucles se succèdent, faisant naître des falaises abruptes, dégageant un fond de vallée encaissé avec plusieurs affluents perpendiculaires qui contribuent à complexifier la géographie de ce paysage.
A partir de Vendôme, à vol d’oiseau, les boucles ne couvrent qu’une douzaine de kilomètres, mais lovée plusieurs fois sur elle-même, la rivière se déroule en fait sur un linéaire de plus de 25 kilomètres. Ici, le Loir et ses affluents ont creusé leurs lits dans les plateaux du Crétacé supérieur dont l’altitude oscille entre 110 mètres et 140 mètres (360 ET 460 pi) avec un dénivelé moyen de 50 mètres (165 pi) faisant apparaître parfois des coteaux abrupts qui relient les vingt-sept communes de la zone géographique de l’appellation.
Outre le bâti traditionnel, les villages de piémont sont souvent marqués par des habitations troglodytiques ou des cavités issues de l’exploitation du tuffeau qui sont dédiées à l’élevage des vins. Les parcelles précisément délimitées pour la production des raisins se concentrent sur les coteaux en vue du val ou de ses affluents directs, et sur les chanfreins du plateau. Les sols offrent un bon fonctionnement hydrique, et présentent en général une charge importante en éléments grossiers.
Le climat de la zone géographique est un climat océanique dégradé, au carrefour des influences océaniques et continentales. Le Loir exerce un rôle de régulateur thermique, ainsi que les vallées perpendiculaires qui drainent l’air froid des coteaux. Les amplitudes thermiques sont assez limitées et les précipitations sont d’environ 680 millimètres (26,8 po) par an.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département du Loir-et-Cher : Artins, Azé, Couture-sur-Loir, Les Essarts, Fontaine-les-Coteaux, Houssay, Lavardin, Lunay, Marcilly-en-Beauce, Mazangé, Montoire-sur-le-Loir, Naveil, Les Roches-l’Evêque, Saint-Martin-des-Bois, Saint-Ouen, Saint-Rimay, Sougé, Ternay, Thoré-la- Rochette, Tréhet, Troo, Vendôme, Villavard, Villedieu-le-Château, Villerable, Villiersfaux, Villiers-sur-Loir.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins est constituée par le territoire des communes suivantes :

– département d’Indre-et-Loire : Chemillé-sur-Dême, Epeigné-sur-Dême, Les Hermittes, Monthodon ;

– département du Loir-et-Cher : Areines, Ambloy, Fortan, Les Hayes, Meslay, Rahart, Saint-Arnoult, Saint- Quentin ;

– département de la Sarthe : Besse-sur-Braye, La Chartre-sur-le-Loir, Lavenay, Poncé-sur-le-Loir, Ruillé-sur-Loir.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chardonnay B, chenin B, gamay N, cabernet franc N, pinot noir N et pineau d’Aunis.

Les vins rouges sont issus des cépages suivants :
― cépage principal : pineau d’Aunis N ;
― cépages complémentaires : cabernet franc N, pinot noir N ;

― cépage accessoire : gamay N.
Les vins gris sont issus du cépage pineau d’Aunis N.
Les vins blancs sont issus des cépages suivants :

― cépage principal : chenin B ;
― cépage accessoire : chardonnay B.

Les vins blancs sont issus du seul cépage principal ou de l’assemblage de raisins ou de vins dans lequel le cépage principal est majoritaire.

Les vins ne peuvent pas être issus du seul cépage accessoire.

Les vins rouges proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins issus des cépages suivants:

La proportion du cépage pineau d’Aunis N ne peut pas être inférieure à 50 % de l’encépagement.
La proportion du cépage cabernet franc N est comprise entre 10 % minimum et 40 % maximum de l’encépagement.

Le cépage principal doit être majoritaire et les vins ne peuvent pas être issus des seuls cépages complémentaires ou accessoires, ensemble ou séparément.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 55 hectolitres par hectare pour les vins blancs et rouges Le rendement est fixé à 60 hectolitres par hectare pour les vins gris (vins rosés)

Le rendement butoir est fixé à 61 hectolitres par hectare pour les vins blancs et rouges
Le rendement butoir est fixé à 66 hectolitres par hectare pour les vins gris (vins rosés)

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Pour l’élaboration des vins gris, l’utilisation des charbons à usage œnologique est autorisée pour les moûts et vins nouveaux encore en fermentation issus de presse, dans la limite de 20% du volume de vins gris élaborés par le vinificateur concerné, pour la récolte considérée.

– Pour les vins rouges, les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées, et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.
Les vins blancs présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose+fructose) supérieure à 8 grammes par litre sont élaborés sans enrichissement.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total suivant :
Vins blancs 12 %; Vins rouges 12,5 %; Vins gris 12 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Pour l’élaboration des vins gris, l’utilisation des charbons à usage œnologique est autorisée pour les moûts et vins nouveaux encore en fermentation issus de presse, dans la limite de 20% du volume de vins gris élaborés par le vinificateur concerné, pour la récolte considérée.

– Pour les vins rouges, les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées, et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.
Les vins blancs présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose+fructose) supérieure à 8 grammes par litre sont élaborés sans enrichissement.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total suivant : Vins blancs 12 %; Vins rouges 12,5 %; Vins gris 12 %.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires, peut être réglementée par les Etats membres, sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) Les dimensions des caractères de la dénomination géographique « Val de Loire » ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largueur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

c) La mention « sec » figure obligatoirement sur l’étiquetage des vins blancs présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose et fructose) inférieure ou égale à 8 grammes par litre.
d) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve :
– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Dernière modification du cahier des charges : 05 décembre 2011

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Coteaux du Loir est réservée aux vins tranquilles secs blancs, rosés et rouges élaborés dans certaines communes du département d’Indre-et-Loire et du département de la Sarthe dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

Selon la tradition orale, de la vigne a été plantée au VIème siècle par Saint Lézin, alors évêque d’Angers, dans le sud de la Sarthe aux alentours de la commune de Marçon. C’est sur cette commune que des moines fondent le prieuré de Saint-Lézin, rattaché à l’abbaye Saint-Julien de Tours à laquelle il fournit une certaine quantité de vins. Ils implantent du pineau d’Aunis sur leurs terres à Chahaignes plus souvent nommés plant de Mayet, Gros Véronais, Mançais noir ou Plant d’Aunis. Le Loir est déjà, à cette époque, le moyen de transport privilégié pour diverses denrées destinées aux pays du nord de l’Europe, transitant par la Loire jusqu’à Nantes.

La douceur de vivre et les vins de la vallée du Loir sont chantés par les poètes de La Pléiade réunis autour de Pierre de Ronsard, dès le XVIème siècle, et ces vins sont souvent cités dans les écrits et mémoires d’alors. Ainsi Rabelais, dans son « Pantagruel », signale que la commune de La Chartre est encombrée de marchands de vin, RONSARD chante les vins du Loir, tandis qu’HENRI IV, qui chasse en forêt de Bercé (Château-du-Loir), ne veut voir sur sa table que le vin du pays.

Dans ses mémoires, le Comte de Rochecotte (1769-1797) indique que sur la vallée du Loir, le coteau exposé au midi, sur les communes de Chahaignes et de la Chartre-sur-le-Loir, produit des vins dont plusieurs sont renommés. Jules GUYOT écrit dans son « Etude des vignobles de France » (1876) que « le climat de la Sarthe appartient à cette partie de la zone tempérée où les fruits sucrés acquierent le maximum de leur finesse, les raisins y sont délicieux et les vins produits remarquables. Les deux principaux cépages de la Sarthe sont, pour le rouge le pineau [pineau d’Aunis N], et pour le blanc, le pineau de la Loire [chenin B] ».

Pierre Viala, ampélographe et spécialiste des maladies de la vigne, en pleine crise phylloxérique, obtient une mission viticole et se charge de réaliser une étude très détaillée des terrains des vignobles de la Sarthe. Il préconise alors « d’avoir recours aux vieux cépages sarthois qui ont fait leurs preuves et qui ont donné la réputation de vos vins ». Il conclut lors de sa conférence devant le Préfet et le Maire de Château du Loir : « Vous avez entre vos mains une richesse qu’il ne faut pas laisser d’amoindrir. Vous devez tenir à honneur de faire briller avec la meilleure intensité que jamais, dans l’extrême nord, une des plus belles perles de la couronne viticole française »

A cette époque, sont cités principalement les vins blancs de pineau de la Loire (cépage chenin B) avec les millésimes 1837, 1870 et 1893 qui sont particulièrement appréciés. Les vins rouges prennent toute leur place au début du XXème siècle et les millésimes 1911, 1921, 1934 et 1937, marquent les esprits. En 1948, l’appellation d’origine contrôlée « Coteaux du loir » est reconnue pour les différentes catégories de vins avec la même zone géographique que celle définie en 2010.

En 2009, la superficie du vignoble représente plus de 80 hectares (200 acres), exploités par environ 25 producteurs, pour une production d’environ 4 000 hectolitres (105 670 US gallons). Les vins rouges et blancs représentent chacun environ 40 % des volumes, et les vins rosés 20 %.

CLIMAT ET SOLS

Située à la limite de trois provinces, la Touraine, le Maine et l’Anjou, à environ 40 kilomètres au nord de la ville de Tours, la zone géographique s’étend sur une trentaine de kilomètres de part et d’autre de la vallée du Loir et de ses vallées affluentes. A cet endroit, le Loir et ses affluents entaillent un plateau situé à environ 100 mètres (328 pi) d’altitude et creusent des vallées profondes au dénivelé de 50 mètres (164 pi). Des falaises, orientées principalement d’est en ouest, et secondairement du nord au sud, bordent ces vallées. Dans ces falaises, des caves creusées s’enfoncent à 15 mètres ou 20 mètres (49 et 66 pi) sous terre et atteignent parfois plus de 150 mètres (490 pi) de longueur.

La largeur de la vallée du Loir offre un paysage ouvert, tandis que les vallées secondaires sont plus étroites et plus fermées. La zone géographique regroupe le territoire de 21 communes, dont 16 au sud-est du département de la Sarthe et 5 au nord-ouest du département d’Indre-et-Loire.

Les parcelles précisément délimitées pour la production des raisins, sont essentiellement installées sur les pentes des coteaux et rebords de plateau, présentent des sols caillouteux et sains issus du tuffeau du Turonien et des argiles à silex du Sénonien. Quelques parcelles présentent des sols issus des formations détritiques de l’Eocène ou intégrant des éléments issus de terrasses alluviales du Loir.

Le climat de la zone géographique est un climat océanique dégradé, au carrefour des influences océaniques et continentales. Le Loir exerce un rôle de régulateur thermique, ainsi que les vallées qui drainent l’air froid des coteaux. Les précipitations sont d’environ 680 millimètres (26,8 po) par an.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes (liste établie sur la base du code officiel géographique de l’année 2021) :

—  département d’Indre-et-Loire : Bueil-en-Touraine, Saint-Aubin-le-Dépeint, Saint-Christophe-sur-le-Nais, Saint- Paterne-Racan, Villebourg ;

—  département de la Sarthe: Beaumont-sur-Dême,Chahaignes,LaChartre-sur-le-Loir,Chenu,Dissay,Flée,Lhomme, Loir en Vallée (pour le territoire des communes déléguées de Poncé-sur-le-Loir et Ruillé-sur-Loir), Marçon, Montval-sur-Loir, Nogent-sur-Loir, Saint-Germain-d’Arcé, Saint-Pierre-de-Chevillé.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes (liste établie sur la base du code officiel géographique de l’année 2021) :

— département d’Indre-et-Loire : Epeigné-sur-Dême ; — département du Loir-et-Cher : Montoire-sur-le-Loir ; — département de la Sarthe : Vancé.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Cabernet franc N , chenin B, cot N – malbec,  gamay N,  grolleau N, pineau d’Aunis N

a) – Les vins rouges sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : pineau d’Aunis N ;
– cépages accessoires : cabernet franc N, cot N, gamay N.

b) – Les vins rosés sont issus des cépages suivants :

– cépage principal : pineau d’Aunis N ;
– cépages accessoires : cot N, gamay N, grolleau N.

c) – Les vins blancs sont issus du cépage chenin B.

Les vins rouges et rosés sont issus du seul cépage principal ou de l’assemblage de raisins ou de vins dans lequel le cépage principal est majoritaire. Les vins ne peuvent pas être issus des seuls cépages accessoires.

RENDEMENTS MAXIMAUX

65 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

Les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées pour les vins rouges, et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %. Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 12,5 %. Le recours à toute pratique d’enrichissement est interdit pour les vins présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose + fructose) supérieure à 12 grammes par litre. Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

« Les vignes sont taillées avec un maximum de 11 yeux francs par pied selon les techniques suivantes :

– taille Guyot simple ;

– taille à 2 demi-baguettes ;

– taille courte à coursons.

Les vignes sont ébourgeonnées ou éclaircies afin d’obtenir, à la nouaison (stade phénologique 27 de Lorenz), un maximum de 11 rameaux fructifères par pied. »

« un couvert végétal des tournières est obligatoire au minimum à 1,50 mètre de l’amarre d’ancrage du palissage de la vigne » est complétée par « et cette distance peut être portée à 2,50 mètres lorsque le sol est entretenu mécaniquement »

Cette modification permet de prendre en compte les tournières qui sont entretenues mécaniquement permettant ainsi le passage des engins.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a)  – Toutes les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires, peut être réglementée par les Etats membres, sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b)  – Les dimensions des caractères de la dénomination géographique « Val de Loire » ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largueur, aux deux tiers de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

c)  – Le terme « sec » figure obligatoirement sur l’étiquetage des vins blancs présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose + fructose) inférieure ou égale à 8 grammes par litre.

d)  – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve : – qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ; – que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Dernière modification du cahier des charges : 19 juin 2022

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Cheverny AOP est réservée aux vins tranquilles blancs (secs ou demi-secs), rouges ou rosés élaborés dans certaines communes du département du Loir-et-Cher dans la vallée de la Loire.

HISTOIRE

En 1577, le Parlement de Paris promulgue un édit interdisant aux habitants de cette ville l’achat de vins produits à moins de vingt lieues (88 kilomètres) de la capitale. Pour répondre à la demande, l’extension des plantations se fait, dans un premier temps, autour d’Orléans, puis de plus en plus vers l’aval, en direction de Blois et Tours.
La mise en service au XVIIème siècle du canal reliant la Loire à la Seine, facilite alors le transport du vin et au XVIIIème siècle, la Carte de Cassini indique un vignoble continu sur les deux rives de la Loire.

Les plantations en cépages gros producteurs se développent. Cependant, à l’inverse de l’ancienne Beauce viticole (située au nord de Blois sur l’autre rive), où se développent en particulier les plantations en cépage gros noir N (cépage teinturier extrêmement puissant et productif), le secteur de Cheverny garde une tradition de production viticole de qualité, couramment désignée sous le terme de « vins de Sologne » jusqu’au début du XXème siècle.
Après les ravages de la crise phylloxérique, l’encépagement du vignoble évolue lors de sa reconstitution, et 9 cépages composent la palette de l’encépagement de « Cheverny ». Les vins sont traditionnellement issus d’assemblages, ce qui constitue une originalité parmi les appellations d’origine contrôlées du Val de Loire. La superficie du vignoble est, en 2009, de 600 hectares exploités par environ 50 viticulteurs, pour une production moyenne de 20 000 hectolitres (49 420 acres). Les vins rouges et les vins blancs représentent respectivement environ 45 % des volumes produits, et les vins rosés 10 %.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Cheverny » forme un plateau assez mollement ondulé, sur lequel le vignoble est implanté en îlots, à proximité de la Loire, ou, souvent, dans les clairières au cœur des massifs boisés. Sur la rive gauche de la Loire, elle forme une bande, le long du fleuve, qui s’élargit sensiblement dans sa partie sud-ouest, face à la ville de Blois.
La zone géographique est drainée d’est en ouest par le Cosson et le Beuvron et quelques uns de leurs affluents. Elle est limitée au nord-ouest par la Loire, et, dans sa partie orientale, par la Grande Sologne, plus particulièrement par les boisements continus du parc de Chambord et de la forêt de Cheverny.
L’aire parcellaire précisément délimitée classe les situations suivantes :
– Au nord-est de la zone géographique, le long de la Loire, le vignoble est implanté en situation de « balcon » sur les sols filtrants des hautes terrasses du fleuve ;
– Au sud-ouest, le vignoble est majoritairement implanté sur les formations de Sologne caractérisées par leurs sols à dominante texturale sableuse à argilo- sableuse, reposant en profondeur sur un horizon argileux, mais il est également implanté sur le calcaire de Beauce caractérisé par ses sols bruns calcaires.
Le climat océanique dégradé est le plus continental de la région notamment :
– un peu plus sec, avec 25 à 50 millimètres (1 et 2 po) de précipitations annuelles en moins,
– et sensiblement plus frais, notamment au cours de la période végétative de la vigne, avec des températures moyennes inférieures de l’ordre de 0,5 à 1°C (0,9 et 1,8 oF), et des températures minimales inférieures de l’ordre de 1°C (1,8 oF).
Ce climat est sous l’influence locale des massifs boisés et des vallées du Beuvron, du Cosson et de leurs petits affluents.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département de Loir-et-Cher (liste établie sur la base du code officiel géographique de l’année 2024, et du cadastre édité en 2023) : Candé-sur-Beuvron, Cellettes,Chambord, Cheverny, Chitenay, Le Controis-en-Sologne (pour le territoire des communes déléguées de Feings, Fougères-sur-Bièvre et Ouchamps), Cormeray, Cour-Cheverny, Fresnes,Huisseau-sur-Cosson, Maslives, Monthou-sur-Bièvre (pour les sections cadastrales E et ZB duterritoire communal), Les Montils, Montlivault, Mont-près-Chambord, Muides-sur-Loire, Saint-Claude-de-Diray, Saint-Dyé-sur-Loire, Saint-Laurent-Nouan, Sambin, Seur, Tour-en-Sologne,Vineuil. Mise à jour le 14 mars 2024.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate définie par dérogation, pour la vinification et l’élaboration des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département de Loir-et-Cher (listeétablie sur la base du code officiel géographique de l’année 2024 et du cadastre édité en 2023) :

Bracieux, Chailles, Chaumont-sur-Loire, Le Controis-en-Sologne (pour le territoire des communes déléguées de Contres et Thenay), Fontaines-en-Sologne, Monthou-sur-Bièvre (territoire communal hors les sections cadastrales E et ZB), Oisly, Pontlevoy, Saint-Gervais-la-Forêt, Soings- en-Sologne, Valaire.Mise à jour le 14 mars 2024.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Chardonnay B sauvignon gris G – fié gris orbois B, chenin B, pinot noir N, sauvignon B – sauvignon blanc gamay N

a) – Les vins blancs sont issus des cépages suivants :
– cépages principaux : sauvignon B, sauvignon gris G ;
– cépages complémentaires : chardonnay B, chenin B, orbois B.

b) – Les vins rouges sont issus des cépages suivants : – cépage principal : pinot noir N ;
– cépage complémentaire : gamay N ;
– cépages accessoires : cabernet franc N et cot N.

c) – Les vins rosés sont issus des cépages suivants : – cépage principal : pinot noir N ;
– cépage complémentaire : gamay N ;
– cépages accessoires : cabernet franc N et cot N.

– Les vins proviennent de l’assemblage de raisins, de moûts ou de vins ;
– Les vins rouges ou rosés sont issus d’un assemblage dans lequel la proportion de l’ensemble du cépage principal et du cépage complémentaire est supérieure ou égale à 85 % dans l’assemblage ; la proportion du cépage principal est supérieure ou égale à 50 % dans l’assemblage ; la proportion du cépage complémentaire est supérieure ou égale à 16 % dans l’assemblage ;
– Les vins blancs sont issus de l’assemblage d’au moins un des cépages principaux et d’au moins un cépage complémentaire; la proportion des cépages principaux, ensemble ou séparément, est supérieure ou égale à 50 % dans l’assemblage ; la proportion des cépages complémentaires, ensemble
ou séparément, est supérieure ou égale à 16 % dans l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins blancs : 72 hectolitres par hectare

Vins rouges et rosés : 66 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

Les vins blancs et les vins rosés présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose + fructose) supérieure à 4 grammes par litre sont élaborés sans enrichissement.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 500 pieds à l’hectare, avec un écartement maximal entre les rangs de 2,10 mètres. L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,90 mètre et 1,20 mètre.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 13 yeux francs par pied, selon les techniques suivantes: — taille Guyot avec un seul long bois et au plus deux coursons,
— taille à 2 demi-baguettes,
— taille à coursons (conduite en éventail ou en cordon de Royat).

Le désherbage chimique est autorisé sur une bande de 80 cm maximum sous le rang ;

Le désherbage chimique des tournières est interdit.

Ajouts du 14 mars 2024.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré et que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Les vins blancs et rosés dont la teneur en sucres fermentescibles (glucose + fructose) est supérieure à 9 grammes par litre sont présentés avec la mention correspondant à la teneur présente dans le vin, telle qu’elle est définie par la réglementation communautaire (UE).

Dernière modification du cahier des charges : 14/03/2024

Ratification des modificstion par l’Union Européenne le 07/07/2025

Source: Vins du Val de Loir

L’APPELLATION

L’appellation Chinon AOP est réservée aux majoritairement  aux vins  rouges tranquilles et secs  élaborés sur certaines communes  du département d’Indre-et-Loire.

HISTOIRE

La Touraine est depuis l’Antiquité une région productrice et exportatrice de vin. La vigne est cultivée dans la région de Chinon dès la période gallo- romaine, Chinon étant déjà un carrefour routier et fluvial important, à l’embouchure de la Vienne sur la Loire.

Sous la domination des Plantagenêt, Chinon devient le centre d’un immense domaine féodal et ses vins sont servis à la Cour. Le cépage cabernet franc N, déjà présent dans le Sud-Ouest, est implanté dans la région, à cette époque, en remontant la Loire à partir de Nantes. Ceci lui vaut d’être localement dénommé « breton ». RABELAIS le désigne ainsi dans son « Gargantua » (1534 – livre I, chapitre XIII) : « ce bon vin de breton, lequel point ne croît en Bretagne mais en ce bon pays de Véron [région du chinonais] ».

Malgré les vicissitudes de l’histoire et l’épreuve de la crise phylloxérique, les viticulteurs chinonais ont toujours reconstitué leur vignoble sur les secteurs historiquement cultivés en conservant le cabernet franc N auquel ils sont fortement attachés, montrant ainsi leur souhait de perpétuer leurs traditions viticoles. La communauté de vignerons fonde le 24 mai 1937 un syndicat de défense des vins de Chinon. L’appellation d’origine contrôlée « Chinon » est reconnue le 31 juillet 1937.

Le savoir-faire des élaborateurs, acquis de l’expérience de plusieurs générations, s’exprime alors dans l’assemblage des vins issus des diffLa viticulture est à Chinon intimement liée à la géo-pédologie et à la présence des voies d’eau. La Loire, l’Indre et la Vienne ont, par l’érosion, dégagé les coteaux et rebords de plateaux présentant des sols maigres, et déposé des alluvions filtrantes, propices à la viticulture. Ces voies d’eau ont été aussi des  voies naturelles de communication et de commerce, utilisées depuis l’Antiquité. Au XVIIème siècle, celui-ci est particulièrement actif avec le négoce hollandais, via le port de Nantes. On parlait alors, pour ces vins de qualité de Touraine, de « vins de la mer ».

CLIMAT ET SOLS

Le vignoble est implanté le long de la vallée de la Vienne ainsi que sur les rives gauches de l’Indre et de la Loire. De part et d’autre de la Vienne, le vignoble occupe les coteaux et les rebords des plateaux, tandis que dans la région du Véron, qui est la zone de confluence avec la Loire, le vignoble est implanté au cœur d’un paysage plus ouvert.

Les sols les plus caractéristiques sont issus soit des différentes formations sédimentaires du Crétacé supérieur : le Cénomanien, le Turonien et le Sénonien (craies tendres du Turonien, et formations argilo-siliceuses du Sénonien), soit, des formations sablo-graveleuses filtrantes du lit majeur de la Vienne.

Située à l’extrémité occidentale de la Touraine, la zone géographique bénéficie d’un climat de type océanique à semi-continental, particulièrement plus chaud et plus sec que le reste de la région. Au printemps, la douceur des températures, due à l’influence bénéfique des courants d’air générés par les deux cours d’eau effectuant un drainage naturel des masses d’air froid, permet un démarrage précoce de la végétation.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département d’Indre-et- Loire : Anché, Avoine, Avon-les-Roches, Beaumont-en-Véron, Brizay, Candes-Saint-Martin, Chinon, Cinais, Couziers, Cravant-les-Côteaux, Crouzilles, Huismes, L’Ile-Bouchard, Lerné, Ligré, Panzoult, Rivière, La Roche-Clermault, Saint-Benoît-la-Forêt, Saint-Germain-sur-Vienne, Savigny-en-Véron, Sazilly, Seuilly, Tavant, Theneuil, Thizay.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes :

– Département d’Indre-et-Loire : Azay-le-Rideau, Benais, Bourgueil, La Chapelle-sur-Loire, Chaveignes, Chezelles, Chouzé-sur-Loire, Crissay-sur- Manse, Ingrandes-de-Touraine, Marcay, Restigné, Rigny-Ussé, Rivarennes, Saché, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Saint-Patrice, La Tour-Saint-Gelin, Trogues.

– Département de Maine-et-Loire : Fontevraud-l’Abbaye, Montsoreau, Parnay, Saint-Cyr-en-Bourg, Turquant, Varrains.

CÉPAGES PRINCIPAUX

cabernet franc R, chenin B

a) – Les vins rouges et rosés sont issus des cépages suivants :

– cépage principal : cabernet franc N ;
– cépage accessoire : cabernet-sauvignon N.

b) – Les vins blancs sont issus du cépage chenin B.

La proportion du cépage cabernet-sauvignon N est inférieure ou égale à 10 %

RENDEMENTS MAXIMAUX

Vins rouges et rosés : 67 hectolitres par hectare

Vins blancs : 69 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour les vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

Pour les vins rouges, les techniques soustractives d’enrichissement sont autorisées pour les vins rouges et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

« Les vignes sont taillées avec un maximum de 11 yeux francs par pied selon les techniques suivantes :

– taille Guyot simple ;

– taille à 2 demi-baguettes ;

– taille courte à coursons.

Les vignes sont ébourgeonnées ou éclaircies afin d’obtenir, à la nouaison (stade phénologique 27 de Lorenz), un maximum de 11 rameaux fructifères par pied. »

« un couvert végétal des tournières est obligatoire au minimum à 1,50 mètre de l’amarre d’ancrage du palissage de la vigne » est complétée par « et cette distance peut être portée à 2,50 mètres lorsque le sol est entretenu mécaniquement »

Cette modification permet de prendre en compte les tournières qui sont entretenues mécaniquement permettant ainsi le passage des engins.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve : – qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ; – que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la dénomination géographique « Val de Loire » selon les règles fixées dans le cahier des charges pour l’utilisation de cette dénomination géographique.

Dernière modification du cahier des charges : 14 novembre 2019