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AFRIQUE DU SUD

DESCRIPTION DU PAYS

SOURCE: https://en.wikipedia.org/wiki/South_Africa
SOURCE: https://pixabay.com/photos/south-africa-pretoria-capital-city-1036572/

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYSAGE VITICOLE

Avec  96 777 (1)  (2017) hectares de vignes et 8,89 millions d’hectolitres  produits (2016), l’Afrique du Sud se situe au 7ème rang mondial de la production viticole, mais comme un peu partout dans le monde les surfaces viticoles plantées sont en diminution constante (102,500 hectares  en 2008). Ces chiffres excluent les raisins de table en particulier le sultana.

1. Chiffre de la SAWIS (South African Wine Industry Statistics) qui comptabilise un total de 120 477 hectares dont 95 777 hectares (2017) de vignes pour les raisins de cuve. Les chiffres de l’OIV font état de 125 000 hectares de vignes en 2018. 

HISTOIRE

JAN VAN RIEBEECK
​SIMON VAN DER STEL
​CONSTANTIA VALLEY. Source: terroirsdumondeeducation.com

C’est Jan Van Riebeeck, le premier gouverneur d’Afrique du Sud qui ordonna la culture de la  vigne et la première vendange date de 1659, mais c’est Simon Van Der Stel, le nouveau gouverneur  qui, en 1662, est à l’origine du développement qualitatif de la viticulture, en particulier avec le domaine Constantia qui avec le vin de Constance donna naissance à un blanc liquoreux très prisé dans les cours européennes aux 18ème  et 19ème  siècles.
​Après la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV en 1685 qui interdisait la religion protestante dans le royaume de France,  des huguenots s’enfuirent dans les pays protestants voisins, et en particulier aux Pays-Bas. Et deux vagues d’environ 200 d’entre eux   arrivèrent au Cap,  apportant   un savoir-faire relatif pour  l’essor de la viticulture en Afrique du Sud.  À cette époque, la Hollande dominait le monde avec sa flotte de loin la plus considérable  des puissances maritimes et  avait la maîtrise du commerce mondial.
Malgré cette puissance maritime de la Hollande et ses navires modernes pour l’époque, le voyage au bout du monde n’était pas une partie de plaisir et certains immigrants ne devaient pas survivre aux voyages. La plupart furent installés dans la partie intérieure  du Drakenstein et ils nommèrent la partie haute de vallée, le quartier français mais ce nom, en une génération à peine se transforma en  Franschhoek. C’est aujourd’hui une petite ville  restée dans son jus   et un haut lieu du tourisme viticole. Même si l’implantation de la  Compagnie néerlandaise des Indes orientales n’avait pas pour but la colonisation, l’établissement de colonies hollandaises sur les territoires des Khoisan (Hottentots en Hollandais) provoqua une première guerre de 1658 à 1660. Même si le domaine de Constantia produisait des vins de qualité indéniable, on ne pouvait pas dire autant des autres exploitations viticoles dont la qualité était plus que médiocre et cette médiocrité restera une constante de l’industrie viticole sud-africaine jusqu’au début  du troisième  millénaire.

UN DES LEGS DES HUGUENOTS À L’AFRIQUE DU SUD SOURCE: terroirs-du-monde-education.com

En 1795, le règne de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales sur cette partie de l’Afrique prit fin avec l’occupation britannique. Elle se termina par la cession de la colonie du Cap à l’Angleterre en 181. La garnison britannique par son nombre dynamisa  la viticulture  qui fut aussi bien aidée par la réduction des droits dus au Trésor dès 1813 mais les tarifs préférentiels furent abandonnés en 1825.
En 1823, il y avait 374 domaines viticoles autour du Cap selon la liste officielle compilée par les autorités mais en dépit de cette apparente prospérité les deux tiers étaient lourdement endettés et la faillite du domaine Constantia en 1770 marqua la fin d’une époque. La propriété de  750 hectares fut éclatée en une petite dizaine de domaines. Les deux guerres des Boers (1880-1881) et (1889-1892) et l’arrivée du phylloxéra allaient occasionner une dépression économique majeure qui  affecta l’industrie  viticole déjà peu florissante.
À la fin du deuxième conflit, avec d’importantes concessions, les deux républiques boers, l’État libre d’Orange et la République Sud-africaine du Transvaal, perdirent leur indépendance et furent intégrées à l’Empire britannique jusqu’à la création en 1910 de l’Union d’Afrique du Sud.
Les conditions économiques difficiles allaient pousser au regroupement des producteurs et à la création de coopératives.

VAISSEAU DE LA COMAGNIE NÉERLANDAISE DES INDES ORIENTALES.
SOURCE: Wikimedia Commons

PARENTHÉSE HISTORIQUE: LA GUERRE DES BOERS

SOURCE: Jacqueline Uztarroz. terroirsdumondeducation.com

​​Les Boers (« paysans ») sont les pionniers blancs  néerlandophones qui arrivèrent au Cap au XVII° siècle, venant   d’Europe, surtout  des actuels Pays-Bas.
Sur place, ils vont chercher à échapper au contrôle de la Compagnie ( hollandaise) des Indes Orientales qui organise l’installation.   Refoulant les autochtones, ils deviennent agriculteurs, et développent une culture spécifique, fondée sur une langue issue du néerlandais : l’afrikaans, une religion : le calvinisme, un territoire : les vastes espaces du Karoo, une conviction d’appartenir à un groupe privilégié comparable à celui des Hébreux de la Bible.
En 1706, ils expriment pour la première fois leur défiance envers le gouvernement colonial puis se révoltent contre l’autorité coloniale du Cap.
En 1806, les Britanniques succèdent aux Néerlandais qui gouvernaient la colonie du Cap et   imposent en 1828 l’anglais comme la seule langue officielle, alors que l’afrikaans, est dénigré.
Les Boers se lancent alors dans le  Grand Treck ( 1834-1852),  au-delà du fleuve Orange et de la chaîne du Drakensberg, et fondent dans le pays zoulou la république de Natalia. Puis chassés du Natal  par les Britanniques, ils s’installent sur les plateaux austères du Veld, asservissant les peuples indigènes.
Ainsi se constituent les républiques boers de l’État libre d’Orange et du Transvaal, dont les Anglais reconnaissent l’indépendance dans les années 1850. Elles  vont rester rurales et « arriérées » jusqu’aux découvertes minières (diamants en 1867, or en 1886) au cœur du Transvaal, où s’élèvera Johannesburg.
Pour accaparer ces gisements d’or et unifier toute l’Afrique du Sud sous l’Union Jack, les autorités britanniques du Cap provoquent une série d’incidents qui aboutirent en 1899 au déclenchement de la guerre entre les colons britanniques et les colons   des deux républiques boers indépendantes.
D’abord la première guerre : 1880 – 1881 puis la seconde: 1899 -1902( où Churchill est présent). Les  combats  sont acharnés, les Britanniques internent  120 000 civils boers, femmes, enfants et vieillards boers, et zoulous  dans 45  camps de concentration  cogérés avec les Canadiens.  10 % de la population meurt.
À la fin du deuxième conflit, avec d’importantes concessions, les deux républiques boers, l’État libre d’Orange et la République Sud-africaine du Transvaal, perdent leur indépendance et sont intégrés à l’Empire britannique jusqu’à la création en 1910 de l’Union d’Afrique du Sud.
Au XXe siècle, le terme  Boer  a été supplanté par  celui d’Afrikaner pour désigner les Sud-Africains blancs, urbains ou ruraux, dont la  langue maternelle  provient du néerlandais : l’afrikaans.

Comme dans la plupart des régions viticoles du monde, le vignoble fut détruit par le phylloxéra qui  apparut en 1886. Mais ce n’est pas l’insecte venu des Amériques  qui fit mettre  un genou à terre à la viticulture mais  bien la surproduction des vins de  piètre qualité et la mévente qui allait en résulter. la coopérative  KWV (Koöperatieve Wijnbouwers Verenigingen van Suid-Afrika)  fut créée 1918 pour résoudre ce problème.
En 1923, la KWV fut transformée en une coopérative « mutuelle » pour contrôler et réguler la vente et l’utilisation de produits de la viticulture  afin de pouvoir  assurer un revenu décent à ses adhérents. Et la grande majorité des producteurs y adhérèrent si bien, qu’à une époque 95% de producteurs faisaient partie de la KWV. Les marchands achetaient directement à la KWV qui ne leur faisait pas concurrence sur le marché intérieur et se concentrait uniquement sur les exportations. Les prix payés aux vignerons augmentèrent d’une manière significative et le surplus partait à la distillation. 

SOURCE:@KWV Pty LTD South Africa. Wikimedia Commons. 
CHAI DE LA KWV. SOURCE:  flickr.com

Mais la surproduction resurgit vite et  en 1924, le gouvernement donna à la KWV le droit de fixer les prix aux vignerons pour les raisins de distillation, et les raisins pour l’élaboration des vins ne furent pas inclus. La KWV devint vite le plus grand producteur de Brandy au monde et la guerre 1939-45 allait donner à cette industrie un nouveau dynamisme.
En 1940, le gouvernement étendit le pouvoir de  la KWV qui put aussi fixer le prix des vins si bien qu’elle contrôlait  toutes les transactions sur les vins et les alcools. Les conditions pour encourager les rendements étaient réunies avec une telle politique et les viticulteurs ne s’en privèrent pas.
L’apartheid, qui débuta en 1948 et les sanctions internationales qui allaient en résulter donnèrent aussi un sérieux coup de frein à l’amélioration de la viticulture et de la vinification car elle isola le pays. Il ne put  donc bénéficier de l’expertise étrangère (savoir-faire, éducation, équipement, barriques… etc). En 1957, la législation donna à la KWV l’autorisation de fixer des quotas mais dans le but de préserver le statu quo dont l’effet fut d’empêcher le développement  de nouvelles régions viticoles.
Il faudra attendre les années 1970 avant que quelques  viticulteurs indépendants commencent à développer leurs domaines et  d’ailleurs beaucoup durent se résoudre à importer des ceps illégalement pour contourner la bureaucratie de la KWV. Cette nouvelle donne prit du temps pour se traduire en décisions qui n’intervinrent qu’en 1992 avec la fin du système des quotas et en 1994 (l’année de l’abandon de l’apartheid) avec la fin du prix minimum. En 1997, la KWV devint une société commerciale.

LA RENAISSANCE DU VIGNOBLE SUD-AFRICAIN

La renaissance du vignoble sud-africain date réellement du milieu des années 1990. La fin de l’apartheid en 1994 s’accompagna  d’un véritable bond des exportations des vins sud-africains : 70 millions de litres en 1995 contre 140 en 2000 et 280 en 2005, 400 en 2010. Depuis 2010, l’accroissement s’est ralenti et les exportations  se situent en 2016 à 429 millions  soit 47,7% de la production sud-africaine, ce qui place l’Afrique du Sud en 6ème position des pays exportateurs.

UN VIGNOBLE EN DIFFICULTÉ PAR MANQUE DE RIGUEUR

Les maladies virales sont omniprésentes dans les vignobles en particulier dans les régions viticoles traditionnelles comme Stellenbosch.
​Des vignobles entiers sont infectés par la maladie de l’enroulement de la vigne dont le mode de transmission, horizontale et verticale, ne permet aucun contrôle ou éradication  efficace. La couleur rouge pourpre de la canopée  des vignobles au moment des vendanges est un indicateur fiable de l’infection du vignoble. Cette maladie a pour conséquence un retard dans la maturation des raisins car la maladie affecte le feuillage qui n’assure plus une photosynthèse efficace. Cela induit un décalage entre la maturité physiologique et la maturité en sucre et c’est ce qui explique la sous-maturité  de certains vins sud-africains en dépit d’un taux d’alcool élevé.
​La seule solution est d’identifier les plants sains dans un vignoble et de les replanter dans un  autre et ainsi de suite jusqu’à ce que le vignoble ne contienne plus aucun plant malade. Une tâche monumentale.

VIGNOBLE ATTEINT PAR LA MALADIE DE L’ENROULEMENT DE LA VIGNE DÉTECTABLE À LA COULEUR ROUGE DE LA CANOPÉE. SOURCE:https://winesvinesanalytics.com/

LES RÉGIONS VITICOLES

Le vignoble sud-africain est divisé en  Unités Géographiques (GEOGRAPHICAL UNITS ou GUs) et une région principale (OVERARCHING REGION) chapeaute  la GU de Western Cape uniquement. Les GUs sont divisées  en Régions (REGIONS) en Districts (DISTRICTS) et en Secteurs (WARDS) tous délimités géographiquement (consultez la section: LÉGISLATION ET RÈGLEMENTATION: AFRIQUE DU SUD (DESCRIPTION).
​Les vignobles, qui étaient cantonnés depuis plusieurs siècles dans les régions historiques de Stellenbosch, Constantia, Franschhoek  ​( où s’installèrent les huguenots) s’étendent aujourd’hui en dehors de ces régions en particulier  dans les régions côtières et  dans le Swartland, une région chaude mais qui possède  de nombreux vignobles encépagés de vieilles vignes, cliquez sur le lien suivant: REGIONS VITICOLES: AFRIQUE DU SUD.

LES CÉPAGES

Les cépages les plus plantés sont pour les rouges, le cabernet sauvignon et la syrah, le pinotage et le merlot et pour les blancs, le chenin blanc (steen), le colombard, le chardonnay et le sauvignon blanc. La proportion des cépages blancs est aujourd’hui de 54,5 % et pour les rouges  de 45,5%.
​Il existe un cépage autochtone, le pinotage, c’est un croisement de cinsaut (cinsault) et de pinot noir dont on ne commence que maintenant à comprendre la vinification pour en faire un vin qualitatif et de plus en plus prometteur.
Pour consulter tous les principaux cépages sud-africains, cliquez sur le lien suivant: CÉPAGES: AFRIQUE DU SUD.

CLIMAT ET SOL

Le vignoble  sud-africain est l’un des plus septentrionaux de l’hémisphère sud. L’influence océanique et en particulier le courant froid  de Benguela en provenance de l’Antarctique agissent comme un régulateur thermique sur le climat du pays.
​Le vignoble est essentiellement situé sur un massif ancien érodé du Cambrien sur des sols schisteux, granitiques et alluvionnaires. À la confluence des deux océans, Atlantique et Indien, les régions viticoles bénéficient  de pluies généreuses, surtout en hiver, qui permettent une viticulture qui n’a pas systématiquement besoin d’irrigation dans certains secteurs.
Mais le changement climatique rebat les cartes et les années en 2016, 2017 et 2018 ont  connu des  sécheresses  extrêmes, certains vieux vignobles non irrigués n’ont pas survécu.

L’ASPECT SOCIAL, CULTUREL ET RACIAL DE L’INDUSTRIE  VITICOLE SUD-AFRICAINE

Compte tenu de l’histoire sud-africaine, cet aspect de l’industrie viticole est, plus que dans tous autres pays, sous le microscope de la communauté internationale. L’esclavage qui ne fut aboli qu’en 1834 mais aussi l’apartheid imposé par les Afrikaners   de 1948 à 1994 ont encore un impact marqué sur l’organisation sociale de la vie sud-africaine et de l’industrie viticole en particulier. Les employés noirs,  désignés sous le nom de « coloured »,  étaient chichement payés et leurs logements installés majoritairement sur l’exploitation viticole étaient de piètre qualité. Le paiement d’une partie du salaire  des employés noirs se faisait sous forme de boisson  le « tot system », un système qui remonte à la période de l’esclavage et qui perdura pendant tout l’apartheid et dont on n’est pas sûr qu’il ait aujourd’hui totalement disparu bien qu’il fût aboli en 1962. Cette pratique causa un  alcoolisme endémique avec toute la misère que cela engendre.
Certes, après la libération de Nelson Mandela en 1994, la communauté noire conquit le pouvoir politique mais, étrangement laissa le pouvoir économique aux mains des blancs qui conservèrent tous les privilèges y compris la mainmise sur les terres viticoles. C’est sans doute la vision de Mandela qui  le fit renoncer à engager des réformes radicales au profit de la communauté noire qui par manque d’éducation et de savoir-faire était bien incapable de gérer économiquement un pays  sans le précipiter dans une spirale de déclin et d’inflation galopante comme ce fut le cas pour la Rhodésie (Zimbabwe) avec les conséquences que l’on connaît aujourd’hui.

Quelques noirs devenus ultrariches achetèrent  des exploitations viticoles comme Tokyo Sexwale à Franschhoek et il prit  aussi une participation dans le domaine de Constantia Uitsig sans que cela ne révolutionne grand-chose.  Quelques politiciens investirent plus modestement comme l’ancien ministre Valli Moosa   mais l’investissement financier et humain de la communauté noire resta minime car le prix de l’achat de terres et d’exploitations  viticoles était largement au-dessus des moyens même des noirs les plus aisés.
C’est dans le domaine des partenariats entre blancs et noirs que l’on a vu les changements les plus significatifs. Les travailleurs noirs se sont vus accorder des participations dans les exploitations soit sous forme d’emprunts sponsorisés par les propriétaires soit par  le gouvernement, au nombre desquels on trouve les domaines Thandi, Tukulu, Thokozani et Solms-Delta.
Plus encore que les partenariats ce sont les acquisitions partielles ou totales de marques de vins qui sont devenues ces dernières années les points d’entrée de la communauté noire dans la propriété comme avec les marques Ses’Fikile, Yamme et il en existe aujourd’hui une demi-douzaine.
La transformation de fond devait venir d’une volonté politique résumée  sous le sigle BBE (Black Economic Empowerment) que l’on pourrait traduire par l’émancipation économique des noirs. Même si l’accès à la propriété de la terre par les noirs n’était pas exclu, elle ne figurait pas parmi les objectifs prioritaires  dont le principal était de donner accès  au contrôle de sociétés sous forme d’investissement jusqu’à concurrence de 25% de la valeur de l’exploitation. C’est ainsi qu’un consortium d’investisseurs noirs acquit 25% de la KWV qui avait tant fait pour maintenir les blancs au pouvoir durant l’apartheid.
Cependant en 2012, un rapport de l’ONG Human Right International  concluait qu’il restait des problèmes significatifs de droits de l’homme dans les exploitations viticoles.  La même année, les autorités viticoles introduisirent un « sceau éthique » pouvant être apposé sur l’étiquette par les exploitations viticoles respectant  des pratiques conformes à l’éthique et au respect des droits fondamentaux des travailleurs du vignoble. De plus en plus de larges sociétés importatrices, en particulier celles qui ont un monopole d’État, comme Systembolaget en Suède,  demandent des garanties et des  preuves que les conditions des salariés  sont conformes aux normes nationales.

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