Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Crémant de Die est réservée au vin mousseux de qualité élaboré sur le territoire de 31 communes du département de la Drôme dans la vallée du Rhône.

HISTOIRE

La plupart des écrits concordent pour dater l’installation de la vigne par le couloir rhodanien et dans les vallées proches au moment de la conquête romaine c’est- à-dire au cours du IIème siècle avant JC. A cette époque, l’actuelle frange méridionale du département de la Drôme appartient au territoire des Voconces, peuple gaulois dont les principales cités sont chronologiquement Luc-en-Diois (Lucus Augusti ) puis Die (Dea Augusta Vocontiorum ). A partir du Ier siècle après JC, des traces écrites corroborent l’existence de vin dans le Diois. En outre, PLINE L’ANCIEN (77 après JC) offre dans son « Histoire Naturelle » une preuve historique de premier choix sur l’existence de deux vins réputés produits dans ce pays de Voconces : un vin doux (vinum dulce) issu d’un cépage récolté tardivement (probablement le cépage muscat à petits grains B) et un vin pétillant (aigleucos), dont on arrêtait la fermentation en plongeant les dolia (jarres de vin) dans l’eau froide, jusqu’à l’hiver. Une filiation évidente s’établit entre ces vins antiques l’un doux, l’autre bourru et plus ou moins mousseux et la « Clairette de Die » complétée par la mention « méthode ancestrale » d’aujourd’hui, à la fois douce et effervescente. L’histoire a même retenu un sacrifice taurobolique en l’honneur de Liber Pater (dieu assimilé à Bacchus) et de l’empereur Philippe célébré le 2 des Calendes d’octobre (30 septembre 245), à Die, par les prêtres de Valence, d’Orange, d’Alba et de Die.

D’autres preuves de l’antériorité de la culture de la vigne et du vin abondent aussi sous forme de vestiges archéologiques. Citons notamment, une frise de la porte Saint-Marcel à Die (IIIème siècle après JC) représentant le culte de Liber Pater, un couvercle de sarcophage provenant de Die figurant des Amours vendangeurs (IIIème siècle), un fragment de marbre blanc portant une sculpture en haut relief d’un pied de vigne avec grappes et vendangeur, un bas relief de sarcophage chrétien avec des vendangeurs, des dolia provenant d’un cellier d’une villa Augustéenne découverte à Pontaix, …

Au XIIème et XIIIème siècle, le vin du Diois apparaît sur plusieurs chartes qui ont trait au droit de banvin (impôt payé au seigneur pour pouvoir vendre du vin sur ses terres). La plupart des chartes de la même époque font par ailleurs couramment état de transactions de vignes sur Die et ses environs.

Plus tard, la viticulture devient omniprésente comme en témoigne le parcellaire de Die dressé en 1595 qui révèle l’existence de vignes dans dix-sept quartiers sur les dix-neuf que compte la ville.

Entre les vins du pays de Voconces (Vinum Dulce et Aigleucos) cités au Ier siècle et la « Clairette de Die », reconnue au début du XXème siècle, différentes dénominations jalonnent l’histoire de ce vin.
Le 4 Mai 1629, les Diois offrent au roi Louis XIII, de passage dans la ville, deux charges de vin Muscat fournies par Jacques Richard.

On trouve au XVIème siècle un vin Claret et un vin Blanc, l’évêque Jean de Montluc recevant en 1577 deux tonneaux de ces vins. Ces éléments constituent les premières pièces d’un puzzle décrivant des vins blancs issus du cépage muscat à petits grains B, doux, partiellement fermentés, mousseux.

Il faut attendre le XVIIIème siècle pour que le terme « Clerete » associé à l’origine géographique (de Die) apparaisse explicitement (Correspondance du notaire Accarias de Châtillon-en-Diois – 1748).
Au cours de cette histoire, les viticulteurs ont planté de la vigne sur la fraction de la vallée de la Drôme comprise entre Aouste-sur-Sye et Luc-en-Diois et dans la vallée de la Gervanne.

Dans ces vallées, l’homme a dû rechercher les meilleures expositions sur les « serres » (dénomination localement utilisée pour désigner petits reliefs et collines), ou sur les terrasses bien exposées, perchées parfois jusqu’à 700 mètres d’altitude (Châtillon-en-Diois). Ceci explique la présence ténue de la vigne dans le paysage perçu depuis le principal axe routier, trop encaissé par rapport aux vignes. En prenant de la hauteur, un vignoble de montagne apparaît alors, souvent émaillé de cabanons ou cabanes de vignerons, témoins de cette activité et par endroits très présents dans le paysage (certaines communes en comptent plus de 50).

Si le vignoble se fait discret depuis la route départementale 93 traversant la vallée de la Drôme vers Die, en revanche, cet axe est bordé de nombreux caveaux de dégustation, à côté des chais, ou créés spécialement pour recevoir les visiteurs, nombreux lors de la saison touristique.

Des infrastructures plus importantes marquent également le paysage, tout en témoignant de l’importance des productions vinicoles, comme le bâtiment de l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants, la maison de négoce CAROD à Vercheny, les vastes locaux de la cave coopérative à Die…

Vignes, cabanes de vignerons, caves, caveaux et enseignes publicitaires vantant les vins du Diois sont autant de marqueurs du territoire caractérisant la vocation vinicole de cette région.

Les cépages antiques, cités par PLINE L’ANCIEN comme particulièrement adaptés à l’obtention de vins doux (helvennaca et diachytos) ont disparu. Avant l’arrivée du phylloxéra, les cépages caractéristiques plantés dans le Diois sont la funate et le paugayen pour les vins rouges, les cépages clairette B et muscat à petits grains B pour les vins blancs. La crise phylloxérique bouleverse, comme ailleurs, l’encépagement et participe au développement des hybrides producteurs directs américains (Clinton, Othello) tout en favorisant l’arrivée de plants greffés, en provenance d’autres régions viticoles (Midi, Bourgogne). Nonobstant l’élimination obligatoire des hybrides, beaucoup de cépages autochtones (funate, paugayen) sont abandonnés à cause de leur sensibilité à la coulure ou à l’oidium, et ceux en provenance d’autres régions (grenache N, alicante-bouschet, aramon N, carignan N, grand-noir N,…) subissent, pour la plupart, le même sort en raison de problèmes qualitatifs ou d’inadaptation au climat.

Progressivement et forts et des sélections qu’ils ont pu faire, les vignerons sont revenus aux cépages autochtones blancs, clairette B et muscat à petits grains B, qu’ils ont sélectionnés.

L’extension du vignoble s’est poursuivie pour atteindre son apogée au milieu du XIXème siècle avec une surface du vignoble évaluée à 6 000 hectares (14 825 acres). A partir de 1870, la crise phylloxérique ampute 80% du vignoble, seuls 1 000 hectares (2 470 acres) environ subsistent. A cette époque, de nombreuses vignes quittent les coteaux laissant les terrasses abandonnées.

Comme en de nombreux autres vignobles, ces difficultés sont à l’origine des premiers regroupements de vignerons au travers du syndicat pour la destruction du phylloxéra, en 1884. L’année 1908 marque la naissance du syndicat pour la défense de la « Clairette de Die ».

La reconnaissance en appellation d’origine réglementée intervient en 1910 (décret du 21 Avril 1910) avec une première délimitation réalisée sur 41 communes. A cette époque le terme « Clairette de Die » désigne l’ensemble des vins blancs produits dans ce secteur sans distinction de cépages dénommés alors « Clairette » et « Clairette Muscat » ou de type de vinification (en vin tranquille ou mousseux).

En 1942, la « Clairette de Die » est reconnue en appellation d’origine contrôlée. Cette étape va accélérer le développement de la viticulture et cristalliser la communauté humaine autour d’un produit.
L’année 1950 voit naître la cave coopérative de Die qui jouera un rôle moteur dans le développement économique de la région et dans la diffusion de la renommée des vins du Diois. En 1983, on estimait qu’elle faisait vivre le quart de la population du Diois et, en 2010, elle génère encore 500 emplois directs.

Ce vignoble de montagne couvre 1 500 hectares (3 700 acres) pour une production moyenne de 90 000 hectolitres (2,37 M d’US gallons). A elle seule, la cave coopérative regroupe 260 producteurs (80% des producteurs). Une structure originale, l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants regroupe 7 associés mettant en commun leur vignoble, le matériel, le savoir-faire et 5 salariés pour exploiter 60 hectares (150 acres) et commercialiser 500 000 bouteilles par an.

La très ancienne maison CAROD Frères (Vigneron négociant), est, en 2010, l’un des derniers représentants d’un négoce local, très présent par le passé.
Enfin, une dizaine de caves particulières vinifient et commercialisent des vins de l’appellation d’origine contrôlée « Crémant de Die », pour un volume d’environ

Le « Crémant de Die » est un vin mousseux blanc élaboré à base d’un vin blanc sec, vinifié à partir de raisins des cépages clairette B (55% minimum de l’encépagement de l’exploitation), aligoté B et dans une moindre mesure muscat à petits grains blancs B, ce dernier étant limité dans les cuvées.

Le vin fin mousseux ainsi obtenu présente des nuances aromatiques très fruitées et des notes caractéristiques de fleur blanche qui le distinguent des autres vins mousseux élaborés dans le Diois.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe au sud-est de la commune de Valence, dans la partie nord des chaînes subalpines méridionales. Elle est limitée, au nord, par les hautes falaises du Vercors et du plateau du Glandasse, au sud, par la montagne de Saou et, à l’ouest, par la dépression rhodanienne. Au cœur des montagnes s’ouvrent les vallées du Bez et de la Drôme, constituées de vastes plaines alluviales et drainant une série de bassins séparés, des goulets alternés avec de vastes combes comme celle de Die et Vercheny.

Cette situation confère à la zone géographique, un climat marqué par les influences méditerranéennes néanmoins dégradées par la proximité des reliefs montagnards. Le vignoble est installé sur les versants dominant la vallée de la Drôme, de part et d’autres de cette rivière. En remontant son cours, on dénombre 31 communes sur le territoire desquelles peuvent être produites indifféremment les appellations d’origines contrôlées « Clairette de Die », « Coteaux de Die » et « Crémant de Die ». Il faut noter que 12 de ces communes sont incluses dans la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Châtillon-en-Diois ».

Par son encépagement, le vignoble du Diois constitue un trait d’union entre la Provence viticole, grâce aux cépages muscat à petits grains B et clairette B et la Bourgogne d’où proviennent les cépages gamay N, aligoté B et chardonnay B.

En venant de la fosse Vocontienne, le contraste entre l’orientation générale nord- sud des plis du massif du Vercors et celle est-ouest des reliefs du Diois est saisissant. La grande complexité géologique de cette région résulte d’une intense érosion et de fortes contraintes physiques liées essentiellement aux plissements alpins. On peut cependant y distinguer deux grands ensembles :

D’une part, l’avant pays, qui a pour limite orientale la cluse de Saillans et dont les roches, d’origine crétacée, sont constituées d’alternance de marnes et de calcaires argileux, et d’autre part, le pays, en amont de Saillans, formé d’un anticlinorium d’âge jurassique, éventré par l’érosion et qui a donné naissance à une succession de dépressions comme celles d’Aurel, de Barsac et de Vercheny. L’érosion de cette carapace, datée du jurassique supérieur, est à l’origine de grandes « barres calcaires » qui dominent le paysage et qui ont alimenté en éléments grossiers les niveaux du Jurassique inférieur mis au jour et constitués d’alternances marno- calcaires très compactées. Ces marnes sont issues de grandes épaisseurs de sédiments fossilifères déposés au fond de la mer pendant le Secondaire et constituent les fameuses « terres noires » du Diois. Enfin, il faut noter le rôle joué par les dépôts d’âge quaternaire dans ces deux ensembles. Ce sont les terrasses fluviatiles de la Drôme et de la Gervanne, les cônes de déjection et les éboulis calcaires.
Ainsi, la vigne s’est développée sur cette palette de sols à la structure hétérogène.

Source: https://www.vins-rhone.com/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Drôme : Aouste- sur-Sye, Aubenasson, Aurel, Barsac, Barnave, Beaufort-sur-Gervanne, Châtillon-en-Diois, Die, Espenel, Laval-d’Aix, Luc- en-Diois, Menglon, Mirabel-et-Blacons, Montclar-sur- Gervanne, Montlaur-en-Diois, Montmaur-en- Diois, Piegros-la-Clastre, Ponet-et-Saint-Auban, Pontaix, Poyols, Recoubeau-Jansac, Saillans, Saint- Benoît-en-Diois, Saint-Roman, Saint-Sauveur-en-Diois, Sainte-Croix, Suze, Solaure en Diois, Vercheny, Véronne. Mise à jour des commune le 09/12/ 2024.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Aucune

CÉPAGES PRINCIPAUX

muscat à petits grains lancs, aligoté B, clairette B

Les vins sont issus des cépages suivants :
– cépage principal : clairette B ;
– cépages secondaires : aligoté B et muscat à petits grains B.

Toutefois, du fait des mutations présentes dans le vignoble, la présence de pieds du cépage clairette Rs est autorisée au sein des parcelles de cépage Clairette B, et du cépage muscat à petits grains Rg au sein des parcelles de cépage muscat à petits grains B, dans une limite de 10 % du nombre de pieds de la parcelle concernée.

– La proportion de muscat à petits grains B est comprise entre 5 et 10 % de l’encépagement et est inférieure ou égale à 10 % du volume de la cuvée.

RENDEMENTS MAXIMAUX

70 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

a) – Les vins doivent respecter, en matière de pratiques œnologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

b) – Les sites de pressurage doivent répondre à des critères relatifs à la réception de la vendange, aux installations de pressurage et aux pressoirs, au chargement des pressoirs, au fractionnement des jus, et à l’hygiène, tels que fixés dans le cahier des charges.

c) – Les vins de base destinés à l’élaboration des vins susceptibles de bénéficier de l’appellation d’origine contrôlée sont obtenus dans la limite de 100 l de moûts pour 150 Kg de raisins.

– Les vins sont élaborés par seconde fermentation en bouteille de verre.


– Les autres critères analytiques suivent la réglementation communautaire ( UE).

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

a) Densité de plantation
– Chaque pied dispose d’une superficie maximum de 2,20 mètres carrés; cette superficie est

obtenue en multipliant les distances d’interrang et d’espacement entre les pieds;
– Les vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,50 mètres;
– L’écartement entre les pieds sur un même rang est supérieur ou égal à 0,80 mètre et inférieur

ou égal à 1,50 mètre.
b) – Règles de taille
Les vignes sont taillées soit en taille Guyot, soit en taille courte (conduite en cordon de Royat), avec un maximum de 12 yeux francs par pied. c) – Irrigation
L’irrigation peut être autorisée .
d) – Récolte

– Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement.
– Le délai entre la cueillette du raisin et le pressurage doit être le plus court possible; en aucun cas, ce délai ne peut être supérieur à 24 h pour les vendanges transportées en caisses et « palox » et à 6 h pour les vendanges transportées dans des bennes à vendange;

– La hauteur des raisins dans les contenants utilisés pour le transport de la vendange est inférieure ou égale à 0,60 mètre. Les bennes à vendange d’une hauteur supérieure à 0,60 mètre sont équipées d’un faux plancher non étanche installé à 0,60 mètre du bord supérieur de la benne à vendange.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Toutes les mentions facultatives dont l’utilisation, en vertu des dispositions communautaires, peut être réglementée par les Etats membres, sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, en hauteur, largeur et épaisseur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – Le conditionnement des vins est réalisé dans la zone géographique compte tenu du processus d’élaboration par seconde fermentation en bouteille.

c) – Le tirage en bouteilles de verre, dans lesquelles s’effectue la prise de mousse, est réalisé à partir du 1er décembre qui suit la récolte.

d) – Les vins sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue d’une période minimale d’élevage de 12 mois à compter de la date de tirage.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône » selon les conditions précisées par la convention signée entre les différents organismes de défense et de gestion concernés.
Cette mention doit figurer dans le même champ visuel que l’ensemble des mentions obligatoires, et être imprimée en caractères de même graphisme et de même couleur que ceux de l’appellation, sans que les dimensions de cette mention ne dépassent les deux-tiers de celles de l’appellation. Modifications du 0/12/ 2024.

Dernière modification du cahier des charges européen : 02 décembre 2016

Homologation du cahier des charges français de l’appellation: 09/12/ 2024

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation d’origine « Coteaux de Die » est réservée aux vins tranquilles blancs élaborés à partir du cépage clairette B sur  le territoire des  certaines communes du département de la Drôme dans la vallée du Rhône.

HISTOIRE

Malgré l’existence d’un vignoble et une réputation sur le produit attestés depuis l’Antiquité, la diffusion du vin de Die demeura longtemps confidentielle. Ainsi, entre le XVème siècle et le XVIIIème siècle, la « Clairette de Die » était essentiellement consommée sur place ou dans les montagnes proches (Diois, Dévoluy, Trièves, Vercors). Cette réputation, dans les régions proches, est avérée si l’on en croit un texte de 1748 rapportant une requête d’un client faisant sa commande de vin depuis Mens (commune du Trièves) : « …Comme je sais que la Clerete de Die, surtout la bonne, est toujours arrêtée d’avance ».

En 1781, FAUJAS DE SAINT-FONDS écrit dans son ouvrage intitulé « Histoire Naturelle de la Province du Dauphiné » : « il existe encore dans cette province des vins qui ont de la réputation, tels le vin mousseux de Die… ». Cette renommée est précocement légitimée et protégée par le décret du 21 avril 1910, reconnaissant l’appellation d’origine réglementée « Clairette de Die », puis par la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée, en 1942.La « Clairette de Die » est alors reconnue en appellation d’origine contrôlée. Cette étape va accélérer le développement de la viticulture et cristalliser la communauté humaine autour du vignoble.
Celle-ci met en œuvre tout le savoir-faire acquis pour l’élaboration de vins mousseux tout autant que pour l’élaboration de vins tranquilles issus des cépages traditionnellement adaptés à ce territoire. A cette époque, le terme « Clerete » ou « Clairette de Die » désigne une diversité de vins blancs (vins tranquilles et vins mousseux, élaborés à partir d’un moût partiellement fermenté ou de vin de base..), toujours issus des cépages muscat à petits grains B et clairette B, mais en proportions très variables.
Mais les hommes ont souhaité rendre plus lisible pour le consommateur, cette palette de vins. A la suite de la clarification de la production des vins blancs mousseux, le décret du 26 mars 1993 consacra enfin le savoir-faire et l’identité des vins tranquilles, produits dans la même zone géographique que les vins mousseux, par la reconnaissance de l’appellation d’origine contrôlée « Coteaux de Die », vin blanc tranquille issu du seul cépage clairette B.. Nécessitant une maturité plus avancée des raisins que ceux destinés à l’élaboration des vins mousseux, cette production est réservée aux années au cours desquelles les conditions climatiques permettent sa meilleure expression.
Les vins présentent généralement une couleur pâle, une finesse d’arômes floraux ou fruités, comme la pomme, et un bon équilibre en bouche entre alcool et acidité.

Après l’extinction au début du XXème siècle d’une industrie modeste (draperie, papeterie puis soie) , l’ensemble des productions vinicoles du Diois dont l’appellation d’origine contrôlée « Coteaux de Die » représente une part confidentielle, constitue, en 2010, la principale activité économique de la vallée.

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe au sud-est de la commune de Valence, dans la partie nord des chaînes subalpines méridionales. Au sud du Vercors, dans la vallée de la Drôme, sous un climat déjà marqué par les influences méditerranéennes nuancées par les proches montagnes, s’est développé un vignoble principalement planté avec les cépages méridionaux dont la clairette. L’homme a su adapter ces variétés, trouvant l’adéquation optimale sur des sols marneux ou calcaires développés sur les « serres » et dans les coteaux bien exposés et drainés. Les vicissitudes et contraintes physiques ont permis aux viticulteurs d’accumuler une expérience et un savoir-faire dans l’adaptation de ces cépages aux différentes situations. Ainsi, les sols caillouteux développés sur les terrasses quaternaires, les cônes de déjection et les éboulis au pied des barres calcaires sont le plus souvent destinés au cépage clairette B. Ce cépage typique de la Provence se trouve ici en limite climatique de maturité et apporte ainsi acidité et finesse des arômes.

Au fil des générations, les producteurs ont développé un savoir-faire autour de l’élaboration de vins mousseux et tranquilles selon différentes techniques de vinification. Tous ces vins ont acquis leur renommée sous le nom de « Clairette de Die ».

Source: https://www.vins-rhone.com/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Drôme : Aouste- sur-Sye, Aubenasson, Aurel, Barsac, Barnave, Beaufort-sur-Gervanne, Châtillon-en-Diois, Die, Espenel, Laval-d’Aix, Luc-en- Diois, Menglon, Mirabel-et-Blacons, Montclar-sur- Gervanne, Montlaur-en-Diois, Montmaur-en- Diois, Piegros-la-Clastre, Ponet-et-Saint-Auban, Pontaix, Poyols, Recoubeau-Jansac, Saillans, Saint-Benoît-en-Diois, Saint-Roman, Saint-Sauveur-en-Diois, Sainte-Croix, Suze, Solaure en Diois, Vercheny, Véronne. Modifications du 27/02/2024.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Aucune

CÉPAGE PRINCIPAL

clairette B

La présence de clairette rosée dans les parcelles de clairette blanche est autorisée dans une limite de 10 % du nombre de pieds.

RENDEMENTS MAXIMAUX

60 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Chaque pied dispose d’une superficie maximum de 2,20 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’interrang et d’espacement entre les pieds.
Les vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,5 mètres. L’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,80 mètre et supérieur à 1,50 mètre.

Les vignes sont taillées soit en taille Guyot, soit en taille courte (conduite en cordon de Royat), avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation peut être autorisée.

Les plantations de vigne et les remplacements sont réalisés avec du matériel végétal sain ayant fait l’objet d’un traitement à l’eau chaude ou de tout autre traitement reconnu par le Ministère en charge de l’agriculture pour lutter contre la flavescence dorée et la nécrose bactérienne. »

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, en hauteur, largeur et épaisseur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.
Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône » selon les conditions précisées parla convention signée entre les différents organismes de défense et de gestion concernés.

Cette mention doit figurer dans le même champ visuel que l’ensemble des mentions obligatoires, et être imprimée en caractères de même graphisme et de même couleur que ceux del’appellation, sans que les dimensions de cette mention ne dépassent les deux-tiers de celles del’ appellation. Modifications du 27/02/2024.

Dernière modification du cahier des charges : 27 février  2024

Ratification par l’Union Européenne le 21/01/2025

L’appellation Clairette de Die  est réservée aux vins vin mousseux de qualité et aux vins mousseux de qualité de type aromatique élaborés sur le territoire de 31 communes du département de la Drôme.

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Clairette de Die « Clairette de Die » complétée ou non de la mention « méthode ancestrale » est réservée aux vins mousseux blancs. élaborés sur le territoire de 31 communes du département de la Drôme. Modifications du 27 février 2024.

HISTOIRE

La plupart des écrits concordent pour dater l’installation de la vigne par le couloir Rhodanien et dans les vallées proches au moment de la conquête Romaine c’est- à-dire au cours du IIème siècle avant JC. A cette époque, l’actuelle frange méridionale du département de la Drôme appartient au territoire des Voconces, peuple gaulois dont les principales cités sont chronologiquement Luc-en-Diois (Lucus Augusti ) puis Die (Dea Augusta Vocontiorum). A partir du Ier siècle après JC, des traces écrites corroborent l’existence de vin dans le Diois. En outre, PLINE L’ANCIEN (77 après JC) offre dans son « Histoire Naturelle » une preuve historique de premier choix sur l’existence de deux vins réputés produits dans ce pays de Voconces : un vin doux (vinum dulce) issu d’un cépage récolté tardivement (probablement le cépage muscat à petits grains B) et un vin pétillant (aigleucos), dont on arrêtait la fermentation en plongeant les dolias (jarres de vin) dans l’eau froide, jusqu’à l’hiver. Une filiation évidente s’établit entre ces vins antiques l’un doux, l’autre bourru et plus ou moins mousseux et la « Clairette de Die » complétée par la mention « méthode ancestrale » d’aujourd’hui, à la fois douce et effervescente. L’histoire a même retenu un sacrifice taurobolique en l’honneur de Liber Pater (dieu assimilé à Bacchus) et de l’empereur Philippe célébré le 2 des Calendes d’octobre (30 septembre 245), à Die, par les prêtres de Valence, d’Orange, d’Alba et de Die.

D’autres preuves de l’antériorité de la culture de la vigne et du vin abondent aussi sous forme de vestiges archéologiques. Citons notamment, une frise de la porte Saint-Marcel à Die (IIIème siècle après JC) représentant le culte de Liber Pater, un couvercle de sarcophage provenant de Die figurant des Amours vendangeurs (IIIème siècle), un fragment de marbre blanc portant une sculpture en haut relief d’un pied de vigne avec grappes et vendangeur, un bas relief de sarcophage chrétien avec des vendangeurs, des dolia provenant d’un cellier d’une villa Augustéenne découverte à Pontaix, …

Au XIIème et XIIIème siècle, le vin du diois apparaît sur plusieurs chartes qui ont trait au droit de banvin (impôt payé au seigneur pour pouvoir vendre du vin sur ses terres). La plupart des chartes de la même époque font par ailleurs couramment état de t Plus tard, la viticulture devient omniprésente comme en témoigne le parcellaire de Die dressé en 1595 qui révèle l’existence de vignes dans dix-sept quartiers sur les dix-neuf que compte la ville.
Entre les vins du pays de Voconces (Vinum Dulce et Aigleucos) cités au Ier siècle et la « Clairette de Die », reconnue au début du XXème siècle, différentes dénominations jalonnent l’histoire de ce vin.

Le 4 Mai 1629, les Diois offrent au roi LOUIS XIII, de passage dans la ville, deux charges de vin « Muscat » fournies par Jacques Richard.
On trouve au XVIème siècle un vin « Claret » et un vin Blanc, l’évêque Jean de MONTLUC recevant en 1577 deux tonneaux de ces vins.

Ces éléments constituent les premières pièces d’un puzzle décrivant des vins blancs issus du cépage muscat à petits grains B, doux, partiellement fermentés, mousseux.

Il faut attendre le XVIIIème siècle pour que le terme « Clerete » associé à l’origine géographique (de Die) apparaisse explicitement (Correspondance du notaire Accarias de Châtillon-en-Diois – 1748).
Au cours de cette histoire, les viticulteurs ont plantés de la vigne sur la fraction de la vallée de la Drôme comprise entre Aouste-sur-Sye et Luc-en-Diois et dans la vallée de la Gervanne.

Dans ces vallées, l’homme a dû rechercher les meilleures expositions sur les « serres » (dénomination utilisée localement pour désigner petits reliefs et collines), ou sur les terrasses bien exposées, perchées parfois jusqu’à 700 mètres (2 295 pi) d’altitude (Châtillon-en-Diois). Ceci explique la présence ténue de la vigne dans le paysage perçu depuis le principal axe routier, trop encaissé par rapport aux vignes. En prenant de la hauteur, un vignoble de montagne apparaît alors, souvent émaillé de cabanons ou cabanes de vignerons, témoins de cette activité et par endroits très présents dans le paysage (certaines communes en compte plus de 50).

Si le vignoble se fait discret depuis la route départementale 93 traversant la vallée de la Drôme vers Die, en revanche, cet axe est bordé de nombreux caveaux de dégustation, à côté des chais, ou créés spécialement pour recevoir les visiteurs, nombreux lors de la saison touristique.

Des infrastructures plus importantes marquent également le paysage, tout en témoignant de l’importance des productions vinicoles, comme le bâtiment de l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants, la maison de négoce CAROD à Vercheny, les vastes locaux de la cave coopérative à Die…

Vignes, cabanes de vignerons, caves, caveaux et enseignes publicitaires vantant la « Clairette de Die » sont autant de marqueurs du territoire caractérisant la vocation vinicole de cette région.

Les cépages antiques, cités par PLINE L’ANCIEN comme particulièrement adaptés à l’obtention de vins doux (helvennaca et diachytos) ont disparu. Avant l’arrivée du phylloxéra, les cépages caractéristiques plantés dans le diois sont la Funate et le Paugayen pour les vins rouges, les cépages clairette B et muscat à petits grains B pour les vins blancs. La crise phylloxérique bouleverse, comme ailleurs, l’encépagement et participe au développement des hybrides producteurs directs américains (Clinton, Othello) tout en favorisant l’arrivée de plants greffés, en provenance d’autres régions viticoles (Midi, Bourgogne). Nonobstant l’élimination obligatoire des hybrides, beaucoup de cépages autochtones (Funate, Paugayen) sont abandonnés à cause de leur sensibilité à la coulure ou à l’oidium, et ceux en provenance d’autres régions (grenache N, alicante-bouschet, aramon N, carignan N, grand-noir N,…) subissent, pour la plupart, le même sort en raison de problèmes qualitatifs ou d’inadaptation au climat.

Progressivement et forts et des sélections qu’ils ont pu faire, les vignerons sont revenus aux cépages autochtones blancs, clairette B et muscat à petits grains B, qu’ils ont sélectionnés.
L’extension du vignoble s’est poursuivie pour atteindre son apogée au milieu du XIXème siècle avec une surface du vignoble évaluée à 6000 hectares. A partir de 1870, la crise phylloxérique ampute 80% du vignoble, seuls 1 000 hectares (2 470 acres) environ subsistent. A cette époque, de nombreuses vignes quittent les coteaux laissant les terrasses abandonnées.

Comme en de nombreux autres vignobles, ces difficultés sont à l’origine des premiers regroupements de vignerons au travers du syndicat pour la destruction du phylloxéra, en 1884. L’année 1908 marque la naissance du syndicat pour la défense de la « Clairette de Die ».

La reconnaissance en appellation d’origine réglementée intervient en 1910 (décret du 21 Avril 1910) avec une première délimitation réalisée sur 41 communes. A cette époque le terme « Clairette de Die » désigne l’ensemble des vins blancs produits dans ce secteur sans distinction de cépages dénommés alors « Clairette » et « Clairette Muscat » ou de type de vinification (en vin tranquille ou mousseux).

En 1942, la « Clairette de Die » est reconnue en appellation d’origine contrôlée. Cette étape va accélérer le développement de la viticulture et cristalliser la communauté humaine autour d’un produit. L’année 1950 voit naître la cave coopérative de Die qui jouera un rôle moteur dans le développement économique de la région et dans la diffusion de la renommée de la « Clairette de Die ». En 1983, on estimait qu’elle faisait vivre le quart de la population du Diois et, en 2010, elle génère encore 500 emplois directs.

Le décret du 25 Mai 1971 distingue les vins mousseux élaborés par « méthode dioise » issus principalement de moûts du cépage muscat à petits grains B partiellement fermentés et ceux élaborés par « seconde fermentation » à partir d’un vin de base issu essentiellement du cépage clairette B.

Ce vignoble de montagne couvre 1500 hectares (3 705 acres) pour une production moyenne de 90 000 hectolitres (2,38 M d’US gallons). A elle seule, la cave coopérative regroupe 260 producteurs (80% des producteurs) élabore, en 2009, les 3/4 de la production. Une structure originale, l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants regroupe 7 associés mettant en commun leur vignoble, le matériel, le savoir-faire et 5 salariés pour exploiter 60 hectares (150 acres) et commercialiser 500 000 bouteilles par an.

La très ancienne maison CAROD Frères (Vigneron négociant), est, en 2010, le dernier représentant d’un négoce local, très présent par le passé.
Enfin, une trentaine de caves particulières vinifient et commercialisent des vins de l’appellation d’origine contrôlée « Clairette de Die ».

CLIMAT ET SOLS

La zone géographique se situe au sud-est de la commune de Valence dans la partie nord des chaînessub alpines méridionales. Elle est limitée, au nord, par les hautes falaises du Vercors et du plateau du Glandasse, au sud, par la montagne de Saou et, à l’ouest, par la dépression rhodanienne. Au cœur des montagnes s’ouvrent les vallées du Bez et de la Drôme, constituées de vastes plaines alluviales et drainant une série de bassins séparés par des goulets alternés avec de vastes combes comme celle de Die et Vercheny.

Cette situation confère à la zone géographique, un climat marqué par les influences méditerranéennes néanmoins dégradées par la proximité des reliefs montagnards. Le vignoble est installé sur les versants dominant la vallée de la Drôme, de part et d’autres de cette rivière. En remontant son cours, on dénombre 31 communes sur le territoire desquelles peuvent être produites indifféremment les appellationsd’origines contrôlées « Clairette de Die », « Coteaux de Die » et « Crémant de Die ». Il faut noter que 12 de ces communes sont incluses dans la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Châtillon-en-Diois ».

De par son encépagement, le vignoble du Diois constitue un trait d’union entre la Provence viticole, grâce aux cépages muscat à petits grains B, muscat à petits grains Rg, clairette B et clairette Rs présents dans les vins de l’appellation d’origine contrôlée « Clairette de Die », et la Bourgogne d’où proviennent les cépages gamay N, aligoté B et chardonnay B.

En venant de la fosse Vocontienne, le contraste entre l’orientation générale nord-sud des plis du massif du Vercors et celle est-ouest des reliefs du Diois est saisissant. La grande complexité géologique de cette région résulte d’une intense érosion et de fortes contraintes physiques liées essentiellement aux plissements alpins. On peut cependant y distinguer deux grands ensembles :

D’une part, l’avant pays, qui a pour limite orientale la cluse de Saillans et dont les roches, d’origine crétacée, sont constituées d’alternance de marnes et de calcaires argileux, et d’autre part, le pays, en amont de Saillans, formé d’un anticlinorium d’âge jurassique, éventré par l’érosion et qui a donné naissance à une succession de dépressions comme celles d’Aurel, de Barsac et de Vercheny. L’érosion de cette carapace, datée du jurassique supérieur, est à l’origine de grandes « barres calcaires » qui dominent le paysage et qui ont alimenté en éléments grossiers les niveaux du jurassique inférieur mis au jour et constitués d’alternances marno-calcaires très compactées. Ces marnes sont issues de grandes épaisseurs de sédiments fossilifères déposés au fond de la mer pendant le secondaire et constituent les fameuses « terres noires » du Diois.

Enfin, il faut noter le rôle joué par les dépôts d’âge quaternaire dans ces deux ensembles. Ce sont les terrasses fluviatiles de la Drôme et de la Gervanne, les cônes de déjection et les éboulis calcaires.

Ainsi, la vigne s’est développée sur cette palette de sols à la structure hétérogène.

Source: https://www.vins-rhone.com/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Drôme selon le Code Officiel Géographique 2023 : Aouste-sur-Sye, Aubenasson, Aurel, Barsac, Barnave, Beaufort-sur-Gervanne, Châtillon-en-Diois (pour la partie correspondant au territoire des communes déléguées de Châtillon-en- Diois et Treschenu-Creyers, au 1er janvier 2019), Die, Espenel, Laval-d’Aix, Luc-en-Diois, Menglon, Mirabel-et-Blacons, Montclar-sur-Gervanne, Montlaur-en-Diois, Montmaur-en-Diois, Piégros-la- Clastre, Ponet-et-Saint-Auban, Pontaix, Poyols, Recoubeau-Jansac, Saillans, Saint-Benoît-en-Diois, Saint-Roman, Saint-Sauveur-en-Diois, Sainte-Croix, Solaure en Diois, Suze, Vercheny, Véronne. Mise à jour du 9 décembre 2024.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Aucune

CÉPAGES PRINCIPAUX

clairette B, muscat à petits grains rouges R, muscat à petits grains blancs B

a) – Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « méthode ancestrale » sont issus des cépages suivants :
Vins Blancs :
– cépage principal : muscat à petits grains B,

– cépages accessoires : muscat à petits grains Rg, clairette B, clairette Rs, Vins Rosés :
– cépages principaux : muscat à petits grains B, muscat à petits grains Rg ; – cépages accessoires : clairette B, clairette Rs, gamay N.

b) – Les autres vins, élaborés par seconde fermentation en bouteille, sont issus du seul cépage clairette B.

c) – Du fait des mutations présentes dans le vignoble, la coexistence de pieds des cépages suivants est autorisée au sein d’une même parcelle :
– le cépage muscat à petits grains B avec le cépage muscat à petits grains Rg.
– le cépage clairette B avec le cépage clairette Rs.

Pour les cuvées destinées à l’élaboration de vins susceptibles de bénéficier de la mention « méthode ancestrale » :
– en ce qui concerne les vins blancs, la proportion du cépage muscat à petits grains B est supérieure ou égale à 65 %. (Modification du 9 décembre 2024)

La Clairette de Die Rosé n’est plus un vin d’appellation AOP (Modifications du 27 février 2024).

RENDEMENTS MAXIMAUX

– Le rendement est fixé à 60 hectolitres par hectare.
– Le rendement butoir est fixé à 70 hectolitres par hectare.

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

En rouge: les modifications du 9 décembre 2024

– Les vins bénéficiant de la mention « méthode ancestrale » sont le véritable étendard du vignoble avec 88% de la production du Diois. Ce vin issu des cépages muscat à petits grains B, 65% minimum (modifications du 9 décembre 2024) et clairette B, est élaboré par un procédé original consistant à ralentir puis stopper la fermentation alcoolique par le froid, tout en conservant une quantité importante de sucres fermentescibles. Le moût, partiellement fermenté, est ensuite mis en bouteille dans laquelle il poursuit sa fermentation pendant au moins 4 mois. Ce produit singulier est résolument moderne par son caractère très aromatique aux arômes primaires dominants, mais aussi plus complexes, tels les parfums d’agrumes, de miel, de fleurs ou de litchis. Son titre alcoométrique volumique acquis est faible, 7 % à 9 %, il est doux, avec environ 50 grammes de sucres fermentescibles par litre, et pétillant. La robe est généralement jaune pâle avec des reflets verts et des bulles très fines, moyennement persistantes.

Ces vins élaborés par seconde fermentation en bouteille, sont des vins blancs de type mousseux de qualité.
– ces vins présentent une teneur en sucre, exprimée en sucres fermentescibles, inférieure ou égale à 15 grammes par litre, après adjonction de la liqueur d’expédition.
-Les vins présentent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 9%. Les vins conditionnés ne dépassent pas, en cas d’enrichissement du moût, le titre alcoométrique volumique acquis de 13,5 %.
– Les teneurs en acidité totale, acidité volatile, anhydride sulfureux total et la surpression de gaz carbonique mesurée à 20°C, sont celles fixées par la réglementation communautaire.
Ces vins, élaborés par seconde fermentation en bouteille de verre, sont issus du seul cépage clairette B et représentent 7 % de la production du Diois. Après 9 mois, les bouteilles sont dégorgées et une liqueur d’expédition est ajoutée. Ce produit tient moins son originalité de la technique de vinification commune à beaucoup de vins mousseux que de sa composition exclusivement à base de cépage clairette B.

Ce cépage typique de la Provence se trouve ici en limite climatique de maturité et apporte ainsi acidité et finesse des arômes.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Chaque pied dispose d’une superficie maximum de 2,20 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’interrang et d’espacement entre les pieds. Les vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,5 mètres. L’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,80 mètre et supérieur à 1,50 mètre.

– Les vignes sont taillées soit en taille Guyot, soit en taille courte (conduite en cordon de Royat), avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

– L’irrigation peut être autorisée.

– Pour les vins blancs susceptibles de bénéficier de la mention « méthode ancestrale », la proportion du cépage muscat à petits grains B est supérieure ou égale à 75 % de l’encépagement.

Pour les vins élaborés par seconde fermentation en bouteille

Pratique œnologique spécifique
Les vins sont issus du seul cépage clairette B.
Les vins qui ne sont pas susceptibles de bénéficier de la mention « méthode ancestrale » sont élaborés par seconde fermentation en bouteille de verre, à partir d’un vin complètement fermenté avec adjonction de liqueur de tirage.
Le tirage en bouteilles, dans lesquelles s’effectue la prise de mousse, est réalisé à partir du 1er janvier de l’année qui suit celle de la récolte.
La durée de conservation en bouteilles sur lies ne peut être inférieure à 9 mois.

Pour les vins bénéficiant de la mention « méthode ancestrale »

Pratique œnologique spécifique
Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « méthode ancestrale » sont issus :
– cépage principal : muscat à petits grains B,
– cépages accessoires : muscat à petits grains Rg, clairette B, clairette Rs,


Composition des cuvées :
– la proportion du cépage muscat à petits grains B est supérieure ou égale à 65 %. (Modification du 9 décembre 2024)


Les vins sont élaborés par fermentation unique, qui débute en cuve. Elle est maîtrisée par utilisation du froid et élimination d’une partie de la population levurienne. L’ajout de liqueur de tirage est interdit. La prise de mousse se fait uniquement en bouteille de verre à partir du moût partiellement fermenté. Pour les vins rosés, l’assemblage de moûts partiellement fermentés et/ou de vins est réalisé avant tirage en bouteille.
Le délai de conservation en bouteilles sur lies ne peut être inférieur à 4 mois. La fermentation s’arrête naturellement dans la bouteille.

L’emploi de liqueur d’expédition est interdit.

Pour tous les types de vins, le dépôt peut être éliminé :
– soit par dégorgement ;
– soit par filtration isobarométrique dite « de bouteille à bouteille » ;
– soit par transvasement dans un récipient d’unification et filtration isobarométrique. Dans le récipient d’unification, les vins sont maintenus à une température inférieure ou égale à 4 °C. Le récipient est muni d’un dispositif permettant le contrôle de la température. »

Les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration, l’élevage et le conditionnement des vins sont assurés dans l’aire géographique.
– Les vins élaborés par seconde fermentation en bouteille sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue de la durée minimale de 9 mois de conservation en bouteilles sur lies après tirage, et au plus tôt le 1er octobre de l’année qui suit celle de la récolte.

– Les vins bénéficiant de la mention « méthode ancestrale » sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue de la période de 4 mois de conservation en bouteilles sur lies, et au plus t le 1 er mars de l’année qui suit celle de la récolte.

Dernière modification du cahier des charges : 09 décembre 2024

Ratification des modificatiuons par l’\Union Européenne le 21/01/2025

Menacée par le Prosecco, la Clairette de Die réduit la voilure Par La rédaction de larvf.com, avec AFP

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Châtillon-en-Diois est réservée aux vins tranquilles rouges, rosés et blancs élaborés sur le territoire de certaines communes  du département de la Drôme dans la vallée du Rhône. 

HISTOIRE

La plupart des écrits concordent pour dater l’installation de la vigne via le couloir rhodanien, dans les vallées proches, au moment de la conquête romaine c’est-à-dire au cours du II ème siècle avant JC.

A cette époque, l’actuelle frange méridionale du département de la Drôme appartient au territoire des Voconces, peuple gaulois, dont Luc-en-Diois ( Lucus Augusti ), situé au cœur du vignoble, fut longtemps la capitale.

A partir du I er siècle après JC, des traces écrites corroborent la production de vin dans le Diois. PLINE L’ANCIEN (77 après JC) offre, dans son « Histoire Naturelle », une preuve historique de premier choix sur l’existence d’au moins deux vins réputés produits dans ce pays de Voconces. D’autres preuves de l’antériorité de la culture de la vigne et du vin abondent aussi sous forme de vestiges archéologiques. Citons notamment, des dolias (jarres de vin) provenant d’un cellier d’une villa Augustéenne découverte à Pontaix.

Au XII ème et XIII ème siècle, le vin du Diois apparaît sur plusieurs chartes qui ont trait au droit de « banvin » (impôt payé au seigneur pour pouvoir vendre du vin sur ses terres).

La plus ancienne référence au vin du vignoble de Chatillon-en-Diois remonte au début du XIV ème siècle. Il s’agit d’une Charte, datée du 26 Février 1303, précisant notamment l’interdiction d’introduire du vin pour le vendre à Chatillon-en-Diois, à moins que les vins du lieu ne soient pas suffisants.

Dés le XVI ème siècle, apparaît dans les écrits un vin « Claret », qui est probablement un vin rouge très clair ou rosé et un vin « blanc », comme en témoignent les 2 tonneaux de ces vins reçus par l’évêque Jean de Montluc,en 1577.

Entre le XV ème et le XVIII ème siècle, le vin produit est essentiellement consommé sur place et dans les montagnes proches (Diois, Dévoluy, Trièves, Vercors) desservies par les voituriers.

Au XVIII ème siècle, les producteurs du « Haut-Diois » font de « Châtillon-en-Diois » un vignoble important puisque sur cette seule commune, sont recensés « 61 hectares (151 acres) de vignes pour une production d’environ 1800 hectos / 47 550 US gallons » (Correspondance des notaires Accarias de Châtillon entre 1657 et 1743).

La révision des feux de 1700 (Recensement basé sur une unité fictive représentant une fraction déterminée de l’impôt) nous apprend que « Châtillon-en-Diois » est un pays miséreux « où le vin est la seule récolte surabondante ». Cette même source confirme la vocation vinicole des autres communes du « Haut-Diois » notamment celle de Menglon dont les habitant « n’ont de ressources que la vente de leurs vins »

Au XIX ème , les vins portent le nom de « Côtes du Bez », en référence à la rivière torrentielle traversant le territoire de Châtillon-en- Diois. Cette dénomination perdure au moins jusqu’au XX ème siècle. En outre, en 1945 est créé un « syndicat des vignerons des Côtes du Bez » qui est à l’origine d’une demande de reconnaissance en appellation d’origine contrôlée. L’utilisation de cette dénomination,

CLIMAT ET SOLS

Le lien entre le vin et sa provenance, est avéré comme en témoignent des étiquettes portant le nom de « Côtes du Bez » et datées du millésime 1948.

La cave coopérative de Die est créée en 1950 et joue un rôle moteur dans le développement économique de la région et dans la diffusion de la renommée des vins de ce territoire. Cette renommée est consacrée par l’arrêté du 18 mai 1955 qui reconnaît l’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure, en abandonnant le nom de « Cotes du Bez » au profit du nom de la commune traversée par cet affluent : « Châtillon-en-Diois ».

Vingt ans après, ces vins sont reconnus en appellation d’origine contrôlée « Châtillon-en-Diois » par le décret du 3 Mars 1975.

Cette étape va accélérer le développement de la viticulture et cristalliser les agriculteurs autour d’un produit.

Par son encépagement, ce vignoble se rapproche des vignobles septentrionaux. D’une part, le vignoble bourguignon, d’où proviennent les cépages gamay N, pinot noir N, aligoté B et chardonnay B et d’autre part, le vignoble des appellations d’origine contrôlées dites des « Côtes du Rhône septentrionales » avec le cépage syrah N, plus anecdotique dans le Diois.

Le cépage gamay N, présent historiquement dans tout le Châtillonais, demeure le cépage principal et majoritaire pour l’élaboration des vins rouges (il doit être présent dans une proportion d’au moins 75% dans l’encépagement de l’exploitation). Il est surtout implanté sur le coteau de Châtillon-en-Diois et sur quelques terrasses de la commune de Menglon, seules situations sur lesquelles sont classées des parcelles destinées à la production de vins rouges.

La production, en 2009, est d’environ 1 300 hectolitres (34 345 US gallons) dont une large majorité vinifiée par la cave coopérative de Die, le reste étant récolté et vinifié par trois caves particulières. L’appellation d’origine contrôlée « Châtillon en Diois » peut se décliner en vins rouges et blancs, et plus confidentiellement en vins rosés.

Les vins blancs, élaborés à partir des cépages aligoté B et chardonnay B, sont secs, frais, avec généralement des arômes de fleur blanche et d’agrumes.

Les vins rouges, essentiellement élaborés à partir du cépage gamay N, offrent ici une expression particulière. S’ils restent très fruités, d’autres notes plus végétales (garrigue…) peuvent s’exprimer. Par ailleurs, la rondeur habituelle de ces vins est complétée ici par une structure plus tannique et une minéralité en bouche apportés par l’assemblage du gamay N à d’autres cépages (pinot noir N et éventuellement syrah N).

Source: https://www.france-voyage.com/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Drôme : Barnave, Châtillon-en-Diois, Laval-d’Aix, Luc-en-Diois, Menglon, Montlaur-en-Diois, Montmaur-en-Diois, Poyols, Recoubeau-Jansac, Saint-Roman, Solaure en Diois.

Modifications du 29/02/2024.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département de la Drôme : Aubenasson, Aurel, Barsac, Chamaloc, Chastel-Arnaud, La Chaudière, Die, Espenel, Eygluy- Escoulin, Marignac-en-Diois, Ponet-Saint-Auban, Pontaix, Rimon-et-Savel, Romeyer, Saillans, Saint-Andéol, Saint-Benoit-en-Diois, Sainte-Croix, Saint-Julien-en-Quint, Saint-Sauveur-en- Diois, Vachères-en-Quint, Vercheny, Véronne.

CÉPAGES PRINCIPAUX

aligoté B, gamay N, chardonnay B

a) – Les vins rouges et rosés sont issus des cépages suivants :

– cépage principal : gamay N ;
– cépages accessoires : pinot noir N et syrah N.

b) – Les vins blancs sont issus des cépages aligoté B et chardonnay B.

Les vins rouges et rosés proviennent de l’assemblage de raisins ou de vins dans lequel la proportion du cépage principal est supérieure ou égale à 60 %.

RENDEMENTS MAXIMUM

60 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation de charbons à usage œnologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.

Outre la disposition ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Chaque pied dispose d’une superficie maximum de 2,20 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’interrang et d’espacement entre les pieds.
Les vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,50 mètres. L’écartement entre les pieds sur un même rang ne peut être inférieur à 0,80 mètre et supérieur à 1,50 mètre.

Les vignes sont taillées soit en taille Guyot, soit en taille courte (conduite en cordon de Royat), avec un maximum de 12 yeux francs par pied.

L’irrigation peut être autorisée.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – Toutes les indications facultatives sont inscrites, sur les étiquettes, en caractères dont les dimensions, aussi bien en hauteur qu’en largeur, ne sont pas supérieures au double de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
– et que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.
Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’appellation d’origine

contrôlée et imprimé en caractères dont les dimensions ne sont pas supérieures, aussi bien en hauteur qu’en largeur, à la moitié de celles des caractères composant le nom de l’appellation d’origine contrôlée.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône » selon les conditions précisées par la convention signée entre les différents organismes de défense et de gestion concernés.

Cette mention doit figurer dans le même champ visuel que l’ensemble des mentions obligatoires, et être imprimée en caractères de même graphisme et de même couleur que ceux de l’appellation, sans que les dimensions de cette mention ne dépassent les deux-tiers de celles de l’appellation. Modifications du 29/02/2024.

Dernière modification du cahier des charges : 29  février 2024

Modifications ratifié par l’Union Européenne le 13/01/2025

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Côte Rôtie est réservée au vin rouge élaboré  sur le territoire de  certaines  communes du département du Rhône dans la vallée du Rhône.

HISTOIRE

Les vignes de « Côte Rôtie » sont probablement parmi les plus anciennes de la vallée du Rhône. Les preuves d’antériorité de leur implantation abondent, notamment sur le site archéologique de Saint-Roman-en-Gal jouxtant le vignoble de « Côte Rôtie » et réputé pour ses nombreuses mosaïques exhumées des vestiges de villas romaines.
Parmi ces œuvres picturales, l’une représente une scène de vendanges et de foulage du raisin ainsi que l’empoissage d’une jarre (mosaïque du calendrier agricole-début du IIIème siècle, musée de Saint Germain-en-Laye – Provenance Saint-Romain-en-Gal). En effet, à l’époque le vin est résiné et de ce fait qualifié de « picatum » (poissé) et connu sous le nom d’Allobrogica. (A. FERDIERE – Les campagnes en gaule romaine – page 87- tome 2).
Le développement initial du vignoble de cette région est donc probablement lié à la paix romaine qui permet aux Allobroges dont le territoire englobe une partie de la rive droite du Rhône, en face de Vienne, d’acquérir la citoyenneté romaine et par la même, le droit de planter de la vigne. L’Allobrogica est très en vogue au début du siècle des Antonins (IIème siècle après JC).
En revanche, au Moyen-Âge, ces vins de la vallée du Rhône ont des difficultés pour gagner le Nord de la France en raison de droits exorbitants exigés par les villes traversées, riveraines du Rhône, notamment Lyon et Mâcon. (R. DION – Histoire de la vigne et du vin en France).
Pour contourner cet obstacle, le XVIIème siècle voit se développer le commerce des vins de la vallée du Rhône qui gagnent Paris en remontant cette fois le cours de la Loire. En effet, au niveau de Condrieu, la vallée du Rhône n’est séparée de celle de la Loire que par une distance d’environ quarante kilomètres, franchissable par une partie peu élevée du massif du Pilat. Plus au nord, les canaux de Briare et de Loing permettent de relier La Loire à la Seine pour entrer dans Paris.
A cette période « Côte Rôtie » prospère, mais, à partir du XIXème siècle, les difficultés se succèdent. Le phylloxera commence par détruire une grande partie du vignoble, comme le soulignent les écrits d’un Alsacien de passage dans la vallée du Rhône, en 1893 : « Les vignobles si renommés autrefois sont presque détruits ; à peine reste-t-il encore quelques ceps sur les coteaux de la Côte Rôtie, d’Ampuis et de Condrieu » (Jean FelberT, histoire d’une famille alsacienne – A. PICARD et RAAN).
Puis la première guerre mondiale, et enfin l’industrialisation de la vallée du Rhône, réduisent de manière drastique la main-d’œuvre pourtant indispensable pour travailler ces coteaux escarpés qui ne laissent que très peu de place aux attelages ou à la culture mécanique.

Au cours du XXème siècle, le vignoble manque ainsi de disparaître. Il faudra attendre les années 1960 pour voir le début de la renaissance du vignoble de « Côte Rôtie ».
En 2010, la vigne a retrouvé sa place et occupe les surfaces qui existaient avant la crise phylloxérique.

L’encyclopédie RORET (1921) laisse à penser qu’au début du XXème siècle, les vins issus de la seule commune d’Ampuis (et celle de Verinay ou Verenay intégrée depuis à Ampuis) peuvent prétendre à la dénomination « Côte Rôtie ». Néanmoins, les communes d’Ampuis et de Tupin-Semons seront dans un premier temps intégrées à la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône » le 19 novembre 1937 et il faut attendre, le décret du 18 octobre 1940 pour que soit reconnue l’appellation d’origine contrôlée « Côte Rôtie » sur ces deux communes.
Enfin, la modification du décret intervenue le 21 Décembre 1966 étend la zone géographique à la commune limitrophe de Saint-Cyr-sur-le- Rhône.

La majeure partie de l’encépagement est constituée par le cépage syrah N ou
« sérine » ou « seriné », cépage emblématique de ce vignoble. Déjà en 1921, l’encyclopédie RORET précise que « la seriné noir, corbeille noire ou damas noir, domine dans le célèbre vignoble de Côte Rôtie ». En outre, les tests ADN (JM. Boursicot – INRA de Montpellier) ont depuis démontré avec certitude l’origine rhodanienne du cépage syrah N issu des cépages mondeuse B et dureza N.
La proximité du vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Condrieu », qui connaît la même situation avec le cépage viognier B, explique d’ailleurs en partie les usages qui, de tout temps, ont permit la plantation de ce dernier dans le vignoble de « Côte Rôtie ».
Des vins blancs de « Côte Rôtie » sont même élaborés au début du XVIIème siècle, production qui, cependant, est rapidement abandonnée, compte tenu de la proximité des vins prestigieux des appellations d’origine contrôlées « Condrieu » et « Château-Grillet ».
La présence historique du cépage viognier B dans l’encépagement témoigne de cette production.
L’hypothèse la plus largement acceptée quant à l’origine du nom de ce vignoble est une dénomination liée à l’image estivale de coteaux « brûlés » (rôtis) par le soleil.
La plus ancienne trace écrite de l’utilisation du nom de « Côte Rôtie » remonte au moins à 1698 (A journey to Paris in the year 1698 ou voyage de Lister- traduction et édition 1873).
La renommée du vignoble de « Côte Rôtie » est essentiellement construite autour de la réputation de deux vallons. L’encyclopédie RORET (1921) révèle, à propos des vins de l’arrondissement de Lyon : « Les vins rouges les plus estimés se récoltent dans la commune d’Ampuis qui se divise en deux parties appelées Côte brune et l’autre Côte Blonde ».
De même, l’Atlas de la France vinicole L. LARMAT dessine une carte du vignoble sur laquelle apparaissent, outre les lieux-dits cadastrés, les dénominations de
« Côte Blonde » et « Côte Brune » séparées par le ruisseau de Fontgent.
Parmi les nombreuses légendes entourant l’origine de la réputation de ces deux « Côtes », l’une donne une explication poétique. Elles seraient prétendument dénommées ainsi par un seigneur d’Ampuis qui avaient deux filles, l’une brune, l’autre blonde. Une autre, plus scientifique, explique cette différenciation par l’origine géologique du substrat dans lequel ce vignoble plonge ses racines.
En effet, la « Côte Blonde » repose sur un substratum majoritairement constitué de gneiss. Par altération, ces roches ont donné naissance à des sols siliceux, de couleur claire, assez fréquemment recalcifiés par des apports issus de recouvrements lœssiques du plateau.
La « Côte Brune », quant à elle, repose sur un substratum constitué de micaschistes sur lequel, par altération, se sont développés des sols moins siliceux, plus argileux, et plus riches en fer et de couleur sombre. Les parcelles complantées, en mélange de plants, avec les cépages syrah N et viognier B se rencontrent plus fréquemment sur la « Côte Blonde » que sur la « Côte Brune ». En 2009, la superficie en production couvre environ 250 hectares pour une production moyenne annuelle d’environ 10 000 hectolitres répartis en une centaine de producteurs dont une soixantaine de caves particulières.

CLIMAT ET SOLS

Située à l’extrême nord du grand vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône », l’appellation d’origine contrôlée « Côte Rôtie » est aussi le bastion le plus septentrional du cépage syrah N.
Dans l’organisation des appellations d’origine contrôlées de la Vallée du Rhône, l’appellation d’origine contrôlée « Côte Rôtie » fait partie des « Crus des Côtes du Rhône ».
Localisé à une quarantaine de kilomètres au sud de Lyon, en bordure orientale du Massif central, le vignoble est installé sur des coteaux très escarpés surplombant la rive droite du Rhône et faisant face à la partie sud de la ville de Vienne. Ce relief, impressionnant dans son ensemble, offre un paysage contrasté, en fonction des interventions de l’homme cherchant à l’apprivoiser afin de le mettre en valeur de façon optimale.
La zone géographique est ainsi délimitée sur trois communes du département du Rhône : Ampuis, Saint-Cyr-sur-Rhône et Tupin-Semons.
Dans le vallon dit de « Côte Blonde » et dans les situations apparentées où les parcelles présentent des sols de couleur claire, l’érosion du substratum donne naissance à des sables argileux ou « arzel » très friables, instables, qui ne peuvent être cultivés sans être retenus par une série de murets en pierre sèche localement dénommés « cheys ».

Dans le vallon dit de « Côte brune » ou dans des secteurs où les parcelles présentent des sols équivalents caractérisés par une couleur sombre, la matrice argileuse plus importante permet davantage de stabilité. Le coteau est alors aménagé en étroites terrasses ou « chaillées » constituant une sorte d’escalier accueillant sur ses marches relativement planes les pieds de vigne.

Le climat, qualifié ici de « Lyonnais », est semi-continental, même s’il bénéficie des dernières influences méditerranéennes remontant par la vallée du Rhône. Le vent du nord localement dénommé « bise » est fréquent. L’orientation générale sud-est du vignoble lui confère une situation relativement abritée et ensoleillée.

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DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes

suivantes du département du Rhône, sur la base du code officiel géographique 2023 : Ampuis, Saint- Cyr-sur-le-Rhône et Tupin-et-Semons.

1Mise à jour le 18/07/2024

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

1Mise à jour le 18/07/2024

CÉPAGES PRINCIPAUX

syrah N, viognier B

La proportion du cépage syrah N est supérieure ou égale à 80 % de l’assemblagTIQUES ŒNOLOGIQUES

L’utilisation de copeaux de bois est interdite.
Outre la disposition ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire ( UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 000 pieds par hectare ;
– Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 1,70 mètre carré ; cCette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacement entre les pieds ;

– Les vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2 mètres. Les vignes sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied, selon les techniques suivantes :


– taille courte à courson (gobelet avec un maximum de 5 coursons par pied, cordon de Royat à un ou deux bras) ;
– taille en Guyot simple.
Au cours de l’année de formation, le maximum de 10 yeux francs par pied s’entend après ébourgeonnage, lequel est réalisé au plus tard le 1er juillet.
Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement. Les grappes de raisin sont transportées entières jusqu’au lieu de vinification.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :
– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

b) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande
« Cru des Côtes du Rhône » ou « Vignobles de la Vallée du Rhône ». Les conditions d’utilisation l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône » sont précisées par la convention signée entre les différents organismes de défense et de gestion concernés.

 Pour intégrer les règles d’étiquetage de la mention de l’unitégéographique plus grande «Vignobles de la Vallée du Rhône» selon les conditions précisées par la convention signéeentre les différents organismes de défense et de gestion concernés. Cette mention doit figurer dans le même champvisuel que l’ensemble des mentions obligatoires, et être imprimée en caractères de même graphisme et de même couleur que ceux de l’appellation, sans que les dimensions de cette mention ne dépassent les deux-tiers de celles de l’appellation. Ajout du 18/07/2024

Le cahier des charges de l’appellation «Côtes Rotie» est actualisé pour mettre les obligations déclaratives des opérateurs auprès de l’organisme de défense et de gestion, en conformité avec le plan de contrôle de l’appellation. Ajout du 18/07/2024

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant: https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-news/vers-un-renforcement-des-mesures-de-controle-pour-les-appellations-saint-joseph-vinsrobes-cornas-condrieu-cotes-du-rhone-cotes-du-rhone-village-lirac-cote-rotie-et-chateau-grillet/

Dernière modification du cahier des charges : 18/07/2024

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Cornas est réservée aux vins tranquilles rouges élaborés sur le territoire de la commune de Cornas,  dans le département de l’Ardèche.

HISTOIRE

D’après les auteurs de l’antiquité (PLINE et PLUTARQUE), la viticulture dans cette région est au moins deux fois millénaire. Les plus anciennes traces écrites de cette culture sur le lieu exact de Cornas remontent au moins au Xème siècle (An 1000 : mention du don d’une vigne à un chanoine, dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Chaffre du Monastier).
La production et la commercialisation de vin est avérée, quant à elle, entre le Vème et le Xème siècle par Eugène de ROZIERE (Recueil général des formules usitées dans l’empire des Francs – Partie 3 – Edition 1859). En effet, parmi les denrées transitant par Soyons, alors port du Vivarais, l’auteur cite «… vins, surtout ceux de Saint-Péray, de Cornas ».
Jusqu’en 1461, le Rhône constitue une réelle frontière car le Dauphiné n’est pas encore rattaché à la France. De fait, les vins de la région de Cornas, comme tous les vins de la région du Vivarais (Ardèche) sont essentiellement commercialisés dans l’arrière pays, sur la rive droite du Rhône, et ce, grâce aux muletiers qui franchissent les montagnes en direction du Gévaudan, du Velay et jusqu’en Auvergne. Le vin sert alors de monnaie d’échange contre le blé de ces contrées. Dès le règne de Louis XVI, après les guerres de religion qui perturbent l’économie régionale et grâce au rattachement du Dauphiné à la France, le vignoble peut enfin se développer et s’exporter en Dauphiné.
Comme tous les vins de la vallée du Rhône, « Cornas » connaît des difficultés pour gagner Paris par le fleuve Rhône en raison de lourdes taxes mises en place, notamment par les villes de Lyon et Mâcon, sur les vins venant « d’en-bas ». A la fin du XVIIIème siècle, l’ouverture du Canal de Briare permet de relier la Loire à la Seine ouvrant ainsi le marché parisien.
A partir de cette période, les références à l’excellence des vins de « Cornas », et à leur renommée, sont nombreuses et constantes au fil du temps.
Au XVIIème siècle, les comptes consulaires de Bourg-lès-Valence font état de
« 20 livres pour une pièce de vin de Cornas » offerte à M. La CONDAMINE, lieutenant de la citadelle (archives communales de Bourg CC38).
Des traces écrites beaucoup plus tardives mentionnent encore, explicitement, le vin produit à « Cornas ». En 1781 notamment, un inventaire des biens hérités par le neveu du défunt Jacques-Philippe de Robert de Latour, chanoine de Saint- Bernard, fait état de « vin de Cornas » dans ses caves.

Le 19 novembre 1937, l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône » est reconnue pour les vins issus d’un grand nombre de communes viticoles de la vallée du Rhône situées entre Ampuis et Avignon, parmi lesquelles figure la commune de Cornas.

Rapidement, la communauté humaine locale s’organise dans le but d’obtenir une reconnaissance en appellation d’origine contrôlée pour les vins de « Cornas ». F. Michel, alors maire de la commune, H. Astruc, directeur de la station œnologique du Gard et le Baron Leroy, président du « Syndicat Général des Vignerons des Côtes du Rhône » sont considérés comme les pères fondateurs de l’appellation d’origine contrôlée « Cornas » obtenue par décret du 5 Aout 1938.

A cette époque, les vins sont surtout vinifiés par le négoce local (Maison Delas, et Vérilhac). La première mise en bouteille pour le compte d’une cave particulière n’intervient qu’en 1952, soit 14 ans après la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée.

En 1980, une vingtaine de producteurs vinifient et conditionnent. Depuis, un certain équilibre s’est instauré au sein de la profession et les vins des caves particulières (une soixantaine) côtoient ceux du négoce et de la cave coopérative la plus proche (Tain-l’Hermitage). Par ailleurs, si traditionnellement les vignerons devenaient, par le biais de mariages, réciproquement propriétaires de parcelles sur « Saint-Péray » et « Cornas », aujourd’hui, d’autres vignerons ou des négociants de vignobles plus éloignés (« Crozes-Hermitage », « Saint-Joseph »,….) viennent louer ou acheter des vignes à Cornas.
En 2009, le vignoble couvre une superficie d’environ 115 hectares (285 acres) pour une production moyenne annuelle de 3 600 hectolitres (95 100 US gallons).
La proximité de l’agglomération Valentinoise génère une pression forte sur le foncier mais les vignerons s’organisent et redoublent d’effort afin de préserver ce patrimoine et le potentiel viticole de l’appellation d’origine contrôlée.

CLIMAT ET SOLS

Dans l’organisation des appellations d’origine contrôlées de la Vallée du Rhône, l’appellation d’origine contrôlée « Cornas » fait partie des « Crus des Côtes du Rhône ».
Inscrite au sein de la partie septentrionale de l’appellation d’origine contrôlée
« Côtes du Rhône », l’appellation d’origine contrôlée « Cornas » en est la plus méridionale pour la production de vins rouges.
Le vignoble se situe en effet sur la rive droite du Rhône, face à la ville de Valence, et est enserré entre les zones géographiques des appellations d’origine contrôlées « Saint-Péray » et « Saint-Joseph ».
La zone géographique est délimitée sur la seule commune de Cornas, dans le département de l’Ardèche. Le territoire est très ouvert au sud, et bien protégé du nord par le massif des Arlettes. Dans cet amphithéâtre, le vignoble bénéficie d’un climat tempéré de type « Lyonnais » fortement nuancé par une exposition sud et un abri naturel (relief) contre le vent du nord.
L’essentiel du vignoble est installé sur des sols issus de l’altération de roches primaires éruptives de la famille des granites (granites porphyroïdes de Tournon). Au nord de la commune, un lambeau de dépôts sédimentaires de l’ère Secondaire (le massif des Arlettes) constitue la frontière avec l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Joseph ». Ce massif de calcaires compacts a été érodé et a libéré, sur son versant méridional, des éboulis, notamment présents au quartier « Pied-la-Vigne ».
Cette portion du vignoble, sur éboulis calcaires, ne concerne qu’une infime partie de la zone géographique.
Sur ces quelques éboulis calcaires comme sur les versants granitiques, les vignes colonisent des pentes fortes impliquant, pour maintenir en place les arènes granitiques, la culture sur de petites terrasses séparées par des murets traditionnellement de pierres sèches que les vignerons ont su et continuent de préserver.

Sur les sols plus alluvionnaires, situés en pieds de coteaux, le vignoble s’étend sur des parcelles plus vastes. Enfin, plus récemment le vignoble a conquis les collines situées au-delà de 250 mètres (820 pi) d’altitude.
L’appellation d’origine contrôlée « Cornas » a bâti sa renommée uniquement sur le vin rouge parallèlement à « Saint-Péray », l’appellation d’origine contrôlée voisine, qui ne reconnaît que le vin blanc.

Source: http://www.art-rhone.com/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire de la commune de Cornas, dans le département de l’Ardèche.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

L’aire de proximité immédiate définie par dérogation pour la vinification des vins est constituée par le territoire des communes suivantes, sur la base du code officiel géographique au 1er janvier 2019 :

—  département de l’Ardèche : Alboussière, Andance, Ardoix, Arlebosc, Arras-sur-Rhône, Boffres, Bogy, Champagne, Champis, Charmes-sur-Rhône, Charnas, Châteaubourg, Cheminas, Colombier-le-Cardinal, Eclassan, Etables, Félines, Gilhac-et-Bruzac, Glun, Guilherand-Granges, Lemps, Limony, Mauves, Ozon, Peaugres, Peyraud, Plats, Quintenas, Saint-Barthélemy-le-Plain, Saint-Cyr, Saint-Georges-les-Bains, Saint-Romain-d’Ay, Saint-Romain-de-Lerps, Sarras, Sécheras, Serrières, Saint-Désirat, Saint-Etienne-de-Valoux, Saint-Jean-de-Muzols, Saint-Péray, Soyons, Talencieux, Thorrenc, Toulaud, Tournon-sur-Rhône, Vernosc-lès-Annonay, Vinzieux, Vion ;

—  département de la Drôme : Albon, Andancette, Beaumont-Monteux, Beausemblant, Bourg-lès-Valence, Chanos- Curson, Chantemerle-les-Blés, Châteauneuf-sur-Isère, Chavannes, Clérieux, Crozes-Hermitage, Erôme, Gervans, Granges-les-Beaumont, Larnage, Laveyron, Mercurol-Veaunes, La Motte-de-Galaure, Ponsas, Pont-de-l’Isère, La Roche-de-Glun, Saint-Barthélemy-de-Vals, Saint-Donat-sur-l’Herbasse, Saint-Rambert-d’Albon, Saint-Uze, Saint- Vallier, Serves-sur-Rhône, Tain-l’Hermitage, Triors, Valence ;

—  département de l’Isère : Chonas-l’Amballan, Le-Péage-de-Roussillon, Reventin-Vaugris, Les Roches-de-Condrieu, Sablons, Saint-Alban-du-Rhône, Saint-Clair-du-Rhône, Saint-Maurice-l’Exil, Salaise-sur-Sanne, Seyssuel, Vienne ;

—  département de la Loire : Bessey, La Chapelle-Villars, Chavanay, Chuyer, Lupé, Maclas, Malleval, Pélussin, Roisey, Saint-Michel-sur-Rhône, Saint-Pierre-de-Bœuf, Saint-Romain-en-Jarez, Vérin ;

—  département du Rhône : Ampuis, Condrieu, Les Haies, Loire-sur-Rhône, Longes, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Saint- Romain-en-Gal, Sainte-Colombe, Tupin-et-Semons.

CÉPAGES PRINCIPAUX

Syrah

RENDEMENTS MAXIMAUX

46 hectolitres par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

— Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température supérieure à 40°C est interdit ; — L’utilisation de copeaux de bois est interdite ;

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire (UE) et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

—  Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4 400 pieds par hectare ;

—  Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,30mètres carrés; cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacements entre les pieds sur un même rang ;

—  Lesvignesprésententunécartemententrelesrangsinférieurouégalà2,50mètres.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 8 yeux francs par pied, selon les techniques suivantes :

—  taille courte à courson (gobelet, cordon de Royat à un ou deux bras) ;

—  taille en Guyot simple ou double.

La hauteur maximale du cordon est de 0,60 mètre. Cette hauteur est mesurée à partir du sol jusqu’à la partie inférieure des bras de charpente.

— Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement. Les grappes de raisin sont transportées entières jusqu’au lieu de vinification.

A compter du 1er janvier 2020, les plantations de vigne et les remplacements, sont réalisés avec du matériel végétal ayant fait l’objet d’un traitement à l’eau chaude ou de tout autre traitement reconnu par le Ministère en charge de l’Agriculture pour lutter contre la flavescence dorée.

Le désherbage des tournières et des talus, en dehors du désherbage mécanique, est interdit. Ajout du 04/07/2024

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a)  L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

— qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;

— que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

b)  L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande« Cru des Côtes du Rhône » ou « Vignobles de la Vallée du Rhône ». Les conditions d’utilisation de l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône » sont précisées par la convention signée entre les différents organismes de défense et de gestion concernés.

Cette mention doit figurer dans le même champ visuel que l’ensemble des mentions obligatoires,et être imprimée en caractères de même graphisme et de même couleur que ceux de l’appellation,sans que les dimensions de cette mention ne dépassent les deux-tiers de celles de l’appellation. Ajout du 04/07/2024

Le cahier des charges de l’appellation «Cornas» est actualisé pour mettre les obligations déclaratives des opérateurs auprès de l’organisme de défense et de gestion, en conformité avec le plan de contrôle de l’appellation. Ajout du 04/07/2024.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant: https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-news/vers-un-renforcement-des-mesures-de-controle-pour-les-appellations-saint-joseph-vinsrobes-cornas-condrieu-cotes-du-rhone-cotes-du-rhone-village-lirac-cote-rotie-et-chateau-grillet/

Dernière modification du cahier des charges : 04/07/2024

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L’APPELLATION

L’appellation Condrieu est réservée au vin tranquille et au vin tranquille de raisins passerillés (surmûris) élaborés sur certaines communes du département de l’Ardèche, du département de la Loire et du  département du Rhône dans la vallée du Rhône.

HISTOIRE

Les vignes de « Condrieu » auraient été plantées par l’empereur Probus à partir de plants ramenés de Dalmatie, au IIIème siècle après Jésus-Christ.
Si cette version de l’origine du vignoble reste hypothétique, les preuves d’antériorité de l’implantation et de la culture vinicole qui en découle abondent, notamment sur le site archéologique de Saint- Roman-en-Gal, situé à une douzaine de kilomètres, et réputé pour ses nombreuses mosaïques exhumées parmi les vestiges de villas romaines. Parmi ces œuvres picturales, l’une représente une scène de vendanges et de foulage du raisin ainsi que l’empoissage d’une jarre (mosaïque du calendrier agricole-début du IIIème siècle, musée de Saint-Germain-en-Laye – Provenance : Saint-Romain-en-Gal). En effet, à l’époque le vin est résiné et de ce fait qualifié de « picatum » (poissé) et connu sous le nom d’Allobrogica. (A. Ferdiere – Les campagnes en gaule romaine – page 87- tome 2).

Le développement initial du vignoble est donc probablement lié à la paix romaine qui permet aux Allobroges, dont le territoire englobe une partie de la rive droite du Rhône en face de Vienne, d’acquérir la citoyenneté romaine et, par la même, le droit de planter de la vigne. L’Allobrogica est très en vogue au début du siècle des Antonins (IIème siècle après JC).

En revanche, au Moyen-Âge, ces vins de la vallée du Rhône ont des difficultés pour gagner le nord de la France en raison de droits exorbitants exigés par les villes traversées, riveraines du Rhône, notamment Lyon et Mâcon. (R. Dion – Histoire de la vigne et du vin en France).

Pour contourner cet obstacle, le XVIIème siècle voit se développer le commerce des vins de la vallée du Rhône qui gagnent Paris en remontant cette fois le cours de la Loire. En effet, au niveau de Condrieu, la vallée du Rhône n’est séparée de celle de la Loire que par une distance d’environ quarante kilomètres franchissable par une partie peu élevée du massif du Pilat. Plus au nord, les canaux de Briare et de Loing permettent de relier la Loire à la Seine pour entrer dans Paris.

Cependant, à partir du XIXème siècle, les difficultés se succèdent. Le phylloxera commence par détruire une grande partie du vignoble comme le soulignent les écrits d’un Alsacien de passage dans la vallée du Rhône en 1893 : « Les vignobles si renommés autrefois sont presque détruits ; à peine reste-t-il encore quelques ceps sur les coteaux de la Côte-Rôtie, d’Ampuis et de Condrieu (Jean Felbert, histoire d’une famille alsacienne – A. Picard et Raan).

Puis la première guerre mondiale, et enfin l’industrialisation de la vallée du Rhône réduisent de manière drastique la main-d’œuvre disponible pour travailler les coteaux.
Au cours du XXème siècle, le vignoble manque ainsi de disparaître. Les changements de mode de consommation, et l’engouement pour les vins de qualité et la grande gastronomie, ont permis le renouveau de ce vignoble. Progressivement, la vigne retrouve sa place et occupe les surfaces qui existaient avant la crise phylloxérique.

L’encépagement repose exclusivement sur le cépage viognier B ou « vionnier », cépage emblématique de « Condrieu ». Celui-ci est mentionné, dés 1781, dans l’histoire naturelle de la province du Dauphiné qui précise au sujet des vins de Vienne (« Côte Rôtie » et « Condrieu ») « deux seules espèces de raisins composent ces excellents vins, la Serine et le Vionnier ».

Son histoire est intimement liée à celle du vignoble de « Condrieu » car il a failli s’éteindre avec lui dans les années 1970. En 1965, il ne reste en effet que quelques 8 hectares, dans la région et dans le monde, à partir desquels le repeuplement est effectué pour progressivement ressusciter le vignoble qui compte en 2010, plus de 140 hectares.

Comme le cépage syrah N, le cépage viognier B, cépage de deuxième époque (maturité assez tardive) est placé ici en limite de ses possibilités culturales, offrant ainsi le maximum de son potentiel. Ce cépage est un peu capricieux par sa production irrégulière. Il est par contre, original par sa capacité à atteindre naturellement de fortes richesses en sucre.

Le vignoble doit son nom à la commune éponyme, Condrieu (coin du ruisseau). Cette petite ville fluviale, au carrefour de trois départements : le Rhône, la Loire et l’Isère, fondée par les Romains en 59 avant JC, est nommée ainsi en raison de sa situation d’un angle de terre formé par une rivière, à l’endroit où elle se jette dans une autre, appelée Coin.

Le vignoble obtient un premier signe de reconnaissance en appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône » le 19 novembre 1937.
Le 27 avril 1940, l’appellation d’origine contrôlée « Condrieu » est reconnue, exclusivement pour les vins tranquilles blancs, sur les communes de Condrieu (Rhône), Vérin et Saint-Michel–sur-Rhône (Loire).

En 1967, la zone géographique est étendue à quatre communes plus au sud : Chavanay, Malleval, Saint-Pierre-de-Bœuf, (Loire) et Limony (Ardèche).

En 2009, la surface en production est d’environ 150 hectares (370 acres) pour une production moyenne annuelle de 5 000 hectolitres (13 210 US gallons) élaborée par quatre- vingt domaines et négociants.

CLIMAT ET SOLS

Situé à une quarantaine de kilomètres au sud de Lyon, en bordure orientale du Massif central, le vignoble de l’appellation d’origine contrôlée « Condrieu » est inséré entre ceux des appellations d’origine contrôlées « Côte Rôtie », au nord, et « Saint-Joseph », au sud.

La zone géographique est ainsi délimitée sur sept communes réparties sur les départements du Rhône, de la Loire et de l’Ardèche. Dans l’organisation des appellations d’origine contrôlées de la Vallée du Rhône, l’appellation d’origine contrôlée « Condrieu » fait partie des « Crus des Côtes du Rhône »

Le paysage est dominé par les coteaux escarpés surplombant abruptement la rive droite du Rhône.

L’altération de roches primaires magmatiques et métamorphiques, où dominent les granites, est à l’origine de la plupart des sols, sablo- argileux, pauvres et friables qui caractérisent ce territoire. Néanmoins, quelques dépôts éoliens issus de l’ère glaciaire (loess) existent sous forme de « lentilles » très localisées.

Dans la majorité des cas, la forte pente, la fragilité et l’instabilité des sols nécessitent des aménagements importants. Les pieds conduits sur échalas sont ainsi implantés sur d’étroites terrasses, localement appelées « chaillées », où le sol est retenu par des murets ou «cheys».

Le vent du nord localement dénommé « bise » est le plus fréquent. Froid et sec, il permet de sécher le feuillage et de limiter le développement des maladies cryptogamiques. Ce contexte venté implique le choix de situations relativement abritées et ensoleillées, offertes par l’orientation générale sud et sud-est des pentes sur lesquelles est implanté́ le vignoble.

Source: https://www.winetourism.com/

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des v vcommunes suivantes, sur la base du code officiel géographique 2023 :

– Département de l’Ardèche : Limony ;

– Département de la Loire : Chavanay, Malleval, Saint-Michel-sur-Rhône, Saint-Pierre-de-Bœuf, Vérin ;

– Département du Rhône : Condrieu.

Mise à jour le 04/07/2024

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Mise à jour le 04/07/2024

CÉPAGES PRINCIPAL

viognier B

RENDEMENTS MAXIMAUX

Le rendement est fixé à 41 hectolitres par hectare. Le rendement butoir est fixé à 46 hectolitres par hectare. hectolitre par hectare

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

– Toute opération d’enrichissement ou d’acidification est interdite pour l’élaboration des vins présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose et fructose) supérieure ou égale à 45 grammes par litre.

– L’utilisation de copeaux de bois est interdite.

Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES

– Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 6 500 pieds par hectare.

Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 1,5 mètre carré. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacement entre les pieds.

– Les vignes présentent un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2 mètres.

– Des allées d’une largeur supérieure à 2 mètres peuvent être mises en place. Elles ont une largeur inférieure ou égale à 3 mètres, à l’exception des situations accidentées (pente de 30 % minimum), où elles peuvent être plus larges. Ces allées disposent d’un couvert végétal maîtrisé, spontané ou semé.

Les vignes sont taillées avec un maximum de 10 yeux francs par pied, selon les techniques suivantes :

– taille courte à courson (gobelet, cordon de Royat à un ou deux bras), avec un maximum de 3 yeux francs par courson ;

– taille en Guyot simple, avec un maximum de 8 yeux francs sur le long bois.

– Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement. Les grappes de raisin sont transportées entières jusqu’au lieu de vinification.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

a) – L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite, sous réserve :

– qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré;
– que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

b) – L’étiquetage des vins tranquilles bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande
« Cru des Côtes du Rhône » ou « Vignobles de la Vallée du Rhône ». Les conditions d’utilisation de l’unité géographique plus grande
« Vignobles de la Vallée du Rhône » sont précisées par la convention signée entre les différents organismes de défense et de gestion concernés.

c) – L’étiquetage des vins ne répondant pas aux dispositions permettant de bénéficier de la mention « sec » doit comporter les indications « demi-sec », « moelleux » ou « doux » correspondant à la teneur en sucres fermentescibles présente dans le vin, telle qu’elle est définie par la réglementation communautaire (UE).

Sur les étiquettes, ces indications figurent dans le même champ visuel que celui où est inscrit le nom de l’appellation d’origine contrôlée

pour intégrer les règles d’étiquetage de la mention de l’unité géographique plus grande «Vignobles de la Vallée du Rhône» selon les conditions précisées par la convention signéeentre les différents organismes de défense et de gestion concernés. Cette mention doit figurer dans le même champvisuel que l’ensemble des mentions obligatoires, et être imprimée en caractères de même graphisme et de même couleur que ceux de l’appellation, sans que les dimensions de cette mention ne dépassent les deux-tiers de celles de l’appellation.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES DE L’APPELLATION

Le cahier des charges de l’appellation «Condrieu» est actualisé pour mettre les obligations déclaratives des opérateurs auprès de l’organisme de défense et de gestion, en conformité avec le plan de contrôle de l’appellation. Ajout du 04/07/2024.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant: https://www.terroirsdumondeeducation.com/article-news/vers-un-renforcement-des-mesures-de-controle-pour-les-appellations-saint-joseph-vinsrobes-cornas-condrieu-cotes-du-rhone-cotes-du-rhone-village-lirac-cote-rotie-et-chateau-grillet/

Dernière modification du cahier des charges : 04/07/2024

Ratification des modifications par l’Union Européenne le 24/06/2025

Source: https://www.vins-rhone.com/

L’APPELLATION

L’appellation Château-Grillet est réservée aux vins tranquilles blancs secs élaborés avec le cépage viognier sur le territoire des communes suivantes du département de la Loire : Saint-Michel-sur-Rhône et Vérin.

HISTOIRE

Dans l’Antiquité l’histoire de « Château-Grillet » se confond avec celle de « Condrieu ». Ces vignobles auraient donc été plantés par l’empereur Probus à partir de plants ramenés de Dalmatie au IIIème siècle après Jésus-Christ. Si cette version de l’origine du vignoble est supposée, les preuves d’antériorité de son implantation et de la culture vinicole qui en découlent abondent, notamment sur le site archéologique de Saint-Roman-en-Gal situé à une douzaine de kilomètres et réputé pour ses nombreuses mosaïques exhumées parmi les vestiges de villas romaines alentour. Parmi ces œuvres picturales, l’une représente une scène de vendanges et de foulage du raisin ainsi que l’empoissage d’une jarre (mosaïque du calendrier agricole-début du IIIème siècle, musée de St Germain-en-Laye- Provenance St Romain-en-Gal). En effet, à l’époque le vin est résiné et de ce fait qualifié de « picatum » (poissé) et connu sous le nom d’Allobrogica (A. FERDIERE – Les campagnes en gaule romaine – page 87- tome 2).
Le développement initial du vignoble de cette région est donc probablement lié à la paix romaine qui permet aux Allobroges, dont le territoire englobe une partie de la rive droite du Rhône, en face de Vienne, d’acquérir la citoyenneté romaine et par la même le droit de planter de la vigne. L’Allobrogica est très en vogue au début du siècle des Antonins (IIème siècle après Jésus-Christ).

Au Moyen-Âge, ces vins de la vallée du Rhône ont des difficultés pour gagner le Nord de la France en raison de droits exorbitants exigés par les villes traversées, riveraines du Rhône, notamment Lyon et Macon (R. DION – Histoire de la vigne et du vin en France).
Pour contourner cet obstacle, le XVIIème siècle voit se développer le commerce des vins de la vallée du Rhône qui gagnent Paris en remontant, cette fois, le cours de la Loire. En effet, au niveau de Condrieu, la vallée du Rhône n’est séparée de celle de la Loire que par une distance d’environ quarante kilomètres, franchissable par une partie peu élevée du massif du Pilat. Plus au Nord, les canaux de Briare et de Loing permettent de relier la Loire à la Seine pour entrer dans Paris.
Dés lors, les vins de « Château-Grillet » seront présents dans les caves des plus grands. Un inventaire dressé en 1814 après le décès de l’Impératrice Joséphine de Beauharnais (Catalogue de l’exposition : Le vin sous l’Empire à Malmaison – novembre 2009 – mars 2010), et dans lequel est détaillé le contenu de la cave de Malmaison, révèle la présence parmi les meilleurs « crus » de « deux cent-quatre vingt seize bouteilles de vin de Château-Grillé, prisées cinq cent quatre vingt douze francs ».

L’histoire de « Château-Grillet » demeure néanmoins toujours intimement liée à celle de « Condrieu ». Certains auteurs, comme Théodore OGIER (1856), parlent même à son endroit de « cru de Condrieu ».
« Château-Grillet » est depuis longtemps possession de bourgeois lyonnais. Ainsi Girard Desargues, architecte, géomètre, conseillé du cardinal Richelieu, issu d’une famille d’avocats de Lyon et de Paris, se retire à Château-Grillet en 1648, pendant les troubles de la Fronde. Il y reçoit son ami Blaise Pascal, également géomètre, en septembre 1652. En fier vigneron, Desargues fait probablement goûter ses vins à Pascal puisque ce dernier fait référence dans ses « Pensées » au vin de « Coindrieu » qu’il associe à son ami.

Blaise Pascal. Source: By unknown; a copy of the painting of François II Quesnel, which was made for Gérard Edelinck en 1691[réf. nécessaire]. – Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/

Au décès de Girard Desargues en 1661, Effray Desargues lui succède comme propriétaire de « Château-Grillet ». Après 1662, les nombreux propriétaires se succèdent, sans qu’ils puissent faire face à des dettes considérables. « Château- Grillet » est alors saisi par Ennemond Ganaron, écuyer du Roy en la Sénéchaussée de Lyon, puis par Guillaume Greyzolon. Enfin, le 10 janvier 1827, un jugement du Tribunal de Saint-Etienne ordonne le partage de la succession de J. Francois Louis Jacquier. A la suite d’une expertise destinée à vérifier si le domaine de « Château-Grillet » est partageable en nature, celui-ci est adjugé le 1er Mai 1828 à Louis Chasseigneux, entrant ainsi dans la famille des actuels propriétaires.

Louis Chasseigneux entreprend alors des travaux considérables, tant pour l’aménagement du Château et des dépendances, que pour celui du vignoble. Après le décès de Louis Chasseigneux, « Château-Grillet » passe successivement par voie d’héritage à sa fille, Madame Jean-Claude Gachet, née Louise Chasseigneux, son petit fils, Monsieur Marc Gachet, avocat à Saint-Etienne, ses arrières petits-enfants, Monsieur Henri Gachet, avocat à Saint-Etienne, et sa soeur Madame Jean Neyret, née Louise Gachet et enfin aux enfants de cette dernière : Madame Gabriel Mayet, née Odile Neyret, Madame Jean Mortureux, née Claude Neyret, Madame André Canet, née Hélène Neyret.

Après la Première Guerre Mondiale, le vignoble périclite en raison notamment de l’absence de main d’œuvre et ne produit plus en moyenne que 25 hectolitres par hectare (267 US gallons par acre). A cette période, Marc Gachet et Henri Gachet gèrent le domaine. Ce dernier sera à l’origine de la demande de reconnaissance en appellation d’origine contrôlée obtenue, parmi les premières, le 8 Décembre 1936.

En 1941, Henri Gachet est rejoint par Gabriel Mayet (époux de Odile Neyret), pour exploiter le vignoble. A la mort de son beau-frère, en 1961, André Canet (époux de Hélène Gachet), reprend le domaine.

Fin 1968, début 1969, Monsieur et Madame André Canet (née Hélène Neyret) rachètent « Château-Grillet ». André Canet restructure complètement le domaine, met en place des moyens de lutte contre l’érosion, et reconstruit les murs de soutènement. Il s’implique grandement dans les méthodes de vinification, orientant le vin de « Château-Grillet » vers un grand vin de garde.

Dans la décennie qui suit, plusieurs extensions de l’aire parcellaire délimitée sont demandées par le propriétaire et approuvées par l’Institut national des appellations d’origine. En juillet 1971, des parcelles sont ainsi intégrées au nord et au sud, ce qui modifie l’amplitude altitudinale du vignoble et la nature de certains sols notamment pour les parcelles situées sous le château, en pied de coteau (arène granitique enrichis en éléments plus ou moins fins) mais ne change en rien l’orientation générale du vignoble exposé au sud.
En 1979, une nouvelle extension est approuvée, portant la surface totale à 3 hectares 69 ares 16 centiares (7,5 acres), intégrant des parcelles, avec cette fois, une exposition plus ouverte vers l’est, mais mitoyennes et contiguës au domaine existant.
« Château-Grillet » reste néanmoins l’une des plus petites appellations d’origine contrôlées.
Depuis le décès d’André Canet en 1994, sa fille, Isabelle Canet-Baratin (co-gérante de 1989 à 1994) est l’une des propriétaires du vignoble et gérante de la SCEA Neyret-Gachet.
A l’instar de son père, elle contribue à la restauration totale du château et de ses dépendances, s’impliquant fortement dans la qualité du vin, afin de chercher le plus haut niveau, consciente d’être dépositaire d’un produit d’exception.

Le vin de « Château-Grillet » n’est vendu qu’en bouteille de verre brun, longiligne, une flûte élancée du type « Vin du Rhin » dénommée également « flûte d’Alsace », définie par le décret n°55-673 du 20 mai 1955 et explicitement réservée à huit vins d’appellation d’origine contrôlée, dont « Château-Grillet ». Pour « Château-Grillet », l’utilisation de cette bouteille est consacrée par des usages, anciens, loyaux et constants au moins depuis l’arrêté réglementant l’emploi de la « Flûte d’Alsace » (JORF du 3 juin 1959). Si l’aspect général parait identique, en revanche la taille et le volume de la bouteille n’ont cessé d’évoluer au fil du temps. En 1969, les étiquettes ne portent pas d’indication volumétrique, mais la bouteille fait probablement 62 centilitres ou 68 centilitres. Dès 1980, les étiquettes mentionnent une contenance de 750 millilitres.

Depuis 1987, les bouteilles sont plus courtes mais ont toujours la même contenance (75 centilitres), conformément au changement de la réglementation qui s’applique, à compter du 31 décembre 1988, pour toutes les bouteilles « Vin du Rhin ».
L’étiquette jaune pâle très sobre, identique d’un millésime à l’autre, participe de la singularité et de l’identité de ces vins. Des étiquettes du « Vin blanc de Château-Grillet », datées de 1830, existent encore au domaine.

L’encépagement est exclusivement constitué par le cépage viognier B ou « vionnier », emblématique et encore considéré par beaucoup comme originaire des environs de Condrieu, alors même que son origine rhodanienne est aujourd’hui controversée. L’analyse de son ADN, réalisée en 2004 par les chercheurs de l’Université de Davis et de l’INRA de Montpellier, en fait un cousin de cépages noirs Piémontais : le freisa et le nebbiolo.

Cette découverte d’une parenté italienne n’offre néanmoins pas d’élément sur les raisons de son implantation à « Château- Grillet » comme à « Condrieu ». Seule une histoire apocryphe évoque Probus (empereur romain) qui serait à l’origine de l’implantation sur « Condrieu » d’un cépage nommé Vugava, (le cépage viognier B actuel ?), ramené de Dalmatie (actuelle Croatie) au IIIème siècle de notre ère.

NOTES HISTORIQUES

En 1816, la singularité et la rareté de ce vin autorisent A. Jullien à écrire au sujet de « Château-Grillet », dans son ouvrage intitulé « La topographie de tous les vignobles connus, suivi d’une classification générale des vins » : « Il est dans son genre, l’un des meilleurs de France ».
D’après l’ouvrage intitulé « Thomas Jefferson on wine » de John R. Hailman (2006), le livre de compte de Thomas Jefferson (ambassadeur des Etats-Unis en France entre 1784 et 1789 et passionné de vins) révèle que, le 17 mars : « il paye 9 francs pour des vins de Tain, principale ville pour les grandes Syrahs rouges de l’Hermitage et les Viogniers blancs du Château Grillet ». De son côté, LOWELL B. CATLETT explique dans « Thomas Jefferson : a free mind » (2004) que lorsque l’ambassadeur américain visite « Château-Grillet », il y « trouve les meilleurs vins blancs de la région ».
En 1856, THEODORE OGIER confirme de son côté la renommée des vins de « Château-Grillet » qu’il compare à ceux de « Condrieu » dans ces termes : « Le village de Saint-Michel, est disséminé sur la surface d’un sol couvert de vignes, dont les vins blancs sont en grande réputation, et l’emportent sur ceux de Condrieu. L’on cite parmi ses crus, celui connu sous le nom de Château-Grillet».

Le « Nouveau manuel complet du vigneron français, ou l’Art de cultiver la vigne, de faire les vins » (Arsene Thiebaut De Berneaud – Edition 1873), fait une classification qualitative des vins. Dans la partie consacrée aux vins blancs de « Première classe », il retient cinq provinces françaises dont celle du Forez sur laquelle il écrit : « Le Forez. Les excellents vins de Château-Grillet, département de la Loire ». Curnonsky (1872-1956), gastronome et critique culinaire français, plaçait « Château-Grillet » au sein de sa célèbre « Quinte des grands vins blancs de France aux côtés d’autres crus prestigieux : Montrachet, Coulée de Serrant, Château Yquem, et Château Chalon ».
Enfin, l’encyclopédie Roret en 1921 partage cet avis sur « Château-Grillet » : « A 2 kilomètres (1,25 mi) du bourg de Condrieu, commune du département du Rhône, se trouve une propriété isolée dite le « Château-Grillet », qui produit l’un des meilleurs vins blancs de France ».
Par sa réputation et sa rareté, le vin de « Château-Grillet » a donc toujoursété extrêmement apprécié et est considéré, encore en 2010, comme l’un des plus grands vins du monde.

Chateau-Grillet. Source: Par Olivier Colas (Photographe viticole : https://olouf.fr) — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=87360257

CLIMAT ET SOLS

Situé à une quarantaine de kilomètres au sud de Lyon et à un kilomètre au sud de la commune de Condrieu, en bordure orientale du Massif central, le vignoble de « Château-Grillet » a la particularité d’être inséré au cœur même de celui de l’appellation d’origine contrôlée « Condrieu ».

Le substrat géologique de l’ère Primaire offre essentiellement des sols d’arène granitique, plus ou moins enrichis en éléments fins pour les quelques parcelles situées sous le château, identiques à ceux du vignoble de « Condrieu ».

« Château-Grillet » se différencie et s’identifie davantage par son mésoclimat. Le vignoble est en effet niché sur la face sud d’un promontoire qui s’avance perpendiculairement à l’axe de la vallée du Rhône. Cette configuration offre aux vignes étagées entre 150 mètres et 250 mètres (490 et 820 pi) d’altitude, un mésoclimat particulièrement, chaud et ensoleillé, bien abrité des vents du Nord.

Ce paysage de cirque aux pentes abruptes est marqué par les usages viticoles permettant de pérenniser le potentiel de production. Les pieds de vigne sont conduits sur échalas et implantés sur d’étroites terrasses localement appelées « cheys » et sur lesquelles le sol est retenu par des murets ou « chaillées ». Ce paysage prend tout son sens en considérant la demeure dite « Château-Grillet » qui trône dans cet écrin de vignes.

Le seul cépage est le cépage viognier B, planté en limite septentrionale de sa culture, et considéré comme le cépage emblématique des appellations d’origine contrôlées « Condrieu » et « Château-Grillet ». Le sous-sol fissuré permet à la plante de plonger aisément ses racines pour puiser eau et éléments minéraux.

Le périmètre de la zone géographique se réduit à une infime portion du territoire des communes de Saint-Michel-sur-Rhône et Vérin, situées toutes deux dans le département de la Loire.

En 1943, dans le tome 3 de l’«Atlas de la France vinicole » de L. LARMAT, Henri Gachet, alors propriétaire de « Château-Grillet » donne une caractérisation de son propre vin : « Sec assez capiteux, avec peut-être plus de corps et un parfum de muscat… ».

L’appellation d’origine contrôlée « Château-Grillet » reconnaît exclusivement les vins blancs. Vin sec élevé partiellement en fûts de chêne pendant au moins 18 mois, il arbore une robe jaune or, aux reflets dorés et lumineux.
Il se caractérise souvent par une minéralité originale et surprenante. Le nez s’ouvre ensuite, avec une belle intensité, sur des arômes où dominent généralement la violette et l’abricot puis, après aération, on peut percevoir des arômes rappelant la pâte d’amande, le miel, le pêche ou les fleurs blanches. La bouche est remarquablement équilibrée avec une dominante de gras mise en valeur par une pointe d’acidité et une intensité aromatique orientée sur des notes d’abricot. Grand vin de garde, unique et magnifique, il faut savoir attendre pour l’apprécier.

Produit sur une des plus petites appellations d’origine contrôlées de part sa superficie, avec moins de 3,50 hectares (8,65 acres) en production, « Château-Grillet » demeure l’une des plus grandes au regard de la qualité et de la notoriété de son vin.

DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Loire, sur la base du code officiel géographique 2023: Saint-Michel-sur-Rhône et Vérin. Mise à jour rédactionnelle le 18/03/2025.

DÉROGATION SUR LA DÉLIMITATION DE L’APPELLATION

Aucune

CÉPAGE PRINCIPAL

Viognier B

RENDEMENTS MAXIMUM

41 hectolitres par hectare 

VINS ET CARACTÉRISTIQUES ŒNOLOGIQUES

L’utilisation de coppeaux est interdite.
Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 1er octobre de l’année qui suit celle de la récolte.

Afin de préserver les caractéristiques essentielles des vins, les vins sont conditionnés en bouteilles de verre ; les vins sont conditionnés à partir du 1er septembre de l’année qui suit celle de la récolte.
Les vins sont conditionnés dans des bouteilles du type «Vin du Rhin» répondant aux dispositions du décret n° 55-673 du 20 mai 1955 et de l’arrêté du 13 mai 1959, à l’exclusion de tout autre type de bouteille.

TAVNM (titre alcoométrique naturel minimum) 11,5%
Teneur en sucres fermentescibles ≤4g/L
Titre alcoométrique total si enrichissement ≤14%

CARACTÉRISTIQUES VITICOLES


Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 8 000 pieds par hectare ;
Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 1,25 mètre carré ;
Les vignes présentent un écartement entre les pieds sur un même rang supérieur ou égal à 0,80 mètre.


Les vignes sont conduites sur échalas. La hauteur d’échalassage est au minimum de 1,50 mètre.


Les vignes sont taillées en taille Guyot simple avec un maximum de 10 yeux francs par pied dont 8 yeux francs maximum sur le long bois.

Dispositions particulières de récolte et de transport de la vendange :
les vins sont issus de raisins récoltés manuellement.
Lors de la vendange, les grappes de raisin sont transportées entières jusqu’au lieu de vinification dans des récipients dont le contenu est limité à 50 kilogrammes.

AUTRES CARACTÉRISTIQUES

Aucune

Dernière modification du cahier des charges : 18/03/2025

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION VITICOLE

Excepté pour les appellations Hermitage et Crozes-Hermitage, les vignobles des Côtes-du-Rhône septentrionales s’étendent sur la rive droite du Rhône. Quatre départements portent les différentes appellations : départements du Rhône, de la Loire, de la Drôme , et de l’ Ardèche. 

Le vignoble septentrional de la vallée du Rhône regroupe les vignobles des Côtes-du-Rhône septentrionales et les vignobles du Diois. Les vignobles des Côtes-du-Rhône septentrionales commencent à une trentaine de kilomètres au sud de Lyon et suivent la cour du Rhône de Vienne à Livron-sur-Drôme.
Les vignobles sont plantés  sur les derniers contreforts du Massif Central jusqu’à 300 m (985 pi) d’altitude, sur des coteaux aux pentes abruptes, la déclivité peut atteindre 50 %. Le sol très friable est retenu par des murets, appelés « chalais » construits obligatoirement avec la pierre locale. Les vignobles surplombent souvent le Rhône.
Excepté pour les appellations Hermitage et Crozes-Hermitage, les vignobles des Côtes-du-Rhône septentrionales s’étendent sur la rive droite du Rhône.  Quatre départements portent les différentes appellations :  départements du Rhône, de la Loire, de la Drôme , et de l’ Ardèche .

Source: Vins du Rhône
En blanc, les département de la Vallée du Rhône septentrional

GÉOLOGIE ET TOPOGRAPHIE

En rive droite du Rhône: le sous-sol est essentiellement constitué de roches primaires (gneiss, micaschistes, granites), qui datent de la formation du Massif-Central.
Le sol sablo-argileux, peu épais est composé d’arènes granitiques provenant de l’altération de ces roches primaires. Très friables, ces sols situés sur des pentes à forte déclivité nécessitent d’être retenus par des murets. Le vignoble est planté en terrasses.
On trouve aussi quelques terroirs restreints d’origine sédimentaire, d’âge secondaire autour de Châteaubourg et de Guilherand-Granges et  quelques rares terroirs d’alluvions glaciaires du Quaternaire comme au pied du coteau Saint-Joseph à Tournon.

En rive gauche du Rhône : dans le vignoble de l’Hermitage et de Crozes-Hermitage, les formations géologiques sont plus variées.

Dans la partie ouest, les terrains sont également d’origine primaire de type granitique avec des sols d’arènes granitiques sablo-argileux.

Dans la partie est, les terrains sont constituées de différents niveaux de terrasses alluviales quaternaires du Rhône, d’origine glaciaire.

En haut de coteaux, subsistent par endroits, des dépôts de sables éoliens calcaires, les loess. Ces sables ont été déposés la fin du Quaternaire par des vents violents.

Le vignoble du Diois est implanté sur des sous-sol  d’origine secondaire (époque du Jurassique et du Crétacé), avec des marnes et des calcaires argileux, qui ont été fortement compressés lors de la formation des Alpes. Ces roches sont appelées: marnes schisteuses.

Le second sous-sol est de formation quaternaire, issu des produits de l’érosion des massifs calcaires environnants : éboulis calcaires, alluvions, colluvions, cones de déjection …

Les vignobles du Diois suivent de Crest à Chatillon-en-Diois les rives de la Drôme au pied des massifs montagneux du Vercors et des Préalpes.

Source: flickr.com

CLIMAT ET SOLS

Le climat est semi-continental, chaud et ensoleillé. On a de nombreux microclimats. Le vignoble a une exposition sud-est, et il est protégé des vents du nord et de l’ouest.

Dans les vignobles du Diois, le climat est marqué par le climat montagnard du Vercors et le climat méditerranéen. Les étés sont très chauds et secs. Les hivers rigoureux.

Sols : Les vignobles des Côtes-du-Rhône septentrionales sont granitiques et schisteux sur les deux rives du Rhône. Le vignoble est planté en terrasses. Les sols   des vignobles du Diois sont pierreux, argilo-calcaires (marnes schisteuses.

CÉPAGES

Les vins des Côtes-du-Rhône septentrionales sont des vins principalement des vins de mono-cépage.

Les vins rouges des Côtes-du-Rhône septentrionales sont élaborés avec le cépage syrah et les vins blancs avec les cépages: viognier ,  marsanne et roussanne.

Les vins du Diois sont élaborés avec les cépages blancs : clairette, muscat à petits grains.

L’appellation Chatillon-en Diois est élaborée avec les cépages: aligoté et chardonnay pour les vins blancs et  gamay noir pour les vins rouges.

LES AOPs DE LA VALLÉE DU RHÔNE SEPTENTRIONALES

FORMAT DES DONNÉES

FORMAT EXCEL

FORMAT PDF

DESCRIPTION GÉNÉRALE

Les vignobles de la vallée s’étendent sur 67 628 hectares de vignes ques)i produisent environ 2,5 millions d’hectolitres (66 M d’US gallons) de vin (75% rouges, 15% rosés et 10% blancs). Le vignoble comprend 31 appellations (AOP) qui sont produites par plus de 5 000 exploitations sur les 7 500 exploitations qui produisent des vins dans la région. La répartition de la récolte par AOC s’établit comme suit :

Source: https://www.vins-rhone.com/

La production se répartit dans les principales régions de la vallée comme suit :

HISTOIRE

Issue de l’affrontement entre le Massif Central et les Alpes, la vallée du Rhône est une fosse d’effondrement qui fut comblée par la Méditerranée. Il y a 300 millions d’années, l’activité volcanique du Massif Central produit la roche granitique du nord. Au sud, se succèdent les dépôts fluviatiles et marins, notamment calcaires, qui formeront les reliefs comme les Dentelles de Montmirail – véritable barre de calcaire découpée en feston – ou le Mont Ventoux. Il y a 40 millions d’années, le surgissement alpin fait s’effondrer la vallée qui sépare les deux massifs. Le Golfe alpin ainsi créé est englouti par la Méditerranée qui y dépose progressivement un socle de calcaire dur et de marne. Plus tard, la fermeture du détroit de Gibraltar entraîne une importante baisse du niveau de la Méditerranée, ce qui provoque un creusement du lit du fleuve, créant ainsi des terrasses fluviales sur le flanc de la vallée et mêlant les différents apports dans les sols des pentes : sables, argile à galets siliceux. Aujourd’hui, les sols sont constitués de quatre types de roche : granite, silice sablonneuse, calcaire et argile. Cette roche mère joue un rôle essentiel dans la régulation de l’alimentation en eau de la vigne. Elle donne surtout leurs arômes et leurs goûts aux vins du Rhône.

Au IVe siècle avant notre ère, à l’époque grecque, la vigne est cultivée à Marseille. Au nord de la Vallée du Rhône, elle se développe à partir du 1er siècle après JC… et le vignoble fait alors concurrence aux vignobles italiens. C’est à cette époque par exemple qu’est construite la villa gallo-romaine du Molard, la plus importante cave de vinification romaine identifiée à ce jour près du Rhône à Donzère. C’est à cette époque que se développent également les ateliers d’amphores de la région – destinées au transport des vins et des sauces de poisson. Ce sont ces amphores (dolia, jarres), qui permettent de témoigner de la présence de grès et de sable dès cette époque, comme à Chusclan, Tresques, ou dans le massif de la Cèze et de la présence d’argile (céramiques argileuses à Saint-Laurent des Arbres, Sauveterre…).

Ces découvertes archéologiques, alliées à une étude historique, prouvent que le vignoble rhodanien est antérieur à bien d’autres. Les Romains, qui remontent le Rhône, créent la ville puis le vignoble de Vienne qui fait l’objet immédiatement d’une grande renommée. Ils mènent de grands travaux : défonçage, plantation de la vigne et construction de murettes soutenant les terrasses…. Et donnent, les premiers, l’impulsion d’un vignoble commercial. L’effondrement de l’Empire Romain porte cependant un coup au développement du vignoble, soudain privé de débouchés, sauf pour les vignobles proches des ports de la Méditerranée et du vignoble du Rhône septentrional, qui approvisionne Lyon. Au Moyen-âge, c’est l’influence de l’Église qui permet à la viticulture de redémarrer.

Au XIIIème siècle, le roi de France Louis VIII cède au Pape Grégoire X le Comtat Venaissin. Dès le XIVème siècle, installés à Avignon, les papes, amateurs des vins de la région, œuvrent à la plantation d’un important vignoble autour d’Avignon. Jean XXII, deuxième des sept papes avignonnais fait bâtir une résidence d’été à Châteauneuf du Pape. Benoît XII, le troisième, lance la construction du Palais des Papes. Plus tard, à la fin du XVIIème siècle et durant 200 ans, le port de Roquemaure (Gard) devient un grand centre d’expédition par voie fluviale. La ‘Côste du Rhône’ est alors le nom d’une circonscription administrative de la Viguerie d’Uzès (Gard) dont les vins sont réputés. Une réglementation intervient en 1650 pour garantir leur provenance et leur qualité. Ce n’est qu’au milieu du XIXème siècle que la Côste du Rhône devient les Côtes du Rhône en s’étendant aux vignobles situés sur la rive gauche du Rhône. La notoriété, acquise au fil des siècles, sera validée par les Tribunaux de Grande Instance de Tournon et d’Uzès en 1936.

Louis VIII. Source: wikipedia.org

Attachée à la qualité de ses vins, la Vallée du Rhône a joué un rôle actif dans la naissance des appellations viticoles françaises. Dans les années 1930, le visionnaire Baron Le Roy devient le Héros de l’appellation. Vigneron à Châteauneuf du Pape, il porte la reconnaissance des caractéristiques de cette appellation, et obtient la dénomination de l’Appellation d’Origine Contrôlée en 1933. Le cahier des charges présenté constituera par la suite le modèle de tous les décrets d’AOC : délimitation de l’aire d’appellation, cépages, usages, méthodes culturales, degré alcoolique minimal, vendange. Son action porte aussi sur les Côtes du Rhône, dénomination ancienne finalement consacrée. Baron le Roy participe ensuite à la création de l’INAO, qu’il présidera de 1947 à 1967. Depuis lors, l’accession à l’AOC et la garantie de qualité constituent une motivation collective pour tout le vignoble.

Pique-nique civilisé dans la campagne française en 1938. La Simca 5 est immatriculée dans le département du Rhône français. Source: American Association of Wine Economists AAWE

NB: cette section est la copie intégrale de la section « Histoire » du site officiel des Vins de la vallée du  Rhône. https://www.vins-rhone.com/. Nous avons préféré l’inclure plutôt que de faire un renvoi sur le site car notre site est multilingue alors que celui des Vins de la vallée du Rhône est uniquement français/anglais.

RÉGIONS VITICOLES

La vallée du Rhône est divisée en deux régions viticoles communément distinguées : vallée du Rhône septentrionale (au nord, de Vienne à Livron-sur-Drôme à 26 kilomètres au nord de Montélimar), et vallée du Rhône méridionale (au sud, de Montélimar à Arles). Les vignobles de Diois sont classés dans la vallée du Rhône septentrionale.

Source: Vins du Rhône
Source:Jacqueline Uztarroz, terroirsdumondeeducation.com

CÉPAGES

13% du vignoble sont en agriculture biologique. Les principaux cépages sont :

La vallée du Rhône exporte 127 millions de bouteilles (33% de sa production) pour une valeur de 590 Euros et les principaux marchés s’établissent comme suit :

LES AOPs DE LA VALLÉE DU RHÔNE

On recense 30 AOPs dans la vallée du Rhône.

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