PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

Du Pays basque à l’Aveyron, des Pyrénées au sud jusqu’au Massif central au nord, la région viticole du Sud-Ouest s’étend sur près de 500 km. 

Elle s’étire sur 53 863 hectares qui produisent 3,3 millions d’hectolitres de vin. 24 574 hectares (47%) sont des vins en AOP qui produisent 1,1 million d’hectolitres sur les 3,3 millions d’hectolitres produits toutes appellations confondues.

55% de la production sont des vins blancs, 31% des vins rouges et 14% des vins rosés. On recense 8 261 exploitations et 28 caves coopératives. 19,6 % de la production (AOC et IGP) sont exportés et générèrent 138 millions d’Euros de chiffre d’affaires sur le million d’Euros générés par la région viticole.  73% des vins sont exportés dans l’Union Européenne et 27% hors Union.

HISTOIRE

Si l’existence de la vigne remonte à la nuit des temps, le développement des vignobles s’établit progressivement lors de la conquête romaine.

Mais le Sud-ouest se distingue par deux autres facteurs historiques.
Situés entre deux montagnes, Pyrénées et Massif central et entre l’Atlantique et la Méditerranée, le Sud-ouest est une zone particulièrement humide favorable aux vignes sauvages (les lambrusques).
Cette situation géographique si particulière a permis l’émergence de vignes et de cépages autochtones comme le cabernet franc né dans les Pyrénées basques.

En 1189, la consécration de Saint-Jacques-de-Compostelle érigée au rang de ville sainte par le pape Alexandre III va lancer sur les routes d’Europe et pour les siècles à venir, des flots de croyants. Point de passage obligé entre le nord de l’Europe et l’Espagne, le Sud-ouest va voir fleurir les abbayes et les monastères qui accueillent les pèlerins. Ces communautés religieuses développent la culture de la vigne, tandis que les voies jacquaires deviennent un vecteur essentiel de diffusion des cépages, exportant les cépages autochtones du sud-ouest, et important d’autres variétés.

Les pèlerins, quant à eux, rapportent des ceps de vigne pour essayer de les acclimater chez eux. C’est ainsi que le côt et le cabernet franc gagnent Bordeaux puis la vallée de la Loire.
La Garonne, dans laquelle se jettent toutes les rivières du Sud-ouest (Tarn, Gers, Lot, Ariège, Aveyron) est historiquement la route fluviale par laquelle les vins sont acheminés sur les célèbres gabarres.

Malgré ces importants courants d’échanges, les vignobles du Sud-ouest ont préservé leurs spécificités.

A la fin du XIXe siècle, le phylloxéra puis le mildiou ravagent les plants de vigne et ruinent l’économie viticole. Il faudra la ténacité de viticulteurs issus de nouvelles générations pour faire renaître les vignobles.

Aujourd’hui, l’originalité des cépages et des vins du Sud-ouest est un véritable atout face au double défi de la mondialisation et du changement climatique.

Chemin de Compostelle en Occitan. Source: https://www.occitanie-tribune.com/

CLIMATS, TOPOGRAPHIE ET SOL

Le vignoble s’étend des reliefs du Massif central aux contreforts des Pyrénées, et des berges de la Garonne aux plages du Pays basque. Morcelé, il est composé de plusieurs îlots qu’on peut regrouper en six entités : l’Aveyron, le bassin tarnais, la vallée du Lot, le bassin garonnais,la Gascogne, le piémont pyrénéen.

Des plaines fluviales aux coteaux en pente douce, des contreforts montagneux aux landes sableuses, la diversité des paysages a favorisé l’émergence de vignobles aux caractères bien différents.

La Garonne, torrent né dans les Pyrénées, tourne le dos à la Méditerranée, puis emmène avec elle les eaux de l’Ariège, de l’Aveyron, du Tarn, du Lot jusqu’à l’océan Atlantique. Plus au sud, l’Adour et la Nive irriguent le piémont pyrénéen. Ce réseau hydrique influence fortement la croissance de la vigne et scelle les caractères aromatiques et gustatifs des vins.

L’implantation particulière du vignoble, entre deux massifs montagneux importants, donne de nombreuses vignes plantées en terrasse. Par ailleurs, les coteaux assurent un meilleur drainage et un ensoleillement plus important avec moins de brumes et brouillards que dans les plaines fluviales. On y trouve quelques-uns des meilleurs crus du Sud-ouest.

L’histoire n’ayant par ailleurs pas facilité l’émergence sur ces territoires de zones de grande culture, le Sud-ouest offre une palette incroyablement riche de vignobles spécifiques.

Le bassin Sud-ouest couvre la totalité de l’ancienne région Midi-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques et le sud des Landes. Il est donc assis sur deux régions administratives, l’Occitanie et la Nouvelle Aquitaine.
Plus à l’ouest on découvre le vignoble de Bergerac et Duras.

Les vignobles implantés à l’ouest du bassin subissent l’influence océanique tempérée, avec un climat doux et humide. Si la pluviométrie peut être importante au printemps, l’automne est en général ensoleillé et sec.

Au nord-est prédominent les influences continentales avec des hivers plus marqués. Plus au sud, les influences méditerranéennes se font sentir avec des étés souvent chauds et secs en plaine.

Le vent d’autan, caractéristique du Sud-ouest, a la réputation d’assainir l’atmosphère.

Sur le piémont pyrénéen, s’ajoutent aux conditions propres à l’altitude les effets du foehn, vent chaud et sec venu d’Espagne, qui peut souffler près d’un jour sur trois, notamment en automne, et qui contribue à la maturation finale des raisins.

Dans les régions où cohabitent massifs boisés et cours d’eau, apparaissent souvent en automne des phénomènes de brumes matinales suivies d’après-midi ensoleillées. Ce phénomène climatique favorise l’apparition du Botrytis cinerea, un minuscule champignon à l’origine de la pourriture noble qui se développe sur les raisins, augmente la concentration des sucres et permet d’obtenir des vins doux ou liquoreux.

La majorité du vignoble est installée sur les terrains sédimentaires tertiaires du bassin aquitain et sur les alluvions anciennes des terrasses quaternaires. La situation des vignobles de bordure est plus variée : causses secondaires au nord, terrains primaires ou métamorphiques des contreforts du Massif central à l’est, et nature géologique complexe des piémonts pyrénéens au sud. Cette infinie variété géologique contribue largement à la diversité des vins du Sud-ouest.

On peut identifier quelques types principaux de sols :

  • les terrains sédimentaires constitués soit de molasses composées d’argile, sable et calcaire, soit de calcaires lacustres de couleur claire, soit de calcaires marins (calcaire à astéries) ;
  • les terres alluviales anciennes déposées tout au long des rivières aux différentes périodes glaciaires du Quaternaire en plusieurs niveaux de terrasses ;
  • les plateaux calcaires appelés causses ;
  • les flyschs, roches sédimentaires qui affleurent sur les bandes côtières des Pyrénées ;
  • des sables fauves, des galets, des lœss issus de l’érosion éolienne, tout particulièrement favorables à la culture de la vigne.

Les particularités géologiques locales déterminent en partie les caractères de chaque terroir et se manifestent parfois aussi dans des termes qui leur sont propres comme les boulbènes (Gascogne), les rougiers (Aveyron), etc.

PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES

La région viticole du Sud-Ouest couvre 12 départements ( de l’Ariège (09), de l’Aveyron (12) de la Dordogne (24), de la Haute-Garonne (31), du Gers (32), des Landes (40), du Lot (46), du Lot-et-Garonne (47), des Pyrénées-Atlantiques (64), des Hautes-Pyrénées (65), du Tarn (81) et du Tarn-et-Garonne (82)  et 2 régions administratives françaises (Occitanie et Nouvelle Aquitaine).

Source: wikipedia.org

On distingue les sous -régions suivantes dans les vignobles du Sud-Ouest :

  • Le vignoble de Bergerac.
    Il s’étend sur les plateaux et coteaux de la rive droite et gauche de la Dordogne, au total 90 communes du département de la Dordogne.
  • Le vignoble de l’Agenais ou du Lot et Garonne (Côtes de Duras, Côtes du Marmandais, Buzet, Bruhlois).
    Situé principalement dans le département du Lot-et-Garonne autour des ville de Duras, Marmande, Buzet-sur-Baïze , Agen et le long des rives de la Garonne jusqu’à quelques kilomètres de Castelsarrazin.
  • Les vignobles du Quercy (Cahors, Coteaux du Quercy) 
    Le vignoble s’étend sur toute la région du Quercy : sur les terrasses alluviales de part et d’autre des rives du Lot et sur les plateaux calcaires formant les Causses du Quercy qui surplombent le fleuve en amont et en aval de Cahors pour le vignoble de Cahors, en îlots éparpillés au milieu des cultures agricoles sur les coteaux molassiques du Bas Quercy et sur les plateaux calcaire du Quercy blanc   entre Cahors et Montauban, pour  les vignobles des Coteaux du Quercy. 
  • Les vignobles du Tarn-et-Garonne et de l’Albigeois (Saint-Sardos et Gaillac).
     Sur les terrasses alluviales du Tarn et de la Garonne entre  Montauban, Toulouse et Albi.
  • Les vignobles du Rouergue ou de l’Aveyron (Marcillac, Estaing, Entraygues-Le Fel et Côtes de Millau)
     Avec les vignoble de Marcillac proches de Rodez, les vignobles d’Estaing, les vignobles d’Entraygues – Le Fel dans la haute vallée du Lot et le vignoble des Côtes de Millau dans la haute vallée du Tarn.
  • Les vignobles du Pays-Basque, du Béarn, et des Landes de Gascogne (Irouléguy, Béarn, Jurançon, Madiran, Tursan,  Saint-Mont)
    Situés au sud de la rivière Adour et au pied des Pyrénées.
  • La région compte 32 AOPs soit 8% des AOPs françaises .
NB: revue par Jacqueline Uztarroz. Corrèze hors échelle)

LES AOPs DES VIGNOBLES DU SUD-OUEST

On recense 32 AOPs dans le Sud-Ouest ou 33 si l’on classe l’AOP de Pineau des Charentes dans la région viticole du Sud-Ouest.

FORMAT DES DONNÉES

CÉPAGES PRINCIPAUX

Les principaux cépages sont pour les rouges : les cépages autochtones anciens, négrette (Fronton) , duras (Tarn, Gaillaic) , tannat (,Madiran, Irouléguy et Tursan),  malbec (Cahors ), cabernet franc (partie basque des Pyrénées), fer servadou (Marcillac, Madiran, Saint-Mont ,   Gaillac),   abouriou  (Côtes-du-Marmandais)  et pour les blancs : colombard (5 000 ha), petit menseng (Jurançon , Pacherenc du Vic-Bilh ) et gros manseng (3 000 ha, Pacherenc du Vic-Bilh ,  Tursan, Saint-Mont), petit courbu (Pacherenc du Vic-Bilh, Saint-Mont, Jurançon ), ondenc ( Gaillac ) et len de l’el (Gaillac). On trouve aussi du mauzac (dans la vallée tu Tarn), de l’ondenc (dans la vallée tu Tarn), de l’aurufiac (vallée de l’Adour), du barroque (dans l’appellation Tursan).

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« Faire chabrot » or « faire chabròl » is an ancient Occitan custom (from the south of France) in which, at the end of a soup or broth, one adds red wine to the bowl to dilute the remnants and drinks it directly from the plate in large gulps. It pairs well with a glass of red hashtag#wine. Source: AAWE

L’APPELLATION

L’appellation Coteaux Champenois est réservée aux vins tranquilles blancs, rosés et rouges dont la récolte des raisins, la vinification, l’élaboration des vins, incluant l’élevage et le conditionnement sont assurés sur les  territoires délimités par l’article 17 de la loi du 6 mai 1919.

HISTOIRE

Remontant à l’Antiquité, la vigne est bien établie en Champagne au IXe siècle, suite au développement de la viticulture monastique. Les vins sont alors connus au cours du Moyen Age sous la dénomination de Vins de France parce que produits dans le bassin parisien, en bordure du domaine royal. Jusqu’au XVIIIe siècle, la province de Champagne est avant tout productrice de vins rouges. Selon Pierre Galet, leur production domine largement celle des vins blancs et rosés (dits «paillets») avant la maîtrise de la prise de mousse par seconde fermentation en bouteille. Au XIXe siècle, la notoriété des vins mousseux de Champagne grandissant, la production de vins rouges recule. Seuls quelques grands vins produits dans la Montagne de Reims, dans la Grande Vallée de la Marne et dans l’Aube conservent une bonne renommée.

La loi du 22 juillet 1927, réservant l’appellation «Champagne» aux seuls vins mousseux, introduit l’indication «Vins originaires de la Champagne viticole», dénommés ensuite, dès 1953, «Vins natures de Champagne». Réhabilités grâce aux efforts de quelques vignerons qui perpétuent la tradition de ces «vins natures», les vins sont reconnus en appellation d’origine contrôlée «Coteaux champenois» en 1974, suite aux dispositions de la loi du 12 décembre 1973, qui interdit l’usage de l’appellation simple «vins natures de la Champagne».

Les vins d’appellation d’origine contrôlée «Coteaux champenois» ne sont produits que si les caractéristiques de la récolte sont adaptées à la production de vins tranquilles. Leur production est donc très fluctuante.

Soucieux d’éviter toute pratique frauduleuse à partir de vins circulant en vrac, les producteurs ont sollicité la promulgation de la loi du 23 mai 1977 qui interdit toute expédition, autrement qu’en bouteilles, des vins produits sous l’appellation d’origine contrôlée «Coteaux champenois», à l’exception des mouvements s’effectuant à l’intérieur de la Champagne viticole délimitée, entre opérateurs champenois.

La gestion de la production est assurée par les mêmes organisations professionnelles que celles mises en place pour l’appellation d’origine contrôlée «Champagne», à savoir le Syndicat général des vignerons de Champagne (créé en 1904) et l’Union des Maisons de Champagne (fondée en 1882), regroupés dans le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (créé en 1941).

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend sur huit communes au sud du département de l’Aube. Le paysage des Riceys s’inscrit dans la séquence géologique de la Côte des Bar. L’étage kimméridgien constitue l’essentiel du substrat géologique, entaillé profondément en son centre par la vallée de la Laignes et de nombreux vallons périphériques. Le Kimméridgien, qui se caractérise par des alternances de marnes et de bancs calcaires, est à l’origine des meilleurs sols du vignoble, constitués de colluvions argilo-calcaires de couleur grise ayant recouvert les pentes, et englobant une multitude de petits cailloux contribuant au réchauffement du sol. Les vignes implantées sur des parcelles précisément délimitées, sont situées sur les coteaux les plus pentus, les plus élevés et les plus ensoleillés, exposés à l’est et au sud. La localisation septentrionale engendre un climat assez froid, mais la configuration circulaire du vignoble, enchâssé dans les vallons, contribue à lui procurer un véritable mésoclimat très favorable.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration des vins, incluant l’élevage et le conditionnement sont assurés sur les territoires délimités par l’article 17 de la loi du 6 mai 1919, sous réserve des dispositions suivantes :

― dans l’arrondissement de Vitry-le-François (département de la Marne), l’aire parcellaire délimitée est celle approuvée par le comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance la séance des 7 et 8 novembre 1990 et dont les plans sont déposés dans les mairies des communes concernées ;

― dans les communes suivantes du département de l’Aube : Arsonval, Cunfin, Dolancourt, Jaucourt, l’aire parcellaire délimitée est celle approuvée par le comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité lors des séances des 23 juin 1994, 8 septembre 1994 et 19 mai 1995 et dont les plans sont déposés dans les mairies des communes concernées ;

― dans les communes suivantes du département de l’Aube : Brienne-le-Château, Epagne, Précy-Saint-Martin et Saint-Léger-sous-Brienne et dans les communes suivantes du département de la Marne : Esclavolle-Lurey, Potangis, Saint-Quentin-le-Verger et Villiers-aux-Corneilles, aucune parcelle n’a été retenue conformément aux décisions du comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité en séance des 23 et 24 juin 1994,7 et 8 septembre 1994,18 et 19 mai 1995 et 6 et 7 septembre 1995 ;

― dans les communes suivantes du département de l’Aube : Marcilly-le-Hayer et La Villeneuve-au-Châtelot, aucune parcelle n’a été retenue conformément à la décision du comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité en séance du 10 septembre 1997 ;

― dans la commune du département de la Marne de Fontaine-sur-Ay, l’aire parcellaire délimitée est celle approuvée par le comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité en séance des 9 et 10 septembre 1999 et dont les plans sont déposés dans la mairie de la commune concernée ; ― dans les communes suivantes du département de la Marne : Corfélix, Corrobert, Le Thoult-Trosnay, Verdon, Reuves et Broussy-le-Petit, aucune parcelle n’a été retenue conformément à la décision du comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité en séance des 5 et 6 septembre 2001.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Les vins sont issus exclusivement des cépages arbane B, chardonnay B, meunier N, petit meslier B, pinot blanc B, pinot gris G et pinot noir N.

Ajout de la variété   Voltis B,  à des fins d’adaptation. Ajout du 18/07/2023

Le chardonnay rose Rs est ajouté à la liste des cépages autorisés. Ajout du 05/08/2025.

L’introduction de cette variété́ est soumise à certaines règles.

  1. La proportion des cépages principaux est supérieure ou égale à 95% de l’encépagement.
  2. La  proportion de la variété Voltis B est inférieure ouégale à 5% de l’encépagement..
  3. Les vins sont issus d’un ou plusieurs cépages. Ils ne peuvent être issus de la seule variété d’intérêt à fin d’adaptation
  4. La proportion du (des) cépage(s) principal(aux) est supérieure ou égale à 90 % de l’assemblage.
  5. La proportion de la variété d’intérêt à fin d’adaptation est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

Modifications du 18/07/2023

RENDEMENTS MAXIMAUX

15 500 kilogrammes de raisins par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

L’utilisation de copeaux de bois est interdite.

Pour l’élaboration des vins rosés, l’emploi des charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdit. L’augmentation du volume de moût en fermentation mis en œuvre ne peut être supérieure à 1,12 %, pour 1 % d’augmentation du titre alcoométrique volumique, lors de l’opération d’enrichissement.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes sont plantées avec un écartement entre les rangs qui ne peut être supérieur à 2,00 mètres.

L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,70 mètre et 1,50 mètres.

La somme de l’écartement entre les rangs et de l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être supérieure à 3,00 mètres.

Toute transformation de la parcelle engendrant un changement de densité de plantation est interdite jusqu’à son arrachage.

Modifications du 18/07/2023

Afin de permettre le passage d’engins adaptés, les parcelles présentant:
— soit une pente supérieure à 35%,
— soit une pente supérieure à 25% associée à un dévers supérieur à10%,

peuvent présenter des allées, d’une largeur comprise entre 1,5 mètre et 3 mètres, avec une fréquence maximale d’un rang sur six. Dans ce cas, la somme de l’écartement entre les autres rangs et de l’écartement entre pieds sur un même rang ne peut être supérieure à 2,3 mètres.

Tout chevauchement entre pieds ainsi que toute superposition de branches à fruits est interdit.
Le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 18 yeux par mètre carré.
La taille est effectuée au plus tard avant le stade phénologique (F) (12 de Lorentz), soit quatre feuilles étalées. Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes:
— taille chablis;
— taille en cordon (de Royat);
— taille de la vallée de la Marne;
— taille Guyot simple, Guyot double et Guyot asymétrique.

La largeur maximale de la bande pouvant être désherbée chimiquement est au maximum de 40 centimètres de part et d’autre du rang de vigne. Ajout du 05/08/2025.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve:

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;
— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

L’indication d’un lieu-dit n’est autorisée que si tous les raisins mis en œuvre pour l’élaboration des vins sont des raisins provenant du lieu-dit considéré.

Le cépage peut être indiqué en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures à 3 millimètres et la moitié de la taille des caractères composant le nom de l’Appellation d’origine contrôlée. La revendication d’un cépage n’est possible que si la totalité des raisins sont issus dudit cépage.

Dernière modification du cahier des charges : 05/08/2025

L’APPELLATION

L’appellation Rosé des Riceys est réservée aux vins tranquilles rosés élaborés sur le territoire de la commune suivante du département de l’Aube : Les Riceys.

HISTOIRE

L’origine attestée du vignoble des Riceys remonte au VIIIème siècle avec des documents faisant état de l’existence de vignes sur le territoire de la commune. Dès le début du XVIIIème siècle, les vins des Riceys donnent lieu à un commerce important avec les Pays-Bas, la Belgique, la région parisienne et le nord de la France, comme en témoignent les statistiques des expéditions établies par les bureaux des traités de la province de Champagne. En 1875, le vignoble est prospère. Près de 35 négociants commercialisent les vins des Riceys. Cette prospérité est fragilisée par la crise phylloxérique et l’essor de l’industrie textile dans l’Aube qui absorbe la main d’œuvre rurale. Le vignoble se reconstruit en partie grâce à l’intégration de l’Aube dans la Champagne Viticole dès 1927, mais cette reconstruction est difficile. Restent quelques « manipulants » qui voient leur ténacité récompensée par la reconnaissance de l’appellation d’origine contrôlée « Rosé des Riceys » le 8 décembre 1947. Grâce à l’installation de nombreux jeunes viticulteurs, au cours des années 1960, un regain d’activité viticole relance la production. Le 26 septembre 1968 le Syndicat des Producteurs de l’AOC Rosé des Riceys est fondé.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique s’étend sur huit communes au sud du département de l’Aube. Le paysage des Riceys s’inscrit dans la séquence géologique de la Côte des Bar. L’étage kimméridgien constitue l’essentiel du substrat géologique, entaillé profondément en son centre par la vallée de la Laignes et de nombreux vallons périphériques. Le Kimméridgien, qui se caractérise par des alternances de marnes et de bancs calcaires, est à l’origine des meilleurs sols du vignoble, constitués de colluvions argilo-calcaires de couleur grise ayant recouvert les pentes, et englobant une multitude de petits cailloux contribuant au réchauffement du sol. Les vignes implantées sur des parcelles précisément délimitées, sont situées sur les coteaux les plus pentus, les plus élevés et les plus ensoleillés, exposés à l’est et au sud. La localisation septentrionale engendre un climat assez froid, mais la configuration circulaire du vignoble, enchâssé dans les vallons, contribue à lui procurer un véritable mésoclimat très favorable.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Toutes les étapes de la production ont lieu dans l’aire géographique approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance du comité national compétent du 12 février 1969.

Le périmètre de cette aire, à la date d’approbation du présent cahier des charges par le comité national compétent, est composé des territoires des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2019 :

  1. a)  La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire de la commune suivante du département de l’Aube : Les Riceys.
  2. b)  La vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont également assurés sur le territoire des communes suivantes du département de l’Aube : Avirey-Lingey, Bagneux-la-Fosse, Balnot-sur-Laignes, Bragelogne-Beauvoir, Gyé-sur-Seine, Mussy-sur-Seine, Neuville-sur-Seine.

CÉPAGES PRINCIPAUX

pinot noir N

RENDEMENTS MAXIMAUX

15 500 kilogrammes de raisins par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins présentent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 10 %.
Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 13 %.
Les vins présentent une teneur en sucres fermentescibles (glucose et fructose) inférieure ou égale à 3 grammes par litre.

L’emploi des charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdit. L’utilisation de copeaux de bois est interdite.

L’augmentation du volume de moût en fermentation mis en œuvre ne peut être supérieure à 1,12 %, pour 1 % d’augmentation du titre alcoométrique volumique, lors de l’opération d’enrichissement.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes sont plantées avec un écartement entre les rangs qui ne peut être supérieur à 2 mètres. L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,70 mètre et 1,50 mètre.

La somme de l’écartement entre les rangs et de l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être supérieure à 3 mètres.

Toute transformation de la parcelle engendrant un changement de densité de plantation est interdite jusqu’à son arrachage.

Modification du: 16/06/2023

Afin de permettre le passage d’engins adaptés, les parcelles présentant,
— soit une pente supérieure à 35%,
— soit une pente supérieure à 25% associée à un dévers supérieur à10%

peuvent présenter des allées, d’une largeur comprise entre 1,5 mètre et 3 mètres, avec une fréquence maximale d’un rang sur 6. Dans ce cas, la somme de l’écartement entre les autres rangs et de l’écartement entre pieds sur un même rang ne peut être supérieure à 2,3 mètres.

Publications Office

Tout chevauchement entre pieds ainsi que toute superposition de branches à fruits sont interdits.
Le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 18 yeux par mètre carré.
La taille est effectuée au plus tard avant le stade phénologique (F) (12 de Lorentz), soit quatre feuilles étalées. Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes :
— taille en cordon de royat
— taille en guyot simple ou guyot double ou guyot asymétrique

La largeur maximale de la bande pouvant être désherbée chimiquement est au maximum de 40 centimètres de part et d’autre du rang de vigne. Ajout du 31 /07/2025

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Les vins sont présentés obligatoirement avec l’indication du millésime.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

— qu’il s’agisse du nom d’un lieu-dit cadastré;
— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

L’indication d’un lieu-dit n’est autorisée que si tous les raisins mis en œuvre pour l’élaboration des vins sont des raisins provenant du lieu-dit considéré.

Dernière modification du cahier des charges : 31 /07/2025

L’APPELLATION

L’appellation Champagne est réservée aux vins mousseux de qualité rosés et blancs élaborés sur le territoire  de la  Champagne reconnue initialement par le décret du 29 juin 1936, ainsi que par les dispositions de la loi du 6 mai 1919 relative à la protection des appellations d’origine.

HISTOIRE

Remontant à l’Antiquité, la vigne est bien établie en Champagne au IXe siècle, suite au développement de la viticulture monastique. La particularité du vin blanc naturellement mousseux et de la prise de mousse est expérimentée à la fin du XVIIe siècle. A la fin du XIXe siècle, Weinmann, un oenologue renommé, constate que « le vin champenois est éminemment fermentescible. Les vins de champagne accomplissent le travail de la prise de mousse beaucoup plus facilement, plus régulièrement et mieux que n’importe quel autre ferment ». Les premières références de ce vin, baptisé « saute-bouchon », apparaissent dans les poèmes de l’abbé Chaulieu en 1700. La méthode est cependant exposée pour la première fois en 1718 par le chanoine Godinot, auteur présumé de Manière de cultiver la vigne et de faire le vin de Champagne (…), précisant que ces vins blancs qui doivent être « clairs comme larmes d’oeil (…) sont faits avec des raisins noirs. Quand les raisins sont coupés, plus tôt ils sont pressurés, plus le vin est blanc ». Ainsi les vignerons s’efforcent de préserver l’intégrité des raisins à la vendange, d’apporter un grand soin à leur transport et à leur stockage et de les amener intacts au pressoir. Le pressurage doit être doux et progressif, avec fractionnement des jus (cuvée et taille) qui sont vinifiés séparément. Les centres de pressurage répondent donc à des règles strictes et font l’objet d’une habilitation rigoureusement contrôlée. Savoir-faire précis développé dans les abbayes ; Jules Guyot constate en 1866 l’importance de l’assemblage de raisins issus de différents cépages ou de différentes parcelles. Dès le début du XXe siècle, trois cépages sont sélectionnés pour leurs qualités d’équilibre sucre/acidité et leur bonne aptitude à la prise de mousse : le pinotnoir N, le chardonnay B et le meunier N. L’élaborateur construit les assemblages en dégustant les différents vins de base obtenus. Les vins de base assemblés sont mis en bouteille pour la prise de mousse et l’élevage sur lies qui est nécessairement long, tout particulièrement pour les vins millésimés.
Les caves champenoises crayeuses, réunissant les conditions idéales naturelles de température et d’hygrométrie, ont favorisé le développement de cette étape de prise de mousse. L’élevage sur lies terminé, vient l’étape du remuage, pour faire glisser lentement les lies dans le col de la bouteille, puis du dégorgement, action d’évacuer les lies présentes dans la bouteille. Après le dégorgement est ajoutée la liqueur d’expédition, qui va participer à la définition de plusieurs types de vins de Champagne.
La prise de mousse par seconde fermentation en bouteilles maîtrisée, la « méthode champenoise » est exportée et, très vite le nom « Champagne » est utilisé en dehors des limites de la région de production. Dès 1882, des actions judiciaires sont entreprises par les maisons de Champagne qui s’unissent en association syndicale (l’Union des maisons de Champagne) et, à la veille de la loi du 1er août 1905 sur les fraudes et les falsifications, la jurisprudence reconnait que le nom « Champagne » est réservé aux vins élaborés et issus de raisins récoltés en Champagne, et consacre ainsi, pour la première fois, la protection d’une appellation d’origine. Les travaux de délimitation de la zone géographique débutent alors dès 1908.

Les Champenois sont solidaires et le concrétisent au travers d’importantes organisations professionnelles. Les maisons et les vignerons ont très tôt joint leurs efforts pour lutter contre le phylloxera à l’origine de la fondation de l’Association viticole champenoise en 1898. Le Syndicat général des vignerons de la Champagne (créé en 1904) et l’Union des maisons de Champagne (créée en 1882) se retrouvent au sein du comité interprofessionnel du vin de Champagne créé par la loi du 12 avril 1941.

Les vins peuvent être blancs (issus de l’assemblage de raisins blancs et raisins noirs, issus seulement de raisins blancs [blanc de blancs], ou seulement de raisins noirs [blanc de noirs]) ou rosés (obtenus par assemblage ou par saignée), élaborés à partir de raisins provenant d’une ou plusieurs communes. Ils peuvent être millésimés ou non.

Affiche du champagne Victor Clicquot, Reims, 1923.
Œuvre de Luciano Achille Mauzan (Français 1883–1952), connu comme illustrateur décoratif Art déco. Après une période d’études à l’École des Beaux-Arts de Lyon, en France, Mauzan partage sa vie entre Milan, Paris et Buenos Aires.
Spurce: AAWE

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe au nord-est du territoire français et s’étend sur des communes réparties dans les départements de l’Aisne, de l’Aube, de la Haute- Marne, de la Marne et de Seine-et-Marne.
Les parcelles, précisément délimitées pour la récolte des raisins, s’inscrivent dans un paysage caractérisé par un vignoble de coteau reposant sur des cuestas de l’est du Bassin parisien, structures géomorphologiques imposantes :
– la Côte d’Ile-de-France dans la Marne, ainsi que les versants des vallées associées, regroupant du nord au sud la Montagne de Reims, la vallée de la Marne (qui se prolonge dans le sud de l’Aisne et jusqu’en Seine-et-Marne), la Côte des Blancs et la Côte du Sézannais pour les secteurs les plus emblématiques ;
– la Côte de Champagne avec le Vitryat marnais et le secteur aubois de Montgueux ;
– la Côte des Bar entrecoupée de multiples vallées, réunissant le Bar-sur-Aubois à l’est et le Bar séquanais à l’ouest, dans l’Aube et la Haute-Marne.
Ce relief typique de cuesta, avec ces vallées adjacentes, présente des coteaux exposés à l’est et au sud, quelquefois au nord comme pour la Montagne de Reims septentrionale et la rive gauche de la vallée de la Marne.
Les fronts de côte sont constitués de couches dures de calcaire ou de craie. Les pentes des coteaux sont crayeuses, marneuses ou sableuses, plus tendres, déblayées par l’érosion puis recouvertes de produits de colluvionnement provenant des fronts de côte sus-jacents.
Le vignoble champenois se situe en zone septentrionale. Il est soumis à une double influence climatique :
– océanique, apportant de l’eau en quantité régulière avec des contrastes thermiques peu marqués d’une saison à l’autre ;
– continentale, responsable de gelées parfois destructrices et d’un ensoleillement favorable l’été.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration des vins, incluant l’élevage et le conditionnement sont assurés sur les territoires délimités par l’article 17 de la loi du 6 mai 1919, sous réserve des dispositions suivantes :

― dans l’arrondissement de Vitry-le-François (département de la Marne), l’aire parcellaire délimitée est celle approuvée par le comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance la séance des 7 et 8 novembre 1990 et dont les plans sont déposés dans les mairies des communes concernées ;

― dans les communes suivantes du département de l’Aube : Arsonval, Cunfin, Dolancourt, Jaucourt, l’aire parcellaire délimitée est celle approuvée par le comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité lors des séances des 23 juin 1994, 8 septembre 1994 et 19 mai 1995 et dont les plans sont déposés dans les mairies des communes concernées ;

― dans les communes suivantes du département de l’Aube : Brienne-le-Château, Epagne, Précy-Saint-Martin et Saint-Léger-sous-Brienne et dans les communes suivantes du département de la Marne : Esclavolle-Lurey, Potangis, Saint-Quentin-le-Verger et Villiers-aux-Corneilles, aucune parcelle n’a été retenue conformément aux décisions du comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité en séance des 23 et 24 juin 1994,7 et 8 septembre 1994,18 et 19 mai 1995 et 6 et 7 septembre 1995 ;

― dans les communes suivantes du département de l’Aube : Marcilly-le-Hayer et La Villeneuve-au-Châtelot, aucune parcelle n’a été retenue conformément à la décision du comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité en séance du 10 septembre 1997 ;

― dans la commune du département de la Marne de Fontaine-sur-Ay, l’aire parcellaire délimitée est celle approuvée par le comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité en séance des 9 et 10 septembre 1999 et dont les plans sont déposés dans la mairie de la commune concernée ; ― dans les communes suivantes du département de la Marne : Corfélix, Corrobert, Le Thoult-Trosnay, Verdon, Reuves et Broussy-le-Petit, aucune parcelle n’a été retenue conformément à la décision du comité national compétent de l’Institut national de l’origine et de la qualité en séance des 5 et 6 septembre 2001.

Rinçage des bouteilles au Champagne Louis Royer à Aÿ, Champagne, vers 1900. Source: AAWE

CÉPAGES PRINCIPAUX

Les vins sont issus exclusivement des cépages arbane B, chardonnay B, meunier N, petit meslier B, pinot blanc B, pinot gris G et pinot noir N.

Ajout de la variété   Voltis B,  à des fins d’adaptation: 26/06/2023

Le chardonnay rose Rs est ajouté à la liste des cépages autorisés. 31/07/2025

L’introduction de cette variété́ est soumise à certaines règles.

  1. La proportion des cépages principaux est supérieure ou égale à 95% de l’encépagement.
  2. La  proportion de la variété Voltis B est inférieure ou égale à 5% de l’encépagement..
  3. Les vins sont issus d’un ou plusieurs cépages. Ils ne peuvent être issus de la seule variété d’intérêt à fin d’adaptation
  4. La proportion du (des) cépage(s) principal(aux) est supérieure ou égale à 90 % de l’assemblage.
  5. La proportion de la variété d’intérêt à fin d’adaptation est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

RENDEMENTS MAXIMAUX

15 500 kilogrammes de raisins par hectare

Rodney Smith (Américain 1947-2016) Trois hommes avec des ciseaux n° 1, Reims, France, 1997. Rodney Lewis Smith était un photographe de mode et de portrait basé à New York. Source: AAWE

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins présentent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 9 %.

Après enrichissement, les vins ne dépassent pas, après prise de mousse, le titre alcoométrique volumique total de 13 %.

Les teneurs en acidité volatile, acidité totale, anhydride sulfureux et anhydride carbonique sont celles fixées par la réglementation communautaire.

L’utilisation de copeaux de bois est interdite.

L’augmentation du volume de moût en fermentation mis en œuvre ne peut être supérieure à 1,12 %, pour 1 % d’augmentation du titre alcoométrique volumique, lors de l’opération d’enrichissement.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural.

Les vins sont exclusivement élaborés par seconde fermentation en bouteilles de verre.

Une publicité de 1886 pour le Champagne Mousseux des Moines de l’Abbaye de Troissy, Département de la Marne, Arrondissement d’Épernay (Champagne). (Bibliothèque municipale de Reims). L’abbaye, également connue sous le nom d’Abbaye de l’Amour-Dieu, était un couvent cistercien actif de 1232 à 1791. Bien que la viticulture ait une longue histoire à Troissy, il n’existe aucune documentation indiquant que l’abbaye de Troissy elle-même était un producteur de champagne. Source: AAWE

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes sont plantées avec un écartement entre les rangs qui ne peut être supérieur à 2,00 mètres.

L’écartement entre les pieds sur un même rang est compris entre 0,70 mètre et 1,50 mètres.

La somme de l’écartement entre les rangs et de l’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être supérieure à 3,00 mètres.

Toute transformation de la parcelle engendrant un changement de densité de plantation est interdite jusqu’à son arrachage.

Modifications du: 26/06/2023

Afin de permettre le passage d’engins adaptés, les parcelles présentant
— soit une pente supérieure à 35%,
—soit une pente supérieure à 25% associée à un dévers supérieur à 10%

Les vignes peuvent présenter des allées, d’une largeur comprise entre 1,5 mètre et 3 mètres, avec une fréquence maximale d’un rang sur 6. Dans ce cas, la somme de l’écartement entre les autres rangs et de l’écartement entre pieds sur un même rang ne peut être supérieure à 2,3 mètres.

Tout chevauchement entre pieds ainsi que toute superposition de branches à fruits est interdit. Le nombre d’yeux francs est inférieur ou égal à 18 yeux par mètre carré. La taille est effectuée au plus tard avant le stade phénologique (F) (12 de Lorentz), soit quatre feuilles étalées.

Les vignes sont taillées selon les techniques suivantes:

— taille Chablis,
— taille en cordon (de Royat),
— taille de la vallée de la Marne,

— taille Guyot simple, Guyot double et Guyot asymétrique.

Tout moyen ne permettant pas la récolte de grappes de raisin entières est interdit.

La largeur maximale de la bande pouvant être désherbée chimiquement est au maximum de 40 centimètres de part et d’autre du rang de vigne. Ajout du 31/07/2025

Carte postale de Champagne, Angleterre vers 1910. Source: AAWE

ÉLABORATION DU CHAMPAGNE

Vendanges

La date de début des vendanges est fixée par le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne en fonction de l’état de la vendange qui diffère chaque année en termes de maturité des raisins, de degré d’acidité et de degré d’alcool. La vendange est manuelle et dure environ 3 semaines. On récolte le raisin par grappes entières. Le tri de la vendange se fait dans le vignoble pendant la cueillette. Les cagettes  comportent au fond et sur tous les côtés des orifices permettant l’écoulement rapide et complet du jus inévitable des raisins et des eaux de pluies éventuelles. 

Pressurage

Dès leur arrivée au centre de pressurage, les raisins sont répertoriés, pesés et inscrits sur un registre. Un contrôle du titre alcoométrique minimum fixé pour la récolte est également effectué. On constitue des lots (appellés marcs) homogènes  de 4 000 kilos de raisins d’un même cépage provenant d’une même parcelle ou d’un regroupement de parcelles comparables d’une même commune. Le pressurage se fait de façon homogène, cru par cru, cépage par cépage, parcelles par parcelles pour préserver la typicité des vins.

D’un lot (marc) de 4 000 kg de raisins, la réglementation autorise d’extraire 25,5 hectolitres de jus en plusieurs presses appelées aussi « serrées ». Le pressurage est fractionné en séparant les premiers jus  extraits , 20,50 hl qui constituent la « cuvée », des 5 hl suivants, appelés «taille».

Après la presse de la cuvée et de la taille, le jus additionnel extrait appelé « la rebêche » est envoyé en distillerie pour être transformé en alcool. A l’issue du pressurage, les matières solides (pellicules, rafles et pépins) accumulées au fond du  pressoir,  les «aignes»( marcs), sont envoyées en distillerie  pour faire du marc de Champagne,  une eau de vie.

Débourbage et sulfitage des moûts

Le  moût qui s’écoule du pressoir est recueilli dans des cuves appelées  «belons», il est refroidi pour que les impuretés en suspension décantent (sédimentent) le plus vite possible. C’est le débourbage.  En même temps, et ce dès la sortie du pressoir, on pratique un sulfitage du moût. Le sulfitage consiste à ajouter de l’anhydride sulfureux pour limiter l’oxydation du moût au contact de l’air et préserver la qualité du moût. Après 12 à 24 heures de décantation, les particules en suspension (lies, impuretés, pépins, restes de peaux, …) se sont déposées au fond de la cuve en un dépôt boueux, ce   sont les bourbes.  Le jus est soutiré par pompage et acheminé vers la cuverie pour les premières étapes de la vinification.

Élaboration du vin de base

Les moûts clarifiés sont mis en cuves de fermentation séparément cépage par cépage, cru par cru pour être vinifiés en vin blanc. Différents types de cuves de fermentation sont utilisés, il existe des cuves: en acier émaillé, en inox, en ciment vitrifié ou en bois (foudres en bois ou pièces).

Après la fermentation alcoolique suivie ou non d’une fermentation malolactique, on obtient des vins blancs tranquilles de Champagne non effervescents stables, dits vins blancs de base qui vont être conservés en cuve à une température de 10°C jusqu’à la constitution de l’assemblage.  Ils peuvent également être commercialisés en Appellation Coteaux Champenois.

Si le jus n’est pas assez riche en sucre, les moûts sont chaptalisés (ajout de saccharose pure extraite de la betterave ou de la canne) pour obtenir 11 % vol d’alcool maximum en fin de fermentation.

Élaboration de la cuvée (assemblage du vin de Champagne)

Les vins sont répertoriés par cépages, années, crus, parcelles, vins de cuvée, vins de taille, les vins blancs de base de pinot noir, de pinot meunier et de chardonnay  et il vont servir pour les assemblages.  Ils consistent à assembler, à mélanger dans des éprouvettes graduées de grande capacité des vins blancs de cépages différents ou non dans des proportions différentes pour élaborer une cuvée, un vin de qualité supérieure à ceux retenus dans l’assemblage. La cuvée est un vin blanc de Champagne non effervescent aux caractéristiques déterminées après de nombreuses dégustations et essais d’assemblage.  Une fois l’assemblage finalisé, l’assemblage final des vins dans de grandes cuves de plusieurs centaines d’hectolitres ou plus rarement dans des foudres en bois selon le style propre à chaque maison de champagne peut être effectué. Le nombre de vins assemblés est variable, il peut être de trois à quatre vins dans une cuvée à cinquante vins et plus dans une autre cuvée.

Vins de réserve

Les vins de réserve sont les vins qui n’ont pas servi à l’élaboration de la cuvée. Ils sont stockés pour constituer une réserve qui permettra de lisser les variations de typicité, de maturité et de quantité des vendanges. Ils vont être gardés en fût ou en cuve pendant plusieurs années, ils seront utilisés dans les cuvées des années suivantes en addition aux vins de l’année. Les vins de réserve arrondissent les vins de l’année et assurent un goût propre à une maison de Champagne.

Réserve Perpétuelle


Inspirée de la technique espagnole de la Soléra, la réserve perpétuelle en Champagne consiste à isoler un millésime qui servira de base. Chaque année suivante sera incorporée à cette hauteur de base un certain montant (25% en moyenne). Le vigneron soutire de sa cuve ou fût 20% vin de réserve par exemple et incorporer 20% vin de la nouvelle récolte.

Le but de la méthode est de communiquer au vin jeune l’esprit de ses aînés. Je l’ai trouvée dans la somme entre la fougue et la sagesse…

Les vins et champagnes qui exigent de cette méthode sont d’une grande complexité et richesse. Cuvées rares et intenses, elles sont généralement associées maturité et fraîcheur. Les quantités sont soumises à des limites.

Les vignerons pratiquant cette méthode ne sont pas légions : Selosse est un des précurseurs.

Johann Wilhelm Preyer (Allemand 1803-1889) Champagne et huîtres, 1859. Preyer était un peintre allemand de natures mortes de l’école de peinture de Düsseldorf. Source: AAWE

Tirage (mise en bouteilles) et prise de mousse 

Le tirage ou mise en bouteille du vin ne peut avoir lieu avant le premier janvier qui suit la vendange. En général au printemps, la cuvée est refroidie, filtrée, une liqueur de tirage composée de sucre de canne, de levures et d’un adjuvant de remuage est ajoutée à la cuvée. Le vin de la cuvée est brassé. Les cuves sont munies de mélangeurs automatiques.  Enrichi en levures et en saccharose, le vin est tiré en bouteilles. Les bouteilles sont bouchées avec une capsule couronne munie d’un obturateur en polyéthylène appelé « bidule » complété d’une capsule couronne ou avec un bouchon à agrafe et mises en cave horizontalement sur lattes où elles sont superposées par centaines. Le vin reste sur lattes un minimum d’ un an après le tirage pour le Champagne non  millésimé  et trois ans après la vendange pour le Champagne millésimé. La température des caves creusées dans la craie, constante entre 10°C à 12°C est idéale pour la prise de mousse et la maturation du vin sur lies (dépôt des levures mortes).

Dans les bouteilles, le sucre apporté par la liqueur de tirage se transforme lentement en alcool et en gaz carbonique. Le gaz carbonique se dissout dans le vin, la mousse et les bulles se forment, le vin devient effervescent, mousseux, d’où la dénomination «prise de mousse». 

Durée de garde

La durée de garde en cave est réglementée.

15 mois minimum après le tirage pour le Champagne non millésimé

Trois ans après la vendange pour le Champagne millésimé,

Dans bon nombre de Maisons de Champagne, le temps de garde est supérieur, deux à trois ans après le tirage pour le Champagne sans années, quatre à cinq ans après la vendange pour le Champagne millésimé et cinq à dix ans et plus pour les cuvées de prestige. 

Remuage 

Au bout du temps minimum requis de garde en cave, les bouteilles sont mises dans un pupitre sur pointe, tête en bas et remuées pour clarifier le vin. Le remuage consiste à amener et à rassembler dans le col de la bouteille les impuretés dues aux levures. Cette opération peut-être manuelle ou mécanisée (sur gyro-palette, caisses métalliques contenant 500 bouteilles).
Manuellement, chaque jour un remueur imprime à chaque bouteille un mouvement vif de rotation de 1/8ème ou 1/4 de tour accompagné d’une trépidation qui fait glisser progressivement  le dépôt de lies vers le col de la bouteille. Le temps nécessaire pour rassembler manuellement tout le dépôt dans le col de la bouteille est de trois à 6 semaines. Lorsque le dépôt est entièrement descendu, les bouteilles sont stockées tête en bas en attentant l’opération de dégorgement.

Dégorgement

 Il consiste à éliminer le dépôt des levures accumulé dans le goulot de la bouteille. L’opération est mécanisée. Le col de la bouteille est trempé dans un bain de saumure réfrigérée à – 27°C, un bouchon de glace se forme, emprisonnant le dépôt. La bouteille est redressée et débouchée. Le gaz interne sous pression chasse le bouchon de glace contenant le dépôt de levures emprisonnées et un peu de vin est perdu.

Égalisage, dosage, liqueur d’expédition.
 

Après le dégorgement, le niveau de vin dans les bouteilles est égalisé mécaniquement. Le volume de vin perdu lors de l’opération de dégorgement est compensé par l’ajout de champagne issu du même lot complété de liqueur d’expédition. La liqueur d’expédition (ou liqueur de dosage) est composée de sucre de pure canne dissous dans un vin vieux de Champagne. Le taux de sucre de la liqueur ajoutée détermine le type de champagne  que l’on veut obtenir

Bouchage, poignetage, mirage, habillage et commercialisation.

Bouchage.
La bouteille est ensuite rebouchée par un bouchon de champagne en liège revêtu d’une capsule, l’ensemble étant retenu par un muselet en fer. Le bouchon doit obligatoirement être marqué du nom de l’appellation Champagne et de l’année du millésime pour les Champagnes millésimés.
Poignetage 
La bouteille museletée est énergiquement agitée pour mélanger vin et liqueur d’expédition. Ce procédé est appelé piquetage ou poignetage car autrefois, elle était faite par des ouvriers à  la main.
Mirage
La bouteille est ensuite mirée, une personne vérifie qu’aucun dépôt ne trouble le vin, avant d’être replacée en caisses-palettes et descendue en cave pour un dernier stockage de deux à six mois avant son habillage. Pendant ce temps de repos, la liqueur d’expédition va parfaitement se mélanger au vin et le bouchon de son côté va s’assouplir, afin de pouvoir être retiré facilement de la bouteille lors de la consommation.
Habillage
Habillée d’une coiffe qui couvre le bouchon et son muselet, d’une collerette à la base de la coiffe, d’une étiquette comportant les mentions obligatoires et parfois d’une contre étiquette avec des informations complémentaires, la bouteille de Champagne est  conditionnée en cartons pour sa commercialisation.

Le dosage des vins de la Champagne

Il  est règlementé par l’Union Européenne

Doux plus de 50 grammes de sucre par litre

Demi-sec entre 32 et 50 grammes de sucre par litre

Sec entre 17 et 32 grammes de sucre par litre

Extra dry entre 12 et 17 grammes de sucre par litre

Brut moins de 12 grammes de sucre par litre

Extra brut entre 0 et 6 grammes de sucre par litre

Les styles des vins de la Champagne

Champagnes bruts

Les champagnes bruts sont les champagnes les plus « génériques » dans le sens où ils sont les plus grands représentants d’un style établi. Chaque Maison de Champagne ou grande marque possède un Brut qui lui permet de garantir une constance de goût et de texture à travers les années.

Champagnes millésimés

Les champagnes millésimés sont issus d’un assemblage de vin d’une seule et même année. Ils sont donc généralement plus représentatifs de leur année de production et ont des profils moins constants d’une année à l’autre.

Blanc de blancs et blanc de noirs

Un Champagne blanc de blancs est un Champagne élaboré exclusivement à partir d’un cépage blanc, donc à partir du Chardonnay. Un blanc de noirs est lui composé uniquement de cépages noirs (Pinot Meunier ou Pinot Noir). 

Champagnes rosés

Un Champagne rosé est élaboré soit par macération des baies de raisins noires, comme c’est le cas pour l’obtention des vins rouges ou rosés. Mais il peut également être élaboré par ajout de vin rouge tranquille (c’est-à-dire sans bulle) au Champagne blanc. L’assemblage de vins blanc et rouge est interdit pour tout autre vin en France.

Zéro dosage

C’ est un champagne auquel aucun sucre n’a été ajouté après le dégorgement. On dit aussi qu’il est « non dosé » ou que c’est un « brut nature ».

PRATIQUES OENOLOGIQUE SPÉCIFIQUES

L’utilisation de morceaux de bois est interdite.

L’augmentation du volume de moût en fermentation mis en œuvre ne peut être supérieure à 1,12 %, pour 1 % d’augmentation du titre alcoométrique volumique, lors de l’opération d’enrichissement.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural.

Les vins sont exclusivement élaborés par seconde fermentation en bouteilles de verre.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Aucune bouteille ne peut circuler, sauf entre deux sites du même opérateur ou entre deux opérateurs, que terminée, habillée et revêtue d’un étiquetage conforme à la réglementation en vigueur.

Les bouteilles contenant les vins sont fermées d’un bouchon portant le nom de l’appellation d’origine contrôlée sur la partie contenue dans le col de la bouteille ou, lorsqu’il s’agit d’une bouteille d’un contenu nominal de 0,20 litre ou moins, sur une autre partie interne du dispositif de fermeture.

Les étiquetages et documents commerciaux comportent les immatriculations prescrites par le comité interprofessionnel du vin de Champagne permettant d’identifier les opérateurs.

La mention de l’élaborateur qui apparaît sur l’étiquetage en toutes lettres, de façon claire et lisible, est complétée par le nom de la commune d’élaboration si le siège de l’élaborateur est situé en dehors de l’aire.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom des seules unités géographiques plus petites suivantes, selon les conditions ci-après :

— un lieu-dit cadastré ;

— une commune.

Le lieu-dit revendiqué ou le nom de la commune revendiquée figure sur la déclaration de récolte.

Tous les raisins mis en oeuvre pour l’élaboration des vins de base sont des raisins provenant de la commune ou du lieu-dit considéré.

Le nom de la commune peut être associé à « Premier Cru » et « Grand Cru » dans les conditions fixées aux b et c du II du Chapitre Ier du cahier des charges.

En dehors des communes concernées ci-dessus, le nom de la commune doit être associé à la mention « Vigne de » ou « Vignoble de ».

Le nom d’une commune ou d’un lieu-dit cadastré est imprimé dans des caractères dont les dimensions, tant en hauteur qu’en largeur, ne peuvent excéder la taille des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

L’étiquetage du nom de la commune, selon les modalités fixées ci-avant, peut être complété par la reprise du nom de la commune dans la dénomination de la cuvée.

Le cépage peut être indiqué en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en en largeur, ne sont pas supérieures à 3 millimètres et à la moitié de la taille des caractères composant le nom de l’appellation. L’indication du cépage n’est possible que si la totalité des raisins mis en œuvre pour l’élaboration des vins de base est issue dudit cépage.

Publication d’une communication relative à l’approbation d’une modification standard concernant le cahier des charges d’une dénomination dans le secteur vitivinicole visée à l’article 17, paragraphes 2 et 3, du règlement délégué (UE) 2019/33 de la Commission

En cas d’indication du millésime, celui-ci figure sur le bouchon ou, lorsqu’il s’agit d’un contenu nominal de 0,20 litres ou moins, sur un autre dispositif de fermeture approprié, et sur l’étiquetage. L’indication du millésime figure également sur les factures et les documents d’accompagnement.

Les vins sont élaborés et commercialisés dans la bouteille à l’intérieur de laquelle a été réalisée la prise de mousse, à l’exception des vins vendus dans des bouteilles d’un volume inférieur à 75 centilitres ou supérieur à 150 centilitres.

Le bouchon des bouteilles est maintenu par une attache, couvert, le cas échéant, d’une plaquette et revêtu d’une feuille recouvrant la totalité du bouchon et, en tout ou en partie, le col de la bouteille. Lorsqu’il s’agit d’une bouteille d’un contenu nominal inférieur ou égal à 0,20 litres, tout autre dispositif de fermeture est approprié. Ajout du 31/07/2025

Les vins sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue d’une période d’élevage de 15 mois minimum à compter de la date du tirage en bouteille ou de 36 mois pour les vins millésimés.

LES AOPs DE LA CHAMPAGNE

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Champagne foil remains ‘optional’ after two-year legal battle 28 AUGUST 2025By Sarah Neish THE DRINK BUSINESS

Dernière modification du cahier des charges : 31/07/2025

Champagne : qu’est-ce qu’un vin clair ?cPar Agathe Pigneux. La Revue du Vin de France. Publié le 12/03/2024 à 12:00

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

Les vignobles de Champagne sont situés à 150 kilomètres (93 mi) de Paris dans le nord-est du Bassin parisien sur les départements de la Marne, de l’Aisne, de l’Aube, et sur quelques communes de Seine-et-Marne et de Haute-Marne. La plus grande partie du vignoble se concentre dans le département de la Marne (70 %), le reste pour 20 % dans l’Aube et la Haute-Marne et pour 10 % dans les départements de l’Aisne et de la Seine-et-Marne.

Le vignoble s’étend sur 34 200 hectares / 84 510 acres (0,5% du vignoble mondial) qui couvrent sur 3 régions, 5 départements et 319 communes et que se partagent 16 200 vignerons, 130 coopératives et 430 Maisons de Champagne. La région produit en moyenne 285 millions de bouteilles dont 43.9% sont vendues en France et le reste, 56,1% sont exportées vers les États-Unis (34,2 M de bouteille), le Royaume-Uni (29,9 M), le Japon (13,8 M), l’Allemagne (11,1M), La Belgique (10,3 M), L’Australie (9,9 M) etc.

HISTOIRE

L’existence de la vigne en Champagne remonterait au premier siècle de notre ère. Mais, la renommée de Reims nait avec le baptême de Clovis à la cathédrale Notre-Dame de Reims en 496. Le choix du roi des Francs devient un symbole et fait que presque toute la lignée des Rois de France viendra ensuite se faire sacrer en ce lieu. Ces événements rassemblant tous les grands du Royaume donneront lieu à de grands banquets où le vin coule à flots. Dès cette époque, le vin de la région, d’abord tranquille puis mousseux, devient donc le vin du sacre, ce  qui contribuera grandement à sa notoriété et à son image de vin mythique.

L’Église va jouer un rôle moteur dans le développement du vignoble de Champagne. L’archevêque de Reims ainsi que plusieurs abbayes de la région sont des propriétaires viticoles importants. Les méthodes culturales, les savoir-faire de vinification se sont forgés sur leurs domaines.

Au-delà de la Champagne, la culture de la vigne devient impossible. La Champagne devient la région d’approvisionnement de tout le nord de l’Europe. Après une période de ralentissement pendant la guerre de Cent Ans, qui dévaste la région, l’essor du vignoble reprend dès la fin du XVème siècle. Au XVIème siècle, le Parlement de Paris vote un édit interdisant aux cabaretiers parisiens de s’approvisionner dans un rayon inférieur à 90 kilomètres autour de la capitale, pour pallier une baisse de qualité chez les vignerons de la couronne parisienne. Une aubaine pour la Champagne, qui se retrouve juste à la frontière de cette aire ! Certains moines comme Dom Pierre Pérignon, moine bénédictin de l’Abbaye d’Hautvillers, ou comme Frère Oudart, de l’abbaye Saint-Pierre-aux-Monts à Pierry, ont joué un rôle déterminant dans l’avènement du Champagne tel qu’on le connait aujourd’hui. À leurs époques, les assemblages de vins se faisaient de manière plus ou moins aléatoire. Dom Pierre Pérignon, en précurseur, voit la complémentarité qui peut exister entre différents vins, différents crus. Il commence alors à pratiquer des assemblages mûrement réfléchis. En résultent des vins plus équilibrés, plus aboutis et de plus grande qualité.

Dom Pierre Pérignon. Source: By Victor Grigas – Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36666400

Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, la Champagne inventa une nouvelle technique de pressurage douce et fractionnée : c’est une révolution, qui permet désormais d’obtenir des vins blancs à partir de raisins noirs. Les années 1670-1720 marquent un tournant dans l’histoire des vins de Champagne : à partir de cette époque, on choisit volontairement de produire des vins mousseux en Champagne, là où l’effervescence était plutôt spontanée jusqu’alors. Mais ces années marquent aussi une rupture dans l’histoire des vins pétillants au global, pour deux raisons. D’abord, parce que c’est la première fois que sont mises au point des techniques spécifiques pour élaborer des vins effervescents. Ensuite parce que c’est la première fois qu’un vin est produit dans un territoire donné, la Champagne, et identifié comme tel. Jusqu’au Moyen-Âge on parle de « vin de France », englobant tous les vins de manière générique. À partir de 1690, on évoque spécifiquement les « Vins de Champagne ».

En 1685 apparut pour la première fois le bouchon de liège en Champagne. Au XVIIème, l’industrie du verre va petit à petit se transformer et connaître d’importants progrès. Grâce à cela, en 1770, apparaît une nouvelle bouteille de Champagne, en verre beaucoup plus épais et donc beaucoup plus résistante. Ainsi, les bouteilles, qui jusque-là ne servaient qu’au service du vin, commencent à être utilisées pour sa conservation.

Percement de caves à Epernay. À gauche de la photo il y a monsieur l’ingénieur qui surveille les travaux. (Carte postale: collection A. Deloire)

L’effervescence, qui avait auparavant lieu dans les tonneaux et avait tendance à vite s’échapper, se retrouve ainsi emprisonnée dans le flacon. Ce côté légèrement pétillant plait beaucoup à une certaine aristocratie, qui cherche à se distinguer. Cette consommation de vins de Champagne par les élites contribuera à lui donner son image de vin de luxe. Les premiers marchands de Champagne sont établis à Reims, Épernay et Aÿ. Dès le XVIIIème siècle, des Maisons de Champagne voient le jour, spécialisées dans l’élaboration du  vin effervescent, qui requiert un réel savoir-faire et des moyens notables. Des noms devenus iconiques depuis apparaissent. Ruinart, Chanoine, Fourneaux, Moët, Vander-Veken, Delamotte, Dubois, Veuve Clicquot, Heidsieck, Jacquesson, …

Nombre d’innovations ont permis d’améliorer petit à petit la maîtrise de l’effervescence. Pendant longtemps, elle dépendait en grande partie de la date du tirage. Le résultat était donc quelque peu aléatoire. Bien souvent, les bouteilles explosaient, occasionnant d’importantes pertes. Ou, à l’inverse, l’effervescence ne prenait pas et le vin restait tranquille… À la fin du XVIIIème siècle, les Champenois commencent à ajouter du sucre au tirage, pour compenser un éventuel déficit. Ou au contraire, à utiliser de vieux vins à la quantité de sucre négligeable pour les mélanger à des vins dans lesquels la quantité de sucre serait excessive. Ensuite, au début du XIXème siècle, des « tables de remuage », appelées aujourd’hui pupitres, sont inventées pour amener le dépôt de lies dans le goulot de la bouteille. Il sera par la suite éliminé par le dégorgement. En 1837, un pharmacien châlonnais du nom de Jean-Baptiste François met au point une méthode fiable pour mesurer précisément la quantité de sucre à ajouter au vin pour obtenir une effervescence optimale. Le taux de casse des bouteilles chute alors drastiquement.

Jean-Baptiste François . Source: https://www.lequotidiendupharmacien.fr/

Quelques années plus tard, la plaque de muselet ou capsule, et son maintien par un muselet en fil de fer sont inventés.

C’est seulement en 1860 que Pasteur met en évidence les levures qui transforment le sucre en alcool et en gaz carbonique. Jusque-là, le processus était mystérieux.

Enfin, en 1884, Armand Walfard, gérant d’une maison de Champagne, invente le dégorgement à la glace. Pour ce faire, le col de la bouteille est plongé dans une solution à environ –27° C, formant ainsi un glaçon dans le goulot qui emprisonne les sédiments qui s’y trouvent. À l’ouverture, la pression interne permet d’éjecter le glaçon en perdant un minimum de vin et de pression. Cette technique est encore utilisée aujourd’hui.

Jusqu’à la fin du XIXème siècle, le vignoble champenois était très vaste, couvrant plus de 60 000 hectares. Mais en 1863, le phylloxéra arrive en Europe. Ce puceron attaque les racines de la vigne et en suce la sève, desséchant ainsi le plant qui mourra. La quasi-totalité du vignoble va ainsi se retrouver détruite. Si en Champagne, on privilégie d’abord l’arrachage systématique des plants touchés, rapidement cette crise va amener les vignerons à se rassembler et à se montrer innovants pour surmonter la crise.

En 1898, les Vignerons et Maisons principales, qui possèdent elles aussi des vignes, prennent conscience de l’importance de protéger leur patrimoine commun. Ils fondent l’AVC, l’Association Viticole Champenoise. Elle va s’attacher à reconstituer le vignoble en greffant la vigne champenoise sur un système racinaire (porte-greffe) américain, résistant à l’insecte. Il préserve à la fois les anciennes qualités de ses vins tout en résistant aux sols crayeux de la région et aux maladies.

Pasteur. Source: non identifiée

Conscients de la valeur que représente le Champagne, les Champenois cherchent dès la fin du XIXème siècle à mettre en place des règles prévenant l’usurpation de leur patrimoine. Ils obtiennent en 1887 un arrêt de la Cour d’appel d’Angers reconnaissant la propriété du mot Champagne exclusivement aux vins issus de la Champagne. Ils demandent en 1905 au ministère de l’Agriculture la délimitation de la « Champagne viticole » et l’exclusivité du nom Champagne aux vins « récoltés et manutentionnés complètement dans la Champagne viticole ». En 1935, le concept d’appellation d’origine contrôlée (AOC) est créé et l’appellation Champagne est reconnue dès l’année suivante, entérinant l’ensemble des règles que les Champenois se sont imposées.

Affiche du champagne Victor Clicquot, Reims, 1923.
Œuvre de Luciano Achille Mauzan (Français 1883–1952), connu comme illustrateur décoratif Art déco. Après une période d’études à l’École des Beaux-Arts de Lyon, en France, Mauzan partage sa vie entre Milan, Paris et Buenos Aires. Source: AAWE.
Lily Bollinger (Française 1899-1977) en 1952. Elle épouse Jacques Bollinger (1894-1941), directeur général du Champagne Bollinger et petit-fils du fondateur Jacques Joseph Bollinger, en 1923. Après le décès de son mari en 1941, elle prend la présidence de la maison Bollinger et la dirige pendant 30 ans jusqu’en 1971. Source: AAWE.
French WWI soldiers passing by a vineyard where the grape harvest is being brought in. Champagne, 1914. Source: American Association of Wine Economists AAWE.

En 1935, est créée la Commission de Châlons. Elle regroupe à la fois les représentants des Maisons et des Vignerons, pour définir collégialement les règles d’élaboration des vins de Champagne. En 1941, est créé le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne, dans le prolongement de la Commission de Châlons. Il concentre encore davantage de pouvoirs pour la défense et la protection des vins de la région.- 2 appellations Grands Crus ont des DGC : Chablis Grand Cru et Corton.

Henri Cartier-Bresson (French 1908-2004) Champagne wine grower, region of Champagne-Ardenne, France, 1960. Source: American Association of Wine Economists AAWE
Madame Clicquot née Barbe-Nicole Ponsardin, alias Veuve Clicquot ou Veuve Clicquot (1777–1866), la « Grande Dame de Champagne » était une productrice de champagne française. Elle reprit l’entreprise vinicole de son mari lorsqu’elle devint veuve à 27 ans. Sous sa direction, l’entreprise développa le champagne précoce en utilisant une technique novatrice. La marque et l’entreprise « Veuve Clicquot Ponsardin » portent toujours son nom.
1890 Advertisement Poster for Champagne Scohyers de Dorlodot, Reims. Source: AAWE
Les vendanges en Champagne au début du XX siècle ! Il s’agit de vignes en foule…les vignes étaient propagées annuellement par bouturage et échalassées avec des tuteurs en bois, et les ceps étaient certainement francs de pieds. (Carte postale datée de 1917, collections A. Deloire)

CLIMATS, TOPOGRAPHIE ET SOLS

Le vignoble champenois est soumis à une double influence climatique, à la fois océanique et continentale. Une particularité champenoise, que l’on ne retrouve dans aucun autre vignoble français.

Avec l’influence océanique, le vignoble bénéficie de conditions climatiques plutôt tempérées. Il ne fait pas trop froid en hiver, pas trop chaud en été. La température annuelle moyenne est de 11°C (51,8 oF).

Pour autant, l’influence continentale peut amener le mercure à chuter brutalement en hiver. On enregistre alors par endroit des températures inférieures à -10°C (14 oF), entrainant des gelées parfois destructrices. À l’inverse, les températures peuvent grimper en été, faisant parfois éclater de violents orages.

Mais ces conditions climatiques sont aussi bénéfiques pour la vigne, à bien des égards. Le vignoble champenois connaît un bel ensoleillement l’été, propice au développement des grappes. La pluie tombe de manière régulière toute l’année et en quantité modérée : une alimentation en eau presque idéale pour les raisins champenois.

La Champagne Viticole est une région vallonnée. Le vignoble champenois est ce que l’on appelle un “vignoble de coteaux” : les vignes sont majoritairement plantées sur les pentes des collines. La moyenne de l’inclinaison de ces pentes est de 12 %, mais certaines sont très pentues : elles peuvent alors atteindre 59 %… Ce qui peut rendre le travail dans les vignes dificille..

Ce relief se révèle particulièrement propice à l’élaboration du Champagne. Les flancs des coteaux offrent à chaque plant de vigne une exposition au soleil optimale. Ils permettent aussi de laisser ruisseler l’eau de pluie, facilitant ainsi l’écoulement de l’eau.

Il y a 90 millions d’années, les océans recouvrent tout. Des sédiments (dépôts rocheux) charriés par les océans se déposent sur le fond : ils s’entassent sur une épaisseur pouvant aller jusqu’à 200 mètres (655 pi) !

70 millions d’années plus tard, le Bassin parisien, région géologique couvrant la majeure partie de la moitié nord de la France, s’affaisse de manière significative en son centre, sous le poids des sédiments accumulés. Différents types de roches apparaissent alors, par couches successives.

En Champagne, les sédiments affleurants sont calcaires à 75%  : craies, marnes et calcaires proprement dits. Ce dernier a la particularité d’être un matériau qui se fragmente, favorisant ainsi le drainage des sols… Ce qui offre des conditions très favorables pour la vigne, qui aura toujours le pied au sec, et donc pour la maturation des raisins.

Même si les sous-sols champenois sont aussi composés d’autres sédiments, la craie reste le matériau de prédilection des vignes champenoises constituée de fragments de micro-organismes marins déposés il y a des millions d’années. Sa forte porosité en fait un véritable réservoir d’eau : 300 à 400 litres (80 à 105 US gallons) au m3. Cela assure à la vigne une alimentation en eau suffisante même lors des étés les plus secs.

De plus, la craie retient l’eau par capillarité, régulant naturellement la vigne dans sa consommation en eau. Cette contrainte exercée sur la vigne favorise l’équilibre entre l’acidité du fruit, le sucre et les précurseurs d’arômes qui seront dévoilés dans le vin à venir.

Inspecteur de Champagne portant un masque de protection contre l’éclatement des bouteilles lors de l’inspection et du dégorgement. Début du XXe siècle. Source: AAWE
Source: https://www.champagne.fr

Source: Nicolas Quille. Crimson Wine Group  

Champagne Postcard England 1910. Source: AAWE

PRINCIPALES RÉGIONS VITICOLES

Le vignoble de Champagne s’étend sur les départements de la Marne, de l’Aisne, de l’Aube, et sur quelques communes de Seine-et-Marne et de Haute-Marne.

On distingue 4 régions viticoles majeures comme suit (voir carte ci-dessus):

Côte des blancs

Côte des Bar

Montagne de Reims et

Vallée de la Marne


Source: Jacqueline Uztarroz, terroirsdumondeeducation.com 
La carte postale illustre une scène de vendange en champagne (XIX siècle, début XX) avec à l’extrémité des rangs de vigne l’épluchage du raisin, qualité oblige! 😊 Cela n’empêche pas certains de boire un coup ! Ce sont les vendanges et il faut des moments de détente! 😉/ Source: Alain Deloitre.

LA MONTAGNE DE REIMS

La Montagne de Reims est située dans la partie la plus septentrionale de l’AOC Champagne et elle est sans doute la plus célèbre des 4 sous-régions champenoises en raison de trois facteurs. D’abord, c’est là que réside le « cœur » de la Champagne, Reims. Deuxièmement, elle compte plus de sites Grand cru que les trois autres 3 autres régions de la Champagne et elle produit des vins de grande qualité. Géographiquement, la région traverse la montagne de Reims, qui ondule au sud de la ville la plus septentrionale pour laquelle la montagne porte son nom et la capitale la plus au sud de la région Vallée de la Marne, Épernay. Ces deux villes ont une grande importance pour la région, étant les pôles touristiques de l’appellation Champagne. De nombreuses maisons de champagne mondialement reconnues se sont installées dans ces villes pour permettre aux touristes de les visiter.   La Montagne de Reims, étant la partie la plus septentrionale de la Champagne, les vignes sont plantés presque exclusivement sur des pentes exposées au sud, ce qui leur permet d’éviter le gel matinal qui affecte gravement la base de la montagne, ainsi que de permettre une exposition maximale au soleil pour favoriser autant que possible la maturation.

Reims est située sur les sommets d’une montagne de craie, que les Romains ont exploitée il y a des siècles pour construire leurs villes. Ce qui restait étaient d’immenses fosses de calcaire vides (connues sous le nom de Crayères) avec une humidité de 60 à 70 % et une température constante et fraîche de 14 degrés ; des conditions de garde parfaites pour un élevage lent et soigné du vin.

Le territoire de la Grande Montagne de Reims s’étendant sur un peu plus d’un demi-tour autour de la colline du Montage de Reims, les conditions de culture diffèrent quelque peu entre les différents villages. Les différences de proportion de cépages et de style deviennent plus nettes si la Grande Montagne de Reims est divisée en quatre parties :

Partie nord, huit villages (dont une partie de la banlieue sud de Reims), tous premier cru. Le pinot meunier est le cépage le plus répandu, suivi du pinot noir.

Partie nord-est, six villages Grands crus. Le pinot noir est le cépage le plus répandu, et il produit ici des vins un peu moins puissants que du côté sud, mais d’une grande élégance.

Partie est/sud-est, quatre villages de Premiers crus parfois appelés la Perle blanche, le chardonnay domine largement.

Partie sud, sept villages dont quatre Grands crus et un Premier cru. Le pinot noir est le cépage le plus répandu et produit ici des vins puissants.

Cette division n’est pas officielle, et seule Perle blanche est une appellation couramment utilisée.

Les vignobles de la Montagne de Reims s’étendent sur 4 155 hectares (10 405 acres) de vignes dont 56,2% sont du pinot noir, 29,6% du chardonnay et 13,8% du pinot meunier. On recense 98  villages dont 10 grand cru (Ambonnay, Beaumont-sur-Vesle, Bouzy, Louvois, Mailly-Champagne, Puisieulx, Sillery, Tours-sur-Marne pour le pinot noir seulement, Verzenay et  Verzy), 25  Premiers crus et le reste en AOP Champagne.

Beaucoup des plus grands établissements vinicoles s’installent à Reims pour stocker et faire vieillir leurs vins. A Reims, on trouve les caves de Louis Roederer, Ruinart, Veuve Cliquot, Krug, Taittinger et Mumm. Épernay, d’autre part, se trouve au pied de la montagne le long de la route commerciale de la rivière, ce qui signifie que de nombreuses maisons se sont également installées  le long de l’avenue de Champagne : Perrier-Jouet, Pol Roger et le géant Moët & Chandon.

Les village de la Montagne de Reims

LA VALLÉE DE LA MARNE

La Vallée de la Marne est l’une des quatre grandes régions viticoles de la Champagne et elle s’étend de la ville de Tours-sur-Marne à Château-Thierry sur une centaine de kilomètres et couvre deux départements français, la Marne et l’Aisne, jusqu’aux limites de la Seine-et-Marne. L’encépagement s’étend sur 12 149,50 hectares (30 022 acres) de vignes.

La vallée de la Marne suit la rivière éponyme et La plupart des villages sont situés à l’extrémité est de la vallée, autour de la ville d’Épernay. Elle offre un paysage de collines, de petits villages aux rues étroites et sinueuses. Les vignes sont plantées sur les deux rives, cependant celles du côté nord bénéficient d’une exposition sud, sud-est plus favorable.

Sur plus d’une centaine de villages répertoriés dans cette vallée, seuls deux sont classés Grand cru, Aÿ et Tours-sur-Marne. 9 villages sont classés en Premier cru, comme Mareuil-sur-Aÿ, Hautvillers (berceau légendaire de la Champagne en raison de son monastère et de son moine-maître de cave Dom Pérignon), Cumières, Pierry, Mutigny. 109 sont classés en AOP Champagne. Ils doivent leur classement l’importance de la craie dans le sol et le sous-sol champenois. Le chardonnay et pinot noir représentent 16% et 23% de l’encépagement respectivement.

A l’ouest de Châtillon-sur-Marne, la craie est enfouie plus profondément dans le sol. La couche arable est composée d’argiles calcaires et de marnes argileuses. Le pinot meunier est le cépage de choix dans cette région et représente plus de 60% de la totalité de la Vallée de la Marne. Le pinot meunier a longtemps été considéré comme un cépage inférieur au chardonnay et au pinot noir mais il fait aujourd’hui un retour en force. De nombreux vignerons le présentent désormais dans leur gamme. Ils produisent des cuvées 100% pinot meunier, gardent une cuve spéciale pour ses vins tranquilles qu’ils assemblent façon « solera », et ils ont même des pinots meuniers parcellaires.  À Baslieux-sous-Châtillon, il existe même un Institut Meunier, entièrement dédié au cépage

Plusieurs grandes maisons de Champagne sont implantées sur ce territoire : Billecart-Salmon ou Philiponnat à Mareuil-sur-Aÿ, Deutz et Bollinger à Aÿ, ou encore Jacquesson à Dizy.

CÔTE DES BLANCS

La majeure partie de la Côte des Blancs est située sur le versant oriental d’une crête boisée qui s’étend de Cuis au nord jusqu’à Bergères-lès-Vertus. Un village sur le « verso » de la même crête, Grauves, est également compté dans la Côte des Blancs, ainsi que des zones autour de trois petites collines : le versant Chouilly du mont Bernon (situé à l’est d’Épernay), la colline de Saran au sud de Chouilly (près de la frontière avec Cramant) et le mont Aimé à la frontière entre Bergères-lès-Vertus et Val-du-Marais. En raison de cette crête, une grande partie du vignoble de la Côte des Blancs est constituée de coteaux orientés approximativement à l’est. Des vignobles plus plats sous les pentes font également partie de la région. Le vignoble s’étend sur 3363 hectares (8309 acres).

Le chardonnay est le cépage phare de la Côte des Blancs avec 97,2% de l’encépagement. Le pinot noir et le pinot meunier représentent 2% et 0,8% de l’encépagement. Une pente orientée à l’est avec une forêt au sommet offre une certaine protection contre le vent et la pluie, et simultanément un bon drainage, ce qui est nécessaire dans les régions viticoles froides et humides. Dans la Côte des Blancs, il n’est donc pas nécessaire d’utiliser le cépage pinot meunier, plus facile à cultiver, qui domine dans de nombreuses zones plus humides de la vallée de la Marne et au sommet de la Montagne de Reims. En revanche, le territoire manque majoritairement de coteaux exposés sud nécessaires à la puissance du pinot noir, contrairement à la Grande Vallée de la Marne et au versant sud de la Grande Montagne de Reims. Les sols calcaires sont également parfaits pour les vins véritablement minéraux, et le cépage chardonnay contribue souvent le plus à la minéralité d’un assemblage. On recense 43 villages dans la Côte de Blanc dont 6 villages en Grands crus. Il s’agit des quatre villages du centre du territoire, Cramant, Avize, Oger et Le Mesnil-sur-Oger, ainsi que des deux villages du nord du territoire, Chouilly et Oiry et 8 villages en Premiers crus.

Village de la Côte des Blancs

CÔTE DES BAR

Avec 8 105 hectares (20 027 acres), la Côte des Bar représente 23 % de la Champagne, et les 20 dernières années a vu sa surface viticole augmenter de 1 286 hectares  (3 178 acres). La Côte des Bar est située dans la partie sud de l’aire de production champenoise, caractérisée par des versants jurassiques reposant sur un socle calcaire kimméridgien. Sillonnée de petites vallées verdoyantes qui rejoignent celles de la Seine et de l’Aube, la Côte des Bars englobe un patchwork de vignobles aux expositions multiples.

Historiquement, l’isolement géographique de la Côte des Bar a remis en question son insertion dans l’appellation Champagne. En 1908, la Champagne viticole était définie dans le département de la Marne et l’Aisne mais le département de l’Aube était exclu.

En 1911, des émeutes éclatent et pour tenter de calmer les Auboises protestataires, le gouvernement désigne l’Aube comme faisant partie de la Champagne mais comme deuxième zone. Enfin, en 1927, une nouvelle délimitation légale de la zone fut tracée, comprenant quelque 35 000 ha ( 85 000 acres) , cette fois comprenant l’Aube.

La Côte des Bar est divisée en deux sous-régions : Bar-sur-Aubois et le Barséquanais. La ville de Bar-sur-Aube au bord de la rivière L’Aube donne son nom à Bar-sur-Aubois, une région luxuriante et plus fraîche avec des collines légèrement vallonnées.

L’aire de production Côte des Bar comprend 64 villages dont 31 du Barsuraubois et 33 du Barséquanais. Il n’y a pas de Grand cru ni de Premier cru.

Le pinot noir représente 82 % des plantations. Compte tenu des similitudes climatiques et géologiques avec Chablis, la dominance du pinot noir ici est peut-être assez surprenante mais la région est aussi la partie la plus chaude de la Champagne.

Le chardonnay, cependant, a gagné du terrain ces 20 dernières années, sa part est passée de 9,5 % à 13,7 %.

La Côte des Bar détient également des petites poches de cépages historiques de la Champagne. Il y a au total 102 hectares (252 acres) de pinot blanc (appelé localement blanc vrai), pinot gris (fromenteau), arbane et petit meslier.

La région doit sa notoriété en partie à la maison Drappier.

Vins de Champagne

Villages viticoles de la Côte des Bar

CÉPAGES PRINCIPAUX

Bien que l’appellation Champagne autorise 7 cépages, trois s’y sont remarquablement adaptés et sont majoritaires : le pinot noir (38%) , le chardonnay (31%) et le meunier (31%).

Selon la nature des sols que l’on retrouve dans les différentes régions du vignoble champenois, que ce soit plutôt de la marne, de la craie ou des sols calcaires, un cépage sera privilégié plutôt qu’un autre :  ainsi, on retrouve le chardonnay principalement sur la Côte des Blancs et également sur la Côte de Sézanne. Le pinot noir, lui, est planté plutôt sur la Montagne de Reims, à l’Est de la Vallée de la Marne et sur la Côte des Bar. Le meunier, enfin, se retrouvera sur la partie Ouest de la Vallée de la Marne.

Source: https://www.champagne.fr

LES AOPs DE LA CHAMPAGNE

CLASSIFICATION DES VIGNOBLES DE CHAMPAGNE

Historique du classement

En 1919, pour uniformiser le négoce de raisins en Champagne, les syndicats de Négociants et Vignerons mirent en place un barème de classification en pourcentage de 32% à 100% selon les crus. Ce pourcentage représentait le prix des raisins payé aux vignerons, 100% représentant le maximum payé aux vignerons.

En 1935, ce classement fut modifié pour empêcher les maisons de négoce de Champagne de tirer les prix vers le bas en rehaussant le minimum d’achat de raisin à 50%. Depuis quelques retouches ont été effectuées sur le classement de ces crus de Champagne en pourcentage. Le minimum de rachat est passé de 50 à 80%. Ce classement a donc fait apparaître 3 catégories : Cru de Champagne (AOC) de 80 à 89%, Premier Cru de 90 à 90% et Grand Cru à 100%.

17 Communes en Champagne Grand Cru

Communes de la Côte des blancs :
Avize, Chouilly, Cramant, Mesnil-sur-Oger, Oger et Oiry
• Communes de la Montagne de Reims :
Ambonnay, Beaumont-sur-Vesle, Bouzy, Louvois, Mailly-Champagne, Puisieulx, Sillery, Tours-sur-Marne, Verzenay et Verzy
• Communes de la Vallée de la Marne : Aÿ

44 Communes en Champagne Premier Cru


Les villages classés en Premier cru sont au nombre de 44, les raisins qui composent une cuvée doivent être exclusivement issus des parcelles de ces villages pour que la mention Premier cru figure sur l’étiquette, ou d’une parcelle d’un village classé en Grand cru, qui a été déclassée en Premier cru.

Les Champagnes AOP

Cette mention est très utilisée par de nombreux vignerons qui n’ont qu’une partie seulement de leurs terres dans un village classé Grand-Cru ou Premier Cru. Ils correspondent à la majorité du vignoble, environ 68,4 % de la surface totale de la Champagne. 

Vendanges de Champagne, tri des raisins, vers 1920. Source: AAWE
Sophia Loren (Italian *1934) pouring Champagne, 1963. Source: AAWE

ÉLABORATION DU CHAMPAGNE

Voir: CHAMPAGNE AOP

LES AOP DE LA CHAMPAGNE

EN FORMAT EXCEL

EN FORMAT PDF

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Quelle est la durée maximale de conservation du champagne ?

Source: https://www.caminteresse.fr/

10 ans ? 100 ans ? Pour savoir combien de temps il était possible de conserver du champagne sans que la bouteille ne perde ses bulles, une étude a été menée sur plusieurs millésimes et conditions de conservation. Et plus la bouteille est grande, plus elle se garde longtemps. 

Le champagne peut-il vieillir ? La réponse est oui, mais la durée de conservation est plus difficile à donner que celle du vin, en raison du gaz carbonique à l’intérieur de la bouteille, qui crée ses fameuses bulles. Selon les sources, certains disent 3 à 4 ans, d’autres 5 à 10 ans, et selon les bouteilles, cela pourrait aller jusqu’à 30 ans… Pour trancher la question, et savoir enfin combien de temps, maximum, on peut garder du champagne (ou autre vin pétillant) une équipe de scientifiques français, menée par le chercheur CNRS Gérard Liger-Belair, a réalisé des tests. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue américaine ACS Oméga.

Pour bien comprendre pourquoi le champagne ne sera plus bon après une certaine période, il faut rappeler le principe du processus de vieillissement du champagne. Ce qui produit les bulles effervescentes, c’est le dioxyde de carbone, qui a été généré lors de la seconde fermentation à l’intérieur de la bouteille. En effet, la combinaison des levures, du sucre et du vin, a créé des bulles et de l’alcool supplémentaire. Faire vieillir cette bouteille ne va pas seulement faire développer ses arômes (comme pour le vin millésimé, c’est-à-dire qui provient d’une seule récolte et pas de mélange), mais va aussi produire un échappement des bulles de CO2, par le bouchon, qui maintient la pression mais jusqu’à un certain niveau. Au fil du temps il y aura de moins en moins de bulles. Mais, si le champagne est conservé dans de bonnes conditions, que son bouchon est de bonne qualité et…. que la bouteille est grande, alors il pourra théoriquement garder son pétillant jusqu’à 132 ans, selon les scientifiques.

Quelle est la durée maximale de conservation du champagne ?

10 ans ? 100 ans ? Pour savoir combien de temps il était possible de conserver du champagne sans que la bouteille ne perde ses bulles, une étude a été menée sur plusieurs millésimes et conditions de conservation. Et plus la bouteille est grande, plus elle se garde longtemps. 

Le champagne peut-il vieillir ? La réponse est oui, mais la durée de conservation est plus difficile à donner que celle du vin, en raison du gaz carbonique à l’intérieur de la bouteille, qui crée ses fameuses bulles. Selon les sources, certains disent 3 à 4 ans, d’autres 5 à 10 ans, et selon les bouteilles, cela pourrait aller jusqu’à 30 ans… Pour trancher la question, et savoir enfin combien de temps, maximum, on peut garder du champagne (ou autre vin pétillant) une équipe de scientifiques français, menée par le chercheur CNRS Gérard Liger-Belair, a réalisé des tests. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue américaine ACS Oméga.

Pour bien comprendre pourquoi le champagne ne sera plus bon après une certaine période, il faut rappeler le principe du processus de vieillissement du champagne. Ce qui produit les bulles effervescentes, c’est le dioxyde de carbone, qui a été généré lors de la seconde fermentation à l’intérieur de la bouteille. En effet, la combinaison des levures, du sucre et du vin, a créé des bulles et de l’alcool supplémentaire. Faire vieillir cette bouteille ne va pas seulement faire développer ses arômes (comme pour le vin millésimé, c’est-à-dire qui provient d’une seule récolte et pas de mélange), mais va aussi produire un échappement des bulles de CO2, par le bouchon, qui maintient la pression mais jusqu’à un certain niveau. Au fil du temps il y aura de moins en moins de bulles. Mais, si le champagne est conservé dans de bonnes conditions, que son bouchon est de bonne qualité et…. que la bouteille est grande, alors il pourra théoriquement garder son pétillant jusqu’à 132 ans, selon les scientifiques.

40 ans pour les bouteilles de 75 cl

Si on peut garder son vin pétillant pendant des décennies, le nombre de ces dernières serait dépendant de la taille de la bouteille : leurs prédictions indiquent 40 ans pour les bouteilles standards de 750 millilitres, 82 ans pour les bouteilles de 1,5 litre (magnum) et 132 ans pour les bouteilles de trois litres (jéroboam, ou double magnum). Au-delà de ce délai théorique, qui est déjà long, le champagne risque de perdre son effervescence, à la lumière de leurs calculs.

Car pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont mesuré les niveaux de dioxyde de carbone dans plusieurs millésimes vieillis pendant plusieurs décennies, afin d’estimer la quantité initiale de dioxyde de carbone qu’avait à l’origine produit la fermentation. Un millésime ancien datant de 1974, soit il y a 50 ans, avait perduprès de 80 % de son gaz. Mais les bouteilles plus grandes encore semblaient mieux conserver les bulles que les plus petites. C’est une question d’oxygénation du vin, qui est limitée par un plus grand contenant.

Sur la base de leurs observations, une formule de calcul peut donc prédire la durée théorique de conservation maximum du champagne vieilli. Mais attention : ces tests ont été menés sur les bouteilles d’un domaine de Champagne-Ardennes en particulier. Il n’est pas certain que la formule s’applique à toutes les bouteilles, et cela dépend en grande partie de la conservation du vin. Il est recommandé dans l’idéal d’entreposer les bouteilles dans un endroit frais et sombre, à une température constante d’environ 10 à 15 degrés.

The Widow Who Created the Champagne Industry. Natasha Geiling novembre 5, 2013

One Of The Biggest Misunderstandings In Champagne Wine Addressed By A Top Champagne House. Cathrine Todd.

Qui a inventé le champagne ? Par Jacques Dupont. Le Point.

QUI A INVENTE LE CHAMPAGNE ? ENFIN LA REPONSE SUR YOUTUBE

C’est la grande question ! Et c’est le spécialiste du champagne et de la Champagne, Jean-Luc Barbier qui y répond documents à l’appui.

On le sait, depuis deux siècles nombre d’historiens et de médias considèrent que le procureur de l’abbaye d’Hautvillers Pierre Pérignon est « le génial inventeur du Champagne ». On le sait également, plus récemment, d’autres historiens et médias sont tout autant affirmatifs pour attribuer cette découverte aux Anglais. Un examen approfondi du sujet permet de réfuter les arguments avancés par les uns et les autres. Et une enquête minutieuse, à partir des documents disponibles, démontre que l’invention du Champagne est une œuvre collective des Champenois qui ont conçu peu à peu, à partir de la fin du 17e siècle, avec ingéniosité et persévérance, une méthode d’élaboration innovante.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Strasbourg et docteur d’Etat en droit, Jean-Luc Barbier a été directeur général du Comité interprofessionnel du vin de Champagne (Comité Champagne) jusqu’en 2014. Co-auteur de l’Atlas Hachette des vins de France et de plusieurs articles juridiques, économiques et historiques sur le Champagne dans différentes revues, il est désormais chargé d’enseignement à l’Université de Reims et président du conseil scientifique de la Mission Coteaux, Maisons et Caves de Champagne-Patrimoine mondial.

Cette épopée de la création du Champagne est un élément constitutif de la Valeur Universelle Exceptionnelle reconnue par l’UNESCO lors de l’inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne sur la prestigieuse Liste du patrimoine mondial. 

Moët & Chandon Champagne Épernay. Saurer truck, c. 1910. Source: Moët & Chandon Champagne Épernay. Saurer truck, c. 1910

VIOLENT DECROCHAGE DE LA CONSOMMATION DE CHAMPAGNE EN FRANCE EN 2023

Should You Decant Champagne? It Depends. BY JILLIAN DARA. Wine Enthusiast.

1889 Paris Exposition Universelle des superlatifs avec la Tour Eiffel (le plus haut bâtiment du monde). En guise de spectacle médiatique, le Champagne Mercier a transporté un tonneau de 213 000 btl d’Epernay – tiré par 24 bœufs et 12 chevaux. Mercier détenait les droits sur « Dom Pérignon » – vendus à Moet & Chandon en 1927. Source: American Association of Wine Economists AAWE

The Surprising Science Behind Champagne Bubbles ByPatricia Claus. https://greekreporter.com/

How Long Can Champagne Be Stored? Source: https://www.chemistryviews.org/

Who invented Vintage Champagne

Prix ​​moyens à l’exportation du champagne français vers les principaux marchés en 2023. Parmi les 20 principaux marchés d’exportation, les Pays-Bas, la Belgique et la Suède importent du champagne « low cost » inférieur à 22 €/litre (prix FOB). Les prix moyens à l’exportation vers les Émirats arabes unis (51,19 €/l), Hong-Kong (46,06 €/l) et la Corée du Sud (42,69 €) se situent dans le haut de l’échelle. Source: American Association of Wine Economists AAWE

The Serious Business of Bubbles. août 28, 2024 by Wasserstrom

Can Champagne Give Up Farming with Chemicals? . BY AMY BETH WRIGHT . THE WINE ENTHUSIAST

Champagne’s Heavy-handed Herbicide Habit. Caroline Henry·Last updated 21-Apr-2025 https://www.wine-searcher.com/

L’APPELLATION

L’appellation Crémant d’Alsace est réservée aux vins mousseux de qualité blancs et rosés élaborés sur le territoire de certaines communes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

HISTOIRE

Lorsque l’Alsace fut sous empire allemand, plusieurs maisons champenoises ont apporté leur savoir-faire de l’élaboration par seconde fermentation en bouteille. Fort de ce transfert et découvrant précisément l’outil lors de l’exposition universelle de 1900 à Paris, Julien DOPFF a souhaité expérimenter cette technique de production à partir de vins de base, produits en Alsace.

Par la suite, cette première initiative a été enrichie par la contribution d’autres maisons de renom du vignoble alsacien qui ont développé la production de vins mousseux locaux.

Dès lors, de nombreux essais ont été engagés sur les différents cépages exploités dans la région, afin de déterminer les plus appropriés à cette nouvelle production. Ils ont permis, dans un premier temps, d’orienter le choix vers la famille des pinots. Ils ont enfin permis de définir la liste des cépages autorisés à savoir : auxerrois B, chardonnay B, pinot blanc B, pinot gris G, pinot noir N et riesling B.

Le 7 novembre 1974, ces différentes forces se sont regroupées au sein d’un syndicat de producteurs. Ce syndicat a apporté sa contribution aux travaux engagés au niveau national et européen sur la définition de la méthode de production consacrée sous l’indication « Crémant ». Cette contribution, ainsi que la maîtrise de la technique de production, a conduit à la reconnaissance de l’appellation d’origine contrôlée « Crémant d’Alsace », par décret du 24 août 1976.

La conduite du feuillage en palissage élevé est privilégiée. La vendange est réalisée à maturité optimale, manuellement et transportée jusqu’aux installations de pressurage dans des récipients ne devant pas contenir plus de 100 kilogrammes de raisins afin de préserver l’intégrité des raisins. Les raisins destinés à l’élaboration de vins blancs doivent être versés entiers dans le pressoir. Les installations de pressurage (réception, pressoir, chargement du pressoir, hygiène) font l’objet de règles rigoureusement définies et contrôlées. En 2009, quelques 500 installations sont habilitées représentant plus de la moitié des installations viticoles régionales.

Les vins sont issus d’un pressurage cadré par un taux d’extraction strict auquel s’ajoute obligatoirement un taux de rebêches.
Les vins ne peuvent être mis en marché à destination du consommateur qu’à l’issue d’une période d’élevage de 12 mois au moins à compter de la date de tirage.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique est située en zone septentrionale et est principalement établie sur la face orientée à l’est du piémont des Vosges. S’étendant sur 120 km de long pour souvent moins de 1 km de large, le vignoble s’étire d’une petite enclave aux environs de Cleebourg, au Nord, puis de Marlenheim à la hauteur de Strasbourg, jusqu’à Thann à la hauteur de Mulhouse au sud.

Le vignoble d’Alsace est installé sur une succession de collines sous-vosgiennes, entrecoupées de vallées profondes, diverses, avec un relief souvent accusé. L’altitude des plantations se situe majoritairement entre 200 mètres et 400 mètres (655 et 1 315 pi).

Le climat est clairement semi-continental : les écarts de température sont importants. Les hivers sont froids (la température moyenne du mois de janvier est de 1,9°C / 35,4 oF), et les étés chauds et secs (la température moyenne du mois de juillet est supérieure à 20°C / 68 oF). La somme des températures efficaces (supérieure à 10°C / 50 oF) pendant la période végétative de la vigne (1er avril-30 septembre) atteint 1253°C (2 287 oF). La période de maturité du raisin est caractérisée par une alternance de journées chaudes et de nuits fraîches.
Le massif des Vosges joue un rôle d’écran protecteur contre les influences océaniques, rôle amplifié par effet de foehn surtout en automne. Cet écran favorise :

– un ensoleillement élevé (1800 heures par an à Colmar);
– une pluviométrie faible : les sommets des Vosges connaissent des précipitations annuelles de l’ordre de 2000 millimètres (78,7 po), tandis que sur l’ensemble du vignoble, les précipitations sont comprises entre 500 millimètres et 650 millimètres (19,7 et 25,6 po);
– d’excellentes conditions automnales.

L’effondrement du fossé rhénan nord-sud a créé un important réseau de failles géologiques formant une mosaïque de compartiments de petite surface présentant des situations géo-pédologiques très variées. Le vignoble se situe à la zone de rupture entre la plaine sédimentaire rhénane et le massif cristallin vosgien, où toutes les couches de terrain qui s’étaient accumulées au cours des différentes périodes géologiques ont été remises à nu par l’érosion, offrant ainsi des situations géo-pédologiques très variées :

– sols bruns sur schistes, granite ou grès (substrat vosgien), peu profonds, filtrants, de tendance acide;
– sols colluviaux des cônes de déjection, et sols alluviaux, sablo-graveleux, peu évolués, filtrants et de tendance acide, (bordure de la plaine alluviale);

– sols bruns calcaires ou de type rendzine des collines sous-vosgiennes ainsi que conglomérats et marnes interstratifiées, présentant un bon régime hydrique.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

a) – La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes :
– Département du Haut-Rhin : Ammerschwihr, Beblenheim, Bennwihr, Bergheim, Bergholtz, Bergholtz-Zell, Berrwiller, Buhl, Cernay, Colmar, Eguisheim, Gueberschwihr, Guebwiller, Hartmanswiller, Hattstatt, Herrlisheim, Houssen, Hunawihr, Husseren-les-Châteaux, Ingersheim, Jungholtz, Katzenthal, Kaysersberg Vignoble, Leimbach, Mittelwihr, Niedermorschwihr, Obermorschwihr, Orschwihr, Osenbach, Pfaffenheim, Ribeauvillé, Riquewihr, Rorschwihr, Rodern, Rouffach, Saint-Hippolyte, Soultz, Soultzmatt, Steinbach, Thann, Turckheim, Uffholtz, Vieux-Thann, Voegtlinshoffen, Walbach, Wattwiller, Westhalten, Wettolsheim, Wihr-au-Val, Wintzenheim, Wuenheim, Zellenberg, Zimmerbach.

– Département du Bas-Rhin : Albé, Andlau, Avolsheim, Balbronn, Barr, Bergbieten, Bernardswiller, Bernardvillé, Bischoffsheim, Blienschwiller, Boersch, Bourgheim, Châtenois, Cleebourg, Dahlenheim, Dambach-la-Ville, Dangolsheim, Dieffenthal, Dorlisheim, Eichhoffen, Epfig, Ergersheim, Flexbourg, Furdenheim, Gertwiller, Gimbrett (communeassociée, rattachée à Berstett), Goxwiller, Heiligenstein, Itterswiller, Kienheim, Kintzheim, Kirchheim, Kuttolsheim, Marlenheim, Mittelbergheim, Molsheim, Mutzig, Nothalten, Nordheim, Oberhoffen-lès-Wissembourg, Obernai, Odratzheim, Orschwiller, Osthoffen, Ottrott, Reichsfeld, Riedseltz, Rosenwiller, Rosheim, Rott, Saint-Nabor, Saint-Pierre, Scharrachbergheim-Irmstett, Scherwiller, Soultz-les-Bains, Steinseltz, Stotzheim, Traenheim, Villé, Wangen, Westhoffen, Wissembourg, Wolxheim, Zellwiller.

b) – La vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins peuvent être égale- ment assurés sur le territoire des communes suivantes :
Département du Haut-Rhin: Gundolsheim, Ostheim, Wolfgantzen,

Département du Bas-Rhin: Dachstein, Ernolsheim-Bruche, Fessenheim-le-Bas, Petersbach, Seebach, Sélestat, Strasbourg.
Commune retenue en partie : Wingersheim les Quatre Bans (pour le seul territoire de la commune déléguée de Mittelhausen).

Mise à jour le 18 novembre 2024

Source: vins d’Alsace

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PRINCIPAUX CÉPAGES

Auxerrois B, Chardonnay B,  Riesling B,  Pinot noir,  N Pinot gris G,  Pinot blanc B

Variétés d’intérêt à fin  d’adaptation
Vins blancs

a) voltis B, opalor B, selenor B, souvignier gris G, johanniter B, chenin B, vermentino B. » ;

« b) Les vins rosés sont issus du cépage pinot noir.

« Variétés d’intérêt à fin d’adaptation : coliris N, nebbiolo N, syrah N. »

Proportion à l’exploitation
« a) Vins blancs :
« La proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation est inférieure ou égale à 5 % de l’encépagement de l’exploitation.
« b) Vins rosés :
« La proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation est inférieure ou égale à 5 % de l’encépagement de l’exploitation. »

Assemblage

« – pour les vins blancs, la proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation est inférieure ou égale à 10 % dans l’assemblage ;
« – pour les vins rosés, la proportion des variétés d’intérêt à fin d’adaptation est inférieure ou égale à 10 % dans l’assemblage. » ;

RENDEMENTS MAXIMAUX

96 hectolitres par hectare

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

L’utilisation de copeaux de bois est interdite.

Les installations de pressurage doivent répondre aux critères relatifs à la réception de la vendange, au pressoir, au chargement des pressoirs, au fractionnement des jus et à l’hygiène, tels que fixés dans le cahier des charges.

Les vins de base destinés à l’élaboration des vins susceptibles de bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée sont obtenus dans la limite de 100 litres de moûts pour 150 kilogrammes de raisins mis en oeuvre.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 000 pieds par hectare. Elles ne peuvent présenter un écartement entre rangs supérieur à 2,50 mètres. Les vignes présentent un écartement sur le rang compris entre 0,75 mètre au minimum et 1,50 mètre au maximum. A compter du 25 octobre 2011, l’arrachage de rangs au sein d’une parcelle ne peut conduire à un écartement entre les rangs les plus larges supérieur à 3 mètres.

Les vignes sont taillées en taille Guyot simple ou double avec un maximum de 24 yeux francs par pied et 10 yeux francs par mètre carré de surface au sol.

Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement.
Les raisins sont transportés dans des récipients d’une contenance n’excédant pas 0,60 m3.
Les bottiches traditionnelles alsaciennes peuvent être utilisées pour le transport de la vendange. Leur hauteur de remplissage est au maximum de 0,75 m. Pour tout autre type de récipient, cette hauteur n’excède pas 0,45 m.

Les récipients de transport de la vendange sont abrités des intempéries.
Le délai s’écoulant entre la cueillette du raisin et le pressurage doit être le plus court possible. En aucun cas, ce délai ne peut être supérieur à 24 heures.

Lorsque l’irrigation est autorisée, conformément aux dispositions, la charge maximale moyenne à la parcelle des parcelles irriguées est fixée à 12 000 kilogrammes par hectare (16 000 kg sans irrigation).

 L’aspersion sur le feuillage est interdite

L’apport de fertilisant (fertirrigation) est interdit. »

Modifications des conditions d’irrigation le 18/11/2024

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Toutes les opérations de la production, de la récolte des raisins jusqu’au dégorgement sont réalisées dans la zone géographique.

b) – Le conditionnement des vins est réalisé dans la zone géographique compte tenu du processus d’élaboration par seconde fermentation en bouteille.

c) – Le tirage en bouteilles de verre, dans lesquelles s’effectue la prise de mousse, est réalisé à partir du 1 er décembre qui suit la récolte.

d) – Les vins sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue d’une période minimale d’élevage de 12 mois à compter de la date de tirage.

Dernière modification du cahier des charges : 18/11/2024

Ratification des modifications par l’Union Européenne le 26/05/2025

L’APPELLATION

L’appellation Alsace grand cru Zotzenberg est réservée aux vins tranquilles blancs élaborés sur le territoire de certaines communes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

HISTOIRE

Remarquant très tôt les spécificités que certains lieux-dits conféraient à leur viticulture et à leurs vins, les vignerons alsaciens ont valorisé ces différences en communiquant pendant des siècles sur l’origine des vins, en précisant plus récemment sur la bouteille l’origine géographique des produits. Ainsi cet usage est inscrit à l’article 2 de l’ordonnance du 2 novembre 1945 dans sa rédaction initiale : « les appellations d’origine sous-régionales, communales et locales d’Alsace feront l’objet, à l’intérieur de l’aire de production, de délimitations sur proposition des syndicats viticoles locaux. ».

Traduction de cet usage, l’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Zotzenberg » a été reconnue en 1992.
Les vins sont issus de parcelles ayant fait l’objet d’une délimitation rigoureuse et précise inspirée des noyaux historiques de production.
Cette reconnaissance s’est construite autour des cépages blancs. A la base, les seuls cépages retenus sont les suivants: riesling B, gewurztraminer Rs, pinot gris G, et sylvaner B. Ils peuvent être vinifiés et commercialisés sous leur dénomination respective.

Depuis la loi du 5 juillet 1972, les vins sont obligatoirement mis en bouteille au sein des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans la flûte du type « Vin du Rhin », décrite dans le décret de 1955.

Le vignoble conduit en palissage haut afin de bénéficier d’une surface foliaire optimale est soumis à des conditions de production plus restrictives que l’appellation d’origine contrôlée « Alsace ». La densité minimum de plantation est de 4500 pieds par hectare. Les raisins sont récoltés manuellement. Les vins bénéficiant des mentions « vendanges tardives » et « sélection de grains nobles » sont issus de raisins surmûris et fragiles également récoltés manuellement. Ce sont des vins qui doivent respecter un élevage minimum de 18 mois.

CLIMAT ET SOLS

L’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Zotzenberg » fait partie intégrante du vignoble d’Alsace, sa zone géographique étant insérée au cœur de ce dernier. Elle est délimitée au sein de la zone de l’appellation d’origine contrôlée « Alsace ».
Le massif des Vosges offrant une protection contre les vents humides et frais du nord-ouest, le vignoble trouve ses conditions idéales d’implantation sur les versants bien exposés (de l’est au sud-ouest) et à forte pente des collines sous- vosgiennes. La délimitation fait donc référence à ce paysage typique. L’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Zotzenberg» est caractérisée par des sols appartenant à une même unité géo-pédologique associés à un mésoclimat des plus favorables.

Le grand cru se situe sur le versant sud/sud-est d’une colline sous vosgienne. La force du Zotzenberg est sa géologie faite de marnes très denses sur socle calcaire. Il est bien drainé et assure un apport hydrique équilibré.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

— Département du Haut-Rhin : Communes retenues en entier : Ammerschwihr, Beblenheim, Bennwihr, Bergheim, Bergholtz, Eguisheim, Gueberschwihr, Guebwiller, Hattstatt, Hunawihr, Ingersheim, Katzenthal, Mittelwihr, Niedermorschwihr, Orschwihr, Pfaffenheim, Ribeauvillé, Riquewihr, Rodern, Rouffach, Saint-Hippolyte, Soultzmatt, Thann, Turckheim, Vieux-Thann, Voegtlinshoffen, Westhalten, Wettolsheim, Wintzenheim, Wuenheim, Zellenberg.

Commune retenue en partie : Kaysersberg Vignoble pour le seul territoire des communes déléguées de Kientzheim et de Sigolsheim.

— Département du Bas-Rhin : Andlau, Barr, Bergbieten, Blienschwiller, Dahlenheim, Dambach-la-Ville, Eichhoffen, Kintzheim, Marlenheim, Mittelbergheim, Molsheim, Nothalten, Scharrachbergheim-Irmstett, Wolxheim.

Un document cartographique définissant les limites de l’aire géographique est déposé en mairie pour les communes retenues en partie.

Les documents cartographiques représentant l’aire géographique sont consultables sur le site internet de l’INAO.

Source: vins d’Alsace

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

— Département du Haut-Rhin : Communes retenues en entier : Bergholtz-Zell, Berrwiller, Buhl, Cernay, Colmar, Gundolsheim, Hartmanswiller, Herrlisheim, Houssen, Husseren-les-Châteaux, Jungholtz, Leimbach, Obermorschwihr, Osenbach, Ostheim, Rorschwihr, Soultz, Steinbach, Uffholtz, Walbach, Wattwiller, Wihr-au- Val, Zimmerbach.

Commune retenue en partie : Kaysersberg Vignoble pour le seul territoire de la commune déléguée de Kaysersberg.

— Département du Bas-Rhin : Albé, Avolsheim, Balbronn, Bernardswiller, Bernardvillé, Bischoffsheim, Boersch, Bourgheim, Châtenois, Cleebourg, Dachstein, Dangolsheim, Dieffenthal, Dorlisheim, Epfig, Ergersheim, Ernolsheim- Bruche, Fessenheim-le-Bas, Flexbourg, Furdenheim, Gertwiller, Gimbrett-Berstett, Goxwiller, Heiligenstein, Itterswiller, Kienheim, Kirchheim, Kuttolsheim, Mittelhausen, Mutzig, Nordheim, Oberhoffen-les- Wissenbourg, Obernai, Odratzheim, Orschwiller, Osthoffen, Ottrott, Petersbach, Reichsfeld, Riedseltz, Rosenwiller, Rosheim, Rott, Saint-Nabor, Saint-Pierre, Scherwiller, Seebach, Soultz-les-Bains, Steinseltz, Stotzheim, Strasbourg, Traenheim, Villé, Wangen, Westhoffen, Wissembourg, Zellwiller.

PRINCIPAUX CÉPAGES

gewurztraminer Rs , muscat Ottonel B – muscat, moscato, muscat à petits grains blancs B – muscat, moscato muscat à petits grains roses Rs – muscat, moscato,  pinot gris G, riesling B, sylvaner et pinot noir

NB: le sylvaner et le pinot noir ont été ajoutés à la liste des cépages autorisés par l’Arrêté du 9 mai 2022. Les types de muscat ont été précisés

RENDEMENTS MAXIMAUX

Appellation complétée ou pas de « vendanges tardives » : 60 hectolitres par hectare *

Appellation complétée de « sélection de grains nobles » : 48 hectolitres par hectare

*Modifications des Grands crus d’Alsace par Arrêté du 9 mai 2022

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

La présence de raisins issus des cépages gewurztraminer Rs, pinot gris G et riesling B est obligatoire dans les vins d’assemblage susceptibles de bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée «Alsace grand cru . L’assemblage des raisins est réalisé au stade du pressurage.

– L’utilisation de copeaux de bois est interdite.
– Toute opération d’enrichissement est interdite pour l’appellation d’origine contrôlée.

Pratique œnologique spécifique
Les vins font l’objet d’un élevage minimum jusqu’au 1er juin de l’année qui suit celle de la récolte.


Les vins susceptibles de bénéficier des mentions «vendanges tardives» ou «sélection de grains nobles» font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 1er juin de la deuxième année qui suit celle de la récolte.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité de plantation minimale de 4 500 pieds à l’hectare.

Les vignes ne peuvent présenter un écartement entre rangs supérieur à 2 mètres.

Les vignes présentent un écartement sur le rang compris entre 0,75 mètre au minimum et 1,50 mètre au maximum.

A compter du 25 octobre 2011, l’arrachage de rangs au sein d’une parcelle ne peut conduire à un écartement entre les rangs les plus larges supérieur à 3 mètres.

Les vignes sont taillées en taille Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs par pied*.

*Modifications des Grands crus d’Alsace par Arrêté du 9 mai 2022

Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Les vins sont conditionnés en bouteilles du type «Vin du Rhin» répondant aux dispositions du décret n° 55-673 du 20 mai 1955, de l’arrêté du 13 mai 1959 et du décret du 19 mars 1963, à l’exclusion de tout autre type de bouteille.

Depuis la loi du 5 juillet 1972, les vins sont obligatoirement mis en bouteille au sein des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans la flûte du type « Vin du Rhin», décrite dans le décret de 1955.

La mention du millésime, doit figurer conjointement avec le nom de l’appellation, dans les déclarations de récolte et de stock, sur les documents d’accompagnement, dans les annonces, sur les prospectus, étiquettes, factures, récipients quelconques.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par l’une des dénominations en usage, à la condition que les vins proviennent exclusivement des cépages pouvant être désignés sous la dénomination concernée.

L’emploi de deux ou plusieurs dénominations en usage sur une même étiquette est interdit. Ces dénominations en usage sont les suivantes :
Gewurztraminer,, Muscat, Muscat Ottonel,, Pinot gris, Riesling.

Les vins susceptibles de bénéficier des mentions «vendanges tardives» ou «sélection de grains nobles» sont présentés obligatoirement :

— avec l’indication du millésime,
— et l’une des dénominations en usage.

Les vins blancs pour lesquels, aux termes du présent cahier des charges, est revendiquée l’une des 51 Appellation d’Origine Contrôlée « Alsace Grand Cru – lieu-dit», à l’exception des mentions «Vendanges Tardives» et «Sélection de Grains nobles», qui sont présentés sous ladite appellation ne peuvent être offerts au public, expédiés, mis en vente ou vendus, sans que dans les annonces, sur les prospectus, étiquettes, factures et récipients quelconques, la mention de la teneur en sucre telle que définie par la règlementation européenne ne soit inscrite le tout en caractères très apparents.

Dernière modification du cahier des charges : 03 octobre  2022

L’APPELLATION

L’appellation Alsace grand cru Zinnkoepflé  est réservée aux vins tranquilles blancs élaborés sur le territoire de certaines communes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

HISTOIRE

Remarquant très tôt les spécificités que certains lieux-dits conféraient à leur viticulture et à leurs vins, les vignerons alsaciens ont valorisé ces différences en communiquant pendant des siècles sur l’origine des vins, en précisant plus récemment sur la bouteille l’origine géographique des produits. Ainsi cet usage est inscrit à l’article 2 de l’ordonnance du 2 novembre 1945 dans sa rédaction initiale : « les appellations d’origine sous-régionales, communales et locales d’Alsace feront l’objet, à l’intérieur de l’aire de production, de délimitations sur proposition des syndicats viticoles locaux. ».

Traduction de cet usage, l’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Zinnkoepflé » a été reconnue en 1992.
Les vins sont issus de parcelles ayant fait l’objet d’une délimitation rigoureuse et précise inspirée des noyaux historiques de production.
Cette reconnaissance s’est construite autour des cépages blancs. A la base, les seuls cépages retenus sont les suivants: riesling B, gewurztraminer Rs, pinot gris G, muscat à petits grains B, muscat à petits grains Rs, muscat ottonel B. Ils peuvent être vinifiés et commercialisés sous leur dénomination respective.

Depuis la loi du 5 juillet 1972, les vins sont obligatoirement mis en bouteille au sein des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans la flûte du type « Vin du Rhin », décrite dans le décret de 1955.

Le vignoble conduit en palissage haut afin de bénéficier d’une surface foliaire optimale est soumis à des conditions de production plus restrictives que l’appellation d’origine contrôlée « Alsace ». La densité minimum de plantation est de 4500 pieds par hectare. Les raisins sont récoltés manuellement. Les vins bénéficiant des mentions « vendanges tardives » et « sélection de grains nobles » sont issus de raisins surmûris et fragiles également récoltés manuellement. Ce sont des vins qui doivent respecter un élevage minimum de 18 mois.

CLIMAT ET SOLS

L’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Zinnkoepflé » fait partie intégrante du vignoble d’Alsace, sa zone géographique étant insérée au cœur de ce dernier. Elle est délimitée au sein de la zone de l’appellation d’origine contrôlée « Alsace ».
Le massif des Vosges offrant une protection contre les vents humides et frais du nord-ouest, le vignoble trouve ses conditions idéales d’implantation sur les versants bien exposés (de l’est au sud-ouest) et à forte pente des collines sous- vosgiennes. La délimitation fait donc référence à ce paysage typique. L’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Zinnkoepflé» est caractérisée par des sols appartenant à une même unité géo-pédologique associés à un mésoclimat des plus favorables.

Ce terroir est l’un des sommets du vignoble alsacien, ses pentes sont très abruptes. Il est ventilé à l’arrière-saison par les courants frais descendants du Petit Ballon. Le mésoclimat de type méditerranéen voir caspien est accentué par la disposition en arène de la Vallée Noble. Les sols sont calcareux et gréseux. Ces conditions permettent une forte maturation et régulièrement la surmaturation des raisins tout en respectant leur finesse aromatique.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

— Département du Haut-Rhin : Communes retenues en entier : Ammerschwihr, Beblenheim, Bennwihr, Bergheim, Bergholtz, Eguisheim, Gueberschwihr, Guebwiller, Hattstatt, Hunawihr, Ingersheim, Katzenthal, Mittelwihr, Niedermorschwihr, Orschwihr, Pfaffenheim, Ribeauvillé, Riquewihr, Rodern, Rouffach, Saint-Hippolyte, Soultzmatt, Thann, Turckheim, Vieux-Thann, Voegtlinshoffen, Westhalten, Wettolsheim, Wintzenheim, Wuenheim, Zellenberg.

Commune retenue en partie : Kaysersberg Vignoble pour le seul territoire des communes déléguées de Kientzheim et de Sigolsheim.

— Département du Bas-Rhin : Andlau, Barr, Bergbieten, Blienschwiller, Dahlenheim, Dambach-la-Ville, Eichhoffen, Kintzheim, Marlenheim, Mittelbergheim, Molsheim, Nothalten, Scharrachbergheim-Irmstett, Wolxheim.

Un document cartographique définissant les limites de l’aire géographique est déposé en mairie pour les communes retenues en partie.

Les documents cartographiques représentant l’aire géographique sont consultables sur le site internet de l’INAO.

Source: vins d’Alsace

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

— Département du Haut-Rhin : Communes retenues en entier : Bergholtz-Zell, Berrwiller, Buhl, Cernay, Colmar, Gundolsheim, Hartmanswiller, Herrlisheim, Houssen, Husseren-les-Châteaux, Jungholtz, Leimbach, Obermorschwihr, Osenbach, Ostheim, Rorschwihr, Soultz, Steinbach, Uffholtz, Walbach, Wattwiller, Wihr-au- Val, Zimmerbach.

Commune retenue en partie : Kaysersberg Vignoble pour le seul territoire de la commune déléguée de Kaysersberg.

— Département du Bas-Rhin : Albé, Avolsheim, Balbronn, Bernardswiller, Bernardvillé, Bischoffsheim, Boersch, Bourgheim, Châtenois, Cleebourg, Dachstein, Dangolsheim, Dieffenthal, Dorlisheim, Epfig, Ergersheim, Ernolsheim- Bruche, Fessenheim-le-Bas, Flexbourg, Furdenheim, Gertwiller, Gimbrett-Berstett, Goxwiller, Heiligenstein, Itterswiller, Kienheim, Kirchheim, Kuttolsheim, Mittelhausen, Mutzig, Nordheim, Oberhoffen-les- Wissenbourg, Obernai, Odratzheim, Orschwiller, Osthoffen, Ottrott, Petersbach, Reichsfeld, Riedseltz, Rosenwiller, Rosheim, Rott, Saint-Nabor, Saint-Pierre, Scherwiller, Seebach, Soultz-les-Bains, Steinseltz, Stotzheim, Strasbourg, Traenheim, Villé, Wangen, Westhoffen, Wissembourg, Zellwiller.

PRINCIPAUX CÉPAGES

gewurztraminer Rs , muscat Ottonel B – muscat, moscato, muscat à petits grains blancs B – muscat, moscato Muscat à petits grains roses Rs – muscat, moscato,  pinot gris G, iesling B, sylvaner et pinot noir

NB: le sylvaner et le pinot noir ont été ajoutés à la liste des cépages autorisés par l’Arrêté du 9 mai 2022. Les types de muscat ont été précisés.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Appellation complétée ou pas de « vendanges tardives » : 60 hectolitres par hectare *

Appellation complétée de « sélection de grains nobles » : 48 hectolitres par hectare

*Modifications des Grands crus d’Alsace par Arrêté du 9 mai 2022

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

La présence de raisins issus des cépages gewurztraminer Rs, pinot gris G et riesling B est obligatoire dans les vins d’assemblage susceptibles de bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée «Alsace grand cru . L’assemblage des raisins est réalisé au stade du pressurage.

– L’utilisation de copeaux de bois est interdite.
– Toute opération d’enrichissement est interdite pour l’appellation d’origine contrôlée.

Pratique œnologique spécifique
Les vins font l’objet d’un élevage minimum jusqu’au 1er juin de l’année qui suit celle de la récolte.


Les vins susceptibles de bénéficier des mentions «vendanges tardives» ou «sélection de grains nobles» font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 1er juin de la deuxième année qui suit celle de la récolte.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité de plantation minimale de 4 500 pieds à l’hectare.

Les vignes ne peuvent présenter un écartement entre rangs supérieur à 2 mètres.

Les vignes présentent un écartement sur le rang compris entre 0,75 mètre au minimum et 1,50 mètre au maximum.

A compter du 25 octobre 2011, l’arrachage de rangs au sein d’une parcelle ne peut conduire à un écartement entre les rangs les plus larges supérieur à 3 mètres.

Les vignes sont taillées en taille Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs par pied*.

*Modifications des Grands crus d’Alsace par Arrêté du 9 mai 2022

Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Les vins sont conditionnés en bouteilles du type «Vin du Rhin» répondant aux dispositions du décret n° 55-673 du 20 mai 1955, de l’arrêté du 13 mai 1959 et du décret du 19 mars 1963, à l’exclusion de tout autre type de bouteille.

Depuis la loi du 5 juillet 1972, les vins sont obligatoirement mis en bouteille au sein des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans la flûte du type « Vin du Rhin», décrite dans le décret de 1955.

La mention du millésime, doit figurer conjointement avec le nom de l’appellation, dans les déclarations de récolte et de stock, sur les documents d’accompagnement, dans les annonces, sur les prospectus, étiquettes, factures, récipients quelconques.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par l’une des dénominations en usage, à la condition que les vins proviennent exclusivement des cépages pouvant être désignés sous la dénomination concernée.

L’emploi de deux ou plusieurs dénominations en usage sur une même étiquette est interdit. Ces dénominations en usage sont les suivantes :
Gewurztraminer,, Muscat, Muscat Ottonel,, Pinot gris, Riesling.

Les vins susceptibles de bénéficier des mentions «vendanges tardives» ou «sélection de grains nobles» sont présentés obligatoirement :

— avec l’indication du millésime,
— et l’une des dénominations en usage.

Les vins blancs pour lesquels, aux termes du présent cahier des charges, est revendiquée l’une des 51 Appellation d’Origine Contrôlée « Alsace Grand Cru – lieu-dit», à l’exception des mentions «Vendanges Tardives» et «Sélection de Grains nobles», qui sont présentés sous ladite appellation ne peuvent être offerts au public, expédiés, mis en vente ou vendus, sans que dans les annonces, sur les prospectus, étiquettes, factures et récipients quelconques, la mention de la teneur en sucre telle que définie par la règlementation européenne ne soit inscrite le tout en caractères très apparents.

Dernière modification du cahier des charges : 30 septembre  2022

L’APPELLATION

L’appellation Alsace grand cru Winzenberg est réservée aux vins tranquilles blancs , élaborés sur le territoire de certaines communes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

HISTOIRE

Remarquant très tôt les spécificités que certains lieux-dits conféraient à leur viticulture et à leurs vins, les vignerons alsaciens ont valorisé ces différences en communiquant pendant des siècles sur l’origine des vins, en précisant plus récemment sur la bouteille l’origine géographique des produits. Ainsi cet usage est inscrit à l’article 2 de l’ordonnance du 2 novembre 1945 dans sa rédaction initiale : « les appellations d’origine sous-régionales, communales et locales d’Alsace feront l’objet, à l’intérieur de l’aire de production, de délimitations sur proposition des syndicats viticoles locaux. ».

Traduction de cet usage, l’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Winzenberg » a été reconnue en 1992.
Les vins sont issus de parcelles ayant fait l’objet d’une délimitation rigoureuse et précise inspirée des noyaux historiques de production.
Cette reconnaissance s’est construite autour des cépages blancs.

Les seuls cépages retenus sont les suivants: riesling B, gewurztraminer Rs, pinot gris G, muscat à petits grains B, muscat à petits grains Rs, muscat ottonel B. Ils peuvent être vinifiés et commercialisés sous leur dénomination respective.

Depuis la loi du 5 juillet 1972, les vins sont obligatoirement mis en bouteille au sein des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans la flûte du type « Vin du Rhin », décrite dans le décret de 1955.

Le vignoble conduit en palissage haut afin de bénéficier d’une surface foliaire optimale est soumis à des conditions de production plus restrictives que l’appellation d’origine contrôlée « Alsace ». La densité minimum de plantation est de 4500 pieds par hectare. Les raisins sont récoltés manuellement. Les vins bénéficiant des mentions « vendanges tardives » et « sélection de grains nobles » sont issus de raisins surmûris et fragiles également récoltés manuellement. Ce sont des vins qui doivent respecter un élevage minimum de 18 mois.

CLIMAT ET SOLS

L’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Winzenberg » fait partie intégrante du vignoble d’Alsace, sa zone géographique étant insérée au cœur de ce dernier. Elle est délimitée au sein de la zone de l’appellation d’origine contrôlée « Alsace ».
Le massif des Vosges offrant une protection contre les vents humides et frais du nord-ouest, le vignoble trouve ses conditions idéales d’implantation sur les versants bien exposés (de l’est au sud-ouest) et à forte pente des collines sous- vosgiennes. La délimitation fait donc référence à ce paysage typique. L’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Winzenberg» est caractérisée par des sols appartenant à une même unité géo-pédologique associés à un mésoclimat des plus favorables.

Situé sur une forte pente exposée sud-est, le vignoble est installé sur un sol peu profond où la roche granitique à deux micas affleure par endroit. Ce sol se réchauffant rapidement et sensible à la sécheresse impose une maîtrise des rendements rigoureuse et en fait un vignoble relativement tardif.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

— Département du Haut-Rhin : Communes retenues en entier : Ammerschwihr, Beblenheim, Bennwihr, Bergheim, Bergholtz, Eguisheim, Gueberschwihr, Guebwiller, Hattstatt, Hunawihr, Ingersheim, Katzenthal, Mittelwihr, Niedermorschwihr, Orschwihr, Pfaffenheim, Ribeauvillé, Riquewihr, Rodern, Rouffach, Saint-Hippolyte, Soultzmatt, Thann, Turckheim, Vieux-Thann, Voegtlinshoffen, Westhalten, Wettolsheim, Wintzenheim, Wuenheim, Zellenberg.

Commune retenue en partie : Kaysersberg Vignoble pour le seul territoire des communes déléguées de Kientzheim et de Sigolsheim.

— Département du Bas-Rhin : Andlau, Barr, Bergbieten, Blienschwiller, Dahlenheim, Dambach-la-Ville, Eichhoffen, Kintzheim, Marlenheim, Mittelbergheim, Molsheim, Nothalten, Scharrachbergheim-Irmstett, Wolxheim.

Un document cartographique définissant les limites de l’aire géographique est déposé en mairie pour les communes retenues en partie.

Les documents cartographiques représentant l’aire géographique sont consultables sur le site internet de l’INAO.

Source: vins d’Alsace

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

— Département du Haut-Rhin : Communes retenues en entier : Bergholtz-Zell, Berrwiller, Buhl, Cernay, Colmar, Gundolsheim, Hartmanswiller, Herrlisheim, Houssen, Husseren-les-Châteaux, Jungholtz, Leimbach, Obermorschwihr, Osenbach, Ostheim, Rorschwihr, Soultz, Steinbach, Uffholtz, Walbach, Wattwiller, Wihr-au- Val, Zimmerbach.

Commune retenue en partie : Kaysersberg Vignoble pour le seul territoire de la commune déléguée de Kaysersberg.

— Département du Bas-Rhin : Albé, Avolsheim, Balbronn, Bernardswiller, Bernardvillé, Bischoffsheim, Boersch, Bourgheim, Châtenois, Cleebourg, Dachstein, Dangolsheim, Dieffenthal, Dorlisheim, Epfig, Ergersheim, Ernolsheim- Bruche, Fessenheim-le-Bas, Flexbourg, Furdenheim, Gertwiller, Gimbrett-Berstett, Goxwiller, Heiligenstein, Itterswiller, Kienheim, Kirchheim, Kuttolsheim, Mittelhausen, Mutzig, Nordheim, Oberhoffen-les- Wissenbourg, Obernai, Odratzheim, Orschwiller, Osthoffen, Ottrott, Petersbach, Reichsfeld, Riedseltz, Rosenwiller, Rosheim, Rott, Saint-Nabor, Saint-Pierre, Scherwiller, Seebach, Soultz-les-Bains, Steinseltz, Stotzheim, Strasbourg, Traenheim, Villé, Wangen, Westhoffen, Wissembourg, Zellwiller.

PRINCIPAUX CÉPAGES

gewurztraminer Rs , muscat Ottonel B – muscat, Moscato, muscat à petits grains blancs B – muscat, moscato muscat à petits grains roses Rs – muscat, moscato, pinot gris G, riesling B, sylvaner et pinot noir

NB: le sylvaner et le pinot noir ont été ajoutés à la liste des cépages autorisés par l’Arrêté du 9 mai 2022. Les types de muscat ont été précisés

RENDEMENTS MAXIMAUX

Appellation complétée ou pas de « vendanges tardives » : 60 hectolitres par hectare *

Appellation complétée de « sélection de grains nobles » : 48 hectolitres par hectare

*Modifications des Grands crus d’Alsace par Arrêté du 9 mai 2022

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

La présence de raisins issus des cépages gewurztraminer Rs, pinot gris G et riesling B est obligatoire dans les vins d’assemblage susceptibles de bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée «Alsace grand cru . L’assemblage des raisins est réalisé au stade du pressurage.

– L’utilisation de copeaux de bois est interdite.
– Toute opération d’enrichissement est interdite pour l’appellation d’origine contrôlée.

Pratique œnologique spécifique
Les vins font l’objet d’un élevage minimum jusqu’au 1er juin de l’année qui suit celle de la récolte.


Les vins susceptibles de bénéficier des mentions «vendanges tardives» ou «sélection de grains nobles» font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 1er juin de la deuxième année qui suit celle de la récolte.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité de plantation minimale de 4 500 pieds à l’hectare.

Les vignes ne peuvent présenter un écartement entre rangs supérieur à 2 mètres.

Les vignes présentent un écartement sur le rang compris entre 0,75 mètre au minimum et 1,50 mètre au maximum.

A compter du 25 octobre 2011, l’arrachage de rangs au sein d’une parcelle ne peut conduire à un écartement entre les rangs les plus larges supérieur à 3 mètres.

Les vignes sont taillées en taille Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs par pied*.

*Modifications des Grands crus d’Alsace par Arrêté du 9 mai 2022

Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Les vins sont conditionnés en bouteilles du type «Vin du Rhin» répondant aux dispositions du décret n° 55-673 du 20 mai 1955, de l’arrêté du 13 mai 1959 et du décret du 19 mars 1963, à l’exclusion de tout autre type de bouteille.

Depuis la loi du 5 juillet 1972, les vins sont obligatoirement mis en bouteille au sein des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans la flûte du type « Vin du Rhin», décrite dans le décret de 1955.

La mention du millésime, doit figurer conjointement avec le nom de l’appellation, dans les déclarations de récolte et de stock, sur les documents d’accompagnement, dans les annonces, sur les prospectus, étiquettes, factures, récipients quelconques.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par l’une des dénominations en usage, à la condition que les vins proviennent exclusivement des cépages pouvant être désignés sous la dénomination concernée.

L’emploi de deux ou plusieurs dénominations en usage sur une même étiquette est interdit. Ces dénominations en usage sont les suivantes :
Gewurztraminer,, Muscat, Muscat Ottonel,, Pinot gris, Riesling.

Les vins susceptibles de bénéficier des mentions «vendanges tardives» ou «sélection de grains nobles» sont présentés obligatoirement :

— avec l’indication du millésime,
— et l’une des dénominations en usage.

Les vins blancs pour lesquels, aux termes du présent cahier des charges, est revendiquée l’une des 51 Appellation d’Origine Contrôlée « Alsace Grand Cru – lieu-dit», à l’exception des mentions «Vendanges Tardives» et «Sélection de Grains nobles», qui sont présentés sous ladite appellation ne peuvent être offerts au public, expédiés, mis en vente ou vendus, sans que dans les annonces, sur les prospectus, étiquettes, factures et récipients quelconques, la mention de la teneur en sucre telle que définie par la règlementation européenne ne soit inscrite le tout en caractères très apparents.

Dernière modification du cahier des charges : 26 septembre 2022

L’APPELLATION

L’appellation Alsace grand cru Wineck-Schlossberg est réservée aux vins tranquilles blancs élaborés sur le territoire de certaines communes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

HISTOIRE

Remarquant très tôt les spécificités que certains lieux-dits conféraient à leur viticulture et à leurs vins, les vignerons alsaciens ont valorisé ces différences en communiquant pendant des siècles sur l’origine des vins, en précisant plus récemment sur la bouteille l’origine géographique des produits. Ainsi cet usage est inscrit à l’article 2 de l’ordonnance du 2 novembre 1945 dans sa rédaction initiale : « les appellations d’origine sous-régionales, communales et locales d’Alsace feront l’objet, à l’intérieur de l’aire de production, de délimitations sur proposition des syndicats viticoles locaux. ».

Traduction de cet usage, l’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Wineck-Schlossberg » a été reconnue en 1992.
Les vins sont issus de parcelles ayant fait l’objet d’une délimitation rigoureuse et précise inspirée des noyaux historiques de production.
Cette reconnaissance s’est construite autour des cépages blancs. Les seuls cépages retenus sont les suivants: riesling B, gewurztraminer Rs, pinot gris G, muscat à petits grains B, muscat à petits grains Rs, muscat ottonel B. Ils peuvent être vinifiés et commercialisés sous leur dénomination respective.

Depuis la loi du 5 juillet 1972, les vins sont obligatoirement mis en bouteille au sein des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans la flûte du type « Vin du Rhin », décrite dans le décret de 1955.

Le vignoble conduit en palissage haut afin de bénéficier d’une surface foliaire optimale est soumis à des conditions de production plus restrictives que l’appellation d’origine contrôlée « Alsace ». La densité minimum de plantation est de 4 500 pieds par hectare. Les raisins sont récoltés manuellement. Les vins bénéficiant des mentions « vendanges tardives » et « sélection de grains nobles » sont issus de raisins surmûris et fragiles également récoltés manuellement. Ce sont des vins qui doivent respecter un élevage minimum de 18 mois.

CLIMAT ET SOLS

L’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Wineck-Schlossberg » fait partie intégrante du vignoble d’Alsace, sa zone géographique étant insérée au cœur de ce dernier. Elle est délimitée au sein de la zone de l’appellation d’origine contrôlée « Alsace ».

Le massif des Vosges offrant une protection contre les vents humides et frais du nord-ouest, le vignoble trouve ses conditions idéales d’implantation sur les versants bien exposés (de l’est au sud-ouest) et à forte pente des collines sous- vosgiennes. La délimitation fait donc référence à ce paysage typique. L’appellation d’origine contrôlée « Alsace grand cru Wineck-Schlossberg» est caractérisée par des sols appartenant à une même unité géo-pédologique, associés à un mésoclimat des plus favorables.

Ce grand cru est situé sur le versant le mieux exposé d’un vallon fermé sur trois côtés, ce qui lui confère un mésoclimat particulièrement favorable. Le sol superficiel repose directement sur une roche mère granitique (granite à deux micas), fortement désagrégée, propice à une récolte assez faible et précoce.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

— Département du Haut-Rhin : Communes retenues en entier : Ammerschwihr, Beblenheim, Bennwihr, Bergheim, Bergholtz, Eguisheim, Gueberschwihr, Guebwiller, Hattstatt, Hunawihr, Ingersheim, Katzenthal, Mittelwihr, Niedermorschwihr, Orschwihr, Pfaffenheim, Ribeauvillé, Riquewihr, Rodern, Rouffach, Saint-Hippolyte, Soultzmatt, Thann, Turckheim, Vieux-Thann, Voegtlinshoffen, Westhalten, Wettolsheim, Wintzenheim, Wuenheim, Zellenberg.

Commune retenue en partie : Kaysersberg Vignoble pour le seul territoire des communes déléguées de Kientzheim et de Sigolsheim.

— Département du Bas-Rhin : Andlau, Barr, Bergbieten, Blienschwiller, Dahlenheim, Dambach-la-Ville, Eichhoffen, Kintzheim, Marlenheim, Mittelbergheim, Molsheim, Nothalten, Scharrachbergheim-Irmstett, Wolxheim.

Un document cartographique définissant les limites de l’aire géographique est déposé en mairie pour les communes retenues en partie.

Les documents cartographiques représentant l’aire géographique sont consultables sur le site internet de l’INAO.

Source: vins d’Alsace

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins est constituée par le territoire des communes suivantes sur la base du code officiel géographique de l’année 2021 :

— Département du Haut-Rhin : Communes retenues en entier : Bergholtz-Zell, Berrwiller, Buhl, Cernay, Colmar, Gundolsheim, Hartmanswiller, Herrlisheim, Houssen, Husseren-les-Châteaux, Jungholtz, Leimbach, Obermorschwihr, Osenbach, Ostheim, Rorschwihr, Soultz, Steinbach, Uffholtz, Walbach, Wattwiller, Wihr-au- Val, Zimmerbach.

Commune retenue en partie : Kaysersberg Vignoble pour le seul territoire de la commune déléguée de Kaysersberg.

— Département du Bas-Rhin : Albé, Avolsheim, Balbronn, Bernardswiller, Bernardvillé, Bischoffsheim, Boersch, Bourgheim, Châtenois, Cleebourg, Dachstein, Dangolsheim, Dieffenthal, Dorlisheim, Epfig, Ergersheim, Ernolsheim- Bruche, Fessenheim-le-Bas, Flexbourg, Furdenheim, Gertwiller, Gimbrett-Berstett, Goxwiller, Heiligenstein, Itterswiller, Kienheim, Kirchheim, Kuttolsheim, Mittelhausen, Mutzig, Nordheim, Oberhoffen-les- Wissenbourg, Obernai, Odratzheim, Orschwiller, Osthoffen, Ottrott, Petersbach, Reichsfeld, Riedseltz, Rosenwiller, Rosheim, Rott, Saint-Nabor, Saint-Pierre, Scherwiller, Seebach, Soultz-les-Bains, Steinseltz, Stotzheim, Strasbourg, Traenheim, Villé, Wangen, Westhoffen, Wissembourg, Zellwiller.

PRINCIPAUX CÉPAGES

gewurztraminer Rs , muscat Ottonel B – muscat, moscato, muscat à petits grains blancs B – muscat, moscato muscat à petits grains roses Rs – muscat, moscato,  pinot gris G, riesling B, sylvaner et pinot noir

NB: le sylvaner et le pinot noir ont été ajoutés à la liste des cépages autorisés par l’Arrêté du 9 mai 2022. Les types de muscat ont été précisés.

RENDEMENTS MAXIMAUX

Appellation complétée ou pas de « vendanges tardives » : 60 hectolitres par hectare *

Appellation complétée de « sélection de grains nobles » : 48 hectolitres par hectare

*Modifications des Grands crus d’Alsace par Arrêté du 9 mai 2022

CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

La présence de raisins issus des cépages gewurztraminer Rs, pinot gris G et riesling B est obligatoire dans les vins d’assemblage susceptibles de bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée «Alsace grand cru . L’assemblage des raisins est réalisé au stade du pressurage.

– L’utilisation de copeaux de bois est interdite.
– Toute opération d’enrichissement est interdite pour l’appellation d’origine contrôlée.

Pratique œnologique spécifique
Les vins font l’objet d’un élevage minimum jusqu’au 1er juin de l’année qui suit celle de la récolte.


Les vins susceptibles de bénéficier des mentions «vendanges tardives» ou «sélection de grains nobles» font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 1er juin de la deuxième année qui suit celle de la récolte.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité de plantation minimale de 4 500 pieds à l’hectare.

Les vignes ne peuvent présenter un écartement entre rangs supérieur à 2 mètres.

Les vignes présentent un écartement sur le rang compris entre 0,75 mètre au minimum et 1,50 mètre au maximum.

A compter du 25 octobre 2011, l’arrachage de rangs au sein d’une parcelle ne peut conduire à un écartement entre les rangs les plus larges supérieur à 3 mètres.

Les vignes sont taillées en taille Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs par pied*.

*Modifications des Grands crus d’Alsace par Arrêté du 9 mai 2022

Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Les vins sont conditionnés en bouteilles du type «Vin du Rhin» répondant aux dispositions du décret n° 55-673 du 20 mai 1955, de l’arrêté du 13 mai 1959 et du décret du 19 mars 1963, à l’exclusion de tout autre type de bouteille.

Depuis la loi du 5 juillet 1972, les vins sont obligatoirement mis en bouteille au sein des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans la flûte du type « Vin du Rhin», décrite dans le décret de 1955.

La mention du millésime, doit figurer conjointement avec le nom de l’appellation, dans les déclarations de récolte et de stock, sur les documents d’accompagnement, dans les annonces, sur les prospectus, étiquettes, factures, récipients quelconques.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par l’une des dénominations en usage, à la condition que les vins proviennent exclusivement des cépages pouvant être désignés sous la dénomination concernée.

L’emploi de deux ou plusieurs dénominations en usage sur une même étiquette est interdit. Ces dénominations en usage sont les suivantes :
Gewurztraminer, Muscat, Muscat Ottonel, Pinot gris, Riesling.

Les vins susceptibles de bénéficier des mentions «vendanges tardives» ou «sélection de grains nobles» sont présentés obligatoirement :

— avec l’indication du millésime,
— et l’une des dénominations en usage.

Les vins blancs pour lesquels, aux termes du présent cahier des charges, est revendiquée l’une des 51 Appellation d’Origine Contrôlée « Alsace Grand Cru – lieu-dit», à l’exception des mentions «Vendanges Tardives» et «Sélection de Grains nobles», qui sont présentés sous ladite appellation ne peuvent être offerts au public, expédiés, mis en vente ou vendus, sans que dans les annonces, sur les prospectus, étiquettes, factures et récipients quelconques, la mention de la teneur en sucre telle que définie par la règlementation européenne ne soit inscrite le tout en caractères très apparents.

Dernière modification du cahier des charges : 20 juillet   2022